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Résultats du Livret A en avril: le Livret A se refait une santé au printemps

Communiqué de presse

 

RÉSULTATS DU LIVRET A EN AVRIL:

LE LIVRET A SE REFAIT UNE SANTÉ AU PRINTEMPS

 

Le Livret A aime le mois d’avril. En effet, la collecte a été positive de 260 millions d’euros le mois dernier (100 millions d’euros pour le LDD). Au mois d’avril, par ailleurs, l’encours du Livret A était de 255,2 milliards d’euros (101,1 milliards d’euros pour le LDD).

En dix ans, seulement deux décollectes ont été, au mois d’avril, enregistrées, en 2006 et en 2015. L’année dernière, la décollecte avait été d’un faible montant, 170 millions d’euros.

Plusieurs facteurs jouent en faveur d’une collecte positive en avril. Les ménages ont tendance à mettre de l’argent de côté pour payer le deuxième tiers provisionnel pour l’impôt sur le revenu exigible en mai et pour préparer les vacances. L’amélioration du pouvoir d’achat générée par la baisse des prix du pétrole permet également de placer quelques liquidités sur le Livret A.

Nous sommes face à une petite reprise technique. Elle est favorisée par l’éloignement progressif de la dernière baisse. Néanmoins, les ménages n’ont repris qu’avec modération le chemin du Livret A. Les ménages laissent, en effet, toujours d’importantes liquidités sur leurs dépôts à vue (+7,9 milliards d’euros au mois de mars).

Les Français considèrent que les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix de pétrole ne sont pas pérennes. De ce fait, ils restent dans un entre deux. Ils consomment un peu plus, tout en maintenant un niveau élevé d’épargne liquide, ce qui profite marginalement au Livret A. A l’exception de l’assurance-vie, il y a un refus d’engagement sur des produits de long terme.

Avec l’été, il est fort probable que la décollecte reprenne ses droits avec une amplitude qui sera moins forte que celle constatée l’année dernière.

 

Contact presse :

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Agefi Actifs – Le Livret A poursuit sa mue printanière

Retour sur deux mois de collecte positive pour le livret A.

Le Figaro – Les Français remettent de l’argent sur le livret A

Livret A, les raisons du retour de la collecte positive, avec les explications de Philippe Crevel.

Le risque déflationniste plane toujours sur la zone euro

Après avoir enregistré, en mars dernier, une taux d’inflation annuel de 0,0 % en mars dernier, la zone euro replonge dans les taux négatifs avec -0,2 % en avril.  Sur l’intervalle, l’Union européenne n’est pas non plus épargnée et connaît le même recul.

Selon les chiffres publiés ce jour par Eurostat, les taux négatifs concernent 17 Etats membres avec en premier lieu, la Roumanie (-2,6 %), la Bulgarie (-2,5 %) et Chypre (-2,1 %).

En France, pour le troisième mois consécutif, le taux d’inflation annuel enregistre un léger recul à -0,1 %.

La zone euro comme l’Union européenne,  subissent, encore en avril, le recul des prix des carburants pour les transports(-0,54 pp), les combustibles liquides (-0,22 pp) et le gaz (-0,13 pp).

Lire la note détaillée d’eurostat

Croissance de 0,5 point en zone euro et dans l’Union européenne au premier trimestre 2016

D’après l’estimation rapide publiée ce jour par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, la zone euro tout comme l’Union eurioéenne, auraient connu une croissance d’un demi point de PIB sur le premier trimestre 2016, soit un résultat en progression par rapport dernier trimestre 2015 où les deux zones affichaient respectivement une hausse de 0,3 % et 0,4 %.

En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,5% dans la zone euro et de 1,7% dans l’UE28 au premier trimestre 2016.

Dans le détail, au sein des 28 États membres, la croissance serait la plus forte en Roumanie (+1,6 %), à Chypre (+0,9 % ) et en Espagne sur le premier trimestre 2916. Le Royaume-Uni se situerait sous la moyenne européenne avec une hausse de 0,4 %  quand l’Allemagne affiche +0,7 % de croissance de PIB.

Aux États-Unis, la hausse du PIB est de 0,1 %  par rapport au trimestre précédent et 1,9 % par rapport au même trimestre de l’année précédente.

eurostat - 13 05 2016

L’Agefi Actifs – Retraites : Le point sur les surcotes et les décotes

L’Agefi Actifs, cite le dernier numéro du Mensuel de l’Epargne, une publication du Cercle de l’Epargne et revient sur l’article consacré au dispositif de décôte et de surcote.

 

VOUS ÊTES PLUTÔT FONDS EUROS OU UNITÉS DE COMPTE ?

VOUS ÊTES PLUTÔT FONDS EUROS OU UNITÉS DE COMPTE ?

 Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

Avec la baisse des taux de rendement des fonds euros des contrats d’assurance-vie, le temps est plutôt aux unités de compte. Les épargnants échaudés par les précédentes crises boursières retournent avec prudence sur ce type de supports.

Anciennement appelé « Fonds en francs » ou « fonds garanti », le fonds euros est également parfois désigné par les compagnies d’assurances sous le terme de « Fonds Général en euros ». L’expression « fonds en euros » indique que les montants sont libellés en euros (à l’inverse des fonds en unités de compte, qui sont exprimés en parts d’organismes de placement collectif ou d’actions…). Le fonds euros n’est pas un placement monétaire et il n’y a pas de lien avec l’évolution de la monnaie unique européenne. Le fonds euros bénéficie d’une garantie en capital signifiant que le risque est supporté par la compagnie d’assurances. Il est assorti d’un rendement annuel fonction des résultats financiers de l’actif. C’est le taux réel servi au titulaire du contrat pour l’année en question. Il comprend le taux minimum garanti (TMG), c’est-à-dire le rendement minimum que l’assureur s’est engagé à servir quoi qu’il arrive pour l’année concernée, et un complément versé en fin de période. Ce taux final est appelé participation aux bénéfices (PB). Il est net des frais de gestion prélevés par l’assureur. Ce rendement global dépend des résultats obtenus sur le portefeuille géré.

La compagnie d’assurances a ainsi l’obligation de reverser à ses assurés les rendements financiers de l’actif, à hauteur de 85 % au minimum. La loi autorise la compagnie d’assurances à mettre de côté une partie de ces produits pour faire face à des années moins favorables et à utiliser le cas échéant cette « réserve » (appelée provision pour participation aux excédents ou PPE) afin de lisser les performances les années suivantes. Cette réserve appartient aux assurés et doit leur être redistribuée dans son intégralité dans un délai de 8 ans.

L’assureur ne peut pas répercuter un résultat négatif, des moins-values sur les fonds euros de ses clients. Il y a un effet dit de cliquet.

Le seul risque pour le client serait la défaillance de la compagnie. Afin de protéger le client de ce risque, un fonds de garantie, tenu d’indemniser chaque client à hauteur de 70 000 euros, a été institué.

Afin d’éviter d’être confronté à une éventuelle faillite, des règles prudentielles ont été mises en œuvre. Elles visent à garantir à tout moment la solvabilité des compagnies d’assurances. Ces règles sont fixées à l’échelle européenne par directive. Depuis le 1er janvier, de nouvelles règles, dénommées Solvency II, sont en vigueur. Le respect de ces règles est assuré par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) en charge du secteur bancaire et assurantiel.

Avec les fonds euros, les assureurs doivent, à tout moment, faire face à une problématique de liquidité et de solvabilité. Cela exige le respect d’équilibres actif-passif. Les placements sont gérés dans le but de faire face aux engagements en cas de retraits de fonds en raison de la liquidité des produits financiers souscrits tout en ayant une gestion à long terme pour assurer un minimum de rendement.

