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Retraite : Quand l’égalité homme/femme ne sera plus un mythe ?

A l’occasion de la célébration, le 8 mars, de la journée de la femme, Next Finances a publié le communiqué de presse de Sarah Le Gouez, Secrétaire générale du Cercle de l’Epargne dans lequel elle revient sur les écarts persistants entre homme et femme en matière de retraite malgré un lent rapprochement.

Prenez les bonnes options pour vos placements

 Dossier familiale consacre un article aux effets de l’introduction du PFU et de la mutation de l’ISF en IFI sur les principaux placements des Français. A cette occasion, Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne précise que le passage de l’ISF à l’IFI  ne devrait pas pénaliser l’investissement dans la pierre, exception faite pour les épargnants les plus aisés. Selon lui, ces derniers  « désormais relativement moins imposés sur leur capital investi dans les entreprises, seront plus enclins à renforcer ces actifs à risque au détriment de la pierre. »

 

 

Retraite : quand l’égalité homme/femme ne sera plus un mythe ?

RETRAITE : QUAND L’ÉGALITÉ HOMME/FEMME NE SERA PLUS UN MYTHE ?

 

Par Sarah Le Gouez, Secrétaire générale du Cercle de l’Épargne


Les femmes devancent les hommes en matière de retraite sur un point, l’espérance de vie. Cette dernière atteint, à 60 ans, 27,5 ans pour les femmes et 23,2 ans pour les hommes en 2017. En revanche, il en est tout autrement pour le niveau des pensions.

 

Source : INSEE

Niveau des pensions : la lente marche vers l’égalité

La pension de droit direct des femmes s’élevait, selon les derniers chiffres publiés par le Ministère des Affaires sociales, à 1 050 euros contre 1 728 euros par mois pour les hommes en 2015. Elle serait ainsi inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes. Cet écart était de 45,8 % en 2004. Après prise en compte des droits dérivés, essentiellement tirés des pensions de réversion, la pension moyenne des femmes est de 1 309 euros par mois. L’écart se réduit alors à 25,1 %.

Cet alignement progressif est lié à l’arrivée à l’âge de la retraite de femmes ayant cotisé plus et plus longtemps. Les politiques publiques menées à partir des années 70 pour permettre aux femmes de mieux concilier vie de famille et vie professionnelle ont conduit à une constante progression du taux d’activité des femmes et de leur niveau de rémunération. Par ailleurs, des mesures ont été prises afin de mieux prendre en compte la maternité. Ainsi, en 2015, la pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’est accrue de 0,5 % pour les hommes quand la progression a été de 1,1 % pour les femmes.

Source : INSEE

En 2020, selon les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), la durée de cotisation des femmes pourrait dépasser celle des hommes, ce qui ne signifie pas pour autant que les pensions seront identiques.

Ainsi selon le COR, les écarts de pensions devraient encore se réduire d’ici 2070, sans disparaître totalement notamment du fait d’écarts de salaire persistants.  En 2025, les femmes percevraient en moyenne un pension qui représenterait 79 % de celle des hommes. Le rapprochement atteindrait son plus haut vers la fin des années 2050, avec un rapport de 91 %, avant de se stabiliser autour de 90 % à partir de 2060.

Retraite, un sujet d’inquiétude plus important pour les femmes

De fait, la retraite préoccupe encore plus les femmes que les hommes. Selon le dernier sondage du Cercle de l’Épargne/Amphitéa de 2017, les trois quarts d’entre elles jugent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement contre deux tiers des hommes.

Source : Cercle de l’Épargne

De plus, si la situation des femmes mariées ou veuves devrait continuer à s’améliorer dans les prochaines années, il en serait autrement pour les femmes célibataires ou divorcés non-remariés. Or, il y aura de plus en plus de femmes dans cette situation. En effet, si sur 10 femmes nées en 1930, on ne comptait qu’une divorcée et qu’une célibataire au moment de la liquidation des droits. Pour la génération 1950, il y a deux divorcées et une remariée. Pour la génération 1970, ces ratios devraient s’accroître avec une montée du célibat qui pourrait concerner trois femmes sur 10.

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

 

 

 

Assurance vie : collecte nette surprise de 2,5 milliards d’euros en janvier 2018

L’assurance vie enregistre meilleur résultat de ces six derniers mois. Retour sur la collecte de janvier avec les éléments d’analyses de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne.

L’assurance vie assure en janvier

Le 6 mars 2018

 

 

                                                                                                                     

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

RESULTATS DE L’ASSURANCE VIE DU MOIS DE JANVIER 2018

 

L’ASSURANCE VIE ASSURE EN JANVIER

 

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

Janvier est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie et 2018 le confirme. Sur ces dix dernières années, seul le mois de janvier 2012 s’est soldé par une décollecte, l’année 2012 étant, il faut le rappeler, l’année horribilis de l’assurance vie.

Avec une collecte nette de 2,5 milliards d’euros en janvier, l’assurance vie obtient son meilleur résultat sur ces six derniers mois. Il est le résultat d’une très bonne collecte brute, 13,3 milliards d’euros soit 1,8 milliard de plus qu’au mois de décembre dernier. Les prestations et rachats se sont légèrement tassés tout en restant élevés à 10,8 milliards d’euros contre 11 au mois de décembre. Les épargnants ont affecté une partie des primes de fin d’année sur leurs contrats d’assurance vie. Par ailleurs, plusieurs opérations prévues en fin d’année ont pu être décalées sur janvier du fait des congés.

Les unités de compte ont représenté plus de 30 % de la collecte brute, (30,07 %) contre une moyenne de 27 % sur les mois précédents. Il y a donc une amplification du mouvement de réallocation de l’épargne vers les unités de compte. La baisse des rendements des fonds euros commence à être intégrée par les assurés qui acceptent de prendre un peu plus de risque afin d’améliorer la rémunération de leur épargne.

Le mois de janvier n’est pas, pour l’assurance vie comme pour le Livret A, représentatif du fait des reports de fin d’année. Il est probable que la collecte des prochains mois soit plus faible. Néanmoins, le résultat du mois de janvier traduit la résilience de ce produit. L’évolution des marchés « actions » conditionne la poursuite du rééquilibrage en faveur des unités de compte. En outre, l’immobilier qui a enregistré un nombre important de transactions en 2017, devrait se tasser cette année ce dont l’assurance vie pourrait profiter.

