menu

Accueil > Sondages

Enquête 2018 Cercle de l’Épargne/Amphitéa « Les Français, la Retraite et l’Épargne »

LES FRANÇAIS, LA RETRAITE ET L’ÉPARGNE

ENQUÊTE 2018  CERCLE DE L’ÉPARGNE -AMPHITÉA

EN COLLABORATION AVEC AG2R LA MONDIALE*

 

 

 

La plaquette de présentation de l’Enquête 2018

Les tableaux de la conférence de presse

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa

L’infographie de l’Enquête en version Word

L’infographie de l’Enquête version PDF

Les résultats complets de l’Enquête 2018

 

****

***

 

L’édition 2018 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / AMPHITÉA, réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, traite plus particulièrement les questions liées au pouvoir d’achat des retraités, à la future réforme des retraites et à la prise de risque des épargnants.

Pour les retraites, les Français plébiscitent l’unification des régimes. En revanche, le contexte de réalisation de cette réforme systémique est complexe. En effet, une très large majorité de sondés, retraités compris, estiment que le montant des pensions est insuffisant pour vivre correctement.

Les Français considèrent toujours que la possession de la résidence principale est incontournable pour préparer la retraite. En ce qui concerne l’épargne retraite, les produits individuels semblent prendre le pas sur les produits collectifs.

Les épargnants apparaissent de moins en moins hostiles à la prise de risque pour obtenir du rendement. Ils éprouvent en revanche des difficultés à appréhender la réforme fiscale menée à la fin de l’année 2017 par le Gouvernement.

 

LES CHIFFRES CLÉS 2018

 

  • 74 % des Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement

  • 71 % des Français jugent le système de retraite injuste et inefficace

  • 53 % des Français sont favorables à l’unification des régimes de retraite

  • 72 % des actifs pensent partir à la retraite à 65 ans ou plus

  • 51 % des épargnants sont prêts à prendre plus de risque en matière de placements

  • 68 % des Français préfèrent l’épargne-retraite individuelle à l’épargne-retraite collective

 

RETRAITE, DES FRANÇAIS INQUIETS

MAIS FAVORABLES À LA RÉFORME

 

  1. La forte sensibilité des Français à la question du pouvoir d’achat des retraites

Près des 3/4 des Français (74 %) considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Si ce taux est stable pour les non-retraités (79 %), il est en forte hausse pour les retraités (61 % en 2018 contre 50 % en 2017). L’augmentation de la CSG intervenue au 1er janvier et les faibles revalorisations des pensions de ces dernières années expliquent sans doute ce pessimisme chez les retraités. L’inquiétude est en forte hausse chez les retraités les plus aisés, ceux dont les revenus excèdent 3 000 euros (+17 points en un an, soit 59 % en 2018).

  1. Le recul de l’âge de départ à la retraite de plus en plus intégré

Si Emmanuel Macron a affirmé ne pas vouloir modifier l’âge de départ à la retraite, les Français estiment qu’ils seront contraints de partir de plus en plus tard. 54 % des plus de 50 ans espèrent liquider leurs droits avant 65 ans, mais seulement 16 % des 35-49 ans pensent y parvenir. Ils sont 84 % à considérer qu’ils le feront à 65 ans et plus. 41 % pensent même que leur retraite interviendra à 67 ans et plus.

  1. Le système de retraite français jugé injuste et inefficace

75 % des sondés considèrent que le système de retraite est injuste et 80 % qu’il est inefficace pour fournir un niveau de pension correct. Ce jugement semble sévère au regard du niveau de vie des retraités qui est aujourd’hui supérieur à la moyenne de la population. Mais une grande majorité des Français pensent que ce n’est pas le cas. Au total, 71 % d’entre eux jugent le système tout à la fois injuste et inefficace. Ce sentiment est partagé par 77 % des femmes (contre 64 % des hommes) dont le niveau de pension reste inférieur à celui des hommes (40 % en droit direct). Ce sont les personnes à faibles revenus qui sont les plus critiques (80 % des personnes gagnant moins de 2 000 euros par mois jugent le système injuste et inefficace). La question centrale en la matière reste donc le pouvoir d’achat.

  1. L’unification des régimes de retraite, une demande largement partagée

L’appréciation sévère du système de retraite contribue sans nul doute à une forte demande de réforme. Seuls 13 % des sondés sont favorables au statu quo. 53 % se prononcent en faveur d’un régime unique avec une seule caisse de retraite quand 34 % préfèrent l’instauration d’un cadre unique mais en conservant des spécificités selon les statuts professionnels. 72 % des fonctionnaires appellent de leurs vœux une réforme (46 % pour l’unification totale et 36 % pour le cadre commun avec le maintien de spécificités).

