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L’économie américaine n’en finit pas de surprendre, surtout en matière d’emploi. La première économie mondiale a créé 162 000 postes dans le secteur non agricole, soit bien plus que les 55 000 attendus par le consensus Bloomberg. Ce résultat est le plus élevé constaté depuis mars. En outre, pour juillet, la suppression de 23 000 postes initialement enregistrée a été révisée, débouchant sur un solde positif de 21 000. Les chiffres de juin ont été révisé à la hausse (+1 000 emplois). Le taux de chômage ressort à 4,1 %, comme anticipé et comme en juillet. Les salaires ont augmenté de 3,1 % sur un an, conformément aux prévisions. Les restaurants et les bars ont été le principal moteur des créations d’emplois, avec 59 000 nouveaux postes, tandis que le secteur de l’éducation a progressé de 42 000 postes et le secteur manufacturier de 16 000. Celui de la santé n’a enregistré qu’une hausse de 13 000 postes, contre une moyenne mensuelle de 32 000 au cours des douze mois précédents.
Les marchés ont globalement peu réagi à la statistique américaine sur l’emploi. Les investisseurs attendent les décisions de la Fed et de la BCE concernant leurs taux directeurs. La réunion de politique monétaire de la Fed est prévue les 15 et 16 septembre, et celle de la BCE le 20 septembre. La probabilité d’une hausse des taux, pour l’une comme pour l’autre banque centrale, est désormais élevée, d’autant plus que l’inflation semble s’installer en Occident. Elle a ainsi atteint 3,3 % en août au sein de la zone euro. La reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis a provoqué une hausse du cours du pétrole. Le baril de Brent a gagné plus de 7 % sur la semaine et s’échangeait à plus de 90 dollars. En Europe, les tensions avec la Russie se sont accrues cette semaine avec la chute d’un drone armé sur l’aéroport de Leipzig. Les grands indices américains sont restés stables sur la semaine, tandis que ceux du Vieux Continent ont légèrement baissé.
Dans ce contexte, les taux souverains poursuivent leur marche en avant. Le taux de l’OAT était proche de 4,2 % en fin de semaine. L’or a, de son côté, perdu 5 %, les investisseurs lui préférant les obligations.
Le tableau des marchés financiers
L’assurance vie marque le pas avec une collecte nette de 4,7 milliards d’euros, contre 6,7 milliards d’euros en juin dernier. Par rapport au mois de juillet 2025, le recul atteint 400 millions d’euros. Il ne s’agit pas d’une rupture mais d’une inflexion. La hausse du taux du Livret A, l’engagement de dépenses importantes (voitures, vacances) et la baisse du pouvoir d’achat peuvent expliquer cette évolution estivale.
Une collecte nette de 4,7 milliards d’euros
L’assurance vie n’a été affectée que marginalement par le relèvement du taux du Livret A de 1,5 à 1,7 %, qui a été annoncé le 15 juillet dernier. Ce dernier n’a connu, par ailleurs, qu’une toute petite collecte en juillet, +80 millions d’euros, malgré le relèvement de son taux de rémunération de 1,5 à 1,7 %.
En règle générale, le mois de juillet réussit assez bien à l’assurance vie. Depuis l’établissement des statistiques par France Assureurs, deux décollectes ont été enregistrées, en 2020 lors de l’épidémie de Covid (-335 millions d’euros) et en 2023 quand le taux du Livret A était à 3 % (-809 millions d’euros). La plus forte collecte en juillet a été enregistrée en 2006 avec 6,993 milliards d’euros.
En juillet, pour la première fois depuis le mois de décembre dernier, les fonds euros repassent en décollecte (−900 millions d’euros), tandis que les supports en UC restent en territoire positif (+3,8 milliards d’euros).
