Selon la Banque de France, les entreprises continuent à s’endetter et profitent des taux très bas. Ainsi le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a été de 4,6 % en février. L’évolution des crédits de trésorerie est quasiment inchangée si on ne tient pas compte d’une opération exceptionnelle en janvier. Les crédits à l’investissement progressent (+3,6 %, après +3,3 %).
En leur sein, les crédits à l’équipement augmentent de 4,1% en rythme annuel, contre 1,1% un an auparavant.
| (Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %) |
| Encours brut | Taux de croissance annuel brut | |||
| fév-16 | déc-15 | jan-16 | fév-16 | |
| Total | 882 | 4,2 | 4,8 | 4,6 |
| Investissement | 614 | 3,1 | 3,3 | 3,6 |
| Trésorerie | 205 | 6,6 | 8,8 | 6,9 |
| Autres | 63 | 7,1 | 6,9 | 6,1 |
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A l’occasion de la présentation par Philippe DABAT, Directeur général délégué AG2R LA MONDIALE., de la nouvelle gamme de produits destinée à la préparation de la retraite, l’Argus de l’Assurance rappelle que le financement de la retraite constitue une si ce n’est la préoccupation principale pour une majorité de Français, reprenant au passage les chiffres de la dernière enquête du Cercle de l’Epargne, les Français, leur épargne et leur retraite.
Afin de financer le compte personnel de pénibilité, créé par la dernière réforme des retraites de 2014, le législateur avait prévu deux cotisations à la charge des employeurs. Une cotisation dite « de base » applicable à l’ensemble des salariés entrant dans le champ d’application du dispositif, y compris s’ils ne sont pas exposés et une cotisation additionnelle versée au titre des salariés exposés au-delà des seuils fixés par décret.
La cotisation de base, nulle en 2015 et 2016, ne sera due qu’à partir de 2017, au taux de 0,01 % quand la cotisation additionnelle a été établie, par décret du du 9 octobre 2014 a été fixée au taux de 0,1 % pour les années 2015 et 2016 et 0,2 % pour 2017 et 0,2 pour 2015 et 2016 puis 0,4 % en 2017, en cas de poly-exposition.
Le dispositif relatif à la cotisation additionnelle, prévoyant dans le texte original du législateur une fourchette de taux fixée entre 0,3 et 0,6 % a conduit le Conseil d’Etat a annulé le décret du 9 octobre 2014 dans une décision du 4 mars dernier bien que le législateur avait en août 2015 élargit son taux dans le cadre de la loi Rebsamen. Ainsi depuis la loi 15 août 2015, le législateur prévoyait un taux compris entre 0,1 et 0,8 % (0,2 et 1,6 % en cas de poly-exposition).
Un décret reprenant les dispositions censurées est en attente de publication. Entre temps, il convient de s’interroger si les employeurs sont redevables de cette cotisation additionnelle au titre de l’année 2015.
Le Cercle de l’Epargne est cité sur le comportement d’épargne des ménages en février dernier. Dans un article consacré au résultat de l’assurance-vie en février, le média Gestion de Fortune rappelle la prudence des ménages en matière d’immobilier, reprenant ainsi l’analyse de Philippe Crevel.
Communiqué de presse
LES FRANÇAIS, ÉPARGNANTS MALGRÉ EUX ?
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne
Les ménages français ont, en 2015, accru leur effort d’épargne de manière substantielle. Les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse des cours de l’énergie n’ont été qu’en partie consommés, environ 50 %. De ce fait, le taux d’épargne est passé de 15,1 à 15,4 % de 2014 à 2015. Ce taux atteint même 15,9 % au 4ème trimestre 2015. Les Français ont été très prudents même durant la période des fêtes.
Cette mise en réserve n’est pas liée à une obligation de rembourser les emprunts immobiliers (les Français ont fortement renégocié leurs prêts pour bénéficier des faibles taux) mais bien à une volonté de mettre de l’argent de côté. Ainsi, le taux d’épargne financière est passé de 6,1 à 6,6 % de 2014 à 2015. Il atteint même 7,1 % au 4ème trimestre 2015. Il faut remonter à 2009, au moment de la crise financière, pour retrouver un tel taux. Ils ont, en revanche, continué à réduire leurs investissements dans l’immobilier. De 2012 à 2015, l’investissement dans l’immobilier a reculé de plus de 10 %.
