Selon la Banque de France, le taux de rémunération des livrets bancaires s’élevait, en moyenne, à 0,3 % au mois de juillet dernier. Il était stable par rapport à juin.
| juil- 2016 | mai-2017 | juin-2017 (e) | juil- 2017 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,82 | 0,72 | 0,71 | 0,70 |
| Ménages | 1,03 | 0,95 | 0,95 | 0,94 |
| dont : – dépôts à vue | 0,04 | 0,03 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) (h) | 1,36 | 1,18 | 1,15 | 1,02 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,38 | 1,91 | 1,88 | 1,85 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,79 | 0,81 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,44 | 0,30 | 0,30 | 0,30 |
| – plan d’épargne-logement | 2,76 | 2,72 | 2,72 | 2,72 |
| SNF | 0,54 | 0,38 | 0,37 | 0,36 |
| dont : – dépôts à vue | 0,15 | 0,11 | 0,12 | 0,12 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,65 | 0,38 | 0,38 | 0,36 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,01 | 1,72 | 1,68 | 1,68 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | – | – |
| Euribor 3 mois (c) | -0,30 | -0,33 | -0,33 | -0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,37 | -0,11 | -0,19 | -0,03 |
Malgré les polémiques sur le diesel et les mesures visant à restreindre la circulation routière dans les grandes villes, les immatriculations continuent de progresser. Ainsi, en France, au mois d’août les immatriculations de véhicules neufs ont augmenté de 9,42 % par rapport à la même période de 2016, confortant la croissance observée depuis le début de l’année, selon des statistiques publiées par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Sur les huit premiers mois de 2017, le marché progresse dans son ensemble de 4,25 % par rapport à la même période de l’an passé, à 1,39 million d’unités. Le groupe Renault a enregistré une hausse de ses immatriculations de 12,36 %, quand le groupe PSA bénéficiait d’une hausse de +7 % des siennes.
Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro aurait atteint 1,5% en août 2017, contre 1,3% en juillet 2017. S’agissant des principales composantes de l’inflation de la zone euro, l’énergie devrait connaître le taux annuel le plus élevé en août (4,0%, comparé à 2,2% en juillet), suivis des services (1,6%, stable comparé à juillet), de l’alimentation, alcool & tabac (1,4%, stable comparé à juillet) et des biens industriels non énergétiques (0,5%, stable comparé à juillet). L’inflation sous-jacente reste faible à 1,2 %. L’inflation européenne qui avait atteint 1,9 % en avril a connu un vif repli avec le recul des prix de l’énergie. L’inflation reste en-deçà de l’objectif fixé par la BCE à 2 %.
Au moi de juin, le chiffre d’affaires a baissé de 2,5 % dans l’industrie manufacturière après +4,4 % en mai. Le repli est moins marqué à l’exportation (−0,9 % après +4,9 %). Pour l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se replie également (−1,9 % après +3,4 %).
Sur le deuxième trimestre, le chiffre d’affaires augmente dans l’industrie manufacturière (+0,7 %) ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+0,5 %). Au sein de l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires augmente dans les « autres industries » (+1,3 %), les industries agroalimentaires (+1,4 %) et les matériels de transport (+1,1 %). À l’inverse, il se contracte nettement dans la cokéfaction et raffinage (−6,9 %). Il est stable dans les biens d’équipement.
Le chiffre d’affaires progresse nettement par rapport au même trimestre de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+6,6 %). Cette progression est plus marquée encore dans l’ensemble de l’industrie (+7,6 %) grâce à la forte hausse des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+12,8 %).
Selon l’estimation provisoire de l’INSEE, au mois d’août, sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,9 % après +0,7 % le mois précédent . Cette hausse de l’inflation résulterait d’une nette accélération des prix de l’énergie et d’une croissance un peu plus rapide des prix des services. En revanche, les prix des produits alimentaires ralentiraient un peu et ceux des produits manufacturés baisseraient plus fortement que le mois précédent.
Sur un mois, les prix à la consommation auraient augmenté de 0,5 % après –0,3 % en juillet. Ce regain s’expliquerait principalement par un rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes d’été sur le territoire métropolitain, et par le dynamisme, également saisonnier, des prix de certains services liés au tourisme. De plus, les prix de l’énergie s’élèveraient nettement après 5 mois de baisse, du fait de la révision annuelle des tarifs de l’électricité et d’un rebond du prix des produits pétroliers. Les prix des produits alimentaires seraient stables après une légère augmentation le mois précédent.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait à +1,0 % après +0,8 % en juillet. Sur un mois, il rebondirait à +0,6 % après –0,4 % le mois précédent.
Le Gouvernement entend traduire en acte les engagements fiscaux du Président de la République dans le futur projet de loi de finances qui soit être bouclé dans les prochains jours avant d’être envoyé au Conseil d’Etat, sa présentation officielle à la presse étant prévue fin septembre.
Ce projet devrait comporter la réforme de l’Impôt de Solidarité sur la fortune.. Il devrait être transformé en un impôt sur la fortune immobilière.es valeurs mobilières (détention d’actions, d’entreprises, d’obligations…) échapperont à l’impôt ce réduira des deux tiers au trois quarts le poids de cet impôt qui ne rapportera plus que 1,2 milliard d’euros. Par ailleurs, les biens immobiliers professionnels continueraient à échapper au nouvel impôt.
L’autre grand sujet et qui concerne un grand nombre de contribuables est la mise en oeuvre de la taxe forfaitaire de 30 %. Cette taxe se substituerait aux prélèvements sociaux (actuellement 15,5 %) et à l’imposition sur le revenu pour les gains provenant des produits financiers. Cette taxe, selon le Gouvernement, ne concernerait pas l’épargne défiscalisée et l’épargne salariale.
La question centrale est de savoir comment cette flat tax s’applique à l’assurance-vie, premier placement des ménages.
L’application de la taxe forfaitaire pourrait aboutir à un accroissement des prélèvements sur l’assurance-vie et pénaliser la détention longue. Des négociations sont en cours pour maintenir un attrait fiscal à ce produit. L’idée serait tout à la fois d’encourager l’investissement des épargnants sur le long terme et de réorienter l’épargne vers les unités de compte plus en phase avec l’économie réelle que les fonds euros (qui néanmoins financent les déficits des Etats)
| Situation actuelle de l’assurance-vie | |||||||||||||||||||||||
| Les prélèvements applicables à l’assurance-vie
L’épargnant peut choisir pour l’imposition des gains issus des contrats d’assurance-vie entre :
· le barème de l’impôt sur le revenu · l’application d’un prélèvement libératoire dont le taux est fonction de la durée de détention du contrat d’assurance-vie.
Le taux du prélèvement libératoire est de : 35 % si le rachat intervient avant la 5ème année, 15 % si le rachat intervient entre la 5ème et la 8ème année 7,5 % au-delà de la 8e année.
A partir d la 8e année, le souscripteur bénéficie, par ailleurs, d’un abattement fixé à 4 600 euros pour un célibataire ou à 9 200 euros pour un couple.
Les produits de l’assurance-vie sont également soumis aux prélèvements sociaux (CSG, RDS et contributions sociales) dont le taux global est de 15,5%.
La sortie en rente
L’épargnant peut opter pour une sortie en rente qui une fois décidée ne sera plus modifiable. Le contrat peut prévoir des cas de réversion qui diminuent le montant de la rente versée.
Les rentes viagères ne sont imposables que sur une fraction de leur montant et en fonction de l’âge du rentier au début du versement. La rente est ainsi imposée à :
· 70 % de sa valeur si le titulaire a moins de 50 ans ; · 50 % de sa valeur si le titulaire a entre 50 et 59 ans ; · 40 % de sa valeur de la rente si le titulaire a entre 60 et 69 ans ; · 30 % de sa valeur de la rente si le titulaire a plus de 70 ans.
Les rentes viagères sont soumises également aux prélèvements sociaux : 15,5 %.
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| L’assurance-vie déroge également aux droits de succession. En effet, en cas de versements réalisés avant 70 ans, les sommes reçues par les héritiers sont exonérées à hauteur de 152 000 euros.
Au-delà de ce montant, elles sont taxées à 20 % dans la limite d’un plafond fixé à 700 000 euros. Au-delà, elles sont taxées à 31,25 %.
En cas de versements effectués après 70 ans par le souscripteur, les sommes reçues par les héritiers sont imposées dans les conditions normales après application d’un abattement de 30 500 euros.
En cas de versements des primes avant et après 70 ans, les deux régimes s’appliquent au prorata des sommes concernées.
Le régime des droits de succession pour l’assurance-vie a été modifié à plusieurs reprises. Du fait du caractère non rétroactif des dispositions prises, plusieursrégimes coexistent.
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La taxe forfaitaire rendra moins onéreux les rachats intervenant avant la 8e année pour les contribuables optant auparavant pour le prélèvement libératoire. De ce fait, cette disposition inciterait à la mobilité de l’épargne. Elle pourrait ainsi faciliter la réorientation de l’épargne française vers des placements plus attractifs. Mais, compte tenu de l’appétence des ménages pour la liquidité et la sécurité, cette mesure pourrait les conduire à privilégier l’épargne réglementée et l’immobilier. Cette incitation aux rachats anticipés pourrait être assez dangereuse en période de hausse des taux. Les épargnants seraient incités à se délester de leurs vieux contrats faiblement rémunérés au profit de nouveaux bénéficiant de taux plus attractifs.