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

Les élites et le peuple français sont-ils définitivement irréconciliables?

« Il semble aujourd’hui y avoir deux France qui ne se parlent plus, et ne se comprennent plus. Les élites et le peuple français sont-ils définitivement irréconciliables ? » Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne était invité à débattre  avec Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques sur RFI.

C dans l’air – Pourquoi Macron s’attaque aux propriétaires ?

C dans l’air avec Philippe Dessertine, Laurent Vimont, Béatrice Matthieu et Philippe Crevel sur l’immobilier.

Financement alternatifs : un recours croissant des PME françaises selon l’OCDE

A lire dans Atlantico, une tribune de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne sur la nécessité pour les PME françaises de rechercher de nouvelles sources de financement, alternatives au prêt bancaire. Les banques auraient en effet, tendance à réduire leurs risques en matière de prêts en particulier à destination des PME.

Début d’année en fanfare pour le livret A

Après avoir boudé le Livret A au second semestre 2017, les ménages semblent avoir renoué avec ce placement. Retour sur les raisons de cette collecte record avec les explications de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne reprise dans cet article d’Investir.

Le Livret A séduit de nouveau les épargnants

Le Livret A a enregistré une collecte record en janvier. Un résultat qui présage une année favorable à ce placement selon Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne.

Petits rappels élémentaires d’arithmétique à La France insoumise

Dans le cadre du débat qui a opposé, Michel Blanquer à Alexis Corbières, sur France 2, ce dernier a évoqué l’idée d’introduire la gratuité de la cantine au sein des écoles de la République. Une proposition qu’il évalue à 5 milliards d’euros, soit l’équivalent du manque à gagné consenti par l’Etat en faisant le choix de passer de l’ISF à l’IFI.  Invité à commenter cette proposition, Philippe Crevel revient sur les incohérences de l’approche économique et budgétaire de la France Insoumise. Cet article est également l’occasion d’évoquer le coeur du programme de ce mouvement et les éventuels risques à court, moyen et long terme pour notre économie si nous venions à faire le choix de suivre ses recommandations.

Placements – Cap sur l’économie productive

En écho au « Grand rendez-vous de l’investissement productif «  initié par les députés de la majorité et au projet de loi PACTE en préparation, le Point consacre un article sur les placements destinés à promouvoir l’économie productive dans lequel Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne rappelle que « l’investissement dans ­l’économie productive passe par l’achat d’actions de PME. »

Epargne : où placer 10 000 euros ?

Une récente enquête initiée par l’AMF, confirme les résultats du sondage réalisé par le CECOP et l’IFOP en 2015 pour le Cercle de l’Epargne en matière d’allocation d’actif si nous devions placer une somme inattendue.

 

 

 

Non à la cagnotte, oui au désendettement

Le recours à la dette, telle une drogue continue à peser sur la croissance française. A la suite du signal d’alarme lancé par la patronne du FMI, Christine Lagarde, Philippe Crevel rappelle dans Atlantico que l’executif actuellement en place est dans ce domaine dans la continuité par rapport à ses précédesseurs. Ainsi « le budget 2018 n’a pas montré de réels changements par rapport aux pratiques précédentes ». 

Retraite : Recul de l’âge de départ effectif de 1 an et 4 mois entre 2010 et 2016

6 ans après l’adoption de la réforme 2010 des retraites conduisant au report de l’âge légal de départ à la retraite de 60  à 62 ans et l’âge du taux plein de 65 à 67 ans, l’âge moyen de départ à la retraite s’élève à 61 ans et 10 mois pour les personnes résidant en France, soit une hausse de 1 an et 4 mois. Entre 2012 et 2016, le taux de retraités âgés 61 ans s’est contracté de 39 points, passant de 73 %  à 34 %. La DARES relève par ailleurs, qu’en 2016, le taux de retraités à 65 ans est également en recul. Il baisse de 3 points sur un an. Cette baisse tiendrait à l’augmentation de l’âge d’annulation de la décote prévue elle aussi par la réforme de 2010.

Cette tendance devrait être confortée dans les prochaines années, notamment en raison de l’adoption le 30 octobre 2015, au niveau des complémentaires retraite de l’accord national interprofessionnel destiné à assurer la  pérennité de la retraite complémentaire. Ce dernier prévoit l’introduction, à partir de 2019, d’un  mécanisme d bonus-malus pour inciter les salariés à travailler un an de plus une fois qu’ils ont rempli les deux conditions nécessaires pour partir avec une retraite à taux plein : âge légal et durée de cotisation. Il est prévu que ce dispositif s’applique pendant 3 ans.
La hausse constatées entre 2010 et 2016 fait suite à une période durant laquelle l’âge de départ à la retraite avait contraire diminué.  En effet, entre 2004 et 2010, en raison de l’introduction du dispositif de carrière longue permettant des départ anticipés l’âge de départ à la retraite avait reculé de 2 mois. L’autre facteur évoqué par la DARES est a participation accrue des femmes au marché du travail qui a permi une progression du nombre de départ au taux plein et permis, par ricochet, à de nombreuses femmes de partir plus tôt à la retraite que par le passé.

Consulter l’étude complète de la DARES

GAFAM : quand les entreprises du Nouveau Monde singent les Etats

Retrouvez la tribune de Philippe Crevel sur les entreprises d’un nouveau type, les GAFAM.

67 millions d’habitants et moi et moi et moi !

Sur le plan démographique, l’année 2017 s’inscrit dans le prolongement des trois dernières années avec un recul du taux de fécondité, un plafonnement de l’espérance de vie et une augmentation de la mortalité.

