Selon l’enquête 2014 de motivation de départ à la retraite réalisée par la CNAV, le COR, la DREES et la DSS (direction de la Sécurité sociale), troisième du genre, les 552 000 nouveaux candidats à la retraite au titre du régime général étaient en moyenne âgés de 62 ans en moment de la liquidation de leur droits, intervenue entre juin 2012 et juin 2013.
L’âge effectif de départ à la retraite a ainsi progressé de 7 mois depuis la précédente enquête réalisée en 2012. Une progression qui fait echo au report de l’âge légal de la retraite introduit à 2010.
En effet 3 nouveaux retraités sur 4 déclarent avoir fait valoir leurs droits dès qu’ils en ont eu la possibilité. Ils sont par ailleurs 73 % à avoir indiqué que l’atteinte du taux plein à influencer leur décision contre 71 % qui évoquent l’âge légal de départ. L’atteinte du taux plein a même « beaucoup jouer » pour 51 % des retraités en 2014 contre 45 % en 2012.
L’assurance-vie a été la grande gagnante de l’année 2014 avec une collecte nette de 21 milliards d’euros quand le Livret A a enregistré une décollecte de 6,13 milliards d’euros.
Au mois de décembre, le résultat est en repli par rapport aux mois précédents. En règle générale, le mois de décembre réussit rarement à l’assurance-vie qui se trouve être en concurrence avec des produits de défiscalisation (PERP, contrats Madelin…).
Avec une franche collecte nette en 2014 et cela malgré le contexte économique et financier peu porteur, l’assurance-vie confirme la reprise constatée en 2013. Néanmoins, cette collecte nette reste nettement inférieure à celles du début des années 2000.
L’assurance-vie a été la grande gagnante de l’année 2014 avec une collecte nette de 21 milliards d’euros quand le Livret A a enregistré une décollecte de 6,13 milliards d’euros.
Au mois de décembre, le résultat est en repli par rapport aux mois précédents. En règle générale, le mois de décembre réussit rarement à l’assurance-vie qui se trouve être en concurrence avec des produits de défiscalisation (PERP, contrats Madelin…).
Avec une franche collecte nette en 2014 et cela malgré le contexte économique et financier peu porteur, l’assurance-vie confirme la reprise constatée en 2013. Néanmoins, cette collecte nette reste nettement inférieure à celles du début des années 2000.
Le maintien de taux de rendements relativement élevés a joué en faveur de ce produit dont l’encours atteint désormais 1515 milliards d’euros. Les moindres tensions financières sur les dettes publiques et l’éloignement de la crise financière ont contribué à restaurer la confiance vis-à-vis de l’assurance-vie. Le taux de rendement des fonds euros pour 2014 est de 2,5 % en baisse de 0,3 point par rapport à 2013, diminution qui est moins forte que la contraction de l’inflation.
La pérennisation du régime fiscal de ce produit par le Gouvernement a rassuré les épargnants qui ont été échaudés par les mesures prises en 2012. Avec la fiscalisation accrue des livrets bancaires aux faibles taux de rendement et celle des comptes titres, la compétitivité de l’assurance-vie s’est améliorée.
Les Français ont tout à la fois privilégié un placement long et plus rémunérateur. Par ailleurs, ils ont accru leurs liquidités sur leurs comptes courants (plus de 7 milliards d’euros en 2014). L’autre placement phare de l’année 2014 est le Plan d’Epargne Logement en raison de son taux de 2,5 % qui passera à 2 % au 1er février. La collecte nette de ce placement est évaluée à 12 milliards d’euros en 2014.
Les Français sont à la recherche de rendement et acceptent de prendre plus de risques. Les unités de compte dont le rendement a été de 4,7 % en 2014 contre 8 % en 2013 ont fortement progressé l’année dernière, +27 %. Elles représentent 20 % de la collecte nouvelle marquant une petite rupture.
