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Baisse du taux du Livret A : Philippe Crevel au JT de 13 heures sur France 2

Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de France 2 au sujet de la baisse du taux du Livret A

Le taux du Livret A passera à 0,75 % au 1er août

Depuis 2008, le Gouverneur de la Banque de France qui assure la supervision de l’épargne réglementée propose au moment de chaque révision le 1er février et le 1er août un taux pour le Livret A.

Ce taux est fonction soit des taux des marchés monétaires, soit de l’inflation. Etant donné que les taux d’intérêt sont très faibles ces dernières années, c’est le taux d’inflation qui est utilisé. Le taux pour le Livret A proposé par le Gouverneur de la Banque de France correspond au taux d’inflation annuelle majoré de 0,25 point, ce taux étant arrondi au quart de point le plus proche. De ce fait, avec une inflation de 0,3 point, le taux du Livret A pourrait être entre  0,5 et 0,75  %. La Banque de France  a recommandé  0,75 %, taux que le Gouvernement a décidé de retenir. Il pouvait ne pas suivre la Banque de France.  Il dispose, en la matière, d’un pouvoir, en la matière discrétionnaire. Le 1er février dernier, il avait refusé de suivre la recommandation du Gouverneur. de la Banque de France Le Livret A étant le produit d’épargne le plus largement distribué dans la population, la fixation de son taux est un geste éminemment politique surtout quand ce profile des élections.

Avec un taux à 0,75 %,  le rendement réel du Livret A (après inflation) sera de 0,4 point

Quel sera la perte sur un an, pour un épargnant ayant un encours moyen sur son Livret A soit 4000 euros ?

Le Livret A rapportera  30 euros au lieu de 40 euros soit une perte de 10 euros.

Pour un épargnant, au plafond, c’est à dire 22 950 euros, de combien sera la perte ?

A 1 %, un épargnant au plafond pouvait gagner sur un an au minimum 229,5 euros; à 0,75 %, ce rendement sera ramener  à 172,125 euros soit une perte d’au moins 57 euros.

La baisse du taux du livret A réduira à la marge le taux des emprunts aux bailleurs sociaux. En effet, le livret A sert à financer ce type de prêts. Mais l’effet sera marginal car il s’agit de prêts à 40 ans. Par ailleurs, le lancement de programmes de constructions d’HLM obéit à d’autres considérations que le taux du Livret A (problèmes fonciers, normes…).

En revanche, la Caisse des Dépôts économisera 652 millions d’euros ce qui améliorera son résultat financier et les éventuels bénéfices redistribués à l’Etat.

Moins bien rémunéré le Livret A est aussi une niche fiscale qui coûte moins à l’Etat.

En abaissant le taux oh combien symbolique du Livret A, le Gouvernement décide ainsi de relayer la politique de la Banque centrale européenne qui vise à peser sur les taux afin de favoriser la croissance. C’est aussi un geste vis-à-vis des banques dont les livrets bancaires n’étaient plus du tout compétitifs.

L’évolution du taux du Livret A

Date                                      Taux

1er janvier 1960                  3,25 %

1er janvier 1966                  3,00 %

1er janvier 1968                  3,50 %

1er juin 1969                        4,00 %

1er janvier 1970                  4,25 %

1er janvier 1974                  6,00 %

1er janvier 1975                  7,50 %

1er janvier 1976                  6,50 %

16 octobre 1981                  8,50 %

1er août 1983                      7,50 %

16 août 1984                        6,50 %

1er juillet 1985                     6,00 %

16 mai 1986                         4,50 %

1er mars 1996                      3,50 %

16 juin 1998                        3,00 %

1er août 1999                      2,25 %

1er juillet 2000                     3,00 %

1er août 2003                      2,25 %

1er août 2005                      2,00 %

1er février 2006                   2,25 %

1er août 2006                      2,75 %

1er août 2007                      3,00 %

1er février 2008                   3,50 %

1er août 2008                      4,00 %

1er février 2009                   2,50 %

1er mai 2009                        1,75 %

1er août 2009                      1,25 %

1er août 2010                      1,75 %

1er février 2011                   2,00 %

1er août 2011                      2,25 %

1er février 2013                   1,75 %

1er août 2013 :                    1,25 %

1er août 2014 :                       1 %

1er août 2015                      0,75 %

Et si le Livret A passait à 0,75 %

Le Journal du Dimanche du 19 juillet 2015 annonce que le taux du Livret A pourrait passer de 1 à 0,75 %.

L’encours moyen d’un Livret est proche de 4000 euros. De ce fait, la perte moyenne devrait être de 10 euros par an pour un épargnant. Ce dernier gagnera 30 euros au lieu de 40 euros par an.

Pour un épargnant dont le Livret A atteint 22 950 euros, la perte sur un an sera d’un peu plus de 57 ans. Le gain annuel qui pouvait dépasser 229 euros devrait se situer à un peu plus de 172 euros.

Le passage du taux du Livret A de 1 à 0,75 % générera une économie de 652 millions d’euros pour la Caisse des Dépôts et Consignations.

 

Les entreprises accèdent plus facilement aux crédits

La Banque de France réalise une enquête tous les trois mois sur l’accès des entreprises aux crédits. Au deuxième trimestre 2015, selon cette enquête, cet accès au crédit est resté large. Très peu de chefs d’entreprise témoignent d’une autocensure.

La Banque de France souligne qu’au deuxième trimestre, la demande de nouveaux crédits de la part des PME est en augmentation par rapport au trimestre précédent, notamment pour le crédit d’investissement. Une baisse est néanmoins enregistrée pour les TPE/

Les PME qui ne demandent pas de crédit, affirment que c’est avant tout par absence de besoin de financement. L’anticipation d’un refus en raison de critères trop sévères du banquier est marginale : l’autocensure concerne 2 % des PME. Elle est également très limitée chez les TPE.

L’accès au crédit de trésorerie des PME baisse légèrement : 76 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 80 % au T1). L’accès au crédit d’investissement se maintient à un niveau élevé : 94 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités.
L’accès au crédit de trésorerie des TPE est stable : environ deux tiers des TPE voient leurs demandes satisfaites en totalité ou en grande partie. L’obtention de crédits d’investissements’améliore à nouveau (84 % après 78 %) et se rapproche de celle des PME.
Les faibles taux et un desserrement des conditions expliquent en partie cette évolution.
 

Demande et obtention de nouveaux crédits par les PME et les TPE*
Crédit de trésorerie Crédit d’investissement
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T4 2014T1 2015T2 2015PMETPE0102030405060708090100
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T4 2014T1 2015T2 2015PMETPE0102030405060708090100
Demande de nouveau crédit Obtention de nouveau crédit (en totalité ou à plus de 75 %) Demande de nouveau crédit Obtention de nouveau crédit (en totalité ou à plus de 75 %)
*en % ; hors utilisation de lignes de crédit obtenues précédemment
Source : Banque de France (Direction Générale des Statistiques) et FCGA
Champ : Entreprises avec une autonomie de décision en matière de demande de crédit ; PME : 10 – 249 salariés ; TPE : 0-9 salariés

 

1 Pour plus de détails, voir la méthodologie et les compléments d’information ; la base interactive de données Webstat ; le calendrier des publications et les contacts

 

 

Compléments

 

1 – Petites et moyennes entreprises (PME : 10 – 249 salariés) Source : Banque de France

 

Raison de l’absence de demande de crédit PME
Crédit de trésorerie Crédit d’investissement
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65%5%3%2%25%Pas de besoin de créditVolonté de principe de ne pas s’endetterSituation de l’entreprise jugée non propice par le chef d’entreprise lui-mêmeCritères du préteur anticipés comme trop sévèresSans réponseHighcharts.com
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65%5%4%2%23%Pas de besoin de créditVolonté de principe de ne pas s’endetterSituation de l’entreprise jugée non propice par le chef d’entreprise lui-mêmeCritères du préteur anticipés comme trop sévèresSans réponseHighcharts.com
Champ : PME n’ayant pas demandé de crédit de trésorerie (resp. d’investissement)

 

Quel que soit le type de crédit, la cause principale de l’absence de demande de crédit est l’absence de besoin. L’autocensure (au sens d’une crainte d’un refus du banquier) est marginale (2 % des PME).

 

2 – Très petites entreprises (TPE : 0 – 9 salariés) Sources : FCGA et Banque de France

 

Raison de l’absence de demande de crédit TPE
Crédit de trésorerie Crédit d’investissement
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48%13%7%2%30%Pas de besoin de créditVolonté de principe de ne pas s’endetterSituation de l’entreprise jugée non propice par le chef d’entreprise lui-mêmeCritères du préteur anticipés comme trop sévèresSans réponseHighcharts.com
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Le taux d’endettement des agents non financiers est de 231 % du PIB

La Banque de France a communiqué les résultats de l’endettement des agents non financiers pour le 1er trimestre 2015. L’endettement des sociétés s’accroît de 2,7 %. 40% environ de la hausse sont dus à la valorisation des emprunts contractés en devises. L’augmentation de l’endettement des administrations publiques est de 2,5 %. Le niveau s’établit à 1460 Mds d’euros pour les premières et 2089 Mds d’euros pour les secondes.
Parallèlement, l’endettement des ménages augmente modérément (1189 Mds, après 1180 Mds en décembre 2014), suivant la tendance observée les trimestres antérieurs.

Encours de dette par secteur

Encours en milliards d’euros, valeur nominale, CVS
mars-14 juin-14 sept.-14 déc.-14 mars-15
Agents non financiers privés 2 521,2 2 555,6 2 578,7 2 601,1 2 649,3
Ménages 1 164,4 1 170,4 1 174,9 1 179,8 1 189,0
Sociétés non financières 1 356,7 1 385,3 1 403,9 1 421,3 1 460,3
Administrations publiques : dette Maastricht (non CVS) 1 998,9 2 027,6 2 035,4 2 037,8 2 089,4
 
Taux d’endettement par secteur (en valeur nominale, en % du PIB)
Sociétés non financières (CVS) Administrations publiques (non CVS)
(Dette de Maastricht)
(* Cliquez ici pour voir l’image seule) (* Cliquez ici pour voir l’image seule)
Sociétés non financières (CVS)mars-05mars-06mars-07mars-08mars-09mars-10mars-11mars-12mars-13mars-14mars-15455055606570455055606570
Administrations publiques (Dette de Maastricht, non CVS)mars-05mars-06mars-07mars-08mars-09mars-10mars-11mars-12mars-13mars-14mars-1560657075808590951006065707580859095100
Taux d’endettement

Taux d’endettement CVS, en %
mars-14 juin-14 sept.-14 déc.-14 mars-15
Agents non financiers privés
en % du PIB 118,7 120,3 121,2 121,9 123,6
Ménages
en % du PIB 54,8 55,1 55,2 55,3 55,5
en % du revenu disponible brut 84,6 84,9 84,9 85,0 85,3
Sociétés non financières
en % du PIB 63,9 65,2 66,0 66,6 68,1
en % de la valeur ajoutée 126,4 129,3 131,0 132,3 135,0
Administrations publiques : dette Maastricht (non CVS)
en % du PIB 94,0 95,2 95,3 95,6 97,5

Source et réalisation : Banque de France, Insee (pour la dette publique au sens de Maastricht, le PIB, le RDB et la VA)

Au premier trimestre 2015, la dette rapportée au PIB augmente de :
–     1,5 point pour les sociétés non financières. Leur taux d’endettement continue de progresser de façon soutenue (68,1 % en mars 2015 contre 66,6 % à fin décembre 2014), tiré par la hausse de leur endettement de marché ;
–     0,2 point pour les ménages, les crédits à l’habitat marquant une hausse plus sensible que le trimestre précédent ;
–     1,9 point pour les administrations publiques. Cette augmentation, usuelle en début d’exercice budgétaire (le programme de financement de l’État étant bouclé dès le milieu de l’année), est en général suivie par une stabilisation / légère décrue au second semestre 

Le Comité de suivi des retraites confirme l’inquiétude du Conseil d’Orientation des Retraites

Le Comité de suivi sur les retraites, créé par la loi sur les retraites de 2014 a confirmé la teneur du rapport du Conseil d’Orientation des Retraites du mois de juin dernier. Ainsi, dans son deuxième avis remis ce lundi à Manuel Valls, le Comité admet que le retour  à l’équilibre des retraites de base d’ici à 2020 paraît difficile à atteindre sauf retour de la croissance ou l’adoption de nouvelles mesures. Sans surprise, il demande l’obtention d’un accord avant la fin d’année pour redresser les régimes complémentaires. Cela marque une rupture par rapport à l’année dernière. Le Comité de suivi considérait alors que l’objectif d’un retour à l’équilibre d’ici 2020 était « accessible ».