ÉPARGNE-RETRAITE,

AU CROISEMENT DES CONTRAINTES,

L’INDIVIDUEL AVANT LE COLLECTIF

 

  1. L’effort régulier d’épargne-retraite, une épreuve nécessaire mais difficile

D’année en année, les Français éprouvent de plus en plus de difficultés à épargner en vue de la retraite. Si 55 % des non-retraités déclarent épargner pour la retraite, ils ne sont que 10 % à le faire très régulièrement (-3 points par rapport à 2016) et 15 % à le faire assez régulièrement (-3 points également). Ainsi, la proportion de non-retraités qui épargnent régulièrement en vue de la retraite est passée, en deux ans, de 31 à 25 %. La baisse la plus sensible concerne les personnes ayant des revenus compris entre 2 000 et 3 000 euros. Parmi les retraités, 55 % déclarent épargner afin d’améliorer leur niveau de revenus. Ce taux, qui a gagné 9 points par rapport à 2017, souligne tout à la fois une capacité d’épargne et une anxiété sur l’évolution du pouvoir d’achat.

  1. La résidence principale, la valeur refuge

Pour près des 2/3 des Français (65 %), la possession de la résidence principale constitue la meilleure solution pour préparer sa retraite. Ce sentiment est largement partagé au sein de la population. C’est l’avis de 74 % des retraités (à noter que 75 % sont propriétaires de leur résidence principale).

Les produits d’épargne à long terme arrivent après l’immobilier (31 %). Néanmoins, 43 % des épargnants réguliers en vue de la retraite privilégient ce type de produits. L’épargne-retraite reçoit l’assentiment de 29 % des sondés. Ce ratio doit être relativisé car ce sont des produits de niche (contrats Madelin, PERP, PERCO, article 83, etc.). Les détenteurs de ces produits d’épargne considèrent à 55 % qu’ils permettent de bien préparer financièrement la retraite.

  1. L’épargne individuelle avant l’épargne collective

Les Français semblent se méfier des produits d’épargne collective. Ainsi, 58 % pensent que l’épargne individuelle doit être favorisée et développée contre 42 % qui penchent pour les produits d’épargne collective. Cette proportion est encore plus nette en ce qui concerne les choix individuels, 68 % optent à titre personnel pour les produits individuels. Les moins de 35 ans sont les plus hostiles aux formules d’épargne collective (73 % privilégient à titre personnel l’épargne individuelle). Les ouvriers et les employés, du fait de revenus plus faibles, se montrent plus favorables aux suppléments de retraite en entreprise.

  1. L’assurance dépendance, une équation à résoudre

53 % des sondés indiquent qu’ils pourraient souscrire une assurance dépendance au moment du passage à la retraite quand 47 % y sont opposés. Si 13 % déclarent l’avoir fait ou être prêts certainement à le faire, ce taux est plus faible chez les 60/69 ans alors qu’ils sont censés être les plus concernés (9 %).

RÉFORME FISCALE DE L’ÉPARGNE,

BEAUCOUP INCOMPRÉHENSION

 

  1. Le Prélèvement Forfaitaire Unique, une réelle incompréhension

Près des 3/4 des sondés (73 %) considèrent le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) comme une mauvaise mesure. Le PFU de 30 % est censé simplifier et alléger, pour certains produits, le niveau des prélèvements obligatoires sur les revenus de l’épargne. Le Gouvernement, en modifiant la fiscalité de l’assurance vie et du Plan d’Épargne Logement, a certainement désarçonné les épargnants. Ces derniers jugent à 60 % que le PFU est une mauvaise mesure. 59 % des personnes gagnant plus de 4 000 euros par mois ou dont le patrimoine financier dépasse 50 000 euros pensent de même.

Seuls 18 % des sondés pensent que cette mesure est utile pour l’économie française quand 34 % estiment qu’elle est néfaste et 48 % qu’elle est ni utile, ni néfaste. Ce jugement est partagé par toutes les catégories sociales et par toutes les sensibilités de l’opinion publique.

  1. L’Impôt sur la Fortune Immobilière, contesté mais pas rejeté

La transformation de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) est critiquée par 61 % des Français qui considèrent que ce n’est pas une bonne mesure. Pour autant, l’opposition est moindre par rapport à celle constatée pour le PFU. 70 % des non-épargnants condamnent ce changement contre 58 % des épargnants. 49 % des moins de 35 ans se déclarent favorables à l’IFI. L’idée de favoriser les placements financiers en vue d’améliorer le financement des entreprises semble être, en partie, admise chez les jeunes ainsi que chez les personnes gagnant plus de 3 000 euros par mois.

LES ÉPARGNANTS, FACE À LA BAISSE DES RENDEMENTS,

PRÊTS À PRENDRE DES RISQUES

 

  1. La baisse des rendements pris en compte

Pour 30 % des Français, aucun placement n’est rentable. Cette proportion a augmenté de 8 points par rapport à 2016 (+1 point par rapport à 2017).

En 2018, seuls deux placements sont jugés plus rentables qu’en 2017 : les actions qui poursuivent leur progression en gagnant 2 points (25 % des sondés jugent ce placement parmi les plus rentables) et le Livret A qui gagne 4 points (13 % des Français jugent ce placement parmi les plus rentables). Le résultat du Livret A est en phase avec la progression de la collecte constatée en 2017 mais est assez étonnant au regard de son rendement réel qui est devenu négatif.

