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Après trois semaines successives de baisse, le CAC 40 s’est stabilisé à la fin du mois de mars. Les investisseurs prennent en compte la tentative d’ouverture de négociations entre les États-Unis et l’Iran par l’entremise du Pakistan. Malgré tout, les investisseurs semblent de moins en moins enclins à croire aux scénarios de désescalade, malgré le report de l’ultimatum américain au 7 avril pour d’éventuelles frappes sur les centrales électriques iraniennes. Pour le moment, le détroit d’Ormuz demeure toujours grandement fermé. Ces derniers jours, les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir forcé plusieurs porte-conteneurs à faire demi-tour. L’Iran conserve, malgré les milliers de tirs de missiles américains et israéliens, des lanceurs capables de toucher les pays du Moyen-Orient.
Les premières statistiques du mois de mars confirment une accélération des prix au sein des pays occidentaux. En Espagne, le taux d’inflation a atteint 3,3 % sur un an, un pic depuis juin 2024. Outre-Atlantique, le moral des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, s’est dégradé en mars, avec un indice définitif à 53,3, tandis que les anticipations d’inflation à un an remontent à 3,8 % (3,6 % en première estimation), sous l’effet de la hausse des prix de l’essence. Selon les économistes interrogés par Bloomberg, l’indice des prix PCE américain pourrait progresser de 3,1 % en moyenne cette année, contre 2,6 % initialement prévus. La première baisse de taux en 2026 est désormais attendue en septembre. Concernant la Banque centrale européenne, les indications données par le marché des swaps laissent entrevoir un resserrement possiblement dès la réunion du mois prochain, avec trois hausses de taux au total sur l’année.
Si les marchés européens ont été stables cette semaine, aux États-Unis, les indices S&P 500 et Nasdaq ont enregistré des baisses de plus de 2 %, les valeurs américaines avaient reculé de manière assez faible depuis le début du conflit. La crainte d’une intervention terrestre peut également expliquer le repli de cette semaine.
Le baril de Brent au-dessus des 110 dollars
Le baril de pétrole (Brent) n’a pas baissé cette semaine. Il s’échangeait à plus de 110 dollars vendredi 27 mars, preuve que la situation ne se détend pas dans le détroit d’Ormuz. Les espoirs d’un conflit de courte durée s’estompent.
L’or à 1000 dollars de son record
L’or poursuit son repli avec un recul de plus de 10 % sur la semaine, l’once d’or étant en dessous de la barre des 4500 dollars (il avait dépassé 5500 dollars l’once en début d’année). Les investisseurs privilégient les placements permettant de se couvrir face à l’inflation. Ils optent ainsi pour les obligations. Ils entendent conserver également des liquidités afin de pouvoir saisir rapidement les opportunités en cas d’évolution sur le front géopolitique. Par ailleurs, compte tenu de la baisse sur les marchés actions, des investisseurs ont pu être contraints de vendre de l’or pour solder leurs pertes. Les États du Golfe pourraient être vendeurs afin de compenser la diminution de leurs recettes issues du gaz ou du pétrole.
Le dollar regagne du terrain
L’euro continue de se déprécier par rapport au dollar, qui joue son rôle de valeur refuge traditionnelle. La baisse de l’euro est également la conséquence d’une forte exposition du Vieux Continent à la guerre en Iran, contrairement aux États-Unis. Ces derniers sont en effet exportateurs nets de gaz et de pétrole, quand l’Europe dépend en la matière des importations.
Hausse des taux de crédits immobiliers en France
Avec la hausse des taux obligataires, ceux des crédits immobiliers sont également en augmentation. Les taux obligataires souverains servent de référence pour le refinancement de moyen et long terme des banques, leurs autres sources de financement pour les prêts étant les dépôts, les livrets et les concours de la banque centrale. Le taux moyen d’emprunt des crédits à 10 ans était, à la fin du mois de mars, de 3,2 %.
Actions : les petits conseils du Cercle (information ne constituant pas un conseil d’investissement ; cf. dernière page)
Les entreprises de plusieurs secteurs d’activité sont à suivre avec intérêt du fait de la chute des cours. Les entreprises liées aux transports aériens, au tourisme et au luxe peuvent constituer de belles opportunités. Ainsi, l’indice S&P Global Luxury, qui comprend les principales valeurs du secteur, a reculé de plus de 13 % entre le 28 février et la fin mars. En revanche, les valeurs de l’énergie et de la défense peuvent apparaître trop chères. L’appréciation du dollar autorise la réalisation d’arbitrages de valeurs américaines au profit de valeurs européennes ou des pays émergents d’Asie. Ces dernières ont baissé plus fortement que celles des États-Unis, ouvrant droit à de potentielles plus-values.
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 27 mars 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 7 698,81 | +0,52 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 45 166,64 | -0,86 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 368,85 | -2,02 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 20 948,36 | -3,17 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 22 300,52 | -0,20 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 9 964,40 | +0,41 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 5 507,72 | +0,18 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 373,07 | -0,61 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 3 913,72 | -3,36 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,838 % | +0,080 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +3,096 % | +0,045 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,420 % | +0,043 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1519 | -0,18 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 516,41 | -9,38 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 111,76 | +3,28 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 65 825,6357 | -6,59 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
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