OCDE : des perspectives de croissance plus favorables pour la France et la Zone Euro
L’OCDE, prenant en compte la baisse des cours du pétrole et l’effet positif des quantatives easying, revoit ses prévisions de croissance à la hausse dans de nombreux pays de la zone.
En France, le taux de croissance attendu pour 2015 gagnerait 0,3 points par rapport aux prévisions réalisées en novembre dernier et atteindrait ainsi 1,1 % en 2015. Sur 2016, la correction serait de 0,2 % en faveur de la France avec un taux de croissance estimé à 1,7 %.
La situation de la zone euro s’améliorerait également selon les prévisions actualisées de l’organisation internationale qui prévoit 1,4 % en 2015 et 2 % en 2016.
Toutefois l’OCDE reste mesurée et considère que le contexte actuel marqué par des taux d’inflation et des taux d’intérêt anormalement bas sont autant de freins et de risques d’instabilité financières qui pourraient peser sur la croissance retrouvée.
OPC non monétaires : encours au plus haut depuis octobre 2007
De nouveau en progression en janvier, avec une collecte positive de 0,4 milliard d’euros, les OPC non monétaires atteignent 1044, 8 milliards d’euros d’encours à la fin janvier. Grâce à la valorisation des encours (+35,6 milliards) qui vient pour plus de 50 % de la hausse des valeurs liquidatives des actions (+18,4 milliards d’euros) l’encours d’OPC non monétaires s’inscrit à son plus haut niveau depuis octobre 2007. En janvier, les souscripteurs d’OPC non monétaires ont privilégiés les fonds mixtes et les fonds obligataires qui progressent respectivement de 1,4 milliard et 1 milliard d’euros sur le mois.
Sur le marché des OPC monétaires, la collecte enregistrée en janvier est également positive (+ 3,7 milliards après une décollecte 11,6 milliards en décembre dernier). Leur encours s’établit ainsi à 278,5 milliards d’euros au 31 janvier. La collecte positive de janvier tient d’abord à la souscription nette émanant des non-résidents, puis des sociétés d’assurances et des autres institutions financières qui atteignent respectivement 3,1 milliards d’euros, 1,6 milliards d’euros et 1,4 milliards d’euros. A l’inverse, les ménages et les sociétés non-financières ont procédé sur la période à des rachats nets à hauteur de 0,4 milliards d’euros pour les premiers et 2,7 milliards pour les seconds. Malgré la progression enregistrée en janvier, les résultats annualisés des OPC monétaires restent en recul sur un an (-27,5 milliards d’euros).
Relance des créations d’entreprises en février
Après un mois de janvier meurtrier pour la création d’entreprises qui avait alors enregistré un recul de 7,7 points, le nombre de créations d’entreprises repart à la hausse en février 2015 avec une progression de 1,5 % sur le mois.
Le bilan du nombre de créations d’entreprises sur les 3 derniers mois reste en recul ( – 3%) par apport aux mêmes mois un an auparavant.
La création d’entreprise soutenue par le statut d’auto-entrepreneur a fortement reculé depuis la remise à plat du statut et l’entrée en vigueur fin décembre des nouvelles dispositions définies par la loi Pinel du 18 juin 2014 s’appliquent au régime de l’auto-entrepreneur. Sur le mois de février le regain est plus soutenu lorsque l’on exclut les micro-entrepreneurs (+2,7 %) et sur les 3 derniers mois glissant la part des créations d’entreprise enregistre un recul de 10,9 % pour les micro-entrepreneurs.
Si le statut de micro-entrepreneur reste attractif et représente, encore en février, 50,5 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois, ce résultat est en retrait d’un point par rapport à fin 2014.
Consommation : rebond des prix en février
Après un mois de janvier marqué par une forte baisse des prix (-1 %) liée aux soldes d’hiver, l’indice des prix à la consommation (IPC) progresse de 0,7 point en février grâce à la hausse des prix des produits manufacturés, à une nouvelle hause des produits frais et au rebond des prix des produits pétroliers (+4,7 %) et des prix de l’energie (+2,1%).
Cependant sur un an, l’inflation affiche toujours un résultat négatif à la fin février de -0,3 % après -0,4 % le mois précédent.
L’inflation sous-jacente progresse de 0,2 % sur le mois de février après deux mois stabilité. Sur un an, la hausse de l’indicateur d’inflation sous-jacente est de 0,1 %.
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC)
et de l’inflation sous-jacente (ISJ)
Financement des entreprises : recours croissant au crédit
L’encours des crédits mobilisés par les entreprises résidentes en France s’établit à 689,2 milliards d’euros à la fin janvier, en progression de 2,2 points sur un an. En intégrant les SCI, l’encours des crédits mobilisés atteint 828,8 milliards d’euros.
Entre janvier 2014 et janvier 2015, le contexte économique profite particulièrement aux grandes entreprises dont la distribution de crédits mobilisées connaît un croissance de 6,1 %. Sur l’intervalle, les crédits aux ETI progressent de 1,4 point et ceux des PME de 1,9 %.
Au total l’encours des crédits mobilisés et mobilisables des entreprises, toutes tailles confondues, est de 1065,1 milliards d’euros.
Crédits aux particuliers : L’habitat toujours dynamique
Les crédits aux particuliers continuent de progresser en janvier ( +2,9 % après + 2,6 % en décembre) portés par l’habitat qui enregistre début 2015 un taux de croissance annuel en hausse (+2,8 %, après +2,3 % en décembre).