L’immobilier arrive toujours en tête pour 42 % des Français et devance les contrats d’assurance vie (33 %). Ces deux placements perdent néanmoins respectivement 6 et 4 points en un an.

Si seulement 8 % des sondés jugent le bitcoin intéressant en ce qui concerne la rentabilité, ce taux atteint 17 % chez les moins de 25 ans.

  1. Les épargnants prêts à changer leurs habitudes

39 % des Français sont prêts à transférer une partie importante de leur épargne vers des placements dits à risques (actions, unités de compte des contrats d’assurance vie). Ce taux atteint 51 % chez les épargnants réguliers. La prise de risque est acceptée chez les sondés les plus jeunes (46 % des moins de 35 ans) et les détenteurs de patrimoine financier de plus de 50 000 euros (54 %).

CONCLUSION

L’enquête 2018 du Cercle de l’Épargne et d’AMPHITÉA souligne les points suivants :

  • Forte sensibilité au problème de pouvoir d’achat des retraités (actuels et à venir) ;
  • Difficulté croissante d’épargner en vue de sa retraite ;
  • Demande d’équité confirmée en matière de réforme du système des retraites ;
  • Priorité donnée aux solutions individuelles en matière d’épargne-retraite ;
  • Immobilier et assurance vie toujours en tête en ce qui concerne l’intérêt et la rentabilité ;
  • Prise en compte de la baisse de rendement de l’épargne qui se traduit soit par un fatalisme, soit par l’acceptation de la nécessité de prendre plus de risques.

 

 

* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.

 

L’enquête a été réalisée sur internet du 6 au 9 février 2018 auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

 

 

Tous les résultats de l’enquête sont sur le site du Cercle : www.cercledelepargne.com

 

 

À propos du Cercle de l’Épargne

Centre d’études et d’information indépendant partenaire d’AG2R LA MONDIALE, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.

Animé par Philippe Crevel, le Cercle de l’Épargne bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions, Jacques Barthélémy, avocat-conseil en droit social et ancien professeur associé à la faculté de droit de Montpellier, Philippe Brossard, chef économiste d’AG2R LA MONDIALE, Jean-Marie Colombani, ancien Directeur du Monde et fondateur de Slate.fr, Jean-Paul Fitoussi, professeur des universités à l’IEP de Paris, Jean-Pierre Gaillard, journaliste et chroniqueur boursier, Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d’Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse, François Héran, Professeur au Collège de France, Ancien Directeur de l’INED, Jérôme Jaffré, Directeur du CECOP, Florence Legros, Directrice Générale de l’ICN Business School ; Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, ancien député et Président de Thomas Vendôme Investment.

 

À propos d’AMPHITÉA

AMPHITÉA, association d’assurés, souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE au nom et au profit de ses adhérents, des contrats répondant à leurs besoins de protection sociale et patrimoniale (épargne, retraite, santé, prévoyance, dépendance, obsèques).  Avec près de 450  000 adhérents, elle s’inscrit parmi les trois plus grandes associations d’assurés en France. AMPHITÉA s’appuie également sur un réseau de correspondants régionaux qui représente une force de proposition auprès du partenaire assureur.

 

 

Contacts presse 

 

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Philippe Crevel

06 03 84 70 36

pcrevel@cercledelepargne.fr

 

Enquête 2017 Cercle de l’Épargne/Amphitéa « Les Français, l’Épargne et la Retraite »

LES FRANÇAIS, L’ÉPARGNE, LA RETRAITE EN 2017

Enquête Cercle de l’Épargne -Amphitéa

en collaboration avec AG2R LA MONDIALE*

BANDEAU 2017

La plaquette de présentation de l’Enquête 2017

Les tableaux de la conférence de presse

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa en version Word

Le Communiqué de presse du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa en version PDF

L’infographie de l’Enquête en version Word

L’infographie de l’Enquête en version PDF

Les résultats complets de l’Enquête 

****

***

À l’occasion de l’édition 2017 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / Amphitéa, réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, les Français se sont exprimés contre tout changement brutal de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine tout en se prononçant en faveur de la donation.

Au niveau des placements préférés, la hiérarchie des années précédentes est confirmée avec l’immobilier locatif en tête, suivi de l’assurance-vie. La nouveauté provient de la montée en puissance des actions.

Dans le domaine des retraites, les Français considèrent  que leur pension est ou sera insuffisante  pour vivre correctement. S’ils sont opposés à un report de l’âge légal à 65 ans, à l’augmentation des cotisations ou à la diminution des pensions, ils sont, en revanche, favorables, à l’unification des régimes de retraite et au développement de l’épargne retraite.

