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La croissance des revenus des ménages européens se poursuit!

Selon les données recueillies par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, et la Banque centrale européenne (BCE), le revenu des ménages par habitant a augmenté de 0,3% au quatrième trimestre 2017, après une hausse de 0,4% au trimestre précédent. Dans le même temps, la consommation effective des ménages par habitant est restée stable au quatrième trimestre 2017, après une hausse de 0,4% au  troisième trimestre 2017.

Croissance réelle du revenu et de la consommation des ménages par habitant dans la zone euro (en %, données corrigées des variations saisonnières)

Au sein de l’UE28, la croissance du revenu réel des ménages par habitant est plus forte à  0,7%sur le dernier trimestre 2017, après une hausse de 0,6% au trimestre précédent.  La consommation réelle des ménages par habitant a également progressé (+0,3% au quatrième trimestre 2017) mais moins fortement qu’au troisième trimestre (+0,7%).

Croissance réelle du revenu et de la consommation des ménages par habitant dans l’UE28

(en %, données corrigées des variations saisonnières)

Votre argent : livret A, ça bouge encore !

Pourquoi revoir à nouveau la formule de fixation du taux de Livret A ? Réponse dans cet article du Point qui reprend l’analyse du le Directeur du Cercle de l’Épargne.

Assurance vie, collecte en pente douce

Le 25 avril 2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

RÉSULTATS DE L’ASSURANCE VIE EN MARS 2018

Assurance vie, collecte en pente douce

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

L’assurance vie a connu un mois de mars mi-figue, mi-raisin, avec certes une collecte positive mais en pente douce par rapport au début de l’année. La collecte nette a été positive de plus de 1,5 milliard d’euros, en léger retrait par rapport aux mois de janvier et de février (respectivement 2,2 et 1,7 milliard d’euros). Le principal produit d’épargne des Français fait un peu moins bien que le Livret A dont la collecte a été en mars de 1,72 milliard d’euros.

Les Français ont été plus fourmis que cigales au cours du premier trimestre. La collecte nette a atteint 5,5 milliards d’euros sur les trois premiers mois de l’année, contre 0,7 milliard d’euros sur la même période de l’année 2017.

En règle générale, le mois de mars réussit, assez bien à l’assurance vie. Sur ces vingt dernières années, seuls deux mois de mars ont connu une décollecte, en 2012 et en 2017 (respectivement 1,4 milliard d’euros et 100 millions d’euros).

Les cotisations sur les contrats d’assurance vie se sont élevées en mars à 11,9 milliards d’euros. Sur les trois premiers mois, ils atteignent 36,3 milliards d’euros, soit un montant supérieur aux sommes collectées sur le premier trimestre 2017 (34,1 milliards d’euros). Ce résultat témoigne du fort courant d’épargne des Français. La remontée de l’inflation et l’augmentation des tensions sociales les incitent à la prudence. En effet, les rachats en atteignant 10,3 milliards d’euros sont inférieurs à leur niveau de moyenne tendance (11 milliards d’euros sur un an).

Les unités de compte, avec 3,3 milliards d’euros représentent près de 28 % de la collecte en léger retrait par rapport au mois de février (31 %). Seulement 39 % des Français sont prêts à prendre plus de risque en matière de placements selon l’enquête 2018 du Cercle de l’Épargne / Amphitéa. Néanmoins, 46 % des Français ayant un contrat d’assurance vie sont prêts à effectuer des arbitrages au profit des unités de compte. 47 % des ménages sont, toujours selon le sondage du Cercle de l’Épargne / Amphitéa, favorables à des contrats mixtes comportant un fonds euros et des unités de compte contre 41 % qui privilégient des contrats à 100 % en fonds euros.

L’assurance vie conserve son pouvoir d’attractivité et demeure de loin le premier produit d’épargne avec un encours de 1 681 milliards d’euros à fin mars. Ainsi, selon notre enquête, 51 % des sondés considèrent ce produit intéressant et ce ratio atteint 73 % pour les détenteurs d’assurance vie. Cette dernière arrive toujours en deuxième position derrière l’immobilier parmi les placements jugés les plus intéressants.

Pour 2018, la baisse, moins forte qu’attendue des rendements des fonds euros, joue en faveur du premier produit d’épargne français tout comme le tassement de la collecte des Plans d’Épargne Logement. Ce dernier produit qui a bénéficié d’une fort engouement en 2015 et 2016 souffre de son faible taux de rendement (1 %) et de son assujettissement au prélèvement forfaitaire unique même si, dans les faits, cela ne concerne que les souscriptions intervenues après le 1er janvier 2018. 47 % des ménages sont, toujours selon le sondage du Cercle de l’Épargne / Amphitéa favorables à des contrats mixtes comportant un fonds euros et des unités de compte contre 41 % qui privilégient des contrats à 100 % en fonds euros.

Si dans un premier temps, les épargnants ont pu craindre que le projet de loi PACTE modifie le régime de l’assurance vie, les dernières déclarations de Bruno Le Maire, soulignant que « le grand soir de l’assurance vie n’est pas pour demain » peuvent rassurer les épargnants. Les modifications devraient concerner les fonds « eurocroissance » qui depuis leurs débuts n’ont pas trouvé leur clientèle ainsi que l’épargne retraite.

 

Contact presse :
Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

 

 

 

Réforme des retraites : les consultations ont débuté !

Les concertations avec les partenaires sociaux ont débuté mi-avril sous la houlette du Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye.  Le Gouvernement s’est donné huit mois pour échanger avec les partenaires sociaux. Le haut-commissaire ayant rappelé lors du colloque organisé au Sénat sur cette thématique le 19 avril dernier qu’il était  « pour la réhabilitation des syndicats ».

La consultation des partenaires sociaux sera organisée autour de six grands blocs qui donneront chaque fois lieu à deux réunions bilatérales: une première est consacrée au diagnostic, quand la seconde séance, prévue en mai, sera destinée à aborder les questions ouvertes émanant des organisations syndicales.

