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Enquête 2022 Cercle de l’Épargne/Amphitéa « Les Français, l’Épargne et la Retraite »

LES FRANÇAIS,L’ÉPARGNE ET LA RETRAITE

  

ENQUÊTE 2022 

CERCLE DE L’ÉPARGNE/AMPHITÉA*

AVEC AG2R LA MONDIALE

 

 

 

 

La plaquette de présentation de l’Enquête 2022

Les tableaux de la conférence de presse

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa en PDF

L’infographie du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa au format PDF

Les résultats complets de l’enquête 2022

 

 

 

Contrairement aux idées reçues, les Français sont des épargnants avisés. Ils sont également plus réformateurs qu’il n’y paraît, tant en matière de retraite que de succession. L’enquête 2022 du Cercle de l’Épargne/Amphitéa réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE souligne que dans un contexte anxiogène, les Français demeurent en mode “épargne de précaution”. Pour autant, cela ne leur interdit pas d’être de plus en plus séduits par le monde des cryptomonnaies. Sur la question de la réforme des retraites, le report de l’âge de départ reste un sujet clivant, contrairement à l’introduction éventuelle d’un régime par points.

 

Les chiffres clefs de l’enquête 2022 du Cercle de l’Épargne/Amphitéa

 

  • 72 % des Français épargnent par précaution et pour leur retraite
  • 81 % des jeunes de 18/24 ans considèrent le bitcoin comme un placement rentable
  • 80 % des Français sont prêts à accepter une réforme des retraites avec une préférence pour le régime unique par points
  • 74 % des Français sont favorables à une baisse des droits de succession (49 % pour leur suppression totale)

 

 

Les Français et l’épargne, une passion jamais démentie

 

Plus des deux tiers des Français épargnent et près de trois quarts des jeunes

 

70 % des Français déclarent épargner. Les épargnants sont majoritaires au sein de toutes les catégories sociales. La proportion d’épargnants est particulièrement importante chez les cadres et professions libérales (87 %) et elle est également élevée chez les ouvriers (63 %). Plus des deux tiers des retraités (68 %) sont, par ailleurs des épargnants.

Même s’ils disposent de faibles revenus, les jeunes épargnent. 73 % des 18/24 ans et 77 % des 25/34 ans déclarent ainsi mettre de l’argent de côté, contre 65 % des 50/64 ans. L’apport pour l’acquisition d’un bien immobilier constitue l’un des moteurs de l’épargne des jeunes.

12 % des Français épargnent plus de 10 % de leurs revenus et 5 % plus de 15 % quand 36 % déclarent épargner moins de 5 %. 25 % des cadres et des professions libérales mentionnent un taux d’épargne de plus de 10 % de leurs revenus, contre 12 % des retraités. 9 % des 18/34 ans indiquent épargner plus de 15 % de leurs revenus, soit un taux près de deux fois plus important que celui de la moyenne des Français.

 

Les Français épargnent avant tout par précaution et pour la retraite

Malgré un niveau de protection sociale élevé, les Français épargnent avant tout par précaution, pour faire face à des aléas de revenus liés à des problèmes de santé ou d’emploi. Cette motivation concerne 42 % des Français. La retraite arrive en deuxième position (citée par 30 % des Français). Parmi les autres motivations de l’épargne, figurent la réalisation d’un achat important (23 %), l’aide à la famille (16 %), la préparation d’un héritage (16 %) et l’achat d’un logement (13 %). Les Français minorent certainement le rôle de l’immobilier comme facteur d’épargne. Le remboursement du capital des emprunts, considéré comme de l’épargne selon la terminologie de l’INSEE, représente deux tiers de l’effort d’épargne.

Les 50/64 ans épargnent avant tout pour leur retraite quand les 18/24 ans le font pour acheter un logement. La retraite devient un facteur important d’épargne à compter de 35 ans. Les plus de 65 ans épargnent en premier lieu pour aider leur famille.

 Les commerçants et les artisans épargnent avant tout par précaution (53 %) quand près d’un cadre sur deux le fait pour la retraite (46 %). 30 % des retraités déclarent continuer à épargner pour leur retraite. Ce taux témoigne des craintes de ces derniers sur l’évolution de leur pouvoir d’achat et du financement de la dépendance.

 

La prise de risque assumée des Français en matière d’épargne

Les Français ont une vision assez fine de la rentabilité et des risques associés aux différents placements. Les livrets sont ainsi jugés peu risqués par 86 % des sondés. 75 % pensent de même pour l’assurance vie. Ce ratio est de 49 % pour l’immobilier locatif, 13 % pour les actions et 11 % pour les bitcoins.

L’immobilier locatif est perçu comme rentable par 76 % des sondés. Il devance les actions (74 %), les bitcoins (57 %), l’assurance vie (45 %) et les livrets (23 %). Pour les jeunes, les actions et les bitcoins constituent les placements les plus rentables. Les 18/24 ans sont 84 % à considérer les actions rentables. ils sont 81 % à penser de même pour les bitcoins. En combinant risque et rentabilité, les produits les plus attractifs pour les Français sont, par ordre d’importance, l’immobilier locatif, l’assurance vie puis les livrets.

 

L’assurance vie maintient son rang de produit d’épargne financière préféré des Français

59 % des Français estiment, en 2022, qu’il est intéressant de placer son épargne dans une assurance vie, soit autant qu’en 2017. L’immobilier locatif, cité par 65 % des Français, a perdu 3 points en cinq ans. Le changement de regard des Français sur les actions est net. 46 % considèrent ce placement intéressant en 2022, +8 points depuis 2017.

22 % des Français jugent le bitcoin intéressant. Chez les 18/24 ans, ce taux est de 47 %. Les jeunes plébiscitent également les actions (57 %) et l’immobilier locatif (72 %). La remontée de l’attractivité du Livret A, constatée en février 2022, est liée au relèvement du taux intervenu le 1er février. Il s’agissait de la première hausse depuis 2015.

 

 

Et si le moins mauvais des systèmes était le régime par points ?

