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La Minute du Cercle de l’Epargne du 13 avril 2026

Actualités 13 avril 2026

Blocage, déblocage : le pétrole dépend du bon vouloir des Iraniens et des Américains. Au gré des annonces, son cours baisse puis remonte. Face au poids des incertitudes, la visibilité demeure faible pour les consommateurs, le baril de Brent évoluant dans une fourchette comprise entre 90 et 110 dollars.

À l’unisson du pétrole, les indices boursiers européens évoluent au rythme des annonces et contre-annonces en provenance du Moyen-Orient. Les investisseurs ont désormais les yeux rivés sur le 21 avril, synonyme, à ce stade, de fin du cessez-le-feu.

Malgré tout, sur l’ensemble des grandes places financières, l’heure n’est pas à la panique, mais plutôt à l’attentisme.

La semaine sera également marquée par le début des publications des résultats trimestriels des grands groupes cotés. Ces derniers ne devraient être que marginalement affectés par la guerre au Moyen-Orient, engagée le 28 février dernier.

Les comités de politique monétaire de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale des États-Unis se réuniront à la fin du mois. D’ici là, les publications statistiques, en particulier celles relatives à l’inflation, seront scrutées avec attention.

En dépit des déclarations de Donald Trump affirmant l’absence de tensions inflationnistes depuis son retour au pouvoir, le taux d’inflation a connu une nette accélération en mars, sous l’effet de la hausse des prix de l’essence liée au conflit avec l’Iran. L’indice des prix à la consommation a ainsi progressé de 3,3 % sur un an, soit son rythme le plus soutenu depuis mai 2024. Corrigée des composantes volatiles que sont les produits alimentaires et l’énergie, l’inflation apparaît légèrement inférieure aux anticipations, tant en données brutes qu’en données sous-jacentes (+2,6 %).

En Europe, l’inflation remonte également avec la hausse du cours de l’énergie.

Les banques centrales pourraient attendre les résultats du mois d’avril avant de dégainer l’arme des taux directeurs.

L’agence de notation a choisi de maintenir, vendredi 10 avril, la note de la France à Aa3, se distinguant ainsi de Standard & Poor’s et de Fitch Ratings, qui ont déjà rétrogradé la signature française dans une catégorie inférieure.

La dette souveraine française, aux yeux de Moody’s, demeure classée dans la catégorie « haute qualité », malgré un niveau dépassant 115 % du PIB (3 460 milliards d’euros). La perspective reste toutefois négative, traduisant une vigilance accrue sans franchir le seuil d’une dégradation vers le niveau A1.

Dans son analyse, l’agence met en avant plusieurs éléments jugés favorables. Elle souligne notamment que l’accord budgétaire, intervenu dans un contexte parlementaire fragmenté, témoigne de la résilience des institutions françaises. Elle relève également que le déficit attendu pour 2026, estimé à 5 % du PIB, serait légèrement inférieur à ses précédentes anticipations. Ces facteurs contribuent, selon elle, à préserver la crédibilité financière du pays.

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