Depuis le début de l’année, le bilan de l’assurance vie demeure toujours exceptionnel. La collecte nette a atteint +41,3 milliards d’euros, supérieure de +8,7 milliards d’euros à celle de 2025 sur la même période. Les supports en UC sont responsables de 75 % de la collecte nette (+31,3 milliards d’euros).
L’encours de l’assurance vie se rapproche des 2 200 milliards d’euros (2 174 milliards d’euros à fin juillet 2026, en hausse de +6,3 % sur un an).
Des cotisations : toujours à haut niveau
Selon France Assureurs, en juillet, les cotisations en assurance vie se sont élevées à 18,8 milliards d’euros, en augmentation de +1 % par rapport au même mois de 2025. Elles dépassent ainsi le précédent record établi sur la même période l’an dernier (18,7 milliards d’euros).
Les cotisations sont portées par les unités de compte (UC, +5 %) quand, en revanche, les fonds euros sont en recul de 2 % sur un an. La bonne tenue des marchés financiers et la hausse du taux du Livret A expliquent sans nul doute cette évolution.
Depuis le début de 2026, les cotisations ont atteint 127,8 milliards d’euros, en hausse de +10,4 milliards d’euros, soit +9 % par rapport aux sept premiers mois de 2025. La hausse atteint 11 % pour les UC (+11 %) et 8 % pour les fonds euros.
La part des UC dans les cotisations s’établit à 42 % sur le mois de juillet 2026 et à 40 % sur les sept premiers mois de l’année.
Des prestations dynamiques
Les ménages français ont retiré plus d’argent de leurs contrats d’assurance vie en juillet 2026 qu’en juillet 2025. Les prestations se sont, en effet, élevées à 14,1 milliards d’euros en juillet 2026, +4 % par rapport à juillet 2025. Les rachats sont en forte croissance sur les supports en UC (+8 %). La progression est moins marquée pour les fonds euros (+2 %). De janvier à juillet, les prestations ont atteint 86,5 milliards d’euros, en hausse de +2 % par rapport aux sept premiers mois de 2025.
L’augmentation des prestations peut s’expliquer par des tensions plus marquées en matière de pouvoir d’achat et l’engagement de dépenses importantes comme l’achat de voitures. De plus en plus de Français souhaitent acquérir un véhicule électrique depuis la hausse du cours du pétrole avec le blocage du détroit d’Ormuz. Enfin, la hausse des prestations est portée par l’augmentation du nombre de décès en lien avec le vieillissement démographique.
L’assurance vie face aux contraintes économiques
L’assurance vie a, pour le moment, été le grand gagnant de l’année 2026 en matière d’épargne. Dans un contexte marqué par la baisse du pouvoir d’achat, qui s’est accentuée au cours du deuxième trimestre, et les incertitudes politiques, le second semestre pourrait être moins porteur. Par ailleurs, les ménages français ont reporté depuis des mois des dépenses importantes comme l’achat de voitures, qui pourraient donner lieu à des rachats d’ici la fin d’année.
L’assurance vie face à la hausse des taux des obligations souveraines
Les taux des obligations souveraines sont orientés à la hausse depuis le début de l’année, en lien avec les tensions inflationnistes, les besoins croissants de financement des États ainsi que les incertitudes politiques et économiques. Le taux de l’OAT à 10 ans est ainsi passé d’environ 3,6 % à 4,1 % entre fin décembre 2025 et fin août 2026.
La hausse des taux des obligations souveraines constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour l’assurance vie. Elle contribue à améliorer progressivement la rémunération des fonds euros. Le taux moyen des obligations acquises à partir des cotisations des assurés augmente, sous réserve que le montant de ces dernières reste dynamique. Les fonds euros récents, ou ceux bénéficiant d’une collecte importante, réagissent plus rapidement à la hausse des taux que les autres.