 

Le pouvoir d’achat à la retraite, un sujet sensible

Deux tiers des Français jugent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Ce ratio est de 72 % chez les non retraités et de 51 % chez les retraités. Cette perception « de pension insuffisante », après avoir atteint un maximum (72 %) en pleine période de discussion de la réforme des retraites en 2019/2020, est en baisse. Si le report puis la suppression du projet de loi ont atténué les craintes des Français en matière de retraite, le niveau d’inquiétude demeure cependant élevé. Ce sont les jeunes actifs (25/34 ans) qui sont les plus inquiets pour leur future pension (78 %). Les femmes (72 %) le sont plus que les hommes (60 %). Trois quarts des ouvriers et des employés sont inquiets pour leur retraite contre 63 % des cadres.

 

Plus de la moitié des Français (52 %) épargnent pour leur retraite

La proportion de personnes épargnant pour la retraite, qui avait baissé depuis deux ans, remonte en 2022 avec la normalisation de la situation sanitaire. À partir de 2 000 euros de revenus mensuels, la moitié des sondés déclarent épargner en vue de la retraite. Ce taux est de 73 % pour les personnes gagnant plus de 4 000 euros. 74 % des cadres et des professions libérales épargnent pour leur retraite, contre 50 % des employés. 49 % des retraités déclarent continuer à épargner pour leur retraite. La proportion de personnes qui épargnent en vue de la retraite est forte dès 25 ans. 60 % des 25/34 ans indiquent le faire et 55 % des 50/65 ans. Les Français les plus critiques sur le niveau des pensions sont ceux qui épargnent le moins, faute de moyens suffisants. Il y a une corrélation forte entre le niveau de revenus et l’épargne en vue de la retraite.

 

Pas de consensus pour le report de l’âge de la retraite

La campagne présidentielle donne lieu à de nombreuses propositions de changement de l’âge légal de départ à la retraite. Certains candidats proposent de revenir à l’âge légal de 60 ans quand d’autres avancent l’idée d’un report progressif à 64 ou 65 ans. Selon l’enquête du Cercle de l’Épargne /Amphitéa, 42 % des Français se déclarent prêts à travailler à 64 ou 65 ans pour avoir une bonne retraite. Ce ratio est de 55 % chez les commerçants/artisans et de 62 % chez les cadres et les professions libérales. Il n’est que de 39 % chez les ouvriers et de 45 % chez les employés. Les jeunes sont plutôt favorables à un tel report quand les 50/64 ans y sont opposés (66 % contre).

 

Le régime unique des retraites conserve ses partisans

Si une majorité de Français est hostile au report de l’âge légal, ils restent néanmoins favorables à une réforme des régimes de retraite pour garantir leur pérennité. 46 % se prononcent pour l’instauration d’un régime unique, 34 % pour un système autour de trois pôles, salariés, indépendants et fonction publique avec disparition des régimes spéciaux. Seulement 20 % optent pour le statu quo. Les partisans du régime unique se retrouvent essentiellement chez les commerçants/artisans, les 50/64 ans et les Français gagnant plus de 3 000 euros par mois.

 

 

Pour un big bang en matière de droits de succession et de donation

 

Le montant moyen des successions s’élève à 100 000 euros en France. Près d’une succession sur deux bénéficie d’une exonération des droits du fait de l’application des abattements. Il n’en demeure pas moins qu’une très large majorité des Français souhaite une exonération plus importante des droits.

74 % des sondés sont pour un allègement des droits de succession. 49 % sont pour la suppression totale et 25 % pour un passage de l’abattement de 100 000 à 200 000 euros pour les héritiers en ligne directe.

Même si peu de Français déclarent avoir déjà bénéficié d’une donation (10 % des sondés), ils demandent, à une large majorité un allègement des droits (63 %). Deux tiers des plus de 50 ans et près des trois quarts des cadres et professions libérales y sont favorables.

 

 

Conclusion : Les Français, Entre prudence et audace

 

L’enquête 2022 du Cercle de l’Épargne/Amphitéa confirme l’appétence des Français pour l’épargne et en particulier pour l’épargne de précaution. Avec la baisse du rendement des produits de taux ils sont néanmoins de plus en plus nombreux à estimer que l’avenir de l’épargne passe par des produits plus risqués, les actions et les cryptoactifs. C’est le cas en particulier des jeunes générations.

En matière de retraite, si les Français sont conservateurs au niveau de l’âge de départ, ils le sont moins concernant l’organisation du système.

Pour la transmission du patrimoine, ils sont favorables à un grand big bang, allant jusqu’à la suppression totale des droits de succession.

 

 

 


 

À la demande du Cercle de l’Épargne et d’AMPHITÉA, le Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, l’épargne et la retraite.

 

L’enquête a été réalisée sur internet du 9 au 14 février 2022 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

 

Enquête 2021 Cercle de l’Épargne/Amphitéa « Les Français, la Retraite, l’Épargne et la Dépendance »

 

LES FRANÇAIS, LA RETRAITE, L’ÉPARGNE ET LA DÉPENDANCE

 

ENQUÊTE 2021

CERCLE DE L’ÉPARGNE/AMPHITÉA*

AVEC AG2R LA MONDIALE

 

 

La plaquette de présentation de l’Enquête 2021

Les tableaux de la conférence de presse

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa en PDF

L’infographie du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa au format PDF

Les résultats complets de l’enquête 2021

 

 

I.       Les Français et leur cagnotte « covid » ?

 

Une augmentation de l’épargne ciblée sur les Français les plus aisés et les jeunes

 

27 % des Français déclarent avoir épargné plus que d’habitude durant la crise sanitaire quand 20 % indiquent avoir moins épargné.  53 % déclarent n’avoir épargné « ni plus, ni moins ». 38 % des jeunes de 18 à 25 ans ont épargné davantage, contre 24 % des plus de 50 ans. La contraction des dépenses de loisirs voire l’arrêt de la location du logement par certains étudiants expliquent leur surreprésentation parmi ceux qui ont contribué à la cagnotte « covid ». Assez logiquement, la proportion des épargnants « covid » est plus forte chez les sondés disposant de plus de 4 000 euros de revenus par mois (43 % contre 20 % chez ceux gagnant moins de 2 000 euros).  

