Direct Matin – La France ne peut pas tout faire, par Jean-Marie Colombani
Comme chaque semaine retrouver la tribune de Jean-Marie Colombani, fandateur de Slates.fr et membre du conseil scientifique du Cercle de l’Epargne. Cette semaine il revient sur le rôle de la France dans la lutte contre le terrorisme et l’importance pour de la coopération internationale dans ce domaine.
Situation économique de la Grèce : Jean-Paul Fitoussi cité dans Libération
Jean-Paul Fitoussi, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne donne son analyse sur la situation de la Grèce et l’états des négociations en cours avec la BCE.
Au luxembourg aussi, l’assurance-vie sourit !
Les primes d’assurance-vie on progressé de 20,87 % en 2014 et totalisent 26,87 milliards d’euros soit plus que le record atteint en 2010.
Les UC progressent de 9 % et les fonds euros (au rendements garantis) explosent avec une hausse de 37,69 %.
L’épargne retraite progresse aussi de près de 6 points par rapport à 2013 avec un encours qui atteint 695 millions d’euros à la fin 2014 pour 62 796 contrats.
PEA : En cas d’investissement de titre non éligible l’épargnant seul responsable en théorie
Les investissements réalisés à travers un PEA sont exonérés de l’impôt sur le revenu en cas de conservation de l’épargne pendant 5 annnées quand les plus values réalisées sur des comptes titres ordinaires sont fiscalisées. En cas d’investissements non conforme à la réglementation fiscale du PEA le titulaire d’un plan est-il seul responsable ?
Amené à se prononcer sur un cas d’espèce, le médiateur de l’AMF a rappelé qu’il appartient au client de veiller, lorsqu’il acquiert un titre, à ce que celui-ci e soit bien éligible au PEA rappelant que les sanctions fiscales relatives au non-respect de la réglementation (à savoir la requalification du PEA « classique » en compte titres ordinaire) concernent le client exclusivement. Pour autant, elle considère que l’établissement financier est tenu de fournir à ses clients une information claire et lisible afin d’éviter de les induire en erreur. Considérant que le niveau et la qualité de l’information délivrée dans le cas d’espèce comme insatisfaisante, le médiateur à ainsi recommandé à l’établissement financier de verser une somme de 900 euros au client afin de couvrir le risque fiscal encouru par ce dernier.
Epargne solidaire : kezako ?
L’épargne solidaire se distingue de l’épargne traditionnelle par « les objectifs à forte valeur ajoutée sociale ou environnementale » qu’elle génère. Si les placements offerts peuvent s’avérer moins rentables pour l’épargnant qui doit se « dépouiller » d’une fraction de ses gains au profit d’une association ou d’un organisme solidiaire, l’épargnant vertueux peut bénéficer en guise de compensation d’une réduction d’impôt dont la valeur varie en fonction de la nature du placement sélectionné.
Ainsi, en cas d’investissement dans des parts sociales ou des actions d’entreprises solidaires la réduction d’impôt sur le revenu s’élève à 18 % de la somme investie. Les livrets de partage dont le rendement net moyen s’établit à 0,77 % peuvent eux donner droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % des sommes données.

Pour les liquidités, le PEL et le Livret A restent la meilleure option
L’épargne réglementée, à l’instar le livret A et le PEL offre un rendement faible (1 % pour le premier et 2 % pour le second depuis le 1er février) pour autant, ces produits restent attractif. Philippe Crevel explique pourquoi dans un article publié par le journal Le Monde.
Direct Matin – Quel chemin pour les Grecs ?, par Jean-Marie Colombani
Chaque semaine, Jean-Marie-Colombani, cofondateur et directeur de Slate.fr publie dans direct Matin son analyse sur un sujet d’acutalité. Cette semaine il revient sur le cas grec.
Les fourmis françaises ont consommé un peu plus en décembre
Les dépenses de consommation des ménages en biens ont progressé de 1,5 % en décembre après avoir connu une légère hausse de 0,2 % le mois précédent. Une progression imputable, pour l’eseentiel, au bond constaté des dépenses d’énergie (+6,9 %) qui ne remet pas en question la tendance baissière enreigstrée sur l’ensemble de l’année.