| Collecte nette en mds d’euros |
Rendement | Taux d’inflation | Rendement réel | |
| 2004 | 42,9 | 4,4 | 2,1 % | 2,3 |
| 2005 | 52,0 | 4,2 | 1,8 % | 2,4 |
| 2006 | 68,8 | 4,1 | 1,6 % | 2,5 |
| 2007 | 53,9 | 4,1 | 1,5 % | 2,6 |
| 2008 | 28,4 | 3,9 | 2,8 % | 1,1 |
| 2009 | 50,4 | 3,6 | 0,1 % | 3,5 |
| 2010 | 51,1 | 3,5 | 1,5 % | 2 |
| 2011 | 7,6 | 3,0 | 2,1 % | 0,9 |
| 2012 | -6,3 | 2,9 | 2,0 % | 0,9 |
| 2013 | 10,7 | 2,8 | 0,9 % | 1,9 |
| 2014 | 21 | 2,5 | 0,5 % | 2,0 |
Selon l’indicateur INSEE du climat des affaires en France, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, la situation en janvier est stable par rapport au résultat enregistré en novembre et décembre dernier. L’indicateur situé au niveau de 94 points reste toutefois inférieur à son niveau moyen de long terme qui s’établit à 100.
Sur la période considérée, l’indicateur de retournement pour l’ensemble des secteurs reste dans la zone favorable.
Retrouvez la tribune de Jacques Barthélémy sur la protection sociale complémentaire publié sur AEF.
Interrogé par Julien Marion pour BFM Business sur l’impact de la décision de la BCE pour l’épargnant, Philippe Crevel explique pourquoi cette annonce devrait profiter au marché « actions » et pourrait de ce fait être profitable.
Retrouvez un nouvel épisode de l’émission « Epargne & Vous » présentée par Philippe Crevel, aujourd’hui consacrée aux perspectives de l’immobilier en 2015.
Reprise des propositions du Cercle de l’Epargne pour offrir une meilleur protection sociale aux TNS dans le média en ligne dédiée à la retraite « Tout sur la Retraite ».
Philippe Crevel est cité dans la Tribune à la suite de la présentation des résultats annuels du livret A sur 2014.
Les propositions du Cercle de l’Epargne pour renforcer l’intérêt des TNS pour le contrat Madelin sont reprises dans l’argus de l’Assurance.
Sicavonline, site d’information dédié au Sicav et FCP a diffusé le communiqué de presse de Philippe Crevel dans lequel il analyse les résultats 2014 du livret A.
Philippe Crevel revient sur les résultats du livret A en 2014 et analyse la décision du gouvernement de maintenir le taux de rendement du placement à 1 %.
A l’occasion de la présentation des points saillant de la dernière enquête réalisée au niveau mondial par HSBC sur l’avenir des retraites, Challenges revient sur les particularités du système français et cite à cette occasion l’ouvrage de Philippe Crevel, « Retraite: juste un autre monde » publié aux éditions Temporis en novembre dernier.
Le Gouverneur de la Banque de France avait préconisé un taux de 0,75 % pour le Livret A après la publication des résultats de l’inflation pour 2014 à 0 %. Mais, à quelques semaines des élections cantonales et afin de récuser l’idée que la déflation s’installe, le Gouvernement a décidé de ne pas suivre la recommandation du Gouverneur.
Philippe Crevel, réponds aux interrogations de Laurie Ferrère sur l’abaissement possible du taux du livret A à 0,25 % pour « Réponse Conso! ».
Philippe Crevel aborde la Bourse et les marchés actions. Avec la baisse des rendements des produits de taux, la Bourse sera-t-elle une bonne alternative pour placer son argent en 2015 ?
A quelques jours de l’annonce d’une possible baisse du taux du livret A, Philippe Crevel est interrogé par le Dauphiné libéré sur le taux auquel devrait être le livret A compte tenu du contexte économique et de l’inflation.
Tout Sur Les Placements revient sur la baisse possible du Livret A et cite le communiqué du Cercle de l’Epargne en reprenant notamment des éléments d’analyse et d’explication de Philippe Crevel.
Comment est fixé le taux du livret A ? Lié à l’inflation, Philippe rappelle dans le journal La Croix les règles de calcul du produit d’épargne.
Philippe Crevel répond aux questions de Virginie Grolleau du Nouvel Obs. sur le livret A et les règles de fixation de son taux à quelques jours de l’annonce de la décision du gouvernement sur la question.
Baisse possible du livret A. A la suite de l’annonce des résultats de l’inflations, Philippe Crevel est cité dans le journal les Echos sur les perspectives à attendre pour le livret A et la possible modification de son taux.