Yannick Moreau, présidente du comité de suivi,  estime globalement « que la situation et les perspectives du système de retraites ne s’éloignent pas de façon significative des objectifs définis par la loi ». Elle admet que le déficit devrait être  de 2,9 milliards d’euros en 2018 pour les régimes obligatoires de base et le fonds de solidarité vieillesse (FSV, qui finance notamment les cotisations retraite des chômeurs). « Ce solde négatif pourrait augmenter entre 2018 et 2020 », en raison notamment de l’arrêt des hausses de cotisations d’assurance-vieillesse et de la fin progressive du relèvement de l’âge légal. L

Le comité considère qu’il faudrait engager des travaux « sur une évolution des modes d’indexation des salaires portés au compte et des pensions », afin de « rendre le système de retraites moins dépendant de la croissance » et « de permettre une détermination plus explicite des montants de pension et des taux de remplacement garantis par le système ».

Le comité appelle également à « renforcer les politiques d’égalité professionnelle et à maintenir en l’adaptant un système de droits familiaux de retraite 

 

Le taux du Livret A en question ?

Avec la publication du taux d’inflation du mois de juin, le Gouvernement devra d’ici quelques jours fixé le taux du Livret A après avoir reçu la préconisation du Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Ce dernier a déjà publiquement prévenu qu’il demanderait une baisse qui s’impose par souci de cohérence avec la politique de la Banque Centrale Européenne.

Avec un taux d’inflation de 0,3 %, en appliquant la formule de fixation du taux du Livret A, le Gouvernement pourrait retenir un taux de 0,5 % en lieu et place de 1 % qui est en vigueur depuis le 1er août 2014 (0,3 + 0,25 % arrondi au quart de point le plus proche ou supérieur). Ce taux serait évidemment un record ce qui est déjà le cas pour le 1 % actuel. Sans nul doute que 0,5 % est un peu excessif et qu’un taux de 0,75 % pourrait plus réaliste mais quels sont les arguments » pour » et les arguments « contre » ?

Les arguments pour la baisse  

Les taux d’intérêt à court terme sont à des niveaux historiquement bas, l’Etat emprunte à taux négatif jusqu’à 2 ans.Il conviendrait donc d’aligner le taux du Livret A qui est un produit d’épargne à court terme. Compte tenu de la baisse de l’inflation enregistrée depuis un an, il serait logique d’adapter le taux du Livret A. Il est  à signaler que son rendement réel (hors inflation) est de 0,7 point ce qui est un niveau assez élevé sur moyenne période. Le taux d’intérêt réel du Livret A a été négatif en 2010 et 2011.

Une baisse du taux du Livret A permettrait une meilleure allocation de l’épargne. Aujourd’hui, les livrets bancaires fiscalisés sont rémunérés à moins de 0,8 % ce qui fait un rendement réel après impôt autour de zéro. Les banques souhaiteraient que la rémunération du  Livret A et le LDD se rapprochent de celles de leurs livrets. Une baisse du taux du Livret 1 pourrait inciter les ménages à s’orienter davantage vers des placements longs comme l’assurance-vie, plus en phase avec le financement de l’économie dite réelle.

Une baisse du taux du Livret A réduirait les coûts du financement du logement social. En effet, les fonds du Livret A servent en partie à financer des prêts aux organismes de logements sociaux. Avec une ressource rémunérée à 1 % auquel il faut ajouter les frais de gestion des banques collectrices et de la Caisse des Dépôts et Consignations qui gère ce Livret, les organismes d’HLM ne peuvent guère espérer des prêts à moins de 2,1 %.

Une baisse du taux réduirait les coûts de la Caisse des Dépôts et Consignations. Pour assurer la liquidité du Livret A, la Caisse des Dépôts placent environ 50 % des sommes collectées dans le Fonds d’Epargne en acquérant des titres publics. Les rendements offerts sur les obligations d’Etat sont inférieurs en moyenne à 1 %. De ce fait, à terme, la Caisse des Dépôts perdra de l’argent sur la gestion financière du Livret A. La décollecte de ces derniers mois est, à ce titre, plutôt une bonne nouvelle pour l’institution. La décollecte a atteint 6,13 milliards d’euros en 2014 et 2,3 milliards d’euros sur les 5 premiers mois de 2015.

Une baisse du taux du Livret A pourrait favoriser la consommation. Néanmoins, le lien entre taux du Livret A et consommation n’est pas évident. La réduction de la rémunération des livrets défiscalisés incitent les ménages à accroître leurs dépôts sur leur comptes courants ou à réorienter leurs flux d’épargne vers l’assurance-vie ou l’épargne logement.

Les arguments contre la baisse du taux du Livret A 

Le Gouvernement pourrait être incité à maintenir le taux du Livret A en prenant en compte le taux d’inflation sous-jacent, le taux  décorrellé des facteurs conjoncturels que sont les variations des cours des matières premières. Ce taux est actuellement de 0,6 %. Par ailleurs, d’ici la fin de l’année, le taux d’inflation devrait revenir autour justement de 0,6 % ce qui pourrait justifier de conserver le taux à 1 %. En maintenant le taux du Livret A inchangé, les pouvoirs publics pourraient ainsi souligner qu’ils croient au retour de la croissance. Ils ne voudraient pas générer  des anticipations inverses.

Le Gouvernement sera surtout sensible à l’impact psychologique d’une baisse en-dessous de 1 %. La France compte 61,6 millions de Livret A soit autant ou presque que de Français. De ce fait toucher à ce placement est toujours délicat. Le taux du Livret A obéit à des considérations éminemment politiques. Or, au mois de décembre, se dérouleront les élections régionales…

Philippe Crevel
Directeur du Cabinet d’études Economiques Lorello Ecodata
Responsable du Cercle de l’Epargne
tel : 06 03 84 70 36
phcrevel@lorello.fr

Le Gouvernement face au taux du Livret A de la baisse au statu-quo, à vous de choisir !

Avec la publication du taux d’inflation du mois de juin, le Gouvernement devra d’ici quelques jours fixé le taux du Livret A après avoir reçu la préconisation du Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer. Ce dernier a déjà publiquement prévenu qu’il demanderait une baisse qui s’impose par souci de cohérence avec la politique de la Banque Centrale Européenne.

Avec un taux d’inflation de 0,3 %, en appliquant la formule de fixation du taux du Livret A, le Gouvernement pourrait retenir un taux de 0,5 % en lieu et place de 1 % qui est en vigueur depuis le 1er août 2014 (0,3 + 0,25 % arrondi au quart de point le plus proche ou supérieur). Ce taux serait évidemment un record ce qui est déjà le cas pour le 1 % actuel. Sans nul doute que 0,5 % est un peu excessif et qu’un taux de 0,75 % pourrait plus réaliste mais quels sont les arguments » pour » et les arguments « contre » ?

Les arguments pour la baisse  

Les taux d’intérêt à court terme sont à des niveaux historiquement bas, l’Etat emprunte à taux négatif jusqu’à 2 ans.Il conviendrait donc d’aligner le taux du Livret A qui est un produit d’épargne à court terme. Compte tenu de la baisse de l’inflation enregistrée depuis un an, il serait logique d’adapter le taux du Livret A. Il est  à signaler que son rendement réel (hors inflation) est de 0,7 point ce qui est un niveau assez élevé sur moyenne période. Le taux d’intérêt réel du Livret A a été négatif en 2010 et 2011.

Une baisse du taux du Livret A permettrait une meilleure allocation de l’épargne. Aujourd’hui, les livrets bancaires fiscalisés sont rémunérés à moins de 0,8 % ce qui fait un rendement réel après impôt autour de zéro. Les banques souhaiteraient que la rémunération du  Livret A et le LDD se rapprochent de celles de leurs livrets. Une baisse du taux du Livret 1 pourrait inciter les ménages à s’orienter davantage vers des placements longs comme l’assurance-vie, plus en phase avec le financement de l’économie dite réelle.

Une baisse du taux du Livret A réduirait les coûts du financement du logement social. En effet, les fonds du Livret A servent en partie à financer des prêts aux organismes de logements sociaux. Avec une ressource rémunérée à 1 % auquel il faut ajouter les frais de gestion des banques collectrices et de la Caisse des Dépôts et Consignations qui gère ce Livret, les organismes d’HLM ne peuvent guère espérer des prêts à moins de 2,1 %.

Une baisse du taux réduirait les coûts de la Caisse des Dépôts et Consignations. Pour assurer la liquidité du Livret A, la Caisse des Dépôts placent environ 50 % des sommes collectées dans le Fonds d’Epargne en acquérant des titres publics. Les rendements offerts sur les obligations d’Etat sont inférieurs en moyenne à 1 %. De ce fait, à terme, la Caisse des Dépôts perdra de l’argent sur la gestion financière du Livret A. La décollecte de ces derniers mois est, à ce titre, plutôt une bonne nouvelle pour l’institution. La décollecte a atteint 6,13 milliards d’euros en 2014 et 2,3 milliards d’euros sur les 5 premiers mois de 2015.

Une baisse du taux du Livret A pourrait favoriser la consommation. Néanmoins, le lien entre taux du Livret A et consommation n’est pas évident. La réduction de la rémunération des livrets défiscalisés incitent les ménages à accroître leurs dépôts sur leur comptes courants ou à réorienter leurs flux d’épargne vers l’assurance-vie ou l’épargne logement.