 

Les Français ne veulent pas encore puiser dans leur cagnotte « covid »

 

Preuve que la prudence et l’attentisme prédominent : 47 % des sondés veulent conserver l’argent mis de côté depuis le début de la crise sous forme liquide et mobilisable à tout moment. 33 % souhaitent même augmenter leur effort d’épargne. Seulement 26 % seraient prêts à utiliser tout ou partie de leur cagnotte pour réaliser des achats. 12 % sont disposés à réallouer cette épargne liquide vers des placements à long terme (assurance vie, actions, Plan d’Épargne Retraite, etc.). Ceux qui ont épargné le plus depuis le début de la crise sanitaire sont ceux qui envisagent avant tout de conserver mobilisable cette épargne (53 %). Dans cette catégorie, ils sont également plus nombreux que la moyenne à opter pour une réallocation vers des placements longs (24 %).  

 

II.     Épargne, sécurité et conformisme

 

La pierre affirme ses positions comme placement intéressant

 

62 % des Français jugent le placement immobilier intéressant. Ce dernier précède l’assurance vie (48 %) et les actions (39 %). La crise n’a pas affecté la hiérarchie des placements. Le Livret A reste au pied du podium (26 %) mais a gagné 11 points depuis le début l’épidémie. La sécurité et la liquidité de ce dernier expliquent sans nul doute l’intérêt croissant perçu par la population.  En pleine épidémie, le Livret A a joué son rôle traditionnel de valeur refuge. Il reçoit les faveurs de 43 % des jeunes de moins de 25 ans, contre 20 % des plus de 50 ans. Cet écart s’explique par le fait que pour de nombreux jeunes, le Livret A reste la porte d’entrée, parfois unique, dans le monde de l’épargne.  

 

Les jeunes séduits par le bitcoin

 

 39 % des Français estiment l’investissement immobilier rentable et 20 % citent les actions qui précèdent les fonds euros de l’assurance. La bonne tenue de la bourse et la baisse du rendement des fonds euros expliquent ce passage de relais. Entre février 2019 et septembre 2021, les Français estiment que tous les placements ont perdu en rentabilité sauf un, le bitcoin (11 % des sondés le jugent rentable en septembre 2021, contre 4 % en 2019). Ce dernier attire particulièrement les jeunes. 20 % des moins de 35 ans jugent ce placement rentable.  

 

Face à la baisse des taux, la sécurité avant le rendement

 

Dans une période de taux d’intérêt historiquement bas, l’immobilier constitue, pour 40 % des sondés, le placement à privilégier. Il est ainsi considéré comme le meilleur bouclier face à la baisse des taux. Les livrets (25 %) qui sont très faiblement rémunérés arrivent en deuxième position. À travers leurs réponses, les Français indiquent que la sécurité passe avant le rendement. Suivent l’assurance vie en fonds euros (21 %) et les actions (19 %). Pour 33 % des Français, aucun placement n’est à la hauteur.  

 

Fiscalité, la baisse des droits de donation plébiscitée

 

Les Français se prononcent en faveur d’une baisse des droits de donation (49 % des sondés y sont favorables quand seulement 14 % sont pour leur augmentation). Ils sont, en revanche, opposés au durcissement des impôts sur les plus-values immobilières ou sur l’assurance vie.  

 

III.  Retraite, quand les Français ne croient plus au système tout en espérant toucher une pension sans que rien ne change

 

Près des deux tiers des Français craignent la faillite du système de retraite

 

64 % des Français estiment que sans réforme, le système de retraite sera, d’ici quelques années, menacé de faillite. Ce sont les jeunes (69 %) et les plus de 65 ans (70 %) qui sont les plus inquiets. Les premiers estiment qu’ils n’auront pas de retraite quand les seconds craignent pour le niveau de leurs pensions. En revanche, les 50/64 ans, proches de l’âge de la retraite, sont plus confiants sur la pérennité du système de retraite (46 % pensent qu’il pourra fonctionner normalement).  

 

À la recherche d’une réforme consensuelle

 

Si les Français pensent majoritairement que le système de retraite est en danger, ils sont opposés à toute réforme qui aurait, directement ou indirectement, une incidence sur l’âge de départ. Seulement 29 % des sondés sont favorables au report progressif de l’âge de la retraite à 64 ans et 20 % pour l’allongement de la durée de cotisation.   Moins d’un Français sur deux est favorable à l’instauration d’un système unique de retraite (47 %) quand 53 % y étaient favorables au mois de février 2019. 21 % des Français sont, en 2021, pour le statuquo quand ils n’étaient que 13 % en février 2019. 68 % des retraités adoubent le système unique sachant certainement qu’ils ne seront pas concernés par la réforme.  

 

Une moindre inquiétude sur le pouvoir d’achat des retraités avec la suspension de la réforme des retraites

 

Avec la suspension de la réforme des retraites, l’inquiétude des Français sur le montant de leur pension (actuelle ou future) déminue légèrement. 64 % des sondés estiment que leur pension actuelle ou future ne leur permet pas ou ne leur permettra pas de vivre correctement, contre 69 % en septembre 2020 ou 72 % en février 2019. Le résultat de 2021 est le plus bas enregistré depuis 2015. Pour le moment, la menace de l’inflation n’est pas intégrée par les Français.  

 

Une moindre appétence pour l’épargne pour préparer sa future retraite

 

Avec la crise, les Français donnent leur préférence à l’épargne de court terme. Avec l’arrêt de la discussion de la réforme des retraites, ils ont, par ailleurs, estimé moins utile d’épargner pour compléter leur future pension. En 2021, seuls 51 % des Français ont déclaré mettre de l’argent de côté pour leur retraite contre 61 % en février 2019.  

 

Le PER, connu par un Français sur trois

 

32 % des Français ont entendu parler du Plan d’Épargne Retraite dont le début de commercialisation date du 1er octobre 2019. 51 % des Français gagnant plus de 4 000 euros par mois connaissent ce nouveau produit. 36 % des Français qui en ont entendu parler en ont déjà souscrit un (10 %) ou sont prêts à le faire (26 %).    