Philippe Crevel est interrogé par Frédéric Cazenave du journal Le Monde sur la possible baisse du livret A.
LIVRET A : LE TAUX EN QUESTION
Par Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne
Le Gouvernement doit annoncer d’ici le 1er février le taux du Livret A. Ce taux dépend du taux d’inflation du mois de décembre et de celui l’ensemble de l’année 2014 qui seront communiqués mercredi 14 janvier.
Le taux d’inflation pour l’ensemble de 2014 devrait être nul. De ce fait, une lecture scrupuleuse de la formule de calcul du taux du Livret (qui s’applique également au Livret de Développement Durable) pourrait conduire à une baisse de 0,75 point. Il serait alors de 0,25 %, un niveau inconnu…
De manière plus pragmatique, le Gouvernement qui dispose en la matière d’un pouvoir discrétionnaire pourrait arbitrer entre le statuquo à 1 % ou un taux de 0,5 ou de 0,75 %.
Comment est fixé le taux du Livret A
Le taux d’intérêt du Livret A est l’indice, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre :
Le taux EONIA est le taux de rémunération des dépôts interbancaires du jour dans la zone euro. L’EURIBOR (Euro InterBank Offered Rate) est le taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone Euro. Ici c’est donc le taux à 3 mois qui est pris en compte.
La détermination du taux du Livret A impacte directement d’autres taux : taux du Livret de développement durable, taux du Livret d’épargne populaire, taux du compte épargne logement.
L’application de la formule est partielle
Depuis l’introduction de la formule de calcul du taux du Livret A en 2009, les gouvernements ne l’ont respectée qu’avec parcimonie
Exemples de non-respect :
Les conséquences d’une baisse ou d’une non baisse du taux du Livret A
La collecte du Livret A en question
Avec la baisse à 1 % du taux du Livret A, les épargnants se sont détournés de ce produit. Le Livret A a connu sept mois de décollecte consécutifs en 2014. Le montant de la décollecte sur les 11 premiers mois de l’année a atteint 5,84 milliards d’euros (6,23 avec le LDD). Certes, en 2012 et 2013, le Livret A avait bénéficié de 40 milliards d’euros de collecte.
Une nouvelle diminution du taux du Livret A aboutirait à une amplification du mouvement.
Les Français sont très sensibles au taux facial du rendement et ne prennent pas en compte la baisse du taux d’inflation. Le Livret A est mieux rémunéré aujourd’hui que dans le passé. En effet, en 1981, le taux du Livret A était de 8,5 % mais l’inflation dépassait 13 %. La perte était de 4,5 points.
Un passage du taux du Livret A en-dessous de 1 % entraînerait un report de l’épargne sur les comptes courants, le Plan d’Epargne Logement rémunéré à 2,5 % et l’assurance-vie (fonds euros autour de 2,2 à 2,4 %).
Le financement du logement social et des prêts aux PME
Le Livret A et le LDD servent à financer des prêts en faveur des organismes d’HLM et en faveur des PME. Avec une ressource rémunérée à 1% à laquelle il faut ajouter le coût de rémunération des réseaux (0,5 %) et les coûts de gestion pour la Caisse des dépôts, les prêts aux organismes d’HLM ne sont pas très attractifs au regard de ce que propose le marché.
Au moment où le Gouvernement souhaite relancer le bâtiment, il aurait tout avantage à diminuer le taux du Livret A.
Le coût de l’épargne pour la Caisse des dépôts
Afin d’assurer la liquidité totale et la rémunération des épargnants, la Caisse des dépôts place une partie des ressources du Livret A et du LDD à travers son fonds d’épargne (environ 50 % de l’encours).
Or, la Caisse des Dépôts acquiert essentiellement des titres publics (bons du Trésor ou Obligations Assimilables du Trésor) dont les rendements sont faibles (0,8 % pour une OAT à 10 ans). De ce fait, les revenus du fonds d’épargne sont faibles et ne peuvent pas couvrir la rémunération du Livret A. Cet écart de taux justifie une baisse du rendement du Livret A.