En effet, d’après l’INSEE les ménages sont restés, au quatrième trimestre 2014, peu enclin à changer leur habitudes de consommation. Ainsi, la consommation en biens est restée stable (+0,1 %) sur le dernier trimestre quand le taux d’épargne continue à s’accroître sur la période considérée.
La consommation des ménages en biens affiche même un résultat négatif sur l’ensemble de l’année (-0,2 % en 2014 après –0,3 % en 2013).
Consulter la note de l’INSEE
Epargne des ménages : l’assurance vie fait le plein au 2nd semestre 2014
Selon les derniers chiffres de la banque de France, le taux d’épargne des ménages s’établit, à 15,8 % à la fin du troisième trimestre 2014. En progression de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, les Français continuent de talonner l’Allemagne dont le taux d’épargne est resté stable sur l’intervalle évoquée. L’épargne brute s’établit ainsi sur le trimestre à 53, 7 milliards d’euros.
Sur le troisième trimestre, l’assurance-vie et l’épargne retraite progressent de 1,6 milliards d’euros en flux quand les placements en numéraire, sur dépôts et les comptes sur le livrets reculent de près de 4 points. Cette progression profite toute à la fois aux supports en fonds euros et au UC des contrats d’assurance-vie.
Le quatrième trimestre reste très favorable à l’assurance-vie et conforte la progression de l’épargne contractuelle portée par le succès du PEL ces derniers mois. Les dépôts à vue restent par par ailleurs un recours pour les ménages.
consulter les données de la Banque de France
Motivations au départ à la retraite : L’atteinte du taux plein arrive en tête
Selon l’enquête 2014 de motivation de départ à la retraite réalisée par la CNAV, le COR, la DREES et la DSS (direction de la Sécurité sociale), troisième du genre, les 552 000 nouveaux candidats à la retraite au titre du régime général étaient en moyenne âgés de 62 ans en moment de la liquidation de leur droits, intervenue entre juin 2012 et juin 2013.
L’âge effectif de départ à la retraite a ainsi progressé de 7 mois depuis la précédente enquête réalisée en 2012. Une progression qui fait echo au report de l’âge légal de la retraite introduit à 2010.
En effet 3 nouveaux retraités sur 4 déclarent avoir fait valoir leurs droits dès qu’ils en ont eu la possibilité. Ils sont par ailleurs 73 % à avoir indiqué que l’atteinte du taux plein à influencer leur décision contre 71 % qui évoquent l’âge légal de départ. L’atteinte du taux plein a même « beaucoup jouer » pour 51 % des retraités en 2014 contre 45 % en 2012.
Consulter les résultats de l’enquête
Assurance-vie, la belle année
L’assurance-vie a été la grande gagnante de l’année 2014 avec une collecte nette de 21 milliards d’euros quand le Livret A a enregistré une décollecte de 6,13 milliards d’euros.
Au mois de décembre, le résultat est en repli par rapport aux mois précédents. En règle générale, le mois de décembre réussit rarement à l’assurance-vie qui se trouve être en concurrence avec des produits de défiscalisation (PERP, contrats Madelin…).
Avec une franche collecte nette en 2014 et cela malgré le contexte économique et financier peu porteur, l’assurance-vie confirme la reprise constatée en 2013. Néanmoins, cette collecte nette reste nettement inférieure à celles du début des années 2000.
Consulter le communiqué de presse de Philippe Crevel
Assurance-vie : 2014, la belle année
ASSURANCE-VIE : 2014, LA BELLE ANNEE
PAR PHILIPPE CREVEL
DIRECTEUR DU CERCLE DE L’EPARGNE
L’assurance-vie a été la grande gagnante de l’année 2014 avec une collecte nette de 21 milliards d’euros quand le Livret A a enregistré une décollecte de 6,13 milliards d’euros.
Au mois de décembre, le résultat est en repli par rapport aux mois précédents. En règle générale, le mois de décembre réussit rarement à l’assurance-vie qui se trouve être en concurrence avec des produits de défiscalisation (PERP, contrats Madelin…).