LES CHIFFRES CLEFS 2017

  • 71 % des Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement
  • 76 % des Français sont favorables à la donation
  • 66 % des Français sont favorables à un prélèvement libératoire de 15 % applicable aux revenus de l’épargne
  • 45 % des épargnants jugent les actions intéressantes

LA DÉLICATE RÉFORME DE LA FISCALITE DU PATRIMOINE

Pour une taxation libératoire de l’épargne mais à un taux faible

Les Français se déclarent à 66 % pour un prélèvement libératoire sur les revenus de l’épargne mais limité à 15 %. Seuls 6 % sont favorables au taux de 30 % proposé par Emmanuel Macron et 28 % sont pour la taxation des revenus du patrimoine au même niveau que ceux du travail ce qui a été, en partie, réalisé par François Hollande.

Contre la modulation de la fiscalité en fonction du risque

 La réduction de la fiscalité sur les produits d’épargne risqués, compensée par une augmentation sur les produits non risqués, ne reçoit l’assentiment que de 22 % des sondés (78 % y étant opposés). Les Français tiennent au régime fiscal dont bénéficie l’épargne réglementée (Livret A, LDDs, etc.) et à celui dont bénéficient les fonds euros de l’assurance-vie.

Les Français divisés sur l’Impôt de Solidarité sur la Fortune

L’ISF, acquitté par moins de 350 000 contribuables, donne toujours lieu à des débats passionnés. Si 56 % des Français estiment qu’il s’agit d’un bon impôt, 44 % pensent qu’il nuit à l’économie et qu’il convient soit de le réduire soit de le supprimer. 24 % se déclarent favorables à son augmentation.

Plus des trois-quarts des Français pour la donation

76 % des Français se déclarent favorables à la donation aux enfants et aux petits enfants. Cette préférence n’est pas sans lien avec le fait qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, les ménages héritent de plus en plus tard de leurs parents.

LES ATTITUDES DES FRANÇAIS FACE AUX PRODUITS D’ÉPARGNE : RETOUR EN GRÂCE DES ACTIONS

Le retour en force des actions parmi les placements intéressants

En 2017, les Français considèrent à 68 % que l’immobilier locatif est un placement intéressant (en hausse de 3 points par rapport à 2016). Les taux d’intérêt pratiqués ces derniers mois pour les crédits et la baisse du rendement des autres produits d’épargne expliquent sans nul doute cette évolution. L’immobilier devance toujours l’assurance-vie (59 %) qui est en léger recul (-3 points) certainement en raison de la baisse du rendement des fonds euros et de la polémique, née de l’adoption de la disposition de la loi Sapin II, prévoyant le blocage temporaire des contrats en cas de crise systémique. L’assurance-vie demeure, de loin, le placement financier préféré des Français.

Le fait marquant de l’enquête 2017 est la forte remontée des actions. 38 % des sondés considèrent que ce type de support est intéressant (+ 9 points par rapport à 2016). Les détenteurs de produits financiers plébiscitent à 45 % les actions. Ce taux monte même à 68 % pour ceux qui ont souscrit un Plan d’Épargne en Actions. Cette progression des actions est imputable aux bons résultats, ces derniers mois, de la bourse et de la baisse de rendement des autres placements. Les souvenirs de la crise financière de 2008 et de celle des dettes souveraines de 2011 s’estompent. Il est à signaler que le Livret A malgré son faible rendement progresse légèrement (22 % des sondés le jugent intéressant en 2017 contre 19 % en 2016).

Question rentabilité, l’immobilier locatif et l’assurance-vie toujours en tête mais les actions progressent

En interrogeant les Français plus précisément sur la question de la rentabilité, ces derniers placent toujours en tête l’immobilier locatif et l’assurance-vie. Néanmoins, par rapport à 2016, ces deux produits sont perçus un peu moins rentables (respectivement -5 points et -12 points). En revanche, pour 23 % des sondés, les actions sont jugées rentables, en progression de 6 points sur un an.

Il faut souligner que plus d’un Français sur quatre (29 %) considèrent qu’aucun placement n’est rentable. Ce taux est en nette progression par rapport à 2016 (+7 points). La baisse des rendements des produits de taux explique évidemment cette évolution.

La préférence pour la garantie en capital n’a pas de prix

La sécurité constitue toujours un élément de choix important pour les Français. Interrogés sur un éventuel placement dans un contrat d’assurance-vie, 41 % des Français privilégient le fonds euros quand seulement 18 % optent pour les unités de compte. 41 % ne souhaitent pas investir dans l’assurance-vie. Les fonds euros arrivent largement en tête chez les seuls épargnants (51 %). Pour ceux qui sont déjà détenteurs d’un contrat d’assurance-vie, ce taux est encore plus élevé (59 %). Seulement 40 % de ceux qui déclarent les unités de compte comme placement intéressant sont disposés à placer une partie de leur épargne sur ce type de support.

L’épargne retraite, un objectif contraint par le contexte économique et social

Le pourcentage de Français déclarant épargner pour améliorer leur retraite diminue depuis deux ans. Il est passé de 57 à 54 % de 2015 à 2017. La baisse est marquée chez ceux qui déclarent épargner régulièrement. Ils ne sont plus que 9 % contre 13 % en 2015. Les difficultés de pouvoir d’achat pèsent sur les capacités des ménages à épargner à long terme. Il est à souligner que la faculté d’épargner en vue de la retraite est fonction du niveau de revenu. Pour autant, plus de 60 % de ceux qui disposent d’un revenu mensuel supérieur à 3000 euros déclarent épargner pour améliorer leur retraite quand ce ratio est de 37 % parmi ceux gagnant moins de 1 200 euros.

