Selon l’Association Française de gestion, près de 2.760.000 salariés disposent d’un Plan d’Epargne Retraite Collectif (PERCO) et ont au moins effectué un versement, soit 11 % de plus sur un an. Le nombre d’entreprises équipées a progressé de 6 % en un an et s’élève à 244 000. L’encours du PERCO a atteint fin juin 16,9 milliards d’euros en hausse de 11 % sur un an.
Plus de la moitié des entreprises ont transformé leur PERCO en PERCO Plus pour y intégrer un fonds PME et bénéficier du taux réduit de forfait social à 16%.
Sur 6 mois, les versements bruts sur le PERCO se sont élevés à 1,6 milliard d’euros, soit une hausse de 7% par rapport au 1er semestre 2017. Les retraits se sont élevés à 500 millions d’euros. La collecte nette a donc atteint 1,1 milliard d’euros, en hausse de 10%.
L’encours moyen détenu par chaque épargnant sur son PERCO est stable à 6.120 euros.
Selon l’Association Française de gestion, au 30 juin 2018, 11,3 millions de salariés étaient couverts par un produit d’épargne salariale .Chaque salarié épargnant détient en moyenne 12.000 euros dans le cadre de l’épargne salariale.
Sur le 1er semestre 2018, les versements bruts (intéressement, participation, abondement et versements volontaires) ont atteint près de 11 milliards d’euros, en hausse de 3,8 % par rapport au 1er semestre 2017. Les retraits se sont réduits de 11% et passent de 8,3 à 7,4 milliards d’euros. De ce fait, la collecte nette a été en augmentation passant de 2,1 à 3,4 milliards d’euros sur le s six premiers mois de l’année (+62%).
L’encours de l’épargne salariale a atteint, toujours au 30 juin, atteint 135,4 milliards d’euros en progression de 3 % sur 6 mois et de 3,8% sur un an, en raison principalement d’une augmentation de la collecte nette.
L’épargne salariale est investie à près de 60% en actions, dont 38% via les fonds d’actionnariat salarié, 12% via les fonds actions et le solde via les fonds mixtes
Selon les chiffres clés de la Fédération française de l’assurance (FFA), à la fin de l’année 2017, 183 000 contrats d’assurance-vie sont investis pour tout ou partie en fonds euro-croissance. L’encours atteint 2,2 milliards d’euros. Ce résultat est très éloigné des objectifs de 2013, une centaine de milliards d’euros espérés. Le Gouvernement avec les mesures prévues dans le projet d loi PACTE compte sur un encours de 20 milliards d’euros d’ici 2022.
En 2017, selon l’INSEE, la France a enregistré 606 000 décès, soit 12 000 de plus qu’en 2016. Le nombre de décès avait stagné en 2016, après avoir augmenté de 34 000 en 2015. Du fait de de l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom (nées entre 1946 et 1974) à des âges de forte mortalité, le nombre décès a tendance à augmenter En dix ans, le nombre de décès en France hors Mayotte a augmenté de 14 % : il était de 531 000 en 2007. Des phénomènes conjoncturels expliquent également la progression de 2017. L’épidémie de grippe hivernale amorcée fin 2016 a entraîné un pic de décès exceptionnel en janvier 2017 (67 000 décès en France métropolitaine). Ce niveau mensuel a été dépassé pour la dernière fois en décembre 1969, quand la grippe hivernale dite « de Hong Kong » avait atteint la France.
25 % des décès concernent des personnes de plus de 90 ans
Parmi les personnes décédées en 2017, la moitié a plus de 83 ans et 25 % plus de 90 ans. Les hommes décèdent plus jeunes que les femmes : la moitié des hommes décédés en 2017 ont plus de 79 ans et la moitié des femmes décédées cette année-là ont plus de 87 ans. En 2017, 60 % des décès féminins ont eu lieu après 84 ans, contre seulement 35 % pour les hommes. Moins de 8 % des femmes décédées avaient moins de 60 ans, contre 14 % pour les hommes.
Les femmes nées en 1926, qui ont ou auraient pu atteindre leur 91e anniversaire en 2017, sont les plus nombreuses parmi les femmes décédées en 2017. Pour les hommes, le pic du nombre de décès se situe à 87 ans, c’est-à-dire pour ceux nés en 1930.
À chaque âge jusqu’à 84 ans, le nombre de décès masculins dépasse le nombre de décès féminins. La surmortalité masculine est marquée en particulier chez les jeunes, les hommes étant davantage exposés aux morts violentes (accidents de la route, suicides, conduites à risque…). Entre 20 et 29 ans, les décès masculins sont 2,9 fois plus nombreux que les décès féminins. Entre 30 et 39 ans, ce rapport passe à 2,2. Il diminue ensuite, même s’il reste élevé : entre 60 et 69 ans, il est encore de 2,0. À 85 ans, le rapport s’inverse. Entre 90 et 99 ans, les décès féminins sont 2,1 fois plus nombreux que les décès masculins du fait de la surreprésentation des femmes au sein de la population de cet âge.
La Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques du Ministère des Solidarités et de la Santé a publié une notre sur l’épargne retraite supplémentaire en France. Ainsi, en France, en 2015, 13 % des entreprises de 10 salariés ou plus du secteur marchand non agricole proposent un dispositif de retraite supplémentaire à tout ou partie de leurs salariés, sous la forme de contrats à prestations définies ou de contrats à cotisations définies. Ces derniers sont présents dans 12 % des entreprises quand les premiers ne le sont que dans 1,4 % des entreprises. 11 % des salariés travaillant au sein d’entreprises de plus de 10 salariés sont couverts par un produit retraite collectif.
Sans surprise, les entreprises les plus grandes sont plus nombreuses à proposer à leurs salariés des dispositifs de retraite supplémentaire.33 % des entreprises de 1 000 salariés ou plus ont souscrit un contrat à cotisations définies, contre 11 % des entreprises de 10 à 49 salariés. Pour les contrats à prestations définies, cette proportion varie de 7,4 % pour les très grandes entreprises (1 000 salariés ou plus) [5,5 % pour les retraites chapeau] à 1,2 % pour les entreprises de 10 à 49 salariés (0,6 % pour les retraites chapeau).
31 % des entreprises du secteur financier et de l’assurance proposent une couverture retraite supplémentaire. Ce taux est de 16 % dans l’industrie
1,4 million de salariés bénéficient d’un contrat à cotisations définies et seulement 120 000 un contrat de retraite supplémentaire à prestations définies en cours de constitution, dont 60 % – soit 73 000 personnes – un contrat de retraite chapeau. Ce nombre est inférieur à certaines évaluations précédentes qui estimaient le nombre à plus de 200 000.
La part des personnes adhérentes à un contrat de retraite supplémentaire à cotisations définies croît avec la taille de l’entreprise. Ce taux varie de 4 % de personnes concernées parmi l’ensemble des salariés des entreprises de 10 à 49 salariés, à 18 % parmi les salariés des entreprises de 1 000 salariés ou plus.
Pour les contrats à prestations définies, le lien avec la taille de l’entreprise pour la proportion de salariés couverts est moins net du fait que ces produits ne sont pas diffusés en règle général au sein de l’ensemble du personnel. La part des personnes ayant effectivement des droits sur ce type de contrat est à peine supérieure à la moyenne dans les très grandes entreprises. Dans les entreprises de 1 000 salariés ou plus, elle ne concerne que 1,5 % de personnes, dont 0,9 % pour une retraite chapeau. Les salariés réellement adhérents aux contrats à prestations définies représentent 21 % de l’ensemble des salariés des entreprises ayant mis en place de tels contrats. Ils en représentent 17 % pour les contrats de retraites chapeau et 44 % pour les contrats à cotisations définies.
Dans un quart des entreprises ayant souscrit un contrat à cotisations définies, la part de salariés couverts par ce dispositif parmi l’ensemble des salariés de l’entreprise est inférieure à 9 %, mais pour un autre quart, elle est supérieure à 46 %. Seules un quart des entreprises ayant souscrit un contrat à prestations définies en font bénéficier à plus de 24 % de leurs salariés. La part de salariés couverts par un contrat à prestations définies est inférieure à 8 % dans un quart de ces entreprises. Cependant, pour au moins 10 % des entreprises ayant souscrit un contrat de retraite supplémentaire à prestations définies,les dispositifs mis en place concernent tous les salariés de l’entreprise.
Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a, mercredi 10 octobre, dans le cadre d’un point d’étape avec les partenaires sociaux, présenté quelques épures de la future réforme qui vise à instituer un système dit universel des retraites. Figure parmi les pistes envisagées la possibilité de retenir un taux moyen de cotisation à 28 % ce qui pourrait générer d’importants transferts de charges au profit du secteur public qui dans les prochaines années sera confronté à une dégradation rapide du ratio cotisants / retraités.