 

IV. Les Français partagés sur la dépendance

 

52 % des Français sont favorables à une assurance dépendance obligatoire. 48 % penchent pour une assurance individuelle facultative. Les catégories sociales les plus modestes, craignant une amputation de leurs revenus, se prononcent contre le système obligatoire.    

 

 


 

*À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, l’épargne, la retraite et la dépendance.  

 

L’enquête a été réalisée sur internet les 1er et 2 septembre 2021 auprès d’un échantillon de 1 019 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.  

Sondage Epargne, Retraite, Dépendance, Protection Sociale

Enquêtes 2020  – Quels regards sur la protection sociale

à l’heure de la pandémie de Covid-19 ?

Enquêtes du Cercle de l’Épargne, AG2R LA MONDIALE ET AMPHITÉA

 

 

Consulter la plaquette de présentation des études

Consulter le communiqué de presse

Consulter tous les résultats de l’enquête du CERCLE DE L’ÉPARGNE

Voir le replay de l’émission « Quels regards sur la protection sociale à l’heure de la crise sanitaire Covid-19 ? » 

 

Alors que la pandémie se poursuit, quelle est la vision des Français et des entreprises sur les questions relatives à la retraite et à sa réforme, sur leur épargne, sur les préoccupations liées à la dépendance ou encore sur les dispositifs en prévoyance-santé ? Comment réagissent les sociétés et les travailleurs non-salariés (TNS) face à l’imprévisibilité de l’avenir ?

Afin de répondre à ces interrogations, deux études ont été réalisées pour AG2R LA MONDIALE, LE CERCLE DE L’ÉPARGNE et AMPHITÉA par l’Institut français d’opinion publique (Ifop), d’une part auprès des Français et d’autre part auprès des entreprises et des TNS, avec les éclairages respectifs de Jérôme Jaffré, Directeur du Centre d’études et de connaissances de l’opinion publique (Cecop), et d’Alain Mergier, consultant en sociologie.

Ces deux enquêtes soulignent l’importance qu’accordent les Français à la protection sociale. Si cette crise sanitaire a accentué l’attention qu’ils portent à leur protection et celle de leur famille, au mieux-vivre ensemble et au bien-vieillir, elle a également montré que les entreprises sont déstabilisées par cette crise exceptionnelle qui s’installe dans le temps créant par la même des incertitudes grandissantes. Elles voient ainsi la protection sociale sous un angle nouveau et cherchent à lui accorder une place plus importante en particulier dans leurs politiques de ressources humaines.

 

                           Principaux chiffres clés

 

Grand public

  • Près des deux tiers des Français (65 %) estiment qu’il est opportun d’épargner pour faire face à d’éventuelles difficultés quand un tiers pensent utiliser leur épargne pour consommer.
  • 41 % des sondés privilégient la liquidité en souhaitant que leur épargne soit mobilisable à tout moment.
  • 32 % des Français estiment que leur pension est ou sera suffisante pour vivre correctement.
  • Face à la question de la dépendance des personnes très âgées, 70 % des sondés sont favorables à la mise en place d’une couverture complémentaire.

 

Entreprises et TNS

  • 6 entreprises ou TNS sur 10 ont une activité plus soumise aux aléas qu’avant du fait de la pandémie (95%), de l’instabilité règlementaire et sociale (82%) et de l’accélération des transformations du monde (64%).
  • Le système de protection sociale est aussi un sujet d’attention majeur : système actuel des retraites complexe (83%), non pérenne (76%), absence de visibilité du futur système (75%) et plus globalement imprévisibilité du système de protection sociale liée à des paramètres instables (78%).
  • Près de 6 individus sur 10 craignent de ne pas avoir une pension de retraite suffisante.
  • En conséquence, 41% des répondants accordent aujourd’hui plus d’importance qu’avant aux contrats de prévoyance.

 

 

Face à la pandémie, les Français expriment de nouveaux besoins de protection sociale et patrimoniale

Méthodologie de l’enquête menée pour AG2R LA MONDIALE, LE CERCLE DE L’ÉPARGNE et AMPHITÉA : l’enquête a été réalisée sur internet les 8 et 9 septembre 2020 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’Ifop.

À l’issue de la crise sanitaire de ce printemps, 22% des Français interrogés affirment avoir épargné « plus que d’habitude » et cette réponse atteint son maximum chez les 18-24 ans (39%). Toutefois, près de 20 % des répondants se perçoivent comme victimes économiques de cette pandémie en déclarant avoir dû épargner « moins que d’habitude ». Quelles ont été leurs motivations pour épargner durant cette période ? La principale raison évoquée est qu’ils n’avaient « pas envie de consommer » (38 % des réponses) suivie de près par la crainte de tomber malade (13 %) et de perdre son emploi (12 %).

Concernant l’utilisation de leur épargne, les Français (41%) mettent en avant l’intention de la conserver afin qu’elle soit mobilisable à tout moment. Maintenir ou même augmenter son effort d’épargne arrive en deuxième position (35%) tandis qu’utiliser tout ou partie de son épargne pour faire des achats n’arrive qu’en troisième position (21%). Il est important de préciser que 40% des moins de 35 ans souhaitent maintenir voire augmenter leur effort d’épargne (contre 27 % en moyenne au sein de la population), signe que la crise du coronavirus est susceptible d’impacter fortement les stratégies financières des jeunes générations.

Le palmarès des placements les plus intéressants ne change pas depuis le début de la pandémie mais indique néanmoins une préférence accrue pour la liquidité. L’immobilier locatif continue de faire la course en tête : 61% des Français jugent ce placement intéressant (stable depuis février 2020), devançant comme en février l’assurance-vie (48% ; en baisse de 3 points) et le placement « actions » (37% ; en recul – 8 points, quand le Livret A en gagne 14). Les comptes courants sont jugés intéressants par 30 % des Français malgré l’absence de rémunération.