Les arguments contre la baisse du taux du Livret A 

Le Gouvernement pourrait être incité à maintenir le taux du Livret A en prenant en compte le taux d’inflation sous-jacent, le taux  décorrellé des facteurs conjoncturels que sont les variations des cours des matières premières. Ce taux est actuellement de 0,6 %. Par ailleurs, d’ici la fin de l’année, le taux d’inflation devrait revenir autour justement de 0,6 % ce qui pourrait justifier de conserver le taux à 1 %. En maintenant le taux du Livret A inchangé, les pouvoirs publics pourraient ainsi souligner qu’ils croient au retour de la croissance. Ils ne voudraient pas générer  des anticipations inverses.

Le Gouvernement sera surtout sensible à l’impact psychologique d’une baisse en-dessous de 1 %. La France compte 61,6 millions de Livret A soit autant ou presque que de Français. De ce fait toucher à ce placement est toujours délicat. Le taux du Livret A obéit à des considérations éminemment politiques. Or, au mois de décembre, se dérouleront les élections régionales…

Philippe Crevel
Directeur du Cabinet d’études Economiques Lorello Ecodata
Responsable du Cercle de l’Epargne
tel : 06 03 84 70 36
phcrevel@lorello.fr

Intégrale Placement du 13 juillet 2015 avec Philippe Crevel : les placements financiers après l’accord avec la Grèce

L’inflation à 0,3 % en juin et le Livret A sera à…. au 1er août

Le Gouvernement va devoir trancher dans les prochains jours sur le taux du Livret A. Il pourra suivre le Gouverneur de la Banque de France qui demande une baisse, soit faire comme le 1er février dernier maintenir le taux à 1 %.

En effet, selon l’INSEE, après deux mois consécutifs de hausse, l’indice des prix à la consommation (IPC) baisse légèrement en juin 2015 (-0,1 %). Sur un an, il reste à 0,3 %, comme au mois de mai .

En juin, la baisse des prix s’expliquent par le début des soldes et par la diminution du prix des produits pétroliers. En revanche, avec le début de la saison estivale, le prix de certains services augmentent.

Variations des indices de prix détaillés
base 100 : année 1998
Source : Insee – indices des prix à la consommation
Regroupements Pondé- Indices Variations (en %) au cours
conjoncturels rations 2015 juin 2015 du dernier mois des 12 derniers mois
a) Ensemble des ménages – France
ENSEMBLE (00 E) 10000 128,47 –0,1 0,3
Ensemble CVS (00 C) 10000 128,18 –0,1 0,3
ALIMENTATION (4000 E) 1662 132,65 –0,2 0,4
Produits frais (4001 E) 211 147,95 –2,0 5,2
Alimentation hors produits frais (4002 E) 1451 130,52 0,0 –0,3
TABAC (4034 E) 199 259,28 0,0 0,3
PRODUITS MANUFACTURÉS (4003 E) 2584 99,96 –0,4 –0,7
Habillement et chaussures (4004 E) 437 109,66 –2,0 –0,5
Produits de santé (4005 E) 427 75,64 –0,7 –3,5
Autres produits manufacturés (4006 E) 1720 103,95 0,0 0,0
ÉNERGIE (4007 E) 815 173,50 –0,5 –2,8
dont Produits pétroliers (4008 E) 418 187,64 –0,8 –7,3
SERVICES (4009 E) 4740 137,82 0,2 1,3
Loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères (4010 E) 767 142,82 0,1 1,0
Services de santé (4011 E) 568 123,02 0,0 0,5
Transports et communications (4012 E) 510 97,75 0,7 1,5
Autres services (4013 E) 2895 149,08 0,2 1,5
ENSEMBLE HORS LOYERS ET HORS TABAC (5000 E) 9192 125,88 –0,1 0,2
ENSEMBLE HORS TABAC (4018 E) 9801 126,55 –0,1 0,3
b) Ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé – France
ENSEMBLE HORS TABAC (4018 D) 9714 126,32 –0,1 0,3
ENSEMBLE (00 D) 10000 129,13 –0,1 0,3
c) Ménages du 1er quintile de la distribution des niveaux de vie – France
ENSEMBLE HORS TABAC (4018 Q) 9687 127,58 –0,1 0,2
Évolution des indices d’inflation sous-jacente* et de l’IPCH**
*Les indices d’inflation sous-jacente excluent les tarifs publics et les produits à prix volatils, et sont corrigés des mesures fiscales et des variations saisonnières. Base 100 en 1998, ils sont calculés pour l’ensemble des ménages et pour la France métropolitaine.
**IPCH : indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons entre membres de l’Union européenne. Base 100 en 2005, il est calculé pour tous les ménages, France entière.
Source : Insee – indices des prix à la consommation
Regroupements Pondé- Indices Variations (en %) au cours
conjoncturels rations 2015 juin 2015 du dernier mois des 12 derniers mois
ENSEMBLE « sous-jacent » (4022 S) 6042 123,17 0,0 0,6
I.A.A. hors viandes, produits laitiers et exotiques (4019 S) 715 124,69 0,0 –0,3
Produits manufacturés (4020 S) 2103 104,34 –0,2 –0,2
Services y compris loyers et eau (4021 S) 3224 141,17 0,1 1,4
Ensemble IPCH (00 H) 116,24 –0,1 0,3

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Stabilité de l’inflation sous–jacente

En juin 2015, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) demeure stable à +0,2 % en mai. Sur un an, il croît de 0,6 %, comme en mai. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) baisse de 0,1 % en juin 2015 ; sur un an, il augmente de 0,3 %, comme le mois précédent.

La Loi Macron réforme à la marge l’épargne salariale et encourage le PERCO

Le Président de la République a, à plusieurs reprises, souligné son intention de réformer l’épargne salariale. A défaut d’un grand texte, le Gouvernement a réalisé un petit toilettage dans le cadre de la loi Macron qui vient d’être définitivement adopté par le Parlement.

Désormais,  l’affectation des montants issus de l’intéressement en cas d’existence d’un plan d’épargne entreprise, sera fixé par  le règlement du plan. Cette disposition entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2016.

La loi prévoit  une date limite unique pour le versement de la participation  et des primes d’intéressement, date  fixée au 31 mai pour les entreprises dont l’exercice comptable coïncide avec l’année civile.

Pour accroître la diffusion de l’intéressement,  la loi prévoit que les branches professionnelles devront négocier un accord d’intéressement avant le 31 décembre 2017. Cet accord devra tenir compte des spécificités des entreprises de moins de 50 salariés, en proposant plusieurs formules d’intéressement.

Le PERCO est encouragé par les pouvoirs publics. Ainsi, la  loi Macron prévoit que les sommes provenant de l’épargne salariale (intéressement, participation et abondement de l’entreprise) qui sont transférées sur un plan d’épargne collectif pour la retraite (Perco) seront soumis à un forfait social de 16 % au lieu des 20 % en vigueu, à condition que ces Perco investissent dans des PME et ETI et qu’ils proposent aux épargnants une gestion pilotée par défaut (la gestion pilotée de l’épargne vise à réduire progressivement l’exposition aux produits risqués à mesure que l’échéance de la retraite approche).

Désormais, les es employeurs pourront réaliser des  versements  périodiques sur les PERCO de leurs salariés. L’abondement de l’employeur ne sera plus lié au versement du salarié. Pour les versements effectués à compter du 1er janvier 2016, si le salarié ne précise pas le choix de son investissement, les sommes seront automatiquement investies sur un fonds prévoyant une gestion pilotée. En l’absence de compte épargne temps dans leur entreprise, les salariés peuvent affecter sur le PERCO les sommes correspondantes à des jours de congés non pris, dans la limite de 5 jours par an. Cette limite est portée à 10 jours, comme pour les entreprises ayant mis en place un compte épargne temps.

 

Crédits en hausse selon la Banque de France

Selon la Banque de France, les crédits aux entreprises au mois de  juin seraient en hausse compte tenu des informations issues des banques. Cette augmentation serait principalement tirée par la reprise des opérations de fusion-acquisition et des investissements.

Pour les crédits à l’habitat et à la consommation, la demande de crédits à l’habitat continue à être perçue en hausse ; les déclarants de l’enquête font de nouveau état d’une augmentation de la demande de crédits à la consommation.

Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

Accord avec la Grèce : une bonne nouvelle pour les épargnants !

Après plus de 16 heures de négociation, les membres de l’Eurogroupe et donc la Grèce ont accepté le plan de sortie de crise qui va permettre le pays d’accéder à des sources de financement.

Ce plan comporte les points suivants :

Suppression des avantages fiscaux des îles

Le gouvernement grec est disposé à supprimer les avantages fiscaux en vigueur pour les îles (soit la réduction de 30% de la TVA appliquée depuis plusieurs années), à commencer par les îles les plus riches et touristiques. Cette suppression s’appliquerait après l’actuelle saison touristique à compter d’octobre et rentrerait progressivement en vigueur jusqu’en 2016.

Augmentation taxes sur les sociétés

La hausse de la taxe sur les sociétés devrait passer  de 26% à 28%, comme le demandaient les créanciers et non pas à 29% comme l’avait initialement proposé Athènes. Les taxes sur les produits de luxe seront également augmentées.

Réforme des retraites

L’âge du départ à la retraite serait fixé à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d’ici à 2022.

Réduction des dépenses militaires

Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d’euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

Dérèglementation de certaines professions

La déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme est également prévue.

Evasion fiscale

Le gouvernement propose une série des mesures pour lutter contre l’évasion fiscale et la réorganisation du système de collecte des impôts.

Réforme de l’administration

Des mesures pour rationaliser et moderniser le secteur public sont annoncées.

Privatisations

Le gouvernement accepte de céder les participations de l’Etat dans l’entreprise de télécommunications grecques OTE, dont le principal actionnaire est Deutsche Telekom. L’appel d’offres sera aussi lancé pour la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique d’ici octobre. Un fonds devrait accueillir les recettes des privatisations et servir de garantie pour les créanciers. Il serait géré à Athènes et non à Luxembourg comme certains le souhaitaient.

Objectifs budgétaires

Initialement, Athènes s’était aligné sur les propositions des créanciers pour réaliser un excédent primaire budgétaire hors paiement des intérêts de 1 % en 2015, 2 % en 2016 et 3 % en 2017. Compte tenu de la dégradation de la situation économique, le Premier Ministre demande de revoir ses objectifs à la baisse.

Dette publique

Les propositions grecques prévoient également « la réglementation de la dette publique », à 180 % du PIB actuellement, selon une source gouvernementale qui n’a pas donné plus de précision sur ce sujet épineux dont la majorité des pays de la zone euro ne veulent pas entendre parler, surtout l’Allemagne et les pays du nord.

Accélération du retour de la croissance

« Un paquet de 35 milliards d’euros » consacré à la croissance est en discussion et serait acté par la Commission européenne.

Augmentation du taux de TVA

La TVA sera  augmentée immédiatement et devra rapporter l’équivalent de 1 % du PIB, soit 1,8 milliard d’euros chaque année. Le taux normal reste à 23 % mais il inclut désormais la plupart des produits et des services, y compris les restaurants (au lieu des 13 % actuels), le taux réduit de 13 % étant restreint à l’eau, l’alimentation de base, l’énergie et les hôtels (6,5 % jusqu’ici) et le taux « super-réduit » de 6 % s’appliquant uniquement aux produits pharmaceutiques, aux livres et aux billets de théâtre. Les îles, qui bénéficiaient d’une TVA réduite, vont perdre leur privilège et seront soumises au taux normal à partir d’octobre, après la saison touristique. La mise en place sera progressive, en commençant par les îles les plus riches et les plus touristiques, et s’étalera jusqu’à 2016. Les îles les plus reculées ne seront pas concernées.