Les actifs des fonds euros sont majoritairement investis en produits de taux (obligations) qui lui assurent un rendement récurrent avec une prise de risque limitée. Les obligations peuvent être d’État (essentiellement zone euro pour éviter les effets de change) ou d’entreprises (corporate, avec une préférence pour les grandes entreprises). Si les obligations représentent 80 % de l’actif, les compagnies d’assurances procèdent à des diversifications. Ainsi, une partie des fonds euros est investie dans l’immobilier, essentiellement bureaux, commerces, entrepôts… ; qui offre du rendement récurrent et éventuellement des plus-values. Par ailleurs, une poche « actions » est possible, même si son coût a été renchéri avec Solvency II.

Le succès de l’assurance-vie dans les années 90 doit beaucoup aux fonds euros qui ont permis de satisfaire les attentes des épargnants. Les fonds euros ont concilié sécurité, rendement et liquidité, triptyque cher aux Français.

Au sommaire de l’étude

LE FONDS EUROS, LE MEILLEUR PLACEMENT DES ANNÉES 90/2000 ! 

 

UNE NOUVELLE ÉPOQUE

  • Au départ les états….
  • A la fin, une phase de correction qui peut durer

 

FACE À LA BAISSE INCONTOURNABLE DES TAUX DE RENDEMENT DES FONDS EUROS, LES UNITÉS DE COMPTE SONT-ELLES INCONTOURNABLES ?

LES RÉGIMES SOCIAUX FACE À LA RÈGLE DE L’ÉVOLUTION DES ESPÈCES

LES RÉGIMES SOCIAUX

FACE À LA RÈGLE DE L’ÉVOLUTION DES ESPÈCES 

Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

Dans sa forme actuelle, le système de protection sociale français date de 1944. Tout n’est pas né, loin de là, à la Libération et tout n’a pas été créé en une journée. La protection sociale est le fruit de l’industrialisation et des luttes syndicales qui l’ont accompagnée. De nombreuses structures d’initiative privée ou publique apparaissent au cours du XIXsiècle afin de venir en aide aux ouvriers.

Notre histoire sociale est marquée par la période révolutionnaire, avec la suppression des corps intermédiaires par la loi Chapelier de 1791 et le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791, qui interdisait la création de syndicats de salariés et de mutuelles ainsi que le droit de grève, a compliqué l’élaboration de consensus sociaux. Il faudra attendre le 25 mai 1864, sous le Second Empire, afin que le délit de coalition et de grève soit supprimé par la loi Ollivier. Dans les faits, cette loi met un terme au délit de constitution de syndicats tout en maintenant leur interdiction. La légalisation des syndicats professionnels n’intervient qu’avec la loi du 21 mars 1884. Ce combat pour la reconnaissance des syndicats a laissé son empreinte dans l’histoire sociale de la France.

Cette longue maturation du fait social et notre travers centralisateur ont conduit à placer État au cœur de la vie sociale de la Nation.

Malgré de nombreuses tentatives sous la IIIRépublique, la France n’a pas pu se doter d’un système cohérent de protection sociale avant la Seconde Guerre Mondiale. La division syndicale attisée par la création de l’URSS et le fait que la France soit demeurée longtemps un pays rural et de petites industries ont constitué des freins importants.

Sommaire de l’étude 

 

NOTRE SYSTÈME DE PROTECTION SOCIALE, PRODUIT D’UNE HISTOIRE AGITÉE

  • L’idéal du Conseil National de la Résistance
  • Le défi démographique
  • Le défi économique
  • Le défi social

LE PACTE SOCIAL MENACÉ ?

  • La retraite, la retraite et encore la retraite
  • La santé avant tout, bien que…
  • Le nouveau monde du travail
  • La tertiarisation et la féminisation de l’emploi
  • La montée en puissance des cadres et des activités intellectuelles
  • Le travail de demain n’est pas celui d’hier !

LE RENOUVEAU DU TRAVAIL NON-SALARIÉ

 VERS LE COMPTE PERSONNEL ACTIVITÉ

Le fonds euros, le meilleur placement des années 90/2000 !

Le fonds euros, le meilleur placement des années 90/2000 ! En optant pour les fonds euros, les épargnants ont fait le bon choix dans les années 90. En effet, compte tenu des taux d’intérêt en vigueur et de la baisse de l’inflation, le rendement assuré était très attractif.

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Avec la montée de l’endettement public, avec les politiques monétaires non conventionnelles des banques centrales, avec la crise financière de 2008, une nouvelle période s’est engagée. Il y a des cycles en économie comme en matière d’épargne. Les années 80 étaient les années des SICAV monétaires, les années 90/2000 furent celles des fonds euros ; les années 2010/2020 pourraient être celles des UC. Sur la période 2005/2015, les unités de compte l’emportent malgré la crise de 2008/2009 et celle de 2011/2012.

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La chute des taux d’intérêt des obligations conduit immanquablement à la baisse du rendement des fonds euros. Du fait de l’achat dans le passé d‘obligations avec des taux élevés et en redistribuant progressivement la participation aux bénéfices, les compagnies ont pu maintenir des taux de rendement corrects même s’ils baissent. Plus la période de faibles taux sera longue, plus les taux de rendement des fonds euros baisseront. 252

Le rendement des fonds euros a eu tendance à augmenter depuis 2012 en raison de la baisse de l’inflation. Le rendement réel est stable voire en légère hausse sur ces trois dernières années.

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Une nouvelle époque

Au-delà de l’effet baisse des taux imposé par les banques centrales, nous sommes entrés dans un nouveau cycle pour l’épargne. Après une période 1995/2008 très favorable aux produits de taux, un processus de correction s’est engagé.

Dans les années 80 et 90, les taux d’intérêt n’ont pas diminué aussi rapidement que sur les périodes précédentes. Ce découplage est lié à une mauvaise appréciation de la baisse de l’inflation sur le long terme. Il est aussi la conséquence des politiques  budgétaires et de change mises en œuvre durant cette période.

Au départ les États…

Avec les deux chocs pétroliers, avec la nécessité de maintenir la croissance à un niveau acceptable, les États ont pris dès les années 70 le chemin de l’endettement, doucement, au départ, puis de manière plus volontaire dans les années 80.

Jusqu’au 1er choc pétrolier, si l’on excepte des mécanismes particuliers liés au plan Marshall ou au FMI, les systèmes de financement sont essentiellement nationaux. Néanmoins, une finance mondialisée se met en place à partir des années 60 avec l’émergence de l’eurodollar.

La crise de 1973 aboutit à un transfert financier des pays avancés au profit des pays producteurs qui, du fait de leur faible capacité de consommation, replacent cette épargne au sein des pays occidentaux. Les pétrodollars inondent ainsi les marchés. La France emprunte à l’Iran ou à l’Arabie Saoudite qui remplacent les États-Unis comme prêteur en dernier ressort. Ces emprunts extérieurs avaient vocation à pallier une faiblesse de réserve de change et d’assurer le quotidien des États. Ces derniers étaient
des émetteurs importants de bons à court terme – les fameux bons du Trésor en France – et d’emprunts qui faisaient l’objet d’émissions ponctuelles.

Régulièrement tant pour obtenir ponctuellement des montants importants que pour créer des chocs psychologiques dans l’opinion publique, les gouvernements lançaient des grands emprunts, Pinay, Giscard, Barre… assortis pour certains d’entre eux d’avantages fiscaux ou de clauses d’indexation. Le dernier grand emprunt est celui d’Edouard Balladur en mai 1993. Émis au taux de 6 %, il avait permis de récupérer 100 milliards de francs. Le Gouverneur de la Banque de France et la direction du Trésor avaient jugé cet emprunt très coûteux et inutile car il était alors possible d’émettre sur le marché des obligations assimilables du Trésor à taux plus faibles. La mutation des marchés financiers a permis le financement en continu des États avec des titres cotés en continu. La déréglementation et les nouvelles techniques informatiques et de télécommunication ont permis une internationalisation du financement des États et ont mis un terme aux opérations spéciales.