En priorité, le Haut-commissaire s’est fixé comme objectif la définition des points clés de la future réforme à savoir . De fait, les trois premiers blocs, sont consacrés « aux grands principes » à savoir :

  • « définition du nouveau régime en termes de périmètre, niveau de couverture, d’assiette et de taux de cotisation » dont la discussion est prévue sur avil-mai
  • « prise en compte des droits non contributifs liés à la maladie, la maternité, au chômage ainsi que les minima de pensions » de mai à juin
  • « examen des droits familiaux et de la question de l’égalité entre les femmes et les hommes » en juin et juillet.

Le Haut-Commissaire a par ailleurs annoncé le lancement d’une large consultation citoyenne  sur Internet à la mi-mai. Il sera ainsi possible pour les citoyens de s’exprimer sur la future réforme en s’inscrivant sur la plateforme : participez.reforme-retraite.gouv.fr

Au second semestre, seront successivement examinées les conditions d’ouverture des droits, les questions liées aux éventuelles spécificités de certains parcours professionnels et le cas des départs anticipés. Enfin la dernière étape de la concertation sera consacrée aux problématiques de gouvernance du future système ainsi qu aux modalités de transition entre l’ancien et le nouveau système.

« Cette réforme est éminemment politique », selon les termes mêmes de  Jean-Paul Delevoye  devrait être débattue au Parlement « au cours du premier semestre 2019 » pour une adoption définitive avant la fin 2019.

Livret A : le Cercle de l’Épargne commente la résistance de ce placement

Assurance&Banque 2.0 reprend l’analyse du Directeur du Cercle de l’Epargne sur les raisons du succès du Livret A auprès des épargnants malgré un rendement négatif. Il évoque notamment l’enquête 2018 du Cercle de l’Epargne qui témoigne du regain d’intérêt exprimé par les épargnants en faveur de ce placement.

Le Livret A fait le plein de dépôts en mars

Retour sur une nouvelle collecte record pour le Livret A en mars dernier. Un succès qui devrait se poursuivre, selon le Directeur du Cercle de l’Epargne.

Les gagnants et les perdants de la réforme fiscale

Ouvrier, cadre, trader ou retraité, qui sont les gagnants et les perdants de la réforme fiscale voulue par Emmanuel Macron. Retrouvez l’interview de Philippe Crevel dans Atlantico.

Le Livret A indétrônable en mars

Le 23 avril 2018

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Résultats du Livret A en mars 2018

 Le Livret A indétrônable

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

Au mois de mars, la collecte du Livret A a atteint 1,72 milliard d’euros contre 1,07 milliard d’euros au mois de février. Ce résultat est supérieur à celui enregistré l’année dernière (1,62 milliard d’euros). Pour obtenir une collecte aussi élevée en mars, il faut remonter à 2009, en pleine crise financière.

L’encours s’élevait, fin mars, à 278,1 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. Le Livret de Développement Durable et Solidaire a également bénéficié d’une collecte positive en mars (+470 millions d’euros avec un encours record de 105,3 milliards d’euros).

Comme en 2017, les premiers mois de l’année sont donc porteurs pour le Livret A. La collecte sur les trois premiers mois est déjà de 6,38 milliards d’euros contre 5,90 milliards d’euros en 2017 sur la même période. Le Livret A déjoue les pronostics. L’INSEE tablait, pour 2018, sur une baisse du taux d’épargne du fait de l’érosion du pouvoir d’achat des ménages, érosion provoquée par la hausse ce certains prélèvements et l’inflation. Or, les Français, au contraire, épargnent d’avantage. Par effet d’encaisse, ils veulent maintenir constant leur patrimoine. La crainte d’une résurgence de l’inflation les incite à placer une partie de leurs revenus afin de faire face à des dépenses futures plus importantes. Au cours de ce premier trimestre, la confiance des ménages même si elle reste élevée est orientée à la baisse ce qui conduit, en règle générale, à une progression de la collecte du Livret A.

Le Livret A bénéficie de la désaffection des épargnants vis-à-vis du Plan d’Épargne Logement dont la collecte nette est passée en-dessous de 100 millions d’euros au mois de février dernier quand elle dépassait le milliard d’euros en 2016. En revanche, les ménages ne puisent pas dans leurs dépôts. En effet, leur encours a encore battu un record à plus de 420 milliards d’euros au mois de février 2018.

Les résultats du Livret A devraient rester positifs au cours du premier semestre du fait du contexte économique et fiscal, les ménages jouant la prudence en attendant d’avoir une vision plus fine de la situation. Les nombreux changements fiscaux et les annonces de réformes de certains produits d’épargne (assurance vie et épargne retraite) incitent les Français à se replier sur le Livret A malgré son taux de rendement réel négatif, l’inflation étant depuis le début de l’année supérieure à son rendement de 0,75 point.

Le Gouvernement tente de contrarier l’appétence des épargnants en faveur des produits liquides et sûrs en jouant sur la fiscalité (mise en place du Prélèvement Forfaitaire Unique) et en annonçant une nouvelle formule moins avantageuse pour le rendement du Livret A qui devrait s’appliquer après la période de gel de deux ans. Pour le moment, il est trop tôt pour apprécier les effets de ces mesures et de ces annonces. L’enquête du Cercle de l’Épargne de 2018 souligne que les Français n’ont pas bien perçu l’intérêt du Prélèvement Forfaitaire Unique (seuls 18 % d’entre eux jugent ce dispositif utile pour le pays) et qu’à leurs yeux le Livret A est plus intéressant en 2018 qu’en 2016  (+ 5 points).

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

 

Assurance-vie, PEA, PEL… Quels sont les meilleurs placements en 2018 ?

Le directeur du Cercle de l’Epargne revient pour RTL sur les avantages et inconvénients des principaux produits d’épargne.

Livret A : la nouvelle formule désavantage les épargnants

Philippe Crevel explique sur RTL pourquoi les épargnants  vont perdre du pouvoir d’achat avec l’application de la nouvelle formule de calcul du taux du Livret A.

Epargne : toilettage de printemps pour le Livret A

Retour sur la nouvelle formule de calcul du taux du Livret A dans Gestion de Fortune avec les explications du directeur du Cercle de l’Épargne.

Livret A, ce qui va changer

A compter du 1er février 2020, le taux d’intérêt du livret A sera calculé autrement, sans pouvoir être inférieur à 0,5 %. Le Dossier Familial revient sur les raisons de cette annonce et reprend l’analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne.