Cette appétence à épargner au moment même où les rendements des produits de taux (Livret A, livrets bancaires, obligations, fonds euros…) sont au plus bas peut apparaître a priori paradoxale. Elle traduit une inquiétude certaine vis-à-vis de l’avenir. Les ménages ne considèrent pas que l’augmentation de pouvoir d’achat soit pérenne. Ils préfèrent améliorer leur épargne de précaution pour faire face à d’éventuelles difficultés à venir. En 2015, les trois catégories de placement qui ont bénéficié de l’engouement des ménages pour l’épargne sont : les dépôts à vue +33 milliards d’euros, l’assurance-vie +24,6 milliards d’euros et le Plan d’Épargne Logement +24 milliards d’euros. En revanche, le Livret A et le LDD ont enregistré une décollecte de 11 milliards d’euros. Le succès des dépôts à vue est la victoire du ni/ni, ni consommation, ni placements de long terme.
La baisse des taux d’intérêt pourrait également inciter les ménages à épargner plus par effet d’encaisse. Les ménages veulent maintenir ou accroitre, en fonction des objectifs qui se sont assignés, un certain montant d’épargne soit pour faire face à des dépenses imprévues ou en en vue de la réalisation d’un projet. Du fait que l’épargne rapporte moins, ils sont contraints de verser davantage.
Contact presse :
Sarah Le Gouez
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Selon les chiffres publiés ce jour par l’INSEE le déficit public s’est élevé à 3,5 % du PIB en 2015, soit 77,4 milliards d’euros. Sur un an la contraction a été d’ un demi point.
Cette légère amélioration de la situation de nos finances publiques tient à la fois à un effort réalisé sur les dépenses et une légère progression sur le terrain des recettes.
La dette publique s’établit à présent à 2 096,9 milliards d’euros en progression de 56 milliards d’euros (après +85 milliards en 2014), soit 95,7 % du PIB.
Côté dépenses
Leurs poids dans le PIB étant passées de 57,3 % à 56,8 % du fait d’une moindre hausse en 2015 (+1,4 % ) par rapport à 2014 (+1,8 %).
Sur 2015, les prestations sociales ont progressé moins vite (+1,8 % après 2,2 % 2014). Une décrue qui tient principalement à la branche maladie et famille quand a contrario les prestations chômage ont enregistrée une forte hausse (+3,2 % en 2015 après +1,3 % en 2014).
Côté recettes
Malgré une diminution de 0,3 point constaté sur les prélèvements obligatoires qui sont ainsi passé à 44,5 % du PIB en 2015, les recettes encaissées sur l’année progresse de 2,1 % après une hausse de +2 % en 2014.
Cette progression tient d’abord à l’efficacité d’encaissement de la CSG et de la CRDS qui s’appliquent sur les impôts sur le revenu et le patrimoine. La progression de 1,4 % en 2015 après une hausse d’un demi point en 2014 soit 3,5 milliards d’euros de plus que l’année passée.
L’IR applicable aux personnes physiques, du fait des efforts consentis par le gouvernement enregistre en revanche une moindre progression (+ 0,3 milliard d’euros en 2015 contre +1,1 milliard en 2014). De même les recettes liées à l’IS progressent de 4,8 milliards d’euros – avant imputation des crédits d’impôts – après une forte hausse de 9,3 milliards en 2014.
Les finances publiques françaises profitent par ailleurs du dynamisme des droits de mutation à titre onéreux (+1,5 milliard d’euros en 2015) et de la TVA (+3,2 milliards d’euros en 2015).
Sur le terrain des cotisations sociales, en raison d’une moindre hausse des taux applicables notamment aux cotisations vieillesse d’une part et à la réduction des taux des cotisations familles, la hausse des recette est limitée à 1 % (après +2,6 % en 2014). De même les cotisations patronales ont ralenti en 2015.
L’article consacré au résultat de l’assurance vie en février cite à plusieurs reprise le Cercle de l’Epargne, rappelant notamment que ce placement a profité, en février,24 de la baisse du taux du PEL, aujourd’hui seul réel concurrent crédible de l’assurance-vie.
Philippe Crevel était l’invité d’Olivier Marin du Figaro pour le Club Immo. Il revient sur la nouvelle baisse du principal taux directeur décidée par la BCE et l’opportunité que cela peut engendrer pour les emprunteurs immobiliers.
Le Cercle de l’Epargne est cité dans un article consacré à la nouvelle décollecte enregistrée par le livret A en février publié dans l’Agefi Actifs.