De fait en janvier les taux d’intérêt des prêts nouveaux à l’habitat à long terme et à taux fixe enregistrent une nouvelle baisse pour s’établir à 2,56 % contre 2,61 % le mois précédent. La production de crédits passe quant à elle à 11,5 milliards d’euros après 10,8 milliards fin 2014.
Sur l’intervalle les taux des crédits à la consommation progressent légèrement début 2015 (5,16 %, après 5,13 %)
Journée internationale de la femme – Un écart persistant en matière de retraite malgré quelques progrés
Communiqué de Presse
JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME DIMANCHE 8 MARS 2015 RETRAITES : UN ECART PERSISTANT MALGRE QUELQUES PROGRES
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
Sur les 15,3 millions de retraites, les femmes étaient 7,9 millions au 31 décembre 2012. Les inégalités professionnelles et le taux d’activité plus faible des anciennes générations se traduisent par des différences importantes au niveau des pensions même si les droits dérivés et en particulier la réversion corrigent en partie la situation.
En droits directs (sans pension de réversion…), les femmes perçoivent des retraites 40 % inférieures à celles des hommes, 987 euros contre 1 617 euros, la moyenne pour l’ensemble des retraités était 1282 euros bruts. L’écart homme / femme n’est plus que de 26 % en prenant en compte les droits dérivés (pension de réversion…) dont les femmes sont les principales bénéficiaires. Au final, la pension moyenne, tous droits confondus est de 1265 euros pour les femmes contre 1713 euros pour les hommes (la moyenne étant à 1482 euros).
Une femme sur deux perçoit le minimum contributif ou le minimum garanti pour les fonctionnaires contre 34 % pour les hommes. Cette différence est liée aux interruptions de carrière, à la proportion importante de femmes ayant exercé des emplois à temps partiel et aux plus faibles rémunérations. Cela explique également le fait que deux retraités sur trois vivant sous le seuil de pauvreté sont des femmes. Les femmes valident en moyenne 33,6 années contre 38,5 années pour les hommes.
Une réduction de l’écart est en cours
Depuis une dizaine d’année, la différence homme / femme s’estompe. De 2004 à 2012, le montant des pensions des femmes a progressé de 30 % contre une hausse de 25 % pour celles des hommes. En droits direct, le montant mensuel par retraité, tous régimes est passé, pour les femmes, de 730 à 951 euros de 2004 à 2012 quand pour les hommes, il est passé de 1338 à 1654 euros.
La réduction de l’écart homme/femme pour les jeunes générations de retraités est la conséquence de l’augmentation du taux d’activité des femmes, de la réduction des interruptions de carrière et d’un rattrapage des salaires. L’acquisition facilitée de droits à pension au titre de l’accouchement et de l’éducation des enfants à partir des années 70 a également contribué à réduire l’écart.
En moyenne, une retraitée sur deux disposait d’une carrière complète au moment de la liquidation contre trois hommes sur quatre. Mais, cette différence se réduit fortement pour les nouvelles générations. 82 % des femmes de la génération 1946 ont pris leur retraite à taux plein soit le même taux que les hommes. 11 % sont partis avec une surcote contre 12 % des hommes. Les périodes assimilées (trimestres accordés au titre des enfants) jouent un rôle important pour les femmes. En effet, les femmes ne cotisent que 23,5 années sans les périodes assimilées contre 33,8 années pour les hommes.
Du fait de cette évolution, fin 2012, les femmes retraitées de 80 à 84 ans percevaient une pension de droit direct inférieure de 49 % à celle des hommes de leurs générations quand celles de 65 à 69 ans subissent un écart de 36 % en leur défaveur.
La durée moyenne des carrières des femmes de 85 ans ou plus était de 29 années quand elle a été de 36 ans pour celles de 65 à 69 ans (données de 2012).
Le rôle important des droits dérivés
Les droits indirects (pensions de réversion, doits conjugaux et familiaux, minimum vieillesse) représentent 24 % de la pension des femmes contre 6 % de celles des hommes. Les droits de réversion sont perçus à un âge avancé. De ce fait, l’écart homme / femme tend à se réduire pour les générations les plus âgées. Il passe de 30 % pour les femmes de 65 à 69 ans à 21 % pour les femmes de plus de 85 ans.
Contact presse :
Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr
Atlantico – L’incroyable histoire du Français que son assurance vie pourrait transformer en milliardaire à un tel point qu’Aviva n’y survivrait pas
A la suite du cas Aviva, Philippe Crevel répond aux questions d’Atlantico sur les contrats d’assurance-vie « à cours connu » garantissant aux clients qui effectuent des arbitrages de connaître à l’avance leur résultat. Ces contrats, anciens, qui ont pu dans certains cas perdurer engendrent aujourd’hui un surcoût important pour les compagnie d’assurance.
Mes Finances TV – Epargne & Vous consacré aux SCPI
Cette semaine au programme d’Epargne et Vous, Philippe Crevel, présente les sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Est-ce un bon outil d’épargne ?
La lettre du mois de mars du Cercle
Retrouvez la lettre du mois de mars du Cercle de l’Epargne avec au sommaire :
L’édito du Président du Cercle : Un autre monde ?
Côté Epargne
Les chiffres du Cercle de l’épargne
Petit point sur les derniers résultats de l’épargne en France
Quand le client devient difficile
50 ans d’épargne financière
Dans quelles régions faut-il être pour gagner plus ?
Côté Prévoyance
Le feuilleton des clauses de désignation rebondit
La CSG des frontaliers encore sur le grill !