 

Livret A. Une nouvelle formule de calcul qui fait déjà débat

Retour sur l’annonce du ministre de l’économie et des finances de changer la formule de fixation du taux du Livret A dans le Telegramme qui cite le Cercle de l’Epargne.

 

Les Français devraient continuer de garnir régulièrement leur Livret A

Pour Philippe Crevel, le changement de la formule de calcul du taux du Livret A ne devrait pas impacter la collecte dans les prochains mois.

Le gouvernement tente de banaliser le Livret A

L’annonce par Bruno Le Maire, de l’introduction d’une nouvelle formule pour fixer le taux du Livret A qui conduirait – dans le contexte actuel – à en réduire une fois de plus le rendement est commentée par Philippe Crevel dans le journal Les Echos. Il indique dans cet article que cette annonce ne conduira pas nécessairement à détourner les épargnants de ce placements en rasion d’ « un phénomène d’oubli de la baisse du taux ».  Précisant  que « lors de la dernière révision du taux du Livret A, en août 2015, les épargnants ont mis neuf mois à s’en remettre, mais ils s’en sont remis ».

Livret A: Vers un taux plancher de 0,5% à partir du 1er février 2020

Bercy a annoncé ce jeudi une nouvelle refonte de la méthode de calcul du taux du Livret A.  Une annonce que Philippe Crevel explique sur 20 Minutes par « l’apparition des taux monétaires négatifs et de la baisse de l’inflation mais aussi en raison de considérations politiques, les pouvoirs publics ont à, maintes reprises, dérogé à la fameuse formule ».

Livret A : vers une nouvelle formule et un taux plancher de 0,5%

Bercy semble réfléchir à l’introduction d’une nouvelle formule de calcul du taux du Livret A dans une optique de simplification avec comme plancher, le taux de 0,5 %. Dans un article consacré à cette annonce de Bruno Le Maire, Investir cite l’analyse du directeur du Cercle de l’Épargne sur la proposition du ministre de l’économie et des finances.

 

Livret A : La ruse du Gouvernement pour faire baisser son taux

Après que le ministre de l’Economie Bruno Le Maire ait détaillé les contours de la nouvelle formule de calcul du Livret A, Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, explique dans une interview accordée à Capital.fr pourquoi cela aboutirait, dans les conditions de marché actuelles, à une rémunération moins élevée.

Taux du Livret A : la formule de tous les dangers

Le 19 avril 2018

 

 

                                                                                                                     

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Taux du Livret A : la formule de tous les dangers

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

Si le taux du Livret A est gelé à 0,75 % jusqu’en 2019,  le  ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire a décidé de s’attaquer à sa formule de fixation. La dernière en date, élaborée en 2016 par son prédécesseur, Michel Sapin, n’aura jamais été, dans les faits, appliquée. Depuis 2008, le Livret A a déjà connu trois formules qui ont toujours donné lieu à d’importantes contestations. Initialement, le recours à une formule de fixation du taux du Livret a visait à dépolitiser le débat. Elle visait également à garantir la rémunération de l’épargnant notamment en prévoyant une clause d’indexation sur l’inflation, le fameux +0,25 point au-dessus de l’inflation. En raison de l’apparition des taux monétaires négatifs et de la baisse de l’inflation mais aussi en raison de considérations politiques, les pouvoirs publics ont à, maintes reprises, dérogé à la fameuse formule.

Depuis plusieurs années, les autorités monétaires et la Cour des Comptes jugent que le taux du Livret A n’est pas en phase avec la situation économique et financière. Ce taux est nettement supérieur aux taux des marchés monétaires et conduit à peser à la hausse sur les taux de rendements des autres produits d’épargne de court terme (Livrets bancaires notamment). Par ailleurs, il est une source de coûts pour les établissements financiers (banques, Caisse des Dépôts).

Selon la formule de 2016, « le taux du livret A est égal, après arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur, au maximum du résultat des deux formules suivantes :

  • Moyenne (EONIA6 mois, IPCHT6 mois) ;
  • Moyenne IPCHT6 mois + 0,25 %, sauf si (Inflation – EONIA) > 0,25 %, alors Moyenne IPCHT 6 mois. »

Bruno Le Maire considère que cette formule est trop complexe et pas adaptée à la situation économique et financière. Il a proposé une nouvelle formule qui sera la moyenne du taux d’inflation et des taux d’intérêt avec un taux plancher à 0,25 point.

Avec une inflation moyenne de 1,1 point et un taux monétaire EONIA à -0,35, le taux du Livret A serait de 0,375 ramené à 0,5 point en raison de l’application du plancher. En l’état actuel,  la formule du Ministre serait moins intéressante.

Par ailleurs, l’idée serait de permettre des ajustements plus fins, 0,1 % par 0,1 % contre 0,25 % actuellement. Cette mesure rendrait la gestion des taux plus souple et plus indolore. Les rendez-vous du 1er février et du 1er juillet sont devenus des moments de cristallisation politique.

La réforme du taux du Livret A qui intervient en pleine période de gel, s’inscrit sans nul doute dans le processus de réorientation de l’épargne des ménages vers des placements plus risqués et visent à réduire le coût de ce placement pour les institutions financières.

Dans les prochains mois, le taux d’inflation et les taux d’intérêt sont censés remonter. Néanmoins, au regard du niveau actuel des taux d’intérêt, il est fort peu probable que la hausse soit suffisante pour entraîner une réelle progression du taux du Livret A qui pourrait rester ainsi inférieur à l’inflation.

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

La retraite à la carte d’Emmanuel Macron

Le Nouvel Economiste consacre un article à la réforme des retraites voulue par Emmanuel Macron. Il cite à cette occasion les travaux du Cercle de l’Épargne, sur les enjeux de la réforme à venir.

Flat tax : comprendre l’essentiel de la fiscalité en un coup d’oeil

Cet article consacré à la Flat Tax et son impact sur les produits d’épargne, cite les résultats de notre enquête 2018  » Les Français, la retraite et l’épargne ». Comme le rappelle Boursorama, l’enquête Cercle de l’Epargne/Amphitéa, montre que 73% des sondés considèrent la flat tax comme une mauvaise mesure.

Assurance-vie : le fonds eurocroissance est-il l’avenir ?

