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La Minute du Cercle de l’Epargne

Epargne 2 février 2026

Tensions géopolitiques : stop and go

Comme souvent, après les menaces, Donald Trump temporise. L’Iran n’échappe pas à la règle. Durant le week-end, il a indiqué que le canal diplomatique était toujours ouvert. Conséquence : le pétrole, qui avait franchi la barre des 70 dollars en fin de semaine dernière, est revenu à 65 dollars lundi (baril de Brent).

La hausse de l’euro

En un an, l’euro a gagné 13 % par rapport au dollar. Dans les faits, la monnaie commune a retrouvé son cours moyen sur vingt-cinq ans. Elle avait été fortement pénalisée par l’épidémie de Covid et la guerre en Ukraine. La baisse des taux directeurs de la Fed, les velléités de remise en cause de l’indépendance de celle-ci par Donald Trump, ainsi que l’amélioration de la conjoncture en Europe expliquent ce retour en grâce de l’euro. Certains préconisent de couvrir le risque de change sur les placements américains. Il est, en effet, probable que l’euro évolue autour de 1,2 à 1,3 dollar dans les prochains mois. Couvrir les titres américains constitue donc une option.

Un nouveau président pour la Fed

Donald Trump a désigné Kevin Warsh comme futur président de la Fed, en remplacement de Jerome Powell. Ce dernier n’avait pas été retenu en 2018, dans la dernière ligne droite, au profit de l’actuel président. Pour être définitivement nommé, Kevin Warsh devra encore recevoir l’accord du Sénat.

Kevin Warsh est trumpiste, mais c’est également un pur produit de l’élite universitaire américaine. Né dans l’État de New York, il a fait ses études à l’université Stanford, en Californie, puis à Harvard, dans le Massachusetts. Il a travaillé pendant sept ans, de 1995 à 2002, au sein de la banque Morgan Stanley, à New York, dans le département des fusions-acquisitions. En 2006, il a été membre de la Fed en tant que gouverneur. À 35 ans, il était le plus jeune membre jamais désigné au Conseil, composé de sept personnes, qui dirige l’institution. Il a alors traversé la crise des subprimes. Depuis 2011, Kevin Warsh partage son temps entre un poste de chercheur invité à Stanford et des sièges dans plusieurs conseils d’administration.

Après avoir été favorable au libre-échange, Kevin Warsh a soutenu la hausse des droits de douane. Il a appelé de ses vœux un changement d’orientation de la politique monétaire de la Fed, avec à la clé une baisse des taux directeurs. Il avait néanmoins jugé, en 2025, que celle-ci était responsable de l’inflation en raison de sa politique accommodante.

Made in Europa

Dans un monde marqué par la montée des droits de douane, l’Europe entend défendre son modèle. Le risque est toutefois de tomber elle-même dans les travers d’une spirale protectionniste. Sur ce thème, le vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, a appelé, dans une tribune publiée par Les Échos le lundi 2 février, cosignée par 1 141 chefs et dirigeants d’entreprise, à « établir une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques ». Il plaide également pour une simplification administrative et une accélération du processus de réalisation d’un véritable marché unique.

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