Un régime par répartition à points
Sans surprise, le futur système « universel » qui « remplacera les 42 régimes de retraite existants » sera « public et par répartition ». Comme aujourd’hui, les retraités toucheront des pensions financées sur les cotisations des actifs. Le plafond de cotisation devrait se situer autour de 3 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Les actifs cotiseront dans la limite de 120.000 euros bruts annuels de revenus d’activité, soit moins qu’actuellement. Pour les complémentaires, le plafond de cotisation est de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale.
Le nouveau système concernera les régimes spéciaux, la fonction publique et les régimes fit alignés (régime général, régime agricole, indépendants, professions libérales). Néanmoins, les travailleurs indépendants, bénéficieront d’un régime de cotisations adapté afin de ne pas bouleverser les équilibres économiques de leur activité. Leur taux de cotisation actuel est plus faible que celui en vigueur pour le régime général.
À la différence du système du régime général qui retient les 25 meilleures années ou celui des régimes spéciaux qui prend en compte le salaire des six derniers mois, dans le nouveau système, l’ensemble de la carrière sera retenu. Les actifs acquérons des points durant toute leur vie professionnelle. Ces points accumulés seront convertis en pension au moment du départ à la retraite.
Des mécanismes de solidarité seront conservés
Les interruptions d’activité comme le chômage, l’invalidité, la maladie ou la maternité resteront compensées dans ce système par points, qui accordera une bonification « pour chaque enfant, dès le premier enfant » et non plus à partir du troisième.
La réforme maintiendra les pensions de réversion pour les veuves et veufs et un minimum de pension pour les bas salaires et les carrières hachées. Aujourd’hui, cohabitent 16 régimes de réversion, dans le cadre du futur régime universel, le Gouvernement, avec les partenaires sociaux, sera contraint de retenir de nouvelles règles. Est-ce que la réversion sera totalement mise sous condition de ressources et quel en sera le taux ? Nul ne le sait pour le moment.
La délicate question de l’âge de départ à la retraite
Si l’âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans, le Gouvernement a lancé l’idée d’un âge pivot à 63 ans. Avant 63 ans, la pension pourrait souffrir d’une décote comme cela existe pour les régimes actuels pour les assurés n’ayant pas la totalité des trimestres requis. L’objectif du Gouvernement est d’inciter les assurés à continuer à travailler au-delà de 62 ans sachant que disparaît le critère de la durée de cotisation. Aujourd’hui, pour obtenir une retraite à taux plein, il faut avoir cotisé 166 trimestres pour les actifs nés en 1956. Les syndicats sont assez opposés à la fixation d’un âge pivot qui est jugé injuste socialement en pénalisant ceux qui ont commencé à travailler tôt. La notion de durée de cotisation pourrait revenir au cours de la concertation.
Le Gouvernement semble avoir abandonné, en revanche, l’idée d’instituer des comptes notionnels qui auraient permis de calculer le montant de la pension en fonction de l’espérance de vie de chaque génération. Ainsi, en vertu de ce système, une personne partant à la retraite à 62 ans toucherait une pension plus faible qu’une personne partant à 67 ans car son espérance de vie à la retraite serait plus longue.
La délicate question de l’alignement des taux de cotisation entre le privé et le public
Le Gouvernement souligne dans son rapport que le taux de cotisation dans le nouveau régime sera proche de 28 % pour les assurés et les employeurs qu’ils soient publics ou privés. Or, aujourd’hui, si pour les cotisations salariées, une convergence est en cours entre le public et le privé, les taux sont très différents au niveau des employeurs. Le taux fictif pour l’Etat (taux correspondant à la dotation d’équilibre pour le compte d’affectation des pensions civiles) est de 74 %. Le taux de cotisation employeur pour les pensions militaires est de 126 %. Le taux de cotisation pour les fonctions publiques territoriale et hospitalière est de 30 %. Une harmonisation du taux à 28 % sans soultes versées par les administrations publiques aboutirait à un transfert de charge sur le privé qui pourrait atteindre une vingtaine de milliards d’euros d’ici 2040. Les taux de cotisation élevés traduisent des ratio cotisants / retraités dégradés. Or, ceux-ci sont amenés à se dégrader nettement dans les prochaines années pour les fonctions publiques territoriale et hospitalière. Dans un système universel, la solidarité démographique jouera plus facilement que dans le système actuel (dispositif complexe des compensations).
La génération 63 ou 64 inaugurera le nouveau système
Comme prévu, la réforme ne concernera pas les actuels retraités, ni ceux qui partiront d’ici 2025. La réforme devrait s’appliquer à partir de la génération 1963 ou 1964. Le Gouvernement semble privilégier une bascule avec prise en compte des droits acquis dans l’ancien système. Ainsi, cohabiteront durant une quarantaine d’année les deux modes de calcul (voire plus si est prise en compte la délivrance des pensions). Le Gouvernement semble avoir écarté l’idée de calculer les pensions uniquement sur la base des points. Dans une telle bascule, il aurait été nécessaire d’attribuer des points en fonction des rémunérations passées ce qui supposait de reconstituer toutes les carrières. Il semblerait que cette reconstitution soit difficile à opérer dans la fonction publique. Un tel transfert aurait pu occasionner un nombre important de gagnants et de perdants.
Le chantier est loin d’être clos
Ces quelques pistes n’épuisent pas loin de là le sujet de la réforme. Il reste à traiter la question de la gouvernance (système étatisé ou paritaire), l’intégration des régimes spéciaux et de la fonction publique, les compensations éventuelles pour les perdants, les règles d’indexation du point et l’articulation avec les régimes par capitalisation. La question des personnels des différentes caisses de retraite et la dévolution des réserves qu’elles ont pu constituer au fil des années demeurent en suspens.
Selon le dernier rapport du FMI, sur les « Perspectives Economiques », la croissance de l’économie mondiale resterait stable sur la période 2018–19, pour atteindre le taux de 3,7 % observé l’an dernier. Cette croissance reste néanmoins supérieur au niveau moyen constaté entre 2012 et 2016. Le FMI souligne que de nombreux pays ont atteint le plein emploi ou s’en approchent. Par ailleurs grâce aux politiques monétaires non conventionnelles et à la reprise, les craintes déflationnistes antérieures se sont dissipées.
Le FMI indique malgré tout qu’il a été contraint de revoir à la baisse ses prévisions de croissance par rapport à celle établies en avril dernier. Ainsi, le taux de croissance a été abaissé de 0,2 point pour 2018 et pour 2019.
Le FMI a délivré dans ses projections d’automne un message épris de pessimisme. L’organisation internationale note que des risques de dégradation se multiplient. Il estime que dans plusieurs grands pays, la croissance est portée par des politiques qui semblent intenables à long terme. Il souligne que la politique économique américaine est porteuse de déséquilibres. La croissance fléchira lorsque certaines des mesures de relance prennent fin. Le FMI a abaissé sa prévision de croissance pour 2019 en raison des droits de douane qui ont été imposés récemment sur une large gamme d’importations chinoises, ainsi que des mesures de rétorsion prises par la Chine. La croissance chinoise attendue pour 2019 a été régalement revue à la baisse. Les mesures prises au niveau national permettront de contenir le ralentissement de l’activité mais au prix de l’accroissement des déséquilibres financiers internes.
Le FMI a abaissé de 0,1 point la croissance de la zone euro et du Royaume-Uni. Les révisions à la baisse pour les pays émergents et les pays en développement sont plus marquées, à -0,2 et -0,4 point de pourcentage, respectivement, pour cette année et l’année prochaine.
De manière plus globale, le FMI enregistre des signes d’une baisse de l’investissement et de l’activité manufacturière, conjuguée à un affaiblissement de la croissance du commerce.
Du fait d’une inflation hors alimentation et énergie très mesurée, les pays avancés bénéficient toujours d’une politique monétaire toujours favorable ; en revanche, les conditions financières se durcissent au sein des pays émergents et des pays en voie de développement. Ce durcissement est lié aux relèvements des taux directeurs aux Etats-Unis et à des facteurs propres à certains pays. L’Argentine, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Turquie doivent faire face à des sorties de capitaux, à une dépréciation de leur monnaie et à une augmentation des taux pour endiguer la crise financière. Cet enchaînement conduit à un ralentissement de l’activité.
Parmi les menaces qui attirent l’attention du FMI figure l’endettement élevé des entreprises et des ménages qui s’est accumulé pendant les années de conditions financières favorables à l’échelle mondiale.
