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Après plusieurs semaines de forte hausse, les indices « actions » ont marqué le pas cette semaine, en particulier à New York. La Bourse de Paris enregistre également sa première baisse hebdomadaire de 2026. Le CAC 40 a souffert d’abaissements de recommandations sur les grandes valeurs du luxe.
Même si les valeurs technologiques, à la peine depuis quelques jours, ont repris des couleurs vendredi 16 janvier avec la publication des bons résultats de l’entreprise taïwanaise de microprocesseurs TSMC, le Nasdaq a abandonné près de 0,5 % sur la semaine.
Les marchés actions sont restés, en revanche, globalement placides face aux tensions géopolitiques, qu’il s’agisse de celles liées aux menaces de représailles américaines contre la répression meurtrière des manifestations en Iran ou de celles concernant la volonté de Donald Trump de s’emparer du Groenland. Ces tensions ont eu pour effet de favoriser la hausse des cours des entreprises de la défense, comme Thales, BAE, Dassault Aviation ou Rheinmetall.
L’or a continué à progresser cette semaine, en lien avec les diverses tensions géopolitiques et surtout en raison du lancement d’une enquête de l’administration à l’encontre du président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell. Cette enquête porte sur d’éventuels dépassements financiers liés à la rénovation du siège de la Fed à Washington. Plusieurs observateurs y voient une possible remise en cause de l’indépendance de l’institution. Par ailleurs, Donald Trump a répété durant la semaine que « cet idiot (Jerome Powell) ne sera bientôt plus là ».
En ce début d’année, les investisseurs se détournent des entreprises américaines de l’intelligence artificielle pour se réorienter vers des entreprises du même secteur, mais de nationalité différente. Les entreprises japonaises ou coréennes sont les grandes gagnantes de cette évolution. Depuis le début de l’année, le Nasdaq n’a gagné que 1,3 %, quand le Dow Jones, dont le panel est plus généraliste, progresse de près de 3 %.
Ce changement de pied aux États-Unis est la conséquence d’une prise de conscience intervenue à la fin du mois d’octobre sur le caractère excessif de la valorisation de certaines entreprises liées à l’intelligence artificielle. Elle avait atteint des niveaux d’autant plus inquiétants que leurs investissements massifs n’avaient toujours pas eu de retombées. Une série d’annonces est ensuite venue alimenter ces inquiétudes. Les derniers résultats d’Oracle ou de Broadcom ont été jugés décevants, tandis que les pressions concurrentielles s’intensifient sur Nvidia, mais aussi sur Microsoft, Apple, Amazon…
Si Nvidia avait dépassé les 5 000 milliards de dollars de capitalisation fin octobre, il ne pèse désormais plus que 4 400 milliards. Apple et Microsoft, qui avaient atteint les 4 000 milliards de dollars de capitalisation, sont tous deux retombés sous ce seuil. Seul Alphabet a continué de progresser, avec un gain de près de 20 % depuis fin octobre. De nombreux observateurs estiment que l’entreprise est la mieux placée pour remporter la course à l’intelligence artificielle. Avec Nvidia, elle est désormais la seule sur la cote américaine à valoir plus de 4 000 milliards de dollars.
Les investisseurs ne tournent néanmoins pas le dos au secteur des technologies de l’information et de la communication. Ils sont simplement plus sélectifs et, en bons gestionnaires, privilégient une allocation diversifiée à l’échelle mondiale. Les géants américains, bien trop valorisés, sont surreprésentés dans les portefeuilles. En revanche, il existe des entreprises prometteuses, bien moins valorisées, sur d’autres places boursières. Certaines places financières bénéficient de cette réorientation. Le Kospi coréen, considéré comme l’indice des semi-conducteurs (Samsung Electronics, SK Hynix…), a augmenté de plus de 75 % en 2025. Et depuis le début de l’année, il a gagné plus de 12 %.
La collecte sur les ETF technologiques, qui a atteint un niveau record l’an dernier à 113 milliards de dollars, soit 65 % de plus que son précédent sommet de 2020, selon les chiffres de BlackRock, illustre le changement de cap de la part des investisseurs. Les États-Unis n’ont attiré qu’un quart des capitaux, contre près de 90 % l’année précédente. Ce sont surtout les valeurs chinoises qui en ont profité (34 %).
Le tableau de la semaine des marchés financiers
| Résultats 16 janvier 2026 | Évolution sur une semaine | Résultats 31 déc. 2025 | Résultats 31 déc. 2024 | |
| CAC 40 | 8 244,08 | -1,40 % | 8 149,50 | 7 380,74 |
| Dow Jones | 49 359,33 | -0,22 % | 48 220,13 | 42 544,22 |
| S&P 500 | 6 940,01 | -0,27 % | 6 879,57 | 5 881,63 |
| Nasdaq Composite | 23 515,39 | -0,49 % | 23 372,75 | 19 310,79 |
| Dax Xetra (Allemagne) | 25 267,01 | +0,01 % | 24 490,41 | 19 909,14 |
| Footsie 100 (Royaume-Uni) | 10 235,29 | +1,09 % | 9 931,38 | 7 451,74 |
| Eurostoxx 50 | 6 029,45 | +0,53 % | 5 791,41 | 4 895,98 |
| Nikkei 225 (Japon) | 53 936,17 | +2,81 % | 50 339,48 | 39 894,54 |
| Shanghai Composite | 4 101,91 | +0,31 % | 3 968,84 | 3 351,76 |
| Taux OAT France à 10 ans | +3,518 % | -0,006 pt | +3,561 % | +3,194 % |
| Taux Bund allemand à 10 ans | +2,847 % | +0,023 pt | +2,862 % | +2,362 % |
| Taux Trésor US à 10 ans | +4,2312 % | +0,049 pt | +4,138 % | +4,528 % |
| Cours de l’euro/dollar | 1,1595 | -0,83 % | 1,1735 | 1,0380 |
| Cours de l’once d’or en dollars | 4 583,69 | +1,95 % | 4 325,17 | 2 613,95 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars | 64,38 | +2,29 % | 61,23 | 74,30 |
| Cours du Bitcoin en dollars | 94 903,0064 | +5,12 % | 87 566,4406 | 93 776,61 |
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