40 % des sondés jugent souhaitable que l’épargne retraite collective (régimes à cotisations définies, à prestations définies ou PERCO) soit encouragée avec, le cas échéant, un abondement de l’employeur quand 36 % souhaitent que les avantages fiscaux de l’épargne retraite individuelle (PERP, Préfon, Corem, etc.) soient maintenus voire renforcés. 24 % des sondés ne souhaitent ni l’un, ni l’autre.

RETRAITE, UNE FORTE DEMANDE D’ÉQUITÉ

Les Français inquiets pour leur niveau de vie à la retraite

Pour près des trois-quarts des Français, (71 %), la pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Pour les non-retraités, ce taux est de 79 %. Ce résultat, sans appel, traduit non seulement le profond malaise des Français en ce qui concerne l’appréciation de leur pouvoir d’achat actuel et à venir, mais aussi leur anxiété vis-à-vis de  l’évolution des régimes de retraite.

Même si les retraités sont un peu plus optimistes, la moitié considère tout de même que leur pension ne leur suffit pas pour vivre correctement.

Réforme des retraites, une forte demande d’équité

Aucune réforme paramétrique du système de retraite ne reçoit l’approbation des Français. Néanmoins, 43 % sont favorables à une accélération de l’application de la durée de cotisation à 43 ans (prévue de s’appliquer à partir pour la génération 1973). Le report de l’âge de la retraite ne bénéficie que du soutien de 40 % des sondés. L’augmentation des cotisations et surtout la diminution des pensions sont fortement rejetées (respectivement 65 % et 95 % des Français sont contre).

Les Français se déclarent favorables à 70 % au régime unique de retraite (fusion du régime général et du régime de la fonction publique). Ils sont à 61 % pour la suppression des régimes spéciaux. 60 % des Français se déclarent, par ailleurs, favorables au développement des fonds de pension.

Les Français, à titre personnel, favorables à travailler un peu plus pour avoir une meilleure retraite

Si les Français sont hostiles à l’idée de travailler à temps plein jusqu’à 65 ans, ils n’y sont pas opposés mais à temps partiel pour améliorer leur niveau de vie (62 % d’appréciation positive). Ils sont, à une petite majorité (51 %), contre le cumul emploi-retraite.

Les Français opposés à l’alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs

En fonction de leurs revenus, les retraités sont soit exonérés de CSG, soit acquittent, sur leurs pensions, une CSG au taux de 3,8 ou de 6,6 %. Pour rappel, celle des actifs est de 7,5 %. 49 % des Français sont opposés à tout alignement du taux de CSG entre les retraités sur celui des actifs quand 38 % y sont favorables mais seulement pour les retraités dont les revenus sont supérieurs au salaire moyen. Seulement 13 % des sondés se sont prononcés pour un alignement. 68 % des retraités sont contre tout alignement (6 % étant pour).

LES FRANÇAIS ET LA DÉPENDANCE

De manière assez prononcée, les Français souhaitent que les régimes sociaux prennent en charge le coût de la dépendance en ayant recours aux cotisations sociales (37 %). 24 % préféreraient que son financement soit assuré par les entreprises. 21 % se prononcent en faveur d’une intervention directe de l’État via l’impôt. Enfin, 18 % considèrent que la dépendance relève des individus à charge pour eux d’en financer le coût via leurs économies ou par la souscription d’une assurance dépendance.

71 % des Français jugent que le financement de la dépendance relève de la solidarité nationale et intergénérationnelle quand 29 % sont favorables à ce qu’elle ne soit financée que par les seuls les retraités.

****

**

* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.

 L’enquête a été réalisée sur Internet du 7 au 10 février 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

À propos du Cercle de l’Épargne 

Centre d’études et d’information indépendant partenaire d’AG2R LA MONDIALE, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.

Animé par Philippe Crevel, le Cercle bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions ; Jacques Barthélémy, Avocat conseil en droit social et ancien Professeur associé à la faculté de droit de Montpellier ; Philippe Brossard, Chef économiste d’AG2R LA MONDIALE ; Jean-Marie Colombani, Fondateur de Slate.fr et ancien Directeur du Monde et; Jean-Paul Fitoussi, Professeur des universités à l’IEP de Paris ; Jean-Pierre Gaillard, Journaliste et Chroniqueur boursier ; Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d’Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse ; François Héran, Directeur de recherche à l’INED, ancien Directeur du département des sciences humaines et sociales de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) ; Jérôme Jaffré, Directeur du CECOP ; Florence Legros, Directrice générale d’ICN Business School de Nancy ; Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, Président de Thomas Vendôme Investment, ancien député.