L’augmentation de la CSG aboutirait à un alourdissement de toute façon des prélèvements sur l’assurance-vie de 1,7 point. L’écart pour les rachats intervenant après 8 ans entre la flat tax et l’ancien dispositif serait de + 6,3 points.
Imposition avec le régime libératoire de l’assurance-vie
| Contrats de moins de 4 ans | Contrats
de 4 à 8 ans |
Contrats
de plus de 8 ans |
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| Prélèvements sociaux actuels
Prélèvements sociaux au 1er janvier 2018* |
15,5 %
17,2 % |
15,5 %
17,2 % |
15,5 %
17,2 %
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| Prélèvement libératoire | 35 % | 15 % | 7,5 % |
| Prélèvements fiscaux et sociaux
Prélèvements à compter du 1er janvier 2018*
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50,5 %
52,2 % |
30,5 %
32,2 % |
23 %
24,7 % |
| Flat Tax | 30 % | 30 % | 30 % |
* si l’augmentation projetée de 1,7 point est adoptée par le Parlement
Les contribuables optant pour le barème de l’impôt sur le revenu seront gagnants à partir du taux du barème de 30 %.
Imposition de l’assurance-vie avec le barème de l ‘impôt sur le revenu
| Taux marginal d’imposition | 0 % | 14 % | 30 % | 41 % | 45 % |
| Prélèvements sociaux 2017 | 15,5 % | 15,5 %
dont 5,1 points déductibles |
15,5 %
dont 5,1 points déductibles |
15,5 %
dont 5,1 points déductibles |
15,5 %
dont 5,1 points déductibles |
| Prélèvements sociaux 2018 avec déductibilité de la majoration de 1,7 point* | 17,2 % | 17,2 % dont
6,8 points déductibles |
17,2 % dont
6,8 points déductibles |
17,2 % dont
6,8 points déductibles |
17,2 % dont
6,8 points déductibles |
| Prélèvements sociaux 2018 avec non déductibilité de la majoration de 1,7 point* | 17,2 % | 17,2 %
dont 5,1 points déductibles |
17,2 %
dont 5,1 points déductibles |
17,2 %
dont 5,1 points déductibles |
17,2 %
dont 5,1 points déductibles |
| IR + PS taux actuels | 15,5 % | 28,78 % | 43,97 % | 54,41 % | 58,20 % |
| IR + PS au 1er janvier 2018
Avec déductibilité à 6,8 points Avec déductibilité à 5,1 points |
17,2 %
17,2 %
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30,35 %
30,49 %
|
45,37 %
45,67 %
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55,70 %
56,11 %
|
59,45 %
59,63 %
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| Flat Tax | 30 % | 30 % | 30 % | 30 % | 30 % |
* si l’augmentation projetée de 1,7 point est adoptée par le Parlement
Après un mois de juin plus que poussif, la consommation a enregistré une hausse de 0,7 % au mois de juillet.
Source : Insee
Au mois de juillet, les ménages ont acheté plus de biens fabriqués (+1,2 % après −0,7 % en juin),. La hausse est liée à un rebond des dépenses en biens d’équipement du logement (+2,7 %). Les ménages ont accru leurs achats en meubles et en électroménager et électronique. De nombreusses promotions ont été réalisées par les grands distributeurs, ce qui explique cette augmentation. Avec les soldes, les dépenses en habillement-textile ont également progressé. En revanche les dépenses en matériels de transport se replient légèrement (−0,2 %) : les achats de motocycles reculent, partiellement compensés par des achats d’automobiles en hausse.
La consommation alimentaire a enregistré un bon résultat avec une hausse de 0,8 % faisant suite à une baisse en juin (−1,0 %). Les achats de produits non transformés (fruits, légumes) comme ceux de produits agro-alimentaires (boissons, produits laitiers) rebondissent nettement. En revanche, la consommation de tabac diminue.
La consommation d’énergie baisse de façon modérée pour le deuxième mois consécutif (−0,5 % en juillet après −0,3 %). La consommation de produits raffinés diminue (−2,1 %), notamment celle de fioul et de super sans-plomb.
L’INSEE a confirmé que le nombre de naissances avait baissé, en France, pour la deuxième année consécutive. En 2016, 784 000 bébés sont, en effet, nés, soit 15 000 naissances de moins qu’en 2015 (– 1,9 %). En 2015, une baisse de 2,4 % avait déjà été enregistrée. Cette deuxième année de baisse ramène le nombre de naissances de 2016 à son niveau de 1999 sans atteindre le point bas de 1994 (741 000 hors Mayotte). Depuis le début des années 2000, le nombre de naissances varie entre 780 000 et 830 000.
Les naissances ont désormais lieu dans les villes voire dans les grandes villes du fait de la fermeture d’un grand nombre de maternités. 97 %des naissances ont lieu dans un établissement spécialisé (maternité ou hôpital). De ce fait, parmi les 35 900 communes françaises, seules 2 800 communes ont vu naître un bébé en 2016. Parmi celles-ci, 2 200 communes n’ont vu naître qu’un ou deux bébés dans l’année : ces naissances se sont alors déroulées principalement en dehors de toute structure spécialisée (avec ou sans assistance).
À l’opposé, les 200 communes françaises enregistrant le plus grand nombre de naissances voient naître près de quatre bébés sur cinq (79 %) et les 500 premières communes regroupent la quasi-totalité des naissances (99,6 %). Paris est la commune où le nombre de naissances est le plus élevé (42 000). Trois autres communes enregistrent 10 000 naissances ou plus dans l’année : Toulouse (15 000), Marseille (14 000) et Lyon (10 000).
Entre 1975 et 2015, près des deux tiers des maternités ont fermé . Du fait de cette concentration des établissements, la part des naissances enregistrées dans les communes de moins de 10 000 habitants est passée de 15 % en 1975 à 9 % en 2016. Dans le même temps, celle des naissances enregistrées dans les communes de plus de 50 000 habitants est passée de 44 % en 1975 à 50 % en 2016.
Selon les statistiques du Ministère de la Transition écologique et solidaire, au second trimestre 2017, 30 800 logements neufs ont été réservés, soit 9,4 % de moins qu’au second trimestre 2016. Sur la même période, les mises en vente baissent aussi (-17,1 %). Cependant, le second trimestre 2016 avait été particulièrement dynamique et la tendance annuelle reste à la hausse : +13 % de réservations et +5,9% de mises en vente sur les douze derniers mois par rapport aux douze mois précédents. L’encours de logements restant à vendre diminue (-1,6%).
Selon le Ministère de la transition écologique et solidaire, le nombre de construction continue de s’accroître assez rapidement. En effet, sur un an, d’août 2016 à juillet 2017, 482 800 logements (en données brutes cumulées sur douze mois) ont été autorisés à la construction et 402 500 logements ont été mis en chantier, soit une augmentation respective de 13,3 % et 14,5 % par rapport au cumul des douze mois précédents.
De mai à juillet 2017, les autorisations de logements à la construction en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) progressent de 2,7 % par rapport aux trois mois précédents. Les logements collectifs (y compris en résidence) augmentent de nouveau (+ 6,4 % après + 1,3 %), les logements individuels continuent de baisser (- 2,8 % après – 2,5 %).
L’INSEE a confirmé que la croissance du 2e trimestre 2017 a été de 0,5 % pour le troisième trimestre consécutif. Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de +0,3 % après +0,1 %)tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) ne progressait que de +0,7 % après +1,3 %. Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB pour +0,4 point, comme au trimestre précédent.
Les exportations ont connu une hausse de 2,5 % après −0,9 % quand les importations n’augmentent que de 0,4 % après +1,1 %. Au total, le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB : +0,6 point après −0,6 point au trimestre précédent. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,5 point après +0,7 point).
L’Association Française de Gestion (AFG)a effectué sa rentrée en ce 28 août en proposant 10 propositions en faveur de l’épargne que le Cercle de l’Epargne partage en grande partie.
L’AFG est favorable à l’introduction du prélèvement forfaitaire libératoire pour l’imposition des gains de l’épargne. Elle propose que le taux soit ramené de 30 0 20 % pour l’épargne de long terme. En revanche, l’AFG affirme son hostilité à l’application de la flat tax aux produits de l’épargne salariale.
L’AFG souhaite l’abandon du projet de taxe sur les transactions financières (TTF) européenne et souhaite que la taxe française ne soit pas accrue.
L’association demande une sécurisation de la non-imposition des remboursements de frais de gestion rendus obligatoires par la directive MIF 2.
Elle défend l’idée de la suppression de l’ISF sur les produits financiers ou à défaut l’introduction d’un taux d’imposition qui prend en compte le rendement du capital.
L’AFG souhaite la sanctuarisation de la non rétroactivité de la fiscalité des placements financiers et par une facilitation du dialogue entre administration fiscale et contribuables.