Le Livret A est un symbole
Toucher à un symbole et il est difficile de modifier le taux de ce produit d’épargne qui est possédé par 95 % des Français. Il est toujours dangereux de désespérer le petit épargnant. La fixation du taux du Livret est un geste éminemment politique surtout en période électorale. Descendre en-dessous de 1 % qui est déjà un taux historiquement bas constitue un acte plus que délicat à mener.
Les arguments pour un statuquo ou une baisse réduite
Le Gouvernement pourra mettre en avant que la croissance et donc l’inflation devraient repartir d’ici la fin de l’année. La BCE prévoit un retour à une inflation à 1 % au quatrième trimestre. Il pourra souligner que la baisse de l’inflation est imputable à la diminution du cours du pétrole et qu’elle est d’ordre conjoncturel. Néanmoins, cet argument n’est vrai qu’à moitié. L’inflation sous-jacente a tendance à diminuer également.
Conclusion
Le taux du Livret A devrait être abaissé mais la baisse devrait faible à nulle….
L’espérance de vie à la naissance est en moyenne de 85,4 ans pour une femme et de 79,2 ans pour un homme.
L’espérance de vie des femmes, après avoir diminué de 0,2 an en 2012 est revenue en 2013 à son niveau de 2011. En 2014, elle a augmenté de 0,4 an.
L’espérance de vie des hommes continue sa progression après une pause en 2012, passant de 78,7 ans en 2013 à 79,2 ans en 2014.
En vingt ans, l’espérance de vie des femmes a progressé de 3,6 ans, celle des hommes de 5,6 ans. L’écart entre les deux sexes ne cesse de se réduire : il s’établit à 6,2 ans en 2014 contre 7,1 ans en 2004 et 8,2 ans en 1994.
L’espérance de vie à 60 ans augmente aussi régulièrement. En 2014, à 60 ans, les femmes peuvent espérer vivre encore 27,7 ans en moyenne et les hommes 23,1 ans (respectivement + 2,7 ans et + 3,4 ans en vingt ans). L’écart entre les deux sexes s’estompe.
En Europe, l’espérance de vie est la plus élevée en Espagne pour les femmes (85,5 ans en 2012), et en Suède pour les hommes (79,9 ans en 2012).
La France se trouve dans le trio de tête pour l’espérance de vie des femmes, deuxième ex-æquo avec l’Italie et est bien au-delà de la moyenne européenne, pour les femmes (83,1 ans pour l’UE à 28) comme pour les hommes (77,5 ans).
L’écart entre hommes et femmes se réduit aussi en Europe : de 2002 à 2012, les femmes ont gagné 2,2 années d’espérance de vie en moyenne et les hommes, 3 ans. L’Espagne et la France se distinguent par une espérance de vie à 60 ans de plus de 27 ans pour les femmes en 2012, la plus élevée de l’UE.
Trois autres pays européens se partagent, avec la France, la première place pour l’espérance de vie à 60 ans des hommes : les Espagnols, les Italiens et les Suédois, comme les Français, peuvent espérer vivre encore 22,6 années au-delà de 60 ans.
Au 1er janvier 2015, la France compte 18,4 % d’habitants de 65 ans ou plus ; c’est 0,5 point de plus qu’au 1er janvier 2014 et 2,1 points de plus qu’il y a dix ans. Entre 2005 et 2015, la part des personnes de 75 ans ou plus est passée de 8,0 % à 9,1 %.
Le vieillissement de la population se poursuit aussi en Europe, à un rythme un peu plus marqué qu’en France, la natalité y étant globalement moins élevée. En dix ans, la part des personnes de 65 ans ou plus a progressé de 2,0 points en Europe, passant de 16,2 % au 1er janvier 2003 à 18,2 % au 1er janvier 2013.
En France, sur la même période, cette part n’a progressé que de 1,7 point. Au 1er janvier 2013, en Italie et en Allemagne, les habitants de 65 ans ou plus représentent environ 21 % de l’ensemble de la population contre seulement 12 % en Irlande et 17,6 % en France.
Le taux de la cotisation plafonnée d’assurance vieillesse de base des artisans et commerçants (c’est-à-dire celle calculée sur le revenu d’activité dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale soit 38 040 € en 2015), est passé de 16,95 % en 2014 à 17,05 % au 1er janvier 2015.