Le coût moyen des financements des entreprises à 5 ans atteint 1,36 %, son niveau le plus élevé depuis janvier 2017. Cela est dû à un renchérissement assez net depuis 1 an des émissions sur les marchés, les taux des crédits bancaires étant relativement stable au-delà de fluctuations mensuelles.
| Encours | Flux annuel net | Taux de croissance annuel | Coût des financements nouveaux (moyenne mensuelle) |
|||||
| août-2018 | août-2018 | juil- 2018 | août-2018 | juil- 2018 | août-2018 | |||
| Financement des SNF | 1 634 | 83 | 5,2 | 5,3 | 1,29 | 1,36 | ||
| – dont crédits bancaires | 992 | 54 | 5,3 | 5,7 | 1,40 | 1,55 | ||
| – dont financement de marché | 641 | 29 | 5,2 | 4,7 | 1,12 | 1,08 | ||
| en euros | 526 | 36 | 7,0 | 7,4 | ||||
| en devises | 115 | -7 | -2,3 | -6,0 | ||||
Selon une première estimation réalisée par l’INSEE, le taux de pauvreté serait stable en 2017, à 14,0 % de la population. En 2017, 8,8 millions de personnes seraient en situation de pauvreté monétaire. Les inégalités de niveau de vie mesurées par le rapport interdécile et le ratio (100-S80)/S20 seraient également stables . une légère augmentation est constatée en ce qui concerne l’indicateur de Gini qui mesure également les inégalités (+ 0,002), mais en dessous du seuil de significativité. L’amélioration de la situation sur le marché du travail en 2017 par rapport à 2016 serait compensée par un moindre effet redistributif des transferts sociaux et fiscaux, ce qui expliquerait la stabilité du taux de pauvreté et des inégalités.
Le prix des logements, tel que mesuré par l’indice des prix des logements, a augmenté de 4,3% tant dans la zone euro que dans l’UE au deuxième trimestre 2018 par rapport au même trimestre de l’année précédente.
Par rapport au premier trimestre 2018, les prix des logements ont progressé de 1,4% tant dans la zone euro que dans l’UE au deuxième trimestre 2018.
Les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements au deuxième trimestre 2018 ont été enregistrées en Slovénie (+13,4%), en Irlande (+12,6%), au Portugal (+11,2%) ainsi que’en Hongrie (10,4%). En France, les prix ont augmenté de 2,8 % en u quand la hausse atteint 4,7 % en Allemagne, 6,8 % en Espagne, 11,2 % au Portugal et 3,4 % au Royaume-Uni. Deux pays enregistrent des baisses, en Suède (-1,7%), et en Italie (-0,2%).
Les faibles taux d’intérêt concourent à la hausse des prix en augmentant la demande de biens immobiliers.
Selon la Banque de France, les particuliers continuent à s’endetter profitant des taux bas. Ainsi, au mois d’août, la croissance des crédits aux particuliers a progressé de 6,1 % soit le même taux qu’en juillet. Les prêts à l’habitat ont cru de 5,9 % après + 5,8 %. De leur côté, les crédits à la consommation ont augmenté de + 6,9 %, inchangé par rapport à juillet. Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) est de 1,53 % en août contre 1,58 % fin mars 2018.
Dans sa note de conjoncture du mois d’octobre, l’INSEE prévoit, en 2018, pour la France, une croissance de 1,6 % grâce à une accélération de l’activité au second semestre. Après une quasi-stagnation au 1er et 2e trimestre, l’institut statistique reste optimiste en se fondant sur le maintien à un haut niveau des indicateurs qui mesurent le climat des affaires tant en France que dans l’ensemble des économies avancées. Cette prévision est en retrait par rapport à sa précédente prévision de 0,1 point. La France devrait faire moins bien que la moyenne de la zone euro.
Plusieurs points noirs pourraient remettre en cause cet optimisme. L’INSEE considère que l’activité aux États-Unis pourrait se ralentir avec une croissance de +0,7 % par trimestre. Elle serait soutenue par la consommation des ménages et l’investissement des entreprises mais freinée par le commerce extérieur. Au second semestre 2018, l’économie japonaise devrait également être moins fringante qu’au printemps. Au Royaume-Uni, l’activité serait pénalisée dans l’attente d’un éventuel accord pour le Brexit.
Pour la Chine, l’INSEE ne croit pas une décélération brutale de la croissance. Si les exportations peuvent être affectées par une demande extérieure moins dynamique qu’en 2017, en raison des mesures américaines, l’investissement immobilier et la consommation des ménages restera dynamiques.
La Turquie, le Brésil et la Russie et d’autres pays émergents d’Asie et d’Amérique latine verraient leur activité nettement plus pénalisée au second semestre par les tensions financières. Ces pays émergents doivent faire face à la hausse des taux et à la dépréciation de leur monnaie.
Une amélioration espérée pour la zone euro
Dans le prolongement du premier semestre 2018 marqué par le repli du climat des affaires, la croissance du PIB de la zone euro demeurerait plus modérée au second semestre (0,4 % par trimestre) qu’en 2017 (0,7 % par trimestre). Le PIB s’accroîtrait de 0,4 % à 0,5 % par trimestre en Allemagne et en Espagne, mais seulement de 0,1 % par trimestre en Italie. Cette situation ne devrait pas faciliter l’exécution du budget 2019 qui a été bâti sur des hypothèses économiques très optimistes.
L’INSEE prévoit une hausse de la consommation au cours des prochains mois, hausse qui s’est fait attendre durant tout le premier semestre. Cela suppose que les cours du pétrole se stabilisent voire baissent légèrement. Pour fonder son analyse, l’INSEE met en avant la confiance des ménages qui demeure à un haut niveau. En France, cette confiance tend néanmoins à s’effriter. La consommation serait favorisée par la baisse du chômage et par l’augmentation des salaires et cela malgré la hausse des prix.
Au second semestre 2018, l’investissement en construction ralentirait un peu en zone euro, le nombre de permis de construire n’augmentant plus depuis le début d’année. Dans un contexte de tensions croissantes sur l’appareil productif, l’investissement en équipement serait porté par les perspectives de demande et l’amélioration de la situation financière des entreprises. Les résultats des premiers du second semestres ne confirme pas pour le moment cette prévision.
Pour la France, l’INSEE note qu’en septembre, le climat des affaires en France, à 106, est au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il est néanmoins e retraite de 5 points par rapport à son niveau de décembre 2017, son sommet depuis 10 ans. Durant les derniers mois, le moral des entrepreneurs s’est stabilisé dans les principaux secteurs malgré la baisse observée en septembre dans l’industrie et le commerce de détail.
L’INSEE considère que la contre-performance de la France au 2e trimestre est imputable en partie aux grèves dans les transports qui ont pesé sur la consommation des ménages et gêné la production intérieure. L’arrêt pour maintenance de raffineries ainsi que la faible consommation d’énergie ont également modéré la production. Le retour à la normale devrait créer un rebond favorable au cours du 3e trimestre. La production manufacturière renouerait ainsi avec la croissance au second semestre après la baisse observée au premier. Par ailleurs, la consommation des ménages devrait bénéficier de l’augmentation du pouvoir d’achat. Il est à noter qu’au cours du 2e trimestre, les ménages ont affecté quasi totalement à l’épargne. Les achats importants de voitures en juillet et en août par anticipation du changement de procédure d’homologation des véhicules neufs (WLTP) devraient également contribuer à la hausse de la croissance. Selon l’INSEEE, le PIB français progresserait de 0,5 % au troisième trimestre puis de 0,4 % à l’automne. La croissance annuelle pourrait alors atteindre 1,6 % après 2,3 % en 2017.
Une nette décrue des créations d’emploi
En 2017, la France avait enregistré la création nette de 342 000. Pour 2018, le résultat serait moins florissant avec simplement 129 000 créations en lien avec le ralentissement de l’activité. L’emploi dans les services devrait conserver un rythme de croissance moins dynamique qu’en 2017 quand l’industrie continuerait de réduire ses effectifs d’ici la fin de l’année.
De son côté l’emploi non marchand a baissé avec la diminution du nombre de bénéficiaires de contrats aidés au premier semestre. Au second semestre, cette diminution serait atténuée par la montée en charge graduelle du nouveau dispositif de contrats aidés « Parcours emploi compétences ». Malgré ce tassement des créations d’emploi, le taux de chômage repasserait en-dessous de la barre des 9 % à 8,9 %.
L’APA est la principale allocation visant à répondre au problème financier de la dépendance. Cette allocation permet aux personnes âgées dépendantes de financer des dépenses engendrées par l’accompagnement dont elles ont besoin au quotidien : aide technique, aide professionnelle à domicile, soutien aux proches aidants. Elle est accordée sous condition de ressources et en fonction de l’état de santé du bénéficiaire. 3,8 % des personnes âgées de 60 ans ou plus perçoivent l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), soit 1,2 million de personnes. 59 % vivent à domicile et 41 % en établissement. Entre 2008 et 2013, le nombre de bénéficiaires a augmenté de 11 %. 90 % des bénéficiaires ont plus de 75 ans. Trois-quarts des bénéficiaires de l’APA sont des femmes et la moitié a plus de 85 ans. Les prestations versées dans le cadre de l’APA s’élèvent à plus de 5,5 milliards d’euros. Elles représentent le cinquième des dépenses publiques à la dépendance. Selon une étude du Ministère des Solidarités et de la Santé. La durée moyenne de perception de l’APA est de 3 ans et demi. Pour les hommes, cette durée est de 3 ans et pour les femmes de 4 ans.
