Communiqué de Presse
Le livret A à la croisée des chemins
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France est en fin de mandat et se lâche un peu. Il a ainsi demandé de manière très nette une baisse du taux du Livret A. Sa révision est prévue le 1er août et est conditionnée au taux d’inflation de juin publiée le 15 juillet. « Il est hors de question que le taux ne baisse pas au cours de l’année », a expliqué M. Noyer lors d’une conférence de presse.
Ce taux est actuellement fixé à 1 %, soit son niveau historique le plus bas. Compte tenu de l’inflation, le taux devrait être baissé au minimum à 0,75 %.
Pour justifier sa demande, le Gouverneur de la Banque de France a relevé lundi que la rémunération actuelle du Livret A est contraire à la philosophie de la Banque centrale européenne (BCE) qui agit pour favoriser la reprise de l’activité économique en Europe. « Nous sommes dans une période où la BCE met en place des moyens considérables pour faire redémarrer l’économie et remonter l’inflation vers notre objectif. Donc il n’est pas acceptable que l’épargne réglementée soit un obstacle de plus en plus fort à cette évolution », a dit Christian Noyer.
Par ailleurs, le taux actuel du Livret A générait le logement social. Selon le gouverneur de la Banque de France, le surcoût estimé pour 2014 de la rémunération avantageuse du Livret A par rapport aux conditions de marché correspond ainsi à la construction d’environ 5 000 logements.
Le Gouvernement aura du mal à suivre ces recommandations. En effet, le taux du Livret n’obéit pas qu’à sa formule. Le taux du Livret A est éminemment politique. Or, nul n’ignore que des élections régionales sont prévues pour le mois de décembre. La France compte plus de Livrets A (plus de 60 millions) que d’électeurs; il est peu probable que le Gouvernement prenne le risque de démoraliser les épargnants dits populaires. L’autre argument en faveur du statuquo vient de Grèce. Le résultat du référendum a prouvé que le courage ne paie pas électoralement. Le passage en-dessous de la barre de 1 % de rendement serait une première et marquerait une rupture pour de nombreux Français. Le Gouvernement prendre prétexte que l’inflation devrait progressivement revenir autour de 0,6 % ce qui pourrait justifier le maintien à 1 %.
Si le Gouvernement s’alignait, ce qui est peu probable, sur les recommandations du Gouverneur, la décollecte du Livret A s’accélèrerait et dépasserait un milliard d’euros par mois. Pour mémoire, la décollecte nette du Livret a atteint 6,13 milliards d’euros en 2014 et 2,32 depuis le début de l’année. Une baisse du taux serait une économie pour la Caisse des Dépôts qui doit rémunérer une épargne qu’elle place à court et qui donc ne lui rapporte rien.
L’évolution du taux du Livret A
| Date Taux |
| 1er janvier 1960 3,25 % |
| 1er janvier 1966 3,00 % |
| 1er janvier 1968 3,50 % |
| 1er juin 1969 4,00 % |
| 1er janvier 1970 4,25 % |
| 1er janvier 1974 6,00 % |
| 1er janvier 1975 7,50 % |
| 1er janvier 1976 6,50 % |
| 16 octobre 1981 8,50 % |
| 1er août 1983 7,50 % |
| 16 août 1984 6,50 % |
| 1er juillet 1985 6,00 % |
| 16 mai 1986 4,50 % |
| 1er mars 1996 3,50 % |
| 16 juin 1998 3,00 % |
| 1er août 1999 2,25 % |
| 1er juillet 2000 3,00 % |
| 1er août 2003 2,25 % |
| 1er août 2005 2,00 % |
| 1er février 2006 2,25 % |
| 1er août 2006 2,75 % |
| 1er août 2007 3,00 % |
| 1er février 2008 3,50 % |
| 1er août 2008 4,00 % |
| 1er février 2009 2,50 % |
| 1er mai 2009 1,75 % |
| 1er août 2009 1,25 % |
| 1er août 2010 1,75 % |
| 1er février 2011 2,00 % |
| 1er août 2011 2,25 % |
| 1er février 2013 1,75 % |
| 1er août 2013 : 1,25 % |
| depuis le 1er août 2014 : 1 % |
Contact presse :
Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
D’après le rapport annuel que vient de publier l’Observatoire de l’épargne réglementée, les ménages ont fait preuve d’une grande prudence en 2014. Malgré un taux d’épargne elevé, le flux annuel des placements financiers a reculé l’année dernière passant de 77 milliards d’euros fin 2013 à 74 milliards fin 2014 un décroissance continue depuis 2011.