Côté Retraite
La valorisation des retraites au sein de l’OCDE
La France a gagné combien avec les réformes des retraites ?
Le taux de remplacement victime de la désindexation
Pour vivre vieux, vive le Sud
Les retraités adeptes de la bi-résidence comme les jeunes
Dans le prolongement de l’étude sur les contrats Madelin réalisée par Jacques Barthélémy et Philippe Crevel, le Cercle poursuit son décryptage des travailleurs non-salariés. A partir des différents travaux publiés récemment par l’INSEE et la Commission européenne, nous vous proposons une cartographie des indépendants (revenus, patrimoine).
L’Union européenne comptait à la fin de l’année 2012, 33,1 millions de travailleurs indépendants soit 15 % de la population active. Ce taux atteint 30 % en Grèce et 20 % en Italie. Il est inférieur à 10 % en Estonie, au Luxembourg, au Danemark et en Lituanie. Avec un taux de moins de 11 %, la France est nettement en-dessous de la moyenne européenne. Les différences entre pays européens s’expliquent par le poids occupé par l’agriculture. Ainsi, les pays d’Europe du Sud et de l’Est ont une population agricole plus importante que les pays d’Europe de l’Ouest ou du Nord. Le travail indépendant est plutôt un travail d’homme. Un homme sur cinq travaille en tant que TNS en Europe contre une femme sur dix. Le poids des activités agricoles, de l’artisanat explique cet écart tout comme le fait qu’il y a encore peu de femmes dirigeantes d’entreprise.
Dans tous les pays européens, une double évolution est en cours, la baisse du travail indépendant agricole et l’émergence de nouvelles formes de TNS (consultants, auto-entrepreneurs, auto-employés, freelance…). De 2002 et 2013, l’emploi indépendant a augmenté de près de 20 % en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. Un très grand nombre de pays européens ont adapté leur législation afin de favoriser le développement du travail indépendant. Cette adaptation permet de contourner les rigidités du contrat de travail des salariés. Cette croissance des TNS aboutit à un transfert de risques des grandes entreprises sur les prestataires. Elle correspond également à une recherche d’une plus grande indépendance des actifs.
Agefi Actifs – Le Cercle de l’épargne : un lieu de réflexions et de propositions
Retrouvez l’interview de Philippe Crevel, réalisé par Jean-Charles Neimi pour l’Agefi Actifs. Dans cette vidéo Philippe Crevel présente le Cercle de l’Epargne, ses membres et ses missions.
Validité des clauses de désignation – L’apport décisif de la Cour de Cassation, Par Jacques Barthélémy
Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne vient de publier une tribune sur le site de Institut de la Protection Sociale Européenne dans laquelle il commente les 4 arrêts du 11 février 2015 de la chambre sociale de la Cour de Cassation relatives à l’a validité des clauses de désignations antérieures à la décision du Conseil Constitutionnel du 13 juin 2013.
Ce numéro d’Epargne & Vous, est consacré au PEL. Philippe Crevel directeur du Cercle de l’Epargne en présente les avantages et les inconvéniants.
Revenus du patrimoine des frontaliers : La CJUE prive la France des prélèvements sociaux
Dans une décision rendue ce jour la Cour de Justice de l’Union européenne de Luxembourg a rendu un arrêt de principe dans lequel elle met sur un pied d’égalité les revenus du patrimoine et les revenus du travail des frontaliers au regard des contributions sociales.
Se référant à un réglement européen du 14 juin 1971, relatif à l’application des régimes de sécurité sociale aux travailleurs salariés, aux travailleurs non salariés et à leur famille qui se déplacent à l’intérieur de la Communauté, la Cour de justice européenne vient d’interdire à la France de prélever des cotisations sociales sur les revenus du patrimoine des personnes affiliées auprès de caisses étrangères de sécurité sociale.
En 2000 déjà elle avait jugé non conforme à ce même réglement le prélèvement de la CSG et de la CRDS sur les revenus d’activité et de remplacement des travailleurs résidant en France soumis à la législation de sécurité sociale d’un autre État membre.
La décision du 26 février concernerait près de 300 000 personnes. Elle vise à la fois les frontaliers actifs résidant en France mais rattachés au régime de protection social du pays dans lequel ils exercent leur activité professionnelle et les résidents d’un Etat membres détenteurs de biens immobiliers en France.
Immobilier : La baisse des prix se poursuit y compris à Paris
Selon les indices notaires-Insee, les prix dans l’ancien sont toujours en baisse au dernier trimestre 2014. La baisse plus accentuée pour les maisons (-1,1 % après -0,5 % au trimestre précédent) atteint -2,2 % sur un an avec un recul de 2,3 point sur les prix des appartements et de 2,1 sur ceux des maisons.
Si la baisse est plus marquée en Province (-2,3 % sur un an), elle est néanmoins tangible en Ile de France ( -2 %), Paris ayant été particulièrement impactée (2,1 % sur un an).
Le moral des ménages au plus haut depuis 2012
Signe que la croissance est à nos portes, l’indice de confiance des ménages a gagné 2 points en février.
La situation financière personnelle (passée comme future) jugée plus favorable (+2 points, les ménages sont un peu plus optimistes et sont plus enclin à considérer comme opportun de faire des achats importants (+3 points). La part des ménages prête à s’engager des achats d’envergures revient même à un niveau proche de sa moyenne de longue période.