L’AFG défend l’idée de créer un nouveau produit individuel de retraite, inspiré du PEPP et doté d’un régime fiscal incitatif Ce projet s’inscrirait dans celui de l’Union européenne qui vise à instituer un système de Pan European Personal Pension (PEPP) et qui a été présenté par la Commission européenne le 29 juin 2017.
l’AFG préconise un plan qui sera alimenté par des versements libres jusqu’à un plafond annuel et bloqués jusqu’à la retraite sauf cas exceptionnels. La sortie se ferait au choix en capital et/ou en rente avec possibilité de faire des retraits partiels au fil de l’eau. Ce produit ne serait pas doté d’un avantage à l’entrée mais en revanche d’une fiscalité favorable au moment du départ en retraite . Les gains capitalisés seraient exonérés d’IR. Les s prélèvements sociaux sur les plus-values seraient réduits et le produit serait exonéré d’’ISF. UN système incitatif de conversion en rente ou en assurance dépendance. devrait être prévu
L’AFG souhaite également une réduction modulée voire la suppression du forfait social sur le PERCO.
Selon l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), le taux de revalorisation net moyen servi aux assurés sur les fonds en euros des contrats d’assurance a été pour 2016 de 1,93 % en 2016, en baisse de 34 points de base par rapport à 2015. L’ACPR souligne qu’il s’agit de la plus forte baisse annuelle depuis 2011,
Le régulateur regrette néanmoins que cette baisse n’ait pas permis de réduire l’écart entre le taux de l’emprunt français à 10 ans et le taux de revalorisation net moyen servi par les assureurs. Cet écart, relativement négligeable jusqu’en 2012, a atteint 147 points de base en 2016, contre 143 points en 2015. Pour financer cet écart, les assureurs bénéficient des gains issus d’actifs non-amortissables (actions, immobilier) présentant des plus-values latentes et des obligations acquises dans le passé souscrites à des taux plus élevés.
Le poids de ces dernières diminue cependant mécaniquement au fil des ans et elles sont remplacées en partie par des obligations dont le rendement très faible continuera à peser à moyen terme dans le rendement des fonds euros des assureurs.
L’ACPR mentionne qu' »en dépit de la baisse continue des taux de revalorisation servis aux assurés, le taux de participation aux résultats, constitué de la revalorisation nette de chargements servie et de la dotation à la PPB nette des reprises, est resté quasiment stable entre 2012 et 2015, autour de 3%. En effet, depuis 2012, les assureurs accroissent le niveau de cette provision acquise aux assurés dans le but de servir une partie des revalorisations futures, comme elle avait été utilisée par le passé, en 2008 et 2011, suite à la crise financière ».
Le taux de participation aux résultats a baissé à 2,5% en 2016 mais reste supérieur aux taux de revalorisation servi en raison d’une nouvelle dotation nette à la PPB en 2016. Au total, la Provision pour Participation aux Bénéfices s’élèverait à un peu plus de 3% des Provisions Mathématiques de clôture à fin 2016. Enfin, les assureurs disposent de la Réserve de Capitalisation, dotée automatiquement des plus-values réalisées sur les produits de taux, pour faire face à d’éventuelles moins-values futures sur ces derniers et ainsi lisser leur résultat financier. La réserve de capitalisation des assureurs-vie couverts dans cette étude s’élevait à fin 2016 à 1,4% de leurs provisions vie, après 1,2% à fin 2015.
Potentiellement, un peu plus de la moitié des salariés français ont accès à l’épargne salariale. En effet en 2015, selon la Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques, 54,9 % des salariés du secteur marchand non agricole, soit 8,6 millions de salariés, ont eu accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale.
7,0 millions de salariés ont concrètement bénéficié d’un complément de rémunération (prime de participation ou d’intéressement, ou abondement de l’employeur sur un plan d’épargne entreprise ou un plan d’épargne retraite collectif).
Le plan d’épargne entreprise (PEE), qui couvre 46,3 % des salariés, est le produit le plus répandu au sein de l’épargne salariale car il est le principal support de versement des primes de participation et d’intéressement.
En 2015, 16,9 milliards d’euros ont été distribués par les entreprises, dont 16,4 pour les seules entreprises de 10 salariés ou plus, soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2014. Du fait de l’amélioration de la situation économique, les sommes versées au titre de la participation ont augmenté pour la première fois depuis 2010. en revanche, l’abondement distribué sur les plans d’épargne retraite collectif (Perco) a ralenti après la hausse de 2014. Les sommes versées au titre de l’intéressement, de l’ordre de 8,0 milliards d’euros en 2015, représentent quasiment la moitié des versements.
Ces compléments de rémunération ont atteint, en moyenne 2 422 euros par salarié bénéficiaire en hausse de 4,8 % par rapport à 2014. C’est dans les grandes entreprises et dans certains secteurs d’activité (énergie, activités financières et assurance, cokéfaction et raffinage) que ces dispositifs sont les plus répandus.
Selon l’INSEE, au mois de juillet dernier, le nombre de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a augmenté de 4,0 % après +3,0 % en juin, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Les immatriculations de micro-entrepreneurs ont connu une forte hausse, de 11,6 % après +4,5 %). En revanche, les créations d’entreprises classiques n’ont progressé que de +0,5 % après +1,9 %.

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois augmente de +4,9 % par rapport à la même période en 2016 . En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des douze derniers mois progresse de 3,7 % après +2,4 %. Cette augmentation est notamment due aux créations de sociétés (+5,8 %) et d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+4,9 %). En outre, le nombre d’immatriculations de micro-entrepreneurs rebondit (+1,3 % après −1,1 %).
En juillet 2017, en données brutes, la part des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées au cours des douze derniers mois est de 39,9 %. Un an auparavant, celle-ci était de 40,9 %.
Après l’euphorie post-électorale, le niveau de confiance des Français poursuit son mouvement de repli engagé au mois de juillet. L’indicateur de l’INSEE qui synthétise la confiance des ménages perd un point (à 103) après une baisse de 4 points en juillet. Il demeure néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100).

En août, les ménages sont néanmoins un peu plus optimistes sur leur situation financière future : le solde correspondant regagne 2 points, après un repli de 7 points en juillet. Ce solde se situe au-dessous de sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur situation financière passée est stable ; le solde correspondant demeure au-dessus de sa moyenne de long terme.La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse en août, après une stabilité en juillet. Le solde correspondant perd 2 points mais reste bien au-dessus de sa moyenne de longue période.
En août, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future se redresse (+2 points, après −4 points en juillet). Celui sur leur capacité d’épargne actuelle est inchangé. Ces deux soldes se maintiennent au-dessus de leur moyenne de long terme.
La part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est quasi stable : le solde correspondant perd un point après avoir progressé de 2 points en juillet. Il est nettement inférieur à sa moyenne de longue période.
En août 2017, l’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France se dégrade de nouveau fortement : le solde correspondant diminue de 9 points, une baisse pratiquement aussi marquée qu’en juillet (−10 points), après un pic d’optimisme en juin. Néanmoins, ce solde se maintient au-dessus de sa moyenne de long terme. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France est presque inchangé (−1 point en août), après avoir été stable en juillet. Ce solde reste proche de sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages au sujet du chômage se réduisent nettement en août : le solde correspondant diminue de 6 points (après +2 points en juillet). Il atteint son plus bas niveau depuis janvier 2008 et se situe bien au-dessous de sa moyenne de long terme.
En août, les ménages sont moins nombreux qu’en juillet à estimer que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde correspondant se replie de 2 points et retrouve sa moyenne de longue période.
Les ménages sont également moins nombreux à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde correspondant perd 2 points et se situe à son plus bas niveau depuis avril 2016, très en deçà de sa moyenne de long terme.
Si le taux de chômage est en baisse constante depuis plusieurs mois, il en est tout différent en ce qui concerne le nombre de demandeurs d’emploi. La réduction du nombre de contrats aidés et la fin du programme de formation des chômeurs lancé par le précédent gouvernement expliquent cette évolution contrastée. Par ailleurs, en période de reprise économique, des personnes qui s’étaient retirées ces dernières années, du marché du travail ont tendance à y revenir grossissant le flot de demandeurs d’emploi. Par ailleurs, au mois de juillet, de nombreux CDD et missions d’intérim avant les vacances d’août, ne sont pas renouvelés. Enfin, ce mois enregistre également l’arrivée des jeunes en fin d’études. Dans ces conditions, il n’est pas complètement surprenant que le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A augmente, en Fiance métropolitaine, de 34 900 au mois de juillet 2017 (+1 %). Sur trois mois, la progression est de 1,3 %. Sur un an, la baisse enregistrée jusqu’au mois de juin dernier laisse la place à une augmentation de 0,1 %. Ainsi, au 31 juillet dernier, la France métropolitaine comptait 3 518 100 demandeurs ‘emploi en catégorie A et 5 621 400 demandeurs toutes catégories confondues Pour ces derniers, la hausse es de 1,1 % sur un mois et de 1,6 % sur les trois derniers mois. Elle atteint 3,1 % sur un an.
En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 775 200 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 1,3 % (+1,0 % sur un mois et +0,1 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 926 100. Sur trois mois, il augmente de 1,5 % (+1,0 % sur un mois et +3,0 % sur un an).