En 2014, les ménages ont ont été des épargnants avertis en optant pour des placement moins risqués mais plus rémunérateurs. Ont ainsi été privilégiés le PEL qui bénéficiait jusqu’au 1er février d’un taux de rendement brut de 2,5 % et l’assurance-vie. L’encours du PEL s’est ainsi accru de 9,2 % sur un an quand les ménages se sont désengagés des livrets (fiscalisés et non fiscalisés). Les supports euros des contrats d’assurance-vie en progression de 3,54 % sur un an ont également recueillis les faveurs des épargnants. Avec un rendement moyen de 2,5 % ils ont su répendre aux attentes des ménages.
Le livret A dont le taux a été abaissé à un 1 % au 1er août 2014, a enregistré une décollecte sur l’année 2014. L’encours qui s’établit à 263 milliards d’euros à la fin de l’année s’est ainsi contracté de 1,2 % sur un an après une progression de 6,5 % en 2013 et une hausse exceotionnelle de 15,2 % en 2012 quand le LDD a résisté, s’établissant à 101,9 milliards d’euros (en progression de + 1,1 % en 2014 après + 9,5 % et +32,7 %). Le livret A qui compte 61,6 milions de détenteurs à la fin 2014 contre 63 millions fin 2013.
Pour autant malgré le recul du recours à cette épargne liquide, liée à la chute du taux de rendement, la garantie de l’Etat, la disponibilité des fonds placés et l’absence de fiscalité et de prélèvements sociaux ce placement conserve un certain atrait en particulier pour les ménages aisés.
Prévoyants, les épargnants ont également conservé en dépôts à vue une part importante de leur trésorerie. Dans un contexte de taux bas, l’encours des dépôts à vue s’est ainsi accru de 18 milliards d’euros sur un an.
En s’étant portés acquéreurs de 76 milliards d’euros de titres français sur le premier trimestre 2015, les non-résident détiennent, sur la période, un montant supérieur de titres que les émissions nettes réalisées par les résidents qui s’établissent à 72 milliards d’euros. Sur les 76 milliards euros de titres aquis par les non-résidents, 59 milliards d’euros ont été investis en titre de dette et 50 % de leur investissement total dans des titres de dette émis par l’État. Les non-réisdents ont ainsi pris en charge le financement de l’ensemble des émissions nettes réalisées par l’Etat qui atteignaient 38 milliards d’euros sur le trimestre.

Au sein de la zone euro, les émissions brutes cumulées des résidents s’établissent à 6 986 milliards d’euros, la France comptant pour 2 507 milliards d’euros représente 36 % du total à la fin mars 2015 contre 45 % un an plus tôt.
Retrouvez cet article publié dans les Echos Patrimoine dqui cite les résultats de la dernière enquête du Cercle de l’Epargne sur les Français et la dépendance.
Qu’elles soient célibataires, séparés, divorcés ou veufs, les personnes seules sont la principale population en situation de surendettement (64,6%). D’après l’ enquête typologique 2014 que vient de publier la banque de France, plus d’un surendetté sur deux est âgé entre 35-54 ans quand 22,9 % ont entre 55 et 65 ans et les plus de 65 ans ne représentent que 8,1 % des cas.