Les besoins financiers des États ont, tout au cours des années 80 et 90, progressé. Aux États-Unis ou au Royaume-Uni, les plans d’abaissement des prélèvements lancés par Ronald Reagan ou Margaret Thatcher ont abouti à d’importants déficits ; en France mais aussi en Allemagne avec la réunification intervenue en 1989, l’augmentation des dépenses publiques a conduit à accroître rapidement les besoins de financement des administrations publiques.

Ce processus de dérégulation est intervenu en pleine lutte contre l’inflation. Les banques centrales ont été rendues indépendantes, les règles d’indexation issues de la crise de 1929 ont été cassées. Par ailleurs, le développement des techniques informatiques et de télécommunication révolutionne les modalités de souscription, de vente et de cotation des titres.

En Europe, les années 80 et 90 sont des années de tension monétaire. Le marché commun, avec la politique agricole commune et ses tarifs uniques, impose une coordination des politiques de change. Avec l’instauration des changes flottants après l’abandon de la convertibilité du dollar en or, le 15 août 1971, et la fin du système de Bretton Woods en 1976, les pays membres de la CEE de l’époque ont décidé d’instituer un système monétaire européen reposant sur des taux de change ajustables entre leur
monnaie.

Du fait des divergences économiques entre États membres, plusieurs crises monétaires ont émaillé le SME. La décision de créer la monnaie unique avait notamment comme objectif de mettre un terme aux tensions monétaires internes et de favoriser ainsi les échanges. La mise en place de la monnaie unique est intervenue au même moment que l’unification allemande.

L’Allemagne, ayant décidé d’instituer une parité entre l’ostmark et le deutsche mark, a, pour lutter contre toute dérive inflationniste, relevé s es taux d’intérêt obligeant les autres États dont la France à suivre le mouvement. Cette marche vers la monnaie unique nécessitait de respecter des conditions d’inflation, de déficit et d’endettement et réunification ont contribué à l’anomalie des taux élevés en Europe.

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À la fin, une phase de correction qui peut durer

Le niveau de l’endettement public et privé constitue un frein à la hausse des taux. En effet, toute hausse des taux conduit à l’augmentation du service de la dette. Un point de taux d’intérêt, c’est près de 10 milliards d’euros de dépenses supplémentaires pour l’État en France.

Afin de créer des anticipations positives, la Banque centrale européenne a clairement indiqué que sa politique monétaire non conventionnelle durerait au moins jusqu’en 2017 et elle ne s’interdit pas de la poursuivre au-delà. Cette politique est justifiée par la nécessité de lutter contre les menaces déflationnistes. Le taux d’inflation cible est de 2 %.

Pour le moment, les taux d’inflation restent proches de zéro. En retenant l’inflation sous-jacente (en retirant les biens et services connaissant de fortes fluctuations de prix comme l’énergie ou les produits agricoles…), ce taux se situe autour de 0,7 %. Les expériences japonaise ou américaine soulignent qu’il est difficile de sortir d’une longue phase de « quantitative easing ». Toute sortie pour éviter de se transformer en crise obligataire suppose une remontée lente et progressive des taux.

Face à la baisse incontournable des taux de rendement des fonds euros, les unités de compte sont-elles incontournables ?

Les Français ont un rapport complexe aux supports financiers surtout s’ils sont constitués d’actions. À l’exception des Britanniques et des Américains, ce comportement est partagé par une grande majorité des épargnants.

À la fin de l’année 2015, les unités de compte des contrats d’assurance-vie représentaient 284 milliards d’euros soit 6 % du patrimoine financier des ménages, soit juste un peu plus que les actions cotées qui ne pèsent que 5 %.

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Les ménages français ont une tendance naturelle à acquérir des UC et des actions en haut de cycle ce qui les expose fortement en cas de retournement. Il en résulte une amertume qui conduit à reporter leur retour sur les produits de marchés. Depuis le krach de 1987, les épargnants mettent de plus en plus de temps pour revenir et ils ont tendance à être de moins en moins nombreux à le faire même si, depuis un an, les unités de compte semblent contredire légèrement la règle. Par ailleurs, considérant avoir raté le bon train, les épargnants français ont tendance à sur-réagir en plaçant d’un coup une partie de leurs économies au lieu d’effectuer des versements réguliers. Enfin, ils attendent trop des placements boursiers, les assimilant pour le gain à un casino tout en refusant le risque de perte.

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Les ménages sont sans nul doute trop exposés aux produits de taux classifiés produits sans risques.

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Source : Banque de France/Cercle de l’Epargne

L’intérêt collectif passe par le développement des produits « actions ». Les entreprises se financent de plus en plus par les marchés et moins par le crédit bancaire. Par ailleurs, en termes de rendement, avec réinvestissement des dividendes, les actions demeurent le meilleur placement. Enfin, les unités de compte ou les OPC permettent d’accéder à des produits structurés qui peuvent concilier protection du capital et rendement, sous certaines conditions.

Le Mensuel de mai 2016

Le patrimoine des ménages français en hausse en 2015

Le patrimoine des ménages s’élevait, à la fin de l’année 2015, à 4 460 milliards d’euros, en progression de 70 milliards d’euros par rapport au 3e trimestre. Les actifs liquides et non risqués (numéraire, dépôts à vue, livrets d’épargne…) sont relativement stables à 1060 milliards d’euros. Les autres actifs non risqués (compte à terme, épargne contractuelle, fonds euros assurance-vie) ont atteint 1 710 milliards d’euros contre 1 694 milliards d’euros à la fin du troisième trimestre 2015. Les actifs liquides et risqués (actions cotées, titres de créances, OPC non monétaires) se sont élevés à 621 milliards d’euros quand les autres actifs risqués (actions non cotées, unités de comptes) représentent 1 069 milliards d’euros. Les actions et les unités de compte ont progressé, en 2015, tant grâce à l’appréciation des cours que par une collecte positive (surtout pour les UC).

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Le Mensuel de mai 2016

Le taux d’épargne financière peut-il se dégonfler ?

Au quatrième trimestre 2015, le taux d’épargne des ménages a atteint 15,9 % du  revenu disponible brut. Il a augmenté durant toute l’année dernière, quand l’INSEE s’attendait à une baisse. Cette progression est imputable au taux de l’épargne financière qui s’est élevé, au dernier trimestre 2015, à 7,7 % du revenu disponible brut.
Les flux financiers des ménages ont atteint 103,7 milliards d’euros en 2015. Ils ont progressé de 38 % par rapport à 2014. Cette forte hausse est imputable à l’augmentation des revenus des ménages. Au sein de l’Union européenne, il y a une véritable spécificité franco-allemande en matière d’épargne qui concerne également les Belges et les Autrichiens.

 

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Les ménages ont décidé de ne pas dépenser la totalité des gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix du pétrole. Par ailleurs, les attentats du 13 novembre dernier ont conduit à un certain attentisme. Au-delà de l’effet baisse du pétrole, les ménages ont également réduit le coût de leurs emprunts immobiliers. L’année dernière, 40 % des prêts à l’habitat étaient des prêts faisant suite à des renégociations. Les détenteurs de prêts immobiliers ont pu ainsi soit réduire leur mensualité, soit accélérer leur remboursement. Il en résulte de toute façon un gain en termes de pouvoir d’achat.