La pandémie et ses conséquences économiques créent-elles des inquiétudes sur le fait et/ou la perspective de disposer à sa retraite d’une pension suffisante pour vivre correctement ? Près de 44% des retraités interrogés estiment disposer d’une pension de retraite suffisante pour vivre correctement alors que 72% des non retraités craignent le contraire. Plusieurs mois après le déclenchement de cette crise qui a mis en sommeil le projet de réforme des retraites, seuls 19 % des Français souhaitent que le texte soit repris pour être mis en œuvre en totalité tandis que 31% d’entre eux se déclarent favorables à un projet rectifié maintenant la mise en place du régime par points et écartant l’âge pivot à 64 ans.

Dans le contexte actuel, la question de la dépendance des personnes âgées préoccupe 53% des Français. Ce taux atteint 70 % chez les plus de 70 ans contre 57 % des 60-69 ans et 48 % des moins de 60 ans. 70 % des personnes interrogées affirment être favorables à la mise en place d’un contrat dépendance qui devrait pouvoir être facultatif pour 53% d’entre eux.

Quand l’imprévisibilité de l’activité renforce l’importance de la protection individuelle des entreprises et des TNS

Méthodologie de l’étude conduite pour AG2R LA MONDIALE, LE CERCLE DE L’ÉPARGNE et AMPHITÉA : l’étude a été réalisée par téléphone du 15 septembre au 5 octobre 2020 auprès d’un échantillon de 400 individus (100 TNS, 100 patrons TPE, 100 directeurs administratifs, directeurs financiers, DRH de PME, et 100 de ETI). Après redressement, selon les critères de taille, activité et région, l’échantillon d’ensemble est représentatif de la cible BtoB. Le terrain d’enquête a été confié à l’Ifop.

Aujourd’hui, 60% des entreprises et des TNS interrogés se déclarent plus inquiets qu’avant quant à l’imprévisibilité de l’avenir économique de leur activité professionnelle désormais exposée à trois familles de risques :

  • La crise sanitaire actuelle et ses conséquences (95%) ;
  • L’instabilité réglementaire et sociale (82%) ;
  • L’accélération des transformations du monde (64%).

À cette vulnérabilité économique s’ajoute celle de la protection sociale. En effet, de manière générale, l’avenir du système de protection sociale apparait imprévisible car les paramètres changent trop souvent pour 78% des entreprises et des TNS. Par ailleurs, le régime de retraite actuel est perçu comme non pérenne par 76% et complexe par 83% des répondants, obstruant ainsi la lisibilité de leur pension de retraite tout en renforçant la nécessité de disposer d’une protection individuelle. À noter que si 71% des entreprises sont favorables à la mise en œuvre de la réforme des retraites, avec pour 40% une préférence pour l’abandon de l’âge pivot, près de 6 individus sur 10 craignent de ne pas avoir une pension de retraite suffisante. Si ce taux tend à s’accroître à mesure que diminue la taille de l’entreprise (58% pour les TNS contre 46% pour les ETI), les individus de 35-49 ans sont les plus inquiets (64%), suivis par les femmes (60%) et les jeunes de moins de 35 ans (59%).

Afin de faire face à la complexité du système de retraite, les comportements diffèrent selon la taille de l’entreprise. Ainsi, les TNS ont un processus de délégation : 79% s’adressent à leur expert-comptable. Les dirigeants de très petites entreprises (TPE) se réfèrent aussi à leur comptable (43%) mais font par ailleurs des recherches sur Internet (40%). Les petites et moyennes entreprises (PME) et les ETI s’appuient sur l’expertise du directeur administratif, financier ou des ressources humaines pour faire des recherches sur Internet (56% des PME, 64% des ETI) et se référer aux textes officiels (57% des PME, 52% des ETI). Dans l’ensemble l’assureur est un interlocuteur privilégié pour 54% des TNS et des entreprises.

Face à ces inquiétudes, 41% des sondés attachent aujourd’hui plus d’importance aux contrats qui sécurisent leur avenir : prévoyance, dépendance et retraite supplémentaire. Ainsi, 93% des personnes interrogées déclarent posséder une complémentaire santé, 81% un contrat de prévoyance et 54% un contrat de retraite supplémentaire. La possession d’un contrat de retraite supplémentaire s’accroit pour les individus qui craignent que leur pension de retraite soit insuffisante (59%), qui sont très inquiets de la pérennité du système de retraite (61%) et pour les TNS (60%).

En complément, 54% des entreprises et des TNS se disent favorables à la mise en place d’un contrat de dépendance, de préférence facultatif pour 43% d’entre eux.

La prévoyance apparaît pour les entreprises comme un facteur différenciant de leurs politiques RH. En effet, pour attirer et conserver les meilleurs salariés, 83% des entreprises considèrent qu’une complémentaire santé offrant des remboursements santé élevés et des services correspondants aux attentes des collaborateurs est un argument important. De plus, selon 81% d’entre elles, un contrat de prévoyance permettant à leurs collaborateurs et leurs familles d’être bien protégés en cas de coup dur est un facteur déterminant tout comme le fait de proposer aux salariés un supplément de revenus à la retraite (69%). Sur ce dernier point, ils sont cependant 57% à considérer que les salariés préfèrent se constituer ce complément de revenus individuellement.

Face à l’imprévisibilité de leur activité à laquelle s’ajoute celle de la protection sociale, les entreprises et les TNS sont 81% à être rassurés par la pérennité de l’assureur, qui se conjugue pour 58% des répondants à la stabilité qu’apporte sa forme juridique de société de personnes (mutuelle).

 

À propos du CERCLE DE L’ÉPARGNE :

LE CERCLE DE L’ÉPARGNE est un think tank dédié à l’épargne, la retraite et à la prévoyance. LE CERCLE DE L’ÉPARGNE étudie les évolutions de la législation concernant l’épargne, la retraite et la prévoyance. Il analyse, les besoins et les attentes des Français en la matière.

Pour réaliser ses missions, LE CERCLE DE L’ÉPARGNE s’appuie sur l’expertise de son conseil scientifique constitué de membres reconnus pour leurs compétences dans les domaines économiques, sociologiques, démographiques. Les experts du Cercle travaillent, ensemble, sur les sujets de l’épargne et de la retraite. Le croisement des approches constitue la marque de fabrique du Cercle qui place au cœur de sa mission la pédagogie.

Les statuts reconnaissent l’indépendance du Conseil scientifique.

