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Un trimestre boursier façonné par la guerre en Iran
La guerre au Moyen-Orient a provoqué l’envolée des cours du pétrole et du gaz et a mis à mal les circuits d’approvisionnement de cette région. Les entreprises du luxe, mais aussi de l’agroalimentaire, notamment européennes, éprouvent de grandes difficultés pour acheminer leurs produits. Ce conflit accroît les coûts de production et pèse sur les exportations de plusieurs secteurs. Il a provoqué une baisse des valeurs boursières, une hausse des taux obligataires, ainsi qu’un recul de l’euro et du cours de l’or.
Des actions en baisse marquée mais maîtrisée
Le mois de mars 2026 a été le plus mauvais constaté depuis l’épidémie de Covid survenue six ans plus tôt, le CAC 40 ayant reculé de plus de 6 %. Sur le premier trimestre, les pertes atteignent 4 %, ce qui peut apparaître relativement limité au vu du choc subi. Sur un an, l’indice parisien est stable.
Les valeurs des secteurs du luxe et des transports sont les plus touchées. L’indice allemand, le DAX, perd plus de 7 % en mars, tandis que son homologue japonais chute de plus de 12 %. Le Japon est, en effet, plus dépendant que l’Europe des importations de pétrole en provenance des pays du Golfe. Les grands indices américains cèdent de leur côté plus de 6 % en mars. Sur le trimestre, le Nasdaq est en recul de près de 10 %, subissant à la fois les conséquences de la guerre en Iran et les doutes sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle.
Une hausse des taux obligataires
Le taux de l’OAT à 10 ans de l’État français est passé de 3,2 % à 3,7 % au cours du mois de mars. Les investisseurs intègrent une prime d’inflation plus élevée. Le ralentissement attendu de la croissance et l’augmentation des dépenses publiques destinées à compenser la hausse des prix de l’énergie laissent présager une aggravation des déficits publics, incitant les investisseurs à exiger des rendements plus élevés.
Le taux de l’obligation allemande à 10 ans est passé au-dessus de 3 % en mars, et son équivalent américain à plus de 4,3 %, contre 3,9 % fin février.
Le baril de pétrole à plus de 118 dollars
Malgré les déclarations de Donald Trump à la fin du mois de mars en vue de trouver une solution au conflit en Iran, le cours du baril de Brent restait au-dessus de 110 dollars. Le 31 mars à 18 heures, il s’échangeait à plus de 118 dollars, soit une hausse de plus de 52 % sur un mois. Sur l’ensemble du premier trimestre, il a progressé de 95 %.
L’or en baisse en mars
Après avoir atteint des records à plus de 5 500 dollars l’once, l’or est en retrait depuis le déclenchement des hostilités. Les investisseurs cherchent à se prémunir contre l’inflation en se tournant vers des placements offrant des rendements plus directement indexés, comme certaines obligations. Ils privilégient également les liquidités afin de conserver une capacité de réaction rapide face à l’évolution des marchés.
Certains ont été conduits à vendre de l’or pour compenser leurs pertes sur les marchés actions. Les pays du Golfe ont également pu puiser dans leurs réserves pour compenser la baisse de leurs recettes pétrolières. Sur l’ensemble du premier trimestre, l’once d’or s’est néanmoins appréciée de plus de 5 %.
L’euro en mode dépréciation
Après avoir gagné plus de 13 % face au dollar en 2025, l’euro a reculé de 1,34 %. La monnaie américaine bénéficie de son statut de valeur refuge en période de tensions internationales. Par ailleurs, les États-Unis sont moins exposés au choc pétrolier que les économies européennes.
Le bitcoin
Le bitcoin n’a pas profité de la guerre au Moyen-Orient. Il a cédé 3,5 % en mars et près d’un quart de sa valeur sur l’ensemble du trimestre. Il reste affecté par les interrogations entourant les valorisations liées à l’intelligence artificielle. Certains investisseurs ont vendu leurs positions afin de compenser des pertes enregistrées sur les valeurs technologiques.

Inflation : l’heure de vérité
Les premières statistiques du mois de mars confirment une accélération des prix au sein des pays occidentaux. En Espagne, le taux d’inflation a atteint 3,3 % sur un an, un pic depuis juin 2024. Au sein de autres pays européens un rebond est attendu et devrait se poursuivre dans les prochains mois. Selon les économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix PCE américain pourrait progresser de 3,1 % en moyenne cette année, contre 2,6 % initialement prévus. La première baisse de taux en 2026 est désormais attendue en septembre. Concernant la Banque centrale européenne, les indications données par le marché des swaps laissent entrevoir un resserrement possiblement dès la réunion du mois prochain, avec trois hausses de taux au total sur l’année.
Moral des ménages en baisse
En France, le moral des ménages est, en mars, en légère baisse. La guerre en Iran et le retour de l’inflation expliquent cette dégradation. Outre-Atlantique, le moral des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, est également en recul en mars, avec un indice définitif à 53,3, tandis que les anticipations d’inflation à un an remontent à 3,8 % (3,6 % en première estimation), sous l’effet de la hausse des prix de l’essence.
Le baril de Brent au-dessus des 110 dollars
Le baril de pétrole (Brent) reste sur la crête des 110 dollars preuve que la situation ne se détend pas dans le détroit d’Ormuz. Les espoirs d’un conflit de courte durée s’estompent. Depuis le 1er janvier, le baril a gagné près de 90 %.
L’or en net repli
L’or a au cours du mois de mars perdu 12 % de sa valeur, l’once s’échangeant autour des 4500 dollars (il avait dépassé 5500 dollars l’once en début d’année). Les investisseurs privilégient les placements permettant de se couvrir face à l’inflation. Ils optent ainsi pour les obligations. Ils entendent conserver également des liquidités afin de pouvoir saisir rapidement les opportunités en cas d’évolution sur le front géopolitique. Par ailleurs, compte tenu de la baisse sur les marchés actions, des investisseurs ont pu être contraints de vendre de l’or pour solder leurs pertes. Les États du Golfe pourraient être vendeurs afin de compenser la diminution de leurs recettes issues du gaz ou du pétrole.
Le dollar regagne du terrain
L’euro continue de se déprécier par rapport au dollar qui joue son rôle de valeur refuge traditionnelle. La baisse de l’euro est également la conséquence d’une forte exposition du Vieux Continent à la guerre en Iran, contrairement aux États-Unis. Ces derniers sont en effet exportateurs nets de gaz et de pétrole, quand l’Europe dépend en la matière des importations.
Hausse des taux de crédits immobiliers en France
Avec la hausse des taux obligataires, ceux des crédits immobiliers sont également en augmentation. Les taux obligataires souverains servent de référence pour le refinancement de moyen et long terme des banques, leurs autres sources de financement pour les prêts étant les dépôts, les livrets et les concours de la banque centrale. Le taux moyen d’emprunt des crédits à 10 ans était, à la fin du mois de mars, de 3,2 %.
Actions : des secteurs à suivre
Les entreprises de plusieurs secteurs d’activité sont à suivre avec intérêt du fait de la chute des cours. Les entreprises liées aux transports aériens, au tourisme et au luxe peuvent constituer de belles opportunités. Ainsi, l’indice S&P Global Luxury, qui comprend les principales valeurs du secteur, a reculé de plus de 13 % entre le 28 février et la fin mars. En revanche, les valeurs de l’énergie et de la défense peuvent apparaître trop chères. L’appréciation du dollar autorise la réalisation d’arbitrages de valeurs américaines au profit de valeurs européennes ou des pays émergents d’Asie. Ces dernières ont baissé plus fortement que celles des États-Unis, ouvrant droit à de potentielles plus-values.

Après trois semaines successives de baisse, le CAC 40 s’est stabilisé à la fin du mois de mars. Les investisseurs prennent en compte la tentative d’ouverture de négociations entre les États-Unis et l’Iran par l’entremise du Pakistan. Malgré tout, les investisseurs semblent de moins en moins enclins à croire aux scénarios de désescalade, malgré le report de l’ultimatum américain au 7 avril pour d’éventuelles frappes sur les centrales électriques iraniennes. Pour le moment, le détroit d’Ormuz demeure toujours grandement fermé. Ces derniers jours, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir forcé plusieurs porte-conteneurs à faire demi-tour. L’Iran conserve, malgré les milliers de tirs de missiles américains et israéliens, des lanceurs capables de toucher les pays du Moyen-Orient.
Les premières statistiques du mois de mars confirment une accélération des prix au sein des pays occidentaux. En Espagne, le taux d’inflation a atteint 3,3 % sur un an, un pic depuis juin 2024. Outre-Atlantique, le moral des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, s’est dégradé en mars, avec un indice définitif à 53,3, tandis que les anticipations d’inflation à un an remontent à 3,8 % (3,6 % en première estimation), sous l’effet de la hausse des prix de l’essence. Selon les économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix PCE américain pourrait progresser de 3,1 % en moyenne cette année, contre 2,6 % initialement prévus. La première baisse de taux en 2026 est désormais attendue en septembre. Concernant la Banque centrale européenne, les indications données par le marché des swaps laissent entrevoir un resserrement possiblement dès la réunion du mois prochain, avec trois hausses de taux au total sur l’année.
Si les marchés européens ont été stables cette semaine, aux États-Unis, les indices S&P 500 et Nasdaq ont enregistré des baisses de plus de 2 %, les valeurs américaines avaient reculé de manière assez faible depuis le début du conflit. La crainte d’une intervention terrestre peut également expliquer le repli de cette semaine.
Le baril de Brent au-dessus des 110 dollars
Le baril de pétrole (Brent) n’a pas baissé cette semaine. Il s’échangeait à plus de 110 dollars vendredi 27 mars, preuve que la situation ne se détend pas dans le détroit d’Ormuz. Les espoirs d’un conflit de courte durée s’estompent.
L’or à 1000 dollars de son record
L’or poursuit son repli avec un recul de plus de 10 % sur la semaine, l’once d’or étant en dessous de la barre des 4500 dollars (il avait dépassé 5500 dollars l’once en début d’année). Les investisseurs privilégient les placements permettant de se couvrir face à l’inflation. Ils optent ainsi pour les obligations. Ils entendent conserver également des liquidités afin de pouvoir saisir rapidement les opportunités en cas d’évolution sur le front géopolitique. Par ailleurs, compte tenu de la baisse sur les marchés actions, des investisseurs ont pu être contraints de vendre de l’or pour solder leurs pertes. Les États du Golfe pourraient être vendeurs afin de compenser la diminution de leurs recettes issues du gaz ou du pétrole.
Le dollar regagne du terrain
L’euro continue de se déprécier par rapport au dollar, qui joue son rôle de valeur refuge traditionnelle. La baisse de l’euro est également la conséquence d’une forte exposition du Vieux Continent à la guerre en Iran, contrairement aux États-Unis. Ces derniers sont en effet exportateurs nets de gaz et de pétrole, quand l’Europe dépend en la matière des importations.
Hausse des taux de crédits immobiliers en France
Avec la hausse des taux obligataires, ceux des crédits immobiliers sont également en augmentation. Les taux obligataires souverains servent de référence pour le refinancement de moyen et long terme des banques, leurs autres sources de financement pour les prêts étant les dépôts, les livrets et les concours de la banque centrale. Le taux moyen d’emprunt des crédits à 10 ans était, à la fin du mois de mars, de 3,2 %.
Actions : les petits conseils du Cercle (information ne constituant pas un conseil d’investissement ; cf. dernière page)
Les entreprises de plusieurs secteurs d’activité sont à suivre avec intérêt du fait de la chute des cours. Les entreprises liées aux transports aériens, au tourisme et au luxe peuvent constituer de belles opportunités. Ainsi, l’indice S&P Global Luxury, qui comprend les principales valeurs du secteur, a reculé de plus de 13 % entre le 28 février et la fin mars. En revanche, les valeurs de l’énergie et de la défense peuvent apparaître trop chères. L’appréciation du dollar autorise la réalisation d’arbitrages de valeurs américaines au profit de valeurs européennes ou des pays émergents d’Asie. Ces dernières ont baissé plus fortement que celles des États-Unis, ouvrant droit à de potentielles plus-values.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 27 mars 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 7 698,81 | +0,52 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 45 166,64 | -0,86 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 368,85 | -2,02 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 20 948,36 | -3,17 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 22 300,52 | -0,20 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 9 964,40 | +0,41 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 507,72 | +0,18 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 373,07 | -0,61 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 3 913,72 | -3,36 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,838 % | +0,080 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +3,096 % | +0,045 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,420 % | +0,043 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1519 | -0,18 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 516,41 | -9,38 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 111,76 | +3,28 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 65 825,6357 | -6,59 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |

L’assurance démarre l’année 2026 sur les chapeaux de roue. Après 6,2 milliards d’euros en janvier, la collecte nette atteint, en février, un niveau élevé à 7,1 milliards d’euros. Cette collecte a été réalisée avant le déclenchement de la guerre en Iran, intervenu le 28 février dernier. Elle n’a pas été affectée par la baisse des valeurs boursières.
Février : un très bon mois pour l’assurance vie
Le mois de février réussit traditionnellement bien à l’assurance vie : aucune décollecte n’a été enregistrée depuis 1997, première année de publication des statistiques par France Assureurs. En février 2026, l’assurance vie se situe nettement au-dessus de sa moyenne des dix dernières années (2,6 milliards d’euros).
En 2025, la collecte nette avait déjà atteint des sommets avec +5,3 milliards d’euros. En 2026, elle n’est qu’à quelques encablures du record absolu de 2006 (+7,2 milliards d’euros).
La collecte nette a été positive tant pour les fonds euros que pour les supports en unités de compte, respectivement +1,8 et +5,2 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à +13,3 milliards d’euros, soit supérieure de 3,6 milliards d’euros à celle de 2025 sur la même période. Les unités de compte ont été portées par les bons résultats des marchés financiers en janvier et février, avant la guerre en Iran. Les supports en euros enregistrent, sur les deux premiers mois de l’année, une collecte nette de 2,2 milliards d’euros.
En février, l’assurance vie a bénéficié de la communication des rendements des fonds euros par les assureurs et de la baisse du taux du Livret A de 1,7 % à 1,5 %. Le Livret A a connu une décollecte de 740 millions d’euros en janvier, essentiellement occasionnée par l’évolution de son taux. De son côté, le rendement des fonds euros pour l’année 2025 se situe en moyenne à 2,8 %, avec des taux pouvant atteindre 3,5 %, voire davantage chez certaines compagnies.
Les cotisations brutes : record sur record
Les cotisations se maintiennent à un niveau record : 19,5 milliards d’euros, soit un montant supérieur à celui de janvier (19,1 milliards d’euros). Cette hausse concerne les supports en unités de compte (UC, +20 % par rapport à février 2025) ainsi que les supports en euros (+13 % par rapport à février 2025). La proportion des unités de compte dans les cotisations se maintient à un niveau très élevé, à 41 % en février.
Des prestations en hausse
Les prestations ont atteint 12,5 milliards d’euros en février, en hausse de 8 % par rapport à février 2025. Cette progression concerne essentiellement les supports en UC (+16 %) et, dans une moindre mesure, les supports en euros (+6 %).
Un nouveau record pour l’encours de l’assurance vie
L’encours des contrats d’assurance vie atteint 2 143 milliards d’euros fin février, en hausse de 5,4 % sur un an, confortant ainsi sa place de premier placement des ménages.
Entre confiance et incertitudes
L’assurance vie bénéficie depuis plus d’un an d’un contexte favorable : baisse des taux de l’épargne réglementée et des dépôts à terme, bonne tenue des marchés financiers. Ce contexte permet à ses deux piliers, fonds euros et unités de compte, d’être compétitifs. À compter du 1er mars, l’assurance vie devrait bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, qui devrait répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité.
Néanmoins, la guerre en Iran pourrait rebattre légèrement les cartes. En période de crise, les ménages ont tendance à privilégier l’épargne de précaution et, en premier lieu, le Livret A. La chute des marchés financiers pourrait dissuader les assurés d’investir sur les unités de compte, même si, en 2020 (Covid) ou en 2022 (guerre en Ukraine), le repli fut limité tant en volume que dans le temps. Le conflit au Moyen-Orient s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt des obligations souveraines, les investisseurs incorporant une prime liée à l’augmentation potentielle des prix. Cette hausse des taux, si elle demeure limitée, favorise le rendement des fonds euros. Si elle venait à s’emballer, elle serait, au contraire, préjudiciable aux fonds euros, la valeur du stock des obligations achetées dans le passé se dégradant.
Le marché immobilier français demeure hésitant. Au quatrième trimestre 2025, les prix des logements en France métropolitaine enregistrent une progression modérée de +0,4 % en données corrigées des variations saisonnières, après un léger recul de -0,1 % au trimestre précédent.
Dans le détail, la dynamique reste contrastée selon les segments. Le marché de l’ancien, qui constitue le cœur du parc résidentiel français, enregistre un rebond (+0,5 % après -0,1 %). Ce redressement intervient après près de deux années de correction progressive liée à la remontée des taux d’intérêt et à la contraction du crédit.
À l’inverse, le marché du neuf demeure orienté à la baisse. Les prix y reculent pour le deuxième trimestre consécutif (-0,6 % après -0,4 %). La combinaison du coût élevé de la construction, du durcissement des conditions de financement et de la chute des mises en chantier continue de peser sur les promoteurs, contraints d’ajuster leurs prix dans un environnement de demande affaiblie.
Sur un an, la progression des prix reste contenue mais positive (+1,0 % au quatrième trimestre 2025, après +0,7 % au trimestre précédent). Cette hausse est essentiellement imputable à l’ancien (+1,1 %), tandis que le neuf ralentit nettement (+0,2 % après +1,0 %), confirmant un découplage croissant entre les deux segments.
Sur un horizon plus long, l’indice des prix reste néanmoins à des niveaux élevés. Entre 2015 et 2025, les prix ont progressé d’environ 27 % à 30 % selon les segments, traduisant une décennie de forte valorisation immobilière portée par des taux d’intérêt historiquement bas. Le reflux observé depuis 2023 apparaît ainsi comme un ajustement après excès, et non comme une correction profonde.

Cercle de l’Epargne – données INSEE, SDES, Notaires de France – Groupe ADSN, Notaires du Grand Paris – Notantis.
Sans surprise, le Livret A enregistre, en février comme en janvier, une décollecte. Elle s’élève à 740 millions d’euros. Le Livret A paie cash la baisse de son taux, qui est passé, le 1er février dernier, de 1,7 à 1,5 %. Depuis le mois de juillet 2025, le Livret A a connu six décollectes, marquant une rupture avec la période débutée en 2020 avec l’épidémie de Covid. Ce processus de décollecte pourrait être contrarié, dans les prochains mois, par la guerre en Iran qui a débuté le 18 février et qui n’a donc pas affecté la collecte de l’épargne réglementée durant le deuxième mois de l’année.
Livret A : victime de son taux
Le résultat du mois de février 2026 détonne, car le deuxième mois de l’année réussit, en règle générale, assez bien au Livret A. Logiquement, le premier semestre est plutôt porteur pour le Livret A. Or, il commence, cette année, avec deux décollectes successives.
L’année dernière, la collecte avait atteint 940 millions d’euros. La moyenne de la collecte, ces dix dernières années en février, était de 2 milliards d’euros. Le record de collecte pour le deuxième mois de l’année remonte à 2023 avec 6,23 milliards d’euros ; le taux était alors passé de 2 à 3 %.
Depuis 2009, seules trois décollectes (2014, 2015, 2016) avaient été constatées. La dernière datait de 2016 avec -510 millions d’euros. La plus importante s’était produite en 2015 avec -910 millions d’euros. Le faible taux du Livret A à l’époque expliquait déjà en grande partie ces décollectes (taux évoluant entre 0,5 et 1,25 %).
Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) stable en février
Le LDDS est plus habitué que le Livret A aux décollectes en février, avec cinq au total depuis 2009. La dernière datait de 2016 avec -120 millions d’euros. La plus importante avait été enregistrée en 2010 avec -410 millions d’euros. En 2026, le LDDS demeure stable, avec une collecte nulle. L’année dernière, la collecte avait été positive, à hauteur de 640 millions d’euros. La collecte moyenne sur dix ans s’élevait à 622 millions d’euros.
Le Livret d’épargne populaire (LEP) : toujours en territoire positif
Avec son taux de rémunération de 2,5 %, le LEP continue de séduire les ménages modestes. La collecte a été positive, à hauteur de 180 millions d’euros en février. Elle est néanmoins nettement inférieure à celle de février 2025 (350 millions d’euros).
Vers une nouvelle donne ?
La guerre en Iran pourrait inciter les ménages à privilégier l’épargne de précaution à compter du mois de mars, comme cela avait été constaté lors des précédentes crises (Covid, guerre en Ukraine, crise politique).
Vers une hausse ou non du taux du Livret A le 1er août prochain ?
La hausse des prix de l’énergie devrait s’accompagner d’une reprise de l’inflation à compter du mois de mars. Le taux d’inflation, qui était en janvier de 0,9 % (à vérifier), devrait se situer en moyenne, sur le premier semestre, autour de 1,8 à 2 %, ce qui pourrait conduire à une révision à la hausse du taux du Livret A. Il pourrait ainsi revenir autour de 1,8 %, au lieu de 1,5 %. Le Gouvernement pourrait toutefois ne pas relever le taux du Livret A, considérant que la hausse des prix ne serait que temporaire, le prix du pétrole et du gaz revenant à leur niveau d’avant le conflit assez rapidement après la cessation des hostilités.

Le baril toujours au-dessus de 100 dollars et le gaz en hausse
Le baril de pétrole Brent demeure au-dessus des 100 dollars. Le maintien d’un cours élevé pour de nombreuses semaines commence à être intégré par les experts économiques, avec à la clé une résurgence de l’inflation et une baisse de l’activité. Entre le baril de Brent de la mer du Nord et le baril WTI américain, l’écart est important, à plus de 10 dollars (109 contre 97 dollars), témoignant de l’exposition prononcée à la guerre en Iran. Le WTI reste plus isolé, reflétant la dynamique intérieure des États-Unis et une exposition plus faible aux flux mondiaux immédiats. Du côté du gaz, le prix du TTF, la référence en Europe, a reflué à 60 euros par mégawattheure après une poussée à 74 euros (+35 %) jeudi, mais ne parvient pas à descendre plus bas.
Les valeurs « action » s’effritent de plus en plus
Le CAC 40 est en recul pour la troisième semaine consécutive, avec un recul de 3,11 %. Il est passé en dessous des 7 700 points, à 7 665,62 points, et entre officiellement en zone de correction. Depuis son record absolu du 26 février à 8 642,23 points, l’indice parisien abandonne 11,3 %. Tous les grands indices européens ont perdu, sur la semaine, plus de 3 %, et les indices américains 2 %. La chute du cours des actions demeure modeste au vu de la menace qui pèse sur l’économie avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Les investisseurs semblent s’habituer à la succession rapide des crises, considérant que l’économie les surmonte avec célérité.
Des taux obligataires orientés à la hausse
La crainte d’un retour de l’inflation provoque la hausse des taux obligataires. Le rendement du 10 ans allemand a atteint son plus haut niveau depuis 2011, à plus de 3 %, tandis que les Treasuries à 10 ans atteignent 4,38 %. Le taux de l’OAT à 10 ans dépasse de son côté 3,7 %.
L’or victime de la préférence pour les liquidités
Vendredi 20 mars, l’once d’or s’échangeait en dessous de 5 000 dollars. La baisse des derniers jours est imputable à des sorties de fonds indiciels, les investisseurs préférant les obligations dont les taux sont orientés à la hausse. Ils souhaitent par ailleurs disposer de liquidités afin de pouvoir saisir rapidement des opportunités d’achat sur les marchés. Enfin, les pays du Golfe, qui ont acquis de l’or ces dernières années, en vendent du fait de la raréfaction de leurs recettes issues du pétrole ou du gaz.
Les banques centrales en mode attentisme
La FED et la BCE, les deux premières banques centrales mondiales ont opté en mars pour la prudence en ne changeant pas leurs taux directeurs.
Mercredi 18 mars, le comité de politique monétaire de la Fed a maintenu ses taux directeurs entre 3,50 % et 3,75 %, soit le niveau atteint en décembre après trois baisses consécutives de 25 points de base. Ce statu quo intervient en plein conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël, conflit susceptible de générer une nouvelle vague inflationniste. « L’incertitude sur les perspectives économiques reste élevée. Les implications des développements au Moyen-Orient sont incertaines pour l’économie américaine », a constaté le comité de politique monétaire dans son communiqué. Il indique par ailleurs suivre avec attention l’évolution des prix et de l’emploi. Seul Stephen Miran, l’ancien conseiller économique de Donald Trump, a voté pour une baisse des taux, les onze autres ayant choisi la stabilité.
Jeudi 19 mars, la BCE a également décidé de ne pas changer ses taux directeurs. Le taux de dépôt reste à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 %.
La guerre en Iran rebat les cartes pour la zone euro, qui pouvait escompter, jusqu’au 28 février dernier, une inflation faible autour de 2 % et une reprise de la croissance. La hausse des prix de l’énergie change la donne. La BCE a revu à la hausse ses projections d’inflation pour 2026 à 2,6 % contre 1,9 % lorsqu’elle avait réalisé l’exercice en décembre dernier. Une hypothèse médiane. Son scénario le plus défavorable voit les prix grimper jusqu’à 4,4 %.
« La BCE va surveiller de très près l’évolution de la situation », a indiqué Christine Lagarde. Le risque de stagflation menace désormais l’Europe. Une hausse brutale et prolongée des coûts des hydrocarbures devrait tout à la fois peser sur l’activité et générer une hausse des prix. La BCE pourrait être confrontée à un dilemme : soit relever ses taux directeurs, pénalisant un peu plus la croissance, soit laisser les taux inchangés avec, comme risque, une reprise de l’inflation.