Au 1er janvier de cette année, la France comptait 67 187 000 habitants (65 018 000 en métropole et 2 169 000 dans les départements d’outre-mer). En un an, le gain a été de 233 000. Avec le ralentissement de la natalité, l’augmentation du nombre de décès -, en liaison avec le vieillissement de la population – ainsi qu’avec l’affaiblissement des flux migratoires, la croissance démographique tend à s’étioler. Entre 2008 et 2013, la croissance démographique était de + 0,5 % par an, puis de + 0,4 % par an entre 2014 et 2016, elle est enfin de +0,3 % par an en 2017. Ce ralentissement de la croissance démographique est bien plus faible que celui constaté chez la plupart de nos partenaires. Néanmoins, la France avec l’Irlande et le Royaume-Uni, qui faisait exception avec un taux de fécondité qui était proche de 2, se rapproche doucement de la moyenne européenne. Pour certains experts comme Hippolyte d’Albis, directeur de recherche au CNRS et professeur à l’École d’économie de Paris, ce ralentissement ne constitue pas une rupture mais est la conséquence d’une baisse attendue du nombre des femmes âgées de 27 à 34 ans, qui sont les plus susceptibles d’avoir des enfants. Ces « mères potentielles » sont nées dans les années 1980 qui avaient été marquées par un fort recul de la natalité. Ce trou d’air démographique est la réplique de celui qui avait été constaté il y a 30 ans. En revanche, un rebond du nombre de naissances devrait se produire d’ici quelques années quand les filles nées à la fin des années 1990 seront en âge d’avoir des enfants.

D’autres voient dans cette diminution de la natalité, la conséquence de la remise en cause de la politique familiale avec la réduction du plafond du quotient familial et la mise sous condition de ressources des allocations familiales. Par ailleurs, la détérioration de la situation économique expliquerait également la diminution du nombre de naissances. L’autre aspect à prendre en compte serait la poursuite de la baisse du taux de fécondité et la convergence des comportements au sein des différentes catégories de la population.

 

 

Au sommaire de l’étude

  • Érosion progressive du solde naturel

  • Un solde migratoire inférieur à 70 000 personnes

  • Le nombre de mariages en baisse constante

  • Le Pacs rattrape le mariage

  • La baisse de la natalité s’installe

  • Le taux de fécondité s’inscrit désormais en baisse sur moyenne période

  • Les mamans vieillissent aussi

  • Poursuite de l’augmentation du nombre de décès

  • Une espérance de vie stabilisée

  • L’espérance de vie en bonne santé, augmentation train de sénateur

  • Plus de progrès en matière de mortalité infantile

  • Le vieillissement en marche

Une année d’épargne un peu folle !

Le taux d’épargne s’est maintenu à un haut niveau durant toute l’année. Le taux d’épargne des ménages a été en moyenne de 14,5 % du revenu disponible brut. Le remboursement du capital des emprunts immobiliers a capté 9,7 % du revenu disponible brut et a donc plus de 66 % de l’effort d’épargne.

 

 

Au sommaire de l’étude

Livret A, l’année duale

  • Une année à deux temps
  • Le Livret A victime du blocage du taux
  • Le Livret A, un rendement réel négatif

 

Les autres produits d’épargne réglementée à la peine en 2017

 

Le retour surprenant des livrets bancaires fiscalisés

 

L’assurance-vie, un Empire au milieu du gué

  • Les ménages en mode entrée/sortie
  • Maturité et Immobilier
  • La difficile appréciation de l’effet baisse des rendements
  • Les unités de compte, je t’aime moi non plus
  • Les affres d’un leader
  • Le Plan d’Épargne Logement entre dans le rang

 

2017, une année favorable aux actions

 

Petit regain d’intérêt du PEA

 

La progression en demi-teinte du PEA-PME

 

Stabilisation des dépôts à vue à très haut niveau

 

 

Conclusion

 

 

 

Le patrimoine à la recherche du bon régime

Les Français entretiennent une relation complexe avec le patrimoine. Ils sont prompts à critiquer sa valorisation, sa concentration mais les Français sont des éternels épargnants et l’acquisition d’un logement constitue une voie de passage obligée.

Depuis plusieurs décennies, les pouvoirs essaient de peser sur la composition du patrimoine des ménages afin de favoriser les placements « actions ». Des SICAV Monory créés en 1978 à la suppression de l’ISF sur les valeurs mobilières en passant par l’instauration du Plan d’Épargne en Actions ou celle des fonds « eurocroissance », les dispositifs censés modifier la composition du patrimoine des ménages ne manquent pas. La question de la fiscalité du capital est un sujet éminemment sensible. Ainsi, en cinq ans, la France est passée du principe de l’alignement de l’imposition des revenus du capital sur celle du travail au Prélèvement Forfaitaire Unique.

Face à ces rapides et profonds changements, le Conseil des Prélèvements Obligatoires qui est rattaché à la Cour des Comptes et France Stratégie, l’ancien Commissariat Général au Plan, viennent de publier des rapports qui concernent le patrimoine des ménages.

France Stratégie a étudié la transmission du patrimoine. Avec l’accumulation et l’appréciation des actifs immobiliers et mobiliers, le montant des héritages augmente. Par ailleurs, le nombre d’héritiers est en progression. En revanche, l’âge moyen des héritiers dépasse désormais 52 ans quand il était de 45 ans dans les années 50. Ce report de l’âge de l’héritage est une des preuves de l’augmentation de l’espérance de vie. Par ailleurs, dans les prochaines années, le nombre de transmission augmentera en raison du vieillissement de la population. Le montant des transmissions sera également en hausse en raison de la forte valorisation des patrimoines que nous connaissons depuis une trentaine d’années. Les questions relatives à la transmission, leurs modalités, la fiscalité des successions et des donations, seront un enjeu majeur pour la société française.

Selon une enquête réalisée par le CRÉDOC pour France Stratégie, 33 % des Français ont bénéficié au moins une fois dans leur vie d’une transmission de patrimoine supérieur à 5 000 euros. Un sur deux pense qu’il pourra en bénéficier à l’avenir. Les personnes les plus âgées sont en plus grand nombre à considérer qu’ils pourront profiter d’un héritage. Néanmoins, les personnes nées dans les années 1930 ou avant, c’est-à-dire aujourd’hui proches de 80 ans ou ayant dépassé cet âge, sont moins nombreuses en proportion à déclarer avoir bénéficié d’une transmission que les personnes nées dans les années 1940 et 1950 (40 % contre plus de 50 %). Ce résultat est lié à la modicité des patrimoines accumulés par les parents de cette catégorie de population.

70 % des personnes interrogées pensent transmettre dans le futur un patrimoine supérieur ou égal à 5 000 euros. Ce ratio augmente sans surprise avec le niveau de revenu. Parmi les 20 % de ménages aux plus hauts revenus, neuf personnes sur dix pensent transmettre du patrimoine, quand cette proportion reste minoritaire — un peu moins d’une sur deux — parmi les personnes appartenant aux ménages aux plus bas revenus.