La taxe sur les produits de luxe sera étendue aux bateaux de plaisance de plus de 5 mètres et la taxe déjà prélevée sur le tonnage réalisé par les armateurs sera relevée. Les « règles fiscales spéciales » sur le transport maritime seront supprimées. De même que, d’ici à la fin 2017, les avantages fiscaux appliqués aux agriculteurs.

Ce plan devrait favoriser le retour de la confiance au sein de la zone euro. Le cours des actions devrait être à nouveau bien orienté. Les tensions sur les taux d’intérêt devraient s’estomper permettant à la reprise de perdurer…

 

La fraude aux cartes de paiement a très légèrement diminué en 2014

Avec les vacances, les possibilités de fraude à la carte augmente. Il n’est donc pas inutile de faire un point sur la situation et de repecter les mesures de précaution (attention aux distributeurs isolés, aux sites Internet non sécurisés….). Il ne faut jamais perdre de vue sa carte au moment des paiements et évidemment ne pas communiqués sont code secret. Par ailleurs, il faut vérifier régulièrement ses comptes.

Pour la première fois depuis la création de l’Observatoire de la sécurité des cartes de paiement en 2003, le taux de fraude sur les opérations réalisées en France a diminué un peu  mais à quand même diminué à 0,043 % (soit 234,6 millions d’euros) contre 0,046 % en 2013 (soit 238,6 millions d’euros). Selon la Banque de France, pour l’ensemble des cartes émises en France, en incluant donc la fraude subie à l’étranger, le taux de fraude demeure stable à 0,069 %.

Les paiements par carte ont progressé en atteignant 575,9 milliards d’euros  contre 549,2 milliards en 2013). Dans le même temps  le montant total (France et à l’étranger) de fraude passe à 395,6 millions d’euros (contre 376,6 millions d’euros en 2013).

Les distributeurs de carburant restent toujours des sources de fraude importantes. Le taux de fraude sur les paiements au point de vente reste à un niveau très faible (0,010 %). Il s’inscrit dans une tendance baissière depuis plusieurs années (0,013 % en 2013), et ce malgré une progression significative du nombre de piratages des terminaux de paiement (560 contre 188 en 2012), notamment sur les distributeurs automatiques de carburant (525 cas recensés).

Le taux de fraude sur les paiements sans contact, mesuré pour la première fois cette année, ressort à 0,015 %, soit un niveau proche du taux de fraude sur l’ensemble des paiements de proximité, et deux fois inférieur à celui des retraits aux distributeurs automatiques de billets (0,034 %). Il est important de souligner que les cas de fraude recensés ont pour origine presque exclusive le vol ou la perte de la carte. À cet égard, l’Observatoire rappelle que les porteurs sont protégés par la mise en place de plafonds de transaction limitant les montants frauduleux en mode sans contact et qu’ils sont dans tous les cas remboursés par leur banque en cas d’opération non autorisée. Par ailleurs, l’Observatoire souligne que la technologie sans contact elle-même n’a pas à ce jour présenté de faille exploitable pour les fraudeurs. Toutefois, il est toujours possible pour les porteurs de demander à leur banque la désactivation temporaire ou permanente de la fonctionnalité sans contact de leur carte, ou la mise à disposition d’une carte de paiement non pourvue de cette fonctionnalité. Le taux de fraude sur les paiements par carte à distance (par téléphone, courrier ou internet) diminue pour la troisième année consécutive (0,248 % contre 0,269 % en 2013), tout en restant significativement supérieur à celui des autres transactions. Cette baisse a été rendue possible en particulier par un recours accru à la sécurisation des transactions par authentification renforcée, favorisé par un meilleur taux d’équipement des e-commerçants en solutions de type « 3D-Secure » (60 % contre 43 % en 2013). Toutefois, dans un contexte de forte croissance des paiements en ligne, le montant nominal de fraude continue de croître légèrement sur ce canal pour représenter les deux tiers 2 / 2 du montant total de la fraude domestique, alors même que ces transactions ne représentent encore que 11,6 % du montant total des paiements par carte. Dans ce contexte, l’Observatoire rappelle que la généralisation des dispositifs d’authentification renforcée demeure une priorité pour permettre aux acteurs de se conformer aux recommandations de l’Eurosystème et de l’Autorité bancaire européenne relatives à la sécurité des moyens de paiement sur internet, qui entrent en vigueur au 1er août 2015. Ces recommandations prennent en compte l’appréciation des risques liés à l’usage de la carte lors des paiements en ligne, afin de favoriser l’émergence et l’usage de dispositifs d’authentification conciliant sécurisation et facilité d’utilisation pour les porteurs et les commerçant

Grèce, le pire , n’est jamais certain

Alexis Tsipras a adressé jeudi dans la nuit le plan grec de sortie de crise. Le Premier Minsitre faite des concessions en reprenant en grande partie le plan des créancier rejeté par les électeurs dimanche dernier.

Suppression des avantages fiscaux des îles

Le gouvernement est disposé à supprimer les avantages fiscaux en viggeur pour les îles (soit la réduction de 30% de la TVA appliquée depuis plusieurs années), à commencer par les îles les plus riches et touristiques. Cette suppression s’appliquerait après l’actuelle saison touristique à compter d’octobre et rentrerait progressivement en vigueur jusqu’en 2016.

Augmentation taxes sur les sociétés

La hausse de la taxe sur les sociétés devrait passer  de 26% à 28%, comme le demandaient les créanciers et non pas à 29% comme l’avait initialement proposé Athènes. Les taxes sur les produits de luxe seront également augmentées.

Réforme des retraites

Lâge du départ à la retraite serait fixé à 67 ans ou 62 ans avec 40 ans de travail et sera relevé graduellement d’ici à 2022.

 Réduction des dépenses militaires

Le plafond des dépenses militaires sera réduit de 100 millions d’euros en 2015 et de 200 millions en 2016 contre une réduction de 400 millions proposée par les créanciers.

 Dérèglementation de certaines professions

La déréglementation de certaines professions (ingénieurs, notaires) et du secteur du tourisme est également prévues.

Evasion fiscale

Le gouvernement propose une série des mesures pour lutter contre l’évasion fiscale et la réorganisation du système de collectes des impôts.

Réforme de l’administration

Des mesures pour rationaliser et moderniser le secteur public sont annoncées. e

Privatisations

Le gouvernement accepte de céder les participations de l’Etat dans  l’entreprise de  télécommunications grecques OTE, dont le principal actionnaire est Deutsche Telekom. L’appel d’offres sera aussi lancé pour la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique d’ici octobre.

Objectifs budgétaires

Initialement Athènes s’était aligné sur les propositions des créanciers pour réaliser un excédent primaire budgétairehors paiement des intérêt de 1% en 2015, 2% en 2016 et 3% en 2017. Compte tenu de la dégradation de la situation économique, le Premier MInistre demande de revoir ses objectifs à la baisse.

Dette publique

Les propositions grecques prévoient également « la réglementation de la dette publique », à 180% du PIB actuellement, selon une source gouvernementale qui n’a pas donné plus de précision sur ce sujet épineux dont la majorité des pays de la zone euro ne veulent pas entendre parler, surtout l’Allemagne et les pays du nord.

Faciliter la reprise

« Un paquet de 35 milliards d’euros » consacré à la croissance est en discussion et serait acté par la Commission européenne.

Le taux de TVA

Le taux de la TVA serait  fixé à 23%, incluant aussi la restauration (qui jusqu’ici était à 13%), comme le souhaitaient les créanciers. Pour les produits de base, l’électricité et les hôtels, la TVA reste à 13% et pour les médicaments, livres et places de théâtre à 6%.

Il faut que ce plan soit accepté par le Parlement grec et par les créanciers. Parmi les points de blocages, figure la question de la restructuration de la dette avec un étalement et une éventuelle diminution des taux. Néanmoins, Alexis Tsipras fait une ouverture qui semble prouver que la Présidence françaises ait réussi à se faire entendre.

Philippe Crevel à la matinale d’Europe 1 sur le Livret A


Philippe Crevel : "Le livret A est une épargne… par Europe1fr

Les crédits aux entreprises toujours bien orientés

 

Selon la Banque de France, à la fin mai, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 696 milliards d’euros, soit une augmentation de 2,2 % sur un an. L’encours des crédits mobilisés progresse de 1,8 % pour les PME et de 1,4 % pour les ETI. L’augmentation reste plus dynamique pour les grandes entreprises, avec une hausse de 6,4 % après 5,0 % en avril. L’encours des crédits mobilisés continue à augmenter dans les principaux secteurs de l’économie, en particulier dans les activités de soutien aux entreprises (+ 7,7 %), dans l’industrie (+ 3,0 %) et dans la construction (+ 1,1 %). En revanche, il baisse encore dans l’hébergement et restauration (- 3,3 %)

Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de ressources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

Crédit aux entreprises (encours)

Le Livret A un produit d’épargne à court terme – interview de Philippe Crevel à la matinale d’Europe 1


Philippe Crevel : « Le livret A est une épargne… par Europe1fr

Le Mensuel du Cercle du mois de juillet est publié…

SOMMAIRE DU MENSUEL DE L’EPARGNE ET DE LA RETRAITE N°15

DU MOIS DE JUILLET 2015

 

L’INTERVIEW DU CERCLE 

  • Trois questions à Jérôme Jaffré

COTE EPARGNE 

  • Le coin des Épargnants : entre euphorie et angoisse
  • Les Français en mode « Épargne » pour 2015 et 2016
  • Les unités de compte font la course en tête
  • Les prévisions de rendement du Cercle pour 2015

EPARGNEZ- PRATIQUE

  • Tout ce que vous avez voulu savoir sur le PERP sans jamais oser le demander

COTE RETRAITE

  • Les contrats collectifs d’assurance-vie, un rendement en baisse mais supérieur aux contrats classiques
  • Le niveau de vie des retraités, plus dure sera la chute !
  • L’objectif d’un minimum de pension à 85 % du SMIC, un pont trop loin ?
  • La dépendance, du risque à l’assurance, tout un monde ?

 DOSSIER

  • Les indépendants, leur épargne et leur retraite

LES CHIFFRES DU CERCLE

Lire la lettre en pdf

Les taux des placements monétaires toujours faibles et légèrement en baisse au mois de mai

La Banque de France a rendu public les taux de rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires au mois de mai. Ils sont quasi inchangés (0,48 %, après 0,49 % en avril). À l’exception de celle des livrets à taux règlementés, stable à 1,05 %, la rémunération de chacune des composantes est en légère baisse.