Le monde consacre un article au fonds eurocroissance. A cette occasion, Philippe Crevel rappelle la philosophie du produit destiné à encourager l’investissement actions et l’objectif ambitieux du Gouvernement d’atteindre 20 milliards d’encours en deux ans. Il considère en effet que  « sans suppression des fonds en euros, ou incitation forte à s’en détacher, je ne vois pas comment l’eurocroissance ne restera pas un produit à la marge »

L’âge moyen de départ en retraite des Français augmente mais reste le plus bas des pays européens

Selon les derniers chiffres de la DREES, les Français partent à la retraite de plus en plus tard. Pour autant,la France reste le pays ou l’âge effectif de départ à la retraite est le moins élevé. Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne revient sur cet état de fait dans une interview accordé à Atlantico. Citant les résultats de l’enquête 2018 du Cercle de l’Épargne, il rappelle que « si les Français souhaitent partir le plus tôt possible à la retraite, ils estiment que dans les prochaines années, l’âge de départ reculera ».

Évoquant par ailleurs les projections du COR sur la période allant de 2003 à 2060, il indique que « pour avoir quelques marges de manœuvre en matière de retraite, le retour de l’âge légal à 65 ans serait souhaitable »  pour couvrir les besoin de financement lié au vieillissement.

Pourquoi vous payez potentiellement trois fois la sécurité sociale

Philippe Crevel a été invité à réagir aux propos tenus par Olivier Besansnot sur France Info. Le fondateur du NPA , fustigeant les politiques d’exonérations sociales a en effet estimé que cette politique tendait à accroître la dette sociale et revenait à faire porter ce surcoût sur les contribuable.

Dans l’interview accordé à Planet.fr, le Directeur du Cercle de l’Épargne a indiqué « Personne ne paye trois fois la sécurité sociale, puisque les exonérations dont il est question sont compensées par l’Etat à hauteur de 30 milliards d’euros. En outre, elles permettent des créations d’emplois et donc viennent alimenter les caisses de la sécurité sociale ». 

Il indique par ailleurs que « ce qui grève vraiment ses caisses, c’est un cumul : la situation de notre économie, qui connaît un taux de chômage élevé est un des éléments. La sécurité sociale a été pensée pour un pays au plein-emploi. Pas en situation de sous-emploi chronique. »

Dépendance: «Impôt caché», mesure insuffisante… Pourquoi l’idée d’une deuxième journée de solidarité fait polémique?

A la suite de l’intervention du Président de la République dans laquelle il qualifie la création d’une seconde journée travaillée non payée pour financer la dépendance de « piste intéressante » , 20 minutes s’intéresse aux critiques que suscite une telle proposition.

A cette occasion, le média a interrogé Philippe Crevel qui revient notamment sur l’impact d’une telle mesure. Il indique notamment « qu’une seconde journée travaillée non payée serait par définition une hausse des cotisations sociales versées par les employeurs et compensée par les salariés, c’est une taxe sur la masse salariale » .

Retraite : être propriétaire reste le placement le plus sûr

Reprenant les résultats de notre enquête 2018 « Les Français, la retraite et l’épargne », PAP.fr le magazine consacré à l’immobilier rappelle que « pour les Français être propriétaire de sa résidence principale reste le meilleur moyen de préparer sa retraite ».

Emprunter passé 60 ans : attention aux pièges !

Dans cet un article consacré au financement de projets passé 60 ans, Philippe Crevel apporte un éclairage sur les pièges à éviter et donne quelques conseils tels que créer une SCI pour emprunter plus facilement.

Le financement des entreprises, une belle antienne

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES, UNE BELLE ANTIENNE

 

Des SICAV Monory à la future loi PACTE, 40 ans sont passés, mais la question du financement des PME demeure. Une kyrielle de produits a étéJ imaginée, FCPI, FIP, contrats DSK, contrats NSK, Plan d’épargne-retraite, PER, PEP, PEA, PEA PME, CODEVI devenu LDDS, etc. Si l’imagination est au pouvoir, il n’en manqua donc point pour faciliter le financement des PME via des incitations diverses et variées.

 

Au sommaire de l’étude

  • Des SICAV Monory au PEA
  • des contrats DSK aux contrats NSK
  • les fonds communs de placement dans l’innovation
  • les fonds d’investissement et de proximité
  • le dispositif de déduction Madelin
  • de l’épargne salariale au PERCO
  • les versements des salariés sur le PERCO
  • le PERP, un produit de long terme qui n’échappe pas à la règle
  • l’échec d’eurocroissance et de vie-génération

Les Français et la retraite, entre passion et angoisse

L’ENQUÊTE 2018 DU CERCLE DE L’EPARGNE  VOLET RETRAITE :

LES FRANÇAIS ET LA RETRAITE, ENTRE PASSION ET ANGOISSE

 

La possibilité de bénéficier de revenus réguliers durant sa retraite constitue un droit cher aux Français. Nul ne souhaite être au chômage, être malade mais nombreux ceux qui aspirent à pouvoir profiter d’une retraite heureuse et confortable. La retraite s’assimile pour beaucoup de Français comme une période de longues vacances sous réserve qu’elle ne soit pas marquée par des invalidités. Pour les pensions des régimes obligatoires, les assurés sont condamnés à s’en remettre au bien vouloir de l’État ou des partenaires sociaux. Or, dans un pays marqué par un profond sentiment de défiance, surtout quand les réformes se succèdent, les Français ne peuvent être qu’anxieux face à l’évolution de leur système de retraite.

Lors de l’enquête Cercle de l’Épargne / Amphitéa de 2016, 72 % des sondés estimaient que le régime général ferait faillite d’ici 10 ans. Ils étaient 74 % à penser de même pour les régimes complémentaires et 54 % considéraient que l’État ne pourrit plus verser aux anciens fonctionnaires leur pension.

 

 

Au sommaire de l’étude

 

  • Des pensions trop faibles
  • Les Français et l’épineuse question du départ à la retraite
  • Un regard sévère sur le système de retraite
  • L’unification des régimes de retraite, une demande largement partagée

Retraite : pour les fonctionnaires comme pour les salariés du privé, un changement du système est nécessaire

Retour sur les résultats de notre enquête 2018 « Les Français, la retraite et l’épargne » réalisée en partenariat avec Amphitéa & AG2R LA MONDIALE.