Les Français restent assez hostiles au niveau actuel de taxation du patrimoine. Cette opposition est en augmentation depuis 2011. L’aversion pour la taxation est particulièrement marquée s’agissant des donations et des héritages. Elle est moins forte pour les revenus et les plus-values du patrimoine au sens large. Ce rejet est général. Il concerne même, selon le CRÉDOC, des personnes ayant de faibles montants de patrimoine et qui sont, de ce fait pas ou peu imposées. L’idée que le capital transmis ou à transmettre puisse être imposé est assez mal vécue.

Dans les faits, les Français connaissent peu les règles en matière de fiscalité applicable aux transmissions. Une majorité des ménages surestiment le poids réel de la taxation et ne connaissent pas l’existence des abattements. En revanche, l’idée que le barème soit progressif et qu’il tienne compte des liens de parenté est admise. Assez étrangement, une majorité des sondés est hostile à l’exonération dont bénéficient les transmissions au profit des associations d’utilité publique.

Comme l’avait indiqué l’enquête Cercle de l’Épargne/Amphitéa de 2017 « Les Français, l’épargne et la retraite », les Français sont favorables à une amélioration de la donation avec une diminution des droits qui pourrait intégrer l’âge du donateur ; plus la transmission serait réalisée jeune, moins elle serait taxée

Les diplômés de l’enseignement supérieur, les agriculteurs, les chefs d’entreprise et les commerçants ainsi que les cadres et les catégories intellectuelles supérieures sont les plus favorables à une fiscalité plus faible pour les donations. Les personnes âgées comptent parmi les plus favorables à la prise en compte de l’âge de l’héritier.

Le Conseil des Prélèvements Obligatoires a justement étudié les règles fiscales applicables au patrimoine. Selon cet organisme, fin 2015, le capital net des ménages représentait près de 11 000 milliards d’euros contre 5 000 milliards d’euros en 2000, soit une augmentation de près de 71 % hors inflation. En 15 ans, le patrimoine a progressé plus vite que les revenus des ménages, qui n’ont augmenté que de 17 %. La part du dernier décile des ménages dans le patrimoine total est de 55,3 % en 2014, contre 50,0 % en 1984, soit une hausse de 5,3 points en 30 ans, moindre cependant que dans d’autres pays de développement comparable.

Le patrimoine des ménages, net de leurs dettes, est ainsi passé de 5,6 années de revenu disponible en 2000 à 8,3 années en 2015. Les prélèvements sur le capital des ménages, qui s’élèvent en France à 10,8 % du PIB.

Jusqu’aux dernières modifications instituées par la loi de finances pour 2018, les ménages devaient acquitter six impôts principaux, prélevés tant sur la détention de patrimoine – taxe foncière et impôt de solidarité sur la fortune –, sur la perception des revenus soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux – que sur sa transmission, à titre gratuit (droits de succession et de donation) ou onéreux (cessions).

Les prélèvements portant sur les revenus du capital représentent 40 % du total, contre 31 % pour la détention et 29 % pour la transmission. Entre 2006 et 2016, la part des prélèvements sur les revenus du capital et la transmission a diminué, au profit de celle des prélèvements sur la détention. Les deux tiers des prélèvements sur le capital des ménages portent sur l’assiette immobilière. Près d’un quart des prélèvements sur le capital des ménages finance la Sécurité Sociale. Les trois quarts restants servent à financer à parts à peu près égales les dépenses de l’État et celles des collectivités territoriales. La part affectée aux collectivités territoriales a augmenté depuis 10 ans, principalement sous l’effet de la hausse de la taxe foncière. Les dépenses fiscales (les fameuses niches) sont importantes en France. Elles représentent un manque à gagner de 21 milliards d’euros pour les finances publiques.

Selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires, la France est l’un des États de l’Union dans lequel les prélèvements sur le capital sont les plus élevés, de 2,4 points de PIB au-dessus de la moyenne européenne (8,4 %). Pour les seuls ménages, les prélèvements sur le stock de capital s’élèvent à 4,3 % du PIB (moitié plus que la moyenne européenne à 2,8 %). Ceux sur les revenus du patrimoine atteignent 1,8 % du PIB (la moyenne de l’UE est à 1,1 %). Les prélèvements sur le capital, des ménages et des entreprises, représentent en France 23,5 % des prélèvements, contre 21,6 % pour la moyenne européenne.

Le Conseil des Prélèvements Obligatoires juge les prélèvements sur le patrimoine des ménages peu efficient et peu lisible. Il demande plus de prévisibilité et une meilleure prise en compte des intérêts économiques. Le système en vigueur est accusé de favoriser la concentration et la stérilisation du patrimoine. Les propositions qu’il formule dans son rapport visent à accroître la fluidité du patrimoine, à réduire les inégalités de traitement et à contribuer à réorienter l’épargne vers des placements longs. Il souhaite une refonte de la fiscalité des plus-values immobilières en supprimant le système d’abattement qui est fonction de la durée de détention. Le dispositif est jugé contre-productif car il favorise la rétention des biens. Le Conseil propose que les plus-values soient calculées en prenant en compte l’érosion liée à l’inflation.

Le Conseil des Prélèvements Obligatoires suggère d’unifier la taxation des revenus fonciers en supprimant le dispositif de loueur en meublé non professionnel. Sans surprise, il préconise la révision des valeurs locatives qui n’a pas été effectuée depuis les années 70. Pour les droits de mutation à titre onéreux, le Conseil suggère leur allégement pour diminuer le coût des transactions, de les rendre progressifs voire de les associer à la taxe foncière. Le Conseil réclame également une diminution des plafonds de l’épargne réglementée. L’objectif serait de faciliter la réorientation de l’épargne des ménages vers des placements jugés plus productifs et de réduire le coût de la dépense fiscale afférente à ces produits (1,4 Md€ en 2016, IR et PS).

Pour l’assurance-vie, le Conseil propose de supprimer les abattements de 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple), de supprimer le seuil de 150 000 euros d’encours à partir duquel le prélèvement forfaitaire unique de 30 % s’applique en lieu et place du taux de 24,7 %. Il demande également que les taux d’imposition prennent en compte non plus la date de souscription des contrats mais la celle des versements. Avec l’application du PFU, cette modification serait en l’état sans effet. Dans un souci d’harmonisation et afin d’encourager l’épargne longue, la durée du PEA serait portée de 5 à 8 ans.