Communiqué de presse
RÉSULTATS DE L’ASSURANCE-VIE DU MOIS DE FÉVRIER 2016
L’ASSURANCE-VIE, TOUJOURS UN COCKTAIL GAGNANT !
La collecte nette a été de 2,6 milliards d’euros au mois de février, en léger retrait par rapport au mois de janvier (3,0 milliards d’euros). Elle a été légèrement supérieure à celle de février de l’année dernière (2,2 milliards d’euros).
Les cotisations se sont élevées à 12,1 milliards d’euros dont 2 milliards d’euros pour les unités de compte qui ont représenté 16,5 % de la collecte brute. Sur les deux premiers mois, ce taux est de 18 %.
Les prestations ont atteint 9,5 milliards d’euros en légère hausse par rapport à janvier (8,9 milliards d’euros) et par rapport à février 2015 (9,2 milliards d’euros).
L’encours des contrats d’assurance s’élevait à 1 582,3 milliards d’euros à fin février.
L’attractivité de l’assurance-vie s’est améliorée au mois de février grâce à la baisse du taux de rendement du Plan d’Épargne Logement (1,5 % au lieu de 2 %). Par ailleurs, les ménages français restent très prudents en matière d’investissement immobilier, investissement qui est, de fait, le grand concurrent de l’assurance-vie. Les ménages français ont, en ce début d’année, légèrement réduit le volume de leurs dépôts à vue. Ces derniers qui avaient progressé de 7 milliards d’euros au mois de décembre avec le versement des primes de fin d’année se sont contractés de 3 milliards d’euros en janvier. La décollecte du Livret A et du LDD (630 millions d’euros en février) a pu enfin à titre marginal favoriser l’assurance-vie.
L’assurance-vie devrait maintenir son rythme de croisière durant les prochains mois du fait d’une réallocation possible des dépôts à vue en sa faveur. L’association garantie en capital du fonds euros et diversification avec les unités de compte constitue toujours pour l’épargnant un cocktail gagnant.
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Les chiffres de 2014 ne trompent pas, la fonction « protection sociale » est de loin la plus importante dans les dépenses des Administrations publiques (APU) dans l’UE. Elle représente 19,5 % du PIB, contre 7,2 % pour la seconde fonction, la santé. Les autres fonctions les plus importantes sont « services généraux des administrations publiques » (6,7%), « enseignement » (4,9%) et « affaires économiques » (4,2%).
Pour autant, des différences considérables existent entre les États membres. La Roumanie a par exemple consacré la plus faible part de son PIB à la protection sociale (11,4 %), alors que la Finlande fait office de leader avec 25,4 %. Huit États membres ont consacré plus de 20 % de leur PIB à la protection sociale : la Finlande, la France, le Danemark, l’Autriche, l’Italie, la Suède, la Grèce et la Slovaquie. De même, l’un des principaux postes de dépense de protection sociale s’avère être la vieillesse, et les retraites associées. Là aussi, de fortes disparités existent, avec 15,3 % de son PIB pour la Grèce, 13,7 % pour la France, contre 3,7 % pour l’Irlande.
Globalement, pour l’UE, les dépenses liées à la vieillesse ont représenté 10,3 % du PIB, soit 21,4 % du total des dépenses des APU.
Sources : Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne
Le bilan de l’épargne salariale au 31 décembre 2015 est nettement encourageant, avec un évolution de 7 % sur 1 an. Elle atteint aujourd’hui la somme de 117,5 milliards d’euros d’encours, répartis comme suit : les fonds « diversifiés » pour 71,6 milliards d’euros (61 % du total) et les fonds d’actionnariat salarié pour 45,9 milliards d’euros (39%). De plus en plus d’entreprises sont équipées d’un dispositif d’épargne salariale. Elles sont 300.000 aujourd’hui, soit une hausse de 4 % par rapport à 2014. Les versements sur ces dispositifs ont augmenté de 300 millions sur un an, pour atteindre un montant de 12,5 milliards d’euros. Les chiffres sur les PERCO font eux aussi leur bon en avant, avec une augmentation de 18 %. Sur les 117,5 milliards d’euros de l’épargne salariale, les PERCO représentent 12,2 milliards d’euros.
Ces tendances à la hausse sont le fruit des nouvelles mesures prises pour l’épargne salariale dans la loi Macron du 6 août 2015. Ces avancées sont bénéfiques à la fois aux salariés et aux financement de l’économie française, avec un développement et une simplification de cette épargne salariale.
