Philippe Crevel, analyse les résultats de l’enquête – Odoxa « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » – Caisse d’épargne sur les Français et les retraites et explique pourquoi les Français sont de moins en moins confiants quand ils pensent à leur retraite.
Philippe Crevel est interrogé sur l’évolution possible du taux du livret A en février prochain au regard des derniers résultats de l’inflation.
Philippe Crevel explique les contours de la réforme de l’épargne salariale présentée par le Ministre de l’économie, ses objectifs et ses limites dans un contexte économique contraint.
Depuis plus d’un an, le Président de la République annonce la réforme de l’épargne salariale. Après l’augmentation du forfait social de 8 à 20 % qui l’a pénalisée et après quelques tentations de suppression des dispositifs, l’exécutif s’est rangé à l’idée que l’épargne salariale est un outil utile d’amélioration du pouvoir d’achat et de financement des entreprises. A travers sa future réforme, le Gouvernement poursuit plusieurs objectifs : rendre l’accès de l’épargne salariale plus facile aux PME, améliorer la lisibilité des dispositifs, diriger cette épargne vers le financement de l’économie, améliorer le pouvoir d’achat des salariés. Cette réforme doit, en outre se faire à coût zéro pour les finances publiques, une véritable quadrature du Cercle.
L’épargne salariale a représenté une enveloppe de 15,5 milliards d’euros en 2012. Elle a bénéficié à 6,8 millions de salariés sur un total potentiellement couvert de 8,3 millions. .L’encours moyen atteint 8 500 € par épargnant. Chaque salarié reçoit en moyenne 2 200 € par an. Les versements représentent environ 7 % de la masse salariale. En 2013, plus de 280 000 entreprises offrent un dispositif d’épargne salariale dont 273 000 ont moins de 250 porteurs. Selon l’Association Française de Gestion, les actifs gérés en épargne salariale atteignent ont atteint au 30 juin 2013, 110,8 milliards d’euros.
La suppression de la prime Sarkozy
En parallèle de la mise en oeuvre de cette réforme, selon le quotidien les Echos, le gouvernement devrait supprimer la prime de partage des profits dite prime Sarkozy, instaurée en 2011 et versée aux salariés par les entreprises dont les dividendes augmentent deux années de suite.
En 2012, la prime de partage des profits a été distribuée à 1,3 million de salariés, pour un montant total de 340 millions d’euros, après 403 millions en 2011. Le montant moyen versé en 2012 a été de 270 euros. Pour 2013, le montant a été de 200 et devrait baisser à 180 euros cette année.
Cette prime se superpose aux dispositifs de participation et d’intéressement. Si elle est exonérée de charges sociales dans la limite de 1200 euros par an par salarié, elle est soumise à la CSG, à la CRDS et au forfait social. Sa suppression maintes fois réclamée par la majorité mais aussi par le patronat est d’autant plus imminente qu’un amendement d’origine parlementaire a été déposé sur ce sujet.
La réforme de l’épargne salariale du Gouvernement devrait s’appuyer sur le rapport du conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement, de l’épargne salariale et de l’actionnariat salarié qui a été remis à Bercy.
Des mesures pour les PME
Pour inciter les entreprises à recourir à la participation n’étant obligatoire qu’au-delà de 50 salariés, moins d’un salarié sur cinq bénéficie d’épargne salariale dans les plus petites PME, le Gouvernement ne devrait pas jouer sur le seuil mais plutôt proposer d’« exonérer de forfait social » pour les TPE-PME qui mettent en place pour la première fois un dispositif d’épargne salariale. Cette mesure ne devrait rien coûter à l’Etat. Le rapport préconise aussi pour les TPE (moins de 11 salariés) de créer un « livret E » permettant à l’entreprise de garder cinq ans en trésorerie les sommes versées, avec pour le salarié un rendement « un peu au-delà du taux du Livret A ». Cette création pose la question de la sécurisation des sommes placées. Le rapport prévoir un mécanisme de garantie des fonds.