Avoir dépassé les 111 dollars en milieu de semaine, le baril de Brent a baissé légèrement pour terminer vendredi 20 mars autour de 109 dollars. En revanche, le prix du gaz est en forte hausse après les attaques israéliennes et iraniennes sur les complexes gaziers.
Le CAC 40 est en recul pour la troisième semaine consécutive, avec un recul de 3,11 %. Il est passé en dessous des 7 700 points, à 7 665,62 points, et entre officiellement en zone de correction. Depuis son record absolu du 26 février, à 8 642,23 points, l’indice parisien abandonne 11,3 %. Tous les grands indices européens ont perdu, sur la semaine, plus de 3 %, et les indices américains 2 %. La chute du cours des actions demeure modeste au vu de la menace qui pèse sur l’économie avec la fermeture du détroit d’Ormuz. Les investisseurs semblent s’habituer à la succession rapide des crises, considérant que l’économie les surmonte avec célérité.
La crainte d’un retour de l’inflation provoque la hausse des taux obligataires. Le rendement du 10 ans allemand a atteint son plus haut niveau depuis 2011, à plus de 3 %, tandis que les Treasuries à 10 ans atteignent 4,38 %. Le taux de l’OAT à 10 ans dépasse de son côté 3,7 %.
Le baril de pétrole Brent demeure au-dessus des 100 dollars. Le maintien d’un cours élevé pour de nombreuses semaines commence à être intégré par les experts économiques, avec à la clé une résurgence de l’inflation et une baisse de l’activité. Entre le baril de Brent de la mer du Nord et le baril WTI américain, l’écart est important, à plus de 10 dollars (109 contre 97 dollars), témoignant de l’exposition prononcée à la guerre en Iran. Le WTI reste plus isolé, reflétant la dynamique intérieure des États-Unis et une exposition plus faible aux flux mondiaux immédiats. Du côté du gaz, le prix du TTF, la référence en Europe, a reflué à 60 euros par mégawattheure après une poussée à 74 euros (+35 %) jeudi, mais ne parvient pas à descendre plus bas.
Vendredi 20 mars, l’once d’or s’échangeait en dessous de 5 000 dollars. La baisse des derniers jours est imputable à des sorties de fonds indiciels, les investisseurs préférant les obligations dont les taux sont orientés à la hausse. Ils souhaitent par ailleurs disposer de liquidités afin de pouvoir saisir rapidement des opportunités d’achat sur les marchés. Enfin, les pays du Golfe, qui ont acquis de l’or ces dernières années, en vendent du fait de la raréfaction de leurs recettes issues du pétrole ou du gaz.
Statu quo monétaire aux États-Unis
Mercredi 18 mars, le comité de politique monétaire de la Fed a décidé de conserver les taux directeurs entre 3,50 % et 3,75 %, soit le niveau atteint en décembre après trois baisses consécutives de 25 points de base. Ce statu quo intervient en plein conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël, conflit susceptible de générer une nouvelle vague inflationniste. « L’incertitude sur les perspectives économiques reste élevée. Les implications des développements au Moyen-Orient sont incertaines pour l’économie américaine », a constaté le comité de politique monétaire dans son communiqué. Il indique par ailleurs suivre avec attention l’évolution des prix et de l’emploi. Seul Stephen Miran, l’ancien conseiller économique de Donald Trump, a voté pour une baisse des taux, les onze autres ayant choisi la stabilité.
La Fed a également publié ses projections économiques révisées. Pour 2026, elle prévoit une croissance de 2,4 % du PIB réel, 0,1 point de plus qu’en décembre. Les prix à la consommation « core PCE » augmenteraient de 2,7 %, en hausse de 0,2 point. Elle ne modifie pas ses prévisions sur le taux de chômage (4,4 %) et sur le niveau des taux d’intérêt (3,4 %), impliquant une seule baisse d’un quart de point dans l’année. Aux États-Unis, l’inflation est au-dessus de la cible de 2 % depuis plus de 5 ans. Les dépenses de consommation hors énergie et hors alimentation (core PCE), l’indicateur de référence, ont augmenté de 3,1 % en janvier, soit une remontée de 0,4 point depuis octobre. La hausse des prix à la production s’est, par ailleurs, accélérée en février. Jerome Powell a signalé lors de sa conférence de presse que les incertitudes actuelles rendaient l’élaboration de prévisions complexe. « Il est trop tôt pour connaître l’ampleur et la durée des effets potentiels sur l’économie » du choc pétrolier ; les effets économiques « pourraient être beaucoup plus petits ou beaucoup plus grands, on n’en sait absolument rien », a-t-il indiqué.
Le bras de fer entre Jerome Powell et Donald Trump continue. Le premier, qui fait l’objet d’une enquête judiciaire à charge par le département de la Justice, a déclaré qu’il ne quitterait pas le conseil de la Fed après la fin de son mandat de président en mai, tant que celle-ci ne sera pas achevée. Jerome Powell pourrait d’ailleurs se maintenir en tant que président au-delà de mai, car le sénateur républicain Thom Tillis a promis de bloquer sa succession jusqu’au retrait de la procédure judiciaire.
Statu quo monétaire en Europe
Jeudi 19 mars, la BCE a également décidé de ne pas changer ses taux directeurs. Le taux de dépôt reste à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 %.
La guerre en Iran rebat les cartes pour la zone euro, qui pouvait escompter, jusqu’au 28 février dernier, une inflation faible autour de 2 % et une reprise de la croissance. La hausse des prix de l’énergie change la donne. La BCE a revu à la hausse ses projections d’inflation pour 2026 à 2,6 % contre 1,9 % lorsqu’elle avait réalisé l’exercice en décembre dernier. Une hypothèse médiane. Son scénario le plus défavorable voit les prix grimper jusqu’à 4,4 %.
« La BCE va surveiller de très près l’évolution de la situation », a indiqué Christine Lagarde. Le risque de stagflation menace désormais l’Europe. Une hausse brutale et prolongée des coûts des hydrocarbures devrait tout à la fois peser sur l’activité et générer une hausse des prix. La BCE pourrait être confrontée à un dilemme : soit relever ses taux directeurs, pénalisant un peu plus la croissance, soit laisser les taux inchangés avec, comme risque, une reprise de l’inflation.
La situation de la zone euro n’est pas celle de 2022, au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. À l’époque, l’inflation était élevée en raison du Covid et des plans de relance qui avaient désorganisé les chaînes d’approvisionnement. En ce début d’année 2026, le taux d’inflation de la zone euro était de 1,9 % et les tensions sur les prix étaient faibles. Néanmoins, si les prix de l’énergie restent élevés ou augmentent sur une période prolongée et se répercutent sur d’autres secteurs de l’économie de la zone euro, la banque centrale n’hésitera pas à augmenter les taux d’intérêt.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 20 mars 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 7 665,62 | -3,11 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 45 577,47 | -2,11 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 506,48 | -1,90 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 21 647,61 | -2,07 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 22 397,43 | -4,26 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 9 918,33 | -3,06 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 501,28 | -3,68 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 372,53 | -1,61 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 3 957,05 | -3,97 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,755 % | +0,083 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +3,051 % | +0,072 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,377 % | +0,092 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1563 | -0,47 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 592,09 | 11,80 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 109,81 | +5,23 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 69 778,6163 | -1,17 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
En 2025, l’épargne salariale confirme son rôle croissant dans le paysage financier français. Selon les données de l’Association Française de la Gestion Financière (AFG), les encours atteignent 229,4 milliards d’euros, en progression de 14,7 % sur un an. Depuis la crise de 2008, cette épargne enregistre une croissance annuelle moyenne de 7,1 %, témoignant d’une dynamique structurelle.
Pour le Cercle de l’Épargne, l’épargne salariale s’impose désormais comme un levier essentiel de constitution d’une épargne de long terme et comme un outil efficace de financement des entreprises.
Le développement de l’épargne salariale s’appuie sur une diffusion croissante dans le tissu productif :
Au total, 13,2 millions de salariés détiennent un compte d’épargne salariale (+402 000 en un an). Plus d’un tiers des Français âgés de 20 à 60 ans en sont désormais bénéficiaires.
Les montants issus des mécanismes de partage de la valeur demeurent significatifs, avec environ 2 000 euros en moyenne pour la participation et l’intéressement.
Pour le Cercle de l’Épargne, « ces dispositifs participent à la diffusion de la culture financière et offrent aux salariés des outils concrets pour préparer leurs projets de vie et leur retraite ».
Les fonds diversifiés atteignent 144 milliards d’euros, soit 63 % des encours, en hausse de 11 % sur un an. Cette progression traduit une évolution des comportements d’épargne.
Depuis 2013, la structure des placements a profondément évolué :
Cette recomposition reflète une meilleure acceptation du risque et une orientation accrue vers le long terme.
L’épargne salariale contribue de manière significative au financement de l’économie productive :
soit 76 % des actifs orientés vers les entreprises.
L’ancrage national demeure fort :
« L’épargne salariale constitue un instrument puissant de financement des entreprises françaises et européennes, contribuant ainsi à la souveraineté économique », souligne le Cercle de l’Épargne.
La gestion pilotée connaît un essor rapide, avec des encours atteignant 15,5 milliards d’euros (+16,7 %), soit 40 % de l’épargne retraite collective.
Plus des deux tiers des titulaires de PER collectifs y ont recours. Cette gestion permet une adaptation progressive du niveau de risque en fonction de l’âge.
Chez les moins de 30 ans :
La gestion pilotée favorise ainsi une exposition accrue aux actifs de croissance, tout en sécurisant progressivement les placements.
Les résultats observés confirment l’intérêt d’une gestion de long terme :
Les rendements annualisés atteignent :
Ces performances illustrent la prime au temps et la pertinence de la diversification.
La collecte brute atteint 23,4 milliards d’euros en 2025, en progression de 1,7 milliard d’euros.
Les flux se répartissent entre :
Les fonds actions enregistrent des flux nets de +2,3 milliards d’euros, confirmant l’appétence pour les actifs risqués.
En parallèle, les rachats progressent à 21 milliards d’euros, dont 36 % de déblocages anticipés, principalement liés à l’acquisition de la résidence principale ou à la mobilité professionnelle.
Les encours de l’épargne retraite collective atteignent 39 milliards d’euros (+14,2 %), avec une collecte nette de 2,8 milliards d’euros.
Les PER collectifs représentent désormais 82 % des encours, confirmant leur montée en puissance dans le cadre de la loi Pacte.
L’épargne salariale accompagne la transition vers une finance responsable :
Les flux confirment cette tendance, avec 61 % de la collecte orientée vers des supports durables.
Pour le Cercle de l’Épargne, « la montée en puissance de l’épargne salariale traduit une transformation profonde du modèle français. Elle devient un vecteur majeur de préparation de la retraite et un instrument clé du financement des entreprises ».
Dans un contexte de vieillissement démographique et d’incertitudes sur les retraites, l’épargne salariale apparaît comme un levier essentiel pour sécuriser les parcours financiers des Français.
À court terme, les marchés restent suspendus à l’évolution militaire dans le Golfe. La durée du conflit et le degré de perturbation du détroit d’Ormuz détermineront l’ampleur du choc énergétique et, par ricochet, l’évolution de l’inflation, des taux et des marchés financiers ainsi que de la croissance
Le baril toujours au-dessus des 100 dollars
Malgré la décision des États membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de mettre sur le marché 400 millions de barils, le pétrole demeure mi-mars au-dessus des 100 dollars le baril (Brent). La décision de l’AIE vise à contrebalancer les perturbations massives engendrées par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz qui relie les pays pétroliers du golfe Persique aux marchés mondiaux.
La France a prévu de puiser dans ses réserves stratégiques à hauteur de 14,5 millions de barils, l’Allemagne à hauteur de 19,5 millions, le Royaume-Uni pour 13,5 millions. Aux États-Unis, le président Donald Trump a confirmé la participation de Washington au dispositif avec un déblocage de 172 millions de barils. Le Japon, l’un des pays les plus exposés aux ruptures d’approvisionnement — 90 % de ses importations pétrolières passent par le détroit d’Ormuz —, a annoncé qu’il débloquerait environ 80 millions de barils.
Les effets de cette décision sont difficiles à cerner. Celle-ci semble confirmer le risque de choc pétrolier de grande ampleur auquel est confrontée l’économie mondiale ainsi que la perspective d’un prolongement de la guerre. Les précédentes libérations de réserves ont donné des résultats mitigés. Les membres de l’AIE ont procédé à deux déblocages successifs en 2022, au début du conflit russo-ukrainien. La première vague n’avait pas entraîné de réelle baisse des cours ; la seconde s’était révélée plus efficace.
Une économie américaine au petit trot
L’économie américaine a progressé au taux annualisé de 0,7 % au quatrième trimestre 2025, contre 1,4 % en première estimation, les exportations, les dépenses de consommation et les investissements ayant été plus faibles que prévu.
Le Bureau of Economic Analysis (BEA) a également publié, vendredi 13 mars, l’indice d’inflation (PCE) pour le mois de janvier. Sa progression a légèrement ralenti à 2,8 % sur un an contre 2,9 % en décembre. Elle demeure néanmoins supérieure à l’objectif de la banque centrale (Fed), fixé à 2 %. L’inflation sous-jacente (hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation) a, de son côté, accéléré en janvier, à 3,1 % contre 3 % le mois précédent. Les analystes s’attendent à voir l’inflation repartir à la hausse avec les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie et les coûts de production. Le moral des consommateurs américains s’est, en revanche, moins dégradé que prévu au mois de mars en dépit de la guerre en Iran, passant de 56,6 à 55,5 points. Les consommateurs anticipent une hausse des prix de 3,4 % à horizon d’un an, un chiffre inchangé par rapport au mois précédent, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une accélération à 3,7 %.
Les taux obligataires en augmentation
Les taux des obligations souveraines ont augmenté au cours de la deuxième semaine de guerre en Iran. Le taux de l’OAT à 10 ans s’est rapproché de 3,7 %, le taux de son équivalent allemand est proche de 3 %, et celui des États-Unis dépasse 4,2 %. Pour le taux français, il faut remonter à 2011 pour retrouver un niveau plus élevé. Les investisseurs intègrent une prime d’inflation en forte hausse.
Des marchés actions dans l’attente
Après la forte baisse enregistrée lors de la première semaine du conflit, les indices actions des principales places européennes ont connu, durant la deuxième semaine, des variations plus mesurées. Le CAC 40 a ainsi perdu un peu plus de 1 %, quand le DAX allemand reculait de moins de 0,5 %. Les grandes entreprises françaises, en particulier celles du luxe, sont davantage exposées à l’arrêt des économies moyen-orientales que leurs homologues allemandes. Les indices américains se sont repliés de 1 à 2,6 % sur la semaine.

Des marchés sous la guerre
À court terme, les marchés restent suspendus à l’évolution militaire dans le Golfe. La durée du conflit et le degré de perturbation du détroit d’Ormuz détermineront l’ampleur du choc énergétique et, par ricochet, l’évolution de l’inflation, des taux et des marchés financiers.
Le baril toujours au-dessus des 100 dollars
Malgré la décision des États membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de mettre sur le marché 400 millions de barils, le pétrole a terminé la semaine au-dessus de 100 dollars le baril (Brent). Le dernier déblocage dans le cadre de l’AIE avait eu lieu en 2022, après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les pays membres avaient alors injecté collectivement 182 millions de barils.
La décision de l’AIE vise à contrebalancer les perturbations massives qu’engendre la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz, qui relie les pays pétroliers du golfe Persique aux marchés mondiaux. Selon l’organisation internationale, les pays du Golfe réduisent actuellement leur production pétrolière d’au moins 10 millions de barils par jour en raison du blocage du détroit, soit « la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en or noir de l’histoire. Le risque d’attaques de drones ou de tirs de missiles paralyse le trafic dans ce goulet où transite, traditionnellement, un cinquième du pétrole produit dans le monde, soit environ 15 millions de barils de brut et 5 millions de produits pétroliers.
La France a prévu de puiser dans ses réserves stratégiques à hauteur de 14,5 millions de barils, l’Allemagne à hauteur de 19,5 millions, ou encore le Royaume-Uni pour 13,5 millions. Aux États-Unis, le président Donald Trump a confirmé la participation de Washington au dispositif avec un déblocage de 172 millions de barils. Le Japon, l’un des pays les plus exposés aux ruptures d’approvisionnement — 90 % de ses importations pétrolières passent par le détroit d’Ormuz —, a annoncé qu’il débloquerait environ 80 millions de barils.
Selon l’agence, les États membres détiennent plus de 1,2 milliard de barils de stocks d’urgence, auxquels s’ajoutent 600 millions de barils détenus par l’industrie en vertu d’obligations gouvernementales. Le déblocage conjoint proposé lundi vise à atténuer les tensions sur les marchés pétroliers.
Les effets de cette décision sont difficiles à cerner. Celle-ci semble confirmer le risque de choc pétrolier de grande ampleur auquel est confrontée l’économie mondiale ainsi que la perspective d’un prolongement de la guerre. Les précédentes libérations de réserves ont donné des résultats mitigés. Les membres de l’AIE ont procédé à deux déblocages successifs en 2022, au début du conflit russo-ukrainien. La première vague n’avait pas entraîné de réelle baisse des cours ; la seconde s’était révélée plus efficace.
Le déblocage des stocks stratégiques pourrait compenser la perte de l’offre en provenance du golfe Persique uniquement si la guerre s’achève rapidement et si le détroit redevient navigable. Selon une note du cabinet Capital Economics passant en revue divers scénarios, l’hypothèse la moins sévère — celle d’un conflit limité à quelques semaines — reviendrait à priver le marché d’environ 350 millions de barils. Mais ce volume perdu serait de quatre à six fois plus important en cas d’escalade.
Une économie américaine au petit trot
L’économie américaine a progressé au taux annualisé de 0,7 % au quatrième trimestre 2025, contre 1,4 % en première estimation, les exportations, les dépenses de consommation et les investissements ayant été plus faibles que prévu.
Le Bureau of Economic Analysis (BEA) a également publié, vendredi 13 mars, l’indice d’inflation (PCE) pour le mois de janvier. Sa progression a légèrement ralenti, à 2,8 % sur un an contre 2,9 % en décembre. Elle demeure néanmoins supérieure à l’objectif de la banque centrale (Fed), fixé à 2 %. L’inflation sous-jacente (hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation) a, de son côté, accéléré en janvier, à 3,1 % contre 3 % le mois précédent. Les analystes s’attendent à voir l’inflation repartir à la hausse avec les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie et les coûts de production. Le moral des consommateurs américains s’est, en revanche, moins dégradé que prévu au mois de mars en dépit de la guerre en Iran, passant de 56,6 à 55,5 points. Les consommateurs anticipent une hausse des prix de 3,4 % à horizon d’un an, un chiffre inchangé par rapport au mois précédent, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une accélération à 3,7 %.
Les taux obligataires en augmentation
Les taux des obligations souveraines ont augmenté au cours de la deuxième semaine de guerre en Iran. Le taux de l’OAT à 10 ans s’est rapproché de 3,7 %, le taux de son équivalent allemand est proche de 3 %, et celui des États-Unis dépasse 4,2 %. Pour le taux français, il faut remonter à 2011 pour retrouver un niveau plus élevé. Les investisseurs intègrent une prime d’inflation en forte hausse.
Des marchés actions dans l’attente
Après la forte baisse enregistrée lors de la première semaine du conflit, les indices actions des principales places européennes ont connu, durant la deuxième semaine, des variations plus mesurées. Le CAC 40 a ainsi perdu un peu plus de 1 %, quand le DAX allemand reculait de moins de 0,5 %. Les grandes entreprises françaises, en particulier celles du luxe, sont davantage exposées à l’arrêt des économies moyen-orientales que leurs homologues allemandes. Les indices américains se sont repliés de 1 à 2,6 % sur la semaine.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 13 mars 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 7 903,42 | -1,03 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 46 558,47 | -1,99 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 632,19 | -1,60 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 22 105,36 | -2,60 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 23 396,78 | -0,41 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 261,05 | -0,00 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 716,61 | -006 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 819,61 | -4,37 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 095,45 | -0,46% | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,672 % | +0,160 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,979 % | +0,117 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,285 % | +0,156 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1442 | -1,50% | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 5 049,44 | -0,85 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 101,85 | +9,10 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 71 815,6709 | +6,12 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |

Cette semaine, notre rendez-vous sera consacré aux conséquences économiques et financières ainsi qu’à celles pour les épargnants
Pour commencer, une pensée pour les habitantes et habitants du Moyen Orient qui sont confrontés à d’importants bombardements.
En préalable à mes propos, il faut rester modeste et prudent dans les analyses compte tenu du haut niveau d’incertitudes dans lequel nous évoluons. Les conséquences économiques et financières dépendent , en effet, de l’ampleur et de la durée du conflit. Un conflit limité dans le temps, deux mois à trois mois est probable.
Le conflit a des conséquences économiques et financières. Ellepeut influer sur les actions des épargnants.
Les effets économiques
L’augmentation du prix de l’énergie
L’effet le plus visible et le plus sensible est la hausse du prix de l’énergie. L’évolution du cours du baril dépend des menaces qui pèsent sur les gisements, les raffineries et sur les ports ainsi que sur le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial. Le 9 mars, son cours dépassait 100 dollars le baril (Brent), contre moins de 65 dollars avant le conflit. Le prix du gaz et de l’électricité est en forte hausse.
L’augmentation des cours est liée au blocage du détroit d’Ormuz, des attaques iraniennes sur les ports ou les raffineries des pays du Moyen Orient. Une semaine après le déclenchement des hostilités, détroit n’est pas réellement bloqué. L’Iran ne l’a pas miné ou fermé comme lors de la guerre avec l’Irak mais la simple menace des missiles et des drones suffit à empêcher les navires d’y passer. Les assureurs refusent que les armateurs prennent le risque d’exposer leurs bateaux à des attaques éventuelles. Le Japon et la Chine sont les plus touchés par l’arrêt de la navigation.
En matière d’exportation, le pétrole et le gaz du Moyen-Orient sont en premier lieu destinés aux pays d’Asie (70 % des exportations). L’Europe est moins dépendante du pétrole du Moyen-Orient qu’elle ne l’était dans les années 1970-1980. Le pétrole moyen-oriental assure entre 15 et 20 % de la consommation pétrolière européenne. Pour la Chine, cette proportion atteint 45 %, avec une forte dépendance à l’Iran. Le Japon, de son côté, s’approvisionne à 80 % au Moyen-Orient. Au total, près de 70 % des exportations du Moyen-Orient vont vers l’Asie.
Pour le gaz, la dépendance à la région est moindre. Celle-ci assure environ 8 % de la consommation de l’Europe (le Qatar est le premier fournisseur), 10 % de celle du Japon et de 12 à 15 % de celle de la Chine.
Pour limiter la hausse du cours, les pays de l’OPEP ont pris la décision d’augmenter leur production mais il faut qu’ils puissent l’acheminer. Les Etats-Unis et la France cherchent à garantir la sécurité du détroit. Dans l’attente de l’arrêt de la guerre ou de cette sécurisation, les prix du pétrole et du gaz risquent de rester élevés.
Une hausse temporaire de l’inflation
Un surcroit d’inflation dans les prochains mois est à attendre. Si les cours d l’énergie restaient à leur niveau actuel, l’inflation pourrait atteindre de 5 à 7 % en Europe. Il est plus probable que les prix augmentent de 3 à 4 % au maximum. Le pétrole pourrait revenir à 60 dollars dès la fin de l’hostilité.
Un effet sur la croissance à relativiser
Une hausse du cours de l’énergie provoque une diminution du pouvoir d’achat des ménages, une augmentation des coûts pour les entreprises et une dégradation de la balance commerciale. Selon l’OCDE, une hausse de 10 dollars du pétrole réduit l’activité d’environ 0,2 % dans les pays développés. Une augmentation de 20 dollars ponctionnerait 0,4 point de croissance. Pour le gaz, le doublement du prix réduirait la croissance de 0,5 à 1 point. Au total, la croissance sur l’année pourrait être amputée de 0,7 à 1,2 point. De ce fait, l’Europe entrerait en stagnation.
Le Moyen Orient est une zone commerciale importante pour les entreprises européennes qui fournissent notamment des produits alimentaires et des produits de luxe. Une baisse de la consommation dans cette région pénalisera l’activité en Europe.
Il est toutefois probable que les effets de la guerre soient plus limités car, a priori, elle s’achèvera avant la fin de l’année. Une perte de croissance de 0,2 à 0,3 point est possible pour l’Europe.
Un effet sur les finances publiques possible
Une diminution de la croissance signifie moins de recettes et plus de dépenses publiques. A la clef, les déficits pourraient s’accroître d’autant plus que les besoins en armement sont orientés à la hausse.
Les conséquences financières
Une baisse temporaire du cours des actions
Les indices actions ont fortement reculé lors de la première semaine du conflit, -7 % pour le CAC 40, un peu moins pour les indices américains. La baisse des valeurs européennes plus forte que celles des Etats-Unis s’explique par l’exposition plus importante au Moyen Orient que ce soit pour les importations d’énergie ou pour les exportations.
Une hausse des taux obligataires
Les investisseurs anticipent une augmentation de l’inflation et l’intègrent dans les taux obligataires. Le tau de l’OAT de la France est passé de 3,2 à 3,5 % en une semaine.
La préférence pour les liquidités au détriment de l’or
Le cours de l’or varie peu depuis le conflit et reste nettement en dessous de son record de début d’année. Le conflit avait en partie anticipé par les investisseurs.
Vendredi 6 mars, l’once s’échangeait contre un peu plus de 5 000 dollars. Les investisseurs privilégient les liquidités pour rester mobiles.
De son côté, le bitcoin a retrouvé quelques couleurs en repassant au-dessus de 70 000 dollars.
Le dollar : le retour de la valeur refuge
Le dollar joue son rôle traditionnel de valeur refuge et les Etats-Unis sont économiquement moins exposés que le Japon, la Chine ou l’Europe à la guerre au Moyen Orient. Le dollar a ainsi regagné près de 1,5 % par rapport à l’euro entre le 28 février et le 6 mars.
Quels conseils pour les épargnants ?
Comme toujours, les épargnants ne doivent pas céder à la panique. Lors des dernières crises, covid, guerre en Ukraine, le retour à la normale et la compensation des pertes ont plus rapides que lors des crises précédentes. La baisse des cours peut offrir des opportunités pour acquérir certaines valeurs qui étaient devenues chères. Cela peut être le bon moment pour réaliser des arbitrages en réduisant son exposition au dollar pour choisir l’Asie et l’Europe en profitant du petit regain de forme du dollar.
Le taux des obligationns est orienté à la hausse ce qui peut rendre ce placement intéressant.