Source : AFG, enquête annuelle sur l’épargne salariale.
Communiqué de presse
RÉSULTATS DU LIVRET A EN FÉVRIER :
VERS UN FLÉCHISSEMENT DE LA DÉCOLLECTE ?
Le Livret A a enregistré en février une décollecte de 510 millions d’euros. Avec le LDD la décollecte atteint 630 millions d’euros. Depuis le 1er janvier la décollecte sur les deux placements s’établit à 1,76 milliard d’euros.
Si le désamour des épargnants pour ces placements ne se dément pas, il convient de noter un fléchissement du phénomène puisque la décollecte du Livret A atteignait en 810 millions en janvier dernier quand celle du Livret de Développement Durable s’établissait à 320 millions d’euros. Ce ralentissement est encore plus accentué au regard des décollectes constatées un an plus tôt avec respectivement 970 millions d’euros pour le Livret A et 230 millions d’euros pour le LDD.
Les épargnants qui ont largement réorienté leur épargne vers l’assurance-vie et le Plan d’Épargne Logement en 2015 ainsi que les dépôts à vue semblent conforter leur choix. En janvier dernier l’assurance-vie a ainsi enregistré une collecte nette de 2,7 milliards d’euros quand celle du PEL dépassait les 3,4 milliards d’euros.
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Face à la faiblesse des taux, Philippe Crevel est interrogé par Atlantico sur le devenir des contrats d’assurance-vie. Faisant suite à la mise en garde adressée aux assureurs par le Haut Conseil de stabilité financière, cet interview revient sur les conséquences éventuelles pour les épargnants et les assureurs d’une remontée brutale et inattendue des taux.17
Selon les chiffres d’Eurostat, l’Union européenne à enregistré 5,132 millions de naissances en 2014 soit près de 70 millions de plus qu’en 2001. Sans surprise, la Française qui détient qui détient la première place podium en terme de taux de fécondité permet (2,01) à la France de devancer ses partenaires en nombre de naissances enregistrées. Ainsi ont été comptabilisées 819 300 naissances en 2014 en France contre 775 900 au Royaume-Uni, 714 900 en Allemagne et 502 600 en Italie et 426 000 en Espagne.
Le taux de fécondité, passé de 1,46 à 1,58 entre 2001 et 2014. La France est le seul Etat membre à avoir franchi la barre symbolique de 2 enfants par femmes, frôle, en 2014, avec le niveau de de renouvellement de la population dans les pays développés, à savoir le nombre moyen de naissances vivantes par femme nécessaire pour maintenir constante la taille de la population en l’absence de toute migration. Elle est suivie de près par l’Irlande (1,94), la Suède (1,88) et le Royaume-Uni (1,81) quand Chypre (1,31), la Grèce (1,30) et le Portugal (1,23) ferment le bal.
Quelles conséquences de l’arrivée du big data dans l’univers de l’assurance ? Philippe Cervel, répond aux questions d’Atlantico et revient sur les opportunités et les menaces pour les assurés d’une part et pour les assureurs d’autres part.
Par Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’l’Épargne
Depuis dix ans, nous sommes entrés dans l’ère du papy-boom avec l’arrivée à l’âge de la retraite des premières générations du bapy-boom. En 2015, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les seniors de plus de 60 ans sont passés, en nombre, devant les jeunes de moins de 25 ans ; pour la première fois, le nombre de décès a franchi la barre des 600 000. Ce vieillissement de la population est le produit d’un accident démographique, le baby-boom, et d’un phénomène structurel, sans précédent, l’allongement de l’espérance de vie. Face à cette mutation démographique, depuis 1993, la France a engagé un processus de réformes de son système de retraite, processus qui permettra d’économiser au moins de 6 points de PIB à l’horizon 2040. Entre le recul de l’âge de départ à la retraite, l’augmentation de la durée de cotisation, le changement des modes de calcul des pensions, la modification des règles d’indexation, les pouvoirs publics ont utilisé tous les paramètres possibles pour contenir la progression des dépenses de retraite sans pour autant éviter une baisse du taux de remplacement.
Si le défi des retraites est évalué et – en partie – sous contrôle, le dossier de la dépendance demeure un chantier à l’avenir encore incertain. Depuis 2004, tous les gouvernements, de droite comme de gauche, promettent l’engagement d’une grande réforme. Faute de moyens, faute de stratégie, cette grande réforme reste pour le moment dans les limbes n or le mur de la dépendance se rapproche. C’est, en effet, à partir de 2030, dans quatorze ans, que les premiers baby-boomers entreront dans leur 85e année. La mise en place d’un système viable exige du temps. Le retard pris actuellement se traduira par des surcoûts.