Pour inciter les PME à se lancer dans l’épargne salariale, il est proposé que celles qui sont déjà dotées d’un accord d’intéressement et qui franchissent le seuil des 50 salariés ne soient pas immédiatement contraintes de verser de la participation. Les accords d’intéressement pourraient être prolongés, de 5 ans au maximum, avant de basculer sur de la participation.
Le taux du forfait pour les entreprises dirigeant l’épargne de leurs salariés vers le financement de l’économie pourrait être réduit.
Pas de big bang de l’épargne salariale mais une légère simplification
Avec ces différentes formules, participation, intéressement, PEE, PERCO…, l’épargne salariale est un petit maquis corse.
Si le rapport ne propose pas la fusion des dispositifs mais avance l’idée d’une harmonisation. L’intéressement restera facultatif, avec ses actuels critères plus souples d’attribution, la participation demeurera obligatoire avec une formule de calcul fixée par la loi. Les auteurs du rapport ont mentionné que les dispositifs puissent être négociés de concert, dans un «contrat collectif de performance », et que l’utilisation des sommes perçues par les salariés soit harmonisée : soit ils les placent (PEE, PERCO, etc.), avec un blocage de cinq ans maintenu en l’état, soit ils les débloquent.
Les conseils de Philippe Crevel aux épargnants dans un contexte économique contraint marqué par une baisse des taux d’intérêt, une hausse des prélèvements.
Philippe Crevel présente dans ce nouveau numéro d’Epargne et Vous le nouveau dispositif d’investissement locatif Pinel et le compare à son prédécesseur le Duflot.
« Retraite, juste un autre monde » de Philippe Crevel chez Temporis
Selon le dernier rapport annuel sur l’état de la fonction publique, l’âge moyen de départ à la retraite continue à augmenter. 78 % des nouveaux retraités de 2013 avaient au moins 60 ans pour la fonction publique d’Etat. Pour la fonction publique hospitalière, l’âge moyen demeure inférieur à 60 ans (58,9 ans).
Ils représentent 54,3 % des départs l’an dernier dans les hôpitaux contre 24,2 % à l’Etat et 18,3 % dans la territoriale. Chez les « sédentaires », l’âge moyen de départ en retraite rejoint celui du
secteur privé, à plus de 62 ans dans l’Etat(62,1)et la territoriale(62,2)et à 61,7 ans dans les hôpitaux.
Lors de son émission télévisée de jeudi 6 novembre, François a annoncé qu’il rétablissait l’Allocation Equivalent Retraite (AER) supprimée en 2011. Cette allocation permet aux demandeurs d’emploi de plus de 60 ans ayant épuisé leurs droits au chômage et qui n’ont pas atteint l’âge légal de départ à la retraite tout en ayant le nombre de trimestres requis pour obtenir la retraite à taux plein, de bénéficier de 35 euros par jours. Le rétablissement de cette allocation devrait selon l’Elysée coûter de l’ordre de 80 millions d’euros.
Interview de Philippe Crevel pour le journal en ligne Atlantico sur les causes d’un retour de l’appauvrissement des seniors.
Les encours de crédits mobilisés par la seule population des PME ralentissent légèrement (+ 1,9 % à fin septembre 2014, après + 2,2 % à fin août et + 2,0 % à fin juillet).
Philippe Crevel revient sur l’opportunité de conserver ou céder son or, alors que les cours ont chuté ces deux dernières années.
Comment savoir si vous êtes bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie à votre insu ? Eléments de réponses par Philippe Crevel.
Les régimes complémentaires des salariés, l’AGIRC et l’ARRCO, se sont créés à côté du régime général et de manière indépendante. Initialement, ce sont les cadres qui ne bénéficiaient que d’une faible couverture dans le cadre du régime de base qui ont pris l’initiative de monter l’AGIRC. Gérer de manière paritaire, l’AGIRC et l’ARRCO avaient réussi à maintenir une relative indépendance. Certes, les deux régimes avaient du accepter sans compensation la retraite à 60 ans. Par ailleurs, l’Etat a toujours été très vigilant en ce qui concerne les décisions prises dans le cadre des négociations au sein de ces deux régimes. Les difficultés financières actuelles et surtout à venir conduisent le gouvernement à s’immiscer dans la gestion de ces deux régimes.
