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La Minute du Cercle du 4 mai 2026

Actualités 4 mai 2026

Résilience des indices actions

Au mois d’avril, les marchés actions ont récupéré une grande partie du terrain cédé en mars. Les indices américains, S&P 500 et Nasdaq ont même battu de nouveaux records.

Malgré les incertitudes sur l’évolution du conflit au Moyen Orient, les investisseurs demeurent positifs aidés en cela par les bons résultats des entreprises lors du premier trimestre. Le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale ne les inquiète pour le moment que modérément. Il est possible qu’au cours du mois de mai des ajustements interviennent surtout si le conflit était amené à s’aggraver ou à perdurer.

Vers un relèvement des taux directeurs

Après la Banque du Japon mardi, la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine mercredi et la Banque d’Angleterre jeudi matin, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de ne pas changer ses taux directeurs lors de la réunion de son comité de politique monétaire du jeudi 30 avril. Le taux de dépôt reste à 2 %, celui des opérations principales de refinancement à 2,15 % et celui de la facilité de prêt marginal à 2,40 % mais elle a préparé les investisseurs à une éventuelle modification pour la prochaine réunion.

Pour l’institution de Francfort, la situation est extrêmement délicate. La croissance européenne est en panne. Le PIB de la zone euro n’a progressé que de 0,1 % au premier trimestre, un rythme inférieur aux attentes des économistes. Quant aux derniers indices PMI des directeurs d’achats, ils montrent que l’activité économique en zone euro s’est contractée en avril pour la première fois en seize mois. Les pressions stagflationnistes augmentent.

L’OPEP sous tension

Les pays du Golfe sont confrontés à une crise sans précédent avec le blocage du détroit d’Ormuz qui les empêche d’exporter en grande partie leurs hydrocarbures et de recevoir les importations en produits alimentaires ou industriels. A cela s’ajoutent des tensions de plus en plus marquées au sein de l’OPEP, tensions qui se sont traduites, mardi 28 avril, par le départ des Emirats Arabes Unis. Leur départ est effectif depuis le 1er mai. Les Emirats contestaient depuis de nombreux mois la gestion des quotas par l’organisation et plus particulièrement par l’Arabie saoudite. Les Emirats tout comme l’Iran et certains pays africains réclamaient un assouplissement des quotas. Les Emirats qui ont fortement développé leurs capacités de production étaient pénalisés par la stratégie prudente de Riyad, qui privilégiait des prix élevés. L’économie émiratie étant plus diversifiée que celle de l’Arabie saoudite  a un besoin beaucoup moins impératif de maintenir un prix du baril élevé. La production émiratie a constamment progressé, ces dernières années, pour atteindre 3,6 millions de barils par jour mais sa capacité réelle s’élève en fait à 4,85 millions de barils par jour, avec un objectif de 5 millions à 2027, grâce à la politique d’investissements de la compagnie nationale Adnoc.

Et pendant ce temps-là, l’assurance vie trace sa voie

Au mois de mars dernier, selon France Assureurs, la collecte nette a atteint 6 milliards d’euros, contre 3,8 milliards en mars de l’année dernière et 7 milliards d’euros en février 2026. La collecte nette est toujours portée par un fort mouvement de cotisations. Le premier trimestre de l’assurance vie a été remarquable, avec près de 20 milliards d’euros de collecte, marquée par un retour en grâce des fonds en euros dont le rendement est redevenu compétitif. A la différence des précédentes crises – covid, guerre en Ukraine, crise politique – les ménages n’ont pas eu le réflexe du Livret A en mars de cette année. Ils ont continué à plébisciter l’assurance vie.

Si le Livret A a connu son plus mauvais premier trimestre depuis 2009, avec une décollecte de 3,1 milliards d’euros, l’assurance vie a le vent en poupe avec une collecte nette de 19,3 milliards d’euros, supérieure de 5,7 milliards d’euros à celle de 2025 sur la même période. Cette hausse concerne davantage les supports en UC (15,0 milliards d’euros) que les supports en euros (4,3 milliards d’euros). La part des unités de compte sur le premier trimestre a été de 41 %.

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