Le traitement de la question de la dépendance exige de prendre en compte de multiples facteurs : l’état de santé des seniors, les progrès médicaux, la situation économique, la mutation du système économique, les modalités d’accès aux soins, l’évolution des structures familiales, le niveau de vie des seniors, la répartition des charges entre le secteur public et le secteur privé, le reste à charge supportable pour les assurés ou les familles…
La question de la dépendance est complexe, car elle fait intervenir un très grand nombre d’acteurs : assurance-maladie, assurance-vieillesse, départements en charge de l’allocation personnalisée d’autonomie, l’État comme producteur de normes et garant de l’équilibre des finances publiques, les compagnies d’assurance, les mutuelles, les groupes de protection sociale, le milieu associatif, les familles…
Près des trois quarts des Français pensent qu’ils pourront être confrontés un jour ou l’autre à un problème de dépendance. 9 % pensent qu’en fin de vie, la dépendance est incontournable. 22 % des plus de 75 ans espèrent pouvoir échapper à ce risque quand ils ne sont que 11 % parmi les 50-64 ans.
Pour réunir autour de la dépendance tous ces acteurs, l’idée de la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale (les quatre premières étant la maladie, la retraite, la famille et la prévoyance) a eu la cote. Cette idée avait l’avantage de la simplicité du moins sur le papier. Elle permettait la reconnaissance physique d’un risque. La création d’une telle branche supposait une administration, des cotisations et des prestations. Elle se serait superposée aux branches actuelles. La simplicité théorique aurait pu rapidement aboutir à une complexité et déboucher sur des guerres de territoire. Si la notion de 5e branche semble enterrée, du moins pour le moment, celle de 5e risque demeure encore d’actualité. Les questions concernant les modalités de couverture ou de financement demeurent en suspens.
Dans cet article consacré aux atouts de l’épargne retraite, Philippe Crevel rappelle le phénomène d’érosion à venir des pensions en comparaison aux salaires moyens à horizon 2060.
Afin de contrer le risque déflationniste, relancé par le taux négatif affiché par la zone euro en février et accentué par l’affaiblissement de l’économie chinoise et son éventuelle répercussion en Europe, Mario Draghi a annoncé aujourd’hui une baisse une baisse de son principal taux directeur de 0,05 % à 0 %. Par ailleurs, le taux de facilité de crédit est passé de 0,30 % à 0,25 % et les taux des dépôts déjà en territoire négatif passent de – 0,3 % à – 0,4 %.
Par ailleurs, sur le terrain de la politique monétaire menée par la BCE avec la mise en place en mars 2015 des « QE », une intensification du recours au mesure non-conventionnelle semble se profiler. Ainsi afin de renforcer l’accès au crédit pour les ménages et les entreprises, les reprises les rachats d’actifs à hauteur de 60 milliards d’euros mensuels de titres de dettes, monteront à 80 milliards d’euros et seront étendus aux obligations d’entreprises les mieux notées par les agences de notations.
Prolongé à mars 2017, le volume du QE dépasserait les 2000 milliards d’euros.
Arnaud Lavorel, revient dans l’Opinion sur la proposition de loi visant à assurer une égalité de traitement entre salariés et non-salariés en matière de protection sociale portée par Yves Censi (député LR de L’Aveyron).
Ce texte inspiré des propositions avancées par le Cercle de l’Epargne, vise à améliorer les Contrats Madelin en harmonisant la situation des travailleurs non-salariés vis-à-vis des salariés en ce qui concerne l’accès aux produits supplémentaires de prévoyance et de retraite.
S’inspirant des travaux du Cercle de l’Epargne, le député de l’Aveyron Yves CENSI à déposé le 1er mars 2016 une proposition loi visant à assurer une égalité de traitement entre salariés et non-salariés en matière de protection sociale.