Le gouvernement souhaite que les Urssaf centralisent les prélèvements actuellement récupérés par les caisses Agirc et Arrco. En s’attaquant aux ressources au nom de la simplification, le Gouvernement évidemment tente de prendre le contrôle des caisses complémentaires.
Réaction et explications de Philippe Crevel suite à l’annonce du gouverneur de la banque de France, Christian Noyer relative aux taux de rémunération proposés par les établissements d’assurance.
Philippe Crevel, a livré ses conseils pour bien choisir les meilleurs produits de défiscalisation et payer moins d’impôts.
Au 30 juin 2014, les PERCO atteignaient en encours 9,7 milliards € en hausse de 26% sur un an et de 14% sur 6 mois. Selon l’AFG, cette croissance de l’actif net s’explique à 85% par des souscriptions nettes et à 15 % par l’effet de marché.
Les PERCO sont ouverts dans 188 000 entreprises (+ 13% sur un an, +6% sur 6 mois) et bénéficient à 1 755 000 salariés (+ 20% sur un an, + 14% sur 6 mois).
Les taux des prêts immobilier sont toujours en baisse en septembre pourtant la croissance du crédit à l’habitat diminue, passant de 3 à 2,7 % sur un mois. A l’inverse, les crédits de trésorerie, restés stables en août, progressent de +0,6 % en septembre.
Les taux d’intérêt moyens des nouveaux prêts à l’habitat à long terme et à taux fixe baissent encore (2,85 %, après 2,90 % en août). Les taux des crédits amortissables à la consommation diminuent également (5,28 %, après 5,43 %).
Les Français n’ont jamais autant épargné mais s’interrogent sur les meilleurs investissements. Explications avec Philippe Crevel, le secrétaire général du Cercle des épargnants.
Le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a légèrement ralenti au mois de septembre avec +1,8 %, après +2,1 % en août.
Est-ce parce que la demande est faible ou parce que les entreprises n’arrivent pas à accéder au crédit ?Cette baisse est imputable à une modération des crédits d’investissement (+3,1 %, après +3,4 %) et à une faible baisse des crédits de trésorerie (-0,6 %, après +0,4 %).
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux est en baisse, plus légère pour les crédits de montants supérieurs à un million d’euros (1,83 % après 1,85 %) que pour ceux de montants inférieurs (2,63 % après 2,72 %). Les crédits nouveaux (cvs) progressent pour la tranche des montants supérieurs à un million d’euros (9,7 milliards d’euros après 9,4 milliards) et enregistrent une légère baisse pour celle des montants inférieurs (5,3 milliards d’euros après 5,7 milliards).
Philippe Crevel a participé à l’émission de Sébastien Couasnon sur BFM Business le 30 octobre 2014. Au sommaire : la résiliation du contrat avec Ecomouv’. Avec : Philippe Crevel, économiste, Olivier Sichel, président directeur général de Leguide.com et Rémi Godeau, rédacteur en chef de L’opinion. – Les Experts du soir, du 30 octobre, présenté par Sébastien Couasnon, sur BFM Business.
Sébastien Couasnon : Les Experts du soir (1/4… par BFMBUSINESS
L’annonce du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer sur la baisse souhaitable des rendements de l’assurance-vie, Philippe Crevel est interrogé sur les taux attendus pour 2014.
Réaction de Philippe Crevel pour le média en ligne toutsurl’assurance-vie.com à la suite de l’annonce du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer sur la baisse souhaitable des rendements de l’assurance-vie.
Emission consacrée à l’Europe et aux banques. Parmi les invités, Christian Noyer et Philippe Crevel.
Analyse par Philippe Crevel, Directeur général du Cercle de l’Epargne, des résultats de la collecte nette de l’assurance-vie en septembre.
La décollecte des comptes sur livrets se poursuit (- 1,1 %, comme en août), alors que les encours de dépôts à terme inférieur à deux ans progressent nettement (+ 3,1 % en septembre, après + 1,2 %).