Du fait que les ménages héritent de plus en plus tard, après 50 ans, soit huit ans de plus qu’en 1980, le Conseil des Prélèvements Obligatoires propose d’encourager les donations en rapprochant les abattements de ceux en vigueur pour les successions. En contrepartie, il suggère d’augmenter les droits de succession à titre gratuit et de limiter les avantages associés en matière de succession à l’assurance-vie.

Les propositions du Conseil des Prélèvements Obligatoires sont purement indicatives et n’ont pas vocation à être traduites, dans leur totalité, au sein de la législation. Mais, bien souvent, elles inspirent à moyen et long terme l’exécutif. Elles contribuent à infléchir. Dans les prochaines années, il est fort probable que les lignes des droits de succession soient modifiées.

 

A lire dans le Mensuel de février 

Fonds de pension : 2016 une nouvelle année record !

À côté des régimes par répartition, de nombreux pays se sont dotés d’un système de retraite par capitalisation à travers la mise en place de fonds de pension. Publics ou privés, les fonds de pension sont des structures juridiques destinées à recueillir les cotisations versées par les adhérents en vue de leur constituer des compléments de revenus pour leur retraite.

En 2016, selon le rapport Pension markets in focus, les actifs détenus dans les dispositifs de retraite privée atteignent, à l’échelle mondiale, le niveau de 39 488 milliards de dollars. Au sein de l’OCDE, ils s’élèvent à 38 140 milliards d’euros.

 

Le poids de l’histoire et du cadre juridique

Le poids de la capitalisation varie fortement d’un pays à un autre. Les fonds de pension américains, représentent près de 64 % des investissements capitalisés au niveau mondial. Aux États-Unis, le premier plan de retraite a vu le jour en 1857 au profit des policiers de la ville de New York blessés dans l’exercice de leurs fonctions. En 1866, il est étendu aux pompiers de la ville. Peu après, un plan privé est apparu (en 1875). Depuis, les dispositifs de retraite sont devenus des instruments de fidélisation des employés, aux États-Unis comme au Canada.

Rapportés au PIB national, les fonds de pensions représentent 135 % du PIB aux États-Unis. Ils sont devancés par le Canada et les Pays-Bas où leur poids respectif est de 159 % et 180 % du PIB. Aux Pays-Bas, le niveau élevé de l’encours tient au caractère obligatoire de la constitution d’un complément de revenu à travers la participation à un plan de retraite.

L’épargne retraite occupe une place modeste en France. Avec un premier et un deuxième pilier reposant sur le principe de la répartition, les transferts publics représentent près de 80 % des  revenus des retraités. Par ailleurs sur le plan juridique, les dispositifs d’épargne retraite tels le PERE (ex article 83) ou les régimes à prestations définies (retraite chapeau –article 39) ou les PERCO ne sont pas assimilables à des fonds de pension. De ce fait, au sein de classements internationaux, des fonds de pension, ne sont retenus, jusqu’à maintenant pour la France que la Préfon, le Fonds de Réserve pour la Retraite (FRR), l’Établissement de la Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) et quelques autres caisses. Avec la possibilité de créer des institutions de retraite professionnelle depuis l’adoption de la loi Sapin II, les assureurs peuvent désormais constituer des sociétés qui peuvent gérer les PERE, les Contrats Madelin et les contrats article 39.

Source : OCDE

Entre 2006 et 2016, le poids au sein du PIB de la retraite par capitalisation est passé de 5,6 % à 9,8 %.

12,2 millions de personnes détenaient, en 2015, un contrat de retraite supplémentaire en cours de constitution auprès de sociétés d’assurances soit 18 % de la population française et plus de 40 % de la population active.

Les pertes de 2008 et 2011 effacées

En moyenne pondérée, le taux de rendement réel des prestataires privés de retraite, à l’échelle mondiale, net des frais de placement a été, sur 2016, de 2,4 %.  Néanmoins, les fonds de pension étant par essence des placements investis sur le long terme avec une période de constitution de l’épargne pouvant s’étaler sur 30 voire 40 ans, il convient d’examiner le rendement de ces placements sur longue période. Ainsi, l’OCDE préconise d’évaluer la performance des prestataires de retraite sur une période supérieure à un an et de mesurer le rendement net annuel moyen sur 5 voire 10 ans. De fait, en prenant une moyenne sur 5 voire 10 ans, les effets de la crise de 2008, amorcée en 2007 puis celle de 2011 se reflètent dans les rendements affichés par les fonds. En moyenne annuelle sur dix ans, les fonds de pension ont dégagé, entre 2006 et 2016, des rendements positifs dans la majorité des pays membres de l’OCDE.

Taux de rendement réel des prestataires de retraite, net des frais de placement
dans une sélection de pays de l’OCDE – en moyenne géométrique annuelle sur 5 et 10 ans (en %)


Sources : OCDE et COR

Face à la contrainte des taux bas, les fonds de pension disposent de fait d’une plus grande latitude dans le choix de leurs placements. Cette diversification du portefeuille renforce d’une part les probabilités d’améliorer le rendement offert aux bénéficiaires et permet en outre de limiter l’exposition à un risque spécifique.

Une gestion en bon père de famille des cotisations qui pourrait davantage profiter à notre économie

Le temps long n’interdit pas une gestion avisée des compléments de revenus des retraités de demain. L’OCDE met ainsi en avant une gestion prudente des portefeuilles. Les gestionnaires de fonds auraient ainsi tendance à surinvestir dans les actifs domestiques et à restreindre les investissements réalisés à l’étranger aux marchés nord-américain et européen. Les États-Unis, la France et l’Allemagne profiteraient tout particulièrement de ce biais. La stabilité politique, les risques de change limités et le cadre réglementaire maîtrisé constituent des atouts clés pour ces pays.

Le rendez-vous des retraites qui s’engage ne devra pas faire l’économie d’un débat sur l’introduction d’un véritable pilier par capitalisation. À côté de la retraite par répartition qui reste le socle de notre système de retraite, la mise en œuvre d’un complément par capitalisation permettrait à la fois de répondre à la baisse tendancielle du taux de remplacement et de faire profiter nos entreprises des capitaux qui leur font aujourd’hui défaut.

 

A lire dans le Mensuel de février 

Changement de cap !