Locataires dans 77,5 % des cas, malgré une progression constatée ces dernières années des propriétaires et propriétaires accédents (+1,3 % sur deux ans), les ménages surendettés disposent de ressources inférieures ou égales à 2000 euros par mois dans 76,43 % des cas et sont sureprésentés parmi les employés et les ouvriers qui représentent respectivement 34,4 % et 24,3 % des surendettés.
Confrontés à des difficultés au regard de l’emploi, le surendettement vise d’abord les populations au chômage (28,9 %), sans profession (11,9 % ) ou sans activité du fait d’une invalidité, d’un congé maladie de longue durée ou d’un congé parental (9,7%).
L’endettement moyen par dossier de surendettement , hors dettes liées à des crédits immobiliers, s’établit à 27 704 euros en 2014, en augmentation par rapport à 2013 (27 303 euros).
En mai, comme en avril les ménages et les entreprises privilégient les liquidités en mobilisant une part importante de leur épargne sur des dépôts à vue qui enregistrent une un taux de croissance de +13,6 % après 13,7 % le mois précédent. Les dépôts à terme en forte progression en mars comme en avril (respectivement +7,9 % et 7,5 %) fléchissent en mai avec un taux de croissance de seulement 4,4 % quand la décollecte sur les comptes sur livret se poursuit (-2%).
L’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne est cité par Rémi Bailly pour le journal Investir. Il revient notamment sur les enseignements de l’enquête sur le comportement des Français en matière de retraite.
L’enquête 2015 « Les Français, leur épargne et leur retraite » menée par le CECOP pour le Cercle de l’Epargne a été reprise dans les Echos qui revient notamment sur le volet retraite du sondage.
BFM TV revient sur les principaux enseignements de l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne et cite plusieurs chiffres sur la perception des Français à l’égard de leurs pensions (futures ou actuelles) et sur les moyens privilégiés pour préparer leur retraite.
L’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne a été citée par le média « Gestion de Fortune » qui revient notamment sur la nouvelle décollecte du livret A enregistrée en mai.
L’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne est reprise dans le site sicavonline qui revient sur les différents enseignements de l’enquête.
L’enquête 2015 du Cercle de l’épargne a été reprise dans les DNA. A été notamment repris, les enseignements tirés du sondage en matière de dépendance.
Quelle épargne pour les enfants? Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’épargne répond aux questions d’Anne-Gaelle Nicolas-Koch pour le dossier familial.
Retrouver l’article publié dans le media en ligne Cbanque reprenant les résultats de l’enquête 2015 du Cercle sur la perception et le comportement des Français à l’égard de l’épargne en ligne.
En dessous de sa moyenne longue période, la confiance des ménages s’établit en juin (comme en mai) à 94 après avoir gagné 8 points entre octobre 2014 et avril dernier.
Attentistes, les ménages envisagent leur avenir financier avec prudence. Leur opinion sur leur situation financière personnelle passée est stable et gagne tout juste un pour le futur. Ces deux indicateurs, à leur plus haut niveau depuis novembre 2010 restent toutefois en dessous de leur moyenne de longue période.
L’arrivée des soldes fin juin contribue en revanche à faire progresser l’indicateur mesurant l’opportunité de faire des achats importante qui regagne ainsi les deux points perdus en mai dernier où les ménages non mensualisés devaient faire face au paiement du deuxième tiers provisionnel de l’IR.
Un peu plus optimistes sur leur capacité d’épargne actuelle qui gagne un point, les ménages jugent qu’il est à nouveau opportun d’épargner en juin. Le solde correspondant ayant regagné 7 points après avoir fortement baissé en mai dernier. L’opinion des ménages sru l’opportunité d’épargner reste toutefois très inférieur à sa moyenne longue période.
Signe que les Français commencent à ressentir le retour de la croissance, leur craintes à l’égard du chômage reculent à nouveau en juin. Le e solde correspondant recule de 2 points comme en mai. Il reste néanmoins largement au-dessus de sa moyenne de long terme. Ils sont par ailleurs plus nombreux anticiper une hausse des prix. Le solde correspondant s’élève de 3 points en juin et a augmenté de 9 points depuis mars.