Avec une franche collecte nette en 2014 et cela malgré le contexte économique et financier peu porteur, l’assurance-vie confirme la reprise constatée en 2013. Néanmoins, cette collecte nette reste nettement inférieure à celles du début des années 2000.
Le maintien de taux de rendements relativement élevés a joué en faveur de ce produit dont l’encours atteint désormais 1515 milliards d’euros. Les moindres tensions financières sur les dettes publiques et l’éloignement de la crise financière ont contribué à restaurer la confiance vis-à-vis de l’assurance-vie. Le taux de rendement des fonds euros pour 2014 est de 2,5 % en baisse de 0,3 point par rapport à 2013, diminution qui est moins forte que la contraction de l’inflation.
La pérennisation du régime fiscal de ce produit par le Gouvernement a rassuré les épargnants qui ont été échaudés par les mesures prises en 2012. Avec la fiscalisation accrue des livrets bancaires aux faibles taux de rendement et celle des comptes titres, la compétitivité de l’assurance-vie s’est améliorée.
Les Français ont tout à la fois privilégié un placement long et plus rémunérateur. Par ailleurs, ils ont accru leurs liquidités sur leurs comptes courants (plus de 7 milliards d’euros en 2014). L’autre placement phare de l’année 2014 est le Plan d’Epargne Logement en raison de son taux de 2,5 % qui passera à 2 % au 1er février. La collecte nette de ce placement est évaluée à 12 milliards d’euros en 2014.
Les Français sont à la recherche de rendement et acceptent de prendre plus de risques. Les unités de compte dont le rendement a été de 4,7 % en 2014 contre 8 % en 2013 ont fortement progressé l’année dernière, +27 %. Elles représentent 20 % de la collecte nouvelle marquant une petite rupture.
|
Collecte nette
en mds d’euros |
Rendement |
Taux d’inflation |
Rendement réel |
| 2004 |
42,9 |
4,4 |
2,1 % |
2,3 |
| 2005 |
52,0 |
4,2 |
1,8 % |
2,4 |
| 2006 |
68,8 |
4,1 |
1,6 % |
2,5 |
| 2007 |
53,9 |
4,1 |
1,5 % |
2,6 |
| 2008 |
28,4 |
3,9 |
2,8 % |
1,1 |
| 2009 |
50,4 |
3,6 |
0,1 % |
3,5 |
| 2010 |
51,1 |
3,5 |
1,5 % |
2 |
| 2011 |
7,6 |
3,0 |
2,1 % |
0,9 |
| 2012 |
-6,3 |
2,9 |
2,0 % |
0,9 |
| 2013 |
10,7 |
2,8 |
0,9 % |
1,9 |
| 2014 |
21 |
2,5 |
0,5 % |
2,0 |
Contact presse :
Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
Climat des affaires en France stable en janvier
Selon l’indicateur INSEE du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, la situation en janvier est stable par rapport au résultat enregistré en novembre et décembre dernier. L’indicateur situé au niveau de 94 points reste toutefois inférieur à son niveau moyen de long terme qui s’établit à 100.
Sur la période considérée, l’indicateur de retournement pour l’ensemble des secteurs reste dans la zone favorable.
Consulter la note de l’INSEE
Protection sociale collective – Tribune de Jacques Barthélémy dans l’AEF
Retrouvez la tribune de Jacques Barthélémy sur la protection sociale complémentaire publié sur AEF.

BFM BUSINESS – Pourquoi la décision de la BCE concerne votre argent
Interrogé par Julien Marion pour BFM Business sur l’impact de la décision de la BCE pour l’épargnant, Philippe Crevel explique pourquoi cette annonce devrait profiter au marché « actions » et pourrait de ce fait être profitable.
Epargne & Vous – l’évolution des prix de l’immobilier en 2015
Retrouvez un nouvel épisode de l’émission « Epargne & Vous » présentée par Philippe Crevel, aujourd’hui consacrée aux perspectives de l’immobilier en 2015.