 

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a)
  mai-14 juil-14 déc-14 mars-15 avr-15 (h) mai-15 (i)
             
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,71 0,68 0,61 0,52 0,49 0,48
             
dont : – dépôts à vue 0,16 0,15 0,15 0,16 0,15 0,14
– dépôts à terme ≤ à 2 ans 1,95 1,91 1,92 1,29 1,21 1,19
– livrets à taux réglementés (c) 1,28 1,28 1,05 1,05 1,05 1,05
dont : livret A 1,25 1,25 1,00 1,00 1,00 1,00
– livrets ordinaires 1,17 1,12 0,96 0,86 0,81 0,77
– titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,11 0,12 0,10 0,08 0,06 0,05
             
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS            
             
Plan d’épargne-logement 2,92 2,90 2,84 2,85 2,88 2,85
Autres dépôts à terme > 2 ans 2,81 2,73 2,72 2,68 2,63 2,57
Pour mémoire :            
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,25 0,15 0,05 0,05 0,05 0,05
Euribor 3 mois (f) 0,33 0,21 0,08 0,03 0,01 -0,01
Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,73 0,48 0,24 0,03 0,00 0,20

(en pourcentage)

a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 – M2 à l’exception des OPC monétaires).
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Rendement annuel apparent des titres d’OPC monétaires pour l’ensemble des détenteurs (source Fininfo –série calculée sur la base des rendements annuels des OPC de trésorerie régulière).
e. Rendements des OPC monétaires après imputation des frais de gestion.
f. Moyenne mensuelle.
g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
h. Données révisées.
i. Données provisoires.

 

Source : Banque de France

Rémunération des placements auprès des institutions financières monétaires
Dépôts et placements monétaires, Euribor 3 mois et Taux de soumission minimal aux appels d’offre Eurosystème Nouveaux PEL
En pourcentage En pourcentage
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Taux moyen pondéré des dépots et placementTaux directeur de l’EurosystèmeEuribor 3moisnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-15-0,250,000,250,500,751,001,251,501,75-0,250,000,250,500,751,001,251,501,75
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Formule de calcul du taux du PEL, hors application du taux plancher*Nouveaux PELnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-150,000,501,001,502,002,503,003,504,000,000,501,001,502,002,503,003,504,00

*Taux épargne bancaire PEL = 70 % taux swap 5 ans + 30 % (taux swap 10 ans – taux swap 2 ans) (Arrêté du 20 janvier 2011)

Livrets à taux réglementés Livrets ordinaires
En pourcentage En pourcentage
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Livret à taux réglementésnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-150,500,751,001,251,501,752,002,252,500,500,751,001,251,501,752,002,252,50
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Livret ordinairesnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-150,500,751,001,251,501,752,002,252,500,500,751,001,251,501,752,002,252,50
Source et calculs : Banque de France Réalisé le 2 juillet 2015

Perte de pouvoir d’achat pour les indépendants en 2012

En 2012, la France comptait plus de  2,5 millions de personnes exercant une activité non salariée, hors secteur agricole. Pour 90 % d’entre elles, il s’agit de leur activité principale. L’auto-entreprenariat concerne 588 000 non-salariés (23 %), soit 100 000 de plus que fin 2011. En 2012, les indépendants « classiques » ont perçu en moyenne 3 110 euros par mois, de 930 euros dans le commerce de détail hors magasin à plus de 8 500 euros pour les professions juridiques et comptables.

Les auto-entrepreneurs ont retiré en moyenne 450 euros mensuels de leur activité. À secteur donné, les femmes gagnent un tiers de moins que les hommes.

Entre 2011 et 2012, le revenu moyen baisse de 1,8 % en euros constants pour les indépendants classiques et de 3,3 % pour les auto-entrepreneurs. Les revenus des indépendants classiques sont en net repli dans les professions juridiques et comptables, les activités d’hébergement et de restauration, le commerce pharmaceutique et les métiers de bouche. À l’inverse, ils progressent fortement dans les activités d’information et de communication et dans les arts et spectacles. Dans la construction, après une légère reprise en 2011, les rémunérations reculent de nouveau : en cinq ans, la baisse dépasse 10 % en euros constants.

Petite réduction du déficit budgétaire au mois de mai 2015

Selon Bercy, le solde général d’exécution au 31 mai 2015 est déficitaire de 63,9 Md€ contre 4,3 Md€ à la même date en 2014. Le Gouvernement explique cette baisse de 0,4 Md€ par la baisse des dépenses par rapport à fin mai 2014.

Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 165,5 Md€ au 31 mai 2015, contre 166,6 Md€ au 31 mai 2014, soit une diminution de 1,2 Md€.

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 123,2 Md€ contre 124,0 Md€ à fin mai 2014. Les recettes fiscales nettes sont en diminution de 1,9 Md€ par rapport à leur niveau de fin mai 2014. Cette évolution est encore peu significative du fait d’effets calendaires importants. L’impôt sur les sociétés ressort en nette diminution par rapport à fin mai 2014 en raison principalement des effets du crédit d’impôt en faveur de la compétitivité et de l’emploi (CICE), le traitement des demandes des entreprises ayant été accéléré par rapport à l’année précédente. Par ailleurs, la baisse des recettes de taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques par rapport à fin mai 2014 est due à un effet calendaire sur les transferts à l’agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). A fin mai 2015, les recettes non fiscales s’établissent à 3,7 Md€, en hausse de 0,8 Md€ par rapport à fin mai 2014, du fait principalement d’un produit des amendes supérieur à l’an passé, lié notamment à la sanction sur les produits d’hygiène et d’entretien prononcée par l’Autorité de la concurrence fin 201

Les avantages des contrats d’assurance-vie luxembourgeois

De plus en plus de Français souscrivent un contrat d’assurance-vie luxembourgeois. Si la fiscalité applicable est celle en vigueur en France, en revanche, ce type de contrats offre plusieurs avantages.

Premier avantage, la sécurité : Les actifs des clients sont sépéras de ceux de la compagnie. En cas de faillite de la copagnie, l’assuré conserve ses actifs.

Deuxième avntage : la possibilité de gérer un contrat avec plusieurs devises, euros, dollars, livre sterling

Troisième avantage : une gamme d’actifs plus riche, plus étendue et plus accessible que ce que permet la réglementation française

Troisième avantage : posssibilité de personnaliser la gestion avec la création de fonds dédié. En effet, la réglementation luxembourgeoise offre au souscripteur la possibilité de créer de véritables contrats sur mesure à partir d’un versement de 250 000 € ou équivalent en devise.

Plus de 4 clients de l’assurance-vie luxembourgeoise sur 10 sont français, résidents fiscaux  sont français. Le succès est tel qu’il y a une démocratisation ce ce type de produits qui n’est plus réservé aux détenteurs de patrimoine élevé.

Taux du Livret A : baissera ou ne baissera pas

Christian Noyer, Gouvereur de la Banque de France est en fin de mandat et se lache un peu. Il a ainsi demandé de manière très nette une baisse du taux du Livret A. Sa révision est prévue le 1er août et est conditionnée au taux d’inflation de juin publiée le 15 juillet. « Il est hors de question que le taux ne baisse pas au cours de l’année », a expliqué M. Noyer lors d’une conférence de presse.

Ce taux est actuellement fixé à 1 %, soit son niveau historique leplus bas. Compte tenu de l’inflation, le taux devrait être baissé au minimum à 0,75 %.

Pour justifier sa demande, le gouverneur de la Banque de France a relevé lundi que la rémunération actuelle du Livret A  est contraire à la philosophie de la Banque centrale européenne (BCE) qui agit pour favoriser la reprise de l’activité économique en Europe.  « Nous sommes dans une période où la BCE met en place des moyens considérables pour faire redémarrer l’économie et remonter l’inflation vers notre objectif. Donc il n’est pas acceptable que l’épargne réglementée soit un obstacle de plus en plus fort à cette évolution », a dit Christian Noyer.

Par ailleurs, le taux actuel du Livret A génerait le logement social. Selon le gouverneur de la Banque de France, le surcoût estimé pour 2014 de la rémunération avantageuse du Livret A par rapport aux conditions de marché correspond ainsi à la construction d’environ 5 000 logements.

le Gouvernement aura du mal à suivre les recommandations du Gouverneur de la Banque de France. En effet, le taux du Livret n’obéit pas qu’à sa formule. Le taux du Livret A est éminemment politique. Or, nul n’ignore que des élections régionales sont prévues pour le mois de décembre. La France compte plus de Livrets A (plus de 60 millions) que d’électeurs; il est peu probable que le Gouvernement prenne le risque de démoraliser les épargnants dits populaires. L’autre argument en faveur du statu-quo vient de Grèce. Le résultat du référendum a prouvé que le courage ne paie pas électoralement. Le passage en-dessous de la barre de 1 % de rendement serait une première et marquerait une rupture pour de nombreux Français. Le Gouvernement prendre prétexte que l’inflation devrait progressivement revenir autour de 0,6 % ce qui pourrait justifier le maintien à 1 %.

 Si le Gouvernement s’alignait ce qui est peu probable sur les recommandations du Gouverneur, la déceollecte du Livret A s’accélerait et dépasserait un milliard d’euros par mois. Pour mémoire, la décollecte nette du Livret a atteint 6,13 milliards d’euros en 2014 et 2,32 depuis le début de l’année. Une baisse du taux serait une économie pour la Caisse des Dépôts qui  doit rémunérer une épargne qu’elle place à court et qui donc ne lui rapporte rien.

 

L’évolution du taux du Livret A

 

Date Taux

1er janvier 1960 3,25 %

1er janvier 1966 3,00 %

1er janvier 1968 3,50 %

1er juin 1969 4,00 %

1er janvier 1970 4,25 %

1er janvier 1974 6,00 %

1er janvier 1975 7,50 %

1er janvier 1976 6,50 %

16 octobre 1981 8,50 %

1er août 1983 7,50 %

16 août 1984 6,50 %

1er juillet 1985 6,00 %

16 mai 1986 4,50 %

1er mars 1996 3,50 %

16 juin 1998 3,00 %

1er août 1999 2,25 %

1er juillet 2000 3,00 %

1er août 2003 2,25 %

1er août 2005 2,00 %

1er février 2006 2,25 %

1er août 2006 2,75 %

1er août 2007 3,00 %

1er février 2008 3,50 %

1er août 2008 4,00 %

1er février 2009 2,50 %

1er mai 2009 1,75 %

1er août 2009 1,25 %

1er août 2010 1,75 %

1er février 2011 2,00 %

1er août 2011 2,25 %

1er février 2013 1,75 %

 1er août 2013 : 1,25 %

depuis le 1er août 2014 : 1 %

le crédit marque le pas

Petite déception, la distribution du crédit marque le pas en France. Après une phase d’expansion, l’attentisme est de rigueur chez les dirigeants d’entreprise.

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières baisse légèrement en mai par rapport à avril (+ 3,3 %, après + 3,5 %), principalement sous l’effet des crédits de trésorerie (+ 6,5 %, après + 7,4 %). En revanche, les crédits à l’investissement ressortent en légère accélération (+ 2,1 %, après + 1,9 %).Toujours selon la Banque de France Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux diminue pour les crédits de montants inférieurs à 1 million d’euros (2,11 %, après 2,21 %), mais augmente pour les crédits de montants supérieurs (1,61 %, après 1,44 %).

La production de crédits nouveaux (cvs) s’inscrit en diminution pour les montants inférieurs à 1 million d’euros, à 6  milliards d’euros (après 6,5 milliards en avril), et ressort quasi inchangée pour les montants supérieurs : 11,8 milliards, après 11,9 milliards.

Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
  • Encours brut Taux de croissance annuel brut
    mai-15 mars-15 avr-15 mai-15
    Total 854 3,5 3,5 3,3
    Investissement 587 2,2 1,9 2,1
    Trésorerie 185 7,2 7,4 6,5
    Autres 82 4,5 6,0 4,4
Variations d’encours mensuelles de crédits à l’investissement (données cvs *) Variations d’encours mensuelles de crédits de trésorerie (données cvs *)
(Variations d’encours en milliards d’euros) (Variations d’encours en milliards d’euros)
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Variations d’encours mensuelles (cvs)Moyenne sur 3 moisnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-15-3-2-10123456-3-2-10123456
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Variations d’encours mensuelles (cvs)Moyenne sur 3 moisnov-12mai-13nov-13mai-14nov-14mai-15-6-4-202468-6-4-202468
  • * Les flux nets mensuels cvs des autres crédits aux SNF ont été répartis entre investissement et trésorerie au prorata de leurs encours.

Les contrats collectifs ont bien résisté à la baisse des taux

Le taux de revalorisation moyen d des contrats collectifs d’assurance-vie et des PERP  net de frais de gestion, est passé de 3,06 % en 2013 à 2,98 % en 2014.

 

La majeure partie des contrats de ce segment (correspondant à 62 % des provisions mathématiques) a été revalorisée en 2014 à un taux inférieur à celui de 2013. Une minorité de contrats (correspondant à près d’un quart – 24 % – des provisions mathématiques), a enregistré au contraire une révision à la hausse du taux de revalorisation.

Les assureurs différencient le plus souvent les taux de revalorisation entre leurs différents contrats. Toutefois, 23 % des sociétés comprises dans l’étude ont proposé un taux identique pour tous leurs contrats, ceux-ci représentant 11 % du total des provisions mathématiques.

Les contrats collectifs en cas de vie et tout particulièrement ceux dit « article 83 », « article 82 », contrat retraite « Madelin » sont largement commercialisés par les entreprises d’assurance (76 % des provisions mathématiques des contrats collectifs) et dans une bien moindre mesure par les institutions de prévoyance (9 %).

Une analyse en termes de seuils montre que, en termes de provisions mathématiques, un tiers (33 %) des contrats collectifs d’assurance en cas de vie a été revalorisés en 2014 à un taux au moins égal à 3,5 %. En 2014, le quart, en termes de provisions mathématiques, des contrats les moins rémunérés l’ont été au taux moyen pondéré de 1,62 % alors que le quart des contrats les mieux rémunérés l’a été à un taux moyen de 4,41 %.

Sur les contrats PERP en euros, le marché est dominé par les groupes de bancassurance, qui représentent 54 % du total des provisions mathématiques en 2014, les autres entreprises d’assurance pesant près de 35 %.  L’analyse en termes de seuils montre que 71 % des contrats PERP en termes de provisions mathématique ont été revalorisé en 2014 à un taux au moins égal à 2,5 %.

lire l’étude de l’ACPR

La dette publique : 97,5 % du PIB

La dette publique française continue d’augmenter et de se rapprocher des 100 % du PIB. Logiquement selon le plan pluriannuel des finances publiques, cette barre  ne devrait pas être atteinte. Au premier trimestre 2015, la dette publique a progressé de 51,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent

À la fin du premier trimestre 2015, la dette publique de Maastricht s’élève, en effet, à 2 089,4 Md€, en augmentation de 51,6 Md€ par rapport au trimestre précédent. Exprimée en pourcentage du PIB, elle augmente de 1,9 point par rapport au quatrième trimestre 2014, à 97,5 %. La dette publique nette croît plus modérément (+17,6 Md€).

La contribution de l’État à la dette augmente de 37,1 Md€ au premier trimestre 2015. Cette hausse provient pour l’essentiel de la dette négociable à long terme (+38,9 Md€) et à court terme (+2,6 Md€). Les dépôts des correspondants au Trésor diminuent de 1,8 Md€. Enfin, l’État rembourse 2,4 Md€ de prêts à long terme dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière (FESF, voirencadré).

La contribution des administrations de sécurité sociale à la dette augmente fortement (+15,8 Md€). Les principales hausses viennent de l’Acoss (+9,5 Md€), de la Cades (+4,7 Md€), de la MSA (+2,0 Md€) et de l’Unédic (+1,0 Md€). Au contraire, la Cnaf se désendette de 1,5 Md€. La totalité du mouvement sur l’Acoss s’explique par un effet de déconsolidation : des créanciers privés se sont substitués à des créanciers publics pour 9,5 Md€, ce qui relève la contribution de l’Acoss à la dette de Maastricht (voir note méthodologique dans l’encadré « Pour en savoir plus »).

La contribution des organismes divers d’administration centrale (Odac) à la dette diminue de 0,6 Md€ car la Caisse nationale des autoroutes rembourse des prêts à long terme de ce montant.

La contribution des administrations publiques locales à la dette diminue légèrement (-0,8 Md€). Les communes remboursent 1,1 Md€ de prêts à long terme et les départements 0,6 Md€. Au contraire, les régions s’endettent de 0,7 Md€.

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

Dette au sens de Maastricht des administrations publiques en point de PIB (*)

La dette de Maastricht des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur et par instrument

(en Md€)
(*) voir précisions dans l’encadré « Pour en savoir plus »
Source : Comptes nationaux base 2010 – Insee, DGFiP, Banque de France
  2014T1 2014T2 2014T3 2014T4 2015T1
Ensemble des adm. publiques 1 998,9 2 027,6 2 035,4 2 037,8 2 089,4
en point de PIB (*) 94,0 95,2 95,3 95,6 97,5
dont, par sous-secteur, consolidée (*) :          
État 1 579,2 1 614,4 1 609,6 1 610,2 1 647,3
Organismes divers d’adm. centrale 22,4 21,2 21,3 22,6 22,1
Administrations publiques locales 181,2 179,6 180,2 188,2 187,4
Administrations de sécurité sociale 216,3 212,4 224,4 216,8 232,6
dont, par instrument :          
Dépôts 40,0 40,4 40,5 40,0 38,3
Titres négociables 1 682,9 1 712,9 1 714,2 1 703,6 1 761,0
court terme 213,8 213,3 218,7 193,2 210,1
long terme 1 469,1 1 499,5 1 495,5 1 510,4 1 550,9
Crédits 276,0 274,3 280,7 294,1 290,1
court terme 10,1 7,7 10,3 11,8 17,6
long terme 265,9 266,6 270,4 282,4 272,5

La dette publique nette augmente nettement moins que la dette brute

À la fin du premier trimestre 2015, la dette nette des administrations publiques s’élève à 1 868,0 Md€, soit 87,1 % du PIB (contre 86,8 % au trimestre précédent), en hausse de 17,6 Md€. L’écart avec l’augmentation plus importante de la dette brute (-34,0 Md€) traduit principalement la très forte hausse de la trésorerie de l’État (+31,9 Md€) et des Asso (+5,0 Md€). Par ailleurs, l’État se fait rembourser 2,8 Md€ de prêts (dont 2,4 Md€ dans le cadre du FESF) et les Odac 0,5 Md€.

La dette nette des APU en fin de trimestre et sa répartition par sous-secteur

(en Md€)
  2014T1 2014T2 2014T3 2014T4 2015T1
Ensemble des adm. publiques 1 785,1 1 806,6 1 828,2 1 850,4 1 868,0
dont :          
État 1 449,6 1 478,9 1 491,3 1 506,3 1 514,1
Organismes divers d’adm. centrale 4,1 2,7 2,9 6,3 6,1
Adm. publiques locales 168,4 166,8 167,3 175,5 174,6
Adm. de sécurité sociale 163,0 158,3 166,6 162,3 173,2

Dette au sens de Maastricht et dette nette

Dette au sens de Maastricht et dette nette

L

Un sénateur propose d’instituer un crédit d’impôt en faveur des retraités non imposables à l’impôts sur le revenu qui emploient des personnes à domicile

Le sénateur Jean-Louis Masson vient de déposer une proposition de loi qui vise étendre le système de crédit d’impôt pour les emplois à domiciles aux retraités. Cette  proposition de loi entend ainsi mettre fin à une différence de traitement dans l’octroi des aides fiscales pour l’emploi de personnes à domicile. Ces aides peuvent s’élever à 50 % des dépenses engagées dans la limite de 12 000 €. Or elles prennent la forme d’un crédit d’impôt dans le cas des personnes actives et seulement d’une réduction fiscale dans le cas des retraités.

Ainsi, une personne active ne payant pas d’impôt sur le revenu bénéficie du crédit d’impôt et le montant de l’avantage fiscal lui est remboursé par l’État. Au contraire, seuls les retraités payant un impôt sur le revenu peuvent bénéficier de la déduction fiscale et seuls les retraités assez aisés pour payer un impôt sur le revenu au moins égal à 50 % de la dépense engagée peuvent en bénéficier pleinement.

Le sénateur propose d’harmoniser le régime des retraités sur celui des actifs. Evidemment, cette proposition de loi a peu de chances d’être adoptée du fait qu’elle générait une perte de recettes.

LCI – Philippe Crevel est l’invité de l’éco

Philippe Crevel était l’invité de la chaine LCI le 24 juin 2015 afin de présenter la dernière étude du Cercle, les Français, leur épargne, leur retraite.

L’enquête du Cercle de l’Epargne 2015

 Épargne, retraite, dépendance,

Les Français à la recherche de la quadrature du Cercle

2015 

 

Le Cercle de l’Epargne avec le concours du CECOP dirigé par Jérôme Jaffré et de l’IFOP et en relation avec son partenaire, AG2R LA MONDIALE a rendu public son enquête annuelle sur l’épargne et la retraite. Cette enquête s’incrit dans les activités de l’Observatoire de l’Epargne et de la Retraite.

 Il peut être fait mention publiquement des résultats de l’enquête sous réserve de mentionner les sources : enquête du Cercle de l’Epargne – AG2R LA MONDIALE

Les résultats de l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne démontrent que les Français sont lucides face à leur retraite et à leur épargne. Leurs décisions sont dictées par leurs appétences, leurs revenus et leurs besoins. S’ils sont, par nature, prudents, ils sont néanmoins prêts à opter pour de nouvelles formes d’épargne comme le crowdfunding, sous réserve d’y trouver quelques intérêts.

RETRAITE, UNE SOURDE INQUIÉTUDE 

  • Des pensions jugées insuffisantes par une très large majorité de Français

Plus de quatre actifs sur cinq (81 %) estiment que leur future pension sera insuffisante. 61 % des retraités sont dans le même cas pour leur pension. Il n’y a que les plus de 75 ans qui, à une courte majorité (52 %), jugent leur pension suffisante.

  • Le recul de l’âge de la retraite, entre opposition et soumission

Les Français demeurent très partagés sur le report de l’âge de départ à la retraite. 51 % seraient prêts à accepter de travailler jusqu’à 65 ans pour avoir une meilleure retraite quand 49 % ne le souhaitent pas. Néanmoins 65 % des interviewés encore en activité pensent qu’au moment de la liquidation de leur pension, l’âge de départ sera fixé à 65 ans voire plus.