L’édito de Jean-Pierre Thomas, Président du Cercle de l’Épargne

Nous avons appelé de nos vœux la baisse des taux d’intérêt pour échapper au spectre de la déflation. Nous avons craint les taux d’intérêt négatifs en considérant qu’ils faussaient les sacro-saintes lois du marché et qu’ils alimentaient des montagnes instables des liquidités. Depuis quelques jours, nous nous effrayons des conséquences d’une éventuelle remontée des taux. La hausse qui s’est amorcée depuis le début de l’année replace les taux à leur niveau de 2015 mais dans un contexte radicalement différent. À l’époque, l’inflation était nulle, voire négative. L’Europe peinait à sortir de la récession. Plusieurs pays étaient au bord de l’étouffement financier. Trois ans plus tard, la croissance au sein de la zone euro a franchi la barre des 2 %, le taux de chômage retrouve doucement mais sûrement son niveau d’avant crise. L’inflation est en hausse tout en restant encore éloignée, il est vrai, de l’objectif de 2 % fixé par la BCE. Dans ces conditions, la remontée des taux est logique et rassurante. En effet, avec un taux de croissance de 2 %, avec une inflation se situant autour de 1,5 %, nous devions avoir des taux à 4 % or, ils ne sont à 10 ans que de 1 %. Cela souligne tout le chemin qui nous reste à parvenir pour sortir de la répression financière dans laquelle nous évoluons depuis plus de 4 ans en Europe. Si dans les années 90, les épargnants pour des placements sans risque ont pu être trop rémunérés, en revanche, ils ont, depuis, supporté une érosion de leurs rendements financiers. Le retour de l’inflation pourrait les conduire, encore pour un certain temps, sur certains placements, à perdre de l’argent. Dans un univers financier gorgé de liquidités, le rééquilibrage entre les différentes classes d’actifs pourrait provoquer des turbulences. La volatilité qui avait eu tendance à se réduire, ces derniers mois, pourrait s’accentuer compte tenu des possibilités de gains et de pertes liées aux fluctuations possibles des taux et de leurs écarts entre les grandes zones économiques. Les mouvements de capitaux pourraient s’accélérer au détriment des pays émergents ou des pays à monnaie faible ou peu fiable. Les risques de carambolages ou de dérapages financiers ne doivent pas être exagérés. Les commentateurs aiment crier aux loups et les marchés de temps en temps ont tendance à y croire. Néanmoins, plusieurs points positifs doivent être pris en compte. La croissance est en accélération dans près de 120 pays. Les grandes entreprises annoncent des résultats en hausse. La baisse du chômage en Europe conduit à une amélioration des revenus et au maintien d’un bon niveau de consommation. Par ailleurs, plusieurs experts estiment qu’il était temps de freiner la marche en avant de l’endettement des acteurs privés, particuliers et entreprises. Une hausse des taux pourrait calmer le marché immobilier qui commençait à devenir irrationnel, en particulier en France.

 

Avec la hausse des taux d’intérêt, l’État devra dépenser plus en paiement d’intérêt. Une hausse d’un point devrait conduire à 3 à 4 milliards d’euros de dépenses supplémentaires sur une période de trois ans. Cela exigera la réalisation d’économies supplémentaires, mais elles seront facilitées par la reprise de la croissance et de l’inflation. En outre, il a été, à maintes reprises, souligné qu’il était indispensable de réduire le montant des dépenses publiques.

 

Le changement de cap des taux n’est donc pas en soi une mauvaise nouvelle. Elle est une normalisation qui amène, à juste titre, quelques inquiétudes, surtout que la phase de taux bas a été longue. Mais une partie du poids des obligations publiques faiblement rémunérées sera supportée en partie par la BCE, qui a effectué depuis trois ans d’importants rachats.

 

 

A lire dans le Mensuel de février 

Financement de l’économie : le recours au crédit s’instifie en décembre 2017

Profitant d’une baisse du taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux en décembre pour les prêts d’un montant unitaire inférieur ou égal à 1 million d’euros (1,67 %, après 1,70 % en novembre), les entreprises ont accentuer le recours aux banques pour se financer en décembre dernier.

Sur un an, les crédits mobilisés par les entreprises ont progressés de 5,6 % en décembre, après 5,5 % en novembre.  L’encours des crédits mobilisés atteint ainsi 947,5 milliards d’euros quand celui des crédits mobilisés et mobilisables s’établit à 1 219,4 milliards d’euros.

Par secteur, c’est l’industrie qui a davantage accentué son recours au crédit avec une hausse de près de 8 % sur un an contre un peu plus de 5 % pour les dans les services aux entreprises et à 4,5 % dans le commerce.Une progression notable sur l’ensemble des catégories d’entreprises bien que davantage vérifiées auprès des ETI et des grandes entreprises dont la progression annuelle atteint respectivement +5,3 % et +4,7 % contre +3,9 % pour les PME.

 

Alerte sur les marchés : les Français face aux injonctions contradictoires du gouvernement en matière de placements

Face à un correction du marché « actions » attendue,  et même jugée « salutaire » par  Philippe Crevel,  le Directeur du Cercle de l’Epargne prévient les épargnants  contre la tentation de céder au diktat du moment. Il rappelle notamment que si l’immobilier tient une place particulière auprès des Français car considéré, à tort ou raison comme une valeur refuge, il s’agit d’un actif peu liquide et donc en cas de changements de caps sur les marchés, il n’est pas le meilleur des supports.

 

C dans l’air Corse : Macron face aux nationalistes

C dans l’air sur la situation en Corse avec une rapide intervention de Philippe Crevel.

 

 

Assurance vie : Une collecte nette en repli en 2017

Retrouvez dans cet articles es raisons de la collecte molle de l’assurance vie en 2017 avec l’analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Epargne.

Augmentation de l’endettement des ménages !

Malgré la hausse des taux des dettes publiques, le taux d’intérêt fixe moyen des crédits à l’habitat à long terme a continué à baisser au mois de décembre. Il s’est établi à 1,61  %, contre après 1,64 % en novembre et atteint son niveau le plus bas depuis 6 mois. Sur l’ensemble de l’année 2017, ce taux moyen a néanmoins légèrement augmenté légèrement, d’environ 10 points de base (1.5 % en décembre 2016).

