
Vendredi 20 février, la Cour suprême des États-Unis a jugé que le président avait outrepassé son autorité en imposant des droits de douane « réciproques ». L’ensemble des tarifs mis en place en s’appuyant sur une déclaration d’urgence nationale est concerné. Dans la foulée de cette décision, le président a décidé d’instituer un droit de 10 % sur les importations. Ce droit ne pourra toutefois s’appliquer que pendant 100 jours. Au-delà, une autorisation du Congrès sera nécessaire. Une course contre la montre s’engage, car les élections de mi-mandat se tiendront en novembre et pourraient, en l’état actuel de l’opinion, être défavorables aux Républicains.
Le CAC 40 poursuit sa marche en avant et a dépassé 8 500 points le vendredi 20 février. Les investisseurs ont plébiscité la décision de la Cour suprême américaine ainsi que les bons résultats des entreprises françaises.
Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance des États-Unis a atteint 2,2 % du PIB, contre 2,8 % en 2024. Cette décélération s’est matérialisée au quatrième trimestre, avec une croissance de 1,4 % en rythme annuel. L’activité au dernier trimestre 2025 a été freinée par un ralentissement de la consommation et par le shutdown de l’automne. L’inflation, de son côté, tend à augmenter en se rapprochant des 3 %.
La menace d’une intervention américaine en Iran provoque une hausse du cours du pétrole. Le baril de Brent s’échangeait, vendredi 20 février, à plus de 70 dollars. Les nouvelles déclarations de l’administration américaine sur les négociations ont accentué les tensions sur les marchés.
Tempêtes, sécheresses, pollution… les effets du changement climatique sont de plus en plus tangibles et de plus en plus intégrés dans les projections économiques. Plusieurs économistes de la Banque centrale européenne ont étudié les données relatives aux risques climatiques de 52 pays — développés et en développement — au cours des vingt dernières années, afin d’apprécier le lien entre risques environnementaux, politiques destinées à les limiter et évolution des taux des dettes souveraines.
Pour obtenir une image aussi précise que possible, les chercheurs ont distingué deux catégories de risques climatiques. La première est le risque de transition, mesuré notamment à travers l’intensité carbone d’un pays, avec en filigrane les ajustements nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La seconde catégorie regroupe les risques physiques, c’est-à-dire ceux par lesquels le réchauffement climatique se manifeste concrètement.
Selon une note de la Banque centrale européenne, les investisseurs en dette souveraine intègrent de plus en plus les risques liés à la transition écologique. Les pays les moins vertueux ont tendance à faire face à des rendements obligataires plus élevés. Les événements climatiques de forte ampleur et récurrents — sécheresses, par exemple — ont également des effets marqués sur le niveau des taux.
Pour les auteurs de l’étude, les dirigeants politiques doivent intégrer que la donne climatique influe directement sur le niveau de la dette et sur le coût de son service (paiement des intérêts).
contact@cercledelepargne.com