À propos d’AMPHITÉA

AMPHITÉA, association d’assurés, souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE au nom et au profit de ses adhérents, des contrats répondant à leurs besoins de protection sociale et patrimoniale (épargne, retraite, santé, prévoyance, dépendance, obsèques). AMPHITÉA, grâce à ses correspondants, est une force de proposition.

  

Contacts presse :

 

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Philippe Crevel

06 03 84 70 36

pcrevel@cercledelepargne.fr

 

L’Enquête 2016 du Cercle de l’Epargne – CECOP – AG2R LA MONDIALE – IFOP

Le Cercle de l’Epargne a présenté l’édition 2016 de son enquête annuelle sur « les Français, la retraite et l’épargne », le 1er juin 2016.

Cette présentation a été réalisée par Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne et par Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne en présence d’André Renaudin, directeur général d’AG2R LA MONDIALE.

LES FRANÇAIS PRÊTS À AGIR POUR LEUR RETRAITE ET LEUR ÉPARGNE !

 

Les Français sont attachés à leur retraite d’où leur inquiétude en ce qui concerne son évolution. Ils sont prêts à accepter certaines réformes sous réserve que l’âge légal ne soit pas reporté à 65 ans. Afin de maintenir leur niveau de vie à la retraite, ce qui constitue une priorité, ils sont une majorité à épargner et ils sont favorables au développement de fonds de pension à la française.

En matière d’épargne, les épargnants jugent que prise de risques rime avec un meilleur rendement. Si l’immobilier reste une valeur sûre, l’assurance-vie conforte sa première place au sein des placements financiers avec une montée en puissance du contrat multi-supports permettant de panacher fonds euros et unités de compte.

Les chiffres clefs 

  • 55 % des épargnants jugent normal que le rendement soit conditionné à une prise de risques accrue

 

  • 65 % des Français pensent que le placement immobilier est plus intéressant que l’assurance-vie (62 %)

 

  • 55 % des Français déclarent épargner en vue de la retraite

 

  • 66 % des Français sont favorables aux compléments de revenus par capitalisation

 

LES FRANÇAIS FACE À LEUR RETRAITE

  1. Une inquiétude à la hauteur de l’attachement des Français à leur système de retraite

 

La succession des réformes et les difficultés économiques et financières de la France génèrent un climat anxiogène qui se traduit par un sentiment largement partagé au sein de la population que notre système de retraite est menacé.

  1. Quelles réformes pour conforter le système de retraite ?

 

Les Français restent attachés à l’idée de partir tôt à la retraite, autour de 60 ans si possible. De ce fait, il n’est pas étonnant qu’ils rejettent à 60 % le report de l’âge légal de 62 à 65 ans. Le principe de travailler plus longtemps pour avoir une meilleure pension divise les actifs en deux catégories (50 % étant pour, quand 50 % sont contre).

 L’unification des régimes de retraite est très favorablement accueilli ; 72 % des sondés y sont favorables.

Le développement des fonds de pension n’est plus un sujet de clivage au sein de l’opinion (66 % des Français sont favorables, 70 % à droite et 59 % à gauche). La reconnaissance officielle par la loi Sapin II des fonds de pension témoigne d’une réelle évolution des mentalités en la matière.

  1. 72 % des Français pensent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement

 

Près des 3/4 des Français considèrent que leurs pensions ne leur permettent pas ou ne leurs permettront pas de vivre correctement. Près de la moitié des retraités partagent ce sentiment (49 %).

  1. Comment bien préparer financièrement sa retraite ?

 

Pour 63 % des Français, être propriétaire de sa résidence principale constitue la solution pour préparer sa retraite. Pour 31 % d’entre eux, cette préparation passe également par la réalisation d’investissements dans l’immobilier locatif.

Ils sont 52 % à penser que le recours à l’épargne financière est nécessaire (30 % optent pour des produits longs comme l’assurance-vie, et 22 % pour des produits dédiés à la retraite).

 Plus de la moitié (55 %) des Français déclarent épargner en vue de la retraite dont 16 % régulièrement. En 2015, ils étaient 57 % à déclarer épargner en vue de la retraite. L’actualité moins dense sur le thème de la retraite peut expliquer ce tassement. Les revenus aisés épargnent le plus, de manière assez logique, en vue de la retraite (68 %).

LES FRANÇAIS FACE À LEUR ÉPARGNE !

  1. Le rendement de l’épargne est attendu stable pour 2016

 

45 % des Français anticipent une stagnation des rendements de l’épargne en 2016 contre 11 % qui prévoient une hausse. 44 % considèrent, de leur côté qu’une baisse est incontournable.

  1. La prise de risque pour avoir du rendement est de plus en plus acceptée par les épargnants

 

55 % des épargnants jugent normal que les placements financiers évoluent vers un peu plus de risques pour permettre un meilleur rendement. En revanche, les non-épargnants sont à 67 % opposés à cette tendance. Les catégories sociales traditionnellement épargnantes sont les plus favorables à la prise de risques (72 % chez les cadres supérieurs).

