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L’indice phare de la place de Paris, le CAC 40, a enregistré de bons résultats au cours du deuxième trimestre, dans le sillage d’une Europe boursière bien orientée depuis le printemps, et ce malgré la guerre au Moyen-Orient et la hausse des cours de l’énergie. Il a gagné plus de 8 %. Au cours du mois de juin, la hausse a été de 3,2 %, portant sa progression à plus de 9 % sur un an, soit bien davantage que celle de son homologue allemand, le DAX, qui n’a gagné que 4,25 %. L’indice parisien a ainsi signé son meilleur résultat trimestriel depuis le premier trimestre 2024. L’EuroStoxx 50 a progressé de plus de 4 % en juin et de plus de 19 % sur un an. Sur le deuxième trimestre, la hausse a atteint 14 %.
Le S&P 500 a reculé de 1,33 % en juin mais a gagné plus de 8 % sur le premier semestre. Le Dow Jones a progressé de 2,5 % en juin et de 8,24 % sur le premier semestre. Le Nasdaq a abandonné plus de 3 % en juin tout en conservant un gain de près de 12 % sur les six premiers mois de l’année. Néanmoins, sur le deuxième trimestre, les indices américains sont restés bien orientés, avec un gain de 26 % pour le Nasdaq et de plus de 18 % pour le S&P 500.
L’indice japonais, le Nikkei, a enregistré une hausse de 39,18 % sur le premier semestre, toujours porté par les valeurs technologiques. De son côté, l’indice chinois, le Shanghai Composite, a enregistré une progression plus modeste de 3,26 %.
La hausse des cours est toujours portée par les valeurs de haute technologie. Au cours du mois de juin, le repli des cours de l’énergie a contribué à accélérer la progression des indices. Le ralentissement, plus marqué qu’attendu, de l’inflation française, ainsi que les bonnes anticipations de résultats des entreprises, ont conforté les investisseurs dans leur optimisme. Le reflux des prix de l’énergie, qui a effacé une partie de la pression exercée sur l’inflation et sur les taux d’intérêt des banques centrales, joue en faveur des actions.
La publication du taux d’inflation du mois de juin, à +2 %, contre 2,8 % en mai, selon la première estimation de l’INSEE, a été bien accueillie par les marchés. En Italie, l’inflation est revenue à 3,1 %, alors que le consensus tablait sur une stabilité à 3,2 %.
Les investisseurs sont également optimistes concernant les résultats des entreprises pour le deuxième trimestre. Deutsche Bank anticipe une croissance de 14 % des bénéfices des entreprises européennes, soit deux points de plus que le consensus.
Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné 14 % depuis le début du mois d’avril et se dirige vers son meilleur trimestre en six ans. « Les futures sont soutenus par un regain d’intérêt pour le secteur technologique, les investisseurs revenant à l’idée que les technologies de l’information constituent l’un des rares secteurs offrant une croissance des bénéfices solide et fiable. »
Le cours du baril de pétrole (Brent) a reculé de 36,38 % au cours du deuxième trimestre. Ce mouvement est avant tout intervenu après la signature du protocole de paix entre les États-Unis et l’Iran.
Au deuxième trimestre, l’once d’or a perdu plus de 10 % de sa valeur et s’échangeait, fin juin, autour de 4 000 euros. L’apaisement des tensions avec l’Iran, même s’il demeure fragile, ainsi que les ventes réalisées par certains États, notamment la Russie et plusieurs pays du Moyen-Orient, expliquent l’évolution du cours du métal précieux. La hausse des rendements obligataires a également pesé sur le cours de l’or.

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