  • L’épargne, la pierre et le cumul emploi-retraite plébiscités pour maintenir son niveau de vie à la retraite

59 % des interviewés encore en activité pensent devoir réduire leurs dépenses au moment de leur retraite. 35 % se disent prêts à cumuler emploi et retraite.

 Pour endiguer la baisse annoncée du taux de remplacement, 57 % des Français déclarent épargner en vue de leur retraite. 25 % affirment le faire régulièrement. De même un jeune sur quatre de moins de 35 ans déclare déjà épargner pour sa retraite.
 Pour près des deux tiers des Français (65 %), être propriétaire de sa résidence principale est la meilleure façon d’épargner en vue de sa retraite. En revanche, l’investissement immobilier locatif est devancé par l’épargne financière.
LA DÉPENDANCE, UN RÉEL PROBLÈME SANS SOLUTION ÉVIDENTE 
 Près des trois quarts des Français jugent probables ou certain qu’ils seront un jour en situation de dépendance.
 L’État et les régimes sociaux sont considérés, à respectivement 42 et 39 %, comme les porteurs naturels de ce risque. 27 % des Français pensent néanmoins que la souscription d’une assurance spécifique est une solution.
 Il y a une véritable hostilité à la récupération sur le patrimoine transmis. Cette hostilité est d’autant plus élevée que le niveau de patrimoine est faible. La transmission intergénérationnelle du patrimoine constitue encore un principe fort au sein de la population.
ÉPARGNE, LA SÉCURITE AVANT TOUT MAIS LE RENDEMENT QUAND MÊME 

Les Français confirment dans cette étude qu’ils sont attachés, en matière d’épargne, à la sécurité (38 %) et à la liquidité (35 %) qu’ils placent avant le rendement (27 %) mais 87 % des Français jugent la rémunération actuelle de l’épargne insuffisante. La recherche d’un meilleur rendement est d’autant plus élevée que le niveau du patrimoine est important.

 L’ASSURANCE-VIE, ENCORE ET TOUJOURS MAIS LES ACTIONS POURQUOI PAS

 53 % des Français et 65 % de ceux qui éparnent jugent l’assurance-vie intéressante loin devant les autres placements. Néanmoins, 69 % des détenteurs d’actions considèrent ce placement intéressant.

 En cas de disponibilités inattendues à placer (10 000 euros), l’assurance-vie arrive largement en tête (39 %) devant l’épargne-logement (27 %). Pour les détenteurs de contrats d’assurance-vie, ce choix s’impose à 62 %.

LES ÉPARGNANTS PRÊTS A FAIRE LE SAUT NUMÉRIQUE 

Un peu plus du quart des Français (26 %) et plus du tiers (36 %) des épargnants sont prêts à souscrire en ligne à un produit d’épargne. Les épargnants espèrent des placements en ligne des frais en moins et un gain de temps.

Plus de la moitié des Français jugent souhaitable le développement du financement participatif (crowdfunding). Ce sont les jeunes et les personnes à faible patrimoine qui sont les plus intéressés

* À la demande du Cercle de l’Epargne, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, leur épargne et leur retraite.L’enquête a été réalisée sur Internet du 11 au 18 mai 2015 auprès d’un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

Acceptation de la clause bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie

A travers un assurance-vie, il est possible de désigner les bénéficiaires éventuels en cas de décès. Si cette désignation fait l’objet d’une acceptation, il n’est plus possible de procéder à une modification sans accord de l’intéressé. Ce qui compte, c’est la date de l’acceptation par rapport à une éventuelle date de modification. Cela a été rappelé dans un récent arrêt du 26 mars 2015 de la 2ème chambre civile de la Cour de Cassation.

En l’espèce, un époux souscrit une assurance-vie et avait désigné son son épouse comme bénéficiaire. Il a procédé à une révision de la clause bénéficiaire dans une lettre manuscrite datée du 5 Juillet 2010. Il é décidé de substituer ses enfants à sa femme. Cette lettre est reçue et enregistrée par l’assureur  le 20 Juillet 2010. Entre temps, l’épouse avait accepté la clause bénéficiaire  pour être précis le 10 Juillet 2010.

Elle demande à ce que la modification de la clause ne soit pas prise en compte car l’enregistrement de la modification est intervenu après son acceptation. Les enfants l’assignent afin de pouvoir prétendre au contrat.

  • La modification de la clause bénéficiaire par acte sous seing privé vaut dès sa rédaction.
  • Si la révocation du bénéficiaire intervient avant qu’il n’est accepté, l’acceptation perd son bienfondé et n’est pas valable.

La révocation a eu lieu le 5 Juillet 2010, date de sa rédaction. Elle est intervenue avant l’acceptation de l’épouse. L’assurance-vie sera donc au bénéfice des enfants.

Collecte du Livret A au mois de mai : encore un mois sans !

Le Livret A est encore à la peine au mois de mai avec une décollecte de 444 millions d’euros. Sur les cinq premiers mois de l’année, le Livret A a enregistré une décollecte de 2,32 milliards d’euros. Sur les 12 derniers mois, le Livret A aura été en collecte négative 11 fois ce qui est sans précédent depuis vingt ans.

Les Français ont repris le chemin de la consommation et arbitrent en faveur d’autres produits d’épargne plus rémunérateurs comme l’épargne logement et l’assurance-vie. Selon le dernier sondage du Cercle de l’Epargne, 90 % des sondés affirment que le rendement du Livret A est insuffisant. En revanche, ils sont 74 % à considérer que l’assurance-vie est un bon placement.

Le mois de mai est traditionnellement un mois moyen pour la collecte du Livret A. Ces dix dernières années, il y a décollecte une année sur deux. La succession des jours fériés, la préparation des vacances et le paiement, le 15 mai, du deuxième tiers provisionnel pour les assujettis à l’impôt sur le revenu constituent autant de raisons pour puiser dans son Livret A.

Le LDD a mieux résisté que le Livret A avec une décollecte contenue à 190 millions d’euros. La décollecte depuis le début de l’année atteint 300 millions d’euros.

L’encours de ces deux produits défiscalisés est passé de janvier à mai de 364,1 à 362,5 milliards d’euros.

Philippe Crevel

 

Le climat des affaires stable en juin !

Moment de pause, le climat des affaires en France est resté globalement stable en juin.

L’INSEE a communiqué, en effet, mardi 23 juin son indicateur sur le climat des affaires en France pour le mois de juin. Après une hausse de deux points en mai, l’indicateur perd un point et reste inférieur (97) à son niveau moyen de long terme (100).

Point positif, le climat progresse de deux points dans le bâtiment. Il est stable dans les services et le commerce de détail, mais perd trois points dans l’industrie.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle incertaine.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Inflation, le retour…

Avec la hausse du cours du pétrole, le taux d’inflation annuel de la zone euro a augmenté au mois de mai en atteignant  0,3 %  contre 0,0 % en avril. Un an auparavant, il était de 0,5 %.

Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,3 % en mai 2015, contre 0,0 % en avril. Un an auparavant, il était de 0,6 %.

En mai 2015, des taux annuels négatifs sont encore observés dans huit États membres. Les taux annuels les plus faibles ont été observés à Chypre (-1,7%), en Grèce (-1,4%) et en Slovénie (-0,8%).

Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Roumanie et à Malte (1,3% chacun) ainsi qu’en Lettonie (1,2%).

Par rapport à avril 2015, l’inflation annuelle a baissé dans deux États membres, est restée stable dans trois et a augmenté dans vingt-trois autres. Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent des légumes (+0,09 point de pourcentage), des restaurants & cafés (+0,08 pp) ainsi que du tabac (+0,07 pp), tandis que les carburants pour le transport (-0,34 pp), les combustibles liquides (-0,15 pp) et le gaz (-0,08 pp) ont eu les plus forts impacts à la baisse.

L’ACPR souligne que les rendements de l’assurance-vie se sont maintenus à des niveaux élevés

Selon un récent rapport de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et des Risques, le taux de revalorisation moyen servi aux assurés sur les fonds en euros de scontrats d’assurance-vie s’élève à 2,54 % en 2014  en baisse de 26 points de base par rapport à 2013.

Cette tendance baissière est liée à  la contraction des taux obligataires, arrivés à un niveau historiquement bas en 2014 (1,66 %). L’ACPR souligne que « cette baisse de la rémunération des contrats d’assurance-vie et de capitalisation individuels, préconisée en octobre dernier, par Christian Noyer, président de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR), aurait pu être plus importante au regard de celle des taux souverains français qui perdent près de 55 points de base en 2014 ». L’écart entre le taux de l’emprunt français à 10 ans et le taux de revalorisation moyen servi par les assureurs s’est quant à lui particulièrement creusé en 2014, atteignant 88 points de base, contre 59 points en 2013.

Lire le rapport de l’ACPR

Crédits aux entreprises en mode calme plat mais toujours progression des crédits à l’habitat

Selon la Banque de France, les crédits aux entreprises ont au mois de mai ont été stables prouvantq ue la reprise de l’investissement se fait attendre.

En revanche, un frémissement se fait sentir sur pour les crédits à l’habitat et à la consommation : la demande de crédits à l’habitat est toujours perçue en hausse par les banques ; la majorité des déclarants de l’enquête font par ailleurs état d’une progression de la demande de crédits à la consommation, après plusieurs mois relativement atones.

Enquête mensuelle auprès des banques sur la distribution du crédit en France

Les ménages ont ces dernières années délaissé les placements à risques

L’Autorité des Marchés Financiers dans sa lettre du mois de juin revient sur l’évolution des comportements des ménages en matière d’épargne. Les auteurs de l’étude confirment l’analyse que le Cercle avait fait au mois de mai dans sa lettre. Les ménages réduisent leur effort en matière d’épargne financière et en particulier pour les placements risqués nonobstant les derniers résultats de l’assurance-vie et des unités de compte.

Selon les derniers chiffres publiés par la Banque de France , les flux de placements des ménages se sont, en effet, établis  à 74 milliards d’euros en 2014, après 76 milliards en 2013, 87 milliards en 2012 et 96 milliards en 2011. Les versements les plus importants ont été effectués en assurance vie et en épargne retraite (50 milliards) et en dépôts bancaires (27 milliards), c’est-à-dire essentiellement en épargne logement et… en comptes à vue. Parallèlement, les flux d’épargne vers les titres financiers ont été négatifs (-3 milliards), en particulier vers les obligations (-11 milliards) et les placements collectifs (- 9 milliards). Les titres financiers risqués délaissés depuis 2007 Les titres financiers sont les actions cotées2 et non cotées , les obligations et les placements collectifs. En dehors des flux vers les actions non cotées, qui sont régulièrement positifs (+11 milliards en 2014), les flux vers les autres titres financiers ont été négatifs chaque année depuis 2007, à l’exception de 2011. Ainsi, depuis 2007, les placements nets cumulés en actions non cotées ont représenté 118 milliards d’euros, alors qu’ils ont été négatifs de 76 milliards pour les autres titres financiers (actions cotées, obligations, placements collectifs). Sur la même période, les flux d’épargne cumulés ont représenté 424 milliards d’euros vers l’assurance vie et 313 milliards vers les dépôts bancaires. En 2014 cependant, pour la première fois depuis 2011, les placements directs en actions cotées ont été positifs (6,4 milliards).