Les ménages ont privilégié l’épargne de précaution en laissant plus d’argent qu’auparavant sur leurs comptes courants. En effet, il n’y a pas eu d’augmentation de la collecte nette de l’assurance-vie ou du Plan d’Epargne Logement en fin d’année. En revanche, les dépôts à vue ont enregistré une augmentation de plus de 6 milliards d’euros sur le dernier trimestre et de 33 milliards d’euros sur l’année. La faible rémunération faciale du Livret A et du LDD dissuade les ménages d’affecter leurs liquidités sur ces produits.

Ce fort volant d’argent liquide témoigne d’un maintien d’un niveau élevé d’inquiétude malgré la légère amélioration de la situation économique. La faible rémunération pourrait conduire les ménages à accroître leur effort d’épargne contrairement à certaines idées reçues. En effet, implicitement, les ménages se fixent des objectifs d’épargne afin de pouvoir acheter un logement, une voiture ou pour réaliser un voyage.

Comme l’épargne rapporte moins, il faut mettre plus d’argent de côté (effet dit d’encaisse). Cette poche de liquidités est-elle amenée à se réduire avec le retour de la hausse des prix ? Il est possible qu’elle serve d’amortisseur en cas de hausse des cours du pétrole. Par ailleurs, la poursuite de l’amélioration de la situation économique, couplée avec une baisse régulière du chômage, devrait aboutir à une hausse de la consommation et donc à un dégonflage des dépôts à vue.

Néanmoins, il est peu probable qu’ils retrouvent rapidement leur niveau d’avant crise (à fin 2007, l’encours des dépôts à vue était de 246 milliards d’euros contre 347 milliards d’euros à fin 2015). Sur le premier trimestre 2016, les dépôts à vue se sont encore accrus de 4 milliards d’euros.

 

Le Mensuel de mai 2016

INVITATION // « L’épargne et la retraite à l’heure des choix » – Conférence à Paris le 24 mai 2016

Venez nombreux le 24 mai prochain assister à la conférence organisée par Amphitéa, AG2R LA MONDIALE et  le Cercle de l’Épargne sur le thème de l’épargne et de la retraite qui se tiendra le :

mardi 24 mai 2016 à 18h30
Amphithéâtre de l’Ecole Boulle
9, rue Pierre Bourdan
75012 PARIS

Le débat sera animé par Philippe CREVEL, Directeur du Cercle de l’Épargne

avec la participation de :

  • Jean-Marie COLOMBANI, Ancien Directeur du quotidien « Le Monde », fondateur de Slate.fr qui interviendra sur le thème « l’économie face aux crises géopolitiques »
  • Jérôme JAFFRÉ, Ancien Vice-Président de TNS SOFRES, Directeur du Centre d’Etudes et de Connaissances de l’Opinion Publique qui interviendra sur le thème « les Français face à la retraite : leurs inquiétudes, leurs attentes et les solutions »

Inscription par email avant le 17 mai 2016 auprès de Grégoire Hermann : gregoire.herrmann@ag2rlamondiale.fr

Télécharger l’invitation et le programme détaillé de la conférence

Le premier trimestre sourit à l’économie française

Le 29 avril 2016

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 

 

LE PREMIER TRIMESTRE SOURIT À L’ÉCONOMIE FRANÇAISE

 

Comme en 2015, la croissance démarre l’année sur les chapeaux de roue. En effet, au premier trimestre 2015, le PIB en volume a augmenté de 0,5 %, après +0,3 % au quatrième trimestre 2015.

Une croissance toujours en pointe

Cette croissance a été tirée par les dépenses de consommation des ménages qui ont augmenté de 1,2 % contre un recul de 0,1 % au dernier trimestre 2015. L’effet attentat s’est estompé et les Français ont repris le chemin des magasins. Plusieurs secteurs ont été dynamiques comme l’automobile et l’électroménager (achat de télévision en raison du passage à la haute-définition, de l’Euro 2016 et des JO de Rio).

Investissement positif pour les entreprises mais toujours négatif pour les ménages

Par ailleurs, l’investissement des entreprises progresse fortement profitant de la bonne orientation de la conjoncture française et des faibles taux d’intérêt. Il augmente de 0,9 % après 0,7 % au dernier trimestre 2015. Ce résultat est important car il témoigne de la confiance restaurée des chefs d’entreprise en l’avenir. Il pourrait déboucher sur une fortification de la croissance dans les prochains mois.

L’investissement des ménages est toujours en baisse malgré quelques signes positifs sur le marché de la construction. Il a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2016. Certes, la baisse est en régression par rapport aux trimestres précédents. Elle avait atteint 0,9 % au quatrième trimestre 2015.

Le commerce extérieur le maillon faible

Le commerce extérieur continue, en revanche, à être un point noir pour l’économie française. Les exportations se sont contractées de 0,2 % au premier trimestre quand les importations ont progressé de 0,5 %. Certes, il y a une nette décélération des importations qui avaient cru de 2,1 % au 4ème trimestre 2015. Néanmoins, le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance de 0,2 point. La France souffre comme tous ses partenaires du ralentissement du commerce international et de la croissance des pays émergents.

Les variations de stock ont, par ailleurs, contribué négativement à hauteur de 0,2 point contre un apport positif de 0,5 point au 4ème trimestre 2015.

La croissance française qui repose fortement sur la consommation engrange toujours les effets de la baisse du pétrole qui a contribué à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Il est à noter que ces derniers ont au cours du dernier trimestre 2015 accru de manière significative leur effort d’épargne qui est passé de 15,4 à 15,9 % du revenu disponible brut. Le taux d’épargne financière a atteint un sommet à 7,1 %. Il est possible qu’au cours du premier trimestre 2016, les ménages aient utilisé une partie de cette épargne dont une partie non négligeable a été laissée sur les comptes courants pour réaliser des dépenses de consommation.

Compte tenu de l’acquis de croissance, 1 %, l’objectif de 1,5 % fixé par le Gouvernement n’apparaît pas inatteignable. Certes, il convient d’être prudent au regard de la situation économique de nos partenaires dont les économies sont plus ouvertes sur l’extérieur que la nôtre. La France résiste mieux que l’Allemagne, par exemple, quand le commerce international ralentit. Néanmoins, nous serons impactés si ce ralentissement se poursuit sur l’ensemble de l’année. Il est à noter que la Commission européenne et le FMI sont plus prudents que le Gouvernement en matière de prévision de croissance pour la France en ayant retenu respectivement 1,3 et 1,1 % comme taux de croissance.

 

Contact presse :

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Le Figaro – Pourquoi les Français laissent-ils leur argent dormir sur leur compte courant ?

Retrouver l’interview de Philippe Crevel pour le Figaro sur le comportement d’épargne des Français et en particulier les raisons pour lesquelles les ménages se sont détournés des produit d’épargne en 2015 (à l’exception de l’assurance -vie et du PEL) et ont préférer laisser leur épargne « dormir » sur leurs comptes courants.

 

 

Le Monde – Les épargnants fatalistes dans un contexte de taux bas

Philippe Crevel répond aux question de Frédéric Cazenave pour le journal Le Monde sur le comportement d’épargne des Français dans un contexte de taux bas.

Résultats de l’assurance-vie en mars 2016 : l’assurance-vie en rythme de croisière

Paris, le 26 avril 2016

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU CERCLE DE L’EPARGNE

RÉSULTATS DU MOIS DE MARS 2016 POUR L’ASSURANCE-VIE

 

L’ASSURANCE-VIE EN RYTHME DE CROISIÈRE

 

 

La collecte nette de l’assurance-vie a au mois de mars atteint 2,2 milliards d’euros en phase avec les résultats des mois précédents et des deux dernières années.

