menu

Accueil > Actualités > Epargne > 2026 > Coin de la campagne : le point sur le dossier de l’épargne

Coin de la campagne : le point sur le dossier de l’épargne

Epargne • 9 octobre 2026

L’épargne sera l’un des enjeux majeurs de la présidentielle de 2027, avec trois débats qui se croisent : sa taxation, son orientation vers les entreprises et sa transmission. Les candidats ne se répartissent pas simplement entre partisans et adversaires de l’épargne. Certains veulent développer la capitalisation tout en orientant les placements ; d’autres souhaitent faciliter les héritages mais taxer davantage les patrimoines financiers.

Édouard Philippe propose de créer un « livret capital France » pour mobiliser l’épargne des Français et de recourir à la capitalisation retraite pour financer les entreprises technologiques. Son projet fixe également l’objectif qu’un pilier de capitalisation fournisse 10 à 15 % des pensions d’ici quinze ans.

Gabriel Attal propose un fonds national de capitalisation, doté de 1 000 euros à chaque naissance, ainsi qu’un crédit d’impôt pour les foyers modestes pratiquant la capitalisation. Il présente cette épargne comme un moyen de compléter les pensions et de financer les entreprises. La dotation à la naissance introduit une dimension universelle. Chaque enfant disposerait d’un premier capital, indépendamment de la capacité d’épargne de ses parents.

Bruno Retailleau a annoncé vouloir baisser les droits de succession « au maximum du possible ». Pour les entreprises familiales, il propose que les enfants ne paient pas de droits tant qu’ils ne vendent pas.

Marine Le Pen a dans le passé proposé la suppression de l’IFI et la création d’un impôt sur la fortune financière. Elle s’est prononcée en faveur d’un fonds souverain français. Elle a également défendu des donations de 100 000 euros tous les dix ans au lieu de 15 actuellement, des parents aux enfants et des grands-parents aux petits-enfants.

Jean-Luc Mélenchon propose de supprimer la « flat tax », de rétablir un ISF renforcé avec une composante climatique, de rendre la fiscalité des héritages plus progressive et d’instaurer un héritage maximum (12 millions d’euros).

Raphaël Glucksmann prévoit un rééquilibrage de la taxation entre travail, capital et héritage, ainsi qu’un effort ciblé sur les très hauts patrimoines. Il propose également un label européen pour l’épargne, destiné à orienter les placements vers les entreprises et les projets européens.

Marine Tondelier prévoit un ISF climatique, une hausse de trois points de la « flat tax », le maintien des exonérations du Livret A et du LDDS, ainsi que la suppression de l’abattement spécifique à l’assurance vie dans son chapitre sur l’héritage. Le projet des Écologistes contient aussi, dans le chapitre consacré aux retraites, une proposition de remplacement des comptes d’épargne retraite et des assurances vie par un fonds géré par la Caisse des dépôts.

Fabien Roussel défend le rétablissement de l’ISF et une contribution des revenus du capital au financement de la protection sociale.

Candidat ou courantPropositions documentéesPrincipal enjeu pour les épargnants
Édouard Philippe« Livret capital France », développement d’un pilier de capitalisation retraite, mobilisation de l’épargne pour les entreprises technologiques.Davantage de placements de long terme, avec des modalités de risque, de disponibilité et de fiscalité encore à préciser.
Gabriel AttalFonds national de capitalisation, 1 000 euros versés par l’État à chaque naissance, crédit d’impôt pour les foyers modestes qui capitalisent.Élargir l’accès à l’épargne retraite, au-delà des ménages déjà capables d’épargner.
Bruno Retailleau et LRBaisse des droits de succession ; absence de paiement des droits sur les entreprises familiales tant que les enfants ne vendent pas.Faciliter la transmission, avec un dispositif et un coût budgétaire à détailler.
Marine Le Pen et RNDans les textes antérieurs : remplacement de l’IFI par un impôt sur la fortune financière, fonds souverain ouvert à l’épargne, donations facilitées.Une orientation favorable à la transmission, mais potentiellement un niveau d’imposition plus élevé pour certains patrimoines financiers.
Jean-Luc Mélenchon et LFISuppression de la « flat tax », ISF renforcé avec composante climatique, fiscalité successorale plus progressive et héritage maximum.Une réforme importante de la taxation des revenus, de la détention et de la transmission du patrimoine.
Raphaël Glucksmann et Place publiqueRééquilibrage de la fiscalité entre travail, capital et héritage ; label européen pour l’épargne.Une contribution accrue envisagée pour les patrimoines élevés, associée à une orientation européenne des placements.
Marine Tondelier et Les ÉcologistesFiscalité du capital renforcée, ISF climatique, remise en cause d’avantages de l’assurance vie et orientation publique de l’épargne.Un changement touchant à la fois la fiscalité et l’organisation de certains placements.


Partagez cet article

Suivez le cercle

recevez notre newsletter

le cercle en réseau

contact@cercledelepargne.com