Cette hausse des rendements s’accompagne néanmoins d’une dépréciation de la valeur de marché des obligations déjà détenues par les assureurs. Plus la hausse des taux est forte et brutale, plus les moins-values latentes sont importantes. Tant que les obligations sont conservées jusqu’à leur échéance, ces moins-values ne sont pas nécessairement réalisées. La situation devient plus délicate en cas de forte augmentation des rachats, qui pourrait contraindre les assureurs à céder des titres avant leur échéance.
Au regard de Solvabilité II, la hausse des taux n’est pas nécessairement défavorable aux assureurs-vie. Elle réduit également la valeur actualisée de leurs engagements et peut ainsi améliorer leur ratio de solvabilité. Le véritable risque réside donc moins dans la hausse des taux en elle-même que dans son caractère brutal et dans une éventuelle augmentation concomitante des rachats.
Chargée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de présenter un plan de financement sur cinq ans d’ici à la fin du mois de septembre, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a évoqué la possibilité de porter le plafond du Livret A de 22 950 à 30 000 euros. La proposition aurait reçu un accueil favorable de la Caisse des Dépôts mais doit encore être arbitrée par Matignon et Bercy.
L’augmentation de l’encours du Livret A devrait permettre à la Caisse des Dépôts de consentir davantage de prêts à long terme pour financer des investissements en phase avec la transition écologique (rénovation des écoles et des bâtiments publics face aux fortes chaleurs, infrastructures d’eau, prévention des incendies, aménagement des villes ou encore protection contre certains risques climatiques).
À la fin de 2025, le Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts qui centralise 60 % des ressources du Livret A gérait 453,3 milliards d’euros et disposait de 244,9 milliards d’euros d’encours de prêts. Sur les 41,7 milliards d’euros de prêts accordés en 2025, 15,7 milliards étaient déjà consacrés à la transformation écologique.
L’histoire des hausses du plafond
Dans les décennies d’après-guerre, le plafond du Livret A était régulièrement relevé, notamment afin de tenir compte de l’inflation et de garantir un volume suffisant de ressources pour le financement du logement social. Il était ainsi fixé à 15 000 francs en 1966. Après de nombreuses augmentations dans les années 1970 et 1980, il atteignait 80 000 francs en 1987, 90 000 francs en 1990 puis 100000 francs à compter du 1er novembre 1991. Le gouvernement indiquait alors explicitement que le Livret A participait au financement du logement locatif social.
Avec le passage à l’euro, le plafond fut fixé, le 1er janvier 2002, à 15 300 euros. Cette opération correspondait avant tout à une conversion, légèrement arrondie à la hausse, des 100 000 francs. Le plafond ne fut réviser ensuite qu’en 2012. François Hollande avait promis durant la campagne présidentielle de doubler le plafond afin notamment de financer la construction de logements sociaux. La hausse fut finalement réalisée par étapes. Le 1er octobre 2012, le plafond passa de 15 300 à 19 125 euros, soit une hausse de 25 %. Un second relèvement, au 1er janvier 2013, le porta à 22 950 euros. En l’espace de trois mois, la capacité maximale de versement avait donc progressé de 50 %. De son côté, un éventuel passage de 22 950 à 30 000 euros représenterait une hausse de 30,7 %.
Depuis 2013, le plafond n’a jamais été indexé sur les prix. Or, selon les données de l’INSEE, l’indice des prix est passé de 83,21 en 2013 à 100 en 2025, soit une augmentation d’un peu plus de 20 %. La simple conservation en euros constants du plafond de 2013 aurait conduit à le porter à environ 27 600 euros en 2025. Un plafond de 30 000 euros constituerait donc certes une augmentation réelle mais relativement faible.
Quels effets attendre du relèvement du plafond ?
En 2012, la collecte nette du Livret A avait atteint 28,16 milliards d’euros, contre 17,38 milliards en 2011. En ajoutant le LDD, dont le plafond avait parallèlement été doublé, les deux produits avaient enregistré près de 49,2 milliards d’euros de collecte nette. Le relèvement des plafonds intervenu au 1er octobre avait provoqué une véritable ruée : pour le seul mois d’octobre, la collecte Livret A-LDD avait dépassé 21 milliards d’euros.