Comme le préconisait Jacques Barthélémy et Philippe Crevel, la proposition de loi tend à :
Le texte a été cosigné par Sophie ROHFRITSCH, Élie ABOUD, Marie-Jo ZIMMERMANN, Franck RIESTER, Jean-Michel COUVE, Sylvain BERRIOS, Bernard GÉRARD, Valérie LACROUTE, Bernard PERRUT, Patrick HETZEL, Marc FRANCINA, Arlette GROSSKOST, Philippe BRIAND, Jean-Claude BOUCHET, Jean-Claude MATHIS, Jean-Charles TAUGOURDEAU, Michel VOISIN, Alain MARTY, Alain MOYNE-BRESSAND, Yves ALBARELLO, Jean-Luc REITZER, Michel HEINRICH, Lionel TARDY, Jean-Pierre BARBIER, Laurence ARRIBAGÉ, Luc CHATEL, Alain CHRÉTIEN et Marcel BONNOT.
Dans le cadre de sa publication annuelle, » Les Tableaux de l’économie française » l’INSEE dresse un portrait du pays au regard de sa situation économique, démographique et sociale.
Consulter le Tableaux de l’Économie Française – Édition 2016
L’Union Européenne et la zone euro poursuivent leur bataille contre le chômage avec respectivement 8,9 % et 10,3 % dans les deux zones considérées. Les chiffres communiqués par Eurostat constituent un signal positif pour la sphère économique puisqu’il s’agit dans le premier cas du plus faible taux constaté depuis mai 2009 et août 2011 pour la zone euro.
L’Union Européenne compte à présent 21,789 de chômeurs soit 2,034 millions de personnes en moins par rapport à décembre 2015. Au sein de la zone euro, le nombre de chômeur s’est contracté de 1,445 million et s’établit à présent à 16,647 millions.
Parmi les Etats membres l’Allemagne fait office de premier de la classe avec un taux de chômage de 4,3 %. Elle est suivie de la République tchèque (4,5%) puis de Malte du Royaume-Uni (5,1% – données de novembre). L’Espagne et la Grèce ferment le bal avec 20,5 % et 24,6 % d’actifs sans emploi. Il convient toutefois de noter que le chemin parcouru par ses deux Etats dont le taux de chômage à culminé à 26,2 % pour le premier (en août septembre 2013) et à 27,9 % pour le second (en septembre 2013).
Avec un taux qui s’établit à 10,2 % la France fait légèrement mieux que la moyenne de la zone euro.
Selon les chiffres que vient de publier Eurostat, la zone euro enregistre, en février 2016, une inflation négative estimée à -0,2 %. Pour rappel, l’inflation constatée en janvier dernier était de 0,3 % (contre 0,4 % prévue initialement).
Le résultat de février s’explique principalement par le recul des prix de l’énergie, en baisse de 8 % en sur le mois contre -5,4 % en janvier. Par ailleurs, l’ensemble des autres composantes de l’inflation en zone euro progressent moins vite en février qu’en janvier. Ainsi le taux d’inflation annuel la plus élevé est constaté dans les services (1,0%, comparé à 1,2% en janvier), suivi de l’alimentation, alcool et tabac (0,7%, comparé à 1,0% en janvier) et des biens industriels non énergétiques (0,3%, comparé à 0,7% en janvier).
S’il faut remonter à septembre dernier pour retrouver un taux d’inflation annuel négatif au sein de la zone euro (-0,1 %), ce résultat témoigne des difficultés de la zone euro à évacuer le risque déflationniste qui pèse sur la zone euro, malgré la politique volontariste de la BCE de renforcement des QE.
La BCE qui doit se réunir ce mercredi pourrait, de l’avis de plusieurs analystes, décider une nouvelle baisse du taux de dépôt, qui évolue déjà en territoire négatif. Affaire à suivre…
Consulter le communiqué d’Eurostat
Dans cet article consacré aux produits d’épargne retraite collective, Philippe Crevel revient sur le poids marginal de l’article 39 du CGI tant en terme de bénéficiaires que de montants.
L’assurance débute l’année avec une collecte positive de 2,7 milliards d’euros. Elle reste le placement préféré des Français grâce à un un fonds euro encore compétitif et l’intérêt non démenti des assurés pour les unités de comptes malgré la chute des actions enregistrée le mois dernier.
Lire l’analyse du Cercle de l’Epargne sur les résultats de janvier
Communiqué de presse
RÉSULTATS DE L’ASSURANCE-VIE EN JANVIER :
L’ASSURANCE-VIE MAINTIENT LE CAP
L’assurance-vie commence bien l’année avec une collecte nette de 2,7 milliards d’euros en hausse d’un milliard par rapport à celle du mois de décembre 2015.