Dans cet article, consacré à la retraite et à la réforme attendue par les actifs, Philippe Crevel rappelle qu’une très nette majorité des Français « se prononçant pour l’unification des régimes, ou au moins des règles ». Il précise que cela « prouve que tout le monde a le sentiment que son voisin est mieux traité, qu’il touche une meilleure pension ».

Flat tax : une majorité de Français ne comprend pas sa mise en place

Retour sur l’enquête 2018 du Cercle de l’Épargne / Amphitéa  « Les Français, la retraite et l’épargne »  réalisée avec l’appui d’AG2R LA MONDIALE.

Cet article, consacré aux attentes des Français en matière d’épargne, revient sur la Flat Tax et l’incompréhension des Français à l’égard d’un dispositif dont ils n’ont pas encore pu, à ce stade, évalué les effets.  Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne précise dans cet article que « le taux de 30% peut être jugé excessif pour les produits d’épargne (notre enquête de 2016 fixant le taux idéal à 15%) et le même taux peut être jugé insuffisant s’agissant des dividendes des actionnaires. »

Enquête 2018 Les Français, la retraite et l’épargne du Cercle de l’Epargne et d’Amphitéa

LES FRANÇAIS, LA RETRAITE ET L’ÉPARGNE

ENQUÊTE 2018  CERCLE DE L’ÉPARGNE -AMPHITÉA

EN COLLABORATION AVEC AG2R LA MONDIALE*

L’édition 2018 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / AMPHITÉA, réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, traite plus particulièrement les questions liées au pouvoir d’achat des retraités, à la future réforme des retraites et à la prise de risque des épargnants.

Pour les retraites, les Français plébiscitent l’unification des régimes. En revanche, le contexte de réalisation de cette réforme systémique est complexe. En effet, une très large majorité de sondés, retraités compris, estiment que le montant des pensions est insuffisant pour vivre correctement.

Les Français considèrent toujours que la possession de la résidence principale est incontournable pour préparer la retraite. En ce qui concerne l’épargne retraite, les produits individuels semblent prendre le pas sur les produits collectifs.

Les épargnants apparaissent de moins en moins hostiles à la prise de risque pour obtenir du rendement. Ils éprouvent en revanche des difficultés à appréhender la réforme fiscale menée à la fin de l’année 2017 par le Gouvernement.

LES CHIFFRES CLÉS 2018

  • 74 % des Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement

  • 71 % des Français jugent le système de retraite injuste et inefficace

  • 53 % des Français sont favorables à l’unification des régimes de retraite

  • 72 % des actifs pensent partir à la retraite à 65 ans ou plus

  • 51 % des épargnants sont prêts à prendre plus de risque en matière de placements

  • 68 % des Français préfèrent l’épargne-retraite individuelle à l’épargne-retraite collective

RETRAITE, DES FRANÇAIS INQUIETS MAIS FAVORABLES À LA RÉFORME

 

  1. La forte sensibilité des Français à la question du pouvoir d’achat des retraites

Près des 3/4 des Français (74 %) considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Si ce taux est stable pour les non-retraités (79 %), il est en forte hausse pour les retraités (61 % en 2018 contre 50 % en 2017). L’augmentation de la CSG intervenue au 1er janvier et les faibles revalorisations des pensions de ces dernières années expliquent sans doute ce pessimisme chez les retraités. L’inquiétude est en forte hausse chez les retraités les plus aisés, ceux dont les revenus excèdent 3 000 euros (+17 points en un an, soit 59 % en 2018).

  1. Le recul de l’âge de départ à la retraite de plus en plus intégré

Si Emmanuel Macron a affirmé ne pas vouloir modifier l’âge de départ à la retraite, les Français estiment qu’ils seront contraints de partir de plus en plus tard. 54 % des plus de 50 ans espèrent liquider leurs droits avant 65 ans, mais seulement 16 % des 35-49 ans pensent y parvenir. Ils sont 84 % à considérer qu’ils le feront à 65 ans et plus. 41 % pensent même que leur retraite interviendra à 67 ans et plus.

  1. Le système de retraite français jugé injuste et inefficace

75 % des sondés considèrent que le système de retraite est injuste et 80 % qu’il est inefficace pour fournir un niveau de pension correct. Ce jugement semble sévère au regard du niveau de vie des retraités qui est aujourd’hui supérieur à la moyenne de la population. Mais une grande majorité des Français pensent que ce n’est pas le cas. Au total, 71 % d’entre eux jugent le système tout à la fois injuste et inefficace. Ce sentiment est partagé par 77 % des femmes (contre 64 % des hommes) dont le niveau de pension reste inférieur à celui des hommes (40 % en droit direct). Ce sont les personnes à faibles revenus qui sont les plus critiques (80 % des personnes gagnant moins de 2 000 euros par mois jugent le système injuste et inefficace). La question centrale en la matière reste donc le pouvoir d’achat.

  1. L’unification des régimes de retraite, une demande largement partagée

L’appréciation sévère du système de retraite contribue sans nul doute à une forte demande de réforme. Seuls 13 % des sondés sont favorables au statu quo. 53 % se prononcent en faveur d’un régime unique avec une seule caisse de retraite quand 34 % préfèrent l’instauration d’un cadre unique mais en conservant des spécificités selon les statuts professionnels. 72 % des fonctionnaires appellent de leurs vœux une réforme (46 % pour l’unification totale et 36 % pour le cadre commun avec le maintien de spécificités).

ÉPARGNE-RETRAITE, AU CROISEMENT DES CONTRAINTES, L’INDIVIDUEL AVANT LE COLLECTIF

 

  1. L’effort régulier d’épargne-retraite, une épreuve nécessaire mais difficile

D’année en année, les Français éprouvent de plus en plus de difficultés à épargner en vue de la retraite. Si 55 % des non-retraités déclarent épargner pour la retraite, ils ne sont que 10 % à le faire très régulièrement (-3 points par rapport à 2016) et 15 % à le faire assez régulièrement (-3 points également). Ainsi, la proportion de non-retraités qui épargnent régulièrement en vue de la retraite est passée, en deux ans, de 31 à 25 %. La baisse la plus sensible concerne les personnes ayant des revenus compris entre 2 000 et 3 000 euros. Parmi les retraités, 55 % déclarent épargner afin d’améliorer leur niveau de revenus. Ce taux, qui a gagné 9 points par rapport à 2017, souligne tout à la fois une capacité d’épargne et une anxiété sur l’évolution du pouvoir d’achat.