Retraite : le Cercle de l’Epargne veut doper le contrat Madelin
Reprise des propositions du Cercle de l’Epargne pour offrir une meilleur protection sociale aux TNS dans le média en ligne dédiée à la retraite « Tout sur la Retraite ».
Livret A : une décollecte de 6,1 milliards en 2014
Philippe Crevel est cité dans la Tribune à la suite de la présentation des résultats annuels du livret A sur 2014.
Epargne-retraite : Le Cercle de l’Epargne formule des propositions pour stimuler les contrats Madelin
Les propositions du Cercle de l’Epargne pour renforcer l’intérêt des TNS pour le contrat Madelin sont reprises dans l’argus de l’Assurance.
Le livret A dans le rouge
Sicavonline, site d’information dédié au Sicav et FCP a diffusé le communiqué de presse de Philippe Crevel dans lequel il analyse les résultats 2014 du livret A.
le livret A siphonné en 2014 : Interview de Philippe Crevel dans le journal Le Monde
Philippe Crevel revient sur les résultats du livret A en 2014 et analyse la décision du gouvernement de maintenir le taux de rendement du placement à 1 %.
Challenges – Retraites: ces 5 choses qui distinguent la France des autres pays
A l’occasion de la présentation des points saillant de la dernière enquête réalisée au niveau mondial par HSBC sur l’avenir des retraites, Challenges revient sur les particularités du système français et cite à cette occasion l’ouvrage de Philippe Crevel, « Retraite: juste un autre monde » publié aux éditions Temporis en novembre dernier.
Le Livret A reste à 1 %
Le Gouverneur de la Banque de France avait préconisé un taux de 0,75 % pour le Livret A après la publication des résultats de l’inflation pour 2014 à 0 %. Mais, à quelques semaines des élections cantonales et afin de récuser l’idée que la déflation s’installe, le Gouvernement a décidé de ne pas suivre la recommandation du Gouverneur.
C’est une bonne nouvelle pour les épargnants mais une moins bonne pour le logement social et les entreprises.
Livret A à 0,25 % : Est-ce vraiement possible ?
Philippe Crevel, réponds aux interrogations de Laurie Ferrère sur l’abaissement possible du taux du livret A à 0,25 % pour « Réponse Conso! ».
Epargne et Vous : faut-il investir en Bourse en 2015 ?
Philippe Crevel aborde la Bourse et les marchés actions. Avec la baisse des rendements des produits de taux, la Bourse sera-t-elle une bonne alternative pour placer son argent en 2015 ?
Livret A : nouvelle baisse des taux ?
A quelques jours de l’annonce d’une possible baisse du taux du livret A, Philippe Crevel est interrogé par le Dauphiné libéré sur le taux auquel devrait être le livret A compte tenu du contexte économique et de l’inflation.
Livret A : le taux d’intérêt à 0,25 % au 1er février 2015 ?
Tout Sur Les Placements revient sur la baisse possible du Livret A et cite le communiqué du Cercle de l’Epargne en reprenant notamment des éléments d’analyse et d’explication de Philippe Crevel.
La stagnation de l’inflation affaiblit le livret A
Comment est fixé le taux du livret A ? Lié à l’inflation, Philippe rappelle dans le journal La Croix les règles de calcul du produit d’épargne.
Pourquoi le taux du livret A pourrait baisser au 1er février ?
Philippe Crevel répond aux questions de Virginie Grolleau du Nouvel Obs. sur le livret A et les règles de fixation de son taux à quelques jours de l’annonce de la décision du gouvernement sur la question.
Le ralentissement de l’inflation met le taux du Livret A sous pression
Baisse possible du livret A. A la suite de l’annonce des résultats de l’inflations, Philippe Crevel est cité dans le journal les Echos sur les perspectives à attendre pour le livret A et la possible modification de son taux.
Le taux du Livret A pourrait, en théorie, baisser à 0,25 %
Philippe Crevel est interrogé par Frédéric Cazenave du journal Le Monde sur la possible baisse du livret A.