L’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, au mois de juillet, est imputable aux jeunes (+2,8 % au mois de juillet – France métropolitaine) quand les plus de 50 ans n’enregistrent qu’une hausse du nombre d’inscrits à Pôle Emploi de 0,3 %. Cette évolution qui est constatée depuis trois mois est liée à la diminution des contrats aidés. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans diminue, en revanche de 3,6 % quand celui des plus de 50 ans augmente de 3,4 %.
Selon l’INSEE, au mois d’août, le climat des affaires a progressé d’un point et atteint son plus haut niveau depuis avril 2011. il s’établit à 109 et est donc nettement au-dessus de sa moyenne de longue période. Il a progressé de 5 points depuis le début de l’année. CEn août, l’indicateur de climat a augmenté de deux points dans les services, de trois points dans l’industrie, pour atteindre son plus haut niveau depuis décembre 2007. En revanche, il perd quatre points dans le commerce de détail, tout en restant encore nettement au-dessus de sa moyenne de long terme. Il se replie légèrement dans le bâtiment.
Comme en juillet, le climat de l’emploi se dégrade légèrement en août 2017, essentiellement du fait des services hors intérim et malgré l’amélioration des soldes d’opinion sur l’emploi prévu dans le commerce de détail et l’industrie. L’indicateur qui le synthétise se replie de deux points, à 105. Il retrouve ainsi son niveau de février 2017, qui reste toutefois nettement supérieur à sa moyenne.
Indicateur de climat des affaires France
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie demeure dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.
Malgré son faible taux de rendement, les ménages continuent à mettre de l’argent sur leur Livret A. Sur le seul mois de juillet, la collecte a été positive de 1,10 milliard d’euros portant le solde, sur les 7 premiers mois de l’année, à 10,58 milliards d’euros, soit dix fois plus que sur la même période de 2016 (collecte de 970 millions d’euros). L’encours total du Livret A s’élevait à la fin du mois de juillet à plus de 270 milliards d’euros ce qui constitue un nouveau record. Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire, la collecte atteint 1,36 milliard d’euros et l’encours 373,5 milliards d’euros.
Le Livret A, avec un taux d’inflation à 0,7 % au mois de juillet, a un rendement réel de 0,05 %. Le refus du Gouvernement d’appliquer la formule qui aurait dû conduire à un relèvement du taux à 1 % n’a pas eu d’effet sur le comportement des épargnants. Compte tenu des coûts de collecte et de gestion, le Livret A comme le LDDS sont des produits coûteux tant pour la Caisse des Dépôts et Consignation que pour les banques. Les taux sur les marchés monétaires restent négatifs et le taux de l’OAT à 10 ans était en fin de semaine dernière de 0,700 % soit un taux inférieur à celui du Livret A (0,75 %).
Les ménages français continuent à privilégier la liquidité et la sécurité. Cette appétence retrouvée pour le Livret A traduit la volonté des Français de conserver un fort volant d’épargne de précaution. Elle est également la conséquence de la baisse des rendements d’un certain nombre de placements (livrets d’épargne ordinaire rémunéré en moyenne à 0,3 %, les fonds euros d’assurance-vie).
Les annonces du Président de la République, Emmanuel Macron et du Premier Ministre, Edouard Philippe, au sujet d’une réforme de la fiscalité de l’épargne, incite les épargnants à l’attentisme. A défaut d’avoir une vision précise de la taxe forfaitaire de 30 %, les ménages optent pour le Livret A qui bénéficie d’un régime total d’exonération. Il convient de souligner que les dépôts à vue des ménages atteignent également des niveaux record, près de 410 milliards d’euros à la fin du mois de juin.
Le succès du Livret A ne se dément donc pas. La collecte devrait rester positive dans les prochains mois. Les ménages sont toujours réticents à placer une partie de leur épargne sur les produits dits risqués comme « actions » comme en témoignent les médiocres résultats du PEA et du PEA PME.
Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne
Adresse mail : pcrevel@gmail.com
Tel : 06 03 84 70 36
Au deuxième trimestre 2017, en France métropolitaine, le taux de chômage s’est abaissé à 9,5 % en recul de 0,1 point par rapport au 1er trimestre 2016. Le taux d’emploi et le taux d’activité augmentent de 0,5 point. Cette amélioration est imputable à l’augmentation des créations d’emploi générée par le surcroît de croissance. Au cours du 2e trimestre 2017, le nombre de créations dans le secteur marchand a atteint 91 700 en net après 57 700 au 1er trimestre. Sur un an, l’emploi salarié privé s »est accru de 291 900.
En France métropolitaine, le nombre de chômeurs diminue de 20 000, à 2,7 millions de personnes ; le taux de chômage baisse ainsi de 0,1 point par rapport au premier trimestre 2017, à 9,2 % de la population active. Il diminue pour les personnes âgées de 25 à 49 ans et celles de 50 ans ou plus, mais augmente pour les jeunes. Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,5 point.
Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Au deuxième trimestre 2017, le taux de chômage de longue durée s’établit à 4,0 % de la population active. Il diminue de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et de 0,3 point sur un an.

| En % de la population active | Variation en points sur un | Milliers | |||
|---|---|---|---|---|---|
| 2017T1 | 2017T2 (p) | trimestre | an | 2017T2 (p) | |
| Personnes au chômage | 9,3 | 9,2 | –0,1 | –0,5 | 2 651 |
| 15-24 ans | 21,8 | 22,7 | 0,9 | –1,1 | 616 |
| 25-49 ans | 8,7 | 8,4 | –0,3 | –0,6 | 1 499 |
| 50 ans ou plus | 6,6 | 6,3 | –0,3 | –0,3 | 536 |
| Hommes | 9,2 | 9,2 | 0,0 | –0,8 | 1 391 |
| 15-24 ans | 22,4 | 23,4 | 1,0 | –0,9 | 349 |
| 25-49 ans | 8,3 | 8,2 | –0,1 | –0,9 | 763 |
| 50 ans ou plus | 6,6 | 6,5 | –0,1 | –0,4 | 280 |
| Femmes | 9,4 | 9,0 | –0,4 | –0,4 | 1 260 |
| 15-24 ans | 21,0 | 21,8 | 0,8 | –1,5 | 268 |
| 25-49 ans | 9,1 | 8,7 | –0,4 | –0,2 | 736 |
| 50 ans ou plus | 6,6 | 6,1 | –0,5 | –0,1 | 257 |
| Personnes au chômage de longue durée | 4,1 | 4,0 | –0,1 | –0,3 | 1 167 |
En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Leur nombre diminue de 22 000 entre le premier et le deuxième trimestre 2017 et est quasi stable sur un an (+ 2 000).

Au deuxième trimestre 2017, le taux d’emploi des 15-64 ans augmente de 0,5 point et s’établit à 65,3 %, sa valeur la plus élevée depuis 1980. La hausse concerne toutes les tranches d’âge, elle est toutefois plus forte pour les personnes de 50 à 64 ans. Sur un an, le taux d’emploi augmente de 0,7 point.
Le taux d’emploi en équivalent temps plein atteint 60,4 % au deuxième trimestre 2017. Il s’accroît de 0,4 point sur un trimestre, et de 0,5 point sur un an.
Le taux d’emploi à temps complet s’établit à 53,3 % au deuxième trimestre 2017. Il augmente de 0,3 point par rapport à début 2017, et de 0,5 point sur un an. Le taux d’emploi à temps partiel atteint 12,0 %. Il s’accroît de 0,2 point sur un trimestre et sur un an.
Le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans atteint 48,9 % au deuxième trimestre 2017. Il augmente de 0,3 point par rapport au trimestre précédent, et de 0,1 point sur un an. Le taux d’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim est stable à 7,8 %. Il augmente de 0,4 point sur un an.

Au deuxième trimestre 2017, 6,1 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, une part stable par rapport au trimestre précédent et en baisse de 0,6 point comparée à un an auparavant. Le sous-emploi concerne principalement des personnes à temps partiel qui souhaitent travailler davantage. Le chômage partiel représente quant à lui 0,3 % des personnes en emploi.
Le taux d’activité des 15-64 ans s’établit à 72,0 % au deuxième trimestre 2017, son niveau le plus élevé depuis 1975. Il augmente de 0,5 point par rapport au trimestre précédent et de 0,4 point sur un a
Au mois de juillet, l’indice des prix à la consommation (IPC) a reculé de 0,3 % après une stabilité en juin. Corrigé des variations saisonnières, il reste inchangé pour le deuxième mois consécutif. Sur un an, les prix à la consommation croissent au même rythme qu’en juin (+0,7 %). Après avoir connu une accélération à la fin de l’année dernière en raison de la hausse du prix du pétrole, le taux d’inflation se stabilise en-dessous de 1 %.
Sur le mois, la baisse des prix provient d’un repli marqué des prix des produits manufacturés dû aux soldes d’été et d’un nouveau recul des prix de l’énergie. En revanche, les prix des services accélèrent nettement du fait de la hausse des prix des transports aériens et des services d’hébergement pendant les vacances d’été. Les prix des produits alimentaires se redressent un peu après un repli le mois précédent.