Les hommes commencent à percevoir l’APA plus tôt, à partir de 81 ans et demi en moyenne, contre 83 ans et demi pour les femmes. Les hommes sont, en moyenne, moins dépendants et plus souvent pris en charge uniquement à domicile. En revanche, les femmes sont plus souvent prises en charge uniquement en établissement et perçoivent l’APA.
Sur un an, la rémunération moyenne des dépôts des ménages diminue de 5 points de base (0,89% en août 2018, après 0,94% en août 2017), comme celle des Sociétés Non Financières (0,29%, après 0,34%).
| août-2017 | juin-2018 | juil- 2018 (e) | août-2018 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,69 | 0,65 | 0,64 | 0,64 |
| Ménages | 0,94 | 0,91 | 0,90 | 0,89 |
| dont : – dépôts à vue | 0,03 | 0,03 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,01 | 0,78 | 0,79 | 0,78 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,86 | 1,71 | 1,69 | 1,67 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,79 | 0,79 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,29 | 0,27 | 0,27 | 0,27 |
| – plan d’épargne-logement | 2,71 | 2,69 | 2,69 | 2,68 |
| SNF | 0,34 | 0,29 | 0,29 | 0,29 |
| dont : – dépôts à vue | 0,11 | 0,11 | 0,11 | 0,10 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,33 | 0,24 | 0,25 | 0,25 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,65 | 1,44 | 1,43 | 1,40 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,33 | -0,32 | -0,32 | -0,32 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,12 | -0,07 | -0,14 | -0,11 |
Lors d’une réunion le 2 octobre 2018, les partenaires sociaux du régime de retraite Agirc-Arrco des salariés du secteur privé ont confirmé la revalorisation en novembre des pensions complémentaires de 0,6%. Cette revalorisation fait suite à l’application de la formule instituée par l’accord de 2015. Le taux de revalorisation est égal au taux d’inflation moins un point sans pouvoir être négatif. Etant donné que le taux moyen d’inflation a été ces 12 derniers mois de 1,6 %, le taux de revalorisation ressort donc à 0,6 %. Pour 2019 et 2020, les partenaires sociaux n’ont pas précisé s’ils maintenaient le système actuel de revalorisation ou s’ils s’alignaient sur le taux de revalorisation des pensions de base, 0,3 %.
L’Assemblée nationale a, vendredi 28 septembre dernier, adopté l’article 20 du projet de loi PACTE qui concerne la réforme de l’épargne retraite.
Le projet redessine le paysage de l’épargne retraite autour de deux grands principes harmonisation et transférabilité.
Le projet de loi autorise le gouvernement de réformer par ordonnances les dispositions qui concernent l’épargne retraite. Deux gammes de produits seront créés, une à vocation collective et la seconde à vocation individuelle qui prendra le nom de Plan d’Epargne Retraite Individuel.
Les primo-accédants à la propriété pourront utiliser leur produit d’épargne retraite pour acquérir leur résidence principale et cela sans attendre la liquidation de leurs pensions. Ce déblocage anticipé ne sera autorisé que pour l’achat de la première résidence principale.
Des sorties en capital à l’âge de la retraite seront ajoutés aux produits qui n’en étaient pas assorties. Elles pourront intervenir dans certaines limites en une fois ou de façon fractionnée. La fiscalité des sorties en capital pourrait être plus pénalisante que celle de la sortie en rente ou du moins que celle en vigueur actuellement pour les produits qui en sont déjà dotés. Les mesures fiscales ne sont pas encore connues. Le projet de loi prévoit la généralisation de la gestion pilotée des fonds par défaut. Les frais en cas de transfert d’un produit d’épargne retraite seront limités à 3 %.
lire la discussion en séance publique de l’article 20 à l’Assemblée nationale
Lire le texte de l’article 20 modifié en première lecture par l’Assemblée nationale
En 2018, selon l’INSEE 58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Cette part n’a cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010, mais depuis, elle est restée stable. L’augmentation des prix de l’immobilier ces vingt dernières années constituent un handicap à l’augmentation du nombre de propriétaires. La baisse des taux d’intérêt ne compense que partiellement l’augmentation des prix surtout en région parisienne. Par ailleurs, la crise qui s’est accompagné d’une plus grande insécurité en matière d’emploi et de salaire peut expliquer la stagnation de la proportion de propriétaires constatée depuis 2010.
Selon l’INSEE, au 1er janvier 2018, la France métropolitaine compte 35,4 millions de logements. le nombre de logements s’accroît de 1,1 % par an en moyenne depuis trente ans. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont des logements vacants.
Le nombre de résidences principales s’établit à 29,0 millions. Il a crû à un rythme un peu plus élevé que l’ensemble du parc depuis le début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000. Depuis, il suit une progression annuelle moyenne d’environ 0,8 %.
La part des résidences secondaires et logements occasionnels est légèrement moins élevée en 2018 qu’il y a trente ans, tandis que celle des logements vacants est un peu plus élevée. Cette dernière a d’abord diminué lentement, descendant jusqu’à 6 % en 2006, avant de remonter ensuite. Depuis 2006, le nombre de logements vacants s’accroît dans l’ensemble des unités urbaines, mais de façon plus contenue dans celle de Paris. Cette hausse concerne à la fois les logements individuels et collectifs. Néanmoins, elle est un peu moins soutenue sur les dernières années.
Le parc de logements collectifs augmente plus que l’habitat individuel. Les dispositions législatives favorisant la densification de la construction expliquent cette évolution. Néanmoins l’habitat individuel reste majoritaire en représentant 56 % des logements : il est majoritaire parmi les résidences principales comme parmi les résidences secondaires et les logements occasionnels. Mais, depuis 2013, les logements achevés dans l’année sont en effet plus nombreux dans le collectif que dans l’individuel, alors que leurs niveaux étaient proches les années précédentes et que c’était l’inverse jusqu’en 2008.
La rentrée boursière s’est effectuée à petit trop rythmée par les annonces de Donald Trump sur les sanctions commerciale à l’encontre de la Chine et les menaces contre l’Iran. Le pétrole en a profit pour repasser au-dessus de la barre des 80 dollars le baril.
| 2016 | 2017 | 2018 | Taux de croissance annuel | ||||||
| Déc. | Mars | Juin | Sept. | Déc. | Mars | Juin | Mars 2018 | Juin 2018 | |
| Total crédit à la consommation aux particuliers | 159,6 | 162,2 | 163,8 | 166,3 | 169,0 | 171,1 | 173,7 | 5,5% | 6,0% |
| dont Prêts amortissables y compris créances titrisées | 111,6 | 113,4 | 114,6 | 116,3 | 118,5 | 119,1 | 121,0 | 5,0% | 5,5% |
| Comptes ordinaires débiteurs | 7,7 | 8,0 | 7,7 | 8,0 | 8,0 | 8,2 | 8,1 | 2,5% | 5,4% |
| Crédits renouvelables | 19,6 | 19,4 | 19,2 | 18,7 | 18,7 | 18,8 | 18,8 | -3,0% | -1,6% |
| Crédits-bails | 9,1 | 9,5 | 10,4 | 11,4 | 12,1 | 13,0 | 13,6 | 36,3% | 30,8% |
Le Gouvernement a publié au Journal Officiel du 26 septembre les taux de l’usure applicables pour le 4e trimestre.
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
| Contrats de crédit consentis à des consommateurs n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinée à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||
| Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3 000 euros (1) | 15,91 % | 21,21 % |
| Prêts d’un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros (1) | 9,44 % | 12,59 % |
| Prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros (1) | 4,42 % | 5,89 % |
| (1) Pour apprécier le caractère usuraire du taux effectif global d’un découvert en compte ou d’un prêt permanent, le montant à prendre en considération est celui du crédit effectivement utilisé. | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
| Contrats de crédits consentis à des consommateurs destinés à financer les opérations entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation relatif au crédit immobilier (2) ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||
| Prêts à taux fixe (3) : | ||
| – prêts d’une durée inférieure à 10 ans ; | 2,12 % | 2,83 % |
| – prêts d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans ; | 2,14 % | 2,85 % |
| – prêts d’une durée de 20 ans et plus ; | 2,31 % | 3,08 % |
| Prêts à taux variable | 1,84 % | 2,45 % |
| Prêts-relais | 2,44 % | 3,25 % |
|
(2) Incluant les opérations de crédit destinées à regrouper des crédits antérieurs comprenant un ou des crédits mentionnés au 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation dont la part relative dépasse 60 % du montant total de l’opération de regroupement de crédit ; (3) S’agissant du taux de l’usure applicable aux crédits à taux fixe, fixation de seuils de l’usure par tranche de maturité : moins de 10 ans, 10 ans à moins de 20 ans, 20 ans et plus. |
||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
|
Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale |
||
| Découverts en compte | 10,47 % | 13,96 % |
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
|
Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale |
||
| Prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament | 3,41 % | 4,55 % |
| Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable | 1,47 % | 1,96 % |
| Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe | 1,7 % | 2,27 % |
| Découverts en compte | 10,47 % | 13,96 % |
| Autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans | 1,47 % | 1,96 % |
Taux moyen pratiqué (TMP) :
Le taux moyen pratiqué (TMP) est le taux effectif des prêts aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable, d’un montant inférieur ou égal à 152 449 euros. Ce taux est utilisé par la direction générale des finances publiques pour le calcul du taux maximum des intérêts déductibles sur les comptes courants d’associés.