Le mois de mars a été sans surprise avec une collecte brute de 12,4 milliards d’euros La collecte des unités de compte représente près de 20 % de la collecte (19,3 %). Les prestations se sont élevées à 10,2 milliards d’euros. L’encours se rapproche des 1 600 milliards d’euros (1588,6 milliards d’euros).

L’assurance-vie semble avoir pris un rythme de croisière avec une collecte nette mensuelle tournant autour de 2 milliards d’euros. Les Français maintiennent leur confiance au premier produit d’épargne. Certes, le niveau de la collecte reste très nettement inférieur à celui d’avant crise. L’augmentation des flux financiers des ménages n’a pas conduit, ces derniers mois, à une progression de la collecte de l’assurance-vie. Les Français ont accru leur effort d’épargne en ne dépensant pas tous les gains générés par la baisse des cours du pétrole. Mais, ils ont préféré maintenir un fort volume de liquidités sur leurs dépôts à vue (comptes courants). Ce comportement traduit tout à la fois une prudence face à la situation économique et financière et un certain désenchantement vis-à-vis des placements de taux.

La montée en puissance des unités de compte se poursuit tant bien même que les marchés financiers connaissant des évolutions contradictoires. L’effet baisse des taux commence à être pris en compte par les épargnants.

Compte tenu de l’état de l’opinion et de l’augmentation de l’investissement des ménages dans l’immobilier, l’assurance-vie devrait maintenir, durant les prochains mois, le cap actuel avec des collectes moyennes mensuelles de 2 milliards d’euros. Une reprise plus vive de l’immobilier pourrait amener en fin d’année une petite érosion de la collecte.

 

Contact presse :

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Économie Matin – En mars, les épargnants ont choisi de déposer des millions d’euros sur leur livret A

L’Économie Matin reprend dans son article l’analyse du Cercle de l’Épargne sur les résultats positifs du Livret A de mars 2016.

AGEFI – Hausse surprise de la collecte du Livret A

Le Cercle est cité dans un article de l’Agefi actif qui reprend son analyse des résultats de la collecte du Livret A de mars 2016.

Atlantico – Hausse d’activité dans la construction en France

Dans un article d’Atlantico, Philippe Crevel revient sur les conséquences bénéfiques des mesures des taux bas prises par la BCE, pour le secteur de la construction.

Tout sur mes finances – Collecte en trompe-l’œil pour le Livret A en mars 2016

Le Cercle est cité dans un article sur le site de Tout sur mes finances, qui reprend les chiffres de la collecte positive du Livret A de mars 2016.

Le Figaro – Les Français remettent de l’argent sur leur Livret A

Le Cercle de l’Epargne est cité dans le Figaro pour la collecte du Livret A de mars 2016.

Le Livret A fête l’arrivée du printemps

Le mois de mars réussit bien au Livret A. En 2015, la collecte avait été positive de 110 millions d’euros. Il faut remonter à 2006 pour avoir une décollecte au cours du troisième mois de l’année. Mars est un mois tranquille sur le plan des impôts et sur le plan des vacances. Les ménages pensent plutôt à économiser pour faire face aux dépenses à venir qu’elles soient fiscales, liées à l’habitation voire aux vacances de printemps ou d’été.

2016, avec une collecte positive de 310 millions d’euros n’échappe pas à la règle. Le Livret de Développement durable suit le mouvement avec une collecte positive de 120 millions d’euros

L’effet « baisse des taux » se dissipe au fil des mois. Les ménages dégonflent légèrement leurs dépôts à vue qui avaient augmenté de manière très importante en 2015, + 33 milliards d’euros.

Dans ces conditions, l’encours du Livret A atteint à la fin du mois de mars 254,9 milliards d’euros quand celui du Livret de Développement Durable s’élève à 101 milliards d’euros.

Cette collecte positive risque d’être donc éphémère surtout si les prix du pétrole étaient amenés à augmenter. Les encours d’épargne défiscalisée devraient continuer à baisser. De 2009 à 2013, l’encours du Livret A et du LDD a progressé de 113 milliards d’euros (dont 81 milliards d’euros pour le seul Livret A) en raison du relèvement des plafonds et des craintes générées par les crises économiques et financières. Une telle augmentation au regard des besoins en épargne de précaution, deux mois de salaire en moyenne, n’était pas complètement rationnelle.

RÉSULTATS DU LIVRET A EN MARS 2016 : Le Livret A fête l’arrivée du printemps

Communiqué de presse 

 

RÉSULTATS DU LIVRET A EN MARS 2016:

Le Livret A fête l’arrivée du printemps

Le mois de mars réussit bien au Livret A. En 2015, la collecte avait été positive de 110 millions d’euros. Il faut remonter à 2006 pour avoir une décollecte au cours du troisième mois de l’année. Mars est un mois tranquille sur le plan des impôts et sur le plan des vacances. Les ménages pensent plutôt à économiser pour faire face aux dépenses à venir qu’elles soient fiscales, liées à l’habitation voire aux vacances de printemps ou d’été.

2016, avec une collecte positive de 310 millions d’euros n’échappe pas à la règle. Le Livret de Développement durable suit le mouvement avec une collecte positive de 120 millions d’euros

L’effet « baisse des taux » se dissipe au fil des mois. Les ménages dégonflent légèrement leurs dépôts à vue qui avaient augmenté de manière très importante en 2015, + 33 milliards d’euros.

Dans ces conditions, l’encours du Livret A atteint à la fin du mois de mars 254,9 milliards d’euros quand celui du Livret de Développement Durable s’élève à 101 milliards d’euros.

Cette collecte positive risque d’être donc éphémère surtout si les prix du pétrole étaient amenés à augmenter. Les encours d’épargne défiscalisée devraient continuer à baisser. De 2009 à 2013, l’encours du Livret A et du LDD a progressé de 113 milliards d’euros (dont 81 milliards d’euros pour le seul Livret A) en raison du relèvement des plafonds et des craintes générées par les crises économiques et financières. Une telle augmentation au regard des besoins en épargne de précaution, deux mois de salaire en moyenne, n’était pas complètement rationnelle.

 

Contact presse :

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Assurance vie – hausse des encours des sociétés d’assurance

Selon la Banque de France, au 4e trimestre 2015, l’encours des placements financiers des sociétés d’assurance s’élève à 1 983 milliards d’euros pour l’assurance vie, soit une hausse de 25,4 milliards milliards d’euros pour ce 4e trimestre. A l’inverse, l’encours des placements financiers des assurances non vie baisse de 5,2 milliards d’euros et atteint 204 milliards d’euros.

Ces variations d’encours sont dues aux effets de valorisation des actions et des titres  de taux à moyen et long termes, qui impactent les titres en portefeuille, les opérations d’investissement entreprises et celles de désinvestissement des sociétés.

Explorimmo – Bâle IV, une menace pour le crédit immobilier

Atlantico – Chute du nombre de gros contribuables

Dans un article reprenant la baisse du nombre des contribuables aisés, Philippe Crevel revient sur la structure fiscale française et l’importance de la contribution de ces ménages aisés dans les recettes de l’impôt sur le revenu.

Atlantico – Pourquoi vous pourriez bien détenir des parts d’une société panaméenne à l’insu de votre plein gré

Dans un article qui fait suite aux révélations des « Panama papers », Philippe Crevel revient sur la possibilité de détenir des parts de ces sociétés, de manière légale et involontaire.

Le COR : l’accord du 30 octobre au rapport

Le Conseil d’Orientation des retraites a consacré ce matin sa réunion du mois aux conséquences de l’Accord AGIRC/ARRCO du 30 octobre et aux hypothèses macro-économiques qui serviront d’appui au rapport annuel du COR attendu en juin 2017.