Le taux de la cotisation d’assurance vieillesse de base dite « déplafonnée », c’est-à-dire applicable sur l’intégralité des revenus d’activité, est passé de 0,2 à 0,35 % au 1er janvier 2015.
Toujours à compter du 1er janvier 2015, la base de calcul de la cotisation minimale de retraite passe à 7,70 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (Pass) soit 2 929 €, contre 5,25 % du Pass en 2014 (1 971 €).
Le montant de la cotisation minimale de retraite de base des artisans et commerçants est passé de 338 € en 2014 à 510 € pour 2015.
Philippe Crevel et Nathalie Badaire ont débattu sur les nouveautés du 1er janvier 2015 concernant les retraites dans le cadre de l’émission « Débat du Soir » à Radio Notre Dame le mardi 6 janvier.
Fin 2013, le patrimoine économique national s’élève à 13 345 milliards d’euros. cela correspond à près de huit fois le produit intérieur net de l’année.
Du fait de la stabilisation des prix de l’immobilier le patrimoine a faiblement augmenté en 2013 avec une hausse de 0,1 % en euros courants après – 0,3 %. Le patrimoine des ménages a augmenté de 0,8 % après + 1,7 %). Leur patrimoine non financier, constitué en majorité de logements et de terrains, a baissé de 0,1 % après – 1,3 % en 2012. Leur patrimoine financier, du fait de la bonne tenue des marchés a augmenté. Le patrimoine financier net des ménages a augmenté de + 6,3 % en 2013 après + 9,6 % en 2012. Le taux de progression reste supérieur à celui de la décennie 2001-2011.
En 2013, les fonds propres des sociétés non financières augmentent de 8,0 %, principalement grâce à des effets de marchés positifs sur le cours des actions. Cependant elles investissent peu, réduisent leurs stocks et limitent leur endettement. Par ailleurs la progression des cours accroît leur passif en actions de sorte que leur valeur nette diminue. Enfin, le passif des administrations publiques ralentit très nettement en raison de la baisse des cours des obligations
Réactions de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne, dans le journal l’Expansion à la suite de l’annonce des résultats du livret A en novembre.
Retrouvez l’article d’Aurélie Blondel publié dans VotreAgent.fr sur les difficultés des régimes de retraite complémentaires avec les explications de Philippe Crevel.
Philippe Crevel revient dans le journal Atlantico sur l’amande infligé au groupe Allianz auquel il a été reproché de ne pas avoir fait suffisamment d’efforts pour retrouver les bénéficiaires d’assurances-vie non réclamées.
Philippe Crevel était l’invité de la rédaction d’Europe Midi sur Europe 1 afin d’aborder la question des contrats d’assurance-vie non réclamée.
Au mois de novembre la consommation a progressé en France de 0,4 % après avoir reculé de 0,8 % en octobre.
Sur un an, elle est en recul de 1,1 %.
Selon l’étude de l’ACPR , réalisée auprès des principaux assureurs, sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte nette de ces compagnies d’assurance a atteint 7,4 milliards d’euros dont 2,7 milliards d’euros pour les UC soit 36% de la collecte nette. Les UC ont de nouveau le vent en poupe au sein des contrats d’assurance-vie en raison de la baisse du taux des fonds euros et la politique incitative des compagnies favorable à une plus grande prise de risque.
La Caisse des Dépôts retarde un peu la présentation des résultats du mois de novembre de l’épargne défiscalisé. En revanche, elle a soigné la communication. Ses représentants ont reçu les journalistes afin de leur expliquer que la décollecte qui devrait atteindre un record au mois de novembre ne remet pas en cause le modèle.
par Philippe Crevel
Pour le septième mois consécutif, le Livret A a connu, au mois de novembre, une décollecte qui a atteint 1,25 milliard d’euros (1,63 avec le Livret de Développement Durable). Depuis le début de l’année, la décollecte s’élève donc à 5,84 milliards d’euros (6,23 avec le LDD). L’encours du Livret A passe ainsi de 261,6 à 260,3 milliards d’euros.
Novembre réussit rarement au Livret A. Sur ces dix dernières années, à six reprises, le mois de novembre s’est soldé par des retraits supérieurs aux versements.
Le faible rendement, le paiement des impôts locaux et la préparation des fêtes de Noël sont autant d’explications à cette décollecte.