Le taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit au cours du troisième trimestre de 2018 pour cette catégorie de prêts est de 1,47 %.
Les dispositions du présent avis font référence aux articles L. 313-1 et L. 314-6 du code de la consommation, dans leur rédaction résultant de l’ordonnance n° 2016-351 du 25 mars 2016 sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage d’habitation.
Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de +2,2 % après +2,3 % en août, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE Cette légère baisse du rythme de croissance de l’inflation résulterait, d’une part, d’un ralentissement des prix des services et de l’énergie et, d’autre part, d’un recul un peu plus marqué de ceux des produits manufacturés. En revanche, la baisse de l’inflation serait atténuée par une nette accélération des prix des produits alimentaires liée à celle des prix des produits frais.
Sur un mois, les prix à la consommation enregistrent un petit recul de −0,2 % après +0,5 % en août. Ce repli s’expliquerait par celui, saisonnier, des prix des services liés au tourisme. En revanche, les prix énergétiques augmenteraient sur le mois après une stabilité en août. Ceux des produits manufacturés accéléreraient après la fin, en août, des soldes d’été sur le territoire métropolitain. Enfin, les prix des produits alimentaires seraient plus dynamiques que le mois précédent.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait légèrement : +2,5 % en septembre après +2,6 %. Sur un mois, il se replierait à −0,2 % après un rebond à +0,5 % le mois précédent.
Au cours de l’année, en fonction des émissions de titres, des échéances des emprunts souscrits et des rentrées fiscales, l’endettement public varie. Il est en règle générale plus élevé au cours du 1er semestre qu’au cours du second. Pour le deuxième trimestre, la dette publique s’est établi à 99 % du PIB en légère baisse par rapport au 1er (-0,3 point). En volume, elle augmente de 5,2 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent et elle s’élève à 2 299,8 milliards d’euros. La dette publique nette augmente plus fortement (+14,4 milliards d’euros).
La contribution de l’État à la dette croît de 19,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2018. Celle des organismes divers d’administration centrale (Odac) diminue de 2,0 milliards d’euros. La contribution des administrations publiques locales (Apul) à la dette diminue un peu plus modérément (−0,7 milliard d’euros) : les communes se désendettent de 0,5 milliard d’euros, les départements comme les régions de 0,3 milliard d’euros. Au contraire, les organismes divers d’administration locale (Odal) s’endettent de 0,5 milliard d’euros. La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette diminue fortement (−11,7 milliards d’euros), surtout du fait de la Cades (−10,8 milliards d’euros) et dans une moindre mesure de l’Acoss (−1,0 milliard d’euros), de la Cnaf (−0,8 milliard d’euros), de la Cnam (−0,3 milliard d’euros) et des hôpitaux publics (−0,1 milliard d’euros). A contrario, l’Unedic s’endette à hauteur de 1,3 milliard d’euros.
Selon l’INSEE, en août, les dépenses de consommation des ménages en biens ont augmenté de 0,8 % en volume, après une stabilité en juillet (+0,0 %). Cette hausse est portée par l’augmentation de la consommation en biens fabriqués (+2,5 % après +0,0 %), malgré le repli de la consommation alimentaire (−0,6 %) et des dépenses d’énergie (−0,5 %).
Au mois de septembre, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique diminue. L’indicateur qui la synthétise perd 2 points et atteint son plus bas niveau depuis avril 2016. Il demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
L’opinion des ménages sur leur situation financière future se dégrade de 5 points. En revanche, l’opinion des ménages sur leur situation personnelle passée est stable et se maintient au-dessous de sa moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est quasi stable. Le solde correspondant se situe au-dessus de sa moyenne de longue période depuis janvier 2016.
En septembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue fortement. Le solde correspondant perd 6 points et s’éloigne de sa moyenne de long terme. De même, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future continue de diminuer nettement. Le solde correspondant perd 4 points, soit autant qu’en août. Il se situe désormais au niveau de sa moyenne de longue période. Le solde sur la capacité d’épargne actuelle des ménages est quant à lui presque inchangé et se maintient légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
Sans surprise, les ménages sont plus nombreux à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois. Le solde correspondant gagne 11 points. Il dépasse ainsi sa moyenne de longue période. Les ménages sont également plus nombreux que le mois précédent à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois : le solde correspondant, déjà au-dessus de sa moyenne de long terme, gagne 4 points. Cette prise en compte de l’inflation explique, en grande partie, l’inquiétude plus marquée des ménages sur l’évolution du niveau de vie. En effet, l’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France est également en baisse. Le solde correspondant perd 2 points et atteint son plus bas niveau depuis mai 2017. En outre, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie futur en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois diminue très fortement : le solde correspondant perd 7 points et demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage diminuent en septembre : le solde correspondant perd 4 points après en avoir gagné 8 en août. Il demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
Le Gouvernement a présenté, mardi 25 septembre 2018, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Pour la première fois depuis 2001, le régime général de la Sécurité sociale et le Fonds de Solidarité Vieillesse dégage en solde prévisionnel un excédent de 800 millions d’euros. Pour 2018, les pouvoirs publics tablent sur un solde positif de 1 milliard d’euros.
Pour 2019, le PLFSS prévoit pour les différentes branches les soldes suivants :
Fin 2018, 60 % de la dette détenue par la CADES sera amortie, soit 1551 sur 260 milliards d’euros. L’Etat a prévu d’affecter à la Caisse 15 milliards d’euros de dettes portées par l’ACOSS avec en contrepartie l’affectation de 5,1 milliards d’euros de CSG à l’horizon 2022.
Les dépenses du régime général devraient atteindre 404,2 milliards d’euros en 2019 contre 395,7 milliards d’euros en 2018. Ils se répartissent de la manière suivante :
Au 1er janvier 2019, le minimum vieillesse sera revalorisé de 35 €, portant son montant à 868 € par mois pour une personne seule. Pour les couples, cette hausse sera de 54 €, portant le montant de l’allocation à 1 348 €.
Conformément à l’engagement pris par Emmanuel Macron, une nouvelle hausse est programmée le 1er janvier 2020 afin de porter le minimum vieillesse à 903 € par mois pour une personne seule et à 1 402 € par mois pour un couple.
Selon l’INSEE, au mois de septembre, le climat des affaires gagne 0,3 point et passe de 105,3 à 105,6 point. Cette légère remontée met fin à un processus d’effritement qui était en cours depuis novembre 2017.
À un niveau très élevé fin 2017, il avait décru quasi continûment depuis le début de l’année. Par rapport au mois d’août, l’indicateur de climat des affaires perd trois points dans l’industrie et deux points dans le commerce de détail. Il est stable dans le bâtiment. Il gagne un point dans les services et deux dans le commerce de gros.
En septembre, le climat de l’emploi s’améliore également. L’indicateur se situe à 108, soit bien au-dessus de sa moyenne de longue période. Pour l’essentiel, cette hausse résulte du rebond du solde d’opinion relatif à l’emploi passé dans les services hors intérim, atténué par la baisse des soldes relatifs à l’emploi passé dans le commerce de détail et les services d’intérim et à l’emploi prévu dans les services hors intérim.
Le projet de loi de finances pour 2019 prolonge celui de cette année. La grande majorité des mesures fiscales, taxe d’habitation, transformation du CICE, baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, avait été actée l’année dernière. Contraint par le ralentissement de la croissance, le Gouvernement disposait de peu de marges pour innover en matière de budgétaire. Le projet de loi de finances pour 2019 comporte peu de dispositions intéressant l’épargne à la différence de celui de 2018 qui avait vu la naissance du PFU et la suppression de l’ISF, remplacé par l’IFI.
Une équation budgétaire complexe
Le gouvernement a retenu un taux de croissance de 1,7 % pour 2019 jugé assez réaliste. La Banque de France prévoit une croissance à 1,6 % mais l’OCDE l’estime de son côté à 1,8 %. Cette croissance offre l’avantage de doper un peu les recettes et de réduire d’autant le déficit. Le Gouvernement a prévu un taux d’inflation (hors tabac) de 1,3 % faisant suite à une inflation de 1,6 % en 2018 (1,8 % avec le tabac).
La croissance est un peu plus faible qu’espéré il y a encore quelques mois. Le ralentissement qui pouvait être attendu au cours de l’année prochaine est intervenu plus tôt ce qui réduit les marges de manœuvre du Gouvernement.
Le montant des dépenses publiques n’est censé augmenter que de 0,6 % en 2019 contre +1,4 % en 2018. Pour l’Etat, une baisse de 0,8 % est attendue. Le Gouvernement a pris l’engagement de ramener les dépenses publiques à 54 % du PIB en 2019 contre 54,6 % en 2018. De leur côté, les prélèvements obligatoires pourraient, à en croire le Ministère de l’Économie et des Finances, passer de 45 % du PIB à 44,2 % du PIB.