Cette semaine, notre rendez-vous sera consacré aux conséquences économiques et financières ainsi qu’à celles pour les épargnants.
Pour commencer, une pensée pour les habitantes et habitants du Moyen-Orient qui sont confrontés à d’importants bombardements.
En préalable à mes propos, il faut rester modeste et prudent dans les analyses compte tenu du haut niveau d’incertitude dans lequel nous évoluons. Les conséquences économiques et financières dépendent, en effet, de l’ampleur et de la durée du conflit. Un conflit limité dans le temps, de deux à trois mois, est probable, avec une diminution des lancements de missiles de la part de l’Iran.
L’effet le plus visible et le plus sensible est la hausse du prix de l’énergie. L’évolution du cours du baril dépend des menaces qui pèsent sur les gisements, les raffineries et les ports, ainsi que sur le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial.
Une semaine après le déclenchement des hostilités, ce détroit n’est pas réellement bloqué. L’Iran ne l’a pas miné ni fermé comme lors de la guerre avec l’Irak, mais la simple menace suffit à empêcher les navires d’y passer. Les assureurs refusent que les armateurs prennent le risque d’exposer leurs bateaux à d’éventuelles attaques. Le Japon et la Chine sont les plus touchés par l’arrêt de la navigation.
En matière d’exportations, le pétrole et le gaz du Moyen-Orient sont en premier lieu destinés aux pays d’Asie (70 % des exportations). L’Europe est moins dépendante du pétrole du Moyen-Orient qu’elle ne l’était dans les années 1970-1980. Le pétrole moyen-oriental assure entre 15 et 20 % de la consommation pétrolière européenne. Pour la Chine, cette proportion atteint 45 %, avec une forte dépendance à l’Iran. Le Japon, de son côté, s’approvisionne à 80 % au Moyen-Orient. Au total, près de 70 % des exportations du Moyen-Orient vont vers l’Asie.
Pour le gaz, la dépendance à la région est moindre. Celle-ci assure environ 8 % de la consommation de l’Europe (le Qatar est le premier fournisseur), 10 % de celle du Japon et de 12 à 15 % de celle de la Chine.
Pour limiter la hausse des cours, les pays de l’OPEP ont pris la décision d’augmenter leur production, mais encore faut-il qu’ils puissent l’acheminer.
Un surcroît d’inflation dans les prochains mois est à attendre. Si les cours de l’énergie restaient à leur niveau actuel, l’inflation pourrait atteindre de 5 à 7 % en Europe. Il est toutefois plus probable que les prix augmentent de 3 à 4 % au maximum. Le pétrole pourrait revenir à 60 dollars dès la fin des hostilités.
Une hausse du cours de l’énergie provoque une diminution du pouvoir d’achat des ménages, une augmentation des coûts pour les entreprises et une dégradation de la balance commerciale. Selon l’OCDE, une hausse de 10 dollars du pétrole réduit l’activité d’environ 0,2 % dans les pays développés. Une augmentation de 20 dollars ponctionnerait 0,4 point de croissance. Pour le gaz, le doublement du prix réduirait la croissance de 0,5 à 1 point.
Au total, la croissance sur l’année pourrait être amputée de 0,7 à 1,2 point. De ce fait, l’Europe entrerait en stagnation.
Le Moyen-Orient est une zone commerciale importante pour les entreprises européennes qui fournissent notamment des produits alimentaires et des produits de luxe. Une baisse de la consommation dans cette région pénalisera l’activité en Europe.
Il est toutefois probable que les effets de la guerre soient plus limités car, a priori, elle s’achèvera avant la fin de l’année. Une perte de croissance de 0,2 à 0,3 point est possible pour l’Europe.
Une diminution de la croissance signifie moins de recettes et plus de dépenses publiques. À la clé, les déficits pourraient s’accroître, d’autant plus que les besoins en armement sont orientés à la hausse.
Les indices actions ont fortement reculé lors de la première semaine du conflit : –7 % pour le CAC 40, un peu moins pour les indices américains. La baisse des valeurs européennes, plus forte que celle des États-Unis, s’explique par l’exposition plus importante au Moyen-Orient, que ce soit pour les importations d’énergie ou pour les exportations.
Les investisseurs anticipent une augmentation de l’inflation et l’intègrent dans les taux obligataires. Le taux de l’OAT française est passé de 3,2 à 3,5 % en une semaine.
Le cours de l’or varie peu depuis le début du conflit et reste nettement en dessous de son record de début d’année. Le conflit avait en partie été anticipé par les investisseurs.
Vendredi 6 mars, l’once s’échangeait contre un peu plus de 5 000 dollars. Les investisseurs privilégient les liquidités afin de rester mobiles.
De son côté, le bitcoin a retrouvé quelques couleurs en repassant au-dessus de 70 000 dollars.
Le dollar joue son rôle traditionnel de valeur refuge et les États-Unis sont économiquement moins exposés que le Japon, la Chine ou l’Europe à la guerre au Moyen-Orient. Le dollar a ainsi regagné près de 1,5 % par rapport à l’euro entre le 28 février et le 6 mars.
Comme toujours, les épargnants ne doivent pas céder à la panique. Lors des dernières crises — covid, guerre en Ukraine — le retour à la normale et la compensation des pertes ont été plus rapides que lors des crises précédentes.
La baisse des cours peut offrir des opportunités pour acquérir certaines valeurs qui étaient devenues chères.
Cela peut être le bon moment pour réaliser des arbitrages en réduisant son exposition au dollar afin de privilégier l’Asie et l’Europe, en profitant du regain de forme du billet vert.


Si les marchés ont été fortement touchés par l’enclenchement d’un conflit de grande ampleur en Iran, vendredi 6 mars, la statistique sur le chômage aux Etats-Unis a été par ailleurs froidement accueilli par les investisseurs. En effet, en février, 92 000 emplois ont été perdus dans le secteur privé aux Etats-Unis. Une surprise totale pour les marchés financiers. Le consensus Bloomberg tablait sur 55 000 embauches, après les 126 000 de janvier. Le taux de chômage est passé de 4,3% à 4,4% de la population active de janvier à février. Avec l’inflation en hausse, l’économie américaine est menacée de stagflation ce qui rend la tâche de la banque centrale difficile. La hausse du chômage pourrait inciter la FED à réduire ses taux directeurs mais les menaces inflationnistes renforcées par l’augmentation du cours de l’énergie pourrait la conduire au contraire à les relever.
Sur la semaine, le Cac 40 a perdu près de 7%. Il est repassé en-dessous de la barre des 8000 points. Les autres indices ont, en moyenne, abandonné plus de 6 %. Les indices européens ont plus souffert que ceux des Etats-Unis. L’exposition de l’’Europe au gaz et au pétrole moyen-orientale est plus marquée que pour les Etats-Unis. Par ailleurs, au niveau des exportations, le Moyen Orient est une région importante pour de nombreuses européennes dont celles du luxe.
Après le Covid, la guerre en Ukraine, les droits de douane et différentes foucades de Donald Trump, l’économie mondiale doit faire face à une guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran depuis le 28 février 2026, guerre qui menace d’embraser l’ensemble du Proche-Orient. Par rapport à la guerre de 12 jours du mois de juin 2025, celle-ci est d’une tout autre ampleur, tant par les moyens militaires engagés que par la volonté de l’Iran d’impliquer dans le conflit un grand nombre de pays du Golfe, accusés d’être des alliés des États-Unis. La guerre est devenue ainsi rapidement régionale. En raison de la présence d’un grand nombre de ressortissants européens au Proche-Orient et des accords de coopération militaire liant des États européens comme la France à des pays de la région, la guerre en Iran tend à se mondialiser. La Russie et la Chine, qui ont noué des relations avec le régime de Téhéran, ont dénoncé l’intervention américaine mais dans des termes pour le moment mesurés.
Une déstabilisation du marché du pétrole temporaire ?
Avec le déclenchement de la guerre en Iran, le cours du baril de pétrole (Brent) est passé de 65 à plus de 90 dollars ; de son côté, le prix du gaz a doublé. Cette hausse est imputable aux menaces qui pèsent tant sur la production de pétrole et de gaz dans les pays du Moyen-Orient en raison des combats qu’à la difficulté de l’exporter avec le blocage potentiel du détroit d’Ormuz.
Le Moyen-Orient représente 30 % de la production pétrolière mondiale et 17 % de celle du gaz naturel. En matière de réserves, les chiffres respectifs sont de 48 % et 40 %. Les trois premiers pays en matière de réserves pétrolières sont le Venezuela, l’Arabie saoudite et l’Iran. Ce dernier possède la deuxième réserve mondiale de gaz derrière la Russie.
Le pétrole et le gaz du Moyen-Orient ont comme principales caractéristiques d’être peu chers à extraire et d’être aisés à raffiner. Le coût d’extraction du pétrole se situe en moyenne entre 3 et 10 dollars le baril contre 40 à 60 dollars pour le pétrole de schiste américain. Le pétrole iranien est l’un des moins chers, avec celui d’Arabie saoudite, à extraire.
Pas de risque d’approvisionnement pour l’Europe
En matière d’exportation, le pétrole et le gaz du Moyen-Orient sont en premier lieu destinés aux pays d’Asie (70 % des exportations). L’Europe est moins dépendante du pétrole du Moyen-Orient qu’elle ne l’était dans les années 1970-1980. Le pétrole moyen-oriental assure entre 15 et 20 % de la consommation pétrolière européenne. Pour la Chine, cette proportion atteint 45 %, avec une forte dépendance à l’Iran. Le Japon, de son côté, s’approvisionne à 80 % au Moyen-Orient. Au total, près de 70 % des exportations du Moyen-Orient vont vers l’Asie.
Pour le gaz, la dépendance à la région est moindre. Celle-ci assure environ 8 % de la consommation de l’Europe (le Qatar est le premier fournisseur), 10 % de celle du Japon et de 12 à 15 % de celle de la Chine.
Le blocage du détroit d’Ormuz : un problème d’assurance
La hausse du cours du baril est liée aux menaces qui pèsent sur les gisements et sur les ports ainsi que sur le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial. La Chine et le Japon sont les principaux pays touchés par le blocage du détroit.
Une semaine après le déclenchement des hostilités, ce détroit n’est pas réellement bloqué. L’Iran ne l’a pas miné ou fermé comme lors de la guerre avec l’Irak mais la simple menace suffit à empêcher les navires d’y passer. Les assureurs refusent que les armateurs prennent le risque d’exposer leurs bateaux à des attaques éventuelles.
Face à ce risque, les États-Unis se sont dit prêts à garantir la sécurité des navires, voire à indemniser les armateurs en cas de perte du bateau et de son chargement. Pour le moment, une centaine de navires restent bloqués en amont du détroit. Les armateurs préfèrent par ailleurs éviter la zone moyen-orientale en contournant l’Afrique, ce qui conduit à des surcoûts et des délais de transport plus importants.
D’autres produits victimes du conflit
L’aluminium a enregistré une forte hausse de son cours. La tonne d’aluminium est ainsi passée de 3 140 dollars vendredi à 3 300 dollars, son plus haut niveau depuis 2022. Les pays du Golfe persique sont des producteurs importants de ce métal. Ils représentent 8,3 % de la production mondiale d’aluminium primaire et 14,5 % des exportations mondiales selon l’International Aluminium Institute.
Cette production exige une quantité importante d’énergie, ce qui explique l’implantation de nombreuses usines d’aluminium au Moyen-Orient. Entre 13 MWh et 16 MWh d’électricité sont nécessaires pour produire une tonne de métal.
Par ailleurs, les fonderies doivent être alimentées en alumine, ingrédient de base du métal. L’industrie de la région en consomme environ 13 millions de tonnes par an, dont plus des deux tiers sont acheminés par le détroit d’Ormuz. Les fonderies disposent en moyenne de trois à quatre semaines de stocks d’alumine, ce qui leur permet d’absorber des perturbations de courte durée, mais des contraintes prolongées se traduiraient rapidement par un risque pour la production.
Une augmentation temporaire des cours
Un regain d’inflation du fait de la hausse de l’énergie et des produits importés est craint. Si la hausse est réelle, elle pourrait n’être que temporaire.
Ce conflit n’est pas de même nature que celui concernant l’Ukraine et la Russie. En 2022, ce dernier a conduit les pays occidentaux, et en premier lieu les Européens, à bannir le pétrole et le gaz russes par application de sanctions. Or l’Union européenne était alors en situation de forte dépendance vis-à-vis de la Russie : ce pays représentait alors 40 % des importations de gaz et 25 % pour le pétrole.
Aujourd’hui, la crise au Moyen-Orient ne met pas en danger l’approvisionnement européen en énergie. Elle peut certes être un réel problème pour la Chine et le Japon.
Ces deux pays pourraient compenser une partie du gaz et du pétrole passant par le détroit d’Ormuz en recourant davantage aux pipelines saoudiens et émiratis vers la mer Rouge ou l’océan Indien, en augmentant les importations russes (pour la Chine) et en diversifiant leurs approvisionnements (Afrique et États-Unis).
Les pays de l’OPEP ont indiqué être disposés à augmenter leur production. La relative modération de la Russie peut également s’expliquer par son souhait de profiter de la hausse des cours afin de financer plus aisément son effort de guerre.
La guerre en Iran devrait être relativement courte. Pour des raisons politiques, avec les élections de mi-mandat en perspective, Donald Trump souhaite sans nul doute un conflit limité dans le temps, vraisemblablement quelques mois. Les États-Unis et Israël ont a priori comme objectifs la destruction de tous les centres de recherche sur le nucléaire, des lanceurs de missiles ainsi que le changement de régime ou du moins de sa politique. Vendredi 6 mars, Donald Trump a annoncé qu’il n’arrêterait les combats qu’après la capitulation de l’Iran.
La fin de la guerre devrait se traduire par une forte baisse du cours de l’énergie, surtout si les sanctions à l’encontre de l’Iran sont levées. Le cours du baril de pétrole pourrait ainsi rapidement revenir autour de 60 dollars, qui est son prix d’équilibre actuel hors événement.
Une vague inflationniste limitée ?
Une hausse du cours de l’énergie se répercute rapidement sur les coûts de production de l’industrie, de l’agriculture et des transports. Les ménages peuvent être également touchés par la hausse du prix du chauffage. Avec l’arrivée du printemps, cet effet sera limité.
Si les prix du gaz et du pétrole restaient à leur niveau actuel jusqu’à la fin de l’année, le surcroît d’inflation pourrait être de 4 à 5 points en se fondant sur les données de 2022. Cela pourrait porter l’inflation entre 5 et 7 % en Europe. Or il est peu probable que les cours se maintiennent toute l’année à ce niveau.
L’augmentation sur l’année de l’inflation pourrait être de 1 à 2 points avec un conflit de deux mois.
Quel effet sur la croissance ?
Une hausse du cours de l’énergie provoque une diminution du pouvoir d’achat des ménages, une augmentation des coûts pour les entreprises et une dégradation de la balance commerciale. Selon l’OCDE, une hausse de 10 dollars du pétrole réduit l’activité d’environ 0,2 % dans les pays développés. Une augmentation de 20 dollars ponctionnerait 0,4 point de croissance. Pour le gaz, le doublement du prix réduirait la croissance de 0,5 à 1 point. Au total, la croissance sur l’année pourrait être amputée de 0,7 à 1,2 point. De ce fait, l’Europe entrerait en stagnation.
Il est toutefois probable que les effets de la guerre soient plus limités car, a priori, elle s’achèvera avant la fin de l’année. Une perte de croissance de 0,2 à 0,3 point est possible pour l’Europe.
Les conséquences pour les finances publiques
La guerre en Iran a plusieurs effets sur les finances publiques des pays occidentaux. La possible réduction de la croissance pèsera sur les recettes quand, dans le même temps, les dépenses augmentent, en particulier celles liées à la défense. Il en résulte une possible aggravation des déficits publics. Les taux d’intérêt des obligations souveraines pourraient ainsi augmenter. Ceux-ci sont déjà orientés à la hausse depuis le déclenchement des opérations militaires, les investisseurs intégrant la hausse des prix. Ils ont pris en moyenne 30 points de base durant la première semaine de conflit. Cette hausse des taux accroît le service de la dette, or celui-ci est déjà en forte augmentation compte tenu du niveau élevé d’endettement d’un grand nombre d’États occidentaux. Comme pour l’inflation, un recul des taux pourrait intervenir avec la fin du conflit.
Des marchés financiers touchés mais pas coulés
Le déclenchement du conflit a provoqué un recul des indices actions sur toutes les grandes places sans provoquer de krach. Les investisseurs craignent une hausse des prix et une réduction de la croissance. Le Moyen Orient est pour certains secteurs une région clef : luxe, aéronautique, infrastructures, énergie. De ce fait, de nombreuses valeurs sont touchées par le conflit en cours. L’évolution des marchés dépendra à terme de celle du conflit et surtout de sa durée. Les valeurs de l’industrie de l’armement devraient poursuivre leur hausse.
L’indice Nikkei a reculé lors de la première semaine de conflit de près de 3 %. Le principal indice de la bourse de Hong Kong, le HK50, a baissé de 3,5 %. La chute de l’indice parisien, le CAC 40, est plus forte, près de 6 %, quand le recul du S&P 500 américain est plus limité, autour de 1 %.
Le cours de l’or varie peu depuis le conflit et reste nettement en dessous de son record de début d’année. Vendredi 6 mars, l’once s’échangeait contre un peu plus de 5 000 dollars. Les investisseurs privilégient les liquidités pour rester mobiles.
De son côté, le bitcoin a retrouvé quelques couleurs en repassant au-dessus de 70 000 dollars.
La devise américaine joue son rôle de valeur refuge en période de conflit. Elle a ainsi regagné près de 1,5 % par rapport à l’euro entre le 28 février et le 6 mars.
Conclusion
À court terme, la guerre en Iran agit avant tout comme un choc d’incertitude pour l’économie mondiale. Les marchés réagissent moins à la destruction effective des capacités énergétiques qu’au risque de perturbation des flux commerciaux, en particulier à travers le détroit d’Ormuz. Pour l’Europe, la situation apparaît moins critique qu’en 2022 lors de la rupture énergétique avec la Russie. La diversification des approvisionnements énergétiques limite les risques de pénurie. En revanche, la hausse des prix de l’énergie pourrait peser temporairement sur la croissance et alimenter un regain d’inflation. L’effet final dépendra essentiellement de la durée du conflit. Une guerre brève provoquerait un choc inflationniste limité et transitoire. En revanche, une extension régionale durable transformerait ce conflit en véritable choc énergétique mondial, susceptible de ralentir significativement la croissance internationale.
Dans un contexte déjà marqué par les tensions commerciales, la fragmentation géopolitique et l’endettement public élevé, la guerre en Iran rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité de l’économie mondiale aux crises géopolitiques touchant les grandes routes de l’énergie.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 6 mars 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 7 993,49 | -7,10 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 47 501,55 | -2,87 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 740,02 | -2,02 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 22 387,68 | -1,24 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 23 547,51 | -6,75 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 284,75 | -5,74 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 719,90 | -7,00 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 55 620,84 | -2,97 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 124,19 | +0,16% | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,512 % | -0,294 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,862 % | +0,226 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,129 % | +0,161 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1599 | -1,(3 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 5 151,80 | -0,10 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 93,27 | +27,84 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 68 030,8811 | +4,58 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |

Après le Covid, la guerre en Ukraine, les droits de douane et différentes foucades de Donald Trump, l’économie mondiale doit faire face à une guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran depuis le 28 février 2026, guerre qui menace d’embraser l’ensemble du Proche-Orient. Par rapport à la guerre de 12 jours du mois de juin 2025, celle-ci est d’une tout autre ampleur, tant par les moyens militaires engagés que par la volonté de l’Iran d’impliquer dans le conflit un grand nombre de pays du Golfe, accusés d’être des alliés des États-Unis. La guerre est devenue ainsi rapidement régionale. En raison de la présence d’un grand nombre de ressortissants européens au Proche-Orient et des accords de coopération militaire liant des États européens comme la France à des pays de la région, la guerre en Iran tend à se mondialiser. La Russie et la Chine, qui ont noué des relations avec le régime de Téhéran, ont dénoncé l’intervention américaine mais dans des termes pour le moment mesurés.
Une déstabilisation du marché du pétrole temporaire ?
Avec le déclenchement de la guerre en Iran, le cours du baril de pétrole (Brent) est passé de 65 à plus de 80 dollars ; de son côté, le prix du gaz a doublé. Cette hausse est imputable aux menaces qui pèsent tant sur la production de pétrole et de gaz dans les pays du Moyen-Orient en raison des combats qu’à la difficulté de l’exporter avec le blocage potentiel du détroit d’Ormuz.
Le Moyen-Orient représente 30 % de la production pétrolière mondiale et 17 % de celle du gaz naturel. En matière de réserves, les chiffres respectifs sont de 48 % et 40 %. Les trois premiers pays en matière de réserves pétrolières sont le Venezuela, l’Arabie saoudite et l’Iran. Ce dernier possède la deuxième réserve mondiale de gaz derrière la Russie.
Le pétrole et le gaz du Moyen-Orient ont comme principales caractéristiques d’être peu chers à extraire et d’être aisés à raffiner. Le coût d’extraction du pétrole se situe en moyenne entre 3 et 10 dollars le baril contre 40 à 60 dollars pour le pétrole de schiste américain. Le pétrole iranien est l’un des moins chers, avec celui d’Arabie saoudite, à extraire.
Pas de risque d’approvisionnement pour l’Europe
En matière d’exportation, le pétrole et le gaz du Moyen-Orient sont en premier lieu destinés aux pays d’Asie (70 % des exportations). L’Europe est moins dépendante du pétrole du Moyen-Orient qu’elle ne l’était dans les années 1970-1980. Le pétrole moyen-oriental assure entre 15 et 20 % de la consommation pétrolière européenne. Pour la Chine, cette proportion atteint 45 %, avec une forte dépendance à l’Iran. Le Japon, de son côté, s’approvisionne à 80 % au Moyen-Orient. Au total, près de 70 % des exportations du Moyen-Orient vont vers l’Asie.
Pour le gaz, la dépendance à la région est moindre. Celle-ci assure environ 8 % de la consommation de l’Europe (le Qatar est le premier fournisseur), 10 % de celle du Japon et de 12 à 15 % de celle de la Chine.
Le blocage du détroit d’Ormuz : un problème d’assurance
La hausse du cours du baril est liée aux menaces qui pèsent sur les gisements et sur les ports ainsi que sur le détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % du pétrole mondial. La Chine et le Japon sont les principaux pays touchés par le blocage du détroit.
Une semaine après le déclenchement des hostilités, ce détroit n’est pas réellement bloqué. L’Iran ne l’a pas miné ou fermé comme lors de la guerre avec l’Irak mais la simple menace suffit à empêcher les navires d’y passer. Les assureurs refusent que les armateurs prennent le risque d’exposer leurs bateaux à des attaques éventuelles.
Face à ce risque, les États-Unis se sont dit prêts à garantir la sécurité des navires, voire à indemniser les armateurs en cas de perte du bateau et de son chargement. Pour le moment, une centaine de navires restent bloqués en amont du détroit. Les armateurs préfèrent par ailleurs éviter la zone moyen-orientale en contournant l’Afrique, ce qui conduit à des surcoûts et des délais de transport plus importants.
D’autres produits victimes du conflit
L’aluminium a enregistré une forte hausse de son cours. La tonne d’aluminium est ainsi passée de 3 140 dollars vendredi à 3 300 dollars, son plus haut niveau depuis 2022. Les pays du Golfe persique sont des producteurs importants de ce métal. Ils représentent 8,3 % de la production mondiale d’aluminium primaire et 14,5 % des exportations mondiales selon l’International Aluminium Institute.
Cette production exige une quantité importante d’énergie, ce qui explique l’implantation de nombreuses usines d’aluminium au Moyen-Orient. Entre 13 MWh et 16 MWh d’électricité sont nécessaires pour produire une tonne de métal.
Par ailleurs, les fonderies doivent être alimentées en alumine, ingrédient de base du métal. L’industrie de la région en consomme environ 13 millions de tonnes par an, dont plus des deux tiers sont acheminés par le détroit d’Ormuz. Les fonderies disposent en moyenne de trois à quatre semaines de stocks d’alumine, ce qui leur permet d’absorber des perturbations de courte durée, mais des contraintes prolongées se traduiraient rapidement par un risque pour la production.
Une augmentation temporaire des cours
Un regain d’inflation du fait de la hausse de l’énergie et des produits importés est craint. Si la hausse est réelle, elle pourrait n’être que temporaire.
Ce conflit n’est pas de même nature que celui concernant l’Ukraine et la Russie. En 2022, ce dernier a conduit les pays occidentaux, et en premier lieu les Européens, par application de sanctions, à bannir le pétrole et le gaz russes. Or l’Union européenne était alors en situation de forte dépendance vis-à-vis de la Russie : ce pays représentait alors 40 % des importations de gaz et 25 % pour le pétrole.
Aujourd’hui, la crise au Moyen-Orient ne met pas en danger l’approvisionnement européen en énergie. Elle peut certes être un réel problème pour la Chine et le Japon.
Ces deux pays pourraient compenser une partie du gaz et du pétrole passant par le détroit d’Ormuz en recourant davantage aux pipelines saoudiens et émiratis vers la mer Rouge ou l’océan Indien, en augmentant les importations russes (pour la Chine) et en diversifiant leurs approvisionnements (Afrique et États-Unis).
Les pays de l’OPEP ont indiqué être disposés à augmenter leur production. La relative modération de la Russie peut également s’expliquer par son souhait de profiter de la hausse des cours afin de financer plus aisément son effort de guerre.
La guerre en Iran ne devrait être relativement courte. Pour des raisons politiques, avec les élections de mi-mandat en perspective, Donald Trump souhaite sans nul doute un conflit limité dans le temps, quelques mois. Les États-Unis et Israël ont a priori comme objectifs la destruction de tous les centres de recherche sur le nucléaire et des lanceurs de missiles. Ils visent certainement à contrôler plus ou moins directement la ligne politique du futur régime, avec à la clef une dissolution de l’armée des gardiens de la Révolution.
La fin de la guerre devrait se traduire par une forte baisse du cours de l’énergie, surtout si les sanctions à l’encontre de l’Iran sont levées. Le cours du baril de pétrole pourrait ainsi rapidement revenir autour de 60 dollars, qui est son prix d’équilibre actuel hors événement.
Une vague inflationniste limitée ?
Une hausse du cours de l’énergie se répercute rapidement sur les coûts de production de l’industrie, de l’agriculture et des transports. Les ménages peuvent être également touchés par la hausse du prix du chauffage. Avec l’arrivée du printemps, cet effet sera limité.
Si les prix du gaz et du pétrole restaient à leur niveau actuel jusqu’à la fin de l’année, le surcroît d’inflation pourrait être de 4 à 5 points en se fondant sur les données de 2022. Cela pourrait porter l’inflation entre 5 et 7 % en Europe. Or il est peu probable que les cours se maintiennent toute l’année à ce niveau.
L’augmentation sur l’année de l’inflation pourrait être de 1 à 2 points avec un conflit de deux mois.
Quel effet sur la croissance ?
Une hausse du cours de l’énergie provoque une diminution du pouvoir d’achat des ménages, une augmentation des coûts pour les entreprises et une dégradation de la balance commerciale. Selon l’OCDE, une hausse de 10 dollars du pétrole réduit l’activité d’environ 0,2 % dans les pays développés. Une augmentation de 20 dollars ponctionnerait 0,4 point de croissance. Pour le gaz, le doublement du prix réduirait la croissance de 0,5 à 1 point. Au total, la croissance sur l’année pourrait être amputée de 0,7 à 1,2 point. De ce fait, l’Europe entrerait en stagnation.
Il est toutefois probable que les effets de la guerre soient plus limités car, a priori, elle s’achèvera avant la fin de l’année. Une perte de croissance de 0,2 à 0,3 point est possible pour l’Europe.
Les conséquences pour les finances publiques
La guerre en Iran a plusieurs effets sur les finances publiques des pays occidentaux. La possible réduction de la croissance pèsera sur les recettes quand, dans le même temps, les dépenses augmentent, en particulier celles liées à la défense. Il en résulte une possible aggravation des déficits publics. Les taux d’intérêt des obligations souveraines pourraient ainsi augmenter. Ceux-ci sont déjà orientés à la hausse depuis le déclenchement des opérations militaires, les investisseurs intégrant la hausse des prix. Ils ont pris en moyenne 30 points de base durant la première semaine de conflit. Cette hausse des taux accroît le service de la dette, or celui-ci est déjà en forte augmentation compte tenu du niveau élevé d’endettement d’un grand nombre d’États occidentaux. Comme pour l’inflation, un recul des taux pourrait intervenir avec la fin du conflit.
Des marchés financiers touchés mais pas coulés
Le déclenchement du conflit a provoqué un recul des indices actions sur toutes les grandes places sans provoquer de krach. Les investisseurs craignent une hausse des prix et une réduction de la croissance. Le Moyen Orient est pour certains secteurs une région clef : luxe, aéronautique, infrastructures, énergie. De ce fait, de nombreuses valeurs sont touchées par le conflit en cours. L’évolution des marchés dépendra à terme de celle du conflit et surtout de sa durée. Les valeurs de l’industrie de l’armement devraient poursuivre leur hausse.
L’indice Nikkei a reculé lors de la première semaine de conflit de près de 3 %. Le principal indice de la bourse de Hong Kong, le HK50, a baissé de 3,5 %. La chute de l’indice parisien, le CAC 40, est plus forte, près de 6 %, quand le recul du S&P 500 américain est plus limité, autour de 1 %.
Le cours de l’or varie peu depuis le conflit et reste nettement en dessous de son record de début d’année. Vendredi 6 mars, l’once s’échangeait contre un peu plus de 5 000 dollars. Les investisseurs privilégient les liquidités pour rester mobiles.
De son côté, le bitcoin a retrouvé quelques couleurs en repassant au-dessus de 70 000 dollars.
La devise américaine joue son rôle de valeur refuge en période de conflit. Elle a ainsi regagné près de 1,5 % par rapport à l’euro entre le 28 février et le 6 mars.
Conclusion
À court terme, la guerre en Iran agit avant tout comme un choc d’incertitude pour l’économie mondiale. Les marchés réagissent moins à la destruction effective des capacités énergétiques qu’au risque de perturbation des flux commerciaux, en particulier à travers le détroit d’Ormuz. Pour l’Europe, la situation apparaît moins critique qu’en 2022 lors de la rupture énergétique avec la Russie. La diversification des approvisionnements énergétiques limite les risques de pénurie. En revanche, la hausse des prix de l’énergie pourrait peser temporairement sur la croissance et alimenter un regain d’inflation. L’effet final dépendra essentiellement de la durée du conflit. Une guerre brève provoquerait un choc inflationniste limité et transitoire. En revanche, une extension régionale durable transformerait ce conflit en véritable choc énergétique mondial, susceptible de ralentir significativement la croissance internationale.
Dans un contexte déjà marqué par les tensions commerciales, la fragmentation géopolitique et l’endettement public élevé, la guerre en Iran rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité de l’économie mondiale aux crises géopolitiques touchant les grandes routes de l’énergie.
En janvier, selon la Banque de France, la rémunération moyenne des encours de dépôts bancaires des ménages et des sociétés non financières (SNF) s’élevait à 1,26%. Les nouveaux dépôts à terme de moins de 2 ans éaient rémunérés à 1,99 % en janvier. Le taux moyen des livrets ordinaires atteignait 0,73 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS
| Encours (Md€) | Taux de rémunération des dépôts | Contrats nouveaux (Mds€) | Taux de rémunération sur contrats nouveaux | |||||
| janv-26 (p) | janv-25 | déc-25 (r) | janv-26 (p) | janv-26 (p) | janv-25 | déc-25 (r) | janv-26 (p) | |
| Dépôts bancaires des Ménages et SNF | 2 608 | 1,76 | 1,25 | 1,26 | ||||
| dont Ménages | 1 877 | 1,86 | 1,30 | 1,30 | ||||
| dont : – dépôts à vue (b) | 544 | 0,06 | 0,04 | 0,04 | ||||
| – livrets à taux réglementés (b,c) | 727 | 3,07 | 1,80 | 1,80 | ||||
| dont : livret A (b) | 407 | 3,00 | 1,70 | 1,70 | ||||
| – livrets ordinaires (b) | 227 | 0,88 | 0,74 | 0,73 | ||||
| – dépôts à terme <= 2 ans (d) | 70 | 3,01 | 2,31 | 2,25 | 13 | 2,66 | 2,00 | 1,99 |
| – dépôts à terme > 2 ans (d) | 109 | 2,35 | 2,40 | 2,41 | 3 | 2,65 | 2,48 | 2,62 |
| – plan d’épargne-logement | 200 | 2,64 | 2,63 | 2,63 | 1 | 1,75 | 1,74 | 2,00 |
| dont SNF | 731 | 1,51 | 1,14 | 1,15 | ||||
| dont : – dépôts à vue (b) | 502 | 0,65 | 0,47 | 0,47 | ||||
| – dépôts à terme <= 2 ans (d) | 141 | 3,34 | 2,36 | 2,32 | 37 | 2,90 | 2,17 | 2,05 |
| – dépôts à terme > 2 ans (d) | 88 | 3,41 | 3,11 | 3,22 | 2 | 2,84 | 2,68 | 2,72 |
| Pour mémoire : | ||||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 3,15 | 2,15 | 2,15 | |||||
| Euribor 3 mois (e) | 2,70 | 2,05 | 2,03 | |||||
| Rendement du TEC 2 ans (e), (f) | 2,42 | 2,29 | 2,24 | |||||
| Rendement du TEC 5 ans (e), (f) | 2,82 | 2,81 | 2,77 | |||||
Notes :
– En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Pour les dépôts à vue et les livrets, le taux sur les contrats nouveaux est supposé égal à celui sur les encours.
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
e. Moyenne mensuelle.
f. Taux de l’Échéance Constante 2 ans et 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
r. Données révisées.
p. Données provisoires.
L’année 2026 commence sous les meilleurs auspices pour l’assurance vie. En janvier, la collecte nette s’est élevée à 6,2 milliards d’euros, un niveau rarement observé au cours des quinze dernières années. Le premier placement financier des ménages français confirme ainsi son attractivité retrouvée.
Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique. L’annonce des rendements 2025 des fonds en euros, en hausse autour de 2,7 % en moyenne, a redonné des couleurs à ce support longtemps jugé peu compétitif. Dans le même temps, la baisse du taux du Livret A à 1,5 % a modifié l’arbitrage des épargnants. En janvier, ce dernier a enregistré une décollecte de 1,87 milliard d’euros, illustrant un mouvement de réallocation vers des placements jugés plus performants.
La collecte nette de janvier 2026 dépasse celle de janvier 2025 de 1,8 milliard d’euros. Elle est trois fois supérieure à la moyenne des dix dernières années.
Pour retrouver un mois de janvier au-delà des 6 milliards d’euros de collecte nette, il faut remonter à janvier 2010 (6,194 milliards d’euros). Les niveaux observés demeurent toutefois inférieurs à ceux atteints avant la crise financière mondiale, notamment en janvier 2006 (9,3 milliards d’euros) et janvier 2007 (7,8 milliards d’euros).
Fait notable, la collecte est positive à la fois sur les fonds en euros (+0,4 milliard d’euros) et sur les unités de compte (+5,8 milliards d’euros). Cette double dynamique traduit une confiance renouvelée, tant dans la garantie en capital que dans les perspectives offertes par les marchés financiers.
Depuis 1997, l’assurance vie n’a connu qu’une seule décollecte en janvier : en 2012 (-1,3 milliard d’euros), au cœur de la crise des dettes souveraines. L’exercice 2026 s’inscrit donc dans une trajectoire historiquement favorable.
Les cotisations atteignent en janvier 19,2 milliards d’euros, en hausse de 9 % par rapport à janvier 2025. Il s’agit d’un nouveau record mensuel, le précédent datant de juillet 2025.
L’engouement des ménages est manifeste. L’assurance vie bénéficie pleinement de l’« effet rendement » et d’un mouvement de réallocation de l’épargne de court terme — épargne réglementée et dépôts à terme — vers des supports plus attractifs.
La progression concerne aussi bien les unités de compte (+10 %) que les supports en euros (+9 %). La part des unités de compte dans les cotisations s’établit désormais à 43 %, confirmant une montée en puissance structurelle des supports plus dynamiques.
Autre signal positif : les prestations s’élèvent à 12,9 milliards d’euros, en léger recul de 2 % par rapport à janvier 2025. Les ménages retirent donc peu d’argent de leurs contrats, signe d’une confiance retrouvée et d’une compétitivité accrue du produit.
À fin janvier 2026, l’encours de l’assurance vie atteint 2 119 milliards d’euros, en hausse de 5,1 % sur un an. Ce nouveau record conforte la place de l’assurance vie comme premier placement financier des ménages en France.
Depuis plus d’un an, l’assurance vie bénéficie d’un environnement porteur : baisse des taux de l’épargne réglementée et des dépôts à terme, bonne tenue des marchés financiers. Ses deux piliers — fonds en euros et unités de compte — retrouvent ainsi une pleine compétitivité.
À compter du 1er mars, la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans pourrait amplifier ce mouvement. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL, représentant 93 milliards d’euros d’encours, sont concernés. Une partie de ces capitaux pourrait se redéployer vers l’assurance vie, qui combine rendement, garantie du capital et avantage fiscal.
Tous les éléments semblent réunis pour un nouvel âge d’or, rappelant le début des années 2000.
Néanmoins, le contexte international demeure incertain. Le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël pourrait modifier les comportements d’épargne. Une forte hausse des cours du pétrole et une volatilité accrue des marchés financiers pourraient inciter certains ménages à privilégier des produits de court terme comme le Livret A, au détriment des unités de compte.
La trajectoire de l’assurance vie dépendra ainsi, dans les prochains mois, de la durée et de l’ampleur des tensions géopolitiques, ainsi que de leurs répercussions économiques.

Une nouvelle jeunesse pour l’assurance vie
L’assurance vie réalise un excellent début d’année avec une collecte nette de 6,2 milliards d’euros. Le premier placement des ménages a bénéficié d’un contexte porteur avec l’annonce des rendements 2025 des fonds euros, plutôt en hausse autour de 2,7 % en moyenne, et de la baisse du taux du Livret A à 1,5 %. L’assurance vie poursuit ainsi sa marche en avant. Pour mémoire, en janvier, le Livret A a enregistré une décollecte de 1,87 milliard d’euros.
Une collecte nette supérieure à trois fois la moyenne de ces dix dernières années
La collecte nette du mois de janvier 2026 dépasse celle de 2025 de 1,8 milliard d’euros et est trois fois supérieure à la moyenne des dix dernières années. Pour retrouver une collecte nette de plus de 6 milliards d’euros, il faut remonter à janvier 2010 (6,194 milliards d’euros). Elle est néanmoins inférieure à celle de janvier 2006 (9,3 milliards d’euros) et à celle de janvier 2007 (7,8 milliards d’euros).
La collecte nette a été positive tant pour les fonds euros (+0,4 milliard d’euros) que pour les supports en unités de compte (+5,8 milliards d’euros).
Pour mémoire, l’assurance vie a, depuis 1997, connu une seule décollecte en janvier. C’était en 2012 (-1,3 milliard d’euros), en pleine crise des dettes souveraines.
Des cotisations records
En janvier, les cotisations en assurance vie se sont élevées à 19,2 milliards d’euros, en hausse de 9 % par rapport à janvier 2025. Ce montant constitue un nouveau record sur un mois, le précédent datant de juillet 2025. Il y a un véritable engouement de la part des ménages. L’assurance vie bénéficie de l’effet rendement, avec notamment une réallocation de l’épargne de court terme (épargne réglementée et dépôts à terme).
Cette progression concerne à la fois les supports en unités de compte (UC, +10 %) et les supports en euros (+9 %).
La part des unités de compte dans les cotisations s’installe désormais au-dessus de 40 % (43 % en janvier).
Des prestations en recul
Preuve de la compétitivité retrouvée de l’assurance vie, les ménages retirent peu d’argent de leurs contrats d’assurance vie. Les prestations ont atteint 12,9 milliards d’euros. Elles sont en très léger recul par rapport à janvier 2025 (–2 %).
Un nouveau record pour l’encours de l’assurance vie
L’encours des contrats d’assurance vie atteint 2 119 milliards d’euros à fin janvier 2026, en hausse de 5,1 % sur un an, confortant sa place de premier placement des ménages en France.
Entre compétitivité et incertitudes
L’assurance vie bénéficie depuis plus d’un an d’un contexte favorable : baisse des taux de l’épargne réglementée et des dépôts à terme, bonne tenue des marchés financiers. Ce contexte permet à ses deux piliers, fonds euros et unités de compte, d’être compétitifs. À compter du 1er mars, l’assurance vie devrait bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, qui devrait répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité. Tout est réuni pour un nouvel âge d’or pour l’assurance vie, le précédent datant du début des années 2000.
Le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël peut néanmoins modifier la donne en incitant les ménages à privilégier à nouveau des produits d’épargne de court terme comme le Livret A. Les effets économiques du conflit, avec une forte hausse du cours du pétrole, peuvent s’accompagner d’une volatilité accrue des valeurs boursières et d’une moindre attractivité des unités de compte. Le comportement des épargnants français dépendra de la durée des opérations militaires et de leur ampleur.
Contacts presse
| Sarah Le Gouez tel 06 13 90 75 48 slegouez@cercledelepargne.fr | Philippe Crevel Tel : 06 03 84 70 36 pcrevel@gmail.com |

La Guerre Iran/Etats-Unis/Israël
Le déclenchement de la guerre en Iran le 28 février après plusieurs semaines de tergiversations peut avoir de fortes incidences économiques en fonction de la tournure des évènements. Dans l’immédiat, le conflit se traduit par une hausse du cours du pétrole d’autant plus que le régime à Téhéran a décidé de frapper plusieurs Etats du Golf. Les marchés craignent un blocage du détroit d’Ormuz par lequel transite plus de 20 % du pétrole consommée.
Un conflit long pourrait peser sur les cours et donc la croissance en particulier de la zone euro qui s’approvisionne dans les pays du Golf. Il pourrait aussi aggraver le déficit public américain déjà très élevé. Les Etats membres de l’OPEP ont décidé d’accroître leur production pour réguler le prix du pétrole.
Ce conflit traduit le poids des incertitudes dans l’établissement des prévisions.
Un niveau record d’épargne en 2025
Dans ce contexte, les Français épargnent….
En 2025, selon les derniers chiffres publiés, fin février, par l’INSEE, le taux d’épargne des ménages a atteint 18,3 % du revenu disponible brut. Hors covid, il faut remonter à 1979 pour trouver un taux plus élevé. Pour la seule épargne financière, le taux s’élevait à 9,1 % ce qui constitue hors covid un record depuis 1950.
Pourquoi un tel niveau d’épargne en France ?
Trois raisons :
En 2025, les Français ont épargné beaucoup et différemment. Moins d’épargne réglementée et plus d’assurance, plus de Plan d’Epargne Retraite. La collecte nette de l’assurance vie a atteint 50 milliards d’euros. Plus de 12 millions de personnes ont un contrat PER en France.
Cette évolution est rationnelle. Le rendement du Livret A a été divisé par deux en un an quand les fonds euros ont vu leur rémunération s’améliorer. Par ailleurs, la valeur des actions augmentent depuis plus d’un an. Les indices actions ont progressé de 20 % en 2025, en moyenne.
2026 devrait être favorable à l’assurance vie et aux PER compte tenu de l’évolution des taux de long terme.
Intelligence artificielle : retour à la raison
Depuis le mois de novembre 2022 et la présentation au grand public de ChatGPT, l’intelligence artificielle fait l’objet d’un engouement économique et boursier. Le cours des actions des 7 magnifiques (Microsoft, Amazon, Alphabet, Apple, Nvidia, etc.) a connu des progressions à deux chiffres.
Néanmoins, une inflexion est en cours. Au vu des programmes d’investissement, des centaines de milliards de dollars, des doutes sur la rentabilité de ces derniers se font jour. Les valeurs technologiques américaines sont orientées à la baisse.
Les entreprises nippones et sud-coréennes en profitent tout comme celles relevant de secteurs plus traditionnelles (tourisme, agroalimentaire, travaux publics). Les zones asiatiques et européennes apparaissent d’autant plus que le dollar se déprécie, -13 % par rapport à l’euro en un an. Avec les incertitudes planant sur la politique monétaire américaine, les investisseurs limitent leur expositions aux actifs américains.
A noter qu’en deux mois, les actions européennes, Eurostoxx 50 ont gagné 6 % et celles du CAC plus de 4 %.

Les valeurs « actions » ont été à la fête en février, portées par les bons résultats des entreprises. La décision de la Cour suprême d’annuler les droits réciproques de Donald Trump a joué également favorablement, même si celui-ci a institué dans la foulée des droits de 10 %. L’Europe et l’Asie deviennent plus attractives pour les investisseurs avec des performances boursières remarquables depuis le début de l’année.
Les valeurs technologiques américaines en souffrance
Les valeurs technologiques américaines ont continué leur repli au profit de leurs homologues japonaises ou coréennes. Le Nasdaq Composite, à forte connotation technologique, a perdu plus de 5 % sur un mois, sa plus grosse contreperformance en près d’un an. En revanche, en février, l’indice des grandes valeurs japonaises, le Nikkei, a progressé de plus de 11 %, portant la hausse à plus de 50 % sur un an. De son côté, l’indice coréen a gagné plus de 22 % en février et près de 140 % en un an. Le recul des valeurs américaines de la technologie est imputable aux doutes croissants sur la viabilité financière des investissements réalisés ou projetés pour le développement de l’intelligence artificielle.
Les valeurs européennes ont la cote
Le CAC 40, de son côté, a gagné en un mois plus de 5 %. Il signe sa meilleure performance depuis le bond de 7,7 % qui avait été enregistré en janvier 2025, il y a plus d’un an. Le CAC 40 a battu de nouveaux records cette semaine, le dernier datant de la séance du jeudi 26 février, à 8 642,23 points. Au mois de février, si les indices américains ont reculé, ceux de la vieille Europe ont poursuivi leur marche en avant.
L’inflation américaine en hausse
Les indices actions ont été affectés le vendredi 27 février par la publication de l’indice américain des prix à la production. Il a augmenté de 0,5 % en janvier, soit sa plus forte hausse depuis septembre. C’est deux dixièmes de point de plus que prévu. À +0,8 %, l’indice qui exclut l’alimentation et l’énergie, éléments les plus volatils, enregistre de son côté sa plus forte progression depuis juillet. Sur un an, l’indice global affiche une hausse de 2,9 %, contre 2,6 % attendus, et l’indice core a accéléré à 3,6 % quand le consensus Bloomberg tablait sur un ralentissement à 3 %, après les 3,3 % enregistrés en décembre. Cela semble prouver que la hausse des droits de douane se répercute progressivement sur les prix à la consommation. Dans ce contexte, la Réserve fédérale ne pourra guère baisser, dans les prochains mois, ses taux directeurs.
Le pétrole toujours sous la pression des tensions américani-iraniennes
Le baril de pétrole Brent a gagné près de 8 % sur un mois et s’échange, fin février, contre plus de 70 dollars. Cette hausse est imputable aux tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.
Le bitcoin en chute libre
Le bitcoin a perdu un quart de sa valeur en février. Le premier des cryptoactifs fait notamment les frais des doutes naissants sur la rentabilité des investissements réalisés pour l’IA. Après avoir battu un record historique, début octobre, à 126 251 dollars, le bitcoin a amorcé une baisse. Il a perdu 50 % de sa valeur depuis son pic. Cette chute du bitcoin souligne que son prix demeure lié à des anticipations spéculatives.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 27 février 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 580,75 | +1,04 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 48 977,92 | -1,47 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 878,88 | -0,56 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 22 668,21 | -1,27 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 25 312,11 | +0,18 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 910,55 | +2,21 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 6 138,41 | +0,40 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 58 850,27 | +4,04 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 162,88 | +0,84 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,218 % | -0,084 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,646 % | -0,093 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +3,968 % | -0,128 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1823 | -0,23 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 5 233,21 | +7,26 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 72,48 | +1,52 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 65 460,0923 | -2,83 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
| 27 janvier 2026 | Variation mensuelle février 2026 (en %) | Variation sur un an (en %) | 31 décembre 2025 | 31 décembre 2024 | |
| CAC40 | 8 580,75 | +5,54 | +6,19 | 8 149,50 | 7 380,74 |
| DAXX | 25 312,11 | +1,66 | +12,36 | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 | 10 910,55 | +7,0° | +24,74 | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 6 138,41 | +3,46 | +12,35 | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Dow Jones | 48 977,92 | -0,22 | +13,889 | 48 220,13 | 42 544,22 |
| Nasdaq Composite | 22 668,21 | -5,13 | +21,84 | 23 372,75 | 19 310,79 |
| S&P 500 | 6 878,88 | -1,55 | +17,22 | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nikkei | 58 850,27 | +11,28 | +51,77 | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 162,88 | +1,19 | +24,05 | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Euro/dollar | 1,1823 | -0,51 | +12,91 | 1,1735 | 1,0380 |
| Once d’or (USD) | 5 233,21 | +4,44 | +77,23 | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Pétrole Brent (USD) | 72,48 | +7,59 | -1,46 | 61,23 | 74,30 |
| Bitcoin (USD) | 65 460,0923 | -25,87 | -21,72 | 87 566,4406 | 93 776,61 |
Le taux d’épargne des ménages a, en France, atteint, selon l’INSEE, 18,3 % du revenu disponible brut en 2025, en hausse de 0,1 point par rapport à 2024. Il faut remonter à 1979 pour retrouver un taux équivalent (hors période Covid). Le taux d’épargne financière s’est élevé, de son côté, à 9,1 %, le taux le plus élevé (hors covid) constaté depuis 1950 (début de la série de l’INSEE).
Trois facteurs expliquent ce taux élevé :

Cercle de l’Epargne – données INSEE
Le haut niveau de l’épargne financière en 2025 a profité avant tout à l’assurance vie, qui a enregistré une collecte nette de 50,6 milliards d’euros, quand le Livret A a connu une décollecte de 2,1 milliards d’euros.
La préférence donnée à l’assurance vie s’explique par un effet de rendement absolu et relatif. Les rendements de l’épargne réglementée et de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires) sont en baisse, quand celui des fonds euros est en légère hausse. Les rendements 2025 des fonds euros tournent autour de 2,7 %. Certains fonds sont rémunérés à 3,5 %. Des compagnies continuent à proposer des taux boostés (avec un total pouvant atteindre 4,5 %). La bonne tenue des marchés financiers a porté la collecte des unités de compte (40 % de la collecte totale). En un an, de février 2025 à février 2026, le taux du Livret A a été divisé par deux.
L’épargne française, même si elle demeure toujours majoritairement investie sur des produits de taux, contribue un peu plus que dans le passé au financement des entreprises.
Une fin d’année un peu moins favorable à l’épargne
Les ménages ont légèrement augmenté leurs dépenses de consommation au dernier trimestre et, compte tenu de l’érosion de leur pouvoir d’achat, ils ont été conduits à diminuer leur effort d’épargne. En effet, la consommation des ménages a progressé, lors des trois derniers mois de l’année, de 0,4 %, quand le pouvoir d’achat de ces derniers diminuait de 0,3 %. Dans ces conditions, le taux d’épargne passe de 18,3 à 17,9 % du revenu disponible brut.
Une année 2026 incertaine
Le taux d’épargne pourrait être amené à baisser légèrement en 2026. La diminution des rendements de l’épargne de court terme pèsera sur les flux d’épargne. Les ménages pourraient consommer un peu plus. Après avoir reporté des achats importants ces dernières années (voiture, équipement de la maison), ils pourraient décider de les réaliser. La faible inflation constitue un facteur traditionnel de baisse de l’épargne. Les incertitudes demeurent, en revanche, importantes, avec le maintien de tensions géopolitiques, le niveau élevé du déficit public et la remontée du chômage. Ces incertitudes incitent les ménages à conserver un fort volant d’épargne de précaution. Par ailleurs, le facteur lié au vieillissement démographique devrait continuer à porter l’épargne. Le taux d’épargne devrait, dans ce contexte, se situer autour de 17,5 % du revenu disponible brut.
2025 : une année record pour l’épargne financière
Le taux d’épargne des ménages a, en France, atteint, selon l’INSEE, 18,3 % du revenu disponible brut en 2025, en hausse de 0,1 point par rapport à 2024. Il faut remonter à 1979 pour retrouver un taux équivalent (hors période Covid). Le taux d’épargne financière s’est élevé, de son côté, à 9,1 %, le taux le plus élevé (hors covid) constaté depuis 1950 (début de la série de l’INSEE).
Trois facteurs expliquent ce taux élevé :
• La succession des chocs : Covid-19, guerre en Ukraine, guerre à Gaza, vague inflationniste, crise politique en France, retour de Donald Trump, etc. Les ménages maintiennent depuis cinq ans une forte épargne de précaution ;
• Le vieillissement démographique. Plus une population est âgée, plus elle épargne. Les doutes sur la pérennité du système de retraite tendent à accroître l’épargne ;
• Les bons rendements de l’épargne ces dernières années. Les Français capitalisent et consomment peu les gains issus de leurs placements, à la différence des Américains. De ce fait, le réemploi des gains augmente naturellement le taux d’épargne financière.

