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La Minute Eco Cercle de l’Epargne – Malakoff Humanis du 16 mars 2026

Actualités 16 mars 2026

À court terme, les marchés restent suspendus à l’évolution militaire dans le Golfe. La durée du conflit et le degré de perturbation du détroit d’Ormuz détermineront l’ampleur du choc énergétique et, par ricochet, l’évolution de l’inflation, des taux et des marchés financiers ainsi que de la croissance

Malgré la décision des États membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de mettre sur le marché 400 millions de barils, le pétrole demeure mi-mars au-dessus des 100 dollars le baril (Brent).  La décision de l’AIE vise à contrebalancer les perturbations massives engendrées par la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz qui relie les pays pétroliers du golfe Persique aux marchés mondiaux.

La France a prévu de puiser dans ses réserves stratégiques à hauteur de 14,5 millions de barils, l’Allemagne à hauteur de 19,5 millions, le Royaume-Uni pour 13,5 millions. Aux États-Unis, le président Donald Trump a confirmé la participation de Washington au dispositif avec un déblocage de 172 millions de barils. Le Japon, l’un des pays les plus exposés aux ruptures d’approvisionnement — 90 % de ses importations pétrolières passent par le détroit d’Ormuz —, a annoncé qu’il débloquerait environ 80 millions de barils.

Les effets de cette décision sont difficiles à cerner. Celle-ci semble confirmer le risque de choc pétrolier de grande ampleur auquel est confrontée l’économie mondiale ainsi que la perspective d’un prolongement de la guerre. Les précédentes libérations de réserves ont donné des résultats mitigés. Les membres de l’AIE ont procédé à deux déblocages successifs en 2022, au début du conflit russo-ukrainien. La première vague n’avait pas entraîné de réelle baisse des cours ; la seconde s’était révélée plus efficace.

L’économie américaine a progressé au taux annualisé de 0,7 % au quatrième trimestre 2025, contre 1,4 % en première estimation, les exportations, les dépenses de consommation et les investissements ayant été plus faibles que prévu.

Le Bureau of Economic Analysis (BEA) a également publié, vendredi 13 mars, l’indice d’inflation (PCE) pour le mois de janvier. Sa progression a légèrement ralenti à 2,8 % sur un an contre 2,9 % en décembre. Elle demeure néanmoins supérieure à l’objectif de la banque centrale (Fed), fixé à 2 %. L’inflation sous-jacente (hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation) a, de son côté, accéléré en janvier, à 3,1 % contre 3 % le mois précédent. Les analystes s’attendent à voir l’inflation repartir à la hausse avec les effets de la guerre au Moyen-Orient sur les prix de l’énergie et les coûts de production. Le moral des consommateurs américains s’est, en revanche, moins dégradé que prévu au mois de mars en dépit de la guerre en Iran, passant de 56,6 à 55,5 points. Les consommateurs anticipent une hausse des prix de 3,4 % à horizon d’un an, un chiffre inchangé par rapport au mois précédent, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une accélération à 3,7 %.

Les taux des obligations souveraines ont augmenté au cours de la deuxième semaine de guerre en Iran. Le taux de l’OAT à 10 ans s’est rapproché de 3,7 %, le taux de son équivalent allemand est proche de 3 %, et celui des États-Unis dépasse 4,2 %. Pour le taux français, il faut remonter à 2011 pour retrouver un niveau plus élevé. Les investisseurs intègrent une prime d’inflation en forte hausse.

Après la forte baisse enregistrée lors de la première semaine du conflit, les indices actions des principales places européennes ont connu, durant la deuxième semaine, des variations plus mesurées. Le CAC 40 a ainsi perdu un peu plus de 1 %, quand le DAX allemand reculait de moins de 0,5 %. Les grandes entreprises françaises, en particulier celles du luxe, sont davantage exposées à l’arrêt des économies moyen-orientales que leurs homologues allemandes. Les indices américains se sont repliés de 1 à 2,6 % sur la semaine.

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