Les prix des produits manufacturés baissent de manière saisonnière en juillet (−2,9 % comme en juillet 2016 ; −0,4 % sur un an) en raison des soldes d’été qui concernent avant tout l’habillement et les chaussures (−14,8 % contre −14,2 % en juillet 2016 ; +0,9 % sur un an). Dans une moindre mesure, les prix d’autres types de produits diminuent aussi avec les soldes, tels les articles de voyages (−5,0 % ; +0,8 % sur un an), les articles de ménage en textile (−2,9 % ; −0,1 % sur un an), les meubles et les articles d’ameublement (–2,5 % ; +0,3 % sur un an), les appareils ménagers (−1,3 % ; −2,3 % sur un an) et le matériel audiovisuel, photographique et de traitement de l’information (–1,0 % ; −2,3 % sur un an). En outre, les prix des produits de santé continuent de baisser légèrement (−0,1 % ; −2,0 % sur un an). Cependant, les prix des voitures neuves s’élèvent un peu (+0,2 %) en raison notamment de changements tarifaires chez certains constructeurs.
Au mois de juin, la production industrielle française s’est contractée de 1,1 % après avoir connu un très bon mois de mai (+1,9 %). Pour la l’industrie manufacturière, la baisse est de 0,9 % faisant suite à une progression de 2,0 % en mai..
Au deuxième trimestre 2017, selon l’INSEE la production augmente nettement dans l’industrie manufacturière (+1,3 %), ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+1,2 %).
Sur cette période, la production progresse dans l’ensemble des branches. Elle augmente nettement dans les « autres industries » (+1,3 %) et les biens d’équipement (+2,5 %), et plus modérément dans les industries agroalimentaires (+0,6 %). Elle rebondit dans la cokéfaction et raffinage (+9,6 %). Enfin, elle croît légèrement dans les matériels de transport (+0,4 %) et les industries extractives, énergie, eau (+0,3 %).
Dans l’industrie manufacturière, la production du deuxième trimestre augmente nettement par rapport au même trimestre de 2016 (+2,4 %), de même que dans l’ensemble de l’industrie (+1,9 %).
Sur cette période, la production croît dans la plupart des branches, telles les « autres industries » (+2,0 %), les biens d’équipement (+4,9 %), les industries agroalimentaires (+1,5 %) et les matériels de transport (+1,3 %). Elle augmente fortement dans la cokéfaction et raffinage (+18,2 %). Cependant, elle décroît dans les industries extractives, énergie, eau (−1,2 %).
Les entreprises non financières recourent toujours amplement aux marchés pour se financer. La hausse a été, en juin, de 9,8 % sur un an pour ce type de financement certes, elle est en légère décélération car elle était de 10,1% en mai 2017. Le financement par crédit bancaire décélère également, de 4,2 % sur un an en mai à 4 % en juin, confirmant ainsi le mouvement amorcé le mois précédent. Au total, la croissance du financement des sociétés non financières s’établit sur un an à 6,2 % en juin, après avoir atteint un point haut en mars (+7,5 %).
Le coût moyen des financements nouveaux évolue peu en juin, avec une baisse du coût moyen des crédits bancaires de 3 points de base, à 1,49%, et une hausse de celui du financement de marché de 12 points de base, à 0,88 %.
| Encours | Flux annuel net | Taux de croissance annuel | Coût des financements nouveaux (moyenne mensuelle) |
|||||
| juin-2017 | juin-2017 | mai-2017 | juin-2017 | mai-2017 | juin-2017 | |||
| Financement des SNF | 1 544 | 91 | 6,5 | 6,2 | 1,22 | 1,25 | ||
| – dont crédits bancaires | 933 | 36 | 4,2 | 4,0 | 1,52 | 1,49 | ||
| – dont financement de marché | 611 | 55 | 10,1 | 9,8 | 0,76 | 0,88 | ||
| en euros | 486 | 48 | 11,0 | 10,8 | ||||
| en devises | 125 | 8 | 7,2 | 6,3 | ||||
| juin-2016 | avr- 2017 | mai-2017 (e) | juin-2017 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,83 | 0,72 | 0,72 | 0,71 |
| Ménages | 1,04 | 0,96 | 0,95 | 0,95 |
| dont : – dépôts à vue | 0,04 | 0,04 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,40 | 1,21 | 1,18 | 1,14 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,40 | 1,96 | 1,91 | 1,88 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,79 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,46 | 0,31 | 0,30 | 0,30 |
| – plan d’épargne-logement | 2,76 | 2,73 | 2,72 | 2,72 |
| SNF | 0,56 | 0,39 | 0,38 | 0,37 |
| dont : – dépôts à vue | 0,16 | 0,12 | 0,11 | 0,12 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,68 | 0,40 | 0,38 | 0,38 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,03 | 1,74 | 1,71 | 1,67 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,27 | -0,33 | -0,33 | -0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,22 | -0,01 | -0,11 | -0,19 |
Au cours du deuxième trimestre 2017, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,6% tant dans la zone euro et pour l’ensemble de l’Union européenne par rapport au trimestre précédent, selon l’estimation publiée par Eurostat.
Au cours du premier trimestre 2017, le PIB avait progressé de 0,5% dans les deux zones. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,1% dans la zone euro et de 2,2% dans l’UE28 au deuxième trimestre 2017, après +1,9% et +2,1% au premier trimestre 2017.
La France avec un taux de croissance de 0,5 % reste en-dessous de la moyenne européenne.
Au deuxième trimestre 2017, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5 % en volume selon l’INSEE. C’est la troisième hausse trimestrielle consécutive. Cette croissance s’est construite autour de la consommation mais aussi, une fois n’est pas coutume grâce aux exportations. L(‘acquis de croissance pour l’année est de 1,4 % permettant au Gouvernement d’être serein sur l’atteinte du l’objectif qui avait été fixé pour l’ensemble de l’année, 1,5 %.
Les dépenses de consommation des ménages se sont accélérées avec un taux de +0,3 % après +0,1 %. En revanche, mais cela était attendu avec la fin de la disposition d’amortissement dérogatoire, la formation brute de capital fixe (FBCF) n’a augmenté que de +0,5 % après +1,4 %
Les exportations rebondissent (+3,1 % après −0,7 %) tandis que les importations ralentissent nettement (+0,2 % après +1,2 %). Au total, le solde extérieur contribue positivement à la croissance du PIB : +0,8 point après −0,6 point au trimestre précédent. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,6 point après +0,7 point).
La production totale de biens et services accélère un peu au deuxième trimestre 2017 (+0,8 % après +0,6 %). Elle augmente à nouveau dans les biens (+1,0 % après 0,0 %) tandis qu’elle est à peine moins dynamique qu’au trimestre précédent dans les services (+0,7 % après +0,8 %).
La production manufacturière a enregistré une hausse de +0,9 % après une stagnation au cours du 1er trimestre, principalement du fait du rebond dans la cokéfaction-raffinage. La production de gaz et d’électricité progresse à nouveau. Dans la construction, la production accélère (+1,0 % après +0,6 %). À l’inverse, elle ralentit très légèrement dans les services marchands (+0,8 % après +0,9 %).
La consommation des ménages a augmenté au cours du 2e trimestre de 0,3 % après +0,1 %. Les dépenses en biens ont progressé de +0,4 % après −0,4 % mais les dépenses en services n’ont connu une progression que de +0,2 % après +0,6 %.
La consommation d’énergie se redresse (+0,5 % après −3,2 %). Les achats de biens fabriqués accélèrent légèrement (+0,2 % après +0,1 %), de même que la consommation alimentaire (+0,6 % après +0,4 %). Dans les services, le ralentissement de la consommation provient notamment de l’hébergement-restauration.
Au mois de juin, les dépenses de consommation des ménages en biens ont connu accès de faiblesse avec une contraction de 0,8 % en volume après deux mois consécutifs de hausse. Les achats de biens fabriqués se contractent (−1,0 % après +1,2 %). Sur l’ensemble du trimestre, ils augmentent très légèrement (+0,2 %) : le recul des dépenses en textile-habillement atténue le rebond des achats de véhicules et le dynamisme des achats de biens d’équipement du logement.
Au deuxième trimestre 2017, l’investissement a donc fléchi avec une petite progression de 0,5 % après +1,4 %. C’est la décélération de l’investissement des entreprises qui est responsable de repli relatif. Il n’augmente que de 0,5 % (après +2,1 %) quand celui des ménages reste dynamique (+1,0 % après +1,2 %).
Preuve de la bonne santé du bâtiment, l’investissement en construction accélère légèrement (+0,8 % après +0,6 %), L’investissement en biens manufacturés se replie nettement (−0,8 % après +2,0 %), surtout du fait d’un recul en biens d’équipement et, dans une moindre mesure, d’une baisse accentuée en matériels de transport. La FBCF en services marchands ralentit de façon notable (+1,0 % après +2,0 %) en raison notamment d’un repli en services aux entreprises. Ces contractions sont la conséquence de la fin du régime de surmaortissement, les entreprises ayant anticipé leurs dépenses d’investissement afin d’en bénéficier. Pour avoir une idée plus précise de la bonne tenue de l’investissement, il faudra attendre les résultats du dernier trimestre.