Cercle de l’Epargne – données INSEE
Le haut niveau de l’épargne financière en 2025 a profité avant tout à l’assurance vie, qui a enregistré une collecte nette de 50,6 milliards d’euros, quand le Livret A a connu une décollecte de 2,1 milliards d’euros.
La préférence donnée à l’assurance vie s’explique par un effet de rendement absolu et relatif. Les rendements de l’épargne réglementée et de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires) sont en baisse, quand celui des fonds euros est en légère hausse. Les rendements 2025 des fonds euros tournent autour de 2,7 %. Certains fonds sont rémunérés à 3,5 %. Des compagnies continuent à proposer des taux boostés (avec un total pouvant atteindre 4,5 %). La bonne tenue des marchés financiers a porté la collecte des unités de compte (40 % de la collecte totale). En un an, de février 2025 à février 2026, le taux du Livret A a été divisé par deux.
L’épargne française, même si elle demeure toujours majoritairement investie sur des produits de taux, contribue un peu plus que dans le passé au financement des entreprises.
Une fin d’année un peu moins favorable à l’épargne
Les ménages ont légèrement augmenté leurs dépenses de consommation au dernier trimestre et, compte tenu de l’érosion de leur pouvoir d’achat, ils ont été conduits à diminuer leur effort d’épargne. En effet, la consommation des ménages a progressé, lors des trois derniers mois de l’année, de 0,4 %, quand le pouvoir d’achat de ces derniers diminuait de 0,3 %. Dans ces conditions, le taux d’épargne passe de 18,3 à 17,9 % du revenu disponible brut.
Une année 2026 incertaine
Le taux d’épargne pourrait être amené à baisser légèrement en 2026. La diminution des rendements de l’épargne de court terme pèsera sur les flux d’épargne. Les ménages pourraient consommer un peu plus. Après avoir reporté des achats importants ces dernières années (voiture, équipement de la maison), ils pourraient décider de les réaliser. La faible inflation constitue un facteur traditionnel de baisse de l’épargne. Les incertitudes demeurent, en revanche, importantes, avec le maintien de tensions géopolitiques, le niveau élevé du déficit public et la remontée du chômage. Ces incertitudes incitent les ménages à conserver un fort volant d’épargne de précaution. Par ailleurs, le facteur lié au vieillissement démographique devrait continuer à porter l’épargne. Le taux d’épargne devrait, dans ce contexte, se situer autour de 17,5 % du revenu disponible brut.
2025 : une année record pour l’épargne financière
Le taux d’épargne des ménages a, en France, atteint, selon l’INSEE, 18,3 % du revenu disponible brut en 2025, en hausse de 0,1 point par rapport à 2024. Il faut remonter à 1979 pour retrouver un taux équivalent (hors période Covid). Le taux d’épargne financière s’est élevé, de son côté, à 9,1 %, le taux le plus élevé (hors covid) constaté depuis 1950 (début de la série de l’INSEE).
Trois facteurs expliquent ce taux élevé :

Cercle de l’Epargne – données INSEE
Le haut niveau de l’épargne financière en 2025 a profité avant tout à l’assurance vie, qui a enregistré une collecte nette de 50,6 milliards d’euros, quand le Livret A a connu une décollecte de 2,1 milliards d’euros.
La préférence donnée à l’assurance vie s’explique par un effet de rendement absolu et relatif. Les rendements de l’épargne réglementée et de court terme (dépôts à terme, livrets bancaires) sont en baisse, quand celui des fonds euros est en légère hausse. Les rendements 2025 des fonds euros tournent autour de 2,7 %. Certains fonds sont rémunérés à 3,5 %. Des compagnies continuent à proposer des taux boostés (avec un total pouvant atteindre 4,5 %). La bonne tenue des marchés financiers a porté la collecte des unités de compte (40 % de la collecte totale). En un an, de février 2025 à février 2026, le taux du Livret A a été divisé par deux.
L’épargne française, même si elle demeure toujours majoritairement investie sur des produits de taux, contribue un peu plus que dans le passé au financement des entreprises.
Une fin d’année un peu moins favorable à l’épargne
Les ménages ont légèrement augmenté leurs dépenses de consommation au dernier trimestre et, compte tenu de l’érosion de leur pouvoir d’achat, ils ont été conduits à diminuer leur effort d’épargne. En effet, la consommation des ménages a progressé, lors des trois derniers mois de l’année, de 0,4 %, quand le pouvoir d’achat de ces derniers diminuait de 0,3 %. Dans ces conditions, le taux d’épargne passe de 18,3 à 17,9 % du revenu disponible brut.
Une année 2026 incertaine
Le taux d’épargne pourrait être amené à baisser légèrement en 2026. La diminution des rendements de l’épargne de court terme pèsera sur les flux d’épargne. Les ménages pourraient consommer un peu plus. Après avoir reporté des achats importants ces dernières années (voiture, équipement de la maison), ils pourraient décider de les réaliser. La faible inflation constitue un facteur traditionnel de baisse de l’épargne. Les incertitudes demeurent, en revanche, importantes, avec le maintien de tensions géopolitiques, le niveau élevé du déficit public et la remontée du chômage. Ces incertitudes incitent les ménages à conserver un fort volant d’épargne de précaution. Par ailleurs, le facteur lié au vieillissement démographique devrait continuer à porter l’épargne. Le taux d’épargne devrait, dans ce contexte, se situer autour de 17,5 % du revenu disponible brut.

Un début d’année morose pour l’épargne réglementée
L’épargne réglementée a souffert en janvier avec une décollecte pour le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) de 2,27 milliards d’euros. En règle générale, le mois de janvier est un bon mois pour le Livret A et le LDDS du fait des étrennes de fin d’année et des primes (13e mois) versées par les employeurs. Le mois de janvier 2026 ne s’inscrit pas dans cette logique. En revanche, il prolonge la tendance constatée depuis le mois de septembre 2025, juste interrompue par la collecte positive du mois de décembre dernier. La baisse du taux du Livret A conduit à une réallocation de l’épargne au profit de l’assurance vie. La communication du rendement des fonds euros, dans le courant du mois de janvier, a certainement incité de nombreux épargnants à opter pour ce placement. La moyenne des rendements des fonds euros devrait se situer autour de 2,7 % mais des assureurs proposent jusqu’à 3,5 %.
Le livret A en recul
Le Livret A a enregistré une décollecte de -1,87 milliard d’euros au mois de janvier. L’annonce de la baisse de son taux de 1,7 à 1,5 % au milieu du mois de dernier a certainement incité les ménages à s’en détourner. Pour constater une décollecte du Livret A, en janvier, il fallait remonter à 2016 (-810 millions d’euros). En 2025, la collecte avait été faiblement positive de 350 millions d’euros. Elle avait alors été affectée par l’annonce du passage du taux de 3 à 2,4 %. Avec le résultat de 2026, le nombre de décollectes en janvier constatées depuis 2009 passe à trois (2015, -850 millions d’euros ; 2016, -810 millions d’euros et donc 2026, -1,87 milliard d’euros). Ce résultat tranche nettement avec la collecte moyenne de ces dix dernières années, +3,5 milliards d’euros.
Le Livret de Développement Durable et Solidaire en décollecte
Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) enregistre également une décollecte en janvier, -400 millions d’euros. Il s’agit de la troisième depuis 2009 après celles de 2015 (-200 millions d’euros) et celle de 2016 (-320 millions d’euros). En janvier 2025, la collecte était positive de 460 millions d’euros. La moyenne de ces dix dernières années atteignait 620 millions d’euros.
Le Livret d’Épargne Populaire en mode stagnation
Au mois de janvier 2026, la collecte du Livret d’Épargne Populaire (LEP) a été nulle quand pour le même mois en 2025, elle était positive de 110 millions d’euros. C’est le plus mauvais résultat du LEP en janvier depuis 2022.
La baisse du taux de 2,7 à 2,5 % n’a pas donné lieu à une décollecte mais son écart d’un point par rapport à celui du Livret A n’a pas conduit les épargnants le plus modestes à renforcer leur épargne. Les versements sur le LEP obéissent à des considérations de taux mais aussi de pouvoir d’achat.
Une année dans le rouge
Les effets de la baisse des taux du Livret A, du LDDS et du LEP devraient se faire ressentir encore plusieurs mois. Or, traditionnellement, le premier semestre donne lieu à des versements supérieurs aux retraits. Il pourrait en être autrement cette année. L’érosion du Livret A devrait se poursuivre. Dans les faits, il s’agit d’un rééquilibrage, l’épargne réglementée ayant fortement gonflée de 2019 à 2025 en raison de la succession des chocs et des crises. L’encours avait progressé de plus de 200 milliards d’euros (Livret A et LDDS). Avec le mois de janvier, le dégonflement semble s’être accéléré témoignant de l’agilité des épargnants français.

Vendredi 20 février, la Cour suprême des États-Unis a jugé que le président avait outrepassé son autorité en imposant des droits de douane « réciproques ». L’ensemble des tarifs mis en place en s’appuyant sur une déclaration d’urgence nationale est concerné. Dans la foulée de cette décision, le président a décidé d’instituer un droit de 10 % sur les importations. Ce droit ne pourra toutefois s’appliquer que pendant 100 jours. Au-delà, une autorisation du Congrès sera nécessaire. Une course contre la montre s’engage, car les élections de mi-mandat se tiendront en novembre et pourraient, en l’état actuel de l’opinion, être défavorables aux Républicains.
Le CAC 40 poursuit sa marche en avant et a dépassé 8 500 points le vendredi 20 février. Les investisseurs ont plébiscité la décision de la Cour suprême américaine ainsi que les bons résultats des entreprises françaises.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance des États-Unis a atteint 2,2 % du PIB, contre 2,8 % en 2024. Cette décélération s’est matérialisée au quatrième trimestre, avec une croissance de 1,4 % en rythme annuel. L’activité au dernier trimestre 2025 a été freinée par un ralentissement de la consommation et par le shutdown de l’automne. L’inflation, de son côté, tend à augmenter en se rapprochant des 3 %.
La menace d’une intervention américaine en Iran provoque une hausse du cours du pétrole. Le baril de Brent s’échangeait, vendredi 20 février, à plus de 70 dollars. Les nouvelles déclarations de l’administration américaine sur les négociations ont accentué les tensions sur les marchés.
Tempêtes, sécheresses, pollution… les effets du changement climatique sont de plus en plus tangibles et de plus en plus intégrés dans les projections économiques. Plusieurs économistes de la Banque centrale européenne ont étudié les données relatives aux risques climatiques de 52 pays — développés et en développement — au cours des vingt dernières années, afin d’apprécier le lien entre risques environnementaux, politiques destinées à les limiter et évolution des taux des dettes souveraines.
Pour obtenir une image aussi précise que possible, les chercheurs ont distingué deux catégories de risques climatiques. La première est le risque de transition, mesuré notamment à travers l’intensité carbone d’un pays, avec en filigrane les ajustements nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La seconde catégorie regroupe les risques physiques, c’est-à-dire ceux par lesquels le réchauffement climatique se manifeste concrètement.
Selon une note de la Banque centrale européenne, les investisseurs en dette souveraine intègrent de plus en plus les risques liés à la transition écologique. Les pays les moins vertueux ont tendance à faire face à des rendements obligataires plus élevés. Les événements climatiques de forte ampleur et récurrents — sécheresses, par exemple — ont également des effets marqués sur le niveau des taux.
Pour les auteurs de l’étude, les dirigeants politiques doivent intégrer que la donne climatique influe directement sur le niveau de la dette et sur le coût de son service (paiement des intérêts).
La Cour suprême des États-Unis a jugé, vendredi 20 février, que le président avait outrepassé son autorité en imposant ses droits de douane « réciproques ». L’ensemble des tarifs mis en place en s’appuyant sur une déclaration d’urgence nationale est concerné. Selon la Cour, la loi IEEPA, qui a servi de fondement juridique aux mesures de relèvement de nombreux droits de douane, ne confère pas ce pouvoir au président. Six des neuf juges nommés à vie se sont joints à la décision, tandis que trois juges parmi les plus conservateurs s’y sont opposés. Les droits de douane « réciproques », qui ont rapporté plus de 75 milliards de dollars à l’État américain, sont ainsi supprimés. La Cour n’a pas indiqué la manière dont les remboursements des droits de douane versés devront être gérés. Donald Trump devra passer par d’autres voies pour relever les tarifs, notamment par le Congrès. Une course contre la montre s’engage, car les élections de mi-mandat se tiendront en novembre, et pourraient, en l’état actuel de l’opinion, être défavorables aux Républicains.
Le CAC 40 au-dessus des 8 500 points
Les investisseurs ont réagi favorablement à la décision de la Cour suprême, les principaux indices actions progressant après son annonce. Les valeurs des entreprises exportatrices vers les États-Unis (Pernod Ricard, Hermès, LVMH au sein du CAC 40) ont enregistré de fortes hausses. Le CAC 40, pour la première fois de son histoire, termine au-delà des 8 500 points (8 511,74). Sur la semaine, l’indice parisien a gagné près de 2,4 %.
Une croissance américaine décevante en fin d’année
La décision de la Cour suprême a éclipsé les mauvais résultats de l’économie américaine à la fin de l’année 2025. La croissance s’est élevée à 1,4 % en rythme annualisé au dernier trimestre, selon une première estimation, soit un taux deux fois inférieur à celui anticipé par le marché et très loin des 4,4 % enregistrés au troisième trimestre. L’activité a été freinée, au dernier trimestre, par un ralentissement de la consommation et par le shutdown de l’automne. Sur l’ensemble de l’année 2025, la première économie mondiale a progressé au rythme de 2,2 %, contre 2,8 % en 2024.
Côté inflation, la hausse des prix mesurée par l’indice PCE s’est accélérée plus que prévu, d’un dixième de point, avec un indice global à 2,9 % sur un an en décembre et à 3 % en données « core », c’est-à-dire hors alimentation et énergie. Ce contexte inflationniste rend plus complexe toute nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed.
Le pétrole en hausse avec les nouvelles menaces américaines
Après les nouvelles déclarations de l’administration américaine sur les négociations avec l’Iran, les cours du pétrole ont fortement progressé, le baril de Brent passant au-dessus des 70 dollars, en hausse de plus de 5 % sur la semaine. Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a déclaré, mercredi 18 février, qu’« il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran ». Mardi 17 février, le vice-président américain JD Vance avait souligné que les divergences persistaient sur les « lignes rouges » américaines. Dans le même temps, l’Iran avait assuré s’être entendu avec Washington sur « un ensemble de principes directeurs ».
La poursuite du déploiement de l’armée américaine au Moyen-Orient inquiète les acteurs du marché pétrolier. Les États-Unis mettent en place dans la région une imposante force de frappe, avec des navires et des avions de guerre par dizaines. Le pays dispose également de dizaines de milliers de soldats dans des bases militaires autour de l’Iran. Le principal risque pour le marché pétrolier, en cas d’escalade militaire, serait le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % de la production mondiale. Les opérateurs s’inquiètent aussi du devenir des infrastructures d’hydrocarbures de l’Iran, l’un des dix premiers producteurs de pétrole au monde. D’autres pays, comme l’Irak, les Émirats arabes unis ou le Koweït, pourraient être touchés en cas de conflit militaire.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 20 février 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 511,74 | +2,38 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 49 625,97 | +0,16 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 909,51 | +0,97 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 22 886,07 | +1,46 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 25 247,15 | +1,46 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 683,14 | +2,39 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 6 131,31 | +2,32 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 56 825,70 | -1,43 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 082,07 | -1,12 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,302 % | -0,043 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,739 % | -0,023 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,096 % | +0,039 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1778 | -0,96 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 5 063,27 | -0,61 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 71,35 | +5,39 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 67 684,1055 | -2,52 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
En 2020, le service de la dette de l’État (c’est-à-dire le paiement des intérêts) représentait 36,2 milliards d’euros. À l’époque, l’État empruntait à des taux négatifs, ce qui a conduit certains à affirmer qu’il ne devait pas hésiter à s’endetter, oubliant que le capital ainsi emprunté serait remboursé quelques années plus tard par l’émission de nouvelles obligations bien plus coûteuses.
Avec la hausse des taux, le service de la dette progresse année après année. Il a franchi la barre des 50 milliards d’euros en 2022. En 2026, il sera proche de 60 milliards d’euros. Compte tenu de l’évolution de la dette publique et des taux d’intérêt, il pourrait atteindre 70 milliards d’euros en 2027 et dépasser 90 milliards d’euros en 2029.

Cercle de l’Epargne – données Banque de France
Après cinq ans de contre-performance, les petites capitalisations apparaissent comme des placements actuellement plus rentables que les grandes valeurs cotées au CAC 40 ou à l’Euro Stoxx 50. L’indice MSCI Europe Small Cap, qui mesure la performance de près de 400 entreprises européennes dont la capitalisation est inférieure à 10 milliards d’euros (à l’exception d’une qui dépasse légèrement ce seuil), a progressé de 5 % depuis janvier. L’indice plus large MSCI Europe a, quant à lui, gagné 4 % cette année.
Les petites capitalisations bénéficient d’un environnement économique plus porteur. Leur activité étant essentiellement européenne, elles profitent de la reprise de l’économie, dopée notamment par le plan de relance allemand. En 2026, la croissance en zone euro est attendue à 1,2 %, selon le consensus des économistes interrogés par Bloomberg.
Dans ce contexte, en 2026, le consensus des analystes anticipe une hausse de plus de 20 % pour les poids légers de la cote, contre 11 % pour les grands groupes. Les « small caps » demeurent bon marché, avec une valorisation boursière inférieure à leur moyenne historique et à celle des grandes capitalisations.
Les petites valeurs sont moins exposées aux États-Unis et aux risques de perturbation liés à l’IA. Malgré cela, au sein des small caps, Paris et Francfort sont à la traîne. En France, l’incertitude politique et les mesures fiscales pèsent sur les marchés. En Allemagne, l’exposition à l’industrie et aux exportations explique la faible progression. Pour le moment, les petites valeurs espagnoles et celles d’Europe centrale ou orientale se montrent plus dynamiques.
Six ans après sa création, le Plan d’Épargne Retraite (PER) s’affirme comme l’un des grands succès de l’épargne longue en France. Pensé pour moderniser et simplifier les dispositifs existants, il a progressivement trouvé sa place dans le paysage patrimonial des ménages.
Au troisième trimestre 2025, le PER comptait 12,7 millions de titulaires pour un encours total de 141,1 milliards d’euros, selon les données du Ministère de l’Économie. La progression annuelle proche de 20 % des encours traduit une dynamique robuste et une confiance croissante des épargnants.
Le PER répond à une préoccupation largement partagée : la préparation du niveau de vie à la retraite. Selon l’enquête 2025 du Cercle de l’Épargne, 72 % des non-retraités considèrent que les pensions ne seront pas suffisantes pour garantir un niveau de vie satisfaisant. Dans ce contexte, le PER s’impose comme une réponse concrète et structurée.
Son architecture combine plusieurs atouts :
Cette flexibilité constitue un progrès majeur par rapport aux anciens dispositifs, en offrant une solution modulable selon les trajectoires professionnelles et patrimoniales.
Le retour d’un environnement de taux plus favorable a renforcé l’attractivité des fonds en euros, tandis que la bonne orientation des marchés a soutenu les unités de compte. Les PER assurantiels comme bancaires bénéficient ainsi d’une palette de supports adaptée à un horizon d’investissement de long terme.
La gestion pilotée, désormais largement adoptée, permet d’associer recherche de performance durant la phase d’accumulation et sécurisation progressive à l’approche de la retraite. Ce mécanisme favorise une meilleure adéquation entre rendement potentiel et maîtrise du risque.
Le PER joue également un rôle croissant dans le financement de l’économie réelle. Plus de 80 % des actifs sont investis en France et dans l’Union européenne. Plus de 60 % des encours contribuent directement au financement des entreprises, en fonds propres ou en dette privée, dont plus de 5 milliards d’euros en actifs non cotés.
En orientant une part croissante de l’épargne vers des investissements de long terme, le PER participe au soutien de la croissance, de l’innovation et de la transition économique.
En quelques années, le PER s’est imposé parmi les produits d’épargne les plus attractifs. Sa diffusion au sein des entreprises, notamment via le PER collectif, ouvre des perspectives importantes. L’élargissement de son accès à l’ensemble des catégories de ménages renforcera encore son rôle dans la préparation des retraites.
Le Plan d’Épargne Retraite apparaît désormais comme un pilier durable de l’épargne française, conciliant préparation individuelle, performance financière et contribution au financement de l’économie.
Six ans après son lancement, le Plan d’Épargne Retraite (PER) poursuit sa montée en puissance et s’impose comme l’un des piliers de l’épargne longue en France.
Selon les données du Ministère de l’Économie, le PER comptait 12,7 millions de titulaires au troisième trimestre 2025, pour un encours total de 141,1 milliards d’euros. Sur un an, cet encours a progressé de près de 20 %, témoignant d’une dynamique soutenue.
Le succès du PER repose sur trois facteurs principaux :
Selon l’enquête 2025 du Cercle de l’Épargne, 72 % des non-retraités estiment que les pensions ne sont pas ou ne seront pas suffisantes pour garantir un niveau de vie satisfaisant. Les débats récurrents sur l’équilibre des régimes de retraite alimentent cette perception et renforcent l’attrait des dispositifs d’épargne individuelle.
Le PER permet en effet une déduction des versements du revenu imposable, ce qui réduit le coût réel de l’effort d’épargne. La possibilité de choisir, au moment de la liquidation, entre une sortie en rente ou en capital constitue également un atout structurant, offrant une souplesse adaptée à la diversité des trajectoires patrimoniales.
Les rendements proposés, qu’il s’agisse des fonds en euros des PER assurantiels ou des supports en unités de compte et valeurs de marché pour les PER bancaires, demeurent attractifs au regard des autres placements réglementés ou à court terme.
Un instrument au service du financement de l’économie
Au-delà de sa dimension individuelle, le PER joue un rôle croissant dans le financement de l’économie productive. Plus de 80 % des actifs sont investis en France et dans l’Union européenne. Plus de 60 % des encours participent au financement des entreprises, en fonds propres comme en dette privée, dont plus de 5 milliards d’euros orientés vers des actifs non cotés.
La gestion pilotée par défaut favorise une allocation progressive vers les actifs dynamiques durant la phase d’épargne, avant une sécurisation à l’approche de la retraite. Cette mécanique contribue à orienter l’épargne longue vers le financement des entreprises tout en tenant compte de l’âge et du profil de risque des titulaires.
Une nouvelle étape à franchir
En quelques années, le PER a su conquérir un public large et figure désormais parmi les placements privilégiés des Français, selon l’enquête 2025 du Cercle de l’Épargne.
La prochaine étape de son développement réside dans une diffusion accrue au sein des PME, notamment à travers le PER collectif, ainsi que dans un élargissement de son accès aux ménages modestes. L’enjeu est double : renforcer la préparation financière à la retraite et consolider les capacités de financement de l’économie française et européenne.
Le Plan d’Épargne Retraite apparaît ainsi comme un instrument structurant de l’épargne longue, au croisement des enjeux démographiques, patrimoniaux et économiques.

Intelligence artificielle : la fin de l’euphorie ?
Les valeurs technologiques américaines pourraient continuer à pâtir des doutes croissants entourant la rentabilité effective des investissements massifs engagés dans l’intelligence artificielle. Après une phase d’enthousiasme portée par des anticipations de gains de productivité et de nouveaux modèles économiques, les marchés s’interrogent désormais sur les délais de monétisation et sur la soutenabilité des dépenses en infrastructures (centres de données, semi-conducteurs, énergie).
Le fait qu’OpenAI ait ouvert son application ChatGPT à la publicité illustre ce changement de climat. Le passage d’une logique d’expansion rapide à une logique de recherche de revenus récurrents témoigne d’un secteur qui entre dans une phase plus mature, où la discipline financière redevient centrale. La question n’est plus tant celle du potentiel technologique que celle du rendement du capital investi.
Résultats des entreprises : le soutien des fondamentaux
Plusieurs grandes entreprises françaises, telles que TotalEnergies ou EssilorLuxottica, publieront leurs résultats cette semaine. Ces annonces pourraient soutenir le marché parisien et ouvrir la voie à un nouveau record pour le CAC 40.
La dynamique récente des indices européens repose moins sur l’expansion des multiples que sur la solidité des résultats. Dans un environnement de croissance modérée mais de désinflation progressive, la capacité des grandes entreprises à préserver leurs marges demeure le principal moteur des valorisations.
Bulgarie : l’effet euro
Depuis le 1er janvier, la Bulgarie est devenue le 21e membre de la zone euro. Les taux d’intérêt de sa dette souveraine ont fortement reculé : le rendement à 10 ans est passé de 6 % à 3,9 %. L’adhésion à l’euro a réduit significativement la prime de risque pays, en supprimant le risque de change et en renforçant la crédibilité monétaire.
La Bulgarie emprunte désormais dans des conditions proches de celles de la France ou de l’Italie, et à des coûts inférieurs à ceux des pays d’Europe orientale restés en dehors de la zone euro. Cet épisode rappelle que, malgré les critiques récurrentes, l’euro constitue toujours un facteur de stabilité financière pour les États membres.
SCPI : un rendement stabilisé autour de 4,5 %
Selon les premières estimations, le rendement moyen brut des SCPI en 2025 devrait se situer entre 4 % et 5 %. Après les ajustements de valorisation intervenus sur le marché immobilier, les rendements se stabilisent à un niveau attractif en comparaison des placements obligataires traditionnels.
Ce niveau de distribution demeure supérieur à celui des fonds euros, mais il s’accompagne d’un risque immobilier réel, notamment en matière de valorisation des actifs tertiaires. Pour les épargnants, la sélectivité géographique et sectorielle devient déterminante.
Fonds euros : un léger redressement
Le rendement moyen des fonds euros devrait atteindre environ 2,65 % en 2025, en légère progression par rapport à 2024. Certains contrats pourraient afficher des taux proches de 3,5 % (hors mécanismes de bonus).
Cette amélioration reflète la remontée progressive des rendements obligataires observée ces deux dernières années. Néanmoins, le fonds euro reste un produit de lissage : la reconstitution des marges financières demeure progressive et dépendra de la trajectoire future des taux directeurs.
Russie : tensions budgétaires et arbitrages monétaires
Pour financer l’effort de guerre, le gouvernement russe a sollicité son fonds souverain, le National Wealth Fund (NWF), afin de céder une partie de ses réserves d’or. Le stock est passé de 406 à 179 tonnes entre 2022 et 2025, soit une contraction de 60 %. Le fonds a également vendu des renminbis et des obligations d’État chinoises.
Parallèlement, la TVA a été relevée de 20 % à 22 %, à l’exception des produits dits essentiels. Cette mesure contribue aux tensions inflationnistes. Malgré cela, la banque centrale a abaissé son taux directeur de 16 % à 15,5 %, estimant que l’inflation pourrait être contenue entre 4,5 % et 5,5 % sur l’année.
La Russie se trouve ainsi confrontée à une équation délicate : financer un effort budgétaire massif tout en soutenant une économie dont la croissance ne dépasserait pas 0,8 % en 2026, contre 1 % en 2025. L’érosion des réserves souveraines réduit les marges de manœuvre à moyen terme.
Plan d’épargne logement : l’échéance du 1er mars 2026
À compter du 1er mars 2026, les plans d’épargne logement de plus de 15 ans seront automatiquement transformés en livrets ordinaires si leurs titulaires ne prennent aucune décision. D’ici 2030, 36 % des PEL sont concernés, pour un encours estimé à 93 milliards d’euros.
Par ailleurs, à partir de la 13e année de détention, les gains des PEL — y compris ceux ouverts avant 2018 — sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (30 %) ou, sur option, au barème de l’impôt sur le revenu.
Ces évolutions réglementaires et fiscales appellent un réexamen stratégique. Dans un contexte de taux redevenus positifs mais moins dynamiques qu’en 2023-2024, la question n’est plus celle de la simple conservation des anciens produits, mais celle de l’optimisation globale de l’allocation d’épargne.