L’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne, » Les Français, leur épargne et leur retraite » aborde la question de la dépendance. Retrouvez les principaux enseignements de l’enquête sur le sujet cités par le média en ligne Tout sur la Retraite.
Retrouvez l’article publié dans l’Argus de l’assurance dans lequel la dernière enquête du Cercle est citée.
Avec une collecte nette de +1,2 milliard d’euros en mai contre +2,3 milliards d’euros au mois d’avril, l’assurance-vie affiche un résultat positif mais en léger retrait par rapport aux 2 milliards d’euros mensuels enregistrés en moyenne depuis janvier.
Ce petit recul de la collecte nette s’explique par le grand nombre de jours fériés qui ont jalonné le mois de mai et le paiement du deuxième tiers provisionnel pour les assujettis à l’impôt sur le revenu.
Depuis le début de l’année, la collecte est de 10,7 milliards d’euros.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
RÉSULTATS DE L’ASSURANCE-VIE EN MAI 2015 :
L’ASSURANCE-VIE TRACE SA ROUTE
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne
Si le Livret A connaît un long chemin de croix, l’assurance-vie fait un parcours sans faute depuis le début de l’année avec un cinquième mois consécutif de collecte positive.
Avec une collecte nette de +1,2 milliard d’euros en mai contre +2,3 milliards d’euros au mois d’avril, l’assurance-vie affiche un résultat positif mais en léger retrait par rapport aux 2 milliards d’euros mensuels enregistrés en moyenne depuis janvier.
Ce petit recul de la collecte nette s’explique par le grand nombre de jours fériés qui ont jalonné le mois de mai et le paiement du deuxième tiers provisionnel pour les assujettis à l’impôt sur le revenu.
Depuis le début de l’année, la collecte est de 10,7 milliards d’euros.
Les bons résultats de l’assurance-vie sont la traduction de sa popularité récurrente au sein de l’opinion publique. Ainsi, selon le dernier sondage du Cercle de l’Epargne, 53 % des Français estiment que l’assurance-vie est intéressante. Les détenteurs de contrats d’assurance-vie sont même 74 % à le penser. Les Français considèrent que le premier intérêt de l’assurance-vie, c’est son rendement attractif (54 %) ; arrivent après la garantie du capital (46 %) et le régime fiscal incitatif (30 %).
L’assurance-vie profite de l’augmentation du taux d’épargne des Français qui est passé de 15 à 15,3 % du revenu disponible brut durant le premier trimestre. Les Français ont décidé de ne pas dépenser entièrement les gains de pouvoir d’achat dont ils bénéficient actuellement. En outre, les Français diminuent toujours leurs investissements en particulier dans l’immobilier. Par ailleurs, l’assurance-vie tire avantage de la désaffection des ménages vis-à-vis du Livret A qui a été en décollecte de 444 millions le mois dernier.
La baisse des taux d’intérêt n’a pas entravé le succès de l’assurance-vie. Les épargnants commencent à revenir sur les unités de compte, le taux de progression étant assez élevé depuis le début de l’année. La remontée des taux constatée depuis un mois pourrait constituer une bonne nouvelle car leur maintien à des niveaux historiquement bas sur une période longue était handicapant sur la durée.
Contact presse :
Sarah Le Gouez
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Comment bien préparer sa retraite ? Philippe Crevel donne quelques éléments de réponses pour le Dossier familial.
Quels conseils pour placer un capital reçu ? Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne est cité dans cet article publié dans le Dossier familial.
L’Opinion cite l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne dans l’agenda du jour. Il reprend comme chiffre du jour la proportion de Français épargnant en vue de leur retraite ( 57 %).
Le communiqué de presse du Cercle de l’Epargne avec l’analyse des résultats de mai du livret A est cité par le média nextfinance.
