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Le Coin des marchés du mois de mars

Epargne 31 mars 2026

La guerre au Moyen-Orient a provoqué l’envolée des cours du pétrole et du gaz et a mis à mal les circuits d’approvisionnement de cette région. Les entreprises du luxe, mais aussi de l’agroalimentaire, notamment européennes, éprouvent de grandes difficultés pour acheminer leurs produits. Ce conflit accroît les coûts de production et pèse sur les exportations de plusieurs secteurs. Il a provoqué une baisse des valeurs boursières, une hausse des taux obligataires, ainsi qu’un recul de l’euro et du cours de l’or.

Le mois de mars 2026 a été le plus mauvais constaté depuis l’épidémie de Covid survenue six ans plus tôt, le CAC 40 ayant reculé de plus de 6 %. Sur le premier trimestre, les pertes atteignent 4 %, ce qui peut apparaître relativement limité au vu du choc subi. Sur un an, l’indice parisien est stable.

Les valeurs des secteurs du luxe et des transports sont les plus touchées. L’indice allemand, le DAX, perd plus de 7 % en mars, tandis que son homologue japonais chute de plus de 12 %. Le Japon est, en effet, plus dépendant que l’Europe des importations de pétrole en provenance des pays du Golfe. Les grands indices américains cèdent de leur côté plus de 6 % en mars. Sur le trimestre, le Nasdaq est en recul de près de 10 %, subissant à la fois les conséquences de la guerre en Iran et les doutes sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle.

Le taux de l’OAT à 10 ans de l’État français est passé de 3,2 % à 3,7 % au cours du mois de mars. Les investisseurs intègrent une prime d’inflation plus élevée. Le ralentissement attendu de la croissance et l’augmentation des dépenses publiques destinées à compenser la hausse des prix de l’énergie laissent présager une aggravation des déficits publics, incitant les investisseurs à exiger des rendements plus élevés.

Le taux de l’obligation allemande à 10 ans est passé au-dessus de 3 % en mars, et son équivalent américain à plus de 4,3 %, contre 3,9 % fin février.

Malgré les déclarations de Donald Trump à la fin du mois de mars en vue de trouver une solution au conflit en Iran, le cours du baril de Brent restait au-dessus de 110 dollars. Le 31 mars à 18 heures, il s’échangeait à plus de 118 dollars, soit une hausse de plus de 52 % sur un mois. Sur l’ensemble du premier trimestre, il a progressé de 95 %.

Après avoir atteint des records à plus de 5 500 dollars l’once, l’or est en retrait depuis le déclenchement des hostilités. Les investisseurs cherchent à se prémunir contre l’inflation en se tournant vers des placements offrant des rendements plus directement indexés, comme certaines obligations. Ils privilégient également les liquidités afin de conserver une capacité de réaction rapide face à l’évolution des marchés.

Certains ont été conduits à vendre de l’or pour compenser leurs pertes sur les marchés actions. Les pays du Golfe ont également pu puiser dans leurs réserves pour compenser la baisse de leurs recettes pétrolières. Sur l’ensemble du premier trimestre, l’once d’or s’est néanmoins appréciée de plus de 5 %.

Après avoir gagné plus de 13 % face au dollar en 2025, l’euro a reculé de 1,34 %. La monnaie américaine bénéficie de son statut de valeur refuge en période de tensions internationales. Par ailleurs, les États-Unis sont moins exposés au choc pétrolier que les économies européennes.

Le bitcoin n’a pas profité de la guerre au Moyen-Orient. Il a cédé 3,5 % en mars et près d’un quart de sa valeur sur l’ensemble du trimestre. Il reste affecté par les interrogations entourant les valorisations liées à l’intelligence artificielle. Certains investisseurs ont vendu leurs positions afin de compenser des pertes enregistrées sur les valeurs technologiques.

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