Prêts à consommer davantage mais moins centrés sur l’épargne. Si la capacité d’épargne actuelle et future reste stable (au dessus de leur moyenne de long terme), la proportion des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue de nouveau et s’écarte un peu plus de sa moyenne de long terme.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
Les Français qui ont retrouvé du pouvoir d’achat du fait de la baisse des prix ( soldes d’hiver, chute du pétrole…) jugent que leur niveau de vie passé progresse sensiblement (+5 points) après trois mois de stabilité et anticipent favorablement leur niveau de vie future (+4 points). L’opinion des ménages atteint ainsi son plus haut niveau depuis juin 2012 même s’il reste sur ces deux soldes nettement inférieur à la moyenne de longue période.
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
Traditionnellement, le mois de janvier est un mois de collecte pour le Livret A et le Livret de Développement Durable. Les ménages, après les fêtes, reconstituent leur épargne de court terme. Les primes de fin d’année et les étrennes sont en partie reversées sur les produits d’épargne défiscalisés. En janvier 2014, le Livret A avait enregistré une collecte de 1,6 milliard d’euros. La collecte a été au cours de ces dix dernières années toujours positive.
En 2015, l’épargnant n’a pas été au rendez-vous pour le Livret A qui signe son 9ème mois consécutif de décollecte. Elle a atteint 850 millions d’euros pour le Livret A (LDD : décollecte de 200 millions d’euros). La désinflation avec la baisse des cours de l’énergie qui améliore le pouvoir d’achat des ménages n’a pas conduit à un retour des ménages vers le Livret A. Les Français considèrent toujours qu’à 1 % ce produit n’est pas intéressant malgré le fait que l’inflation est nulle voire négative. Le rendement facial l’emporte sur le rendement réel qui est au plus haut depuis 2009. Au mois de janvier, l’inflation était de -0,4 % donnant un rendement réel de 1,4 % au Livret A.
Les épargnants ont au mois de janvier profité des derniers plans d’épargne logement à 2,5 % (la baisse du taux à 2 % est intervenue au 1er février) et ont privilégié l’assurance-vie dont les rendements restent élevés (2,5 % pour 2014) et qui ont fait l’objet au cours du mois de janvier d’une ample publicité.
Si le Gouvernement avait suivi la recommandation du Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, d’abaisser à 0,75 % le taux du Livret A, la décollecte aurait été plus nette. Il faut souligner qu’à 1 % le rendement du Livret A, compte tenu des taux pratiqués, est à un niveau très élevé. En effet, l’Etat emprunte avec des taux d’intérêt négatifs jusqu’à 2 ans. Il emprunte à 10 ans à 0,6 %. Ce mouvement de décollecte ne porte pas préjudice à la Caisse des Dépôts qui assure la centralisation du Livret A et du LDD. En effet, compte tenu des taux courts pratiqués, une collecte positive serait coûteuse à rémunérer…*
Loi Macron : Les dispositions relatives à l’épargne salariale et l’actionnariat salarié adoptées en première lecture
Comme suite au rejet de la motion de censure déposée par l’opposition, la loi Macron « pour la croissance et l’activité » a été, de fait, adoptée jeudi 19 février par les locataires du Palais bourbon.
Le texte qui prévoit un certain nombre de dispositions diverses allant du travail le dimanche aux professions réglementées en passant par la simplification des procédures aux prud’hommes, consacre par ailleurs plusieurs dispositions à l’épargne salariale et à l’actionnariat salarié.
1. Participation et intéressement
Dans une optique de simplification et d’harmonisation, le texte prévoit (art. 35 à 39 du projet de loi) l’alignement des délais de versement entre participation et intéressement au 1er juin de chaque année. De même, en cas de retard, les entreprises seraient soumises à une pénalité calculée sur la base d’un taux unique, le taux moyen du rendement des obligations privées majoré de 33%.
Le point de départ de l’indisponibilité des sommes bloquées au titre de la participation et de l’intéressement serait également fixé à cette même date.
Le texte prévoit, en outre, une tacite reconduction de l’accord d’intéressement en cas de conclusion par ratification à la majorité des deux tiers du personnel.
En l’absence d’indication de la part du salarié, le versement de l’intéressement se ferait par défaut sur le PEE. Néanmoins, en 2016 et 2017, un délai de rétractation dans les trois mois suivant le blocage des avoirs est accordé au salarié qui n’aura pas fait le choix de débloquer ses fonds.
2. PERCO
Afin de sécuriser les placements réalisés sur le PERCO, le texte qui sera présenté aux sénateurs prévoit qu’à compter du 1er janvier 2016 la mise en place, par défaut, de la gestion pilotée afin que la gestion du portefeuille soit de moins en moins risquée à l’approche de la date de départ en retraite du salarié ;
Il a également été donné la possibilité pour les employeurs de verser un abondement régulier, collectif et uniforme dans les PERCO (dans la limite de 1 % du plafond annuel de le la sécurité sociale par an et par salarié) : tous les salariés bénéficieront ainsi de l’abondement de l’employeur qu’ils aient ou non alimenté leur PERCO. Cette disposition, qui existait auparavant était jusque là limité, en cas d’ abondement dit d’amorçage.
Enfin pour permettre l’expansion du PERCO, le gouvernement a fait adopter des mesures visant à simplifier sa mise en place au sein des PME et TPE. Le texte adopté en première lecture donne ainsi la possibilité de mise en place d’un tel dispositif en l’absence de représentants (délégué syndical ou comité d’entreprise) à la condition d’une ratification par les deux tiers des salariés.