  1. La résidence principale, la valeur refuge

Pour près des 2/3 des Français (65 %), la possession de la résidence principale constitue la meilleure solution pour préparer sa retraite. Ce sentiment est largement partagé au sein de la population. C’est l’avis de 74 % des retraités (à noter que 75 % sont propriétaires de leur résidence principale).

Les produits d’épargne à long terme arrivent après l’immobilier (31 %). Néanmoins, 43 % des épargnants réguliers en vue de la retraite privilégient ce type de produits. L’épargne-retraite reçoit l’assentiment de 29 % des sondés. Ce ratio doit être relativisé car ce sont des produits de niche (contrats Madelin, PERP, PERCO, article 83, etc.). Les détenteurs de ces produits d’épargne considèrent à 55 % qu’ils permettent de bien préparer financièrement la retraite.

  1. L’épargne individuelle avant l’épargne collective

Les Français semblent se méfier des produits d’épargne collective. Ainsi, 58 % pensent que l’épargne individuelle doit être favorisée et développée contre 42 % qui penchent pour les produits d’épargne collective. Cette proportion est encore plus nette en ce qui concerne les choix individuels, 68 % optent à titre personnel pour les produits individuels. Les moins de 35 ans sont les plus hostiles aux formules d’épargne collective (73 % privilégient à titre personnel l’épargne individuelle). Les ouvriers et les employés, du fait de revenus plus faibles, se montrent plus favorables aux suppléments de retraite en entreprise.

  1. L’assurance dépendance, une équation à résoudre

53 % des sondés indiquent qu’ils pourraient souscrire une assurance dépendance au moment du passage à la retraite quand 47 % y sont opposés. Si 13 % déclarent l’avoir fait ou être prêts certainement à le faire, ce taux est plus faible chez les 60/69 ans alors qu’ils sont censés être les plus concernés (9 %).

 

RÉFORME FISCALE DE L’ÉPARGNE, BEAUCOUP INCOMPRÉHENSION

 

  1. Le Prélèvement Forfaitaire Unique, une réelle incompréhension

Près des 3/4 des sondés (73 %) considèrent le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) comme une mauvaise mesure. Le PFU de 30 % est censé simplifier et alléger, pour certains produits, le niveau des prélèvements obligatoires sur les revenus de l’épargne. Le Gouvernement, en modifiant la fiscalité de l’assurance vie et du Plan d’Épargne Logement, a certainement désarçonné les épargnants. Ces derniers jugent à 60 % que le PFU est une mauvaise mesure. 59 % des personnes gagnant plus de 4 000 euros par mois ou dont le patrimoine financier dépasse 50 000 euros pensent de même.

Seuls 18 % des sondés pensent que cette mesure est utile pour l’économie française quand 34 % estiment qu’elle est néfaste et 48 % qu’elle est ni utile, ni néfaste. Ce jugement est partagé par toutes les catégories sociales et par toutes les sensibilités de l’opinion publique.

  1. L’Impôt sur la Fortune Immobilière, contesté mais pas rejeté

La transformation de l’Impôt de Solidarité sur la Fortune en Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) est critiquée par 61 % des Français qui considèrent que ce n’est pas une bonne mesure. Pour autant, l’opposition est moindre par rapport à celle constatée pour le PFU. 70 % des non-épargnants condamnent ce changement contre 58 % des épargnants. 49 % des moins de 35 ans se déclarent favorables à l’IFI. L’idée de favoriser les placements financiers en vue d’améliorer le financement des entreprises semble être, en partie, admise chez les jeunes ainsi que chez les personnes gagnant plus de 3 000 euros par mois.

 

LES ÉPARGNANTS, FACE À LA BAISSE DES RENDEMENTS, PRÊTS À PRENDRE DES RISQUES

 

  1. La baisse des rendements pris en compte

Pour 30 % des Français, aucun placement n’est rentable. Cette proportion a augmenté de 8 points par rapport à 2016 (+1 point par rapport à 2017).

En 2018, seuls deux placements sont jugés plus rentables qu’en 2017 : les actions qui poursuivent leur progression en gagnant 2 points (25 % des sondés jugent ce placement parmi les plus rentables) et le Livret A qui gagne 4 points (13 % des Français jugent ce placement parmi les plus rentables). Le résultat du Livret A est en phase avec la progression de la collecte constatée en 2017 mais est assez étonnant au regard de son rendement réel qui est devenu négatif.

L’immobilier arrive toujours en tête pour 42 % des Français et devance les contrats d’assurance vie (33 %). Ces deux placements perdent néanmoins respectivement 6 et 4 points en un an.

Si seulement 8 % des sondés jugent le bitcoin intéressant en ce qui concerne la rentabilité, ce taux atteint 17 % chez les moins de 25 ans.

  1. Les épargnants prêts à changer leurs habitudes

39 % des Français sont prêts à transférer une partie importante de leur épargne vers des placements dits à risques (actions, unités de compte des contrats d’assurance vie). Ce taux atteint 51 % chez les épargnants réguliers. La prise de risque est acceptée chez les sondés les plus jeunes (46 % des moins de 35 ans) et les détenteurs de patrimoine financier de plus de 50 000 euros (54 %).

 

CONCLUSION

 

L’enquête 2018 du Cercle de l’Épargne et d’AMPHITÉA souligne les points suivants :

  • Forte sensibilité au problème de pouvoir d’achat des retraités (actuels et à venir) ;
  • Difficulté croissante d’épargner en vue de sa retraite ;
  • Demande d’équité confirmée en matière de réforme du système des retraites ;
  • Priorité donnée aux solutions individuelles en matière d’épargne-retraite ;
  • Immobilier et assurance vie toujours en tête en ce qui concerne l’intérêt et la rentabilité ;
  • Prise en compte de la baisse de rendement de l’épargne qui se traduit soit par un fatalisme, soit par l’acceptation de la nécessité de prendre plus de risques.

* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.

 

L’enquête a été réalisée sur internet du 6 au 9 février 2018 auprès d’un échantillon de 1 002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.