L’économie française devrait continuer, au cours du second semestre à croître selon le même rythme permettant de se rapprocher de la barre des 2 % de croissance, jamais atteinte depuis 2010. La consolidation de la croissance devrait se traduire par une amélioration sensible de l’emploi d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, ce surcroît d’activité devrait faciliter le respect des 3 % de déficit public.
La Banque de France a publié le rapport annuel de l’Observatoire de l’épargne réglementée. Ce rapport souligne que l’épargne réglementée connaît une forte croissance malgré des taux historiquement bas. La hausse a été de 2,7% en 2016 portant l’encours à 700 milliards d’euros . Le Gouverneur de la Banque de France a fait remarquer lors de la présentation de ce rapport que le taux de rémunération moyen des dépôts bancaires s’établit en France à 1% et est très supérieur à celui observé dans les autres grands pays européens.La rémunération moyenne est ainsi de 1% en France, contre 0,47 % en Italie, 0,28 % en Allemagne, 0,14 % en Espagne.
Cette croissance de l’épargne réglementée s’est confirmée au cours du 1er semestre 2017 avec une croissance de 3,2% en rythme annuel à fin mai. Cette évolution repose sur le regain de forme du livret A, qui a connu une augmentation de 7,1 milliards d’euros au premier semestre. Les dépôts à vue ont augmenté de 18,9 milliards d’euros de janvier à fin mai, l’assurance-vie en fonds euros enregistre, de son côté, une décollecte nette de 7 milliards d’euros et les contrats en unités de compte une collecte nette de 8,7 milliards d’euros.
Le rapport met en avant le taux de rémunération très élevé du Plan d’Epargne Logement. Sa rémunération moyenne est de 2,72% à fin mai 2017) soit beaucoup plus que celle de la dette souveraine (0,73 % à la même date pour l’OAT 10 ans).
Le rapport souligne que l’’épargne des ménages reste majoritairement orientée vers des produits de taux et non de fonds propres, plus des deux-tiers étant investis en instruments de taux et assimilés, contre moins de la moitié aux États-Unis. La détention directe d’actions par les ménages français est passée en une décennie (2006 à 2016) de 26 % à 22 % de l’ensemble de leurs avoirs.
En ce qui concerne les fonds en déshérence, la mise en œuvre de la loi Eckert a permis de transférer à la Caisse des Dépôts 1,9 milliard d’euros en 2016, dont un peu plus de 1 milliard concerne des livrets A, livrets de développement durable (LDD) ou livrets d’épargne populaire (LEP). 5,5 millions de comptes bancaires, dont 4,8 millions de livrets ont été ainsi transférés.
Après plusieurs mois de forte hausse, la confiance des ménages dans la situation économique mesurée par l’INSEE chute de 4 points au mois de juillet après avoir gagné 8 points les deux mois précédents. Il demeure néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100). La hausse de ces derniers mois était imputable aux résultats de l’élection présidentielle. La baisse traduit une correction, un retour à la normale. En outre, les premières annonces fiscales et budgétaires du nouveau Gouvernement ont pu désarçonner les ménages.

En juillet, l’opinion des ménages sur leur situation financière passée s’altère : le solde correspondant perd 3 points (après +5 points en juin). Il reste au-dessus de sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur situation financière future se dégrade également avec une perte de 6 points (après +2 points en juin) et retombe au-dessous de sa moyenne de long terme.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable en juillet, après une forte hausse en juin (+11 points). Le solde se situe bien au-dessus de sa moyenne de longue période.
En juillet, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle perd 2 points. Celui sur leur capacité d’épargne future perd 4 points. Ces deux soldes retrouvent leur niveau de mars 2017. Ils restent au-dessus de leur moyenne de long terme.
La part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est en légère hausse (+2 points). Le solde correspondant est à un plus haut depuis avril 2015, mais demeure nettement inférieur à sa moyenne de longue période.
Soldes d’opinion sur la situation financière personnelle et le niveau de vie en France

En juillet 2017, le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France se replie fortement (−11 points), après une vive hausse en mai et juin (+22 points en cumulé). Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France est inchangé, après avoir gagné 6 points en juin. Il reste à son plus haut niveau depuis février 2003. Les deux soldes se maintiennent au-dessus de leur moyenne de longue période.
Les craintes des ménages au sujet du chômage s’accroissent un peu en juillet : le solde correspondant augmente de 2 points après trois mois de baisse. Cependant, il demeure bien au-dessous de sa moyenne de long terme.
En juillet, les ménages sont plus nombreux à estimer que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde correspondant se redresse de 9 points, et repasse au-dessus de sa moyenne de longue période.
Les ménages sont aussi nombreux qu’en juin à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde correspondant est stable, bien en deçà de son niveau moyen de long terme.
Opinion des ménages sur le chômage

Selon les statistiques publiées ce mardi par le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a diminué de 10 900 en juin en France métropolitaine pour revenir à 3.483.200, soit une contraction de 0,3 %. Sur les trois derniers mois, une diminution de 0,7 % est enregistrée. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A baisse de 1 %. Mais sur l’ensemble du premier semestre, c’est une hausse qui est constatée.
Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi reste stable sur un mois (+ 1800) mais augmente sur trois mois de 1,1 % (+58 800). Sur un an, la hausse est plus sensible, + 2,2 %. Au total, la France métropolitaine compte 5 562 600 inscrits à Pôle Emploi.
En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 739 000 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,7 % (–0,3 % sur un mois et –1,0 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 865 700. Sur trois mois, il augmente de 1,0 % (stable sur un mois et +2,2 % sur un an).
Malgré la bonne tenue des créations d’emploi et le retour de la confiance (cf. articles ci-dessous), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi ne décroît pas réellement.
Les entrées dans le chômage sont essentiellement liées à la fin de contrats à durée déterminée. La progression de ces derniers mois est imputable au plafonnement du nombre de contrats aidés après une forte progression à la fin de l’année 2016 et au début de l’année 2017. De même, de nombreux chômeurs qui ont suivi des formations dans le cadre du programme mis en place par le précédent Président de la République se remettent à chercher un emploi à leur terme.
Enfin, l’amélioration de la situation conjoncturelle conduit des personnes qui avaient renoncé à chercher un travail à se réinscrire. 16,4 % des entrées à Pôle Emploi sont des premières inscriptions.
La bonne nouvelle provient de la réduction massive des licenciements économiques. Sur les trois derniers mois, ils baissent de 8,7 % et de 17,7 % sur un an.
Selon l’INSEE, au mois de juillet, le climat des affaires a, en France, gagné un point. L’indicateur qui est calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchande atteint désormais 108 nettement au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il est à un niveau inédit depuis six ans.
En juillet, le climat est en hausse ou stable pour chacun des secteurs, bien au-dessus de la moyenne de long terme. Il augmente de quatre points dans le commerce de gros, au plus haut depuis novembre 2007. Il gagne un point dans le bâtiment, au plus haut depuis septembre 2008, dans le commerce de détail au plus haut depuis décembre 2007, et dans les services. Il est stable dans l’industrie depuis mai 2017, à un niveau sans précédent depuis six ans.
En revanche, le climat de l’emploi recule légèrement en juillet 2017 essentiellement du fait des services hors intérim, sans infirmer la tendance haussière depuis début 2015. L’indicateur qui le synthétise se replie de deux points, à 107, retrouvant son niveau de mai 2017.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie demeure dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.
L’économie française semble toujours être en phase d’expansion. La situation de l’emploi pourrait continuer à être tendue en raison de la fin d’un certain nombre de contrats aidés et du plan en faveur de la formation des demandeurs d’emploi.
La Caisse nationale d’assurance vieillesse a publié le 21 juillet 2017 une circulaire concernant la liquidation des droits à la retraite pour les assurés affiliés à plusieurs régimes.
Annoncé de longue date et prévu par la loi de 2014 sur les retraites, le dispositif de caisse unique pour les polypensionnés progresse. Ainsi, pour les salariés, les salariés agricoles, les commerçants et les artisans qui ont cotisé durant leur vie professionnelle à plusieurs caisses, depuis le 1er juillet 2017, les pensions sont désormais calculées et versées en une seule dans le cadre du processus de liquidation unique des régimes alignés » (Lura).
Qui est concerné par ce dispositif ?
Les personnes nées à compter du 1er janvier 1953 et liquidant leurs droits à la retraite depuis le 1er juillet 2017 bénéficient du nouveau dispositif. Les assurés nés avant le 1er janvier 1953 continuent à liquider leurs droits selon l’ancien système.
Le dispositif, Lura, s’applique qu’aux assurés des régimes dits alignés, salariés et indépendants. En revanche, les assurés relevant de plusieurs régimes de base non alignés, les anciennes règles de calcul restent en vigueur. Parmi les régimes de base non alignés figurent notamment ceux des fonctionnaires, des libéraux et des exploitants agricoles, ainsi que les régimes spéciaux.
Les modalités de calculs des pensions
La retraite de base sera calculée pour les assurés qui ont cotisé à au moins deux régimes comme s’ils avaient cotisé à un seul. Pour chaque année de carrière, les trimestres seront additionnés ainsi que les salaires et les revenus – retenus dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (39 228 euros pour 2017) et revalorisés en fonction de l’inflation. Seules 25 meilleures années quel que leur origine seront retenues pour déterminer le montant de la pension.