A ainsi été mis en évidence l’important effort réalisé par les régimes complémentaires dans l’accord trouvé à l’automne dernier (avec une réduction de plus  de 4 milliards d’euros selon la direction technique des régimes concernés). Une mesure qui aura un impact notable pour les pensionnés avec une baisse du rendement des retraites des affiliés dès l’année 2016, bien que l’effet de noria permettra selon le COR une progression en euros constants des pensions au fil des générations. Le COR rappel par ailleurs quelques points clés de l’accord dans et notamment, l’application du coefficient de solidarité pour ceux liquidant leurs droits au taux plein, qui diminue la pension complémentaire de 10 % durant 3 ans. A l’inverse, en cas de report important de l’âge de liquidation (plus de 2 ans), la pension complémentaire est majorée durant un an.

L’autre sujet évoqué ce matin, mérite par ailleurs d’être évoqué puisqu’il s’agit des hypothèses macro-économiques que le COR va retenir pour son rapport annuel de juin 2017. Ses scénarios économiques s’appuieront sur les données 2016 de population active et totale de l’INSEE, prenant ainsi en compte un taux de chômage élargi pouvant varier de  4,5 dans le scénario le plus optimiste à 10 % de la population active. En revanche la productivité du travail qui resterait à définir…

Consulter les données détaillées du COR

Public Sénat – Travail au noir : l’autre grande fraude fiscale et sociale

Philippe Crevel était invité sur le plateau de Samedi soir-Dimanche matin pour débattre de l’importance du travail au noir, des problèmes fiscaux qu’il engendre, et de ses dangers, parfois méconnus des salariés.

Paris Match – A chaque âge les clés pour acheter

Dans un article consacré à l’épargne et aux placements financiers à l’épargne des ménages, Philippe Crevel revient sur l’assurance-vie et le PEL qui rencontrent depuis plus d’un an un vif succès.

 

Le mensuel d’avril du Cercle de l’Epargne

Au sommaire du mensuel d’avril du Cercle de l’Epargne retrouvez :

 

L’ÉDITO

  • Les nouveaux habits de l’économie de marché

 

CÔTÉ  ÉPARGNE

  • Les échos de l’épargne
  • Les Français ont retrouvé le chemin de l’épargne !
  • Quand le rachat d’actions fait le marché !
  • Les Fintech, une menace de moins en moins fantôme…
  • L’assurance en ligne prend ses marques
  • Le retour de la pierre ?

 

ÉPARGNEZ PRATIQUE : L’OR, VALEUR REFUGE ?

  • L’or, la valeur refuge par excellence
  • Comment évolue le cours de l’or ?
  • Ne vaut-il mieux pas investir dans les actions aurifères ou les trackers ?
  • Où acheter de l’or ?
  • Où stocker son or ?
  • Comment vendre son or ?
  • Quelle fiscalité ?

 

CÔTÉ  RETRAITE

  • Petite histoire des fonds de pension en France
  • Les dessous des résultats des régimes de retraite en 2015
  • Emploi ou retraite, faut-il et peut-on choisir ?
  • Demain, il faudra travailler plus

DOSSIER : DE LA NOTION DE « FONDS DE PENSION » A L’EMERGENCE DE L’INSTITUTION DE RETRAITE PROFESSIONNELLE

  • Deux critères identitaires permettent de cerner la notion
  • Les aspects économiques à aborder
  • Finalités profondes des fonds de pension
  • Règles de gouvernance et de solvabilité

 

LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE

  • Tableau de bord des produits d’épargne
  • Tableau de bord des marchés financiers
  • Tableau de bord retraite
  • Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt

 

Lire le mensuel d’avril

DE LA NOTION DE « FONDS DE PENSION » À L’ÉMERGENCE DE L’INSTITUTION DE RETRAITE PROFESSIONNELLE

DE LA NOTION DE « FONDS DE PENSION »
À L’ÉMERGENCE DE L’INSTITUTION DE RETRAITE PROFESSIONNELLE

 

Par
Florence Legros, Directeur général de l’ICN Business School
Jacques Barthélémy, avocat-conseil en droit social et ancien professeur associé à la faculté de droit de Montpellier,
Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

La notion de fonds de pension est, bien souvent galvaudée à l’image du contrat unique de travail. Elle ressemble à une auberge espagnole où chacun vient y rechercher ce qui l’arrange et lui plaît au vu de ses propres préoccupations. Certains pensent retraite quand d’autres y voient financement de l’économie. Quoi qu’il en soit, les mots « fonds de pension » sont fortement chargés émotionnellement, et ce, pour plusieurs raisons :

  • D’une part, parce qu’ils ont été opposés à la retraite par répartition qui est un des piliers de notre pacte social. Promouvoir les fonds de pension reviendrait à fragiliser la répartition. Opposition factice et stérile car si rapport de forces il y a, il est largement dominé par la répartition qui représente plus de 97 % des dépenses de pensions ;
  • D’autre part, parce que les pro-fonds de pension ont quelquefois utilisé des arguments manifestement fallacieux pour en faire la promotion (augmentation supposée de l’épargne des ménages, protection contre les fluctuations démographiques et l’allongement de l’espérance de vie…).

Les partisans de la capitalisation ont été accusés de ne voir dans son développement qu’un marché et un moyen de favoriser l’efficacité économique. À la solidarité intergénérationnelle, ils préféraient un système plus individualiste.

Au vu de ce contexte, il est indispensable – au nom de l’intérêt général mais aussi pour écarter tout contresens et des stratégies fondées sur des postulats faux – de rechercher une définition, la plus rigoureuse possible. Cela implique la fixation de ses critères identitaires (I) ainsi que les aspects économiques (II). Au-delà, il convient d’en explorer les finalités profondes afin de bien marquer les différences entre l’assurance collective et avec l’épargne (III). Enfin, doivent émerger de ces spécificités des règles de gouvernance et de solvabilité (IV).

Lire l’étude

Atlantico -Taux immobiliers à leur plus bas historique : faites-vous partie de ceux qui vont en bénéficier ou de ceux que ça va enfoncer ?

Philippe Crevel revient sur le passage des taux immobiliers sous la barre des 2 %, et sur ses conséquences pour l’épargne et le crédit.

Crédits aux entreprises : Un accès accru à des taux toujours plus attractifs

Comme en janvier, l’encours des crédits mobilisés par les PME a progressé, à la fin février, de 2,1 % sur un an, atteignant 375,8 milliards d’euros au 29 février. La mobilisation de crédits par les entreprises progresse également mais dans une moindre mesure pour ETI 1, 9 % pour ETI  (après +2,9 %) et les Grandes Entreprises  (+5, 9 % sur un an en février après + 7,3 % le mois précédent).

Le taux effectif des nouveaux crédits, enregistre une nouvelle baisse en février passant, en moyenne, respectivement de 2,11 % à 2,9 % pour les crédits supérieur à 1 million d’euros et de 1,48 à 1,42 % pour ceux dont les sommes mobilisées se situent en dessous du million d’euros.

Lire la note de la Banque de France

Les européens maintiennent la forme!

D’après un communiqué publié par Eurostat, près de 3 européens sur 4 âgés entre 25 et 64 ans estiment que leur état de santé est très bon ou bon, ils sont même 85 % parmi les personnes diplômées de l’enseignement supérieur.

C’est en Grèce (84,6%) ainsi qu’en Irlande (84,2%) qu’ils sont le plus nombreux à partager ce sentiment quand au contraire la part de ceux qui jugent leur état de santé mauvais voire très mauvais est la plus élevée en Croatie (13,4%), puis en Hongrie (11,4%) et au Portugal (11,3%).