« 61% des retraités jugent que le montant de leur pension ne leur permet pas de vivre correctement ». Retrouver l’article de Jean-Philippe Dubosc qui cite les résultats 2015 de l’enquête du Cercle de l’Epargne, « les Français, leur épargne et leur retraite ».
Jean-Philippe Dubosc revient sur les résultats de l’enquête 2015 « Les Français, leur épargne et leur retraite » et sur le fait que 51% des actifs envisagent de prendre leur retraite à 65 ans au lieu de 62 ans afin d’améliorer le montant de leur future pension.
L’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne » Les Français, leur épargne et leur retraite » est citée par le média en ligne Tout sur les placements qui revient notament sur les attentes des Français en matière de rendement des produits dépargne.
Épargne, retraite, dépendance,
Les Français à la recherche de la quadrature du Cercle
Le Cercle de l’Epargne avec le concours du CECOP dirigé par Jérôme Jaffré et de l’IFOP et en relation avec son partenaire, AG2R LA MONDIALE a rendu public son enquête annuelle sur l’épargne et la retraite. Cette enquête s’incrit dans les activités de l’Observatoire de l’Epargne et de la Retraite.
Il peut être fait mention publiquement des résultats de l’enquête sous réserve de mentionner les sources : enquête du Cercle de l’Epargne – AG2R LA MONDIALE
Les enseignements de l’enquête 2015 du Cercle de l’Epargne sur l’épargne en ligne repris par Olivier Brunet pour www.toutsurlesplacements.com.
Le Livret A est encore à la peine au mois de mai avec une décollecte de 444 millions d’euros. Sur les cinq premiers mois de l’année, le Livret A a enregistré une décollecte de 2,32 milliards d’euros. Sur les 12 derniers mois, le Livret A aura été en collecte négative 11 fois ce qui est sans précédent depuis vingt ans.
Les Français ont repris le chemin de la consommation et arbitrent en faveur d’autres produits d’épargne plus rémunérateurs comme l’épargne logement et l’assurance-vie. Selon le dernier sondage du Cercle de l’Epargne, 90 % des sondés affirment que le rendement du Livret A est insuffisant. En revanche, ils sont 74 % à considérer que l’assurance-vie est un bon placement.
Le mois de mai est traditionnellement un mois moyen pour la collecte du Livret A. Ces dix dernières années, il y a décollecte une année sur deux. La succession des jours fériés, la préparation des vacances et le paiement, le 15 mai, du deuxième tiers provisionnel pour les assujettis à l’impôt sur le revenu constituent autant de raisons pour puiser dans son Livret A.
Le LDD a mieux résisté que le Livret A avec une décollecte contenue de 190 millions d’euros. La décollecte depuis le début de l’année atteint 300 millions d’euros.
L’encours de ces deux produits défiscalisés est passé de janvier à mai de 364,1 à 362,5 milliards d’euros.
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Retrouver l’interview de Philippe Crevel dans Atlantico sur la négociation sur les retraites complémentaires.
Retrouvez la tribune de Philippe Crevel pour le Figarovox sur les retraites où il revient sur les résultats d’une nouvelle enquête sur le comportement des Français en matière de retraite.
Les premiers dispositifs de retraites anticipées apparus dans les années 70 pour lutter contre la montée du chômage à travers une incitation au départ à la retraite des séniors, puis pour permettre aux seniors sans emploi de bénéficier d’une indemnisation sans être tenus par une obligation de recherche d’emploi. Depuis le milieu des années 2000, un changement de paradigme, poussé par la communauté internationale (OCDE, Union Européenne) en raison du vieillissement des populations, conduit au contraire à encourager le maintien des seniors sur le marché du travail et de ce fait à limiter la portée des dispositifs précités.
Ainsi, fin 2013, la France compte 242 900 bénéficiaires d’un dispositif de cessation anticipée d’activité. Ce nombre est en légère hausse par rapport à l’année précédente en raison d’extention du dispositif de retraites anticipées pour carrière longue (+ 70 % de progression en un an) décidé au début du quinquénat de François Hollande qui a concerné 157 000 personnes en 2013 contre 96 900 en 2012.
