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Le coin des marchés financiers : un mois de septembre sous la contrainte des taux

Epargne • 30 septembre 2026

Le mois de septembre a été rythmé par la hausse des taux souverains. L’augmentation est globale. Elle est alimentée par la persistance des tensions inflationnistes avec un baril de pétrole (Brent) qui  reste au-dessus des 100 dollars et par la dérive dans de nombreux pays des comptes publics.

En France comme en Espagne, en Allemagne et en Italie, l’inflation est en orientée à la hausse. Dans l’Hexagone – en données harmonisées de l’Union européenne – elle a accéléré plus que prévu en septembre, pour s’établir à 3,4 % sur un an, contre 2,6 % en août et 3,2 % attendu. L’énergie est responsable de cette accélération des prix avec une progression de 21,2 % sur un an. En France, les ménages sont de plus en plus contraints en matière de revenus. Les dépenses de consommation des ménages en biens ont ainsi reculé de 0,5 % en août quand les économistes attendaient une stagnation. La France est de plus en plus dans l’œil des marchés en raison de sa dette qui se rapproche des 120 % du PIB et des incertitudes qui pèsent sur l’adoption du projet de loi des finances. L’aléa politique contribue également à la hausse du taux de l’OAT à 10 ans qui est passé durant le mois de septembre de 4,1 à 4,8 %. L’écart de taux avec l’Allemagne atteint désormais 1,3 point contre 0,9 fin août. Il faut remonter à 2012 en plaine crise des dettes souveraines pour avoir un tel écart. A demi-mots, la survenue d’une crise obligataire française commence a être évoquée. Certaines banques américaines ont annoncé vendre des obligations françaises en raison de l’accumulation de signaux négatifs (Franklin Templeton, Pimco, Vanguard…). D’autres comme Goldman Sachs n’acquièrent plus de titres français.

Les actions européennes et surtout françaises ont dans ce contexte reculé au mois de septembre, les investisseurs préférant les obligations. Le CAC 40 a terminé le mois de septembre en-dessous des 8000 points. A 7964,51 points à la clôture, le CAC40 était, le 30 septembre, à son plus bas niveau depuis la mi-mai. Sur le mois, le baromètre perd 4,44 %, sa pire performance depuis mars. Une défiance à l’encontre de la France s’installe. La situation pourra se détendre en fonction de l’évolution de la discussion budgétaire. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a perdu 4 % en septembre quand en revanche le Nasdaq et le S&P500, toujours portés par les valeurs technologiques ont continué leur marche en avant.

 30/ 09/2026Variation mensuelle 09/2026 (en %)Variation sur un an (en %)31/ 12/202531/ 12/2025
CAC407 964,51-4,44+0,878 149,507 380,74
DAX25 199,19-3,99+5,5724 490,4119 909,14
Footsie 10010 606,00-1,70+13,439 931,387 451,74
Eurostoxx 506 269,02-2,27+13,465 791,414 895,98
Dow Jones50 906,05-4,00+10,0548 220,1342 544,22
Nasdaq Composite26 861,06+2,41+19,1823 372,7519 310,79
S&P 5007 651,54+0,12+15,056 879,575 881,63
Nikkei66 753,72 +0,67+48,2050 339,4839 894,54
Shanghai Composite3 842,19-3,61-0,533 968,843 351,76
Euro/dollar1,1339-2,53-3,341,17351,0380
Once d’or (USD)4 158,04-6,421+8,4714 325,172 613,95
Pétrole Brent (USD)103,76+14,34+54,6561,2374,30
Bitcoin (USD)84 256,0092+6 ,76-26,2287 566,440693 776,61
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