  1. La pierre et l’assurance-vie, les deux placements préférés des Français

 

Sans surprise, les Français restent attachés aux valeurs sûres que sont la pierre (65 % des sondés considèrent ce placement intéressant) et l’assurance-vie (62 %). Les contrats d’assurance-vie sont plébiscités par ceux qui en ont un. 84 % des titulaires d’un tel contrat jugent l’assurance-vie intéressante.

46 % des personnes sondées privilégient les contrats multi-supports associant fonds euros et unités de compte. Ils sont néanmoins 42 % à préférer le fonds euros au risque d’avoir un faible rendement. En revanche, le côté « tout unités de compte » ne retient l’intérêt que de 12 % des sondés. Les unités de comptes pures sont privilégiées un peu plus chez les 18-24 ans (15 %) et chez les jeunes actifs (25-34 ans).

 

* À la demande du Cercle de l’Épargne, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.

L’enquête a été réalisée sur Internet du 19 au 22 avril 2016 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’Institut français d’opinion politique (IFOP).

 
RETOUR EN IMAGE SUR LES TEMPS FORTS DE LA CONFERENCE DE PRESSE

 

 

70 % des Français croient en la faillite du régime des retraites

Les Français, leur retraite et leur épargne

Qui sont les Français qui épargnent ?

Les Français qui épargnent prennent-ils plus de risques ?

Les évolutions observées sur les 5 à 10 dernières années et les perspectives à venir

Enquête 2015 : les Français, l’épargne et la retraite

 Épargne, retraite, dépendance,

Les Français à la recherche de la quadrature du Cercle

2015 

 

Le Cercle de l’Epargne avec le concours du CECOP dirigé par Jérôme Jaffré et de l’IFOP et en relation avec son partenaire, AG2R LA MONDIALE a rendu public son enquête annuelle sur l’épargne et la retraite. Cette enquête s’incrit dans les activités de l’Observatoire de l’Epargne et de la Retraite.

Il peut être fait mention publiquement des résultats de l’enquête sous réserve de mentionner les sources : enquête du Cercle de l’Epargne – AG2R LA MONDIALE

Les résultats de l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne démontrent que les Français sont lucides face à leur retraite et à leur épargne. Leurs décisions sont dictées par leurs appétences, leurs revenus et leurs besoins. S’ils sont, par nature, prudents, ils sont néanmoins prêts à opter pour de nouvelles formes d’épargne comme le crowdfunding, sous réserve d’y trouver quelques intérêts.

RETRAITE, UNE SOURDE INQUIÉTUDE 

  • Des pensions jugées insuffisantes par une très large majorité de Français

Plus de quatre actifs sur cinq (81 %) estiment que leur future pension sera insuffisante. 61 % des retraités sont dans le même cas pour leur pension. Il n’y a que les plus de 75 ans qui, à une courte majorité (52 %), jugent leur pension suffisante.

  • Le recul de l’âge de la retraite, entre opposition et soumission

Les Français demeurent très partagés sur le report de l’âge de départ à la retraite. 51 % seraient prêts à accepter de travailler jusqu’à 65 ans pour avoir une meilleure retraite quand 49 % ne le souhaitent pas. Néanmoins 65 % des interviewés encore en activité pensent qu’au moment de la liquidation de leur pension, l’âge de départ sera fixé à 65 ans voire plus.

  • L’épargne, la pierre et le cumul emploi-retraite plébiscités pour maintenir son niveau de vie à la retraite

59 % des interviewés encore en activité pensent devoir réduire leurs dépenses au moment de leur retraite. 35 % se disent prêts à cumuler emploi et retraite.

Pour endiguer la baisse annoncée du taux de remplacement, 57 % des Français déclarent épargner en vue de leur retraite. 25 % affirment le faire régulièrement. De même un jeune sur quatre de moins de 35 ans déclare déjà épargner pour sa retraite.

Pour près des deux tiers des Français (65 %), être propriétaire de sa résidence principale est la meilleure façon d’épargner en vue de sa retraite. En revanche, l’investissement immobilier locatif est devancé par l’épargne financière.

LA DÉPENDANCE, UN RÉEL PROBLÈME SANS SOLUTION ÉVIDENTE 

Près des trois quarts des Français jugent probables ou certain qu’ils seront un jour en situation de dépendance.

L’État et les régimes sociaux sont considérés, à respectivement 42 et 39 %, comme les porteurs naturels de ce risque. 27 % des Français pensent néanmoins que la souscription d’une assurance spécifique est une solution.

Il y a une véritable hostilité à la récupération sur le patrimoine transmis. Cette hostilité est d’autant plus élevée que le niveau de patrimoine est faible. La transmission intergénérationnelle du patrimoine constitue encore un principe fort au sein de la population.

ÉPARGNE, LA SÉCURITE AVANT TOUT MAIS LE RENDEMENT QUAND MÊME 

Les Français confirment dans cette étude qu’ils sont attachés, en matière d’épargne, à la sécurité (38 %) et à la liquidité (35 %) qu’ils placent avant le rendement (27 %) mais 87 % des Français jugent la rémunération actuelle de l’épargne insuffisante. La recherche d’un meilleur rendement est d’autant plus élevée que le niveau du patrimoine est important.