Enfin, l’alimentation des PERCO a été encouragé avec la possibilité donnée aux salariés ne disposant de Compte épargne temps (CET) de verser le même nombre de jours de congé dans leur PERCO que les salariés disposant d’un CET.
Autres dispositions majeures, la diminution du forfait social de 20% à 16% pour les versements au PERCO affectés à l’acquisition de titres permettant le financement de PME et ETI et la suppression de la contribution spécifique patronale de 8,2% pour la fraction des abondements au PERCO des employeurs supérieure à 2 300 euros par an et par salarié.
3. Les actions gratuites
Les dispositions relatives aux actions gratuites figurent à l’article 34 de la loi Macron. Elles ont été adoptées par les députés le 6 février 2015 au soir. Afin prévoient notamment un alignement de la fiscalité applicable aux actions gratuites sur le régime des plus-values mobilières en incluant notamment un abattement de 50%, à condition de respecter une période de conservation minimale de 2 ans après l’acquisition.
Un abaissement du taux de contribution sociale patronale de 30% à 20% a également été voté ainsi qu’un recul du moment d’exigibilité de cette contribution sociale au moment de l’acquisition des titres par les bénéficiaires. Et la possibilité de moduler les périodes d’acquisition des droits et de conservation des titres à condition de respecter un minimum cumulé de 2 ans.
4. Communication aux salariés
Dans un soucis de lisibilité et de simplification, le livret d’épargne salariale ne devra, dorénavant, recenser que les dispositifs mis en place au sein de l’entreprise. Par ailleurs dans un soucis de transparence, il sera remis aux représentants du personnel.
Au départ des salariés, la loi Macron prévoit que le salarié sera informé sur le montant de ses avoirs et la prise en charge des frais de tenue de compte-conservation (frais pris en charge soit par l’entreprise soit par prélèvements sur les avoirs.
Mes Finances TV – Epargne & Vous consacré aux rendements 2014 du PERP
Retrouvez l’analyse de Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, sur les rendements 2014 du plan d’épargne retraite populaire (Perp).
La France face au risque déflationniste
L’indice des prix à la consommation recule de 1 % en janvier quand il avait gagné 0,1 % le mois précédent. Sur un an la baisse est de 0,4 %. Les prix des produits manufacturiés sont principalement impactés par la baisse du fait des soldes d’hiver. Autre facteur avancé par l’INSEE, la baisse des prix des produits pétroliers et des prix de l’énergie fait de la chute des cours du pétrole. Seuls les prix des produits alimentaires résistent du fait du rebond des prix des produits frais.
L’indicateur d’inflation sous-jacente, indice désaisonnalisé qui permet de dégager une tendance de fond de l’évolution des prix, est revanche resté stable entre décembre 2014 et janvier 2015. Sur un an, il augmente légèrement (+0,2 %).
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC)
et de l’inflation sous-jacente (ISJ)
L’inflation tombe ainsi à son niveau le plus bas depuis septembre 2009. En effet en 2009, le rythme d’inflation sur douze mois se situait à +0,1 % en décembre et avait été négatif sur une période de six mois en 2009 au plus fort de la crise.
Si cette tendance de janvier se confirme sur les prochains mois, la France rejoindrait la liste toujours plus longue de pays déflationnistes au sein de la zone Euro à l’instar de l’Allemagne, de la Grèce ou de l’Espagne.
OPC monétaires et non monétaires : quel bilan pour 2014 ?
Les OPC non monnétaires atteignent 1006,9 milliards d’euros à la fin 2014 grâce à une collecte nette positive des sousciptions sur le mois de décembre de 2,7 milliards d’euros (après -1,9 milliard en novembre). En revanche les rachats restent en hausse (0,4 milliard sur les fonds actions et 0,3 milliards sur les fonds mixtes).
Sur l’année l’OPC non monnétaires enregistrent une collecte nette de + 13 milliards d’euros, un résultat encourgeant qui n’efface pas néanmoins les importants retraits enregistrés en 2013 (-20,4 milliards d’euros).
L’encours consolidé des titres d’OPC monétaires (263,0 milliards à fin décembre 2014) affiche une baisse de 21,3 milliards sur l’année 2014 soit une contraction de 7,5 %. Les retraits ont -22,5 milliards (contre -34,7 milliards l’année précédente) mquand les souscriptions nettes de la part non-résidents (+9,6 milliards d’euros et des administrations publiques (+1,9 milliard d’euros).
»
Emploi : 20 % de progression en 30 ans
Quand la population s’est accrue de 16 % entre 1982 et 2011, le nombre total d’emplois a augmenté de plus de 20 % en France métropolitaine.
Ce chiffre global cache évidemment d’importantes disparités territoriales avec d’un côté des zones frappées par un recul des activités productives du fait de la désindustrialisation et du recul de la production agricole et de lautre zones qui ont prospérées profitant à la fois du développement des savoir et des services associés . Ainsi sur 304 bassins d’emplois étudiés par l’INSEE près d’un quart ont subi un recul de l’emploi quand un autre quart sont en progression de 30 % voire plus. Les perdants se situent dans le Nord Est et le Massif central quand les gagnants se situent davantage dans le Sud Est, l’Ouest et l’Ile-de-France même si Paris a peu progressé sur l’intervalle.