 

À propos d’AMPHITÉA :

Créée le 17 décembre 1974, AMPHITÉA est une association de Loi 1901 chargée du dialogue entre les sociétés membres d’AG2R LA MONDIALE et ses assurés. Au nom et au profit de ses Adhérents, AMPHITÉA est donc une association d’assurés, dont les objectifs sont de :

– négocier, souscrire et faire évoluer auprès de son partenaire assureur les meilleurs contrats de santé, prévoyance, épargne et retraite ;

– communiquer, former et informer sur toutes les thématiques liées à la protection sociale et la protection patrimoniale, auprès de ses Adhérents actuels et à venir ;

– développer entre ses membres un esprit de solidarité et d’entraide, fidèle aux valeurs mutualistes et paritaires de son partenaire assureur.

Avec près de 450 000 Adhérents, AMPHITÉA s’inscrit aujourd’hui parmi les plus grandes associations d’assurés de France.

Toutes les informations : www.amphitea.com

 

À propos d’AG2R LA MONDIALE :

Spécialiste de la protection sociale et patrimoniale en France, AG2R LA MONDIALE assure les particuliers, les entreprises et les branches, pour protéger la santé, sécuriser le patrimoine et les revenus, prémunir contre les accidents de la vie et préparer la retraite. Société de personnes à gouvernance paritaire et mutualiste, AG2R LA MONDIALE cultive un modèle de protection sociale unique qui conjugue étroitement rentabilité et solidarité, performance et engagement social. Le Groupe consacre chaque année plusieurs millions d’euros pour aider les personnes fragilisées et soutenir des initiatives individuelles et collectives.

Suivez l’actualité : www.ag2rlamondiale.fr /  @AG2RLAMONDIALE

 

 

Contacts presse :

 

LE CERCLE DE L’ÉPARGNE : Charles Citroën

01 76 60 85 39 / 06 75 85 50 44 – ccitroen@cercledelepargne.fr

 

AMPHITÉA : Christelle Douche

01 71 24 02 65 / 06 78 87 78 15 – christelle.douche@amphitea.com

 

AG2R LA MONDIALE : Mélissa Bourguignon

01 76 60 90 30 / 06 04 52 18 63 – melissa.bourguignon@ag2rlamondiale.fr

 

Enquête 2019 Cercle de l’Épargne/Amphitéa « Les Français, la Retraite et l’Épargne »

LES FRANÇAIS, LA RETRAITE ET L’ÉPARGNE

ENQUÊTE 2019

 CERCLE DE L’ÉPARGNE/AMPHITÉA*

AVEC AG2R LA MONDIALE 

 

La plaquette de présentation de l’Enquête 2019

Les tableaux de la conférence de presse

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa en PDF

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa au format Word

Les résultats complets de l’Enquête 2019

 

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LES 5 CHIFFRES CLÉS 2019

 

  • 69 % des Français pensent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement
  • 62 % des Français veulent que les partenaires sociaux gèrent le futur régime universel
  • 48 % des Français sont favorables à un régime universel avec prise en compte de particularités
  • 18 % sont pour le maintien du régime actuel de retraite
  • 45 % des 50/64 ans soutiennent l’introduction d’une assurance dépendance obligatoire

I.   QUEL SYSTÈME DE RETRAITE SOUHAITENT LES FRANÇAIS ?

 

Les Français favorables à un régime universel à la carte

 

Près de la moitié des sondés sont pour la mise en place d’un régime universel qui prendrait en compte certaines particularités. Ainsi, 48 % des Français se prononcent en faveur d’un régime universel intégrant certaines spécificités (pénibilité, missions de nuit ou dangereuses, etc.). 34 % des Français sont pour l’application d’un régime universel total visant à traiter tous les assurés de manière identique. En revanche, seuls 18 % des sondés sont pour le statu quo.

  

Les retraités, les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques craignant figurer parmi les perdants de la réforme en cas d’unification totale, sont les plus enclins au statu quo. Les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques ne sont respectivement que 21 et 25 % à souhaiter l’avènement d’un régime universel « pur ».

 

Les Français dubitatifs face aux intentions réelles des pouvoirs publics

 

Seuls 34 % des Français considèrent que le futur système de retraite respectera l’engagement présidentiel, « un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous ». En revanche, ils sont 37 % à penser que les pouvoirs publics veulent profiter de cette réforme pour reculer l’âge effectif de départ à la retraite. Ce jugement est partagé par 52 % des fonctionnaires. Par ailleurs, 29 % des Français estiment que l’objectif de la réforme est la réduction des pensions.

Le paritarisme comme mode de gestion souhaité par les Français

 

62 % des Français veulent que les partenaires sociaux restent aux commandes du système de retraite contre 38 % qui préfèrent que ce soit l’État. Le modèle paritaire institué après la Libération est donc privilégié à l’étatisation. Cette appréciation n’est pas sans lien avec le sentiment de défiance qui traverse le pays vis-à-vis des institutions.

Pour une association répartition / capitalisation

 

Si seulement 12 % des Français sont favorables à l’instauration d’un système reposant exclusivement sur la capitalisation, 45 % souhaitent la mise en place d’un système mixte combinant répartition et capitalisation. Cette solution est portée par les jeunes, les indépendants et les cadres. A contrario, 43 % des sondés veulent maintenir un système fonctionnant exclusivement sur la répartition. Les Français aux revenus modestes et les ouvriers soutiennent majoritairement cette option.

 

La nostalgie de la retraite à 60 ans bien marquée

 

Le Président de la République s’est engagé à maintenir l’âge de départ à la retraite à 62 ans et le Haut-commissaire à la réforme des retraites a indiqué que des dispositifs de départ anticipés pourraient être conservés dans le futur régime universel. Ces promesses reçoivent très nettement l’approbation des sondés.

79 % des Français considèrent qu’il faut maintenir la retraite à 62 ans voire revenir à 60 ans. 41 % des Français pensent qu’il est possible de revenir à la retraite à 60 ans. Ce sentiment est partagé par 59 % des employés et 57 % des ouvriers. 59 % des actifs âgés de 35 à 49 ans pensent de même. Seuls 21 % des sondés estiment qu’il est nécessaire de faire évoluer l’âge légal progressivement vers 65 ans. Ce report n’est accepté que par les actifs qui traditionnellement partent déjà au-delà de 62 ans à la retraite (les cadres, les indépendants, les professions libérales).