Le déficit connaîtra un rebond en 2019 du fait de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en exonération de charges sociales. Etant donné que le crédit d’impôt était accordé avec un voire deux ans de décalage, sa transformation donne lieu à un double paiement par l’Etat. Le déficit atteindra donc 2,8 % du PIB quand sans l’opération sur le CICE il n’aurait été que de 1,9 %. Le solde budgétaire frôlerait avec les 100 milliards d’euros (98,7 milliards d’euros). Le Gouvernement prévoit qu’en 2020, le déficit public ne sera plus que de 1,4 % de PIB.
La dette publique continuera de se rapprocher de la barre symbolique des 100 % du PIB avec un taux de 98,6 % du PIB. Elle devrait commencer à décroître en 2020 en passant à 97,5 % du PIB. En 2022, elle ne devrait s’élever qu’à 92,7 % du PIB.
Compte tenu des choix décidés en 2018 et 2019, les efforts de réduction des dépenses et des déficits devront être accrus en fin de mandat afin de respecter les engagements pris en 2017.
La question du pouvoir d’achat des ménages
Avec la hausse des prix du carburant et les mesures ayant concerné les retraités, le Gouvernement était attendu sur le pouvoir d’achat des ménages. S’il a augmenté, selon l’INSEE, de 0,7 point au 2e trimestre 2018, le ressenti par l’opinion publique était tout autre.
Le Gouvernement a, à travers le PLF 2019, mis en avant une réduction de 6 milliards d’euros de prélèvements obligatoires pesant sur les ménages faisant suite à une diminution de 2 milliards d’euros en 2018.
La principale mesure pour les ménages concerne la taxe d’habitation dont profiteront 80 % des ménages. Dans le document du PLF, le Gouvernement souligne que le basculement de la CSG en année pleine devrait procurer un gain de 4,1 milliards d’euros sans toutefois préciser quel en sera le surcoût pour les retraités. Les bénéficiaires d’heures supplémentaires enregistreront un gain de pouvoir d’achat en raison de l’exonération des charges sociales.
,Le Gouvernement a également décidé de maintenir la prime à la conversion des véhicules polluants et par ailleurs le chèque énergie pour les ménages en précarité énergétique sera relevé de 150 à 200 euros en moyenne.
L’augmentation des droits sur le tabacs et les taxes sur l’essence devrait, en revanche, accroître les prélèvements sur les ménages de 2,3 milliards d’euros.
Mesures concernant les ménages
| 2018 | 2019 | |
| Taxe d’habitation | -3,2 | -3,8 |
| Exonérations charges sociales heures supplémentaires | -0,6 | |
| Prélèvement Forfaitaire Unique | -1,6 | -0,3 |
| Baisse de la CSG pour les retraités modestes | -0,3 | |
| Bascule CSG / cotisations | 4,4 | -4,1 |
| Prolongation et recentrage Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique | 0,8 | |
| IFI en lieu et place ISF | -3,2 | |
| Élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi de personnes à domicile | -1,0 | |
| Suppression de cotisations étudiantes | -0,2 | |
| Fiscalité tabac | 0,6 | 0,4 |
| Fiscalité écologique | 2,4 | 1,9 |
L’OFCE considère que les mesures en faveur des ménages portent non pas sur 6 milliards d’euros mais sur de 3,5 milliards apparaît plus rigoureux, car il intègre l’impact des mesures concernant les prestations sociales, et en particulier la faible indexation des retraites et des allocations familiales.
Plus de 18 milliards d’euros d’allègements pour les entreprises
Comme pour les ménages, les allégements qui entreront en vigueur en 2019 ont été actés l’année dernière.
Quelques mesures ont été ajoutées afin de relancer l’épargne salariale ou pour favoriser l’investissement au sein des PME.
La fin du forfait social (20 %) pour les PME de moins de 250 salariés versant de l’intéressement à leurs salariés. Par ailleurs, les PME qui investissent dans la transformation numérique pourront accéder à un suramortissement.
| 2018 | 2019 | |
| Bascule CICE et mesures connexes | -3,7 | -20,9 |
| Baisse du taux d’IS de 33 à 25 sur 5 ans | -1,2 | -2,4 |
| Renforcement du 5e acompte d’IS | +1,5 | |
| Forfait social à 0 % pour les PME de moins de 250 salariés | -0,5 | |
| Surtaxe exceptionnelle d’IS | -5,1 | +0,2 |
| Hausse de la fiscalité écologique | +1,8 | +1,0 |
| Suppression du taux réduit de la TICPE | +1 | |
| Ressources affectées à France compétences | +1 |
Les Français, depuis le début du 2e trimestre, sont en mode « épargnant ». Le taux d’épargne a en effet gagné 0,5 point de mars à juin en passant de 13,7 à 14,2 % du revenu disponible brut. Le Livret A comme l’assurance vie sont les grands gagnants de cette préférence pour l’épargne. Les ménages privilégient depuis plusieurs mois ces deux placements financiers. Les gains de pouvoir d’achat, +0,7 % au cours du deuxième trimestre, ont été ainsi affectés à l’épargne et non à la consommation qui a reculé de 0,1 % au cours de cette même période.
Le mois d’août, pour le Livret A, confirme et accentue cette tendance avec une collecte nette de 1,35 milliard d’euros faisant suite à celle de juillet qui s’était élevée à 880 millions d’euros. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte atteint désormais 11,34 milliards d’euros contre 10,58 milliards d’euros sur la même période en 2017.Le mois d’août est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, seules deux décollectes ont été enregistrées, en 2014 et 2015. Les ménages épargnent en août en vue des dépenses de rentrées et des échéances fiscales (dernier tiers provisionnel et impôts locaux). La très bonne collecte du Livret A, depuis le début d’année, n’est donc pas affectée par la hausse des prix. Le rendement réel du Livret A est négatif de plus d’un point, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années. Les ménages, par précaution, augmentent leur effort d’épargne, afin de faire face à des dépenses dont le montant est attendu à la hausse en raison de l’inflation anticipée. Il y a également la volonté implicite de maintenir constant la valeur de son patrimoine. Le Livret A continue également de bénéficier du désintérêt des ménages pour le Plan d’Épargne Logement.
Les gains de pouvoir d’achat sont attendus à la hausse au cours des prochains mois avec le deuxième train de baisse des cotisations sociales prévu pour le 1er octobre. Si un petit rebond de la consommation est attendu au cours des 3e et 4e trimestres avec à la clef une légère diminution de l’effort d’épargne, malgré tout, à la différence de l’année dernière, la collecte nette du Livret A devrait rester positive dans les prochains mois compte tenu de la résurgence de certaines inquiétudes économiques et sociales.
lire le communiqué avec les graphes sur l’inflation et le taux d’épargne
Selon les résultats détaillés des comptes nationaux du 2e trimestre de l’INSEE, le taux d’épargne a progressé assez fortement durant la période de mars à juin derniers. Il est passé de 13,7 à 14,2 % du revenu disponible brut du 1er au 2e trimestre. C’est la composante financière qui est en hausse. Le taux d’épargne financière est passé, en effet, de 3,7 à 4,2 % du revenu disponible brut. Les Français ont placé les gains de pouvoir d’achat enregistrés au cours du 2e trimestre qui se sont élevés à 0,7 %. En effet, la consommation n’a pas profité de cette augmentation du pouvoir d’achat car elle est ressortie en baisse de 0,1 point au cours du 2e trimestre.
Cette augmentation du taux d’épargne s’est traduite par de bonnes collectes sur le Livret A et sur l’assurance vie. L’augmentation de l’inflation n’a pas eu d’effet négatif, bien au contraire, sur l’épargne. Par effet d’encaisse, les ménages ont accru leur effort. En période de redémarrage de l’inflation, les ménages renforcent leur épargne de précaution afin de faire à des dépenses dont la valeur en prix courant sera amenée à augmenter. Par ailleurs, il y a la volonté implicite de maintenir constant la valeur du patrimoine.
L’assurance vie confirme sa bonne santé estivale avec une collecte nette, au mois d’août, de 2,4 milliards d’euros qui fait suite à celle, du mois de juillet, de 2,7 milliards d’euros. C’est le meilleur résultat enregistré en août depuis 2010.
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit désormais à 17,1 milliards d’euros 5,8 milliards d’euros sur la même période en 2017. Ce mouvement est porté par le versement des cotisations et des primes qui a atteint, sur les huit premiers mois de l’année, 95,2 milliards d’euros contre 89,8 milliards d’euros en 2017. Au mois d’aout dernier, les cotisations se sont élevé à 10,6 milliards d’euros en recul par rapport à juillet (12,4 milliards d’euros) mais elles sont supérieures à leur montant du mois d’août 2017 (9,7). Les rachats ont atteint, en août 2018, 8,2 milliards d’euros contre 9,7 milliards d’euros en juillet dernier et 8,7 milliards d’euros en août 2017. Sur les huit premiers mois de 2018, les rachats ont été donc de 78 milliards d’euros contre 83 milliards d’euros sur la même période en 2017. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève désormais à 1 708 milliards d’euros à fin août 2018, en progression de 3 % sur un an.