Si les cotisations sont moyennes, 11,7 milliards d’euros, contre 13,7 milliards d’euros pour le mois de décembre dernier, les prestations et rachats ont été relativement faibles à 9 milliards d’euros contre 12 au mois pour le mois de décembre. Les Français n’ont pas accru leur effort d’épargne en janvier mais n’ont pas non plus effectué des rachats, preuve que la prudence est de mise.
La collecte en unités de compte n’a pas trop souffert de la chute des valeurs « actions » au cours du mois de janvier. Elle s’est élevée à 2,3 milliards d’euros contre 2,6 milliards d’euros au mois de décembre.
L’assurance-vie bénéficie toujours d’un contexte porteur avec des taux de rendement des fonds euros qui ne baissent que légèrement. En termes réels, après prise en compte de l’inflation, le rendement de l’assurance-vie est au plus haut depuis 2009. L’attractivité du produit sort renforcée avec la décision des pouvoirs publics de diminuer le taux pour les nouveaux Plans d’Epargne Logement de 2 à 1,5 % au 1er février.
En 2015, les véritables concurrents de l’assurance-vie avaient été le PEL mais aussi les dépôts à vue, les livrets réglementés étant en décollecte. En 2016, l’investissement immobilier pourrait peut être reprendre et légèrement écorné les résultats de l’assurance-vie mais pas au point de générer une décollecte. Sinon, il faudra toujours surveiller les vieux PEL et les comptes courants.
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Retrouver l’interview du directeur du Cercle de l’Epargne publié dans Atlantico. Dans cet article, il revient sur le classement réalisé par Hennderson Global Investment des plus grands distributeurs de dividendes. D’après cette étude la France avec 47 milliards de dollars (derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Japon) arrive 4e au niveau mondiale et détient la première place au sein de la zone euro.
L’analyse du Cercle de l’Epargne relative au retour de la décollecte sur le Livret A est reprise dans les Echos qui rappelle que l’encours des dépôts à vue à atteint en 2015 un niveau record.
Communiqué de presse
RÉSULTATS DU LIVRET A EN JANVIER :
PAS DE RÉPIT POUR LA DÉCOLLECTE
Le Livret A trébuche en ce début d’année. Au mois de janvier, la décollecte est de 810 millions d’euros pour le Livret A (1,13 milliard d’euros avec le LDD). Elle est équivalente à celle de l’année dernière (850 millions d’euros) et tranche par rapport à la moyenne sur longue période.
En effet, le mois de janvier est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. Après les fêtes, les ménages réduisent leurs dépenses. Par ailleurs, une partie des primes et des cadeaux en argent liquide sont habituellement replacés, en janvier, sur les livrets d’épargne. Tel n’a pas été le cas en janvier. L’effet de la baisse du taux intervenue au mois d’août tarde à s’estomper. Malgré la forte baisse des bourses et les incertitudes économiques, les épargnants n’ont pas opté pour le Livret A comme valeur refuge au mois de janvier.
L’attentisme qui a été de rigueur en 2015 semble se poursuivre en 2016. L’année dernière, les ménages ont accru leurs liquidités sur les dépôts à vue qui ont atteint un niveau record. Les dépôts à vue ont, l’année dernière, progressé de 33,5 milliards d’euros contre 18,2 milliards d’euros en 2014. L’encours des dépôts à vue est désormais de 348 milliards d’euros ce qui constitue un record historique. En outre, il est fort probable que le Plan d’Epargne Logement ait continué à bénéficier d’une forte collecte au mois de janvier. Au mois de décembre, dernier mois connu, la collecte du PEL a atteint le chiffre record de 6,2 milliards d’euros.
L’encours du Livret A s’élevait au 31 janvier à 255 milliards d’euros, 11 milliards d’euros en-deçà de son niveau du 31 décembre 2013. Face à cette réduction de l’encours, le Gouvernement a modifié par un décret en date du 18 février dernier les modalités de centralisation du Livret A et du LDD. Le régime d’affectation de l’épargne collectée que les banques pouvaient conserver est durci afin de les inciter à remonter une part plus importante sur la Caisse des Dépôts.
Dans cet article d’Atlantico consacré à une récente étude de l’OCDE relative au rapport le plus intéressant entre le prix du marché et la rentabilité de l’investissement à long terme, Philippe Crevel revient sur les critères à retenir pour choisir l19e pays ou implanter sa résidence secondaire.