Le 12 février, le CAC 40 a battu un nouveau record en dépassant 8 400 points (8 437 points en cours de séance). Son précédent sommet remontait au début janvier. D’autres indices européens ont également atteint des sommets cette semaine, et notamment l’indice STOXX 600 des grandes capitalisations européennes. La hausse des cours est portée par les bons résultats des grandes entreprises françaises au cours du quatrième trimestre. Les actions d’Essilor Luxottica, de Michelin, de Legrand ou de Hermès ont enregistré de belles augmentations.Si Dassault Systèmes a été chahuté en Bourse cette semaine, la maison mère ne peut que se réjouir de la commande de 114 Rafale par l’Inde, qui a déjà acquis 64 exemplaires de cet avion de combat. La majorité des appareils devraient être produits en Inde.
Cette semaine, l’économie américaine a surpris une nouvelle fois avec des créations d’emplois en janvier deux fois supérieures au consensus attendu. De quoi écarter toute crainte de ralentissement marqué de l’activité aux États-Unis. Le rapport mensuel du département du Travail publié mercredi, avec retard en raison du récent « shutdown » aux États-Unis, mentionne la création de 130 000 emplois non agricoles pour le mois de janvier, quand les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 70 000 créations nettes. Le chiffre de décembre a été révisé, faisant apparaître désormais 48 000 créations de postes contre 50 000 en première estimation. Le taux de chômage s’élevait en janvier à 4,3 % après 4,4 % en décembre et un consensus à 4,4 %. Aux États-Unis, l’indice des prix à la consommation a augmenté, en janvier, de 2,4 %, après +2,7 % un mois plus tôt, quand le consensus Bloomberg misait sur une amélioration de deux dixièmes de point. En revanche, retraitée des prix alimentaires et de l’énergie, la hausse s’élève à 2,5 %, comme anticipé. En décembre, l’inflation dite sous-jacente était de +2,6 %. Les opérateurs de marché intègrent dans leurs anticipations une baisse des taux de la Réserve fédérale d’environ 63 points de base pour l’année, soit une probabilité d’environ 50 % d’une troisième détente d’un quart de point d’ici décembre.
Wall Street a cédé du terrain toujours en lien avec les doutes sur la rentabilité à venir des grandes entreprises de la tech. Les investisseurs sont, par ailleurs, dubitatifs en ce qui concerne l’évolution de l’inflation.
Les taux des obligations souveraines ont continué à se détendre cette semaine. L’or est repassé au-dessus de 5 000 dollars l’once avec le regain des tensions concernant l’Iran. Le cours du bitcoin continue de baisser.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 13 février 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 311,74 | +0,46 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 49 500,93 | -1,23 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 836,17 | -1,29 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 22 546,67 | -1,85 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 24 914,88 | +0,78 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 446,35 | +0,74 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 985,23 | -0,22 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 56 941,97 | +4,30 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 082,07 | +0,49 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,345 % | -0,102 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,762 % | -0,082 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,057 % | -0,158 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1876 | +0,52 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 5 042,76 | +1,76 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 67,80 | -0,35 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 69 113,6409 | -3,39 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
À la fin du troisième trimestre 2025, le patrimoine financier des ménages a atteint 6 537,4 milliards d’euros, en hausse de près de 90 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent, en lien avec la valorisation des actifs et des flux d’épargne. Sur quatre trimestres cumulés, les montants d’épargne ont atteint 134,1 milliards d’euros. Sur la période, les produits de taux ont représenté près de 60 % des flux financiers nets. L’assurance-vie a été la grande gagnante en matière de collecte (+14,7 milliards d’euros pour les fonds en euros et +6,1 milliards d’euros pour les unités de compte).
Selon la Banque de France, le taux d’épargne des ménages était en légère baisse à 18 %, contre 18,4 % au trimestre précédent. Il demeure néanmoins supérieur de plus de trois points à son niveau d’avant la crise sanitaire.

Cercle de l’Epargne – données INSEE
À la veille du sommet des chefs d’État et de gouvernement européens du 12 février, la Présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a tenu à publier une note rappelant la nécessité pour l’Union européenne de mener des réformes structurelles. Elle rappelle qu’une « action collective coordonnée et décisive » est indispensable, avec pour objectif une augmentation de la productivité et la mobilisation des investissements en vue d’améliorer la croissance européenne. Elle demande aux États de s’entendre sur cinq sujets essentiels :
Dans le prolongement de la note de Christine Lagarde, lors de leur réunion de travail au château d’Alden Biesen en Belgique le 12 février, les dirigeants européens ont pris l’engagement d’avancer dans la réalisation du grand marché unique. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a lancé un slogan choc pour résumer la rencontre des 27 : « Un continent, un marché ». L’objectif est de transformer, d’ici fin 2027, le marché unique, encore incomplet après plus de trois décennies, en un véritable marché unifié.
La Présidente de la Commission a proposé un projet comportant plusieurs piliers, qui fera l’objet d’une présentation officielle au Conseil européen du 19 mars prochain. Premier chantier : la simplification administrative. Dix « omnibus » législatifs sont en cours — trois finalisés, sept en attente — pour faire économiser 15 milliards d’euros par an aux entreprises européennes. La Présidente de la Commission entend également procéder à un « nettoyage en profondeur » de l’acquis communautaire. Son obsession : en finir avec la manie des États d’empiler des réglementations nationales sur les lois européennes, créant 27 réalités différentes pour une même directive.
Elle souhaite le développement de règlements uniformes plutôt que de directives et introduire des clauses de caducité automatique. Elle a relancé l’idée du « 28e régime », rebaptisé « EU Inc », qui doit permettre à n’importe quelle entreprise, où qu’elle soit dans l’Union européenne, de créer en 48 heures — et 100 % en ligne — une société régie par un ensemble unique et simple de règles valables dans tous les États membres. « Nous avons besoin de champions européens », a souligné Ursula von der Leyen, annonçant une révision des règles sur les fusions d’entreprises dès avril. Sa priorité est de permettre la constitution d’entreprises réellement européennes, notamment dans le secteur des télécoms, où l’émiettement européen empêche les investissements massifs nécessaires à l’innovation.
Reprenant les propositions de Christine Lagarde, Ursula von der Leyen a défendu le principe de l’Union de l’épargne et de l’investissement, destinée à créer un marché financier unique, profond et liquide. Elle a annoncé un calendrier avec une date butoir en juin 2026 pour la phase 1, incluant l’intégration des marchés, la supervision et la titrisation. En cas de refus de certains États, elle a menacé de recourir au dispositif de « coopération renforcée », qui permet le lancement d’un projet à partir du moment où neuf États sont d’accord, ces derniers pouvant avancer sans les autres.
En ce début de mois de février, la France a réussi à placer sans difficulté ses obligations assimilables du Trésor (OAT) à 30 ans. 450 investisseurs ont répondu présents, avec une demande totale portant sur 135 milliards d’euros pour 8 milliards offerts. Cette forte demande a permis une légère diminution du taux proposé.
Les titres ont été placés directement auprès des investisseurs par un syndicat composé des banques partenaires de Bercy. Cette procédure syndiquée permet de mieux évaluer la profondeur du marché et d’optimiser les conditions d’émission. Les banques chefs de file souscrivent les titres dans le cadre du processus d’allocation, avant de les conserver en portefeuille ou de les placer auprès de leurs clients institutionnels. Le rendement proposé est de 4,44 %. Il apparaît attractif au regard de celui de l’année dernière, qui s’élevait à 3,8 %.
Pour l’émission de ses titres, l’État a bénéficié de la détente des taux consécutive à l’adoption de la loi de finances pour 2026. Par ailleurs, la réduction progressive de la poche obligataire des fonds de pension néerlandais, pour des raisons réglementaires, devrait avoir un impact limité sur le marché primaire.
A la fin du troisième trimestre 2025, le patrimoine financier des ménages a atteint 6537,4 milliards d’euros, en hausse de près de 90 milliards d’euros par rapport au deuxième trimestre en lien avec la valorisation des actifs et des flux d’épargne. Sur quatre trimestres, les montants d’épargne cumulés ont atteint au troisième trimestre 134,1 milliards d’euros. Sur le troisième trimestre, les produits de taux ont représenté près de 60 % des flux financiers nets. L’assurance vie a été la grande gagnante en manière de flux au troisième trimestre (+14,7 milliards d’euros pour les fonds euros et +6,1 milliards d’euros pour les unités de compte).
Le taux d’épargne des ménages était, selon la Banque de France, en légère baisse à 18 % au troisième trimestre contre 18,4 % au deuxième. Il reste néanmoins au-dessus de trois points au-dessus de son niveau d’avant crise sanitaire.

Cercle de l’Epargne – données INSEE

Avec l’âge de la majorité, le bitcoin aura pu gagner en maturité mais cela n’est pas le cas. La première des cryptoactifs après avoir connu une année 2025 haute en couleur avec une reconnaissance institutionnelle avec le développement de fonds indiciel et le soutien de Donald Trump, est confrontée à une crise sévère depuis le début de l’année 2026 avec une chute de 20 %. Victime de son succès, victime collatérale des doutes qui émergent autour de l’Intelligence Artificielle, victime d’enchainement avec les stablecoins en particulier, le bitcoin perd de son lustre. Certes dans le passé, il a déjà traversé des crises avant de renaître de ses cendres. Après, le bitcoin demeure une valeur spéculative sur un marché pas réglementé dont l’évolution dépend des achats et des ventes d’acteurs pas toujours transparents.
IA : l’heure des comptes
En ce début d’année 2026, les entreprises de l’IA recherchent des liquidités par tous les moyens afin de financer leurs investissements portant au total sur près de 1000 milliards de dollars. Alphabet, OpenAI, Microsoft, Amazon sont en première ligne pour trouver des capitaux. Les investisseurs commencent à s’en inquiéter/
Automobile : sorties de route fréquentes
Le secteur de l’automobile se caractérise par l’existence de cycle tant pour le marché que pour les constructeurs. Aucune position n’est acquise comme le prouvent les difficultés depuis plus d’un an par Stellantis quand dans le même temps, Renault connait un rebond qui n’était pas imaginé il y a 24 mois. L’automobile est une une industrie de cycle long, à marges structurellement faibles, exposée à des chocs violents, où la taille protège sans immuniser, et où chaque transition efface les rentes précédentes.
Plan d’Epargne Retraite : les nouveautés 2026
La réglementation du Plan d’Epargne Retraite a été légèrement affectée par la loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Utilisation des plafonds de déduction sur 5 ans au lieu de 3 ans
Première évolution favorable pour les actifs : le report des plafonds de déduction non utilisés est étendu. Jusqu’à présent, un épargnant pouvait mobiliser les plafonds de déduction des trois années précédentes. À compter de 2026, cette période est portée à cinq années. Ce mécanisme ne modifie pas le plafond annuel, mais il élargit la fenêtre de rattrapage. Il bénéficie en particulier aux personnes qui souscrivent tardivement un PER, souvent autour de la cinquantaine, après une phase de constitution de patrimoine immobilier ou familial.
Arrêt des déductions à compter de la 70e année
Depuis le 1er janvier 2026, les versements volontaires effectués sur un PER à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Les plans restent ouverts et peuvent continuer à être alimentés, mais l’avantage fiscal disparaît. Les versements réalisés avant cette date conservent, en revanche, leur régime fiscal initial. Dans l’exposé des motifs, le législateur justifie cette mesure par le fait qu’au-delà de 70 ans, les versements sur un PER relèvent davantage d’une logique patrimoniale que de la préparation effective de la retraite.
Augmentation des prélèvements sociaux
La hausse des prélèvements sociaux de 1,4 point intervenue dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 s’applique au Plan d’Epargne Retraite. Le taux de ces prélèvements passe de 17,2 à 18,6 % portant le prélèvement forfaitaire unique à 31,4 %.
Etats-Unis : épargne en baisse
Au mois de novembre dernier, le taux d’épargne des ménages, aux Etats-Unis, a atteint son plus bas niveau depuis trois ans, à 3,5 %, contre 3,7 % le mois précédent et 4,9 % il y a un an. L’évolution de l’épargne Outre-Atlantique tranche avec celle du Vieux continent. Il faut néanmoins relativiser la modestie de l’épargne américaine car une partie de celle-ci se loge dans les fonds de pension. Cette dernière quand elle est de nature collective n’est pas comptabilisée comme épargne des ménages (seules les cotisations 401K le sont). Or, les fonds de pension représentent 130 % du PIB.
Etats-Unis : les étrangers plébiscites les actions
La part des actions américaines dans les actifs américains détenus par des étrangers a presque triplé en seize ans passant d’un creux de 21 % au lendemain de la crise financière mondiale de 2007-2009 à un record de 58 % aujourd’hui. A contrario, en 2025, les actifs de réserve et autres détentions souveraines de titres de dette américaine ne représentent plus que 13 % de la valeur des portefeuilles étrangers investis aux États-Unis, un plus bas historique (38 % en 2008).

Cette semaine, les marchés financiers ont évolué au gré des négociations américano-iraniennes. Les investisseurs se sont montrés plus circonspects face à l’intelligence artificielle dont les besoins de capitaux commencent à alarmer.
Malgré tout, la Bourse de Paris a gagné 1,75 % sur la semaine qui a été par ailleurs marquée par la chute du cours de Stellantis. Cette baisse est liée à l’annonce surprise de l’engagement d’une restructuration s’accompagnant de charges exceptionnelles de 22,2 milliards d’euros au second semestre. Les prévisions laissent entrevoir une nouvelle fois une consommation de trésorerie en 2026, l’année 2027 restant « très incertaine. Le cours de la Société générale a également perdu du terrain après la publication d’une note d’analyse des résultats à venir qui n’a pas convaincu. Il faut néanmoins souligner que ces 12 derniers mois, le cours de la Société générale avait progressé de plus de 100 %. Les grandes entreprises du bâtiment et des travaux publics comme Eiffage ou Vinci ont enregistré une hausse du cours de leurs actions après la publication de comptes annuels encourageants ?
A Wall Street, le Nasdaq a baissé sur la semaine de plus de 2 % avec les doutes qui se multiplient au sujet de l’intelligence artificielle.
Révision de jugement sur l’IA
Les valeurs de la tech américaines poursuivent leur baisse après avoir atteint des sommets déraisonnables à la fin de l’année dernière. En un mois, le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques américain, a reculé de plus de 4 %. Les investisseurs doutent de la rentabilité des investissements réalisés par les entreprises engagées dans la bataille de l’intelligence artificielle. Ce n’est pas une remise en cause totale. Ils se montrent simplement plus sélectifs que par le passé dans le choix des valeurs. Les valeurs de la tech coréennes et japonaises sont les grandes gagnantes de ce changement d’optique de la part des investisseurs.
En ce début d’année 2026, les entreprises de l’IA recherchent des liquidités par tous les moyens afin de financer leurs investissements gargantuesques. Dans cet esprit, Elon Musk a annoncé la fusion de deux de ses sociétés, SpaceX et xAI. Cette nouvelle entreprise, valorisée à 1 250 milliards de dollars d’après la presse américaine, devrait être introduite en Bourse au cours de l’été. Ce regroupement est justifié par les pertes de xAI, qui ont dépassé 8 milliards de dollars en 2025 pour un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars. Pour faire face à ses besoins d’investissement dans les datacenters, la société avait levé, en janvier, 20 milliards de dollars. En l’associant à SpaceX, Elon Musk espère profiter d’une force de frappe plus importante pour attirer de nouveaux investisseurs, l’objectif étant de lever 50 milliards de dollars supplémentaires.
La recherche de capitaux concerne également OpenAI, à l’origine de ChatGPT. Longtemps adossée à Microsoft, la société de Sam Altman est devenue une entité quasi indépendante fin 2025. Elle cherche actuellement à lever plusieurs dizaines de milliards de dollars. Un projet de participation de Nvidia à hauteur de 100 milliards de dollars est en suspens. Du côté d’Anthropic, une nouvelle levée de fonds de plusieurs milliards de dollars est également prévue dans les semaines à venir.
Alphabet, qui était parti en retard dans le développement de l’IA, semble en meilleure situation que ses concurrentes grâce à l’abondance de ses réserves financières, à la possession de nombreux datacenters et à la solidité de son cloud. L’entreprise française Mistral, dont la valorisation dépasse 12 milliards d’euros, a effectué en 2025 des levées de fonds à hauteur de 7 milliards d’euros, en recul par rapport à 2024. La nécessité de nouveaux partenaires s’impose à moyen terme afin de permettre le développement de la start-up européenne.
La nomination de Kevin Warsh à la tête de la FED a rassuré les investisseurs et a conduit à une légère appréciation du dollar. Les craintes d’une mainmise de la banque centrale américaine par Donald Trump se sont atténuées, tout comme les tensions géopolitiques concernant une éventuelle intervention des États-Unis en Iran. Ce changement de contexte a contribué à la baisse du cours de l’or. Des prises de plus-values expliquent également la forte diminution du métal précieux. Ce mouvement rappelle que ce dernier est avant tout un placement spéculatif, qui ne rapporte ni intérêt ni dividendes.
En un mois, le cours du bitcoin en dollars a perdu 25% ; sur six mois, la perte atteint 40 %. Vendredi 6 février, il s’échangeait contre 71 000 dollars loin de son record de 126 000 dollars du 6 octobre 2025. Après l’euphorie qui avait suivi la réélection de Donald Trump, le marché du bitcoin est rattrapé par la volatilité des cours, sur fond d’aversion au risque, de liquidations massives liées à des paris à la hausse et de reflux du soutien institutionnel.
Les investisseurs tendent à revenir aux fondamentaux en période de tensions géopolitiques. Par ailleurs, ils réexaminent leurs positions sur les valeurs technologiques américaines ; or, il existe une corrélation entre le Nasdaq et les cryptoactifs. Selon une étude de la Deutsche Bank, lors des phases de stress observées ces dernières années, le bitcoin a systématiquement enregistré des performances inférieures à celles des actions américaines et de l’or.
La baisse du bitcoin est accentuée par l’effet de levier, très utilisé sur les marchés de produits dérivés. Lorsque le bitcoin est passé sous les 70 000 dollars, de nombreux investisseurs ayant acheté à crédit ont été contraints de vendre automatiquement pour limiter leurs pertes. Ces ventes forcées ont provoqué plus d’un milliard de dollars de liquidations en vingt-quatre heures, principalement sur des paris haussiers.
En 2025, la hausse du bitcoin avait été largement portée par le succès des ETF bitcoin au comptant américains, utilisés par les gestionnaires d’actifs. Ces produits, dominés par des acteurs comme BlackRock ou Fidelity, avaient fortement contribué à la hausse des cours des cryptoactifs. La dynamique s’est depuis inversée. En janvier 2026, les ETF bitcoin au comptant ont enregistré près de 2 milliards de dollars de sorties nettes, selon Bloomberg, après environ 5 milliards de dollars de retraits cumulés sur les trois mois précédents. Une poursuite de la baisse pourrait s’autoalimenter et « forcer des ventes à l’échelle de l’écosystème crypto », fragilisant les entreprises et les intermédiaires les plus exposés. Le marché n’étant pas régulé, les enchaînements pourraient être brutaux.
Face au « krach rampant » des cryptos — une perte de plus de 20 % de leur valeur sur plusieurs séances —, le sénateur américain Sherman a interrogé le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, sur une éventuelle intervention de l’administration américaine en cas de faillites d’établissements financiers. Ironie de l’histoire, en 2008, Satoshi Nakamoto avait créé le bitcoin de manière décentralisée pour échapper aux ingérences publiques jugées pernicieuses. Le secrétaire au Trésor a indiqué qu’il n’avait pas le pouvoir d’intervenir sur le marché des cryptos, tout en reconnaissant que les États-Unis détenaient des bitcoins. Le pays dispose d’un fonds stratégique en bitcoins (198 000 unités), alimenté par les saisies de cryptos opérées par la justice américaine. Mais compte tenu de ses réserves limitées et de son statut, ce fonds n’a pas vocation à intervenir pour soutenir les cours lors des crises et des krachs. Le Trésor peut intervenir sur le marché des changes pour soutenir ou faire baisser le dollar, mais pas le bitcoin.
Le directeur du Trésor a indiqué que, pour son administration, le bitcoin n’est pas un « actif systémique » pour le système financier américain. La capitalisation totale des cryptos, de l’ordre de 2 430 milliards de dollars, représente environ la moitié de celle de Nvidia (4 240 milliards). Un bitcoin à zéro entraînerait certes des faillites en série dans le secteur des cryptos et pour les investisseurs. Il provoquerait des effets de contagion sur les autres marchés, mais sans remettre en cause la stabilité financière. Si les banques proposent des cryptos à leurs clients, elles ne spéculent pas sur ces actifs pour leur propre compte. Ils ne figurent pas dans leurs bilans, contrairement aux crédits hypothécaires à risque, les subprimes, qui avaient implosé en 2007 et 2008.
Malgré tout, une crise sur les cryptos aurait des incidences financières, en particulier sur les Treasuries, obligations du Trésor américain servant de garanties aux stablecoins. La vente des Treasuries appelés en garantie ferait remonter les taux d’intérêt. Ce lien pourrait, en théorie, contraindre le Trésor à acheter des bitcoins. Une telle intervention publique signifierait la fin de l’indépendance de la première des cryptoactifs.
Après la FED la semaine dernière, c’est au tour de la BCE d’opter pour la prudence en ne changeant rien. Le Conseil des gouverneurs a ainsi décidé, jeudi 5 février, de laisser inchangés pour la cinquième fois consécutive les taux directeurs. Le taux de dépôt reste à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 %. Cette décision était attendue. Il n’y avait pas de raisons évidentes pour abaisser les taux. L’activité économique et le marché du travail résistent bien, malgré de fortes incertitudes dans l’environnement géopolitique. L’annonce de la nomination de Kevin Warsh — jugé le plus indépendant parmi les candidats — pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale américaine a été bien accueillie par les dirigeants de la BCE.
Avec la hausse de l’euro et la faiblesse des prix de l’énergie, l’inflation est en recul. Elle est désormais inférieure à la cible de 2 % fixée par la BCE. Elle s’est établie à 1,7 % sur douze mois glissants en janvier, son plus bas niveau depuis septembre 2024. Sur un mois, de décembre à janvier, les prix à la consommation de la zone euro ont reculé de 0,5 %. Pour le moment, la BCE ne considère pas cette faible inflation comme dangereuse, car elle est largement liée à des effets de base : les prix de l’énergie étaient nettement plus élevés il y a un an. Néanmoins, l’inflation sous-jacente — retraitée des prix très volatils de l’énergie et de l’alimentation — a baissé plus qu’attendu. La croissance des salaires tend à ralentir. Les banques européennes commencent à durcir leurs conditions d’octroi de prêts aux entreprises. En cas d’accentuation de ces phénomènes, une baisse des taux directeurs pourrait se justifier. Le rendez-vous de mars pour le Conseil des gouverneurs sera important, car il sera accompagné de la publication des projections économiques de la banque centrale.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 6 février 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 273,84 | +1,75 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 50 115,67 | +1,43 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 932,30 | -0,63 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 031,21 | -2,38 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 24 719,80 | +0,36 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 369,75 | +1,43 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 998,40 | +0,79 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 54 253,68 | +1,73 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 065,58 | -1,80 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,447 % | +0,020 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,844 % | -0,001 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,215 % | -0,034 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1816 | -1,88 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 959,49 | -4,76 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 68,70 | -3,45 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 71 327,7039 | -16,95 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
En décembre 2025, la rémunération moyenne des encours de dépôts bancaires des ménages et des sociétés non financières (SNF) s’élevait, selon la Banque de France à 1,25%. Ce taux est proche de celui de novembre.
La rémunération des contrats nouveaux, quant à elle, augmente très légèrement pour les dépôts à terme aux ménages (à plus de 2 ans) et aux SNF (à moins de 2 ans).
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS
| Encours (Md€) | Taux de rémunération des dépôts | Contrats nouveaux (Mds€) | Taux de rémunération sur contrats nouveaux | |||||
| déc-25 (p) | déc-24 | nov-25 (r) | déc-25 (p) | déc-25 (p) | déc-24 | nov-25 (r) | déc-25 (p) | |
| Dépôts bancaires des Ménages et SNF | 2 627 | 1,76 | 1,26 | 1,25 | ||||
| dont Ménages | 1 883 | 1,86 | 1,30 | 1,30 | ||||
| dont : – dépôts à vue (b) | 551 | 0,06 | 0,04 | 0,04 | ||||
| – livrets à taux réglementés (b,c) | 728 | 3,07 | 1,80 | 1,80 | ||||
| dont : livret A (b) | 409 | 3,00 | 1,70 | 1,70 | ||||
| – livrets ordinaires (b) | 225 | 0,90 | 0,74 | 0,73 | ||||
| – dépôts à terme <= 2 ans (d) | 71 | 3,13 | 2,34 | 2,32 | 13 | 2,77 | 2,01 | 2,01 |
| – dépôts à terme > 2 ans (d) | 108 | 2,36 | 2,41 | 2,40 | 2 | 2,82 | 2,45 | 2,48 |
| – plan d’épargne-logement | 199 | 2,63 | 2,63 | 2,63 | 0 | 2,22 | 1,75 | 1,74 |
| dont SNF | 743 | 1,51 | 1,16 | 1,14 | ||||
| dont : – dépôts à vue (b) | 516 | 0,66 | 0,47 | 0,47 | ||||
| – dépôts à terme <= 2 ans (d) | 140 | 3,27 | 2,40 | 2,36 | 40 | 3,02 | 2,13 | 2,17 |
| – dépôts à terme > 2 ans (d) | 88 | 3,52 | 3,17 | 3,10 | 3 | 2,95 | 2,70 | 2,70 |
| Pour mémoire : | ||||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 3,15 | 2,15 | 2,15 | |||||
| Euribor 3 mois (e) | 2,82 | 2,04 | 2,05 | |||||
| Rendement du TEC 2 ans (e), (f) | 2,21 | 2,19 | 2,29 | |||||
| Rendement du TEC 5 ans (e), (f) | 2,55 | 2,69 | 2,81 | |||||
Données Banque de France
Notes :
– En raison des arrondis, la somme peut légèrement différer du total des composantes
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Pour les dépôts à vue et les livrets, le taux sur les contrats nouveaux est supposé égal à celui sur les encours.
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés
e. Moyenne mensuelle.
f. Taux de l’Échéance Constante 2 ans et 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
r. Données révisées.
p. Données provisoires.