Cette étude illustre un changement de paradigme intervenu ces trente dernières années années. Les zones productives d’antan sont aujourd’hui en déclin. La sphère présentielle qui regroupe l’ensemble des activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services au profit des résidents et touristes se développe ( progression de 42 % des effectifs) de même la production abstraite, à travers la recherche, les productions culturelles et les prestations intellectuelles tendent également à s’accroitre ( progression de 47 % des effectifs)
Philippe Crevel a répondu aux questions de Solenne Dimofski du media en ligne « Tout sur la Retraite » sur les rendements 2014 des PERP.
Publicité des contrats d’assurance-vie : l’ACPR publie ses recommandations
L’ACPR vient de publier une recommandation dans laquelle elle fait connaître aux professionnels de l’assurance-vie (entreprises d’assurance et de capitalisation, mutuelles et unions, institutions de prévoyance, intermédiaires ) ses attentes en matière de publicité.
Issue des réflexions menées avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) dans le cadre du pôle commun, cette recommandation expose une série de bonnes pratiques que les professinnels devront intégrer dans leur communication future. Cette recommandation concenant à la fois des éléments de présentation générale de la publicité et des modalités d’application spécifiques (nature du contrat, présentation équilibrée des avantages promus par rapport aux risques encourus, présentation des taux de rendement et des opérations commerciales) vise à faciliter la compréhension des épargnants et leur éviter toute confusion entre les différents placements financiers.
L’ACPR insiste sur la nécessité de faire davantage apparaître le caractère du contrat et les risques associés dans les offres publicitaires. La communication sur les taux de rendement offert doit être net de frais et brut de prélèvement sociaux. Le caractère incertain des rendements futurs des unités de compte doit également être mentionné. Enfin, les opérations spéciales sont plus encadrées et devront, dorénavant, clairement idiquer les conditions à remplir pour en bénéficier ainsi que le régime applicable une fois la période promotionnelle écoulée.
Les professionnels de l’assurance-vie ont 6 mois pour adapter leur communication publicitaire à cette recommandation.
Conformément à la convention d’objectifs et de gestion 2014-2017 signée par la Caisse nationale d’assurance vieillesse avec l’Etat, l’Assurance retraite avance dans la dématerialisation des services aux retraités. Proposant un espace personnalisé, sécurisé et gratuit aux assurés la CNAV veut simplifier les démarches des retraites en leur laissant la possibilité, en quelques clics, d’accéder à leur relevé de carrière tous régimes, de télécharger des attestations, de consulter le montant imposable de sa retraite du régime général ou encore s’informer grâce aux vidéos et quiz sur le bien-vieillir pendant sa retraite…
Cet espace personnel qui ne s’adresse pas exclusivement aux retraités propose par ailleurs aux actifs la possibilité de transmettre des pièces justificatives, de changer en ligne leur coordonnées bancaires ou leur adresse à la suite d’un déménagement…
Direct Matin – Une Amérique trop en retrait, par Jean-Marie Colombani
Chaque semaine, Jean-Marie-Colombani, cofondateur et directeur de Slate.fr, analyse l’actualité. Cette semaine il apporte son point de vue sur la présence des Etats-Unis et de la diplomatie américaine dans les différents conflits enjeux internationaux que nous traversons.
Recul des dettes des ménages et des sociétés non financières de la zone euro
A la fin du troisième trimestre 2014, le taux d’endettement du secteur privé non financier (SPNF) de la zone euro se réduit de plus d’un point passant de 127,4 à 126,2 % de PIB sur trois mois. Le ratio de dette des les ménages passe ainsi de 61,6 % à 61,2 % du PIB sur l’intervalle quand celui des sociétés non financières recule de près d’un point pour s’établir à 64,9 % du PIB après 65,8 %.
Au sein de la zone Euro, l’effort est particulièrement marqué en Allemagne et en Espagne qui rengistrent respectivmeent un recul de leur ratio de dette de 1,3 et 1,9 point. La France et l’Italie font toutefois exception avec, en France, une progression constante du taux d’endettement qui passe ainsi sur le 3e trimestre à 120,8 % après avoir été à 120,3 % à la fin juin. En Italie, le taux d’endettement du secteur privé non financier enregistre également une légère progression de +0,4 point pour atteindre 115,1 % à la fin septembre.
Hors zone euro, le ratio de dette des SPNF reste stable au Royaume-Un et aux Etats-Unis qui enregistrent une variation à la hausse de 0,1 point au cours du troisième trimestre.
Politique Show LCI – UMP un bateau ivre ?
Jérôme Jaffré, directeur du Centre d’études et de connaissance sur l’opinion publique (CECOP) et membre du Conseil Scientifique du Cercle de l’Epargne apporte son analyse sur l’affrontement Sarkozy-Juppé dans « Politique Show » sur LCI.
Croissance Française 2014 : Un résultat sans surprise
Comme en 2013, le PIB français a progressé de 0,4 % en 2014. Sur le dernier trimestre la progression n’a été que de 0,1 %. Conforme aux prévisions gouvernemntales ce résultat rend compte de ce qu’a été l’année passée.
2014 se caractérise par une consommation des ménages toujours faible malgré une progression du pouvoir d’achat sur l’année 2014 (+1,2%). En légère progression par rapport au très faible niveau des dépenses constaté en 2013 la consommation des ménages croit de 0,6 % (après +0,3 en 2013).
Les investissements sur l’année sont en berne (-1,6 % en 2014 après déjà -0,8 % en 2013). La formation brute de capital fixe des ménages a ainsi reculé de 5,8 points quand celle des administrations publics est en retrait de 2,1%.