Le Livret A a été victime du regain de la consommation de 0,4 % au mois de novembre. Le Livret A et le LDD sont, en effet, devenus les antichambres du compte courant ; les Français puisent dans ces enveloppes pour financer les dépenses incontournables (impôts, logement…) et pour financer les petits extras de fin d’année.
Par ailleurs, Internet contribue à rendre l’épargne plus mobile et liquide, les ménages pouvant transférer en ligne l’argent de leurs livrets sur leurs comptes courants de manière très simple et instantanée.
Le taux du Livret A peut-il encore baisser ?
Avec une inflation au plus bas, 0,3 % au mois de novembre, le Gouvernement n’échappera pas à la question de la révision du taux qui est censée intervenir au 1er février 2015. En application de la formule en vigueur, ce taux pourrait être fixé à 0,75 % ce qui constituerait un nouveau plus bas historique.
La diminution du taux réduirait les coûts de la transformation de la ressource par la Caisse des Dépôts et réduirait ainsi ceux supportés par le logement social dans le cadre de ses emprunts. Une baisse du taux favoriserait également le crédit aux entreprises car une partie des ressources collectées par le Livret A et le LDD est réinjectée sous forme de prêts aux PME.
Une baisse se justifierait également pour maintenir un écart raisonnable entre taux courts et taux longs d’autant plus que le Gouverneur de la Banque de France a, à ce titre, demandé aux compagnies d’assurance de diminuer le rendement des fonds euros autour de 2,2 %.
Le Gouvernement pourrait être également tenté d’abaisser le taux du Livret A afin d’encourager les Français à retrouver les chemins de la consommation. Néanmoins, les liens entre taux de l’épargne défiscalisée et consommation sont ténus. Les Français ont, ces dernières années, eu tendance à accroître leurs liquidités sur leurs comptes courants.
En revanche, politiquement, la baisse du taux du Livret A est une affaire délicate au plus haut point d’autant plus que se profilent de difficiles élections locales, notamment, les départementales en mars 2015. Dans ces conditions, il est probable que le Gouvernement essaye de maintenir le taux du Livret A à 1 %.
Pendant que le Livret A bat de l’aile, l’assurance-vie a enregistré son onzième mois consécutif de collecte nette positive, en novembre, avec 1,9 milliard d’euros. Le mois dernier, les cotisations se sont élevées à 9,2 milliards d’euros soit une hausse de 5,7% par rapport au mois de novembre 2013. Les rachats ont atteint 7,3 milliards d’euros en recul de 9,9% sur un an. L’encours de l’assurance-vie est désormais de 1 515,2 milliards d’euros.
Sur les onze premiers mois, la collecte nette s’élève à 21,3 milliards d’euros. Ce résultat est imputable à la bonne tenue des primes et à la diminution des rachats. L’assurance-vie profite de la perte d’attrait de l’immobilier et du désamour des Français vis-à-vis du Livret A.
Les rendements des fonds euros malgré leur érosion restent compétitifs par rapport aux autres placements. Les rendements de 2014 devraient être en retrait de 0,2 à 0,4 point par rapport à 2013.
La stabilité fiscale et les moindres tensions financières sur le dossier de la dette favorisent le premier produit d’épargne des Français. Si l’épargne à court terme est chahutée par les contraintes de revenus et de dépenses, l’épargne à long terme retrouve des couleurs. Les Français entendent toujours mettre de l’argent de côté pour préparer leur retraite ou en vue d’investissements ultérieurs. Les incertitudes économiques actuelles les incitant à les différer.
Par ailleurs les Français optent de plus en plus pour les unités de compte prouvant leur capacité à s’adapter à la nouvelle donne financière marquée par la baisse des taux. .
Le Cercle de l’Epargne est un centre de réflexion dédié à l’épargne, à la retraite et à la prévoyance. Il réalise des études sur ses ces sujets thématiques ainsi que sur des sujets à dominantes économiques. En Privilégiant une approche pluridisciplinaire, le Cercle s’appuie sur la diversité des compétences des membres de son Conseil scientifique. le Cercle privilégie une approche pluridisciplinaire.