Tensions géopolitiques : stop and go
Comme souvent, après les menaces, Donald Trump temporise. L’Iran n’échappe pas à la règle. Durant le week-end, il a indiqué que le canal diplomatique était toujours ouvert. Conséquence : le pétrole, qui avait franchi la barre des 70 dollars en fin de semaine dernière, est revenu à 65 dollars lundi (baril de Brent).
La hausse de l’euro
En un an, l’euro a gagné 13 % par rapport au dollar. Dans les faits, la monnaie commune a retrouvé son cours moyen sur vingt-cinq ans. Elle avait été fortement pénalisée par l’épidémie de Covid et la guerre en Ukraine. La baisse des taux directeurs de la Fed, les velléités de remise en cause de l’indépendance de celle-ci par Donald Trump, ainsi que l’amélioration de la conjoncture en Europe expliquent ce retour en grâce de l’euro. Certains préconisent de couvrir le risque de change sur les placements américains. Il est, en effet, probable que l’euro évolue autour de 1,2 à 1,3 dollar dans les prochains mois. Couvrir les titres américains constitue donc une option.
Un nouveau président pour la Fed
Donald Trump a désigné Kevin Warsh comme futur président de la Fed, en remplacement de Jerome Powell. Ce dernier n’avait pas été retenu en 2018, dans la dernière ligne droite, au profit de l’actuel président. Pour être définitivement nommé, Kevin Warsh devra encore recevoir l’accord du Sénat.
Kevin Warsh est trumpiste, mais c’est également un pur produit de l’élite universitaire américaine. Né dans l’État de New York, il a fait ses études à l’université Stanford, en Californie, puis à Harvard, dans le Massachusetts. Il a travaillé pendant sept ans, de 1995 à 2002, au sein de la banque Morgan Stanley, à New York, dans le département des fusions-acquisitions. En 2006, il a été membre de la Fed en tant que gouverneur. À 35 ans, il était le plus jeune membre jamais désigné au Conseil, composé de sept personnes, qui dirige l’institution. Il a alors traversé la crise des subprimes. Depuis 2011, Kevin Warsh partage son temps entre un poste de chercheur invité à Stanford et des sièges dans plusieurs conseils d’administration.
Après avoir été favorable au libre-échange, Kevin Warsh a soutenu la hausse des droits de douane. Il a appelé de ses vœux un changement d’orientation de la politique monétaire de la Fed, avec à la clé une baisse des taux directeurs. Il avait néanmoins jugé, en 2025, que celle-ci était responsable de l’inflation en raison de sa politique accommodante.
Made in Europa
Dans un monde marqué par la montée des droits de douane, l’Europe entend défendre son modèle. Le risque est toutefois de tomber elle-même dans les travers d’une spirale protectionniste. Sur ce thème, le vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a appelé, dans une tribune publiée par Les Échos le lundi 2 février, cosignée par 1 141 chefs et dirigeants d’entreprise, à « établir une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques ». Il plaide également pour une simplification administrative et une accélération du processus de réalisation d’un véritable marché unique.
Le 1er février, la rémunération de plusieurs produits d’épargne réglementée ont été modifié afin de tenir compte de la baisse de l’inflation et de celle des taux des marchés monétaires. Malgré la diminution des taux de rémunération, le rendement réel du Livret A, du Livret de Développement Durable et Solidaire et du Livret d’Epargne Populaire reste positive.
| En % | Nouveaux taux à compter du 01/02/26 | Ancien taux |
| Livret A | 1,5 | 1,7 |
| LDDS | 1,5 | 1,7 |
| LEP | 2,5 | 2,7 |
| Livret Jeune | Au minimum 1,5 | Au minimum 1,7 |
| Compte Epargne Logement | 1,25 | 1 |
Pour mémoire, le 1er janvier 2026, le taux des nouveaux Plans d’Epargne Logement était passé de 1,75 à 2 %.
À la Bourse de Paris, l’ambiance, en ce début d’année, est morose. Les menaces de Donald Trump concernant le Groenland et son projet de reconstruction de Gaza ont pesé sur le moral des investisseurs. L’évolution de la politique monétaire américaine est également devenue un sujet d’inquiétude. Le CAC 40 a ainsi reculé de 0,28 % en clôturant vendredi 30 janvier à 8 126,53 points. Preuve que, malgré le plan de l’OTAN concernant le Groenland, les tensions entre les États-Unis et leurs alliés demeurent prégnantes, la France, dans une stratégie de préservation de sa souveraineté, a bloqué le processus de vente des antennes de réception au sol de l’opérateur de satellites Eutelsat au fonds d’investissement américain EQT Infrastructure VI. Les grands indices américains ont également fait, en janvier, du surplace. Le Nasdaq a progressé, en janvier, de moins de 0,5 %, tout comme le S&P 500.
Cette semaine, le prix du baril de pétrole (Brent) a dépassé les 70 dollars. Sur un mois, la hausse atteint 14 %. La menace d’intervention américaine en Iran est la principale raison de cette augmentation. Non seulement l’Iran fait partie des dix principaux producteurs d’or noir, mais il est aussi riverain du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de brut. En plus du risque en Iran, les cours sont orientés à la hausse par les perturbations concernant le principal champ pétrolier au Kazakhstan et les problèmes rencontrés par la production américaine de brut à cause de la vague de froid qui s’est abattue sur le pays.
Sur le front des obligations souveraines, avec l’adoption du budget à l’Assemblée nationale, le taux de l’OAT française à dix ans est revenu en dessous de celui de son homologue italien.
L’euro a, dans la semaine, dépassé 1,20 dollar (1,2045 dollar) pour la première fois depuis mai 2021. Donald Trump se réjouit de la dépréciation de la monnaie américaine, qui inquiète pourtant les milieux financiers et Wall Street. Le président américain défend l’idée d’un dollar faible pour favoriser les exportations de son pays. À contrario, les investisseurs craignent un krach sur le dollar, qui serait un tsunami financier. La première monnaie mondiale a, par rapport aux autres grandes devises, perdu près de 10 % en 2025. Par rapport à l’euro, elle s’est dépréciée l’année dernière de plus de 13 %. Sur le premier mois de l’année 2026, le recul est de 2 %. La baisse du dollar s’accompagne de la hausse de l’or, qui joue ainsi son rôle traditionnel. L’once d’or a ainsi franchi la barre symbolique des 5 000 dollars, puis celle des 5 500. En un an, le métal précieux a gagné plus de 100 % et plus de 28 % sur un an. La permanence des menaces géopolitiques et les craintes de remise en cause de l’indépendance de la banque centrale américaine concourent à ce double mouvement : baisse du dollar et hausse de l’or.
La hausse de la monnaie unique par rapport au billet vert a renforcé le taux de change global de la devise européenne (par rapport aux devises de ses partenaires commerciaux).

Cercle de l’Épargne – données BCE
À la différence de Donald Trump, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, s’exprime rarement sur l’euro, et jamais sur son niveau, sa surévaluation ou sa sous-évaluation. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France et membre du Conseil des gouverneurs de la BCE, a récemment souligné que « nous suivons avec attention cette appréciation de l’euro », tout en rappelant que l’Eurosystème n’a pas d’objectif de taux de change. Un euro fort réduit l’inflation en diminuant le prix des produits importés, dont le pétrole ou le gaz, mais dégrade la compétitivité-prix des exportations en dehors de la zone euro.
Une baisse logique du dollar
Avec un déficit commercial élevé, il est logique que la monnaie américaine se déprécie. À contrario, l’euro doit s’apprécier, en raison d’un excédent commercial qui devrait dépasser 170 milliards d’euros. Le président américain estime de longue date que l’Europe, la Chine et le Japon manipulent le cours de leur devise afin de gagner des parts de marché aux États-Unis. Son jugement sur l’euro est exagéré. En effet, la faiblesse de la monnaie commune, ces dernières années, était liée à la guerre en Ukraine et aux divisions au sein de l’Union européenne. Celle-ci a été fortement exposée à la hausse des cours de l’énergie avec la remise en cause des livraisons de pétrole et de gaz en provenance de la Russie. Les investisseurs ont réduit leurs engagements en euros du fait de la proximité du conflit ukrainien. Le dollar a, depuis l’épidémie de Covid, joué son rôle de valeur refuge. Il bénéficie également de la forte croissance de l’économie des États-Unis et de la forte rentabilité du capital investi dans ce pays.
La position du président américain n’est pas en soi absurde. Le dollar était sans nul doute surévalué. Mais en jouant la baisse du dollar, il risque en revanche de favoriser l’inflation et, par voie de conséquence, de dissuader la Fed de baisser ses taux, voire de l’encourager à les remonter en 2026.
Une Europe : bonne ou mauvaise nouvelle ?
La hausse de l’euro est perçue de manière négative, tout particulièrement en France. Or, celle-ci contribue à réduire le coût des importations, en particulier celles des produits énergétiques (pétrole, gaz), qui avaient pénalisé, ces dernières années, l’économie européenne. Certes, cette hausse renchérit le prix des exportations en dehors de la zone euro exprimées en dollars, mais, en revanche, elle réduit le coût des intrants importés. La France, qui exporte peu en dehors de la zone euro, serait moins pénalisée que l’Allemagne ou l’Italie. En France, les secteurs les plus exposés sont l’aéronautique et le luxe, mais les entreprises concernées ont recours à des couvertures de change.
Pour l’Europe, un euro à 1,2 dollar pourrait provoquer une diminution de l’inflation de 0,3 point. Depuis 2022, nombreux sont ceux qui se sont plaints de la hausse des prix, et tout particulièrement de celle de l’essence et du gaz. En ce qui concerne la croissance, certains experts estiment un manque à gagner de 0,2 point. Cette prévision est en partie contestable en raison de l’avantage généré par la baisse des cours et de l’amélioration du solde des échanges.
La banque centrale américaine a maintenu, mercredi 28 janvier, ses taux d’intérêt directeurs inchangés, dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %. Il s’agit d’une deuxième suspension dans son cycle d’assouplissement monétaire engagé en 2024, malgré les vives pressions de Donald Trump.
Pour justifier sa décision, l’économie américaine « a crû à un rythme solide l’an dernier », a rappelé Jerome Powell lors de sa conférence de presse. Le taux de chômage « demeure relativement stable » malgré des créations d’emplois toujours atones. L’inflation « cœur » est ressortie à 3 % l’an dernier selon les premières estimations, tirée « par l’inflation des biens, alimentée par les tarifs », tandis que la désinflation se poursuit dans les services, a poursuivi le président de la Fed.
Le président de la banque centrale américaine estime que les tensions inflationnistes pourraient s’accroître en raison de la bonne tenue de l’activité en fin d’année et des pénuries de main-d’œuvre provoquées par la politique de lutte contre l’immigration de Donald Trump.
Les trois baisses décidées en fin d’année dernière devaient permettre de soutenir l’économie avec une réduction du coût du crédit. La Fed se situe dans une position inconfortable, tant sur le plan économique que politique. Les États-Unis bénéficient d’une forte croissance, mais sans créer beaucoup d’emplois, avec des risques de redémarrage de l’inflation. Par ailleurs, le président américain multiplie les pressions peu amicales sur les membres du Comité de politique monétaire afin qu’ils réduisent les taux directeurs d’ici les élections de mi-mandat. Le conflit avec la Maison-Blanche s’est désormais déplacé devant les tribunaux. La conférence de presse de Jerome Powell ce mercredi représentait sa première intervention publique après le lancement d’investigations criminelles à son encontre par des procureurs fédéraux nommés par Trump. Il s’est également déplacé pour soutenir l’une des membres de la Fed, Lisa Cook, à la Cour suprême, celle-ci étant chargée de se prononcer sur la légalité de son renvoi sommaire de son poste de gouverneure par Donald Trump. « Il s’agit du plus important procès de l’histoire de la Fed », a simplement observé Jerome Powell pour expliquer son déplacement.
Un nouveau président pour la Fed
La politique monétaire de la banque centrale américaine pourrait évoluer au mois de mai avec l’entrée en fonction du nouveau président, Kevin Warsh. Celui-ci a été nommé par Donald Trump le vendredi 31 janvier. Dans sa déclaration de nomination, Donald Trump a insisté sur la fidélité de Kevin Warsh, allusion évidente à Jerome Powell. Pour remplacer ce dernier, Donald Trump a fait du soutien à la baisse des taux d’intérêt l’un de ses critères clés. Kevin Warsh est considéré comme un partisan de la baisse des taux directeurs. Sa nomination devra être confirmée par le Sénat.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 30 janvier 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 126,53 | -0,19 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 48 892,47 | -0,48 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 939,03 | +0,11 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 461,82 | +0,00 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 24 515,73 | -1,55 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 223,54 | +0,69 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 947,81 | -0,01 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 322,85 | +0,63 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 117,95 | +0,10 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,427 % | -0,068 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,845 % | -0,058 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,249 % | -0,009 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1872 | +1,42 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 928,02 | +5,18 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 70,80 | +6,86 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 82 681,4827 | -7,25 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
| Nouveaux taux àcompter du 01/02/26 | Ancien taux | |
| Livret A | 1,5 | 1,7 |
| LDDS | 1,5 | 1,7 |
| LEP | 2,5 | 2,7 |
| Livret Jeune | Au minimum 1,5 | Au minimum 1,7 |
| Compte Epargne Logement | 1,25 | 1 |
Pour mémoire, le 1er janvier 2026, le taux du Plan d’Epargne Logement était passé de 1,75 à 2 %.
Malgré les tensions géopolitiques, l’économie française a fait preuve, en 2025, d’une certaine résilience, avec une croissance de 0,9 %, contre 1,1 % en 2024. Cette performance a dépassé les prévisions initiales, qui tablaient sur une progression limitée à 0,7 %. La France fait moins bien que l’Espagne ou le Portugal, mais nettement mieux que l’Allemagne.
La demande intérieure finale (hors variations de stocks) a légèrement progressé l’an dernier. La consommation des ménages n’a augmenté que faiblement (+0,4 %), tandis que l’investissement s’est stabilisé après son recul de 2024. Les ménages ont, en 2025, privilégié l’épargne ; le taux d’épargne a ainsi vraisemblablement dépassé 18 % du revenu disponible brut.
Contrairement aux deux années précédentes, le commerce extérieur a légèrement pesé sur la croissance en 2025, avec une contribution négative de –0,5 point, après une contribution positive de +1,3 point auparavant.
Pour 2026, la croissance de l’économie française pourrait se situer autour de 1 %. Avec une hausse du PIB de 0,3 % au premier et au deuxième trimestre, l’acquis de croissance atteindrait déjà 1 % à mi-année. L’économie française devrait bénéficier du plan allemand de 800 milliards d’euros destiné à moderniser les infrastructures et à renforcer la défense nationale. Cette dynamique serait portée par les exportations aéronautiques et par la reprise de la production industrielle.
La croissance demeure toutefois insuffisante pour assurer une véritable maîtrise des finances publiques. Un rythme de l’ordre de 2 % serait nécessaire. Un tel niveau n’est pas hors de portée, comme l’illustre, depuis quelques années, l’exemple espagnol.

Données INSEE

L’assurance vie réalise, en 2025, l’une des meilleures collectes de son histoire, avec 50,6 milliards d’euros de collecte nette. Il faut remonter à 2010 pour obtenir un résultat supérieur. Premier placement des ménages, elle a enregistré un niveau record de cotisations, proche de 200 milliards d’euros, ce qui a porté l’encours total à des sommets, au-delà de 2 100 milliards d’euros. La forte propension des ménages à l’épargne, la hausse du rendement des fonds en euros, la bonne tenue des marchés financiers, ainsi que les gestes commerciaux des assureurs ont contribué au succès de l’assurance vie. Celle-ci joue ainsi pleinement son rôle de navire amiral de l’épargne en France.
Cercle de l’Epargne – données France Assureurs
En 2025, l’assurance vie a pu compter sur deux piliers : les fonds en euros, dont la compétitivité s’est redressée, et les unités de compte, portées par la bonne tenue des marchés financiers.
La compétitivité retrouvée des fonds en euros
Les fonds en euros, qui étaient en décollecte nette depuis 2020, ont, l’année dernière, enregistré de nouveau une collecte nette positive, à +8,1 milliards d’euros en 2025, contre –4,7 milliards d’euros en 2024.
Ce changement est lié à une amélioration de leur rendement, en valeur absolue comme en valeur relative. En 2025, le rendement moyen des fonds en euros, au vu des premières communications des compagnies d’assurance, devrait se situer autour de 2,7 %. Il est ainsi supérieur de 1,5 point au point bas atteint en 2020 et 2021, lorsque les taux des obligations d’État évoluaient en territoire négatif. Plusieurs assureurs ont publié des rendements supérieurs à 3 %. Par ailleurs, de nombreux assureurs proposent des taux « boostés » pouvant majorer le rendement des fonds de 1,5 point, des taux de 5 % ont ainsi été accessibles.
En valeur relative, les fonds en euros sont devenus plus compétitifs en raison de la baisse des taux des livrets d’épargne, et en particulier du Livret A, ainsi que de ceux des dépôts à terme. Le taux du Livret A est en effet passé, en 2025, de 3 % à 1,7 % (il sera de 1,5 % au 1er février 2026). À 3 %, sans prélèvements obligatoires, le Livret A surpassait les fonds en euros de l’assurance vie ; à 1,5 %, c’est l’inverse, même en tenant compte de la fiscalité. La rémunération des dépôts à terme, qui a pu dépasser 3 %, est revenue en dessous de 2 % (pour une duration inférieure à un an).
Cercle de l’Epargne
Record battu pour les cotisations en 2025
Les cotisations ont atteint 192,1 milliards d’euros, en hausse de +17,1 milliards d’euros sur un an. Depuis 2000, jamais les cotisations n’avaient atteint un tel niveau. Elles se répartissent de la manière suivante :
• 116,9 milliards d’euros pour les fonds en euros ;
• 75,1 milliards d’euros pour les unités de compte.
Les unités de compte ont représenté, en 2025, 39 % de la collecte brute. Ce taux est globalement constant depuis 2020.
Que ce soit pour les unités de compte ou pour les fonds en euros, les cotisations atteignent les niveaux les plus élevés constatés depuis le début du siècle. Le maintien d’un fort taux d’épargne des ménages, à 18,5 % du revenu disponible brut sur les trois premiers trimestres de 2025, le déclin de l’épargne réglementée ainsi que celui des dépôts à terme ont favorisé ce niveau record de cotisations. La bonne rémunération des fonds en euros et des unités de compte y a également contribué.
Des prestations en recul en 2025
Preuve de l’attractivité retrouvée de l’assurance vie, les prestations ont diminué en 2025, de –3 % par rapport à 2024. Elles se sont élevées à 141,4 milliards d’euros. Les retraits ont été moins importants, les alternatives à l’assurance vie ayant perdu en compétitivité.
Un encours de plus de 2100 milliards d’euros
L’encours atteint 2 107 milliards d’euros à fin décembre 2025, en hausse de +6,1 %, soit +122 milliards d’euros sur un an. L’assurance vie conforte son poids dans l’épargne financière de l’épargne des ménages, plus de 30 %. Environ 42 % des ménages détiennent en France un contrat d’assurance vie.
Un mois de décembre de haute tenue
La discussion de la loi de finances, avec l’éventuelle création avortée de l’impôt sur la fortune improductive, qui concernait notamment les fonds en euros de l’assurance vie, n’a pas pénalisé cette dernière en décembre. La collecte nette s’est établie à +1,2 milliard d’euros, en hausse de +0,3 milliard d’euros par rapport à décembre 2024. Il est à noter que les fonds en euros ont été en décollecte en décembre, contrairement aux mois précédents (–1,8 milliard d’euros).
La collecte nette du mois de décembre 2025 est nettement supérieure à la moyenne des dix dernières années (500 millions d’euros). Depuis 1997, six décollectes ont été enregistrées lors du dernier mois de l’année, dont la plus marquée en 2011 (–3,839 milliards d’euros, lors de la crise des dettes souveraines). À l’inverse, une collecte record atypique de 7,8 milliards d’euros avait été observée en 1997, à la suite d’un changement de législation.
Avec 16,1 milliards d’euros, les cotisations en assurance vie atteignent leur plus haut niveau jamais observé pour un mois de décembre. Les unités de compte ont représenté 46 % de la collecte brute, contre 40 % en novembre, traduisant une méfiance relative à l’égard des fonds en euros dans un contexte de débats budgétaires.
En décembre, les prestations ont connu un regain. Elles ont atteint 14,9 milliards d’euros, en progression de +15 % sur un an. Cette hausse est imputable en grande partie aux supports en euros (+18 %), mais également aux unités de compte (+10 %).
2026 : vers de nouveaux sommets
Dans les prochains mois, l’assurance vie devrait bénéficier d’un contexte porteur, le taux du Livret A devant passer à 1,5 % au 1er février. L’écart de rendement entre les fonds en euros et l’épargne réglementée, ainsi que les dépôts à terme, devrait ainsi s’accroître au profit des premiers. Les prévisions concernant l’évolution des marchés actions apparaissent par ailleurs plutôt encourageantes.
L’assurance vie devrait enfin bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, qui devrait répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité.
L’assurance vie réalise, en 2025, l’une des meilleures collectes de son histoire, avec 50,6 milliards d’euros de collecte nette. Il faut remonter à 2010 pour obtenir un résultat supérieur. Premier placement des ménages, elle a enregistré un niveau record de cotisations, proche de 200 milliards d’euros, ce qui a porté l’encours total à des sommets, au-delà de 2 100 milliards d’euros. La forte propension des ménages à l’épargne, la hausse du rendement des fonds en euros, la bonne tenue des marchés financiers, ainsi que les gestes commerciaux des assureurs ont contribué au succès de l’assurance vie. Celle-ci joue ainsi pleinement son rôle de navire amiral de l’épargne en France.

Cercle de l’Epargne – données France Assureurs
En 2025, l’assurance vie a pu compter sur deux piliers : les fonds en euros, dont la compétitivité s’est redressée, et les unités de compte, portées par la bonne tenue des marchés financiers.
La compétitivité retrouvée des fonds en euros
Les fonds en euros, qui étaient en décollecte nette depuis 2020, ont, l’année dernière, enregistré de nouveau une collecte nette positive, à +8,1 milliards d’euros en 2025, contre –4,7 milliards d’euros en 2024.
Ce changement est lié à une amélioration de leur rendement, en valeur absolue comme en valeur relative. En 2025, le rendement moyen des fonds en euros, au vu des premières communications des compagnies d’assurance, devrait se situer autour de 2,7 %. Il est ainsi supérieur de 1,5 point au point bas atteint en 2020 et 2021, lorsque les taux des obligations d’État évoluaient en territoire négatif. Plusieurs assureurs ont publié des rendements supérieurs à 3 %. Par ailleurs, de nombreux assureurs proposent des taux « boostés » pouvant majorer le rendement des fonds de 1,5 point, des taux de 5 % ont ainsi été accessibles.
En valeur relative, les fonds en euros sont devenus plus compétitifs en raison de la baisse des taux des livrets d’épargne, et en particulier du Livret A, ainsi que de ceux des dépôts à terme. Le taux du Livret A est en effet passé, en 2025, de 3 % à 1,7 % (il sera de 1,5 % au 1er février 2026). À 3 %, sans prélèvements obligatoires, le Livret A surpassait les fonds en euros de l’assurance vie ; à 1,5 %, c’est l’inverse, même en tenant compte de la fiscalité. La rémunération des dépôts à terme, qui a pu dépasser 3 %, est revenue en dessous de 2 % (pour une duration inférieure à un an).