 L’ASSURANCE-VIE, ENCORE ET TOUJOURS MAIS LES ACTIONS POURQUOI PAS

 53 % des Français et 65 % de ceux qui épargnent jugent l’assurance-vie intéressante loin devant les autres placements. Néanmoins, 69 % des détenteurs d’actions considèrent ce placement intéressant.

 En cas de disponibilités inattendues à placer (10 000 euros), l’assurance-vie arrive largement en tête (39 %) devant l’épargne-logement (27 %). Pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie, ce choix s’impose à 62 %.

LES ÉPARGNANTS PRÊTS A FAIRE LE SAUT NUMÉRIQUE 

Un peu plus du quart des Français (26 %) et plus du tiers (36 %) des épargnants sont prêts à souscrire en ligne à un produit d’épargne. Les épargnants espèrent des placements en ligne des frais en moins et un gain de temps.

Plus de la moitié des Français jugent souhaitable le développement du financement participatif (crowdfunding). Ce sont les jeunes et les personnes à faible patrimoine qui sont les plus intéressés

* À la demande du Cercle de l’Epargne, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, leur épargne et leur retraite.L’enquête a été réalisée sur Internet du 11 au 18 mai 2015 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

 

Enquête 2014 du Cercle : « les Français, l’épargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a publié le 11 février sa 12ème enquête sur les Français, l’épargne et la retraite. Cette enquête est réalisée avec le concours de Jérôme Jaffré (CECOP) et de l’institut CSA.

L’enquête 2014 fait le point sur le sentiment des Français face à la retraite après l’adoption de la réforme de 2013. par ailleurs, ce sondage analyse le comportement des Français en matière d’épargne et leur attitudes face aux différents produits : PERP, assurance-vie, PEA, Livret A…

sondage 2014

Les résultats de cette enquête peuvent être utilisés et faire l’objet d’une communication publique à la condition de mentionner leurs origines « le Cercle des Epargnants », le CSA » et le « CECOP ». Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à joindre Sarah le Gouez au 01 58 38 65 87 .

Enquête 2013 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

Depuis 2005, le Cercle des Epargnants réalise au moins une fois par an une étude sur le comportement et les attitudes des Français face à l’épargne et à la retraite. L’enquête 2013 aborde deux thèmes d’actualité, les solutions pour assurer la pérennité du système des retraites et les modifications du régime fiscal de l’épargne. Après la publication du rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, il nous est apparu important de tester plusieurs mesures qui pourraient être éventuellement mises en oeuvre pour réduire le déficit des régimes de retraite. De même, la publication du rapport sur l’épargne longue de Karine Berger et de Dominique Lefebvre pose la question de l’aménagement du régime fiscal de l’épargne ainsi que de son allocation entre les différents types de placements.

Consulter le communiqué de presse

Consulter les résultats complets de l’enquête

 

 

Enquête 2012 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a présenté sa dixième enquête, « Les Français, l’épargne et la retraite » le 15 février 2012.

Ce sondage aborde les points suivants :

  • L’épargne des Français face à la crise
  • L’assurance-vie et les Français, amour ou divorce ?
  • L’avenir de notre système de retraite

Les résultats détaillés de l’enquête 2012

Le communiqué de presse

Les points marquants de l’enquête « 2012 » du Cercle des Epargnants :

  • Les Français anticipent une baisse des pensions d’ici la cessation de leurs activités. Ils sont prêts à accepter un éventuel report de l’âge de départ à la retraite
  • La crise commence à modifier le comportement des épargnants français en pesant sur leur capacité d’épargne. Les Français entendent privilégier la sécurité et refusent tout engagement à risque à long terme
  • Les Français restent profondément attachés à l’assurance-vie qui demeure le principal support d’épargne pour la préparation de la retraite et ils sont favorables au maintien de son régime fiscal

Enquête 2011 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

L’étude porte sur quatre grands thèmes :

  • Le comportement des Français en matière d’épargne
  • Les Français après l’adoption de la réforme des retraites
  • La réforme de la taxation du patrimoine
  • La question du financement de la dépendance

Consulter les résultats complets du sondage 2011

Consulter le communiqué de presse

Enquête 2010 du Cercle : « Les Français, l’Epargne et la Retraite »

le Cercle des Epargnants a présenté sa huitième étude, les Français et la Retraite »réalisée par CSA et le CECOP dans le cadre d’une conférence de presse le 18 mai 2010.

Consulter les résultats détaillés de l’étude

 

L’enquête 2009 du Cercle :  » Les Français, l’épargne et la retraite »

Le Cercle des Epargnants a présenté le 10 mars 2009 au Pavillon Elysée Lenôtre sa septième étude « les Français et la Retraite »

la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf
les tableaux d’ensemble

 

Suivez le cercle

recevez notre newsletter

le cercle en réseau

contact@cercledelepargne.com