Sans surprise, les agents économiques ménages compris sortent des comptes sur livret et laissent de plus en plus d’argent sur leurs comptes courants. Ainsi le taux de croissance des dépôts à vue est resté, au mois de septembre, + 4,8 %, après + 5,1 % en août.
La demande de logements neufs continue de baisser dans un contexte de diminution des prix et d’augmentation des stocks. En octobre 2014, selon les promoteurs immobiliers, la tendance à la baisse de la demande de logements neufs s’accentue encore. Le solde d’opinion correspondant est ainsi nettement en dessous de sa moyenne de long terme et atteint son plus bas niveau depuis que la série existe (1991). Les perspectives de mises en chantier de logements neufs restent dégradées pour les trois prochains mois.
Même si les promoteurs sont moins nombreux qu’en juillet à indiquer une augmentation de leur stock de logements invendus, le solde d’opinion correspondant reste nettement supérieur à sa moyenne.
En octobre, les promoteurs sont aussi nombreux qu’en juillet à signaler la baisse des prix moyens des logements neufs mis en vente ; le solde correspondant demeure toujours très inférieur à sa moyenne de longue période. Leur opinion concernant l’apport personnel des candidats à l’acquisition d’un logement neuf est moins pessimiste qu’au trimestre précédent. Les promoteurs sont légèrement moins nombreux qu’en juillet à prévoir une baisse des moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs.
| Soldes d’opinion, en %, CVS | |||||
| * Moyenne depuis juillet 1991. | |||||
| Source : enquête de conjoncture promotion immobilière – Insee | |||||
| Moy.* | Jan. 14 | Avril 14 | Juil. 14 | Oct. 14 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Demande de logements | –8 | –48 | –43 | –51 | –54 |
| Perspectives de mises en chantier de logements | –7 | –23 | –22 | –34 | –33 |
| – destinés à la vente | –15 | –32 | –35 | –42 | –42 |
| – destinés à la location | 0 | –9 | –6 | –15 | –15 |
| Évolution des stocks de logements invendus | –27 | –15 | –13 | –10 | –13 |
| Prix moyen des logements mis en vente | 6 | –24 | –22 | –31 | –31 |
| Évolution de l’apport personnel des candidats | –21 | –41 | –39 | –46 | –40 |
| Perspectives d’évolution des moyens de financement | –23 | –49 | –47 | –41 | –39 |
Devant la Commission des finances du Sénat, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer qui est également en charge de la supervision financière a demandé aux compagnies d’assurances de diminuer le taux de rémunération des assurances vie afin qu’ils ne prennent pas de risque excessif
Avec la crise financière de 2008 et la nécessité de respecter les ratios prudentiels de Bâle 3, les banques se devaient de renforcer leurs fonds propres. La Banque Centrale Européenne qui intervient comme le superviseur des grandes banques européennes a mené un stress test afin d’apprécier la résistance des banques à des accidents économiques et financiers de grande ampleur. Seules vingt cinq banques sur 130 n’ont pas réussi l’examen de passage
Le taux d’épargne des ménages dans la zone euro a été de 12,9% à la fin juin, contre 13,1% au premier trimestre 2014. Au sein de l’Union européenne, le taux d’épargne des ménages s’est établi à 10,4%, contre 10,7% au trimestre précédent.
Dans un contexte de stagnation économique, les ménages ont légèrement puisé dans leur bas de laine.
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
L’assurance-vie continue sur sa lancée avec un très bon mois de septembre. La collecte nette a été positive de 2,1 milliards d’euros portant le total à 17,4 milliards d’euros depuis le début de l’année. Il s’agit du neuvième mois consécutif de collecte positive. L’année dernière, la collecte cumulée des neuf premiers n’était que de 11 milliards d’euros.
Ce résultat tranche avec ceux du Livret A qui en est à son cinquième mois de décollecte et qui enregistre, pour le mois de septembre, une décollecte de 2,37 milliards d’euros.
Le montant de la collecte brute a été de 10 milliards d’euros ce qui est très correct pour un mois de septembre. Les rachats ont été relativement faibles en ne s’élevant qu’à 7,9 milliards d’euros.