Le jugement porté par les Français sur leur état de santé se situe dans la moyenne européenne. Un peu plus sévère que la moyenne  des européens, ils sont ainsi 73 %  à se considérer en bonne voire très bonne santé (contre 73,6 %)  et 20,9 % contre 19, 5 % à la juger moyenne. En revanche, ils un peu moins nombreux à estimer que leur état de santé est mauvais ou très mauvais (respectivement 6,2 % contre 6,8 %).

eurostat- 07 04 2016

D’après l’analyse réalisée par l’office statistique européen, il existerait un lien entre le niveau d’éducation atteint et l’état de santé auto-évalué. Les données recueillies mettent en effet en évidence le fait que plus le niveau d’éducation est élevé, plus la part de personnes se jugeant en bonne santé est importante.

 

Rémunération des dépôts bancaires en légère hausse en février

Comme chaque mois la Banque de France publie les taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires. En février, les principaux dépôts analysés par la banque de France font légèrement mieux que le mois précédent. Pour autant du fait de la poursuite des politiques accommodantes , la rémunération moyenne des dépôts  atteint 0,89 % en février 2016 contre 1,12 % en février 2015.

Par rapport aux résultats constaté en janvier, les dépôts de moins de deux ans restent stables  (0,45 après 0,44 %) et les dépôts de plus de  deux ans gagnent 0, 06 % principalement lié à une hausse constaté sur le PEL dont le taux moyen de rémunération sur l’encours s’établit à présent à 2,84 %  après 2,77 %  le mois dernier.

BDF - 05 04 2016

La banque de France souligne que les taux moyens des dépôts à moins de 2 ans (0,45 % en février 2016)  et dépôts à plus de 2 ans (2,65 % en février 2015) restent, malgré leur tendance baissière  largement supérieurs aux taux de marché.

Lire la note de la Banque de France

Progression du coût horaire de la main-d’oeuvre en Europe en 2015

Selon l’office européen de statistique, les coûts horaires de la main-d’œuvre dans l’ensemble de l’économie,  ont progressé de 2,0% dans l’UE et de 1,5% dans la zone euro, sur l’année 2015.

De fait, en 2015,  ces coûts sont estimés – en moyenne – à  à 25,0€ dans l’Union européenne (UE) et à 29,5€ dans la zone euro avec comme toujours d’importants écarts entre les Etats membres. Les coûts horaires sont de 35,1 euros en France. Ils arrivent en 4e position après le  Danemark (41,3€), la Belgique (39,1€), la Suède (37,4€), et le Luxembourg (36,2€).

Sans surprise, c’est au sein des pays de l’Europe de l’Est, à l’instar de la  Bulgarie (4,1€), la Roumanie (5,0€), la Lituanie (6,8€) ou encore  la Lettonie (7,1€) que les coûts sont les plus faibles.

Eurostat qui a par ailleurs procédé à un classement par secteur d’activité met, une fois de plus, en évidence des chiffres  supérieurs dans l’industrie où les moyennes s’établissent à 25,9€ et 32,3€ pour l’UE et la zone euro contre 22,4€ et 25,8€  dans le secteur des services.

EUrostat - 01 04 2016

 

Pour rappel, outre les salaires et traitements sont également pris en compte dans le calcul des coûts de la main-d’oeuvre les coûts cotisations sociales à la charge des employeurs qui représentent, en moyenne, 24,0% dans l’UE et de 26,0% dans la zone euro

consulter le communiqué d’eurostat

France, Allemagne, zone euro : le tableau de bord trimestriel de la banque de France

La banque de France vient de publier les dernières données disponibles concernant la situation comparée de la France, l’Allemagne et de la zone euro, rappelant ainsi qu’au dernier trimestre 2015 le taux de croissance du PIB en glissement annuel a été supérieur en France qu’en Allemagne (respectivement 1,4 % contre 1,3 %) du fait d’un ralentissement de la croissance chez nos voisins quand la France a au contraire gagné 0,2 point. La zone euro est légèrement au dessus avec 1,6 % de PIB sur les trois derniers mois de l’année passée.

Sur le terrain de l’inflation, si les résultats pour les trois territoires considérés évoluent de manière relativement semblable, seule l’Allemagne affiche un taux d’inflation positif (0,1 %) en mars 2016 quand la France et la zone euro, restent en territoire négatifs (-0, 1%).

Consulter les données de la banque de France

 

 

 

L’industrie commence mal l’année

Selon l’INSEE, au mois de janvier, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière française se contracte de –1,1 % après -1,6 % en décembre. Le recul est plus marqué à l’exportation (-2,6 % après -0,7 %). Le chiffre d’affaires continue également de se contracter dans l’ensemble de l’industrie (-1,1 % après -1,5 %).

Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires progresse néanmoins dans l’industrie manufacturière de 0,7 %. La hausse est très largement portée par les matériels de transport (+4,5 %), même si le chiffre d’affaires augmente aussi dans les autres industries (+0,3 %). À l’inverse, il recule fortement dans la cokéfaction et raffinage (-4,1 %). Il est quasi stable dans les industries agro-alimentaires(+0,1 %) et dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (-0,1 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires augmente à peine (+0,2 %), limité par la baisse dans les industries extractives, énergies, eau, déchets et dépollution (-2,0 %).

Dans l’industrie manufacturière, sur un an, la progression reste forte avec un gain de 1,4 % pour le chiffre d’affaires. Il progresse quasiment au même rythme sur l’ensemble de l’industrie(+1,6 %).

Sur cette période, le chiffre d’affaires croît très fortement dans les matériels de transport (+10,4 %) et plus modérément dans les autres industries (+1,1 %), les industries agro-alimentaires (+0,9 %) et les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (+0,9 %). Cependant, il chute dans la cokéfaction et raffinage (-17,9 %) avec le fort recul des prix.

Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière

Le chiffre d'affaires dans l'industrie manufacturière

Zone euro : l’inflation toujours en territoires négatifs en mars

D’après les premières estimations de l’office statistique de l’Union européenne, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à -0,1% en mars 2016 après -0,2 % en février dernier.

La décision de la BCE de rabaisser ses principaux directeurs ne semble pas encore avoir provoqué les effets escomptés excepté dans le secteur des services qui enregistrerait une hausse de 1,3 % en mars après +0,9 % en février.

Le taux d’inflation annuel de la zone euro reste fortement impacté par la chute des prix de l’énergie qui se poursuit en mars (-8,7 % après -8,1 % en février) et la moindre progression des autres composantes de l’inflation à savoir l’alimentation, alcool et tabac (0,7%, comparé à 0,6% en février), des biens industriels non énergétiques (0,5%, comparé à 0,7% en février)

Lire la note d’eurostat

Les prix, hausse de 0,7 % en mars mais baisse de 0,2 % sur un an !

Selon l’INSEE, au mois de mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmenterait, en première estimation,  de 0,7 % par rapport au mois précédent, comme en mars 2015. Cette hausse s’explique par l’augmentation saisonnière des prix des produits manufacturés après la fin des soldes d’hiver. Par ailleurs, les prix de l’alimentation, en particulier ceux des produits frais ont augmenté tout comme les prix de l’énergie après neuf mois consécutifs de baisse.

Sur un an, les prix à la consommation diminueraient en mars 2016 comme le mois précédent (-0,2 %) du fait du recul marqué des prix de l’énergie au cours des derniers mois ainsi que, dans une moindre mesure, de la baisse des prix des produits manufacturés. La hausse des prix des services sur un an resterait modérée.

En mars 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 0,8 % sur un mois, avec les mêmes raisons que pour la hausse mensuelle de l’IPC. Sur un an, il baisserait de 0,1 %, comme le mois précédent.

