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Paris a passé une mauvaise semaine marquée par la forte hausse des taux d’intérêt sur les titres publics. Le taux de l’OAT a atteint les 5 %, taux inconnu depuis 2002.
L’écart avec le taux équivalent allemand atteint désormais 1,4 point, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2012. Cette semaine, la hausse des taux a quasi exclusivement concerné la France qui est de plus en plus dans l’œil du cyclone.
Le CAC 40 a reculé de plus de 2 % et est passé en-dessous des 8000 points pour terminer à 7 897 points vendredi 2 octobre. Les autres grands indices ont perdu également du terrain mais dans une moindre ampleur. Néanmoins, le Nasdaq a continué sa marche en avant toujours porté par l’IA.
A l’échelle mondiale, les investisseurs ont salué les résultats de l’emploi américain pour le mois de septembre. Le rapport du Bureau of Labor Statistics (BLS), souligne la création de seulement 29 000 postes le mois dernier, en-dessous des 90 000 attendus par le marché et les 133 000 embauches nettes comptabilisées en août. Les rapports de juillet et d’août ont été révisés à la baisse, de respectivement 31 000 et 29 000 postes. Ce résultat éloigne le risque d’une hausse des taux directeurs en octobre. Les investisseurs parient simplement sur une augmentation de ces taux au mois de décembre.
Le projet de budget 2027, présenté le jeudi 1er octobre, est jugé peu crédible par le marché. Il est même perçu comme dangereux pour la viabilité des finances publiques de la France. Aux Etats-Unis, la presse relaie des informations négatives sur l’évolution de la situation financière de la France. Les 340 milliards d’euros d’émissions de titres publics de la France ont marqué les investisseurs.
Vendredi 2 octobre 2026, le baril de Brent s’échangeait autour des 100 dollars. Face aux menaces de pénuries de gasoil et de kérozène, avec le risque d’arrêt des exportations américaines vers l’Europe, à l’issue d’une visioconférence convoquée en urgence par Emmanuel Macron, les dirigeants du G7 ont acté la libération coordonnée, sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie, de jusqu’à 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut sur quatre mois. Les raffineries des pays membres sont par ailleurs invitées à tourner à plein régime et à coordonner leurs calendriers de maintenance. Surtout, le G7 a également indiqué qu’il ne pouvait pas y avoir ni limitation, ni arrêt des exportations au sein entre les membres du G7 ». Cet accord, obtenu sous la pression de Donald Trump, permet aux uns et autres de sauver la face. L’Europe est contrainte de puiser dans ses stocks mais a obtenu des Etats-Unis qu’aucune interdiction des exportations soit mise en place. Donald Trump s’est réjoui des conclusions de la réunion en déclarant que « l’Europe vient d’accepter de mettre sur le marché une quantité massive de son gazole abondamment stocké. Le processus va commencer immédiatement ».
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