Sur 2013, 161 000 salariés ou anciens salariés du secteur privé de 55 ans ou plus sont ainsi entrés dans un dispositif public de cessation anticipée d’activité. Un résultat en progression de 54 % sur un an qui fait suite à quatres années de fortes baisse en raison de la fermeture de nombreux dispositifs. Néanmoins, malgré ce rebond le nombre de bénéficiaires constaté en 2013 reste très deça de ce qu’il a pu être entre 2005 et 2008 où il s’établissait autour de 700 000 ou encore entre 1990 et 2003 où il tournait autour de 500 000. Ainsi, les bénéficiaires restent, en 2013, trois fois moins nombreux qu’en 2006. En 2013, 1,3 % des 55-59 ans a bénéficié d’un des différents dispositifs existants contre 13,1 % en 2006.
65 % des bénéficiaires sont des hommes, une proportion en forte progresion entre 2003 et 2004 avec l’introduction des retraites anticipées pour carrières longues. L’âge moyen des personnes en cessation anticipée est de 60 ans (contre 58,6 ans en 2004). Ainsi, 18 % des bénéficiaires ont 60 ans contre seulement 4 % en 2010.
La préretraite « amiante », unique dispositif de préretraite publique encore actif en 2013, représente 28 300 bénéficiaires en 2013. Un nombre en recul de 9% sur un an. On comte 4000 nouveaux entrant dans le dispositifs sur l’année soit 10 % de moins qu’en 2012.
Les dépenses de retraite ont, en France atteint, en 2013, 307 milliards d’euros. 97,8 % de ces dépenses sont issus des régimes obligatoires. Les régimes supplémentaires par capitalisation pèsent donc 2,2 % de l’ensemble des dépenses de retraite. Les cotisations à ces régimes représentent 4,3 % de celles des régimes obligatoires. Les dépenses liées au risque vieillesse représentent 46 % des prestations de la protection sociale française soit 14,5 % du PIB.
Philippe Crevel est interrogé par Agnès Lambert pour le Dossier Familial sur l’épargne salariale qui devrait se développer du fait des évolutions apportées au dispositif dans le cadre de la loi Macron visant à assouplir les règles de fonctionnement du dispositif.
Dans son mensuel publié en juin, le Cercle de l’Epargne s’est intéressé à l’épargne en France et son évolution. Il a notamment essayé d’expliquer pourquoi les ménages épargnent moins que par le passé. Son analyse a été citée dans Agefi Actifs.
Le Mensuel de juin du Cercle de l’Epargne est arrivé.
Retrouvez au sommaire de ce numéro :
LA TRIBUNE DU CERCLE
COTE EPARGNE
EPARGNEZ PRATIQUE
COTE RETRAITE
DOSSIER
LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’EPARGNE
Après un mauvais mois de mars, la consommation reste stable en avril avec une progression de 0,1 point des dépenses des ménages (contre -0,7 en mars).
Le résultat d’avril s’explique par une reprise des achats en textile, habillement et cuir de 1,3 % après un mois de mars désastreux (-5,1 %). Pour le reste, les dépenses en bien durables sont en repli en avril de -0,4 % quand ils affichaient un résultat positif le mois précédent, de même les achats d’automobiles qui avaient fortement progressé en mars n’ont pas connu la même croissance en avril (+1,5 % en mars contre +0,1 % en avril). Enfin les dépenses d’energie de même que les dépenses en autres biens fabriqués sont également en léger recul.
Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne est cité dans les Echos du jour dans un article de Laurent Thevenin sur les résultats de l’assurance-vie en avril dernier.
La confiance des ménages est en léger recul en mai et s’établit à 93 points contre 94 le mois précédent.