Lire la lettre de l’AMF

Lire la lettre du Cercle du mois de mai 

Tout savoir sur l’économie française en 2014

L’INSEE a publié un document dénommé  » L’Économie française » qui synthétise les mouvements essentiels ayant affecté les économies française et mondiale au cours de l’année écoulée. Sont e particulier étudiées les évolutions de la consommation des ménages en période de crise, le contexte économique et la situation des entreprises.

Consulter le document 

Le Conseil d’Orientation des Retraites sort son rapport

Déjà largement commenté du fait de fuites organisées, le rapport de juin 2015 du Conseil d’Orientation des Retraites confirme que le système de retraite reste dans la tourmente du fait de la faible croissance des recettes, faibles croissance qui intervient au moment où le nombre de départ à la retraite s’accroit du fait du vieillissement global de la population.

Au niveau des hypothèses démographiques, le COR souligne que si la légère baisse du taux de fécondité ne modifie pas les projections, en revanche la moindre immigration peut avoir un impact. En effet, avec un solde migratoire à 45 000 contre 100 000 jusqu’en 2006, la tendance se trouve dans la variante basse des hypothèses. L’espérance de vie augmente sensiblement plus vite que prévu en particulier pour celle après 65 ans et après 80 ans. La durée de vie sans limitation d’activité augmente de 0,7 an chez les femmes et de 1,3 an chez les hommes de 2004 à 2013.

Pour le ratio des personnes de 20 à 59 ans par rapport au plus de 60 ans, on devrait passer de 2,5 en 2006 à 1,4 en 2060.

Au niveau économique, le COR recule le retour du plein emploi entre 2027 et 2031 . Il a également révisé les hypothèses de productivité du travail tout en considérant qu’il y aura un retour au trend d’avant crise.

Compte tenu des nouvelles hypothèses, le retour à l’équilibre prévu en 2020 par la réforme de 2014 est décalé de 2025 à 2035. En prenant le scénario catastrophe, le déficit pourrait être supérieur à 1,5 % en 2060.

lire le rapport 

L’inflation revient à 0,3 % au mois de mai, que fera le Gouvernement avec le taux du Livret A

Avec l’augmentation du prix du pétrole et des produits alimentaires, au mois de mai, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,2 %  +0,1 % en avril .

Sur un an, il s’élève pour le deuxième mois consécutif  à +0,3 % après +0,1 % en avril. Corrigé des variations saisonnières, il croît de 0,3 % sur un mois comme sur un an.

En mai 2015, les prix des services augmentent de nouveau légèrement (+0,1 % comme en avril ; +1,3 % sur un an), avec des variations plus marquées par grand poste de consommation : comme chaque année en mai, les prix des services liés au logement reculent nettement (-0,6 %, comme en mai 2014 ; +1,0 % sur un an) du fait de la baisse saisonnière des prix des services de chauffage central (-27,2 %).

Par ailleurs, les prix des services liés au tourisme augmentent à l’amorce de la saison estivale : +0,3 % pour les services d’hôtellerie, cafés et restaurants (+1,2 % sur un an) ; +16,9 % pour les voyages touristiques tout compris (-0,4 % sur un an) et +2,9 % pour les locations de résidences de vacances (+0,9 % sur un an). À l’inverse, les prix des services du transport aérien se replient (-2,8 % en mai ; +1,5 % sur un an) après une vive hausse en avril (+8,0 %), pendant la période des vacances scolaires de printemps.

Les prix des produits manufacturés augmentent légèrement en mai 2015 (+0,1 % comme en avril) mais restent en recul sur un an (-0,7 %).

En mai 2015, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) qui ne tient pas compte des facteurs conjoncturels de hausse (matières premières…) croît de +0,2 % (après +0,1 % en mars et avril) et de 0,6 % sur un an (après +0,4 % en avril).

D’ici le mois d’août, le Gouvernement devra se prononcer sur le taux du Livret A qui est de 1 %. Il a jusqu’à maintenant refusé de suivre le Gouverneur de la Banque de France qui réclame une baisse du taux. En l’état actuel, le taux devrait passer à 0,75 %. Avec les élections régionales dans le viseur, le Gouvernement devrait opter pour le statuquo.

La dette publique au sein de l’Union est de plus en plus détenue par des non-résidents

La part de la dette publique détenue par les non-résidents varie  de 81% en Finlande à 2% au Luxembourg

Les proportions les plus élevées de la dette publique détenue par les non-résidents ont été enregistrées en 2014 en Finlande (81% de la dette publique totale) ainsi qu’en Lettonie (80%), suivies de l’Autriche (76%), de la Lituanie (73%), de la Slovénie (71%) et du Portugal (70%). À l’inverse, la plus grande part de la dette détenue par le secteur financier résident a été enregistrée au Luxembourg (98%), loin devant la Roumanie (74%), la République tchèque (63%) et la Croatie (59%). D’une manière générale au sein de l’UE, moins de 10% de la dette était détenue par le secteur non-financier résident, les seules exceptions notables étant Malte (36%), la Belgique (13%), la Hongrie (12%), l’Irlande et l’Italie (10% chacune). La dette publique française est détenue à 57 % par des non-résidents et à 41 % par le secteur financier.

 

Retraite, chronique d’un déficit annoncé

Le Conseil d’Orientation des Retraites devrait confirmer dans son rapport qui sera publié le mercredi 10 juin que’en l’état de la croissance et de l’évolution de la masse salariale, le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance vieillesse prévu en 2020 ne sera pas possible et que ce retour pourrait ne pas intervenir avant 2030. Compte tenu des hypothèses économiques qui avaient été retenues par les pouvoirs publics, ce n’est pas une réelle surprise. Il faudrait un retour à bonne fortune, c’est à dire un retour assez rapide au plein emploi et une augmentation de la masse salariale de 1,5 % par an pour atteindre l’objectif d’équilibre.

Selon les projections actualisées du Conseil d’orientation des retraites (COR), le besoin de financement de l’ensemble des régimes de retraites s’établira encore à 0,4 % du PIB en 2019 et 2020.

Dans son scénario central, le COR estime que les retraites ne seront à l’équilibre qu’au début des années 2030. A condition que les revenus d’activité progressent de 1,5 % par an et que le taux de chômage retombe à 4,5 % à cette échéance. Dans ce cas de figure, « les déficits accumulés au cours des quinze premières années de projection n’étant pas entièrement couverts par les excédents des dix années suivantes », les régimes de retraites généraient encore une dette sur 25 ans, écrit le COR, mais elle serait minime (0,1 point de PIB).

Avec un taux de chômage à 7 % à moyen terme et des revenus d’activité progressant moins vite (1,3 % par an), le besoin de financement serait encore de 0,5 point de PIB en 2030, et même supérieur à 1 % de PIB en 2040 si les revenus progressaient de seulement 1 % par an. Les pouvoirs publics devront à un moment ou un autre devoir arbitrer : reporter l’âge de la retraite sachant que la carte des prélèvements (cotisations, contributions de l’Etat, etc.) a déjà été utilisée ces dernières années. Pour un salarié du privé, le taux cumulé de cotisation, qui est censé ne pas dépasser 28 % du salaire brut (selon la dernière réforme), se stabiliserait à 27,5 % en 2017. L’âge effectif de départ à la retraite va dépasser 62 ans en 2018 et 64 ans à la fin des années 2030, en vertu des mesures d’âge déjà décidées. En dépit de cette évolution, on ne comptera plus que 1,4 cotisant pour un retraité à la fin des années 2040. La réversion et les avantages familiaux devraient être également au coeur des débats tout comme la prorogation du gel des retraites.

 

Taux de croissance stable pour les crédits et taux en légère baisse

La Banque de France a communiqué les résultats du crédit en France au mois d’avril. Pas beaucoup d’évolution par rapport à mars. Le taux de croissance reste identique et les taux ont baissé. Il est fort probable qu’au mois de mai une légère hausse intervienne en relation avec l’évolution des taux obligataires sur les titres publics.

  •  Le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières est inchangé en avril par rapport à mars (+ 3,5 %).
  • Le taux de croissance des crédits à l’investissement ressort en baisse (+ 1,9 %, après + 2,2 % en mars). En revanche, une accélération des crédits de trésorerie est observée (+ 7,4 %, après + 7,2 %), du fait notamment de crédits à de grandes entreprises.
  •  Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux baisse pour les montants unitaires supérieurs à 1 million d’euros (1,45 %, après 1,68 %) et, dans une moindre mesure, pour les montants inférieurs (2,21 %, après 2,27 %).
  •  La production de crédits nouveaux (cvs) est en légère baisse pour les montants supérieurs à 1 million d’euros, à 11,9 milliards d’euros (après 12,3 milliards en mars). Elle ressort en hausse pour les montants inférieurs : 6,5 milliards d’euros, après 6 milliards en mars.

La Banque de France prévoit 0,3 % de croissance au 2ème trimestre

Dans son étude conjoncturelle du mois de juin, la Banque de France confirme un taux de croissance de 0,3 % pour le deuxième trimestre.

Pour l’Industrie, elle souligne une progression de la production avec  une bonne orientation des livraisons et des commandes. Elle prévoit  nouvelle augmentation de la production en juin.

Pour les services, elle considère que l’activité est en légère avec stabilité des prix. Pour juin, elle s’attend à une progression de l’activité.

Pour le bâtiment, elle enregistre un léger repli de l’activité avec néanmoins une amélioration des carnets. Une petite reprise est attendue en juin.

 

rémunération de l’épargne toujours en baisse

La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est en légère baisse, de 0,22 point, en un an (0,49 %, contre 0,71 % en avril 2014). Au cours du dernier mois, la baisse est quasi insensible (0,49 %contre 0,52 %), du fait notamment de la stabilité de la rémunération des livrets à taux réglementés, dont le livret A, qui restent inchangés depuis octobre 2014 à 1,05 %.

 

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a)
avr-14 juin-14 nov-14 févr-15 mar-15 (h) avr-15 (i)
             
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,71 0,69 0,61 0,53 0,52 0,49
             
dont : – dépôts à vue 0,16 0,15 0,15 0,16 0,16 0,15
         – dépôts à terme <= 2 ans 1,93 1,92 1,92 1,38(j) 1,29 1,21
         – livrets à taux réglementés (c) 1,28 1,28 1,05 1,05 1,05 1,05
                         dont : livret A 1,25 1,25 1,00 1,00 1,00 1,00
         – livrets ordinaires 1,19 1,18 0,98 0,94 0,86 0,82
         – titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,09 0,11 0,11 0,09 0,08 0,06
             
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS            
             
Plan d’épargne-logement 2,97 2,95 2,92 2,99 2,85 2,88
Autres dépôts à terme > 2 ans 2,84 2,80 2,73 2,77(j) 2,68 2,64
Pour mémoire :            
        Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,25 0,15 0,05 0,05 0,05 0,05
        Euribor 3 mois (f) 0,33 0,24 0,08 0,05 0,03 0,01
        Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,86 0,60 0,27 0,06 0,03 0,00

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