L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 505,6 milliards d’euros à fin septembre 2014.
L’assurance-vie bénéficie, tout à la fois, de la méforme du Livret A et de la déprime de l’immobilier. L’abaissement du rendement du Livret A et la fin de l’effet relèvement des plafonds du Livret A et du LDD ont conduit les épargnants à revenir sur l’assurance-vie.
Mais au vu de la baisse des rachats, il apparaît également que les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont moins tentés par l’immobilier.
Par ailleurs, le rendement de 2,8 % en 2013 et certainement de 2,6 % pour 2014 des fonds euros est redevenu attractif en comparaison des autres placements. Les mauvais résultats de la bourse n’incitent pas les épargnants à chercher de la diversification sur leur PEA. Les résultats moyens des unités de compte confortent également le fonds euros.
Le positionnement de l’assurance-vie comme placement sûr doté d’un dispositif fiscal attractif est conforté en 2014. Avec l’alourdissement de la fiscalité sur les comptes titres intervenus et sur les livrets bancaires en 2012, l’assurance-vie, avec la garantie en capital des fonds euros, apparaît comme le produit en forme de cette fin d’année.
Cette fin d’année sera intéressante avec le lancement des premiers contrats intégrant des fonds euro-croissance qui devront affronter un contexte difficile de faibles taux et de bourses chahutées.
Selon la Banque de France, l’encours des placements financiers s’élève à 1 841 milliards d’euros à fin juin 2014 pour « l’assurance-vie et mixte », en hausse de 53,8 milliards par rapport à mars 2014.
Cette progression est principalement due à des effets de valorisation positifs observés depuis le 3ème trimestre 2013 sur les titres obligataires et les titres d’OPC non monétaires (respectivement +24,8 milliards et +7,3 milliards d’euros au 2ème trimestre 2014).Les titres obligataires et les titres d’OPC non monétaires ont également bénéficié de 17,3 milliards d’investissements.
Pour l’assurance non-vie, l’encours des placements financiers s’établit à 200 milliards d’euros à fin juin 2014, en augmentation de 2,1 milliards par rapport à mars 2014. Cette hausse concerne principalement les titres obligataires et les titres d’OPC non monétaires.

Philippe Crevel analyse le comportement des épargnants et explique le recul du livret A et le retour de l’Assurance-vie.
Philippe Crevel était l’invité de Wendy Bouchard sur Europe 1 au sujet de la décollecte du Livret A du mois de septembre.
Retrouvez l’interview de Philippe Crevel dans EasyBourse.com sur le livret A après la décollecte record de 2,37 milliards d’euros en septembre.
La baisse du taux à 1 % intervenue au mois d’août et les dépenses traditionnelles de la rentrée ainsi que le dernier tiers provisionnel ont provoqué une sévère décollecte au mois de septembre pour le Livret A et le Livret de Développement Durable. Pour les deux produits, le repli est de 3,15 milliards d’euros. Il atteint 2,37 milliards d’euros pour le Livret A et 780 millions pour le Livret de Développement Durable. Le Livret A enregistre son cinquième mois consécutif de décollecte. L’encours du Livret A est revenu de 266,9 à 264,5 milliards d’euros.
Désormais, sur les neuf premiers mois, le Livret A est en décollecte de 1,66 milliards d’euros. Le Livret de Développement Durable reste en collecte positive avec 870 millions d’euros. A la même époque, en 2013, la collecte pour les deux produits était positive de 14 et de 7 milliards d’euros.
Cette décollecte était attendue compte tenu de la tendance de ces derniers mois et du fait des contraintes économiques et financières auxquelles sont exposés les Français.
Le mois de septembre n’est jamais bon pour le Livret A. En 2013, la décollecte avait atteint 1,56 milliards d’euros. Sur dix ans, un mois de septembre sur deux a connu une décollecte. Cette année le cocktail était explosif avec la conjonction d’un impôt sur le revenu en hausse, des salaires étales et un rendement en baisse. Tout concourait pour obtenir une décollecte record.