Moins optimistes sur leur situation financière personnelle passée, dont l’indice perd 2 points, les ménages restent néanmoins attentistes pour l’avenir, l’indicateur mesurant l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle future restant à -13 en mai comme le mois précédent.
En mai l’opportunité de consommer et la capacité d’épargne sont revues à la baisse avec respectivement une baisse de 3 points du premier indicateur quand la capacité d’épargne actuelle perd 11 points et la capacité d’épargne future recule de 9 points. L’opportunité d’épargner diminue également atteint n plus bas niveau depuis octobre 2009.
Indicateurs plus favorables, le niveau de vie en France gagne un point et atteint son plus haut niveau depuis octobre 2007. Pour l’avenir l’indicateur de niveau de vie future est au vert aussi avec +2 points.
Un peu moins anxieux par rapport au risque chômage, la crainte des ménages d’un hausse du chômage recule de 2 points tout en restant au dessus de la moyenne long terme.
L’assurance vie affiche une collecte positive de 2,3 milliards d’euros en avril quand le livret A a replongé avec une décollecte de 170 millions d’euros. La collecte atteint 8,8 milliards d’euros sur les 4 premiers mois de l’année.
Les cotisations ont enregistré, en avril, un bon résultat avec 12,3 milliards d’euros quand les prestations sont restées stables à 10 milliards d’euros.
Cette bonne tenue tient aux gains de pouvoirs d’achats des ménages qui disposent de marges de manoeuvres suffisantes pour consommer tout en maintenant leur effort d’épargne.
Avec la baisse des taux, et la bonne tenue de la bourse les Français ont privilégié les placement long et l’assurance-vie en revenant progressivement vers les unités de compte en vue d’accroître le rendement de leurs placements.
Communiqué de Presse
RESULTATS DU MOIS D’AVRIL 2015 :
L’ASSURANCE-VIE CONFIRME ET SIGNE
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
La collecte positive de 2,3 milliards d’euros confirme la bonne santé de l’assurance-vie française quand le livret A renoue avec la décollecte avec un résultat négatif de 170 millions d’euros.
L’Assurance-vie qui affiche depuis le début de l’année un résultat positif entre 2,2 et 2,3 milliards d’euros par mois enregistre une collecte nette de 8,8 milliards d’euros depuis janvier.
Les cotisations ont enregistré, en avril, un bon résultat avec 12,3 milliards d’euros quand les prestations sont restées stables à 10 milliards d’euros.
En début de reprise les ménages maintiennent un fort taux d’épargne. De plus, ils profitent des gains de pouvoirs d’achat liés à la baisse des prix du pétrole. Les Français qui ont accru leurs dépôts à vue disposent de marge de manœuvre tant pour consommer que pour augmenter le poids de leur placements financiers.
En avril, les Français privilégient le rendement en s’engageant sur le long terme et en optant de plus en plus pour les unités de compte. La baisse des taux et la bonne tenue de la bourse expliquent la progression des unités de compte.
L’assurance vie devrait connaître une belle année 2015 sans pour autant retrouver son niveau de collecte d’avant crise. Sur l’année, la collecte nette devrait dépasser les 20 milliards d’euros.
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Communiqué de Presse
Le Livret A replonge en avril
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne
Après la légère embellie du mois de mars, le Livret A a renoué avec la décollecte au mois d’avril. Elle s’est élevée à 170 millions d’euros faisant suite à une collecte positive de 110 millions d’euros au mois de mars. Le Livret de Développement Durable s’est mieux tenu en restant en territoire positif avec + 70 millions d’euros.
Cette décollecte traduit bien le processus en cours depuis un an, celui d’une diminution tendancielle du Livret A. En effet, en règle générale, le mois d’avril est un bon mois pour l’épargne réglementée et défiscalisée. Il faut remonter à 2006 pour enregistrer une décollecte en avril.
Habituellement, les ménages, au mois d’avril, sont plutôt en mode « épargne de précaution » afin de régler le deuxième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu du 15 mai dernier et de préparer les futures vacances d’été.