Livret A : Le taux en question
LIVRET A : LE TAUX EN QUESTION
Par Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne
Le Gouvernement doit annoncer d’ici le 1er février le taux du Livret A. Ce taux dépend du taux d’inflation du mois de décembre et de celui l’ensemble de l’année 2014 qui seront communiqués mercredi 14 janvier.
Le taux d’inflation pour l’ensemble de 2014 devrait être nul. De ce fait, une lecture scrupuleuse de la formule de calcul du taux du Livret (qui s’applique également au Livret de Développement Durable) pourrait conduire à une baisse de 0,75 point. Il serait alors de 0,25 %, un niveau inconnu…
De manière plus pragmatique, le Gouvernement qui dispose en la matière d’un pouvoir discrétionnaire pourrait arbitrer entre le statuquo à 1 % ou un taux de 0,5 ou de 0,75 %.
Comment est fixé le taux du Livret A
Le taux d’intérêt du Livret A est l’indice, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre :
- la variation sur les douze derniers mois connue de l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages, augmenté d’un quart de point,
- la moyenne arithmétique entre, d’une part, l’inflation des douze derniers mois et, d’autre part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’EURIBOR 3 mois + la moyenne mensuelle de l’EONIA (pour le dernier mois connu).
Le taux EONIA est le taux de rémunération des dépôts interbancaires du jour dans la zone euro. L’EURIBOR (Euro InterBank Offered Rate) est le taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone Euro. Ici c’est donc le taux à 3 mois qui est pris en compte.
La détermination du taux du Livret A impacte directement d’autres taux : taux du Livret de développement durable, taux du Livret d’épargne populaire, taux du compte épargne logement.
L’application de la formule est partielle
Depuis l’introduction de la formule de calcul du taux du Livret A en 2009, les gouvernements ne l’ont respectée qu’avec parcimonie
Exemples de non-respect :
- Pour la révision du taux du 1er février 2012, le taux aurait dû être de 2,75 % mais le Gouvernement a décidé de maintenir 2,25 %
- Pour la révision du 1er février 2013, le Gouvernement aurait dû retenir 1,50 %, il décida d’abaisser le taux que de 0,5 point en l’amenant à 1,75 %.
- Pour la révision du 1er août 2013, en l’application de la formule, le taux aurait dû être abaissé à 1 %, le Gouvernement se contenta de le diminuer à 1,25 %
- Pour la révision du 1er février 2014, la formule aurait dû conduire à un taux de 0,75 %, le Gouvernement décida son maintien à 1,25 %.
- Pour la révision du 1er août 2014, le Gouvernement décida de porter le taux à 1 % or, avec la formule il aurait pu être amené à le fixer à 0,5 %.
Les conséquences d’une baisse ou d’une non baisse du taux du Livret A
La collecte du Livret A en question
Avec la baisse à 1 % du taux du Livret A, les épargnants se sont détournés de ce produit. Le Livret A a connu sept mois de décollecte consécutifs en 2014. Le montant de la décollecte sur les 11 premiers mois de l’année a atteint 5,84 milliards d’euros (6,23 avec le LDD). Certes, en 2012 et 2013, le Livret A avait bénéficié de 40 milliards d’euros de collecte.
Une nouvelle diminution du taux du Livret A aboutirait à une amplification du mouvement.
Les Français sont très sensibles au taux facial du rendement et ne prennent pas en compte la baisse du taux d’inflation. Le Livret A est mieux rémunéré aujourd’hui que dans le passé. En effet, en 1981, le taux du Livret A était de 8,5 % mais l’inflation dépassait 13 %. La perte était de 4,5 points.
Un passage du taux du Livret A en-dessous de 1 % entraînerait un report de l’épargne sur les comptes courants, le Plan d’Epargne Logement rémunéré à 2,5 % et l’assurance-vie (fonds euros autour de 2,2 à 2,4 %).
Le financement du logement social et des prêts aux PME
Le Livret A et le LDD servent à financer des prêts en faveur des organismes d’HLM et en faveur des PME. Avec une ressource rémunérée à 1% à laquelle il faut ajouter le coût de rémunération des réseaux (0,5 %) et les coûts de gestion pour la Caisse des dépôts, les prêts aux organismes d’HLM ne sont pas très attractifs au regard de ce que propose le marché.