Dans cet article consacré à l’impact de la chute des bourses sur l’économie publié dans La Croix, Philippe Crevel rappelle que les épargnants français ont été faiblement touchés du fait de leur moindre appétence au risque et aux actions.
La construction européenne engagée, de manière structurée, dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale est-elle en train de se muer en processus de déconstruction informelle. Les débats sur Schengen et sur l’appartenance du Royaume-Uni ne sont-ils pas annonciateurs d’un détricotage pur et simple ? De même, l’incapacité des pays membres d’avancer vers une Europe plus intégrée ne témoigne-t-elle pas que les idéaux des pères fondateurs se sont évanouis ?
Au-delà des aspects conjoncturels, l’année 2016 est, sur le plan démographique, révélatrice de la mutation que nous sommes en train de vivre. Nous sommes entrés de plain-pied dans le processus de vieillissement. L’augmentation du nombre de décès voire les fluctuations à la baisse et à la hausse de l’espérance de vie en sont des symptômes. Une vilaine grippe, une canicule estivale se traduisent par un recul de l’espérance de vie.
En dix ans, la population de la France a augmenté de 3,442 millions. La France comptait, au 1er janvier 2016, 66,628 millions d’habitants.
Après une croissance de +1,4% en décembre 2015, le nombre total de créations d’entreprises s’accélère en janvier (+3,1%).
Selon les données collectées par l’INSEE, cette reprise tient principalement au net regain de créations d’entreprises classiques (hors micro-entrepreneurs) en progression de 4,8 % sur un mois.
Signe positif pour l’économie, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois augmente de 0,7 % mais reste en retrait sur les douze derniers mois (-3,2 %).
La croissance des créations d’entreprises sur un an est plombée par les micro-entrepreneurs. En effet, reprise de la création d’entreprises individuelles est notable (+28,6 %) et celle des créations de sociétés également très encourageante (+5,4 %) quand les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs sont en net recul (-20 %). Ces dernières représentent, en janvier 2016, 42,1 % des créations d’entreprises sur les douze derniers mois contre 51,0 % un an plus tôt.
Retrouvez l’interview de Philippe Crevel dans 20 minutes sur la chute des bourses et les opportunités à saisir pour les épargnants.
Philippe Crevel réagit dans Challenges à la chute des bourses. Il explique les attentes des marchés à la veille de la réunion de la FED.
D’après les données publiées ce jour par la Banque de France, la rémunération des dépôts et placements monétaires enregistre une légère baisse en décembre(0,39 %, après 0,40 % en novembre).
Au titre des placements non réglementés les principales baisses concernent les livrets ordinaires étant à présent rémunéré à 0,58 % (contre 0,60 % le mois précédent) et les édpôts à termes qui sont passés de 1,01 % en novembre dernier à 0,98 % fin 2015. Seuls les livrets réglementés restent ne sont pas concernés par cette baisse généralisés et restent, en décembre à 0,80 %.
A noter que le taux moyen de rémunération du PEL est passé sur l’intervalle de 2,83 % à 2,78 %.
En progression de 2,8 % sur un an, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 709,9 milliards d’euros à la fin décembre 2015. La plus forte progression est constatée au sein des grandes entreprises dont la part des crédits mobilisés s’est accrue de 6 % contre 2,9 % pour les ETI et 2 % pour les PME.
Le Cercle de l’Epargne, partenaire des 25e rencontres parlementaires de l’Epargne présidées par Charles de Courson etChristophe Castaner, a participé mardi dernier à la première session de la matinée consacrée « Aux épargnants, leurs besoins et à l’économie ».
Fin 2015, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers reste stable grâce à un recours accru aux crédits à l’habitat. Ainsi, en décembre les crédits à l’habitats progresse de 4,1 % (après+3,8 % le mois précédent) quand en revanche les crédits de trésorerie décelèrent (+ 4,1 %, après + 4,9 %).
En légère baisse (-0,2 %), les taux constatés sur le crédits à l’habitats s’établissent respectivement à 2,34 sur les crédits long terme à taux fixe et 2,11 % pour les crédits à court terme ou les crédits à taux variable.
Philippe Crevel est cité dans cet article du Monde consacré aux produits d’épargne.3
Philippe Crevel est cité dans le journal Le Monde dans cet article consacré aux produits d’épargne populaires chez les épargnants offrant un rendement plus attractif que le Livret A.
Philippe Crevel est cité dans l’Agefi Actifs sur les résultats annuels de l’assurance-vie en 2015.
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