Le mouvement s’était prolongé au début de 2013 après le second relèvement du plafond. La Banque de France relevait qu’au cours des quatre premiers mois de cette année, la collecte du Livret A et du LDD avait atteint 21 milliards d’euros. Sur l’ensemble de 2013, le seul Livret A avait encore enregistré une collecte nette de 12,14 milliards d’euros.
L’expérience de 2012-2013 avait également démontré que la modification du plafond pouvait avoir davantage d’influence à court terme que celle du taux. Au premier trimestre 2013, la collecte était restée très élevée malgré la baisse de la rémunération du Livret A de 2,25 à 1,75 % au 1er février. En revanche, après une nouvelle baisse du taux à 1,25 % en août, la collecte s’était retournée.
En 2012/2013, les ménages avaient transféré des sommes provenant de leurs comptes courants, de livrets bancaires fiscalisés et de l’assurance-vie vers les produits réglementés. Le Conseil des prélèvements obligatoires a souligné que le fort accroissement de la collecte du Livret A en 2012 avait coïncidé avec une décollecte de l’assurance-vie. Néanmoins, celle-ci était avant provoquée par la crise des dettes souveraines et par les répercussions de la loi Sapin II qui permet à l’Etat en cas de crise obligataire de bloquer les contrats d’assurance vie pendant une courte période
L’augmentation du plafond permettrait aux titulaires de Livret A au plafond d’effectuer des versements. Selon la Banque de France, en 2025, 15 % des Livrets A avaient déjà un encours supérieur au plafond de 22 950 euros Ces livrets concentraient 47 % de l’encours total. Le relèvement peut potentiellement générer 10 milliards d’euros d’encours supplémentaires.
Les conséquences pour l’Etat et les banques
L’augmentation de l’encours exonéré d’impôt entraîne un manque à gagner fiscal. Celui-ci dépendra de la provenance de l’argent placé. Le coût sera faible si les sommes viennent de comptes courants non rémunérés, mais plus important si elles sont transférées de placements fiscalisés.
Les banques pourraient perdre une partie des ressources déposées sur les livrets bancaires ou les comptes à terme. Certes, une fraction de l’épargne réglementée reste dans leur bilan, mais un relèvement brutal du plafond modifie les arbitrages entre produits d’épargne, comme cela avait été constaté en 2012. Cela pourrait provoquer ds surcouts pour des banques.
La France cherche depuis plusieurs années à orienter davantage l’épargne des ménages vers le financement à long terme des entreprises, que ce soit à travers l’assurance-vie, les plans d’épargne en actions ou les plans d’épargne retraite. Favoriser l’épargne réglementée entre en contradiction avec cet objectif qui est également défendu par la Commission européenne.
Le relèvement du plafond ne signifie pas automatiquement une hausse de l’investissement. La Caisse des Dépôts dispose déjà de ressources importantes. Le Fonds d’épargne comptait fin 2025 plus de 200 milliards d’euros d’actifs financiers parallèlement à ses encours de prêts. La question du financement de l’adaptation climatique ne se résume pas au volume de l’épargne disponible, elle suppose l’identification de projets rentables.
Jeudi 3 septembre, l’Agence France Trésor a levé près de 13,5 milliards d’euros à travers quatre lignes d’obligations assimilables du Trésor (OAT), avec des rendements compris entre 4,19 et 4,74 %. La France doit désormais financer des déficits élevés dans un environnement monétaire et financier beaucoup moins favorable qu’entre 2015 et 2023. À cette contrainte s’ajoute une incertitude politique croissante à l’approche de l’examen du budget pour 2027 et, au-delà, de l’élection présidentielle qui provoque un écart de taix grandissant avec l’Allemagne.