Au moment où le Gouvernement souhaite relancer le bâtiment, il aurait tout avantage à diminuer le taux du Livret A.
Le coût de l’épargne pour la Caisse des dépôts
Afin d’assurer la liquidité totale et la rémunération des épargnants, la Caisse des dépôts place une partie des ressources du Livret A et du LDD à travers son fonds d’épargne (environ 50 % de l’encours).
Or, la Caisse des Dépôts acquiert essentiellement des titres publics (bons du Trésor ou Obligations Assimilables du Trésor) dont les rendements sont faibles (0,8 % pour une OAT à 10 ans). De ce fait, les revenus du fonds d’épargne sont faibles et ne peuvent pas couvrir la rémunération du Livret A. Cet écart de taux justifie une baisse du rendement du Livret A.
Le Livret A est un symbole
Toucher à un symbole et il est difficile de modifier le taux de ce produit d’épargne qui est possédé par 95 % des Français. Il est toujours dangereux de désespérer le petit épargnant. La fixation du taux du Livret est un geste éminemment politique surtout en période électorale. Descendre en-dessous de 1 % qui est déjà un taux historiquement bas constitue un acte plus que délicat à mener.
Les arguments pour un statuquo ou une baisse réduite
Le Gouvernement pourra mettre en avant que la croissance et donc l’inflation devraient repartir d’ici la fin de l’année. La BCE prévoit un retour à une inflation à 1 % au quatrième trimestre. Il pourra souligner que la baisse de l’inflation est imputable à la diminution du cours du pétrole et qu’elle est d’ordre conjoncturel. Néanmoins, cet argument n’est vrai qu’à moitié. L’inflation sous-jacente a tendance à diminuer également.
Conclusion
Le taux du Livret A devrait être abaissé mais la baisse devrait faible à nulle….
L’espérance de vie poursuit sa croissance en 2014
L’espérance de vie à la naissance est en moyenne de 85,4 ans pour une femme et de 79,2 ans pour un homme.
L’espérance de vie des femmes, après avoir diminué de 0,2 an en 2012 est revenue en 2013 à son niveau de 2011. En 2014, elle a augmenté de 0,4 an.
L’espérance de vie des hommes continue sa progression après une pause en 2012, passant de 78,7 ans en 2013 à 79,2 ans en 2014.
En vingt ans, l’espérance de vie des femmes a progressé de 3,6 ans, celle des hommes de 5,6 ans. L’écart entre les deux sexes ne cesse de se réduire : il s’établit à 6,2 ans en 2014 contre 7,1 ans en 2004 et 8,2 ans en 1994.
L’espérance de vie à 60 ans augmente aussi régulièrement. En 2014, à 60 ans, les femmes peuvent espérer vivre encore 27,7 ans en moyenne et les hommes 23,1 ans (respectivement + 2,7 ans et + 3,4 ans en vingt ans). L’écart entre les deux sexes s’estompe.
En Europe, l’espérance de vie est la plus élevée en Espagne pour les femmes (85,5 ans en 2012), et en Suède pour les hommes (79,9 ans en 2012).
La France se trouve dans le trio de tête pour l’espérance de vie des femmes, deuxième ex-æquo avec l’Italie et est bien au-delà de la moyenne européenne, pour les femmes (83,1 ans pour l’UE à 28) comme pour les hommes (77,5 ans).
L’écart entre hommes et femmes se réduit aussi en Europe : de 2002 à 2012, les femmes ont gagné 2,2 années d’espérance de vie en moyenne et les hommes, 3 ans. L’Espagne et la France se distinguent par une espérance de vie à 60 ans de plus de 27 ans pour les femmes en 2012, la plus élevée de l’UE.
Trois autres pays européens se partagent, avec la France, la première place pour l’espérance de vie à 60 ans des hommes : les Espagnols, les Italiens et les Suédois, comme les Français, peuvent espérer vivre encore 22,6 années au-delà de 60 ans.