Le mois d’août est en règle générale un bon mois pour l’assurance vie. Au cours des dix dernières années, seules deux décollectes ont été enregistrées, en 2011 et en 2012. Le mois d’août, marqué par les vacances, ne donne pas lieu à de nombreuses opérations patrimoniales, ce qui conduit à une traditionnelle baisse des rachats. Si la collecte brute enregistre également une décrue, celle-ci s’est avérée, cette année, assez faible conduisant à une belle collecte nette. Un petit tassement de la collecte des unités de compte est, en revanche, constaté. Elle ne représente que 25 % de la collecte contre une moyenne de 29 % depuis le début de l’année. Les résultats en dent de scie de la bourse peuvent expliquer ce léger recul. Par ailleurs, du fait des vacances, les cotisations du mois d’août sont dominés par les versements réguliers automatiques ; or ils sont orientés plus fortement vers les fonds en euros que vers les unités de compte.
Depuis le début de l’année, l’assurance vie enregistre donc de bons résultats. L’inflation qui érode le rendement réel des fonds en euros ne nuit pas à la collecte. Les ménages, par effet d’encaisse, ont toujours tendance, au moment de la reprise de l’inflation à épargner davantage. Le changement du régime fiscal avec l’introduction du prélèvement forfaitaire unique n’a pas d’incidence Par ailleurs, comme en témoignent également les bons résultats du Livret A depuis le débit de l’année, les Français privilégient la sécurité et la liquidité. L’assurance vie demeure toujours une valeur sûre pour les épargnants. La diminution du nombre de transactions immobilières favorise également ce placement. La fin de l’année devrait rester porteur pour l’assurance vie compte tenu du maintien d’un certain nombre d’incertitudes économiques (inflation, guerre commerciale, ralentissement de la croissance, diverses réformes du gouvernement).
Après l’annonce de la désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation, le Gouvernement avait confirmé qu’une mesure serait prise en faveur des retraités. le Premier Ministre a annoncé un dispositif de lissage pour les retraités dont les revenus se situent juste au-dessus de l’application de la hausse de CSG de 1,7 point intervenue au 1er janvier 2018. Cette hausse s’applique aux retraités dont le revenu fiscal de référence se situe au-dessus de 14 404 euros pour une personne seule, et 22 051 euros pour un couple. 60 % des retraités, soit 7,5 millions de personnes, sont actuellement concernés par la hausse de la CSG. Les 40 % restants, exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit (3,8 %), ne sont pas touchés. En vertu du dispositif retenu par le Gouvernement, il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être concerné par cette augmentation de la CSG. A priori, 300.000 personnes devraient bénéficier de cette mesure dont le coût est évalué à 350 millions d’euros pour les finances publiques.
Selon les dernières statistiques de l’Aspim, la collecte nette des 177 des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) s’est élevé à 2,4 milliards d’euros au cours du 1er semestre 2018. Selon l’association, « ce montant se situe nettement au-dessus de la moyenne de la collecte des premiers semestres des 10 dernières années ». La bonne tenue du rendement et l’appétence des Français pour l’immobilier expliquent ce bon résultat. Les SCPI diversifient de plus en plus leur portefeuille. Le marché allemand en plein essor attire les gérants. L’Allemagne représente près de la moitié (45 %) des investissements opérés hors de France. En matière de rendement, sur les 12 derniers mois, la performance globale de ces placements s’élève à 5 % et, sur les 10 dernières années, elle atteint 6,1 %. Au 2e trimestre 2018, le rendement annualisé des SCPI s’élève à 4,41 %, toutes catégories confondues.
Avec la suppression des préretraites et le report de l’âge de départ à la retraite et même si le taux d’emploi des plus de 50 ans s’est amélioré, un nombre non négligeables de seniors perçoivent ni revenu d’activité, ni de pension de retraite. En 2015, ils étaient 1,4 million de personnes âgées de 53 à 69 ans résidant en France métropolitaine, soit 11 % des personnes de cette tranche d’âge à se trouver dans cette situation. Le service des études du Ministère des Solidarités et de la Santé a réalisé une étude détaillée sur cette catégorie de la population.
Ces seniors n’ayant ni emploi ni retraite sont en majorité des femmes. Ils sont en moins bonne santé et moins diplômés que les autres seniors. Ils sont aussi plus éloignés du marché du travail que les personnes de 25 à 52 ans sans emploi.
Avec un niveau de vie médian de 1 270 euros par mois, le taux de pauvreté des seniors NER atteint 32 %, contre 7 % pour les seniors en emploi ou à la retraite.
Le prélèvement à la source qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 a certainement pesé sur les résultats de l’épargne retraite au cours du premier semestre. En effet, seulement 29 000 Perp ont été souscrits auprès des sociétés d’assurance, soit une baisse de 17 % par rapport au premier semestre 2017. 30 000 contrats de retraite « Madelin » ont été souscrits, en baisse de 12 % par rapport au 1er semestre 2017. En revanche, la collecte n’a pas eu trop à subir du futur prélèvement à la source. Le montant des cotisations versées sur les Perp (0,8 milliard d’euros) est quasi-stable quand celles versées sur les contrats de retraite « Madelin » s’établissent à 1,3 milliard d’euros, en croissance d’1 % par rapport au 1er semestre 2017.
Les députés de la Commission spéciale en charge de l’examen de la loi PACTE ont adopté l’article 20 qui concerne l’épargne retraite. Les députés n’ont pas remis en cause la généralisation de la sortie en capital malgré l’intervention de plusieurs députés de l’opposition sur ce sujet. Ils ont simplement prévu que la sortie en capital avant l’âge de la retraite pour acquérir un bien immobilier ne soit réservée qu’aux primo-accédants. Par ailleurs, ils ont limité à 1 % les frais de transfert des contrats d’épargne retraite d’un organisme à un autre.
Selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux de l’INSEE, le niveau de vie médian (niveau de vie qui partage en deux la population française, la moité des ménages bénéficient d’un revenu inférieur à ce montant et la moitié d’un revenus supérieur) des ménages vivant en France métropolitaine est de 20 520 euros, soit 1 710 euros par mois. Pour un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans, ce montant correspond à un revenu disponible de 43 090 euros par an, soit 3 591 euros par mois.
En 2016, le niveau de vie médian est en hausse de 0,9 % en euros constants, sa plus forte progression depuis 2008. Cette amélioration est imputable au redressement de la croissance et à certaines baisses d’impôt décidées à la fin du mandat de François Hollande. Cette hausse reste cependant mesurée par rapport à l’évolution annuelle moyenne antérieure à la crise (+ 1,4 % entre 1996 et 2008). Le niveau de vie médian a diminué continûment de 2009 à 2013, avant de repartir légèrement à la hausse en 2014 et 2015 (respectivement + 0,2 % et + 0,4 %). La hausse plus franche de 2016 permet pour la première fois de repasser en dessus du niveau d’avant-crise, en 2008.
En 2016,l’amélioration du niveau de vie a en priorité concerné, à la différence de 2015, les ménages à revenus modestes. Cette amélioration est imputable à la mise en place de la prime pour l’emploi et à la diminution de l’impôt sur les revenus pour les tranches les plus basses. Selon l’INSEE, l’augmentation du niveau de vie pour les trois premiers déciles se situe entre + 1,4 % et + 1,5 % en 2016. Malgré tout, les ménages de ces trois déciles n’ont pas encore retrouvé leur niveau de vie d’avant 2008. Les ménages de niveau de vie intermédiaire ont surtout profité de la réduction de l’impôt sur le revenu.
Dans le haut de la distribution, à partir du huitième décile et jusqu’au 95e centile, les niveaux de vie sont stables. Les 20 % des ménages les plus aisés acquittent en moyenne des montants d’impôt sur le revenu plus élevés, en raison du dynamisme de leurs revenus en 2015. Ils ont été pénalisés par la mise sous condition de ressources des allocations familiales diminuent qui joue à plein en 2016. Le niveau de vie diminue au-dessus du 95e centile en raison de la baisse notable des revenus du patrimoine, En dix ans, le rendement des fonds euros est passé de 4 à 2 %. Ainsi pour un contrat de 300 000 euros, le manque à gagner est de 6000 euros soit 500 euros par mois.