Lors de l’adjudication du 3 septembre, l’OAT arrivant à échéance en 2036 assortie d’un coupon de 1,25 % a permis de lever 3,3 milliards d’euros avec un rendement moyen de 4,19 %. Une seconde OAT de même échéance, mais dotée d’un coupon de 3,70 %, a représenté à elle seule 6,862 milliards d’euros d’émissions pour un taux de 4,23 %.Sur les maturités les plus longues, le coût augmente encore. L’État a emprunté 1,676 milliard d’euros à échéance 2040 au taux de 4,51 % et 1,659 milliard d’euros à échéance 2046 au taux de 4,74 %. La France retrouve ainsi des conditions de financement qui n’avaient plus été observées depuis le début des années 2000. L’écart entre le rendement de l’OAT à dix ans et les taux monétaires à court terme atteint désormais environ 1,4 point, soit un niveau proche de sa moyenne des trente dernières années. Ce retour à la normale monétaire est tout sauf neutre pour un État dont l’endettement a fortement augmenté durant les années de taux bas.
La hausse du coût de la dette intervient au moment où les besoins de financement de la France atteignent des niveaux historiquement élevés. Toutes maturités confondues, les émissions devraient dépasser 530 milliards d’euros en 2026. À titre de comparaison, en 2020, année de la crise sanitaire et du « quoi qu’il en coûte », les émissions avaient légèrement dépassé 400 milliards d’euros. Cette augmentation résulte d’abord de la persistance du déficit public. Celui-ci s’est élevé à 5,4 % du PIB en 2025, soit environ 152 milliards d’euros. Pour 2026, les besoins nouveaux liés au déficit se situent encore entre 140 et 150 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent les refinancements des titres arrivant à échéance. La hausse des taux se transmet progressivement à la charge de la dette. Le mécanisme est simple : les obligations anciennes, souvent émises à des rendements proches de zéro, sont progressivement remplacées par de nouveaux titres portant des taux de 3, 4 %, voire davantage. La charge d’intérêts sur la dette à moyen et long terme pourrait ainsi augmenter d’environ 8 milliards d’euros pour se rapprocher de 55 milliards d’euros par an. Sur les six premiers mois de 2026, les intérêts versés ont déjà représenté 34,5 milliards d’euros, soit une progression de 19 % sur un an.
Début septembre, la dette publique française avoisine 3 563 milliards d’euros, soit près de 118,4 % du PIB. La dette négociable française est majoritairement détenue par des investisseurs non-résidents. Leur part se situe autour de 56 %, contre 44 % pour les investisseurs français. La forte présence des investisseurs internationaux n’est pas en soi anormale. Le marché des OAT est l’un des plus liquides d’Europe. Les titres français figurent dans les grands indices obligataires internationaux et disposent d’un marché secondaire profond. Cette ouverture permet à la France d’accéder à une base d’investisseurs très large et donc de financer des volumes considérables. Elle a néanmoins une contrepartie. La France est davantage exposée au jugement des investisseurs internationaux sur la qualité de ses finances publiques. Toute détérioration de la crédibilité budgétaire peut se traduire rapidement par une hausse de la prime de risque exigée pour détenir des titres français.
L’évolution récente des taux français ne s’explique évidemment pas uniquement par la situation des finances publiques. La remontée des prix de l’énergie, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient, entretient les anticipations inflationnistes. Avec un baril de Brent revenu autour de 90 dollars, les investisseurs redoutent une inflation plus durable et, par voie de conséquence, des taux directeurs maintenus plus longtemps à un niveau élevé.
À cette contrainte internationale s’ajoute une spécificité française : l’incertitude politique. Après avoir réussi à faire adopter le budget pour 2026 malgré plusieurs motions de censure, le gouvernement de Sébastien Lecornu doit préparer le projet de loi de finances pour 2027 avec une Assemblée nationale toujours dépourvue de majorité stable.
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