La consommation résiste !

Selon l’INSEE, les dépenses de consommation des ménages en biens ont augmenté de 0,6 % en volume en février (après +1,0 % en janvier et +1,1 % en décembre 2015). C’est une bonne nouvelle et cela devrait permettre d’engranger une croissance d’au moins 0,3 point au 1er trimestre.

Les dépenses de consommation dépassent leur précédent plus haut niveau atteint début 2011. Les achats de produits alimentaires rebondissent. Les dépenses en biens d’équipement du logement accélèrent. Les dépenses en énergie s’accroissent encore, même si elles ralentissent. La hausse totale est atténuée par un net repli des dépenses d’habillement après la période des soldes d’hiver.

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Source : Insee

Loi Sapin 2 : Quelles avancées pour les épargnants ?

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics a dévoilé à la presse le projet de loi Sapin 2 dans laquelle il présente une batterie de mesures destinées à la favoriser la croissance économique et de mieux mobiliser l’épargne des Français.

Parmi ces mesures, nous retenons notamment :

Les fonds de pensions à la Française : l’alternative à Solvency II

Afin de sortir du cadre contraignant de Solvency II qui s’impose aujourd’hui à de nombreux placement financier et rend très difficiles l’investissement en actions,  en particulier aux produits d’épargne retraite professionnel dont pourtant l’horizon de placement aurait du au contraire favoriser le placement long.  Le gouvernement  fait un pas vers un 2e pilier de la retraite, et le Cercle qui a toujours milité en faveur du développement d’un véritable pilier par capitalisation s’en réjouit.

La possibilité de débloquer les petits Plan d’Epargne Populaire (PERP)

Le projet de loi prévoit une porte de sortie pour les « petits » détenteurs de PERP. Le plan d’épargne retraite, destiné – comme son nom l’indique –  à préparer la retraite a été pensé comme un produit tunnel jusqu’à la liquidation de ses droits à retraites avec une sortie en rente afin d’assurer un complément de revenu régulier pour les épargnants qui y souscrivent.

Par manque de pédagogie sur la finalité de ce produit de nombreux épargnants, ont pu se sentir « trompés » en découvrant a posteriori les contraintes qui pèsent sur ce placement.  Le gouvernement a ainsi voulu, de manière contenu, assouplir le carcan réglementaire du produit.  Il sera ainsi possible « lorsque ces contrats se caractérisent par un faible encours et l’absence de versements depuis plusieurs années » d’effectuer un rachat anticipé.   Le seuil évoqué serait de l’ordre de 1500 à 2000 euros.

Un renforcement du cadre réglementaire et des prérogatives des régulateurs

Enfin, le projet de loi relatif à « la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de  la vie économique » prévoit ainsi un renforcement des prérogatives de l’AMF notamment ses pouvoirs de sanctions afin de mieux encadrer les nouveaux modes de financement de l’économie tel que le crowdfunding et le marché des produits dérivés.

L’ACPR verra également ses prérogatives étendues afin d’agir auprès des des assureurs de manière à prévenir et  à limiter l’impact d’éventuelles difficultés financières  avec la création d’un cadre de résolution en matière d’assurance au niveau national.

Du côté des banques, le projet de loi prévoit une modification de l’ordre dans lequel les créanciers sont  appelés à contribuer à éponger les dettes des établissement de crédits en cas de banqueroute grâce à la création d’une nouvelle catégorie intermédiaire de titre située entre les titres subordonnées et les titres privilégiés. Cette mesure qui s’appliquerait sans effet rétroactif, qu’une fois la réforme entrée en vigueur tend selon ses auteurs, à constitué un coussin de capital et de dettes permettant d’absorber les pertes sans remettre en cause la garantie des dépôts qui permet d’indemniser les particuliers jusqu’ à 100 000 euros.

Lire le dossier de presse de la loi Sapin 2

Fonds de pension : Encore un effort !

A l’occasion de l’annonce des dispositions soutenus par le Gouvernement dans le cadre du projet de loi Sapin 2, baptisé « projet de loi sur la transparence, la lutte contre la corruption, et la modernisation de la vie économique », retrouvez la réaction de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne sur la création de fonds de pensions à la Française.

 

Lire le communiqué de presse

Fonds de pension à la française : la direction est bonne mais la route est encore longue…

Communiqué de presse

FONDS DE PENSION À LA FRANÇAISE :

LA DIRECTION EST BONNE MAIS LA ROUTE EST ENCORE LONGUE…

 

Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

Quinze ans après l’abrogation de la loi Thomas sur l’épargne retraite, le Gouvernement de Manuel Valls avec le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, a décidé de permettre la création de « fonds de pension à la française ».

Le Cercle de l’Épargne qui a toujours milité en faveur du développement d’un véritable pilier par capitalisation s’en réjouit. En effet, la France pour des raisons avant tout idéologiques a refusé durant de trop nombreuses années la création de véritables fonds de pension et en paie lourdement les conséquences. Les grandes entreprises françaises ont été ainsi contraintes de trouver, à l’extérieur des frontières, les ressources nécessaires à leur croissance. Plus de la moitié des entreprises du CAC 40 est détenue par des fonds étrangers. Il en résulte une perte d’autonomie et des surcoûts. Par ailleurs, l’accès au fonds propres se révèle plus difficile en France que chez nos principaux partenaires économiques. Ironie de l’histoire, l’absence de fonds de pension aboutit à ce que les actifs français financent la retraite des Américains, des Britanniques, des Néerlandais ou des Allemands sans qu’ils puissent en retour profiter de la croissance des entreprises étrangères.

La décision du Gouvernement de créer des fonds de pension est la conséquence de  l’application de nouvelles règles prudentielles au secteur de l’assurance, Solvency II, qui rendaient très difficiles l’investissement en actions. Avec la création de Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS), les produits d’épargne retraite professionnels (article 82, article 83, article 39 et contrats Madelin) ne seront plus soumis à Solvency II comme c’est le cas pour les fonds de pension au sein de l’Union européenne. Ainsi, les gestionnaires de ces produits pourront investir dans les actions qui demeurent, sur longue période, le meilleur placement.

Nous restons néanmoins au milieu du gué. Le Gouvernement aurait dû profiter de cette contrainte réglementaire pour redessiner complètement le paysage bien complexe de l’épargne retraite.

Face à la diminution des taux de remplacement programmé des régimes de retraite par répartition, la généralisation de régimes professionnels aurait été souhaitable ce qui supposerait l’adoption d’un cadre simple et cohérent en lieu et place du mille-feuille actuel.

La véritable création de fonds de pension à la Française nécessiterait, par ailleurs, une certaine dose de mutualisation ce que n’interdit en aucun cas la capitalisation contrairement à quelques idées reçues. Elle supposerait aussi la participation active des partenaires sociaux à leur gestion. Ce qui est la règle pour la retraite par répartition (AGIRC/ARRCO) ainsi que pour l’épargne salariale et le PERCO devrait l’être aussi pour les produits de retraite collectifs par capitalisation. Par ailleurs, le Gouvernement aurait du veiller à ce que tous les produits de retraite soient portables, ce qui n’est pas le cas par définition de l’article 39.

Ce deuxième pilier de retraite (le premier étant celui de la retraite par répartition et le troisième celui de l’épargne retraite individuelle) devrait être également accessible à tous les salariés et non réservé, ce qui est le cas aujourd’hui, essentiellement aux salariés des grandes entreprises. À cette fin, une négociation entre partenaires sociaux devrait intervenir afin de faciliter la généralisation des régimes de retraite professionnel sous forme d’accord de branche sur le modèle de ce qui s’est passé avec les « complémentaires santé ».

 

 

 

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Sarah Le Gouez

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