2015 marque une rupture, les ménages optant pour la consommation et l’épargne de long terme. Cette évolution s’explique par l’amélioration du moral des ménages comme en témoigne la dernière enquête de l’INSEE. Les Français ont préféré consommer qu’épargner avec l’arrivée des beaux jours. L’indice de confiance a atteint, en avril, son plus haut niveau depuis 2010. L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle s’est également améliorée tout comme celle sur leur situation financière personnelle future. Les ménages sont en avril plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant a progressé de 16 points depuis septembre 2014.
L’amélioration du climat économique conforte les ménages à réduire leur effort d’épargne à court terme et à réallouer l’épargne placée sur le Livret A vers l’épargne logement et l’assurance-vie.
Contact presse :
Sarah Le Gouez
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Le FMI qui vient de confirmer ses prévisions de croissance 2015 à 1,2 % pour la France , considère toutefois que cette reprise portée par une conjoncture extérieure favorable pourrait être freinée si les pouvoirs publics n’engageaient pas des réformes structurelles afin d’assainir les finances publiques, lutter contre le chômage et retrouver de la compétitivité.
Pour le FMI, l’objectif de 3 % de déficit qui ne sera atteint qu’en 2017 doit rester une priorité et recommande qu’à compter de 2016, la hausse des dépenses soit correlée à l’inflation. Cette préconisation vaut également pour les collectivités locales dont les dépenses ont continué à s’accroître quand les dépenses de l’administration centrale et les dépenses de santés ont été davantage maîtrisées.
Parmi les principales recommandations développées, le FMI plaide une fois de plus pour un relèvement de l’âge de l’âge effectif de départ à la retraite jugé trop bas, une rationalisation des régimes spéciaux et la réforme des régimes complémentaires de retraites afin d’assurer leur viabilité financière.
A ces mesures touchant le secteur de la protection social, le FMI dans la lignée de la Banque de France, plaide pour un réduction des taux d’intérêts garantis de l’épargne réglementée afin d’assurer la pérénité du secteur financier aujourd’hui fortement impacté par les baisse des taux d’intérêt et le durcissement des normes réglementaires (Bale III, Solvency II…).
L’épargne solidaire, portée par l’épargne salariale et l’épargne bancaire, a connu une belle progression en 2014. Son encours qui s’établit à 6,8 milliards d’euros selon le baromètre annuel publié par l’association finansol a s’est ainsi accru de 13,6% sur un an, soit une hausse de 818 millions d’euros.
L’Epargne salariale qui reste la locomotive de l’épargne solidaire représente, a elle seule, 60, 5 % de l’encours total quand l’épargne bancaire qui a progressé de 17 % sur un an atteint 2,2 milliards d’euros.
En retrait pour la troisième année consécutive, l’actionnariat salarié ne séduit plus les européens dont le nombre d’actionnaires salariés est passé entre 2011 et 2014 de 9,1 millions à 8,8 millions.
Ce recul viendrait selon la fédération européenne de l’actionnariat salarié (FEAS) qui vient de publier son recensement annuel, des politiques fiscales régressives adoptées dans de nombreux pays européens.
La Grande-Bretagne ferait exception avec un nombre en croissance outre-manche avec 200 000 salariés actionnaires de plus sur l’intervalle en raison, selon la FEAS, du doublement des incitations fiscales pour favoriser l’actionnariat salarié.
En France, le nombre d’actionnaires salariés qui frôle les 3,5 millions a connu uen forte croissance de plus de 33% entre 2007 et 2014. Avec 44,4% de salariés actionnaires et près de 8 entreprises sur 10 disposant un plan collectif, la France devance ses voisins européens qui détiennent en moyenne 26 % d’actionnaires salariés.
Pour autant, la France aussi a perdu du terrain au cours des trois dernières années. (-3,5 %).
Ainsi pour la première fois, les salariés détiennent plus de 300 milliards d’Euro en actions de leur entreprise.
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