Cercle de l’Epargne
Record battu pour les cotisations en 2025
Les cotisations ont atteint 192,1 milliards d’euros, en hausse de +17,1 milliards d’euros sur un an. Depuis 2000, jamais les cotisations n’avaient atteint un tel niveau. Elles se répartissent de la manière suivante :
• 116,9 milliards d’euros pour les fonds en euros ;
• 75,1 milliards d’euros pour les unités de compte.
Les unités de compte ont représenté, en 2025, 39 % de la collecte brute. Ce taux est globalement constant depuis 2020.
Que ce soit pour les unités de compte ou pour les fonds en euros, les cotisations atteignent les niveaux les plus élevés constatés depuis le début du siècle. Le maintien d’un fort taux d’épargne des ménages, à 18,5 % du revenu disponible brut sur les trois premiers trimestres de 2025, le déclin de l’épargne réglementée ainsi que celui des dépôts à terme ont favorisé ce niveau record de cotisations. La bonne rémunération des fonds en euros et des unités de compte y a également contribué.
Des prestations en recul en 2025
Preuve de l’attractivité retrouvée de l’assurance vie, les prestations ont diminué en 2025, de –3 % par rapport à 2024. Elles se sont élevées à 141,4 milliards d’euros. Les retraits ont été moins importants, les alternatives à l’assurance vie ayant perdu en compétitivité.
Un encours de plus de 2100 milliards d’euros
L’encours atteint 2 107 milliards d’euros à fin décembre 2025, en hausse de +6,1 %, soit +122 milliards d’euros sur un an. L’assurance vie conforte son poids dans l’épargne financière de l’épargne des ménages, plus de 30 %. Environ 42 % des ménages détiennent en France un contrat d’assurance vie.
Un mois de décembre de haute tenue
La discussion de la loi de finances, avec l’éventuelle création avortée de l’impôt sur la fortune improductive, qui concernait notamment les fonds en euros de l’assurance vie, n’a pas pénalisé cette dernière en décembre. La collecte nette s’est établie à +1,2 milliard d’euros, en hausse de +0,3 milliard d’euros par rapport à décembre 2024. Il est à noter que les fonds en euros ont été en décollecte en décembre, contrairement aux mois précédents (–1,8 milliard d’euros).
La collecte nette du mois de décembre 2025 est nettement supérieure à la moyenne des dix dernières années (500 millions d’euros). Depuis 1997, six décollectes ont été enregistrées lors du dernier mois de l’année, dont la plus marquée en 2011 (–3,839 milliards d’euros, lors de la crise des dettes souveraines). À l’inverse, une collecte record atypique de 7,8 milliards d’euros avait été observée en 1997, à la suite d’un changement de législation.
Avec 16,1 milliards d’euros, les cotisations en assurance vie atteignent leur plus haut niveau jamais observé pour un mois de décembre. Les unités de compte ont représenté 46 % de la collecte brute, contre 40 % en novembre, traduisant une méfiance relative à l’égard des fonds en euros dans un contexte de débats budgétaires.
En décembre, les prestations ont connu un regain. Elles ont atteint 14,9 milliards d’euros, en progression de +15 % sur un an. Cette hausse est imputable en grande partie aux supports en euros (+18 %), mais également aux unités de compte (+10 %).
2026 : vers de nouveaux sommets
Dans les prochains mois, l’assurance vie devrait bénéficier d’un contexte porteur, le taux du Livret A devant passer à 1,5 % au 1er février. L’écart de rendement entre les fonds en euros et l’épargne réglementée, ainsi que les dépôts à terme, devrait ainsi s’accroître au profit des premiers. Les prévisions concernant l’évolution des marchés actions apparaissent par ailleurs plutôt encourageantes.
L’assurance vie devrait enfin bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, qui devrait répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité.
Les marchés financiers ont vécu une semaine agitée en réagissant aux prises de position du Président américain. La menace de sanctions douanières à l’encontre de plusieurs pays européens a provoqué une chute des cours « actions » en début de semaine, ainsi qu’une forte hausse des taux des obligations souveraines américaines. L’annonce d’un possible accord sur le Groenland à l’initiative de l’OTAN, avec en parallèle une levée des sanctions potentielles, a rassuré les investisseurs, mais pas totalement. Ils craignent de nouvelles crises et restent, de ce fait, sur la défensive. Le CAC 40 a cédé pour la deuxième semaine consécutive 1,40 % et est revenu en dessous de 8 200 points. L’indice allemand a, de son côté, reculé de 1,73 %. Les grands indices américains ont effacé leurs pertes du début de la semaine, à l’exception du S&P 500.
En France, avec l’adoption de la première partie de la loi de finances pour 2026, le taux de l’OAT à dix ans est revenu en dessous de 3,5 % vendredi 23 janvier, réduisant l’écart avec le taux équivalent allemand (spread) à moins de 0,6 %. Le taux français est même repassé en dessous de celui de l’Italie.
L’euro s’est apprécié de plus de 1 % sur la semaine en raison de la défiance vis-à-vis du dollar provoquée par les déclarations et les voltefaces du Président américain.
Le cours du pétrole s’est apprécié en fin de semaine, le baril de Brent s’échangeant à plus de 65 dollars en raison de la décision du Président Donald Trump d’appliquer des sanctions aux navires transportant du pétrole iranien, tout en annonçant l’envoi d’une armada vers ce pays.
L’or toujours plus haut
Les tensions entre alliés de l’OTAN et les menaces sur l’indépendance de la Réserve fédérale ont provoqué une nouvelle hausse de l’once d’or, qui s’est rapprochée de la barre des 5 000 dollars (4 972 dollars vendredi 23 janvier à 18 heures). L’or est toujours porté par les achats des pays émergents, dont la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite et le Brésil. Les particuliers sont de plus en plus actifs sur les marchés à travers les fonds indiciels. Du 1er janvier au 24, le cours de l’once d’or s’est apprécié de près de 15 %, portant la hausse sur un an à plus de 80 %.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 23 janvier 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 143,05 | -1,40 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 49 098,71 | +1,26 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 915,61 | -0,35 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 501,24 | +2,38 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 24 859,36 | -1,73 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 143,44 | -0,87 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 948,20 | -1,31 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 846,87 | +0,56 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 136,16 | -0,06 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,495 % | -0,023 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,903 % | +0,056 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,258 % | +0,027 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1797 | +1,16 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 972,29 | +8,09 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 65,88 | +2,45 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 90 600,8239 | -6,09 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |

En 2025, les Français ont épargné beaucoup mais différemment. Le taux d’épargne s’est élevé à 18 % du revenu disponible brut, soit trois points au-dessus de son taux de 2019, avant l’épidémie de Covid. Si, entre 2020 et 2024, le fort taux d’épargne a profité avant tout à l’épargne réglementée, il en a été autrement en 2025. Le Livret A a, en effet, enregistré sa première décollecte annuelle, à –2,12 milliards d’euros. Il a été suivi sur le terrain de la décollecte par le Livret d’Épargne Populaire (LEP), à –840 millions d’euros, quand le Livret de Développement Durable et Solidaire restait en territoire positif (+1,65 milliard d’euros).
Année 2025 : une année de rupture pour le Livret A
Depuis 2009, année du début des statistiques de la Caisse des dépôts, le Livret A n’a connu que trois décollectes annuelles, en 2014 (-6,13 milliards d’euros), en 2015 (-9,29 milliards d’euros) et donc en 2025 (-2,12). Le résultat de 2025 marque une réelle rupture car il intervient après plusieurs années ; +28,68 milliards d’euros en 2023 (record absolu depuis 2009) et 14,87 milliards d’euros en 2024.
L’année 2025 a été marquée par la baisse à deux reprises du taux du Livret A, qui est passé de 3 % à 1,7 %. Il passera à 1,5 % le 1er février prochain. Cette baisse a amené les ménages à réaliser des arbitrages, quand bien même le rendement réel, après inflation, du produit d’épargne le plus diffusé en France était positif. Le rendement moyen du Livret A a été de 2,16 % en 2025, soit 1,26 point au-dessus de l’inflation (0,9 %). Il faut remonter à 2009 pour avoir un rendement réel positif supérieur. Entre 2020 et 2023, le rendement réel était négatif : les ménages perdaient alors de l’argent avec le Livret A, ce qui ne les empêchait pas d’y placer des sommes importantes.
La réorientation de l’épargne des ménages s’est faite au profit, en particulier, de l’assurance vie, qui a connu l’année dernière une année record. Les rendements des fonds en euros sont redevenus compétitifs avec la baisse de ceux de l’épargne de court terme, et la bonne tenue des marchés financiers a également porté la collecte des unités de compte. Cette réorientation est d’autant plus logique que les ménages avaient accumulé, ces cinq dernières années, une forte épargne de précaution. L’encours du Livret A était ainsi passé de 298,6 à 442,5 milliards d’euros de fin 2019 à fin 2024. Cette accumulation était la conséquence de la succession de chocs subis par les ménages : Covid, guerre en Ukraine, guerre à Gaza, vague inflationniste, crise politique en France. L’émergence d’un phénomène de correction en faveur d’une épargne plus longue était assez logique. Elle apparaît encore modeste. La décollecte de 2014 avait été plus marquée, à –9,29 milliards d’euros. Elle avait été occasionnée par une baisse du taux du Livret A, qui était alors passé sous la barre des 1 % (0,75 %).
Des intérêts en recul avec la baisse des taux
En 2024, les intérêts capitalisés avaient atteint un record avec 12,32 milliards d’euros en raison d’un taux de 3 % et d’un encours au sommet. En 2025, avec un taux moyen de 2,16 %, les intérêts capitalisés s’élèvent à 9,24 milliards d’euros. Le montant le plus faible d’intérêts capitalisés date de 2020, avec 1,58 milliard d’euros, mais à l’époque le taux du Livret A était de 0,5 %.
Un encours de près de 450 milliards d’euros pour le Livret A
Malgré la décollecte, mais grâce aux intérêts capitalisés, l’encours du Livret A se rapproche de 450 milliards d’euros (449,6 milliards d’euros), ce qui constitue un nouveau record.
Le Livret de Développement Durable et Solidaire : en territoire positif
En 2025, le LDDS a fait mieux que le Livret A en maintenant une collecte annuelle positive, à +1,65 milliard d’euros. Le LDDS n’évolue pas toujours comme le Livret A. Associé plus fortement au compte courant du fait de sa diffusion, dès sa création, dans toutes les banques, il est l’antichambre de ce dernier. Il réagit plus rapidement aux contraintes de pouvoir d’achat que le Livret A, qui est avant tout un outil d’épargne.
Le Livret de Développement Durable et Solidaire a enregistré, depuis 2009, quatre décollectes annuelles : en 2009 (–3,34 milliards d’euros), en 2010 (–2,22 milliards d’euros), en 2014 (–0,02 milliard d’euros) et en 2015 (–1,72 milliard d’euros).
Comme pour le Livret A, le résultat de 2025 marque un changement de cycle. La collecte avait atteint 6,55 milliards d’euros en 2024 et 11,24 milliards d’euros en 2023. Sa plus forte collecte annuelle date de 2012, avec +21 milliards d’euros, lors du passage de son plafond de 6 000 à 12 000 euros.
L’encours du LDDS atteint un niveau record fin 2025, à 165,6 milliards d’euros.
Le Livret d’Épargne Populaire renoue avec la décollecte
Après trois années consécutives, entre 2022 et 2024, de collecte positive, le Livret d’Épargne Populaire renoue avec la décollecte en 2025, à –840 millions d’euros. Entre 2022 et 2024, le LEP avait bénéficié d’un taux élevé atteignant jusqu’à 6,1 %. Il avait également bénéficié du relèvement de son plafond de 7 700 à 10 000 euros en 2023. Les campagnes des pouvoirs publics et des banques visant à inciter les personnes éligibles à en ouvrir un avaient conduit, entre 2021 et 2024, à une augmentation de trois millions du nombre de LEP. La collecte avait été positive de 6,88 milliards d’euros en 2024, de 20,67 milliards d’euros en 2023 et de 8,28 milliards d’euros en 2022.
En 2025, son taux a été abaissé à deux reprises, passant de 4 % à 2,70 % (il sera ramené à 2,5 % le 1er février 2026). La baisse du rendement, doublée des difficultés de pouvoir d’achat des ménages les plus modestes, explique la décollecte. Il faut souligner que le LEP était en décollecte permanente entre 2009 et 2021.
Grâce aux intérêts versés (2,49 milliards d’euros), l’encours du LEP atteint, fin décembre, un niveau record, à 83,8 milliards d’euros.
Un mois de décembre correct pour le Livret A
Qu’il s’agisse des parents, des grands-parents ou des entreprises ayant versé davantage de primes en décembre, il n’en demeure pas moins que le Livret A a enregistré un bon résultat, avec une collecte de 1,45 milliard d’euros, soit nettement au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années (340 millions d’euros). Le retour de la crise budgétaire, la hausse de la CSG sur certains produits d’épargne non réglementée et les menaces de création d’un nouvel impôt sur la fortune improductive ont pu inciter les épargnants à se tourner à nouveau vers le Livret A.
Avec ce résultat, le Livret A met fin, en décembre, à une succession de trois décollectes (de septembre à novembre). En 2025, cinq mois sur douze ont été marqués par une décollecte. Le cru 2025 reste néanmoins inférieur à celui de 2024 (+2,99 milliards d’euros).
Le LDDS fidèle à la tradition du mois de décembre
n 2025, il enregistre une collecte de 380 millions d’euros, malgré tout inférieure à la moyenne de ces dix dernières années (853 millions d’euros). En 2024, la collecte du LDDS avait été de 940 millions d’euros.
Une 7e collecte positive successive pour le LEP en décembre
Après un mauvais début d’année, avec au printemps les fermetures de LEP pour non-éligibilité de leurs titulaires, ce dernier a enchaîné sept collectes positives. En décembre, le solde entre versements et retraits a été positif de 460 millions d’euros, en retrait par rapport au résultat de 2024 (630 millions d’euros).
Avec la baisse du taux annoncée pour le 1er février, le Livret A devrait avancer en 2026 à petit trot. Son rendement aura été divisé par deux en un an. Il faut remonter à la crise financière de 2008-2009 pour constater des baisses plus rapides. L’assurance vie, sa fiscalité étant inchangée, voit sa compétitivité renforcée. Les rendements 2025 des fonds en euros, publiés depuis le début du mois de janvier, apparaissent en légère hausse, certainement en moyenne autour de 2,7 %.
Par ailleurs, après plusieurs années de forte épargne, une légère reprise de la consommation est attendue en 2026. Les ménages qui ont reporté la réalisation d’achats importants (automobile, équipements de la maison, etc.) pourraient accroître leurs dépenses, ce qui signifierait un moindre effort d’épargne, dont pâtirait en premier lieu l’épargne réglementée. Mais le Livret A pourrait néanmoins jouer son rôle de valeur refuge en cas d’accentuation des tensions géopolitiques entre l’Europe et les États-Unis et en cas de ralentissement de l’économie.
En 2025, les Français ont épargné beaucoup mais différemment. Le taux d’épargne s’est élevé à 18 % du revenu disponible brut, soit trois points au-dessus de son taux de 2019, avant l’épidémie de Covid. Si, entre 2020 et 2024, le fort taux d’épargne a profité avant tout à l’épargne réglementée, il en a été autrement en 2025. Le Livret A a, en effet, enregistré sa première décollecte annuelle, à –2,12 milliards d’euros. Il a été suivi sur le terrain de la décollecte par le Livret d’Épargne Populaire (LEP), à –840 millions d’euros, quand le Livret de Développement Durable et Solidaire restait en territoire positif (+1,65 milliard d’euros).
Année 2025 : une année de rupture pour le Livret A
Depuis 2009, année du début des statistiques de la Caisse des dépôts, le Livret A n’a connu que trois décollectes annuelles, en 2014 (–6,13 milliards d’euros), en 2015 (-9,69)et donc en 2025 (-2,12). Le résultat de 2025 marque une réelle rupture, car il intervient après plusieurs années très favorables : +28,68 milliards d’euros en 2023 (record absolu depuis 2009) et +14,87 milliards d’euros en 2024.
L’année 2025 a été marquée par la baisse à deux reprises du taux du Livret A, qui est passé de 3 % à 1,7 %. Il passera à 1,5 % le 1er février prochain. Cette baisse a amené les ménages à réaliser des arbitrages, quand bien même le rendement réel, après inflation, du produit d’épargne le plus diffusé en France était positif. Le rendement moyen du Livret A a été de 2,16 % en 2025, soit 1,26 point au-dessus de l’inflation (0,9 %). Il faut remonter à 2009 pour avoir un rendement réel positif supérieur. Entre 2020 et 2023, le rendement réel était négatif : les ménages perdaient alors de l’argent avec le Livret A, ce qui ne les empêchait pas d’y placer des sommes importantes.
La réorientation de l’épargne des ménages s’est faite au profit, en particulier, de l’assurance vie, qui a connu l’année dernière une année record. Les rendements des fonds en euros sont redevenus compétitifs avec la baisse de ceux de l’épargne de court terme, et la bonne tenue des marchés financiers a également porté la collecte des unités de compte. Cette réorientation est d’autant plus logique que les ménages avaient accumulé, ces cinq dernières années, une forte épargne de précaution. L’encours du Livret A était ainsi passé de 298,6 à 442,5 milliards d’euros de fin 2019 à fin 2024. Cette accumulation était la conséquence de la succession de chocs subis par les ménages : Covid, guerre en Ukraine, guerre à Gaza, vague inflationniste, crise politique en France. L’émergence d’un phénomène de correction en faveur d’une épargne plus longue était assez logique. Elle apparaît encore modeste. La décollecte de 2014 avait été plus marquée, à –9,29 milliards d’euros. Elle avait été occasionnée par une baisse du taux du Livret A, qui était alors passé sous la barre des 1 % (0,75 %).
Des intérêts en recul avec la baisse des taux
En 2024, les intérêts capitalisés avaient atteint un record avec 12,32 milliards d’euros en raison d’un taux de 3 % et d’un encours au sommet. En 2025, avec un taux moyen de 2,16 %, les intérêts capitalisés s’élèvent à 9,24 milliards d’euros. Le montant le plus faible d’intérêts capitalisés date de 2020, avec 1,58 milliard d’euros, mais à l’époque le taux du Livret A était de 0,5 %.
Un encours de près de 450 milliards d’euros pour le Livret A
Malgré la décollecte, mais grâce aux intérêts capitalisés, l’encours du Livret A se rapproche de 450 milliards d’euros (449,6 milliards d’euros), ce qui constitue un nouveau record.
Le Livret de Développement Durable et Solidaire : en territoire positif
En 2025, le LDDS a fait mieux que le Livret A en maintenant une collecte annuelle positive, à +1,65 milliard d’euros. Le LDDS n’évolue pas toujours comme le Livret A. Associé plus fortement au compte courant du fait de sa diffusion, dès sa création, dans toutes les banques, il est l’antichambre de ce dernier. Il réagit plus rapidement aux contraintes de pouvoir d’achat que le Livret A, qui est avant tout un outil d’épargne.
Le Livret de Développement Durable et Solidaire a enregistré, depuis 2009, quatre décollectes annuelles : en 2009 (–3,34 milliards d’euros), en 2010 (–2,22 milliards d’euros), en 2014 (–0,02 milliard d’euros) et en 2015 (–1,72 milliard d’euros).
Comme pour le Livret A, le résultat de 2025 marque un changement de cycle. La collecte avait atteint 6,55 milliards d’euros en 2024 et 11,24 milliards d’euros en 2023. Sa plus forte collecte annuelle date de 2012, avec +21 milliards d’euros, lors du passage de son plafond de 6 000 à 12 000 euros.
L’encours du LDDS atteint un niveau record fin 2025, à 165,6 milliards d’euros.
Le Livret d’Épargne Populaire renoue avec la décollecte
Après trois années consécutives, entre 2022 et 2024, de collecte positive, le Livret d’Épargne Populaire renoue avec la décollecte en 2025, à –840 millions d’euros. Entre 2022 et 2024, le LEP avait bénéficié d’un taux élevé atteignant jusqu’à 6,1 %. Il avait également bénéficié du relèvement de son plafond de 7 700 à 10 000 euros en 2023. Les campagnes des pouvoirs publics et des banques visant à inciter les personnes éligibles à en ouvrir un avaient conduit, entre 2021 et 2024, à une augmentation de trois millions du nombre de LEP. La collecte avait été positive de 6,88 milliards d’euros en 2024, de 20,67 milliards d’euros en 2023 et de 8,28 milliards d’euros en 2022.
En 2025, son taux a été abaissé à deux reprises, passant de 4 % à 2,70 % (il sera ramené à 2,5 % le 1er février 2026). La baisse du rendement, doublée des difficultés de pouvoir d’achat des ménages les plus modestes, explique la décollecte. Il faut souligner que le LEP était en décollecte permanente entre 2009 et 2021.
Grâce aux intérêts versés (2,49 milliards d’euros), l’encours du LEP atteint, fin décembre, un niveau record, à 83,8 milliards d’euros.
Un mois de décembre correct pour le Livret A
Qu’il s’agisse des parents, des grands-parents ou des entreprises ayant versé davantage de primes en décembre, il n’en demeure pas moins que le Livret A a enregistré un bon résultat, avec une collecte de 1,45 milliard d’euros, soit nettement au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années (340 millions d’euros). Le retour de la crise budgétaire, la hausse de la CSG sur certains produits d’épargne non réglementée et les menaces de création d’un nouvel impôt sur la fortune improductive ont pu inciter les épargnants à se tourner à nouveau vers le Livret A.
Avec ce résultat, le Livret A met fin, en décembre, à une succession de trois décollectes (de septembre à novembre). En 2025, cinq mois sur douze ont été marqués par une décollecte. Le cru 2025 reste néanmoins inférieur à celui de 2024 (+2,99 milliards d’euros).
Le LDDS fidèle à la tradition du mois de décembre
n 2025, il enregistre une collecte de 380 millions d’euros, malgré tout inférieure à la moyenne de ces dix dernières années (853 millions d’euros). En 2024, la collecte du LDDS avait été de 940 millions d’euros.
Une 7e collecte positive successive pour le LEP en décembre
Après un mauvais début d’année, avec au printemps les fermetures de LEP pour non-éligibilité de leurs titulaires, ce dernier a enchaîné sept collectes positives. En décembre, le solde entre versements et retraits a été positif de 460 millions d’euros, en retrait par rapport au résultat de 2024 (630 millions d’euros).
Avec la baisse du taux annoncée pour le 1er février, le Livret A devrait avancer en 2026 à petit trot. Son rendement aura été divisé par deux en un an. Il faut remonter à la crise financière de 2008-2009 pour constater des baisses plus rapides. L’assurance vie, sa fiscalité étant inchangée, voit sa compétitivité renforcée. Les rendements 2025 des fonds en euros, publiés depuis le début du mois de janvier, apparaissent en légère hausse, certainement en moyenne autour de 2,7 %.
Par ailleurs, après plusieurs années de forte épargne, une légère reprise de la consommation est attendue en 2026. Les ménages qui ont reporté la réalisation d’achats importants (automobile, équipements de la maison, etc.) pourraient accroître leurs dépenses, ce qui signifierait un moindre effort d’épargne, dont pâtirait en premier lieu l’épargne réglementée. Mais le Livret A pourrait néanmoins jouer son rôle de valeur refuge en cas d’accentuation des tensions géopolitiques entre l’Europe et les États-Unis et en cas de ralentissement de l’économie.

Cercle de l’Épargne – données Caisse des dépôts

Cercle de l’Épargne – données Caisse des dépôts

Cercle de l’Épargne – données Caisse des dépôts
Après plusieurs semaines de forte hausse, les indices « actions » ont marqué le pas cette semaine, en particulier à New York. La Bourse de Paris enregistre également sa première baisse hebdomadaire de 2026. Le CAC 40 a souffert d’abaissements de recommandations sur les grandes valeurs du luxe.
Même si les valeurs technologiques, à la peine depuis quelques jours, ont repris des couleurs vendredi 16 janvier avec la publication des bons résultats de l’entreprise taïwanaise de microprocesseurs TSMC, le Nasdaq a abandonné près de 0,5 % sur la semaine.
Les marchés actions sont restés, en revanche, globalement placides face aux tensions géopolitiques, qu’il s’agisse de celles liées aux menaces de représailles américaines contre la répression meurtrière des manifestations en Iran ou de celles concernant la volonté de Donald Trump de s’emparer du Groenland. Ces tensions ont eu pour effet de favoriser la hausse des cours des entreprises de la défense, comme Thales, BAE, Dassault Aviation ou Rheinmetall.
L’or a continué à progresser cette semaine, en lien avec les diverses tensions géopolitiques et surtout en raison du lancement d’une enquête de l’administration à l’encontre du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell. Cette enquête porte sur d’éventuels dépassements financiers liés à la rénovation du siège de la Fed à Washington. Plusieurs observateurs y voient une possible remise en cause de l’indépendance de l’institution. Par ailleurs, Donald Trump a répété durant la semaine que « cet idiot (Jerome Powell) ne sera bientôt plus là ».
En ce début d’année, les investisseurs se détournent des entreprises américaines de l’intelligence artificielle pour se réorienter vers des entreprises du même secteur, mais de nationalité différente. Les entreprises japonaises ou coréennes sont les grandes gagnantes de cette évolution. Depuis le début de l’année, le Nasdaq n’a gagné que 1,3 %, quand le Dow Jones, dont le panel est plus généraliste, progresse de près de 3 %.
Ce changement de pied aux États-Unis est la conséquence d’une prise de conscience intervenue à la fin du mois d’octobre sur le caractère excessif de la valorisation de certaines entreprises liées à l’intelligence artificielle. Elle avait atteint des niveaux d’autant plus inquiétants que leurs investissements massifs n’avaient toujours pas eu de retombées. Une série d’annonces est ensuite venue alimenter ces inquiétudes. Les derniers résultats d’Oracle ou de Broadcom ont été jugés décevants, tandis que les pressions concurrentielles s’intensifient sur Nvidia, mais aussi sur Microsoft, Apple, Amazon…
Si Nvidia avait dépassé les 5 000 milliards de dollars de capitalisation fin octobre, il ne pèse désormais plus que 4 400 milliards. Apple et Microsoft, qui avaient atteint les 4 000 milliards de dollars de capitalisation, sont tous deux retombés sous ce seuil. Seul Alphabet a continué de progresser, avec un gain de près de 20 % depuis fin octobre. De nombreux observateurs estiment que l’entreprise est la mieux placée pour remporter la course à l’intelligence artificielle. Avec Nvidia, elle est désormais la seule sur la cote américaine à valoir plus de 4 000 milliards de dollars.
Les investisseurs ne tournent néanmoins pas le dos au secteur des technologies de l’information et de la communication. Ils sont simplement plus sélectifs et, en bons gestionnaires, privilégient une allocation diversifiée à l’échelle mondiale. Les géants américains, bien trop valorisés, sont surreprésentés dans les portefeuilles. En revanche, il existe des entreprises prometteuses, bien moins valorisées, sur d’autres places boursières. Certaines places financières bénéficient de cette réorientation. Le Kospi coréen, considéré comme l’indice des semi-conducteurs (Samsung Electronics, SK Hynix…), a augmenté de plus de 75 % en 2025. Et depuis le début de l’année, il a gagné plus de 12 %.
La collecte sur les ETF technologiques, qui a atteint un niveau record l’an dernier à 113 milliards de dollars, soit 65 % de plus que son précédent sommet de 2020, selon les chiffres de BlackRock, illustre le changement de cap de la part des investisseurs. Les États-Unis n’ont attiré qu’un quart des capitaux, contre près de 90 % l’année précédente. Ce sont surtout les valeurs chinoises qui en ont profité (34 %).
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 16 janvier 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 244,08 | -1,40 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 49 359,33 | -0,22 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 940,01 | -0,27 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 515,39 | -0,49 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 25 267,01 | +0,01 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 235,29 | +1,09 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 6 029,45 | +0,53 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 936,17 | +2,81 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 101,91 | +0,31 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,518 % | -0,006 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,847 % | +0,023 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,2312 % | +0,049 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1595 | -0,83 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 583,69 | +1,95 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 64,38 | +2,29 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 94 903,0064 | +5,12 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
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