Au 1er janvier 2015, la France compte 18,4 % d’habitants de 65 ans ou plus ; c’est 0,5 point de plus qu’au 1er janvier 2014 et 2,1 points de plus qu’il y a dix ans. Entre 2005 et 2015, la part des personnes de 75 ans ou plus est passée de 8,0 % à 9,1 %.
Le vieillissement de la population se poursuit aussi en Europe, à un rythme un peu plus marqué qu’en France, la natalité y étant globalement moins élevée. En dix ans, la part des personnes de 65 ans ou plus a progressé de 2,0 points en Europe, passant de 16,2 % au 1er janvier 2003 à 18,2 % au 1er janvier 2013.
En France, sur la même période, cette part n’a progressé que de 1,7 point. Au 1er janvier 2013, en Italie et en Allemagne, les habitants de 65 ans ou plus représentent environ 21 % de l’ensemble de la population contre seulement 12 % en Irlande et 17,6 % en France.
Retraite des TNS : les cotisations en hausse au 1er janvier 2015
Le taux de la cotisation plafonnée d’assurance vieillesse de base des artisans et commerçants (c’est-à-dire celle calculée sur le revenu d’activité dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale soit 38 040 € en 2015), est passé de 16,95 % en 2014 à 17,05 % au 1er janvier 2015.
Le taux de la cotisation d’assurance vieillesse de base dite « déplafonnée », c’est-à-dire applicable sur l’intégralité des revenus d’activité, est passé de 0,2 à 0,35 % au 1er janvier 2015.
Toujours à compter du 1er janvier 2015, la base de calcul de la cotisation minimale de retraite passe à 7,70 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) soit 2 929 €, contre 5,25 % du Pass en 2014 (1 971 €).
Le montant de la cotisation minimale de retraite de base des artisans et commerçants est passé de 338 € en 2014 à 510 € pour 2015.
Compte pénibilité : le gouvernement lâche du leste
Le Gouvernement a décidé de laisser du temps au temps en matière de pénibilité. Ainsi, selon le site « toutsurlaretraite.com », le Premier Ministre a, par indiqué que le conseiller maître à la Cour des comptes et ex-DRH de Renault Michel de Virville, est en charge d’ une mission d’appui aux branches professionnelles pour l’élaboration de leurs « modes d’emploi » et de préparation de la mise en place des facteurs de pénibilité entrant en vigueur au 1er janvier 2016. »
« Le Premier ministre précise à cette occasion que les entreprises concernées par les quatre facteurs de pénibilité entrant en vigueur en 2015 […], soit une petite minorité des entreprises françaises, n’ont à ce stade aucune tâche ou formalité supplémentaire à accomplir au titre du compte. Aucune obligation déclarative n’est à accomplir avant le mois de janvier 2016 », mentionne le communiqué. Les comptes pénibilités seront ouverts à compter du premier trimestre 2016.
Crédits : les taux toujours en recul
Selon la Banque de France, l’encours de crédits aux particuliers s’est accru de 2,7 % en novembre contre 2,8 % en octobre.
Le crédit à l’habitat a progressé de 2,5 % après +2,6% en octobre quand les crédits de trésorerie n’augmentent que de +1,3% après +1,9%.
La baisse des taux d’intérêt des prêts nouveaux à l’habitat continue en passant de 2,77 % à 2,70% pour les prêts à long terme à taux fixe.
Les taux d’intérêt des crédits à la consommation augmentent très légèrement (5,22%, après 5,19%), la production de nouveaux crédits étant proche de celle du mois dernier (3,6 milliards, après 3,7 milliards).
Débat sur les retraites avec Philippe Crevel sur Radio Notre Dame
Philippe Crevel et Nathalie Badaire ont débattu sur les nouveautés du 1er janvier 2015 concernant les retraites dans le cadre de l’émission « Débat du Soir » à Radio Notre Dame le mardi 6 janvier.
Retraite : ce qui change au 1er janvier 2015
A compter du 1er janvier 2015, les règles de cumul emploi-retraite sont durcies. Pour cumuler, il faut avoir liquidé l’ensemble de ses droits et il n’est pas possible de se constituer de nouveaux droits à la retraite. En contrepartie, le système de retraite progressive est assoupli.