Les inégalités se réduisent avec le retour de la croissance
En 2016, les principaux indicateurs d’inégalités montrent une faible baisse des inégalités (figure 2). L’indice de Gini ( indice mesurant le degré d’inégalité du niveau de vie. Il varie entre 0 et 1, la valeur 0 correspondant à l’égalité parfaite, la valeur 1 à l’inégalité extrême) est en repli de 0,4 point de pourcentage (0,288 en 2016 au lieu de 0,292 en 2015). Le rapport interdécile, qui mesure le rapport entre le neuvième décile, niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés, et le premier décile, plafond des 10 % les plus modestes, est aussi en baisse (– 0,05 point pour atteindre 3,40). Enfin, en 2016, les 20 % de personnes les plus modestes disposent de 8,9 % de la somme des niveaux de vie (+ 0,1 point), les 20 % les plus aisées de 37,9 % (– 0,4 point). Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes s’établit donc à 4,27 et diminue de 0,08 point.
Les inégalités de niveau de vie ont ainsi retrouvé leur niveau de 2013 mais restent légèrement supérieures à leur niveau d’il y a vingt ans (0,282 en 1996).
Selon l’INSEE, en 2016, 8,8 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, qui s’élève à 1 026 euros par mois. Le taux de pauvreté monétaire s’élève en 2016 à 14,0 % de la population, en baisse de 0,2 point par rapport à 2015.
Le taux de pauvreté des retraités demeure faible (7,4 %) et ne connaît pas d’évolution significative entre 2015 et 2016. Leur niveau de vie médian augmente de 1,8 % en 2016, soit deux fois plus que pour l’ensemble de la population. Cette amélioration est imputable à l’arrivée de nouveaux retraités ayant des pensions plus élevées que les anciens.
Le taux de pauvreté des actifs occupés est de 7,7 %. Le niveau de vie médian des indépendants progresse trois fois plus que celui des salariés (respectivement de + 2,0 % et + 0,6 %). Leur taux de pauvreté est stable ; il reste cependant près de trois fois plus élevé que celui des salariés (17,5 % contre 6,4 %).
Le niveau de vie médian des chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) est quasiment stable (– 0,1 %). Leur taux de pauvreté reste élevé en 2016 (38,3 %). Il est en hausse de 0,7 point.
Le taux de pauvreté des autres inactifs reste à un niveau élevé (31,1 %), il diminue néanmoins de 1,0 point.
Le taux de pauvreté des enfants de moins de 18 ans est stable à 19,8 % (baisse de 0,1 point non significative).
Les familles monoparentales disposent du niveau de vie médian le plus faible (14 650 euros par an). Leurs membres sont quatre fois plus souvent pauvres que les personnes vivant dans un ménage composé d’un couple avec un ou deux enfants (34,8 % contre 8,6 %). Néanmoins, leur niveau de vie de médian croît davantage en 2016 que pour l’ensemble de la population (+ 1,3 % contre + 0,9 %), en partie grâce à la prime d’activité. Cette dernière représente 1,9 % en moyenne de leur revenu disponible, soit davantage que le RSA activité et la prime pour l’emploi cumulés en 2015 (1,1 %).
Les couples sans enfant sont les moins exposés à la pauvreté. Le taux de pauvreté est encore plus faible pour les couples dont la personne de référence a 65 ans ou plus (respectivement 7,7 % pour les couples sans enfant dont la personne de référence a moins de 65 ans et 5,3 % pour les couples dont la personne de référence est plus âgée).
Le Premier Ministre a confirmé le 4 septembre dernier la mise en oeuvre à compter du mois de janvier 2019 du prélèvement à la source pour l’impôt sur le revenu. Des modifications de dernière minute ont été annoncées afin éviter l’impact de la non imputation immédiate des réductions et crédits d’impôt. Ainsi, l’administration fiscale versera dès le 15 janvier, 60 % des crédits et réduction d’impôt concernant les emplois à domicile et l’investissement immobilier locatif ainsi ceux liés aux dons aux associations et fondations. L’administration devrait ainsi verser une avance de plus de 5 milliards d’euros à 8 millions de contribuables.
Les autres crédits d’impôts comme la souscription au capital de PME, au capital de SOFICA ou au capital de FCPI ainsi que l’investissement forestier ne sont pas concernés par l’acompte et seront remboursés en septembre 2019.
Le projet de règlement relatif à la création d’un Produit Paneuropéen d’Epargne-Petraite (PEPP) a été adopté le 3 septembre 2018 par la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Le Parlement a prévu une sortie en rente minimum de 35% du capital pour les contrats PEPP «standards», c’est-à-dire assurant une conservation du capital de départ. La sortie en capital a été limité à 30% du PEPP durant la première année d’ouverture des droits.
Si le marché de la construction neuve patine, en revanche, les ménages continuent d’emprunter pour acquérir des biens immobiliers. Au mois de juillet, selon la Banque de France, les crédits aux particuliers a augmenté de 6,1 %, après + 5,8 % en juin. Cette accélération est porté par celle des crédits à l’habitat (+ 5,8 %, après + 5,6 %). La croissance des prêts à la consommation est quasi stable (+ 6,9 %, après + 7,0 %)
Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) baisse toujours pour s’établir en moyenne à 1,53 % en juillet, après 1,55 % en juin et 1,57 % en mai.
| Encours brut | Taux de croissance annuel brut | ||||
| juil- 2018 | mai-2018 | juin-2018 | juil- 2018 | ||
| Total | 1 196 | 5,9 | 5,8 | 6,1 | |
| Habitat | 985 | 5,7 | 5,6 | 5,8 | |
| Consommation | 175 | 6,9 | 7,0 | 6,9 | |
| Autres | 36 | 6,0 | 7,5 | 8,7 | |
A l’Assemblée nationale, la Commission spéciale constituée pour l’examen du projet de loi PACTE qui compte la réforme de l’épargne retraite se réunira à compter du mercredi 5 septembre. L’examen devrait se poursuivre jusqu’au 15 septembre. La première réunion sera consacrée à l’audition des Ministres Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, et Delphine Gény-Stephann,secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.
Au mois de juillet, le taux de rémunération moyen des livrets bancaires était de 0,26 % en baisse de 0,01 point par rapport à juin. Le rendement réel de ce type de placement est négatif d’au moins 1,5 point. Après impôt, le rendement réel net est donc de -1,6 point.
Le rendement brut moyen des Plans d’Epargne Logement reste constant à 2,69 %.
| juil- 2017 | mai-2018 | juin-2018 (e) | juil- 2018 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,70 | 0,66 | 0,65 | 0,64 |
| Ménages | 0,94 | 0,91 | 0,91 | 0,90 |
| dont : – dépôts à vue | 0,03 | 0,03 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,03 | 0,82 | 0,78 | 0,79 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,88 | 1,72 | 1,71 | 1,69 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,79 | 0,79 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,30 | 0,26 | 0,27 | 0,26 |
| – plan d’épargne-logement | 2,72 | 2,69 | 2,69 | 2,69 |
| SNF | 0,35 | 0,29 | 0,29 | 0,29 |
| dont : – dépôts à vue | 0,12 | 0,10 | 0,11 | 0,11 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,36 | 0,25 | 0,24 | 0,26 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,67 | 1,46 | 1,44 | 1,43 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,33 | -0,33 | -0,32 | -0,32 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,03 | 0,01 | -0,07 | -0,14 |
La dernière semaine du mois d’août aura été marquée encore par les faits et gestes de Donald Trump au sujet de la guerre commerciale. Après l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et le Mexique, les investisseurs s’attendaient à ce que le Canada s’y joigne. Mais les pourparlers entre les Américains et les Canadiens se sont rapidement embourbés.
Ottawa était prêt à accepter des concessions sur une plus grande ouverture du marché du lait voulue par Washington et espérant espérait en contrepartie que Washington assouplisse sa position sur le système de résolution binational des litiges. L’administration américaine a rapidement fait savoir que la position américaine était sur le sujet inflexible. Par ailleurs, Donald Trump a confirmé la mise à exécution de sa menace d’imposer de nouveaux tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises. Donald Trump a également attaqué l’Union européenne en jugeant sa proposition de suppression des droits de douane sur tous les produits industriels américains entrant en Europe pour échapper au durcissement des barrières tarifaires américaines. Par ailleurs, Donald Trump a, une nouvelle fois, indiqué qu’il était prêt à faire sortir les Etats-Unis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le secteur de l’automobile a été, de ce fait, orienté à la baisse. Il en fut de même pour les entreprises du secteur du jeu vidéo. En effet, les autorités chinoises veulent limiter le nombre de jeux vidéo en ligne et ceux mis sur le marché au nom de la santé publique. Les jeux sont accusés de favoriser la survenue de la myopie chez les enfants,
Au mois d’août, les grands indices européens ont diminué. Ce mois d’été rarement bon pour les actions s’est déroulé dans un contexte de montée des incertitudes économiques. Le ralentissement de la croissance au sein de la zone euro, les interrogations sur le devenir de l’Italie, la poursuite de la guerre commerciale, la hausse du pétrole sur fond d’embargo iranien sont autant de facteurs qui peuvent expliquer la morosité des marchés. Les indices américains continuent, en revanche, leur marche en avant, imperturbable en phase avec les bons résultats de l’économie. L’indice des valeurs technologiques (NASDAQ) a gagné depuis le début de l’année près de 17,5 %.
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