II. LES FRANÇAIS ET LA QUESTION DU POUVOIR D’ACHAT À LA RETRAITE !

 

Regain d’optimisme pour le pouvoir d’achat des retraités

 

En 2019, 31 % des Français pensent que leurs pensions sont ou seront suffisantes pour vivre correctement contre 26 % en 2018. 50 % des retraités pensent ainsi, cette année, contre seulement 39 % en 2018.

L’année dernière, la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) avait entraîné une forte dégradation de ce solde. Les mesures annoncées au mois de décembre et la décélération de l’inflation ont sans nul doute contribué au léger regain d’optimisme en ce qui concerne le pouvoir d’achat actuel ou à venir des retraités.

 

Plus de la moitié des Français épargnent en vue de leur retraite

 

En 2019, les Français sont plus nombreux qu’en 2018 à déclarer épargner en vue de la retraite, 57 % contre 55 %. Il convient de souligner que plus de la moitié des retraités (51 %) continuent d’épargner pour améliorer leur retraite. Les débats sur le niveau de vie des retraités et l’élaboration de la future réforme des retraites, avec son caractère anxiogène, incitent à l’augmentation de l’effort d’épargne.

L’épargne pour la retraite ne sert pas qu’à la retraite

 

41 % des retraités indiquent financer leurs dépenses en recourant tout à la fois à leurs pensions et à l’épargne constituée. 29 % déclarent ne pas toucher à leur patrimoine et 30 % indiquent vivre sur leurs seules pensions faute d’épargne accumulée. Le refus de toucher à son épargne est assez indépendant du niveau de revenu : 45 % parmi les bas revenus ayant accumulé de l’épargne et 42 % parmi les hauts revenus sont dans ce cas. Parmi les patrimoines élevés, le pourcentage atteint même 51 %.

III.  LES FRANÇAIS ET L’ÉPARGNE, UN COUPLE QUI DURE MALGRÉ UN CONTEXTE DIFFICILE

 

Les Français épargnent avant tout par précaution

 

Quelles sont les principales motivations des épargnants ? Les Français mettent de l’argent de côté avant tout par précaution (40 % des sondés) et pour la préparation de la retraite (31 %).

Pour les 18-24 ans, l’achat d’un logement constitue le deuxième objectif d’épargne (31 %) derrière la poche de précaution (45 %). 24 % des retraités déclarent épargner pour leur retraite. Il est à souligner que seulement 14 % des sondés déclarent n’avoir pas les moyens d’épargner.

 

La baisse des rendements de l’épargne n’a pas de prise réelle sur les épargnants

 

La baisse des taux de rendement et le petit regain d’inflation auraient pu conduire les Français à bouder les placements financiers. Or, tel n’est pas le cas, bien au contraire, leur intérêt pour l’épargne est en hausse tout comme la collecte.

La remontée la plus spectaculaire concerne l’assurance vie, produit jugé intéressant par 58 % des interviewés (+7 points en un an). Cette progression est accentuée chez les épargnants (+9 points, à 71 %).

Malgré la baisse du CAC 40, en 2018, les actions sont jugées intéressantes par 40 % des Français, soit 11 points de mieux qu’en 2016. Le Livret A, bien que mal classé, gagne deux points.

 

IV.  DÉPENDANCE, LA SOLIDARITÉ MAIS POURQUOI PAS L’ASSURANCE OBLIGATOIRE

 

La dépendance constitue un sujet d’inquiétude récurrent pour les Français. Le récent rapport de Dominique Libault « Grand âge et autonomie » privilégie un financement par l’impôt (contribution à la réduction de la dette sociale – CRDS – notamment) et semble récuser la voie assurantielle. Si une majorité relative des sondés considère que la dépendance relève de la solidarité, l’option de l’assurance obligatoire, au moment du départ à la retraite, reçoit l’assentiment de 37 % des sondés. Ce taux est de plus de 44 % chez les 65 ans et plus. Les seniors ont conscience que face au risque de dépendance, la logique de l’assurance constitue une solution à envisager. Ce sentiment est plus prégnant chez les Français dont les revenus mensuels dépassent 4 000 € ou chez les travailleurs non-salariés.

 

CONCLUSION

 

L’enquête 2019 du Cercle de l’Épargne et d’AMPHITÉA souligne les points suivants :

 

  • Le regard des Français sur le pouvoir d’achat des pensions actuelles ou à venir est plus positif en 2019 qu’en 2018 même s’il reste nettement négatif. Malgré tout, les sondés n’acceptent pas l’idée de travailler plus pour améliorer leur niveau de vie.

 

  • Les Français paraissent prêts à accepter une réforme systémique des retraites sous réserve que le futur régime dit universel prenne en compte certaines spécificités (la pénibilité par exemple). Ils sont sans illusion sur les objectifs des pouvoirs publics. Ils sont, en revanche, opposés au report à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite.

 

  • Les produits d’épargne retrouvent quelque lustre auprès des Français en 2019. La demande de sécurité, de précaution reste très forte. Elle se matérialise tant dans les objectifs poursuivis en matière d’épargne qu’à travers le choix des produits.

 

  • En matière de dépendance, si pour son financement les Français privilégient la solidarité nationale, l’idée d’une assurance obligatoire à souscrire au moment de la cessation d’activité s’impose surtout chez les 50/64 ans.

 

* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.  L’enquête a été réalisée sur internet du 6 au 11 février 2019 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

 

Tous les résultats de l’enquête sont sur le site du Cercle : www.cercledelepargne.com

 


 

À propos du Cercle de l’Épargne

 

Centre d’études et d’information indépendant partenaire d’AG2R LA MONDIALE MATMUT, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.