Les ménages français sont endettés, selon la Banque de France, à hauteur de 1 160 milliards d’euros dont 955 au titre des emprunts immobiliers. Au mois de décembre, la variation mensuelle d’encours du crédit à l’habitat a progressé de 5,4 milliards d’euros après 4,2 milliards en novembre et atteint son plus haut niveau depuis six mois. Sur un an, les crédits à l’habitat progressent de 6,2%. Sur l’année 2017, la production de nouveaux crédits à l’habitat s’établit à 272 milliards d’euros après 252 milliards d’euros en 2016. Cette hausse est tirée par les flux hors rachats et renégociations (160 milliards d’euros en 2017, après 137 milliards en 2016). En revanche, les flux de rachats et renégociations, toujours très élevés, sont en légère diminution (112 milliards d’euros en 2017 après 115 milliards en 2016).

Taux des crédits nouveaux (taux effectif au sens étroit, moyenne mensuelle)
(En pourcentage)
juil- 2017 août-2017 sept- 2017 oct- 2017 nov- 2017 déc- 2017
– crédits à l’habitat à long terme à taux fixe 1,62 1,66 1,65 1,67 1,64 1,61
– crédits à l’habitat à court terme et crédits à l’habitat à taux variable 1,63 1,67 1,64 1,62 1,68 1,60
– prêts amortissables à la consommation (b) 3,86 4,05 3,78 3,77 3,82 3,60
– découverts aux particuliers (d) 6,01 6,08 6,37 6,12 6,25 5,96
 (a) Le calcul des données CVS fait l’objet d’une mise à jour mensuelle prenant en compte les données du mois sous revue,
(b) Hors crédits renouvelables à la consommation
(c) Ratio des renégociations non CVS sur les crédits à l’habitat non CVS
(d) Découverts : comptes ordinaires débiteurs + créances commerciales (escompte) + affacturage + crédits de trésorerie non échéancés (dont utilisations d’ouvertures de crédits permanents)

Beau succès pour le Livret A en 2017

Retour sur une année radieuse pour le Livret A malgré un second semestre chaotique, avec les éléments d’explication du Directeur du Cercle de l’Epargne

 

 

Assurance vie, à la recherche d’une nouvelle martingale

Le 1er février 2018

 

 

                                                                                                                     

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

RÉSULTATS DE L’ASSURANCE VIE

 

POUR LE MOIS DE DÉCEMBRE ET POUR L’ENSEMBLE DE L’ANNÉE 2017

 

ASSURANCE-VIE, À LA RECHERCHE D’UNE NOUVELLE MARTINGALE

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

 

 

L’année 2017 a été une année de transition pour l’assurance vie avec une collecte nette de 7,2 milliards d’euros, inférieure à celle du Livret A (10,24 milliards d’euros). Elle est en retrait par rapport aux dernières années. En 2016, elle avait atteint 16,1 milliards d’euros. Il faut remonter à 2012 pour retrouver un résultat plus mauvais.

En décembre, l’assurance-vie a dégagé une collecte positive de 500 millions d’euros effaçant ainsi la décollecte, du même montant, du mois de novembre. La collecte brute a été de 11,5 milliards d’euros, en phase avec les mois précédents mais en retrait par rapport au mois de décembre des années précédentes. En revanche, les rachats, en atteignant les 11 milliards d’euros, sont en légère baisse tout en restant à un niveau élevé (11,3 milliards d’euros en novembre).

 

Les ménages en mode entrée / sortie

Le résultat de 2017 ne traduit pas un rejet de l’assurance vie par les épargnants. En effet, la collecte brute reste à un niveau convenable comparable aux années précédentes. Elle a été de 131,5 milliards d’euros en décembre contre 134,5 milliards d’euros en 2016 et 135,4 milliards d’euros en 2014. Sur ces dix dernières années, la moyenne annuelle est de 128 milliards d’euros.

Si la collecte nette est en retrait, c’est avant tout en raison de la progression des rachats qui désormais dépassent fréquemment 11 milliards d’euros par mois contre 8 à 9 milliards auparavant. Sur l’année 2017, les rachats ont atteint 124,3 milliards d’euros ce qui constitue un nouveau record. Le précédent datait de 2012 avec 119,5 milliards d’euros.

Maturité et Immobilier

L’augmentation des rachats et des prestations est imputable à la maturité croissante des contrats. Plus des deux tiers ont plus de huit ans. De ce fait, les assurés peuvent sortir en profitant du meilleur régime fiscal d’autant plus qu’ils ont pu craindre un durcissement de la fiscalité. Les changements fiscaux institués par la loi de finances pour 2018 même s’ils ne s’appliquent pas de manière rétroactive ont pu conduire certains ménages à effectuer des rachats anticipés. Le prélèvement forfaitaire unique s’applique à compter du 1er janvier 2018 pour les versements effectués à compter du 27 septembre 2017. Il permet aux assurés ayant un contrat de moins de 8 ans de bénéficier du taux de 30 % sur leurs revenus de l’assurance vie en lieu et place des taux précédents (35 % et 15 % auxquels il fallait ajouter les prélèvements sociaux dont le taux est de 17,2 % depuis le 1er janvier 2018). Au-delà de 8 ans, le taux du prélèvement fiscal reste fixé à 7,5 % sauf pour les contribuables dont l’encours en contrats d’assurance vie dépasse 150 000 euros. Dans ce cas, le taux de 30 % s’applique au prorata du montant supérieur à 150 000 euros. Produit mature, l’assurance vie est également majoritairement détenue par des personnes de plus de 50 ans. Les retraités sont de plus en plus tentés de puiser dans leur contrat pour financer des dépenses exceptionnelles (logement, modernisation de leurs équipements) ou des dépenses de consommation (voyages) voire faire face à des problèmes de dépendance.

Si les rachats ont progressé en 2017, c’est aussi et avant tout en raison de l’augmentation du nombre de transactions immobilières qui atteint un somment en étant proche du million. De nombreux ménages ont effectué des sorties d’argent de leurs contrats pour financer l’acquisition d’un bien immobilier. Ce transfert de l’assurance vie vers la pierre peut apparaître paradoxal au moment où le Gouvernement a supprimé l’ISF sur les biens mobiliers pour le maintenir, avec l’IFI, sur les biens immobiliers.