Le calcul sera le même qu’avec un seul régime : le revenu annuel moyen des 25 meilleures années sera multiplié par le taux de liquidation (de 50 % au maximum ; ce taux est fonction du nombre de trimestres validés dans tous les régimes.
La liquidation unique des pensions de base des régimes alignés s’applique aussi aux réversions versées par ces régimes, les pensions accordées au conjoint survivant après le décès d’un assuré. Les pensions de réversion ne sont calculées de manière unique que si la pension de l’assuré décédé a, elle aussi, été calculée ainsi.
Le nouveau système modifie-t-il le niveau des pensions liquidées ?
Selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse, les « polypensionnés » (assurés ayant plusieurs régimes de base) devraient, en moyenne, enregistrer une baisse de leur pension de 0,9 % pour les départs entre 2020 et 2027. L’ancien calcul était en général plus favorable pour ceux qui cotisent, ou ont cotisé, à plusieurs régimes de manière simultanée, plutôt que successive car ils pouvaient valider plus de quatre trimestres par an ce qui n’est plus possible avec le nouveau système.
Le Livret A a terminé le premier semestre avec six mois sur six en collecte positive. Les épargnants auraient-ils oublié la baisse du taux du Livret A qui est passé en-dessous de 1 % à 0,75 % il y a deux ans, le 1er aout 2015 ? Les épargnants sont-ils insensibles à l’inflation qui, en moyenne, depuis de l’année, est de 0,9 % ? Cette inflation a pour conséquence que le taux de rendement réel du Livret A est devenu négatif. Nous pouvons, en effet, le croire car, depuis le 1er janvier, la collecte du Livret A a atteint 9,42 milliards d’euros (11,18 avec le LDDs). Pour le seul mois de juin, la collecte a été positive de 840 millions (1,06 milliard avec le LDDs). Ce résultat est sans comparaison avec celui de l’année dernière à la même époque. La collecte n’était positive que de 340 millions d’euros.
A l’exception des deux dernières années marquées par la baisse de son taux de rendement, le mois de juin réussit assez bien au Livret A. La fin du premier semestre donne lieu à des versements de primes. Par ailleurs, avant les départs en vacances, les ménages effectuent quelques arbitrages financiers en faveur du Livret A. Néanmoins, par rapport au mois précédent, un petit tassement est constaté. En effet, la collecte avait été positive de 1,3 milliard d’euros pour le seul Livret A.
Avec un encours de 269 milliards d’euros (372,2 milliards avec le LDDs), le Livret A est à son plus haut niveau historique. Cette situation a sans nul doute incité le Gouvernement à maintenir le taux à 0,75 % tant bien même que la nouvelle formule aurait pu conduire à son relèvement de 0,25 point.
Ce retour en force du Livret A témoigne de la préférence des ménages pour les placements liquides et sûrs. L’amélioration de la conjoncture économique ne les incite pas, pour le moment, à opter pour des placements longs.
Les tergiversations fiscales sur les revenus de l’épargne pénalisent les autres placements et en premier lieu l’assurance-vie. Par ailleurs, l’idée que tous les placements e valent dans cette période de faible taux d’intérêt est largement s’est imposée. Les Français, comme l’a récemment souligné une étude l’Autorité des Marchés Financiers, restent encore très hésitants à franchir le gué pour s’engager dans des placements « actions. ». La préférence pour la liquidité s’exprime également par le niveau également historique de l’encours des dépôts à vue. Selon la Banque de France, cet encours dépassait, au mois de mai 2017, 400 milliards d’euros contre 235 milliards d’euros en mai 2007.
Cette tendance devrait se poursuivre durant le second semestre d’autant plus que le Gouvernement a confirmé qu’il n’avait pas l’intention de modifier le régime d’exonération fiscale du Livret A. De ce fait, ce dernier pourrait enregistrer une collecte comparable à celle des belles années 2009/2013.
Selon la Banque de France, le taux moyen des crédits à l’équipement – crédits d’une durée moyenne de 9 ans et essentiellement souscrits à taux fixe par les entreprises sont en légère progression au 2èmetrimestre 2017, à 1,48 %, après 1,46 % le trimestre précédent. Le taux moyen des crédits de trésorerie échéancés – crédits courts et en majorité souscrits à taux variable – remonte plus nettement (1,75 % après 1,54 % au 1er trimestre 2017). Les trois quarts des nouveaux crédits de trésorerie échéancés ont un taux inférieur à 3 %.
Le taux moyen des découverts utilisés augmente à nouveau (2,77 % après 2,69 % au 1er trimestre 2017). La structure des taux par montant est proche de celle du 2ème trimestre 2016. Par ailleurs, les crédits à l’équipement représentent 44 % du flux total de crédits aux entreprises hors découverts, tandis que les crédits de trésorerie échéancés comptent pour près d’un tiers du flux nouveau.
Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne a été interviewé par l’équipe du journal de 20 heures de France 2, le mardi 18 juillet 2017, au sujet de la baisse du nombre de redevables à l’impôt sur le revenu
Après avoir atteint en 2013 un sommet, le nombre de redevables de l’impôt sur le revenu est en baisse. Ainsi, le nombre de contribuables à l’impôt sur le revenu est passé de 52,3 % en 2013 à 42,8 % en 2016.
De 2010 à 2013, deux millions de ménages étaient devenus imposables en raison du gel du barème, de l’assujettissement des revenus de l’épargne au barème, à la suppression de la demi part dont bénéficiait les veufs ayant eu des enfants, de la réduction du plafond du quotient familial
A partir de 2013, après la montée d’un mécontentement fiscal au sein de l’opinion publique, plusieurs mesures ont été prises aboutissant à une réduction rapide du nombre d’assujettis (suppression de la tranche de 5 %, ristourne applicable sur la décote, etc.). De 2013 à 2016, trois millions de ménages ont été ainsi exonérés de l’impôt sur le revenu.
La suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu a concerné les ménages gagnant moins de 9690 euros et a conduit à sortir de l’impôt un millions de personnes. En 2016, les nouveaux allègements d’impôts votés pour 2 milliards d’euros supplémentaires ont permis d’exonérer 1,1 million de foyers.
La diminution du nombre d’assujettis accroît la concentration de l’impôt sur le revenu. I convient de souligner que les 10% des ménages les plus aisés payaient 70% de l’impôt sur le revenu collecté or ils ne représentent que 34% du revenu imposable global. 1% des foyers (370.000 ménages) payent 30% du total.
Néanmoins, il est faux d’affirmer que plus de 52 % des Français échappent à l’impôt sur le revenu. En effet, à l’exception de ceux qui ne touchent que des minimas sociaux, tous les ménages acquittent de la CSG qui rapporte plus que l’impôt sur le revenu et dont le taux devrait être augmenté de 1,7 point au 1er janvier 2018 (ce taux passera de 7,5 à 9,2 % pour les salariés).
La Fédération Française de l’Assurance (FFA) a publié, lundi 17 juillet 2017, les résultats des Plans d’épargne retraite (PER) entreprises (également appelés article 83). Les cotisations de ces plans sont en hausse de 4,8 % à la fin du premier trimestre 2017. Elle se sont élevées à 607 M€. Plus de 4,2 millions de salariés sont désormais couverts. ce nombre est en hausse de 3,8 % sur un an.
L’encours du PER, s’élève à 54,7 milliards d’euros soit une progression de +3,5%. De leurs côtés, les prestations s’établissent à 530 millions d’euros en hausse de 10,4%.
Sur les trois premiers mois de l’année 2017, la collecte nette des PER a été de 77 millions d’euros.
Néanmoins, l’épargne retraite reste marginale en France. En effet, selon la FFA, les prestations de retraite s’élèvent à 6,6 Md€ dans l’Hexagone, soit 2,1 % de l’ensemble des prestations de retraite. A titre de comparaison, elles représentent 7,1 % de l’ensemble des prestations de retraite en Allemagne et 48,4%au Royaume-Uni.

Dans sa lettre du mois de juillet 2017, l’AMF étudie l’aversion au risque des Français pour la souscription des actions. Selon l’AMF, es raisons sont nombreuses pour expliquer la faible détention d’actions des Français. La Haute Autorité souligne que cette faible appétence n’est pas sans posée de problèmes avec les besoins de prévoyance à long terme (retraite, dépendance…). Pour comprendre cette situation, l’AMF a mené des entretiens auprès de 18 épargnants âgés de 30 à 45 ans. Les réticences identifiées sont profondément ancrées dans l’esprit des épargnants. La première croyance est que les placements en actions constituent une épargne bloquée, réservée aux plus aisés qui disposent d’un capital élevé à investir, et aux initiés. L’autre idée reçue est liée à la croyance que l’investissement en actions ne peut s’effectuer qu’à très long terme que son rendement est très aléatoire et conditionné à d’importants sacrifices (en termes de pouvoir d’achat et de temps passé). L’AMF met l’accent sur la pédagogie du risque pour changer les comportements. « Un particulier sera d’autant plus enclin à diversifier son épargne retraite en actions qu’il sera bien informé sur le potentiel de rendement et le risque ».