Animé par Philippe Crevel, le Cercle de l’Épargne bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions, Jacques Barthélémy, avocat-conseil en droit social et ancien professeur associé à la faculté de droit de Montpellier, Philippe Brossard, chef économiste d’AG2R LA MONDIALE MATMUT, Marie-Claire Carrère-Gée, Présidente du Conseil d’Orientation pour l’Emploi (COE), Jean-Marie Colombani, ancien Directeur du Monde et fondateur de Slate.fr, Jean-Paul Fitoussi, professeur des universités à l’IEP de Paris, Jean-Pierre Gaillard, journaliste et chroniqueur boursier, Philippe Georges, Inspecteur général honoraire des affaires sociales, Président du conseil d’administration de la Caisse autonome nationale de la Sécurité sociale dans les mines (CANSSM), Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d’Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse, Serge Guérin, Sociologue, Directeur du MSc « Directeur des établissements de santé », Inseec Paris, François Héran, Professeur au Collège de France, Ancien Directeur de l’INED, Jérôme Jaffré, Directeur du Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion (CECOP), Florence Legros, Directrice Générale de l’ICN Business School, Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, ancien député et Président de Thomas Vendôme Investment.

 

À propos d’AMPHITÉA

 

Au nom et au profit de ses adhérents, AMPHITÉA est une association d’assurés dont les objectifs sont de négocier, souscrire et faire évoluer auprès d’AG2R LA MONDIALE MATMUT les meilleurs contrats de santé, prévoyance, épargne et retraite. Elle vise également à communiquer et informer ses adhérents actuels et ceux à venir sur toutes les thématiques liées à la protection sociale et la protection patrimoniale.

Avec près de 450 000 adhérents, elle s’inscrit aujourd’hui parmi les plus grandes associations d’assurés de France. AMPHITÉA s’appuie également sur un réseau de plus de 100 correspondants régionaux, présents en métropole et en outre-mer, qui représente une force de proposition et de dialogue avec son partenaire assureur.

 

 

Contacts presse :

 

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Philippe Crevel

06 03 84 70 36

pcrevel@cercledelepargne.fr

L’Enquête 2016 du Cercle de l’Epargne – CECOP – AG2R LA MONDIALE – IFOP

Le Cercle de l’Epargne a présenté l’édition 2016 de son enquête annuelle sur « les Français, la retraite et l’épargne », le 1er juin 2016.

Cette présentation a été réalisée par Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne et par Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne en présence d’André Renaudin, directeur général d’AG2R LA MONDIALE.

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Enquête 2015 : les Français, l’épargne et la retraite

 Épargne, retraite, dépendance,

Les Français à la recherche de la quadrature du Cercle

2015 

 

Le Cercle de l’Epargne avec le concours du CECOP dirigé par Jérôme Jaffré et de l’IFOP et en relation avec son partenaire, AG2R LA MONDIALE a rendu public son enquête annuelle sur l’épargne et la retraite. Cette enquête s’incrit dans les activités de l’Observatoire de l’Epargne et de la Retraite.

Il peut être fait mention publiquement des résultats de l’enquête sous réserve de mentionner les sources : enquête du Cercle de l’Epargne – AG2R LA MONDIALE

 

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Enquête 2014 du Cercle : « les Français, l’épargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a publié le 11 février sa 12ème enquête sur les Français, l’épargne et la retraite. Cette enquête est réalisée avec le concours de Jérôme Jaffré (CECOP) et de l’institut CSA.

L’enquête 2014 fait le point sur le sentiment des Français face à la retraite après l’adoption de la réforme de 2013. par ailleurs, ce sondage analyse le comportement des Français en matière d’épargne et leur attitudes face aux différents produits : PERP, assurance-vie, PEA, Livret A…

 

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Enquête 2013 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

Depuis 2005, le Cercle des Epargnants réalise au moins une fois par an une étude sur le comportement et les attitudes des Français face à l’épargne et à la retraite. L’enquête 2013 aborde deux thèmes d’actualité, les solutions pour assurer la pérennité du système des retraites et les modifications du régime fiscal de l’épargne. Après la publication du rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, il nous est apparu important de tester plusieurs mesures qui pourraient être éventuellement mises en oeuvre pour réduire le déficit des régimes de retraite. De même, la publication du rapport sur l’épargne longue de Karine Berger et de Dominique Lefebvre pose la question de l’aménagement du régime fiscal de l’épargne ainsi que de son allocation entre les différents types de placements.

Consulter le communiqué de presse

Consulter les résultats complets de l’enquête

 

 

Enquête 2012 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a présenté sa dixième enquête, « Les Français, l’épargne et la retraite » le 15 février 2012.

Ce sondage aborde les points suivants :

  • L’épargne des Français face à la crise
  • L’assurance-vie et les Français, amour ou divorce ?
  • L’avenir de notre système de retraite

Les résultats détaillés de l’enquête 2012

Le communiqué de presse

Les points marquants de l’enquête « 2012 » du Cercle des Epargnants :

  • Les Français anticipent une baisse des pensions d’ici la cessation de leurs activités. Ils sont prêts à accepter un éventuel report de l’âge de départ à la retraite
  • La crise commence à modifier le comportement des épargnants français en pesant sur leur capacité d’épargne. Les Français entendent privilégier la sécurité et refusent tout engagement à risque à long terme
  • Les Français restent profondément attachés à l’assurance-vie qui demeure le principal support d’épargne pour la préparation de la retraite et ils sont favorables au maintien de son régime fiscal

Enquête 2011 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

L’étude porte sur quatre grands thèmes :

  • Le comportement des Français en matière d’épargne
  • Les Français après l’adoption de la réforme des retraites
  • La réforme de la taxation du patrimoine
  • La question du financement de la dépendance

Consulter les résultats complets du sondage 2011

Consulter le communiqué de presse

Enquête 2010 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

le Cercle des Epargnants a présenté sa huitième étude, les Français et la Retraite »réalisée par CSA et le CECOP dans le cadre d’une conférence de presse le 18 mai 2010.

Consulter les résultats détaillés de l’étude

 

L’enquête 2009 du Cercle :  » Les Français, l’épargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a présenté le 10 mars 2009 au Pavillon Elysée Lenôtre sa septième étude « les Français et la Retraite »

la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf
les tableaux d’ensemble

 

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