Dans le cadre de l’examen, en première lecture du projet de loi portant diverses dispositions d’adaptation de la législation au droit de l’Union européenne en matière économique et financière, les sénateurs ont adopté un amendement visant à encadrer le délai de renonciation accordé aux souscripteurs d’assurance-vie en cas de faute formelle de l’assureur.
En effet, le droit positif qui permet à tout souscripteur d’une assurance vie de renoncer à son contrat et de le résilier ainsi sans devoir motiver sa décision, dans un délai de 30 jours calendaires à compter de la conclusion du contrat, prévoyait en outre la prorogation , de plein droit, de ce délai jusqu’à huit ans en cas de défaut, même purement formel, dans la notice d’information que l’assureur remet à son client à la souscription du contrat.
Les signataires de cet amendement, deux sénateurs socialistes (Jacques Chiron et Jean Germain) considérant que cette disposition destinée à protégée les petits épargnants peut avoir des effets pervers dans le cas cas d’investisseurs avertis qui souhaiteraient effacer d’éventuelles pertes subis par ce biais. Craignant que ce contournement puisse à la fois impacté la performance des contrats portés par les petits épargnants et dissuader les assureurs de proposer des contrats comportant une part de risque en capital à l’instar des nouveaux contrats euro-croissance, le Sénat, avec l’avis favorable de la commission des finances du Sénat et du gouvernement, a décidé de limiter cette faculté aux seuls souscripteurs de « bonne foi ». L’article L132-5-2 du code des assurances sera ainsi modifié dans son sixième alinéa afin de remplacer la formule » de plein droit » par la formule « pour les souscripteurs de bonne foi ».

En recul de 3 milliards d’euros par rapport au mois précédent, les comptes ordinaires de la clientèle non financière s’élèvent à 516,8 milliards d’euros à la fin août.
Sur l’intervalle, les livrets progressent de 4 milliards d’euros pour atteindre 445 milliards d’euros. Le LDD, en hausse de 100 millions d’euros sur le mois d’août, s’établit à 101,7 milliards d’euros et le PEL atteint 207 milliards d’euros contre 205,6 milliards d’euros à fin juillet.
L’encours total de crédits aux agents non financiers recule de 1,4 milliard d’euros en raison principalement en raison de l’amélioration de la situation financière des comptes ordinaires. En effet,les comptes ordinaires débiteurs passent sur le mois de 46,3 milliards d’euros à 43,7 milliards d’euros. Sur la période les crédits à l’habitat continuent de croître (+ 2 milliards d’euros) quand les crédits d’équipement restent stables. L’encours des crédits à l’habitat est de 924,1 milliards d’euros. L’Ile de France avec 234 milliards d’euros représente 25 % des crédits immobiliers. Arrivent ensuite au niveau des régions, sans surprise, Rhône Alpes et PACA.
‘Autorité des Marchés Financiers a fait une mise au point très clair après la publication de son étude sur le trading des particuliers sur le Forex. Alertée par le nombre croissant de réclamations des épargnants et les multiples sollicitations pour les particuliers à trader en ligne sur le marché des changes, l’Autorité des marchés financiers a engagé une campagne de communication digitale pour sensibiliser le grand public aux risques du Forex.
En effet, sur quatre ans, le pourcentage de clients perdants tous prestataires confondus est proche de 89 %. La perte moyenne par client est de près de 10 900 euros entre 2009 et 2012. Sur ces 4 années, 13 224 clients ont perdu au total près de 175 millions d’euros, tandis que les 1 575 clients restants ont gagné au total 13,8 millions d’euros.
Il est donc prudent de ne pas s’aventurer sur ce type de marchés d’autant plus que l’étude met en lumière un phénomène comportemental : le peu d’apprentissage dans le temps des investisseurs particuliers. En effet, il s’avère que les traders les plus actifs et réguliers voient leurs pertes se creuser dans le temps. « Notre étude démontre que même auprès d’intermédiaires dûment autorisés, la majorité des particuliers perdent de l’argent, parfois davantage que leur investissement initial en raison des instruments financiers proposés », a indiqué Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’Autorité des marchés financiers.
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