 

 

Tous les résultats de l’enquête sont sur le site du Cercle : www.cercledelepargne.com

 

 

À propos du Cercle de l’Épargne

Centre d’études et d’information indépendant partenaire d’AG2R LA MONDIALE, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.

Animé par Philippe Crevel, le Cercle de l’Épargne bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions, Jacques Barthélémy, avocat-conseil en droit social et ancien professeur associé à la faculté de droit de Montpellier, Philippe Brossard, chef économiste d’AG2R LA MONDIALE, Jean-Marie Colombani, ancien Directeur du Monde et fondateur de Slate.fr, Jean-Paul Fitoussi, professeur des universités à l’IEP de Paris, Jean-Pierre Gaillard, journaliste et chroniqueur boursier, Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d’Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse, François Héran, Professeur au Collège de France, Ancien Directeur de l’INED, Jérôme Jaffré, Directeur du CECOP, Florence Legros, Directrice Générale de l’ICN Business School ; Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, ancien député et Président de Thomas Vendôme Investment.

 

À propos d’AMPHITÉA

AMPHITÉA, association d’assurés, souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE au nom et au profit de ses adhérents, des contrats répondant à leurs besoins de protection sociale et patrimoniale (épargne, retraite, santé, prévoyance, dépendance, obsèques).  Avec près de 450  000 adhérents, elle s’inscrit parmi les trois plus grandes associations d’assurés en France. AMPHITÉA s’appuie également sur un réseau de correspondants régionaux qui représente une force de proposition auprès du partenaire assureur.

Contacts presse 

 

Sarah Le Gouez

06 13 90 75 48

slegouez@cercledelepargne.fr

Philippe Crevel

06 03 84 70 36

pcrevel@cercledelepargne.fr

 

Epargne : les Français circonspects face aux choix du gouvernement

Comme suite à la publication des résultats de notre enquête annuelle « Les Français, la retraite et l’épargne », le Monde revient sur les choix fiscaux du gouvernement qui ne rencontrent pas l’adhésion des Français.  Un résultat qui tiendrait selon le Directeur du Cercle de l’Épargne au fait que « Le PFU est perçu comme un allégement destiné aux plus hauts revenus.s »

Assurance-vie : le meilleur et le pire du palmarès 2017

Les Échos font le bilan de l’année 2017 pour le premier placement financier des Français. Avec un rendement moyen de 1,8 % selon la fédération français d’assurance. Dans cet article, Philippe Crevel évoque les résultats de notre enquête 2018 à paraître qui met en exergue le fait que la rentabilité perçue des placements est orientée à la baisse en 2017… Sauf pour ceux investis en actions. Il précise ainsi que « les investissements immobiliers ont diminué, mais c’est l’assurance-vie en fonds euros qui affiche le plus fort recul, quand les supports actions retrouvent au contraire les faveurs des épargnants ».

 

 

Epargne retraite : voici comment améliorer votre future retraite grâce à l’épargne salariale de votre employeur

Dans cet article consacré aux dispositifs destinés à préparer sa future retraite et améliorer son niveau de vie après la cessation d’activité, Philippe Crevel apporte un éclairage sur les attraits de l’épargne salariale.

 

Livret A : 200 ans et au bout du rouleau ?

A l’occasion du bicentenaire du Livret A, cBanque publie l’étude du Cercle de l’Épargne qui retrace l’histoire de ce placement populaire.

Départ à la retraite : tous les pièges à éviter

Comment préparer au mieux son passage d’actif à retraité ? Retrouvez les conseils de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne qui revient sur les obstacles à éviter et apporte des recommandations aux futurs retraités.

Le gouvernement veut doubler l’épargne des Français investie dans les PME

Philippe Crevel réagit  dans une interview publiée par Atlantico.fr aux propos tenus par la députée Amélie de Montchalin qui a indiqué, dans la Tribune, vouloir accélérer la transformation des entreprises en injectant 10 milliards d’euros issus de l’épargne des Français.

PLACEMENTS. PEL, PEA, super-livrets… ce qui va changer

Quel impact aura l’introduction du PFU  sur les différents placements ? Au titre du PEL, Philippe Crevel rappelle dans le Parisien  que  « beaucoup de Français bénéficient toutefois encore de très bons taux, car la rémunération d’un PEL dépend de sa date d’ouverture et reste acquise pendant toute sa durée de vie ». Il précise en outre  « que ceux qui ne possèdent pas de PEL n’ont pas intérêt à en ouvrir un cette année compte tenu de la nouvelle fiscalité et de la faible liquidité de ce placement »

Le mois de février réussit à l’assurance vie, selon le Cercle de l’Épargne

L’AOF reprend les éléments d’analyses de Philippe Crevel sur la collecte positive enregistrée par l’assurance vie en février dernier.  Ainsi, l’AOF évoque notamment  le fait que selon le Directeur du Cercle de l’Épargne, les épargnants semblent avoir digéré le changement fiscal décidé à l’automne dernier.

L’assurance vie maintient le cap en février

Le 2 mars 2018

 

                                                                                                                     

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Résultats de l’assurance vie – Février 2018

 L’assurance vie maintient le cap

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

Après la très bonne collecte du Livret A, c’est au tour de l’assurance vie de confirmer que le début de l’année est placé, pour les Français, sous le signe de l’épargne. En effet, la collecte nette de l’assurance vie a été de 1,7 milliard d’euros soit presque aussi bien qu’en janvier.

Le mois de février réussit, de manière traditionnelle, à l’assurance vie. Cette dernière n’a jamais enregistré, depuis 2008, de décollecte au cours du deuxième mois de l’année. Le poids des unités de compte dans la collecte brute continue de s’accroître doucement. Il est passé de 30,5 à 31 % de janvier à février 2018. Ce taux était de 12 % en février 2012.

Si la collecte brute a été en retrait en février par rapport au mois de janvier, 11,3 milliards d’euros contre 13,1 milliards, il en a été de même pour les prestations et rachats qui sont passées de 10,8 à 9,6 milliards d’euros. Ces baisses sont en partie imputables au nombre de jours ouvrables plus faibles en février.