Le Comité de suivi des retraites – chargé d’évaluer chaque année la viabilité du système – a « recommandé au gouvernement de prendre les mesures nécessaires afin de ramener le système sur une trajectoire d’équilibre ». Cette déclaration fait suite au rapport du Conseikl d’Orientation des Retraites mentionnant que le retour à l’équilibre est reporté dans le temps compte tenu de l’affaissement de la croissance et de la dégradation du solde migratoire.
Le comité mentionne la nécessité d’harmoniser les droits pour réduire « les iniquités » entre régimes. A court terme, pour faire des économies rapides, il avance l’idée de sous-indexer les pensions » en prenant appui sur le fait que le « niveau de vie des retraités continue à s’améliorer par rapport au reste de la population ». Néanmoins, l’augmentation à venir de la CSG réduit les marges de manœuvre en la matière.
| En niveau | Évolution annuelle (T/T-4) en % | |
|---|---|---|
| 2013 T1 | 124,25 | +1,54 |
| 2013 T2 | 124,44 | +1,20 |
| 2013 T3 | 124,66 | +0,90 |
| 2013 T4 | 124,83 | +0,69 |
| 2014 T1 | 125,00 | +0,60 |
| 2014 T2 | 125,15 | +0,57 |
| 2014 T3 | 125,24 | +0,47 |
| 2014 T4 | 125,29 | +0,37 |
| 2015 T1 | 125,19 | +0,15 |
| 2015 T2 | 125,25 | +0,08 |
| 2015 T3 | 125,26 | +0,02 |
| 2015 T4 | 125,28 | -0,01 |
| 2016 T1 | 125,26 | +0,06 |
| 2016 T2 | 125,25 | 0,00 |
| 2016 T3 | 125,33 | +0,06 |
| 2016 T4 | 125,50 | +0,18 |
| 2017 T1 | 125,90 | +0,51 |
| 2017 T2 | 126,19 | +0,75 |

Selon l’INSEE, au mois de juin, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus augmente de +2,9 % après +1,8 %, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables.
Les immatriculations de micro-entrepreneurs progressent de 4,3 % après +2,3 %. Celles concernant les entreprises classiques augmentent de 2,0 % après +1,5 %.

Le nombre cumulé de créations au cours du deuxième trimestre diminue néanmoins par rapport à la même période un an plus tôt (−1,6 % en données brutes). Les créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs décroissent également légèrement (−0,9 %) et les immatriculations de micro-entrepreneurs se contractent (−4,6 %). Les créations de sociétés, quant à elles, sont en hausse (+1,4 %). La construction et le commerce sont les secteurs qui contribuent le plus à la baisse globale.
En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des douze derniers mois augmente de 2,5 % après +2,8 % en mai. Cette augmentation est notamment due aux créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+5,0 %) et de sociétés (+4,9 %). En revanche le nombre d’immatriculations de micro-entrepreneurs diminue encore (−1,1 % après −1,2 %).
En juin, en données brutes, la part des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées au cours des douze derniers mois est de 39,7 %. Un an auparavant, celle-ci était de 41,1 %.
L’inflation continue son repli en phase avec l’évolution du prix du pétrole. Ainsi, en juin,le taux d’inflation est revenu à 0,7 % en base annuelle contre 0,8 % au mois de mai. Sur un mois, les prix sont restés stables. La hausse des prix des services due à un rebond saisonnier des services de transports est compensée par un recul des prix de l’énergie et un repli saisonnier des prix des produits alimentaires. Les prix des produits manufacturés augmentent à peine sur le mois, comme au cours des deux mois précédents.
Avec la publication du taux d’inflation du mois de juin, le Gouvernement sera amené à décider ou non de relever le taux du Livret A.
Pour la première fois, au 1er août 2017, la nouvelle formule élaborée en 2016 est censée s’appliquer. Le Gouvernement de Manuel Valls souhaitait à l’époque réduire l’écart entre le taux du Livret A et les taux du marché monétaire tout en garantissant le maintien du pouvoir d’achat des épargnants. Il y avait également la volonté d’éviter des changements fréquents de taux en retenant non plus le dernier taux d’inflation connu mais en prenant la moyenne des 6 derniers mois.
Le point important à retenir dans la nouvelle formule est la suspension de majoration de 0,25 point de pourcentage par rapport à l’inflation e quand l’écart entre l’inflation et les taux monétaires est supérieur ou égal à 0,25 point de pourcentage, ce qui est le cas actuellement.
A priori, le taux moyen d’inflation annuel de ces six derniers mois dépasse 0,8/0,9 % ce qui devrait entraîner une majoration de 0,25 point du taux du Livret A qui repasserait ainsi à 1 %.
Faut-il ou non augmenter le taux du Livret A ?
Pour les épargnants, oui d’autant plus que le taux de rendement réel, après prise en compte de l’inflation, est négatif depuis le début de l’année. Une revalorisation permettrait d’avoir un rendement réel positif d’environ 0,25 point.
Pour les banques et la Caisse des Dépôts et Consignation : non !
Le coût de l’épargne réglementé est élevé. En effet, les banques et la CDC doivent rémunérer un produit d’épargne liquide et garanti à 0,75 % quand les taux des titres monétaires sont négatifs et que le taux d l’OAT à 10 ans est à 0,6/0,7 %.
Un Livret A à 1 % rendrait moins compétitif les autres produits d’épargne et notamment les livrets bancaires mais aussi l’assurance-vie.
Un passage du taux d Livret A renchérirait également le coût du financement du logement social.
Pour l’économie, la hausse du taux du Livret ne serait pas forcément positif.
En effet, le Gouvernement souhaite tout à la fois réorienter l’épargne des ménages vers le long terme, vers les entreprises notamment à travers la flat tax à 30 % et conforter la reprise économique et donc la consommation.
Depuis le début de l’année, les ménages ont tendance à privilégier le Livret A et le LDD dont la collecte nette atteint sur les cinq premiers mois 10,2 milliards d’euros (8,58 milliards d’euros pour le seul Livret A). Une hausse du taux ne pourrait qu’accroître cette tendance. La Caisse des Dépôts ne manque pas de ressources, l’encours du Livret A, étant à un niveau record. De ce fait, il n’y a pas de réels motifs à accroître la collecte en faveur du Livret A.
Le gouvernement d’Edouard Philippe est donc confronté à un dilemme. Économiquement et financièrement, il n’a pas intérêt à relever le taux du Livret A. Politiquement, c’est tout autre. Premièrement, il est délicat de ne pas appliquer la formule pour son entrée en vigueur. Deuxièmement, il est gratifiant d’ouvrir son quinquennat sur une hausse du taux du Livret A, qui est considéré à tort ou à raison comme le produit de l’épargne populaire.
Selon la Banque de France, au mois de mai, les crédits à l’habitat aux particuliers ont progressé de 5,7 %, après + 5,6 % en avril et + 5,4 % en mars. La croissance des encours est particulièrement forte dans le sud de la France et en Normandie.
Le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat est quasi stable (1,59 %, après 1,57 % en avril).
La production mensuelle de crédits à l’habitat (25,1 milliards d’euros en mai) poursuit la baisse engagée depuis le début de l’année (38,4 milliards en janvier), principalement en raison de la diminution des renégociations dont la part dans les crédits nouveaux se réduit une nouvelle fois pour atteindre 42 % (62 % en janvier).
Les crédits à la consommation augmentent également de + 5,7 %, après + 5,5 % en avril.
Au total, les crédits aux particuliers accélèrent légèrement (+ 5,9 % en mai, après + 5,8 % en avril et +5,6 en mars).
Après un mois d’avril décevant, la production industrielle a progressé de 1,9 % en mai, la hausse est de 2 % pour l’industrie manufacturière.
Au cours des trois derniers mois, la production augmente fortement dans l’industrie manufacturière (+1,9 %) ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+1,4 %).
Sur cette période, la production progresse nettement dans les « autres industries » (+1,8 %), dans les biens d’équipement (+3,0 %), dans les matériels de transport (+2,7 %) et dans une moindre mesure dans les industries agroalimentaires (+1,2 %). À l’inverse, elle diminue nettement dans les industries extractives, énergie, eau (−2,0 %) ainsi que dans la cokéfaction et raffinage (−2,3 %).
Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois augmente par rapport aux trois mêmes mois de 2016 (+2,6 %), de même que dans l’ensemble de l’industrie (+1,9 %).
Sur cette période, la production est en hausse dans la plupart des branches : dans les « autres industries » (+2,3 %), dans les biens d’équipement (+4,7 %), dans les matériels de transport (+3,3 %), dans les industries agroalimentaires (+1,2 %) et dans la cokéfaction et raffinage (+1,7 %). À l’inverse, elle diminue dans les industries extractives, énergie, eau (−2,5 %).
A l’occasion de sa réunion du 5 juillet 2017, Le Conseil d’Orientation des Retraites est revenu sur le 7e rapport qu’il avait présenté en 2010 et qui concernait le système en comptes notionnels. Sans porter de jugement, le COR analyse notamment les réformes engagées par la Suède et l’Italie qui ont opté pour de tels régimes. Cette analyse s’inscrit dans la préparation de l’éventuelle réforme des retraites que le nouveau Gouvernement prévoit de réaliser à compter de 2018.
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