Pour la génération 1954, il faudra attendre un peu plus longtemps pour partir à la retraite. L’âge légal passe à 61,7 mois et l’âge de la retraite à taux plein à 66 ans et 7 mois. La durée de cotisation pour avoir une retraite à taux plein est de 41 ans et un trimestre. La génération 1955 se verra appliquer les âges de 62 et de 67 ans avec une durée de cotisation portée à 41 années et 6 mois.
Sans surprise, les cotisations sociales augmentent. L’application de la réforme des carrières longues et de la réforme 2014 entraînent une augmentation des cotisation employeurs et salariés; Les cotisations Arrco-Agirc (retraite complémentaire obligatoire des cadres et des salariés) augmentent également.
460.000 retraités assujetties à la CSG supporteront une hausse de leur CSGavec le passage du taux réduit de 3,8% au taux normal de 6,6%. Mais 700.000 retraités bénéficieront d’une baisse de leur taux de CSG.
13 345 milliards d’euros de patrimoine en 2013
Fin 2013, le patrimoine économique national s’élève à 13 345 milliards d’euros. cela correspond à près de huit fois le produit intérieur net de l’année.
Du fait de la stabilisation des prix de l’immobilier le patrimoine a faiblement augmenté en 2013 avec une hausse de 0,1 % en euros courants après – 0,3 %. Le patrimoine des ménages a augmenté de 0,8 % après + 1,7 %). Leur patrimoine non financier, constitué en majorité de logements et de terrains, a baissé de 0,1 % après – 1,3 % en 2012. Leur patrimoine financier, du fait de la bonne tenue des marchés a augmenté. Le patrimoine financier net des ménages a augmenté de + 6,3 % en 2013 après + 9,6 % en 2012. Le taux de progression reste supérieur à celui de la décennie 2001-2011.
En 2013, les fonds propres des sociétés non financières augmentent de 8,0 %, principalement grâce à des effets de marchés positifs sur le cours des actions. Cependant elles investissent peu, réduisent leurs stocks et limitent leur endettement. Par ailleurs la progression des cours accroît leur passif en actions de sorte que leur valeur nette diminue. Enfin, le passif des administrations publiques ralentit très nettement en raison de la baisse des cours des obligations
Lire la note de l’INSEE
Plus de 820 000 ménages en état de surendettement
Selon la Banque de France, 826 000 ménages seraient suivis dans le cadre des procédures de désendettement. Le nombre de dossiers déposés auprès des secrétariats des commissions de surendettement d’octobre 2009 à septembre 2014 s’est élevé en moyenne à 224 699 dossiers par an. Sur 12 mois glissants, le nombre de dossiers déposés est en augmentation de 3,2%.
Depuis octobre 2009, 977 325 dossiers ont été déclarés éligibles aux procédures légales de traitement du surendettement, c’est-à-dire ont été considérés comme présentant un niveau d’endettement manifestement excessif au regard des capacités de remboursement des ménages considérés. Sur la même période, 356 148 plans conventionnels de règlement ont été conclus entre les débiteurs et leurs créanciers, tandis que, dans les cas où aucune solution négociée n’a pu être mise en place, 306 255 mesures ont été imposées ou recommandées. Enfin, 301 351 dossiers ont été orientés vers la procédure de rétablissement personnel ; depuis le début de l’année, les orientations vers cette procédure représentent 34,3% des dossiers recevables
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Au total, le nombre de ménages en cours de désendettement, c’est-à-dire ayant bénéficié ou étant sur le point de bénéficier de mesures destinées à remédier à leur état de surendettement, peut-être évalué, sur la base des données recensées à ce titre dans le FICP, à environ 826 000 en septembre 2014.
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Interview de Philippe Crevel dans « Protection sociale » sur les retraites

Non mais Arrco quoi !
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Philippe Crevel revient dans le journal Atlantico sur l’amande infligé au groupe Allianz auquel il a été reproché de ne pas avoir fait suffisamment d’efforts pour retrouver les bénéficiaires d’assurances-vie non réclamées.
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