Les Français semblent être plus prudents en ce début d’année. Les dépenses de consommation se sont  contractées de 1,9 % en janvier ce qui favorise tant l’épargne de court et de long terme. Par ailleurs, l’engouement pour l’immobilier tend à se normaliser. L’année 2017 a été marquée par un nombre très important de transactions immobilières, environ un million. Pour financer leurs opérations, les épargnants avaient effectué des rachats sur leurs contrats d’assurance vie. La baisse depuis quelques mois des prestations semble marquer une évolution en la matière qu’il faudra croiser avec les chiffres de l’immobilier. La publication des rendements des fonds euros pour 2017, supérieurs aux attentes, a pu conduire, par ailleurs, les épargnants à revenir sur les contrats d’assurance vie.

Avec les bons résultats du mois de janvier et de février, les épargnants semblent avoir digéré le changement fiscal décidé à l’automne dernier et se traduisant par la mise en place du prélèvement forfaitaire unique et l’augmentation de la CSG à compter du 1er janvier 2018. L’assurance vie bénéficie également, par ricochet, du durcissement du régime de l’épargne logement.

Le projet de loi PACTE dont la présentation est prévue au début du mois de mai pourrait avoir quelques incidences sur l’assurance vie et impacter sa collecte au début du second semestre.

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

Deux siècles après sa création, le Livret A reste très populaire

Livret A, retour sur 200 ans d’histoire du placement dans cet article qui reprend l’étude publiée par le Cercle de l’Épargne « Livret A, 200 ans d’histoire bien remplie »

Assurance-vie : tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer

« L’assurance-vie reste l’un des seuls placements en France qui permette de sécuriser son capital et le tout avec un rendement supérieur aux PEL, PEA et autre produits d’épargne liquides comme le Livret A «  rappelle Philippe Crevel dans cet article consacré au premier placement financier des Français qui revient en détail sur les avantages et les inconvénients ainsi que les modalités de fonctionnement de ce produit.

Ce cercle vicieux économique qui étrangle le potentiel de croissance de la France

Philippe Crevel revient sur les maux qui pèsent sur la croissance de l’économie française.

La France des mariages et des remariages

De 1950 jusqu’au début des années 1980, plus de 300 000 couples se mariaient chaque année. En 1972, 416 000 mariages avaient été célébrés. Dès 1973, la chute s’est amorcée et n’a cessé de se poursuivre pendant plus de dix ans. Pourtant, les générations nombreuses du baby-boom arrivaient à l’âge de la mise en couple. En 1984, le nombre de mariages passe sous le seuil des 300 000 mariages annuels. De 1987 aux années 2000, il se maintient entre 250 000 et 300 000, avec un pic de 305 000 mariages en 2000. Depuis cette date, le nombre de célébrations d’unions de personnes de sexe différent décroît tendanciellement. Le sursaut de 2012 provient probablement en partie de reports de mariages de 2011 sur 2012, suite à une modification fiscale (suppression de la possibilité de faire trois déclarations l’année du mariage). En 2017, seulement 228 000 mariages ont été célébrés, dont 221 000 entre personnes de sexe différent et 7 000 entre personnes de même sexe, ce qui correspond à un point bas historique. La baisse du nombre de mariages est d’autant plus sensible que la population en âge de se marier continue à augmenter.

Selon l’INSEE, en 2016, 232 725 mariages ont été célébrés en France dont 225 612 entre personnes de sexe différent et 7 113 entre personnes de même sexe. Le nombre de mariages poursuit sa tendance générale à la baisse entamée au début des années 2000. Cette évolution n’est pas simplement la conséquence de changement de comportements sociaux ; elle s’explique en partie par la diminution du nombre d’habitants de 20 à 59 ans, âges de près de 95 % des mariés.

En 2016, 3 600 mariages de moins qu’en 2015 ont été constatés. Cette baisse fait suite à celle de 5 000 en 2015. En 2014, le nombre de mariages entre personnes de sexe différent avait baissé, mais cette évolution avait été compensée par la hausse des mariages entre personnes de même sexe, rendus possibles par la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Le nombre total des mariages avait donc augmenté légèrement (+ 2 700) du fait de ce changement législatif.

Source : INSEE

465 450 personnes se sont donc mariées en 2016. Pour 18,1 % d’entre elles, il s’agissait d’un remariage faisant suite à un divorce. 43 103 hommes parmi les 232 956 mariés (18,5 %) et 41 079 femmes parmi les 232 494 mariées (17,7 %) étaient divorcés. La part des divorcés parmi l’ensemble des mariés de sexe différent a légèrement augmenté entre 1998 et 2005 avant de se stabiliser autour de 19 % pour les hommes et 18 % pour les femmes.

Parmi les personnes divorcées qui se marient en 2016, un tiers a divorcé depuis moins de 5 ans. Près de 4 % se sont remariées l’année de leur divorce et 9 % se sont remariées l’année suivant leur divorce. Un quart des divorcés qui se sont mariés en 2016 étaient divorcés depuis 5 à 9 ans et un autre quart depuis 10 à 19 ans. Plus l’année du divorce est ancienne, moins les remariages sont nombreux. Les hommes se remarient un peu plus rapidement après un divorce que les femmes. En effet, parmi les hommes qui se remarient en 2016, 36 % ont divorcé depuis moins de 5 ans, contre 33 % pour les femmes. Le remariage est de moins en moins fréquent après un divorce. 45 % des personnes divorcées qui se sont mariées en 1998 étaient divorcées depuis moins de 5 ans, contre 34 % en 2016. Les couples qui se forment après un divorce d’un des membres préfèrent ne pas passer par le contrat de mariage et optent le cas échéant pour le PACS. Des raisons affectives mais aussi des facteurs liés à la transmission des biens peuvent expliquer ce choix.

L’âge moyen des divorcés qui se remarient est de 48 ans contre 34 ans pour les primo-mariés. Près de huit remariés sur dix ont 40 ans ou plus, contre seulement deux sur dix pour les personnes se mariant pour la première fois. Les femmes qui se remarient en 2016 après un divorce ont en moyenne 46,5 ans. Les hommes sont un peu plus âgés, ils ont en moyenne 50,3 ans. Le remariage intervient après une longue période passée en couple et quand les enfants du premier mariage ont plus de dix ans voire quinze ans.

 

A lire dans le Mensuel de Mars 2018

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