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En 2025, l’épargne salariale confirme son rôle croissant dans le paysage financier français. Selon les données de l’Association Française de la Gestion Financière (AFG), les encours atteignent 229,4 milliards d’euros, en progression de 14,7 % sur un an. Depuis la crise de 2008, cette épargne enregistre une croissance annuelle moyenne de 7,1 %, témoignant d’une dynamique structurelle.
Pour le Cercle de l’Épargne, l’épargne salariale s’impose désormais comme un levier essentiel de constitution d’une épargne de long terme et comme un outil efficace de financement des entreprises.
Le développement de l’épargne salariale s’appuie sur une diffusion croissante dans le tissu productif :
Au total, 13,2 millions de salariés détiennent un compte d’épargne salariale (+402 000 en un an). Plus d’un tiers des Français âgés de 20 à 60 ans en sont désormais bénéficiaires.
Les montants issus des mécanismes de partage de la valeur demeurent significatifs, avec environ 2 000 euros en moyenne pour la participation et l’intéressement.
Pour le Cercle de l’Épargne, « ces dispositifs participent à la diffusion de la culture financière et offrent aux salariés des outils concrets pour préparer leurs projets de vie et leur retraite ».
Les fonds diversifiés atteignent 144 milliards d’euros, soit 63 % des encours, en hausse de 11 % sur un an. Cette progression traduit une évolution des comportements d’épargne.
Depuis 2013, la structure des placements a profondément évolué :
Cette recomposition reflète une meilleure acceptation du risque et une orientation accrue vers le long terme.
L’épargne salariale contribue de manière significative au financement de l’économie productive :
soit 76 % des actifs orientés vers les entreprises.
L’ancrage national demeure fort :
« L’épargne salariale constitue un instrument puissant de financement des entreprises françaises et européennes, contribuant ainsi à la souveraineté économique », souligne le Cercle de l’Épargne.
La gestion pilotée connaît un essor rapide, avec des encours atteignant 15,5 milliards d’euros (+16,7 %), soit 40 % de l’épargne retraite collective.
Plus des deux tiers des titulaires de PER collectifs y ont recours. Cette gestion permet une adaptation progressive du niveau de risque en fonction de l’âge.
Chez les moins de 30 ans :
La gestion pilotée favorise ainsi une exposition accrue aux actifs de croissance, tout en sécurisant progressivement les placements.
Les résultats observés confirment l’intérêt d’une gestion de long terme :
Les rendements annualisés atteignent :
Ces performances illustrent la prime au temps et la pertinence de la diversification.
La collecte brute atteint 23,4 milliards d’euros en 2025, en progression de 1,7 milliard d’euros.
Les flux se répartissent entre :
Les fonds actions enregistrent des flux nets de +2,3 milliards d’euros, confirmant l’appétence pour les actifs risqués.
En parallèle, les rachats progressent à 21 milliards d’euros, dont 36 % de déblocages anticipés, principalement liés à l’acquisition de la résidence principale ou à la mobilité professionnelle.
Les encours de l’épargne retraite collective atteignent 39 milliards d’euros (+14,2 %), avec une collecte nette de 2,8 milliards d’euros.
Les PER collectifs représentent désormais 82 % des encours, confirmant leur montée en puissance dans le cadre de la loi Pacte.
L’épargne salariale accompagne la transition vers une finance responsable :
Les flux confirment cette tendance, avec 61 % de la collecte orientée vers des supports durables.
Pour le Cercle de l’Épargne, « la montée en puissance de l’épargne salariale traduit une transformation profonde du modèle français. Elle devient un vecteur majeur de préparation de la retraite et un instrument clé du financement des entreprises ».
Dans un contexte de vieillissement démographique et d’incertitudes sur les retraites, l’épargne salariale apparaît comme un levier essentiel pour sécuriser les parcours financiers des Français.
contact@cercledelepargne.com