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L’assurance démarre l’année 2026 sur les chapeaux de roue. Après 6,2 milliards d’euros en janvier, la collecte nette atteint, en février, un niveau élevé à 7,1 milliards d’euros. Cette collecte a été réalisée avant le déclenchement de la guerre en Iran, intervenu le 28 février dernier. Elle n’a pas été affectée par la baisse des valeurs boursières.
Février : un très bon mois pour l’assurance vie
Le mois de février réussit traditionnellement bien à l’assurance vie : aucune décollecte n’a été enregistrée depuis 1997, première année de publication des statistiques par France Assureurs. En février 2026, l’assurance vie se situe nettement au-dessus de sa moyenne des dix dernières années (2,6 milliards d’euros).
En 2025, la collecte nette avait déjà atteint des sommets avec +5,3 milliards d’euros. En 2026, elle n’est qu’à quelques encablures du record absolu de 2006 (+7,2 milliards d’euros).
La collecte nette a été positive tant pour les fonds euros que pour les supports en unités de compte, respectivement +1,8 et +5,2 milliards d’euros.
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à +13,3 milliards d’euros, soit supérieure de 3,6 milliards d’euros à celle de 2025 sur la même période. Les unités de compte ont été portées par les bons résultats des marchés financiers en janvier et février, avant la guerre en Iran. Les supports en euros enregistrent, sur les deux premiers mois de l’année, une collecte nette de 2,2 milliards d’euros.
En février, l’assurance vie a bénéficié de la communication des rendements des fonds euros par les assureurs et de la baisse du taux du Livret A de 1,7 % à 1,5 %. Le Livret A a connu une décollecte de 740 millions d’euros en janvier, essentiellement occasionnée par l’évolution de son taux. De son côté, le rendement des fonds euros pour l’année 2025 se situe en moyenne à 2,8 %, avec des taux pouvant atteindre 3,5 %, voire davantage chez certaines compagnies.
Les cotisations brutes : record sur record
Les cotisations se maintiennent à un niveau record : 19,5 milliards d’euros, soit un montant supérieur à celui de janvier (19,1 milliards d’euros). Cette hausse concerne les supports en unités de compte (UC, +20 % par rapport à février 2025) ainsi que les supports en euros (+13 % par rapport à février 2025). La proportion des unités de compte dans les cotisations se maintient à un niveau très élevé, à 41 % en février.
Des prestations en hausse
Les prestations ont atteint 12,5 milliards d’euros en février, en hausse de 8 % par rapport à février 2025. Cette progression concerne essentiellement les supports en UC (+16 %) et, dans une moindre mesure, les supports en euros (+6 %).
Un nouveau record pour l’encours de l’assurance vie
L’encours des contrats d’assurance vie atteint 2 143 milliards d’euros fin février, en hausse de 5,4 % sur un an, confortant ainsi sa place de premier placement des ménages.
Entre confiance et incertitudes
L’assurance vie bénéficie depuis plus d’un an d’un contexte favorable : baisse des taux de l’épargne réglementée et des dépôts à terme, bonne tenue des marchés financiers. Ce contexte permet à ses deux piliers, fonds euros et unités de compte, d’être compétitifs. À compter du 1er mars, l’assurance vie devrait bénéficier de la fermeture des plans d’épargne logement ouverts depuis plus de quinze ans. Entre 2026 et 2030, 3,2 millions de PEL sont concernés, pour un encours total de 93 milliards d’euros. Les titulaires de ces anciens PEL devraient se tourner vers l’assurance vie, qui devrait répondre à leurs attentes tant en matière de rendement que de garantie du capital et de fiscalité.
Néanmoins, la guerre en Iran pourrait rebattre légèrement les cartes. En période de crise, les ménages ont tendance à privilégier l’épargne de précaution et, en premier lieu, le Livret A. La chute des marchés financiers pourrait dissuader les assurés d’investir sur les unités de compte, même si, en 2020 (Covid) ou en 2022 (guerre en Ukraine), le repli fut limité tant en volume que dans le temps. Le conflit au Moyen-Orient s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt des obligations souveraines, les investisseurs incorporant une prime liée à l’augmentation potentielle des prix. Cette hausse des taux, si elle demeure limitée, favorise le rendement des fonds euros. Si elle venait à s’emballer, elle serait, au contraire, préjudiciable aux fonds euros, la valeur du stock des obligations achetées dans le passé se dégradant.
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