Le Conseil scientifique du Cercle est composé de Robert Baconnier, Jacques Barthélémy, Philippe Brossard, Jean-Marie Colombani, Jean-Paul Fitoussi, Jean-Pierre Gaillard, Christian Gollier, François Héran, Jérôme Jaffré, Florence Legros, Jean-Pierre Thomas. L’équipe du Cercle est animée par Philippe Crevel et comprend Sarah Le Gouez (évènements – gestion des sites Internet – coordination des travaux) et Olivia Penichou (communication).
Le Livret A a enregistré, en octobre, son sixième mois de décollecte. Il faut remonter à la période de mai à novembre 2005 (7 mois) pour retrouver une période aussi longue de décollecte. La décollecte pour le Livret A atteint 2,93 milliards d’euros. Il faut, par ailleurs, revenir au mois de mars 1996 pour avoir une décollecte aussi forte ( elle s’était élevée à 3,8 milliards d’euros).
Pour le LDD, la décollecte a été de 0,88 milliard d’euros en octobre. Depuis le début de l’année, le Livret A est en perte sèche de 4,59 milliards d’euros (100 millions pour le LDD). L’encours du Livret A est désormais de 261 milliards d’euros quand celui du LDD est de 101 milliards d’euros.
Les épargnants sont toujours en train de digérer la baisse du taux intervenue au mois d’août en mettant de moins en moins d’argent sur le Livret A tout en effectuant des retraits pour faire face aux dépenses de fin d’année. Par ailleurs, le succès de l’assurance-vie, ces derniers mois, prouve que les Français qui le peuvent privilégient les placements longs plus rémunérateurs.
Les ménages conservent, par ailleurs, toujours beaucoup d’argent en dépôts à vue (essentiellement comptes courants). En effet, le montant des dépôts des ménages à vue dépassait 280 milliards d’euros en juin 2014 contre 262 milliards d’euros en décembre 2010.
Il convient de souligner qu’octobre sourit rarement au Livret A. Depuis 2004, 6 mois d’octobre sur 10 ont enregistré une décollecte. Les ménages doivent, au cours de ce mois, faire face aux paiements des impôts locaux et dépenses liées à la rentrée.
Avec la faible inflation qui se confirme de mois en mois, le Gouvernement devra, d’ici le début de mois de janvier, trancher la question du taux du Livret A. En vertu de la formule, il devrait abaisser le taux de 1 à 0,75%. Avec ce fort mouvement de décollecte qui prend forme, il sera tenté surtout en période électorale de maintenir le niveau de rémunération du produit d’épargne le plus largement diffusé en France
Depuis septembre 2014, Philippe Crevel, économiste et Directeur général du Cercle de l’Epargne, anime Epargne et Vous, l’émission dédiée à vos finances. Pour terminer l’année, retrouvez deux épisodes de cette deuxième saison.
Dans ce numéro, Philippe Crevel revient sur les déclarations du directeur de la Banque de France, Christian Noyer, qui a demandé aux assureurs d’abaisser leur rendement sur les fonds en euros pour l’année 2014. Notre expert nous explique les raisons de cette recommandation.
Aujourd’hui, environ 5 millions de Français détiennent un PEA. Ce produit reste malgré tout un placement d’épargne assez méconnu. Philippe Crevel explique le fonctionnement du plan d’épargne en actions et livre quelques conseils pour ceux qui souhaitent se lancer.
« En 2023 et comparativement à 2013, l’épargne retraite des Français aura plus que doublé pour atteindre 1 500 milliards d’euros. Une perspective cohérente avec les craintes engendrées par l’annonce récente de l’état en quasi-faillite de certaines retraites complémentaires. L’assurance-vie, les produits spécifiques mutualisés ou non, les contrats Madelin sont autant de possibilités, mais qui ne conviennent pas de manière égale à toutes les situations. »
Retrouvez l’interview de Philippe Crevel publié dans le journal Atlantico.
L’étude conjoncture de l’INSEE pour le mois de décembre vient de paraître.
Du fait de la baisse des cours du pétrole et de la dépréciation de l’euro, l’INSEE table sur une amélioration de la situation économique de la France dans les prochains mois. Néanmoins, l’institut statistique français ne prévoit pas de baisse du chômage en 2015 et s’interroge sur l’évolution de l’investissement.
contact@cercledelepargne.com