Enfin le solde commercial freine la croissance en raison d’une progression plus forte des importations par rapport aux exportations malgré la croissance des exportation au plan annuel. Les exportations ont ainsi progressées de 2,7 % (après +2,4 %) mais les importations se sont accru de 3,8 % (après +1,9 %). Le solde commercial contribue négativement à la croissance en 2014 (-0,4 point après +0,1 point en 2013).
Les résultats du 4e trimestre au niveau des exportations notamment (2,3 % au 4e trimestre après 0,7 %) semblent néanmoins enoucrageant pour les mois à venir. La montée en puissance du pacte de responsabilité, la chute des coût de l’énergie et le maintient par la BCE d’une politique économique accomodante au sein de la zone euros pour éviter le risque déflationniste devraient permettre à la France de renouer avec la croissance.
Le boom des transfrontaliers
Selon l’INSEE, la France fournit un nombre croissant de travailleurs non résidants à ses voisins et en premier lieu à la Suisse et au Luxembourg. Ainsi, 353 000 résidents français déclaraient être dans cette situation en 2011 un nombre en nette progression par rapport aux chiffres recensés en 1999 (100 000 de plus).
La Suisse arrive en tête avec a Suisse, avec près de 160 000 frontaliers. L’agglomération de Genève reçoit, à elle seule, 88 000 navetteurs, essentiellement des cadres et des travailleurs diplômés quand la Belgique et l’Allemagne accueillent davantage les employers et les ovuriers. Ces mouvements s’expliquent essentiellement par des différences entre les salaires français et suisses ou luxembourgeois ( quand les écarts sont plus faibles avec l’Allemagne) et les bassins d’emplois.
Pratique encore eu répandue à l’échelle de la France, elle est en revanche très importante dans un nombre de zones d’emploi concentrées à l’Est de la France à proximité du Luxembourg, de la Belgique et de la Suissequi peuvent atteindre jusqu’ à 40 % à Longwy à la frontière belge. Les Grandes villes de l’Est et du Nord à l’instar de Metz, Mulhouse, Strasbourg ou encore la zone Roubaix-Tourcoing sont également, selon l’Insee, fournisseurs d’un nombre important de « navetteurs » mais ces effectifs tentés par l’aventure transfrontalières restent minoriaires par rapport à l’ensemble des actifs implantés dans les zones considérées.
Un nombre croissant d’européens travailleurs en Allemagne ou en suisse ont fait le choix de résider en France. Ainsi près de 15 000 navetteurs sont Allemands et la France accueille par ailleurs de plus en plus de navetteurs suisses et belges.
Interview dans le Figaro « Les adversaires de Marine Le Pen se préparent au scénario de 2002 »
Un mois après le 11 janvier, le politologue Jérôme Jaffré analyse la situation politique en France et les différentes stratégies des candidats à l’élection présidentielle.
Epargne salariale : Le Groupement d’Intérêt Economique Gestion de l’Epargne Salariale s’agrandit
AG2R LA MONDIALE vient de rejoindre, les groupes Humanis et Groupama au sein du GIE GES, une plateforme partagée en traitement de l’épargne salariale qui gère 22 000 entreprises et 824 000 actifs et dont la part de marché à progressé de 22 % sur l’année 2015.
Cette association dont l’objectif est la mise en commun des moyens humains et techniques pour assurer la tenue de comptes en épargne salariale s’inscrit dans la logique de valorisation de l’épargne salariale qui compte aujourd’hui 111 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 11 millions de porteurs.
Fonds de pension : 2014 une année faste
En progression de 6,1 % par rapport à l’encours constaté en 2013, les principaux fonds de pension ont atteint 36 119 milliards de dollars en 2014 selon la dernière étude du cabinet de conseil Towers Watson.
Dominés par les fonds Américains dont la capitalisation représente 22.117 milliards de dollars à la fin 2014, les fonds de pensions sont en revanche sureprésentés aux Pays-Bas où ils atteignent 165,5 % du PIB quand ils comptent pour 127 % aux Etats-Unis.
les principaux fonds recensés dans l’étude représentent, au global 84,4 % du PIB (en progressionde 2,3 % par rapport à 2013). La France où la part de la retraite par répartition (régime de base et complémentaires) compte pour près de 97 % des prestations versées, la captilasiation des fonds nationaux atteindrait seulement 171 milliards de dollars soit 5,9 % de la richesse nationale.
Selon l’étude, les actifs des régimes à cotisations définies ont connu un boom au cours de la dernière décennie avec un taux de croissance de 7 % annuel quand les régimes à prestations définis ne progressent que de 4 % par an. En 10 ans, actifs des fonds de pension à cotisations définies sont ainsi passés de 38% du total des encours des fonds de pension en 2004 à 47% en 2014 et devraient dépasser les actifs des régimes à prestation définies dans les toutes prochaines années.
Qui se prépare vraiment à la fin de l’euro (et comment) ?
Philippe Crevel revient pour le journal d’information en ligne Atlantico sur le possible éclatement de l’euro et ses les scenarios possibles en cas d’absence d’accord avec la Grèce.
Que faire de son argent face à la fragilité de la zone euro
La zone euro doit composer avec un nouveau gouvernement grec. Une situation qui relance le débat sur la fin de l’euro. Philippe Crevel livre son analyse sur la question et évoque, pour Atlantico, les conséquences det es conséquences possibles pour les Etats membres et les épargnants en cas de sécession.
Direct Matin – La France ne peut pas tout faire, par Jean-Marie Colombani
Comme chaque semaine retrouver la tribune de Jean-Marie Colombani, fandateur de Slates.fr et membre du conseil scientifique du Cercle de l’Epargne. Cette semaine il revient sur le rôle de la France dans la lutte contre le terrorisme et l’importance pour de la coopération internationale dans ce domaine.
Situation économique de la Grèce : Jean-Paul Fitoussi cité dans Libération
Jean-Paul Fitoussi, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne donne son analyse sur la situation de la Grèce et l’états des négociations en cours avec la BCE.
Au luxembourg aussi, l’assurance-vie sourit !
Les primes d’assurance-vie on progressé de 20,87 % en 2014 et totalisent 26,87 milliards d’euros soit plus que le record atteint en 2010.
Les UC progressent de 9 % et les fonds euros (au rendements garantis) explosent avec une hausse de 37,69 %.
L’épargne retraite progresse aussi de près de 6 points par rapport à 2013 avec un encours qui atteint 695 millions d’euros à la fin 2014 pour 62 796 contrats.
PEA : En cas d’investissement de titre non éligible l’épargnant seul responsable en théorie
Les investissements réalisés à travers un PEA sont exonérés de l’impôt sur le revenu en cas de conservation de l’épargne pendant 5 annnées quand les plus values réalisées sur des comptes titres ordinaires sont fiscalisées. En cas d’investissements non conforme à la réglementation fiscale du PEA le titulaire d’un plan est-il seul responsable ?
Amené à se prononcer sur un cas d’espèce, le médiateur de l’AMF a rappelé qu’il appartient au client de veiller, lorsqu’il acquiert un titre, à ce que celui-ci e soit bien éligible au PEA rappelant que les sanctions fiscales relatives au non-respect de la réglementation (à savoir la requalification du PEA « classique » en compte titres ordinaire) concernent le client exclusivement. Pour autant, elle considère que l’établissement financier est tenu de fournir à ses clients une information claire et lisible afin d’éviter de les induire en erreur. Considérant que le niveau et la qualité de l’information délivrée dans le cas d’espèce comme insatisfaisante, le médiateur à ainsi recommandé à l’établissement financier de verser une somme de 900 euros au client afin de couvrir le risque fiscal encouru par ce dernier.
Epargne solidaire : kezako ?
L’épargne solidaire se distingue de l’épargne traditionnelle par « les objectifs à forte valeur ajoutée sociale ou environnementale » qu’elle génère. Si les placements offerts peuvent s’avérer moins rentables pour l’épargnant qui doit se « dépouiller » d’une fraction de ses gains au profit d’une association ou d’un organisme solidiaire, l’épargnant vertueux peut bénéficer en guise de compensation d’une réduction d’impôt dont la valeur varie en fonction de la nature du placement sélectionné.
Ainsi, en cas d’investissement dans des parts sociales ou des actions d’entreprises solidaires la réduction d’impôt sur le revenu s’élève à 18 % de la somme investie. Les livrets de partage dont le rendement net moyen s’établit à 0,77 % peuvent eux donner droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 % des sommes données.
Pour les liquidités, le PEL et le Livret A restent la meilleure option
L’épargne réglementée, à l’instar le livret A et le PEL offre un rendement faible (1 % pour le premier et 2 % pour le second depuis le 1er février) pour autant, ces produits restent attractif. Philippe Crevel explique pourquoi dans un article publié par le journal Le Monde.
Direct Matin – Quel chemin pour les Grecs ?, par Jean-Marie Colombani
Chaque semaine, Jean-Marie-Colombani, cofondateur et directeur de Slate.fr publie dans direct Matin son analyse sur un sujet d’acutalité. Cette semaine il revient sur le cas grec.
Les fourmis françaises ont consommé un peu plus en décembre
Les dépenses de consommation des ménages en biens ont progressé de 1,5 % en décembre après avoir connu une légère hausse de 0,2 % le mois précédent. Une progression imputable, pour l’eseentiel, au bond constaté des dépenses d’énergie (+6,9 %) qui ne remet pas en question la tendance baissière enreigstrée sur l’ensemble de l’année.
En effet, d’après l’INSEE les ménages sont restés, au quatrième trimestre 2014, peu enclin à changer leur habitudes de consommation. Ainsi, la consommation en biens est restée stable (+0,1 %) sur le dernier trimestre quand le taux d’épargne continue à s’accroître sur la période considérée.
La consommation des ménages en biens affiche même un résultat négatif sur l’ensemble de l’année (-0,2 % en 2014 après –0,3 % en 2013).
Epargne des ménages : l’assurance vie fait le plein au 2nd semestre 2014
Selon les derniers chiffres de la banque de France, le taux d’épargne des ménages s’établit, à 15,8 % à la fin du troisième trimestre 2014. En progression de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, les Français continuent de talonner l’Allemagne dont le taux d’épargne est resté stable sur l’intervalle évoquée. L’épargne brute s’établit ainsi sur le trimestre à 53, 7 milliards d’euros.
Sur le troisième trimestre, l’assurance-vie et l’épargne retraite progressent de 1,6 milliards d’euros en flux quand les placements en numéraire, sur dépôts et les comptes sur le livrets reculent de près de 4 points. Cette progression profite toute à la fois aux supports en fonds euros et au UC des contrats d’assurance-vie.
Le quatrième trimestre reste très favorable à l’assurance-vie et conforte la progression de l’épargne contractuelle portée par le succès du PEL ces derniers mois. Les dépôts à vue restent par par ailleurs un recours pour les ménages.
Nous utilisons des cookies pour obtenir un suivi statistique des visites via Google Analytics. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.