La difficile appréciation de l’effet baisse des rendements

La baisse des rendements est un facteur à prendre en compte avec prudence. Certes, l’immobilier constitue un concurrent sérieux du fait de l’espoir de gains générés par les plus-values mais sa nature est différente par rapport à un placement financier. La pierre n’est pas exempte de risques par ailleurs. En revanche, au sein de la sphère financière, les PEA, les comptes titres ainsi que le PEL n’ont pas, en 2017, bénéficié du moindre succès de l’assurance vie. Il n’en demeure pas moins que la diminution des rendements a pu dissuader certains épargnants de maintenir leur poche d’épargne affectée en assurance vie.

Les unités de compte, je t’aime moi non plus

L’autre raison possible du repli de l’assurance vie peut provenir du refus de certains assurés d’affecter une partie de leurs disponibilités en unités de compte. Ces dernières enregistrent malgré tout une progression assez nette de leur collecte qui a représenté, en 2017, près de 28 % de la collecte totale soit un taux légèrement supérieur à celui d’avant crise.

Les affres d’une championne

L’assurance vie est confrontée tout à la fois à un changement de contexte réglementaire et à un contexte de taux historique, tout cela sur fond de vieillissement de la population et de frénésie immobilière. Dans ces conditions, le résultat de 2017 est assez logique. Avec un encours de 1 676 milliards d’euros, l’assurance vie reste néanmoins de loin le premier produit d’épargne des ménages. En 2018, elle devra faire face à d’éventuels changements qui sont annoncés avec le futur projet de loi sur l’entreprise (projet PACTE). Les incertitudes pourraient encore peser sur les résultats des prochains mois même si une certaine accalmie est attendue au niveau de l’immobilier.

 

Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

Rémunération des livrets ordinaires stable à 0,29 %

Depuis août 2017, les livrets fiscalisés rapportent moins de 0,3 % (0,29 % exactement) à leurs détenteurs. En 2017, le recul  plus contenu (-0,05 %) qu’en 2016 (-0,27%).

 

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a) 

déc- 2016 oct- 2017 nov- 2017 déc- 2017
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires 0,77 0,68 0,68 0,67
Ménages 0,99 0,93 0,93 0,93
dont : – dépôts à vue 0,04 0,03 0,03 0,03
– comptes à terme <= 2 ans (g) (h) 1,28 0,95 0,92 0,90
– comptes à terme > 2 ans (g) 2,10 1,80 1,78 1,75
– livrets à taux réglementés (b) 0,79 0,79 0,79 0,79
dont : livret A 0,75 0,75 0,75 0,75
– livrets ordinaires 0,34 0,29 0,29 0,29
– plan d’épargne-logement 2,74 2,71 2,70 2,70
SNF 0,46 0,33 0,33 0,31
dont : – dépôts à vue 0,13 0,11 0,11 0,11
– comptes à terme <= 2 ans (g) 0,50 0,31 0,31 0,27
– comptes à terme > 2 ans (g) 1,87 1,59 1,59 1,55
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,00 0,00 0,00 0,00
Euribor 3 mois (c) -0,32 -0,33 -0,33 -0,33
Rendement du TEC 5 ans (c), (d) -0,20 -0,14 -0,21 -0,19

 

Pour autant, sur les 11 premiers mois de l’années, ils ont attirés une part conséquente de l’épargne des Français avec près de 14 milliards d’euros, soit davantage que le Livret A sur 12 mois (10,24 milliards d’euros).

Fin décembre 2017, la rémunération des encores de dépôts bancaires des ménages restent également stable à 0,93 %.

 

Croissance 2017 : la France tourne la page

Paris, le 30 janvier 2018

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Croissance 2017 : la France tourne la page

Comme prévu, la croissance a conservé au quatrième trimestre un bon rythme. Le produit intérieur brut  en volume a augmenté de +0,6 %, après +0,5 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, l’activité a atteint 1,9 % contre 1,1 % en 2016. Le taux de 2017 est le plus élevé depuis 2011. La France devrait néanmoins être en-dessous de la moyenne européenne.

Le retour en force de l’investissement

Au 4e trimestre, la croissance a été tirée par l’investissement avec un gain de 1,1 % après +0,9 % au 3e trimestre. L’investissement en construction lié au logement a enregistré une hausse de +0,4 % après +0,5 %. L’investissement dans l’industrie manufacturière est en net progrès, +1,9 % après +1,3 %. L’investissement en services marchands demeure également soutenu (+1,5 % après +1,0 %), notamment en information-communication (édition de logiciels).

Au total, l’investissement des entreprises non financières accélère ce trimestre (+1,5 % après +1,1 %), tandis que celui des ménages ralentit un peu (+0,7 % après +1,0 %).Sur l’ensemble de l’année 2017, l’ensemble de l’investissement enregistre un gain de 3,7 % après +2,7 % en 2016.

Cette reprise est une bonne nouvelle pour la croissance des prochaines années. En effet, le sous-investissement a nui à la compétitivité de l’économie française. L’investissement a un effet multiplicateur pour la croissance.

Le solde extérieur pèse moins sur la croissance en 2017

Bonne nouvelle, le solde extérieur a joué positivement au 4e trimestre avec un gain de 0,6 point contre  −0,5 point au trimestre précédent, les exportations ont cru plus rapidement que les importations, respectivement +2,6 % et +0,7 %.  Sur l’année 2017, les exportations progressent +3,5 % (après +1,9 % en 2016) quand dans l’intervalle les  importations croissent quasiment au même rythme qu’en 2016 (+4,3 % après +4,2 %). Au bilan, le solde extérieur est de -0,4 point en 2017 quand il était de -0,8 point en 2016. Néanmoins, le solde de la balance commerciale s’est dégradé en 2017. Sur l’année, les importations ont progressé du fait de l’augmentation de la consommation.

La contribution des variations de stocks à l’activité est négative (−0,5 point après +0,3 point) sur le dernier trimestre 2017. Néanmoins, sur l’année sur l’année, elle s’établit en moyenne à +0,4 point (après −0,1 point).

La production industrielle a retrouvé quelques couleurs

Au quatrième trimestre 2017, la production totale accélère légèrement (+0,8 % après +0,7 %), du fait notamment de l’industrie manufacturière (+1,5 % après +0,8 %). En revanche, la production d’énergie se replie un peu. Dans les services, la production augmente globalement de nouveau (+0,7 % après +0,6 %).

En moyenne sur l’année, la production totale accélère (+2,3 % après +0,9 %), notamment dans l’industrie manufacturière (+2,0 % après +0,8 %) et la construction. La production agricole se redresse également (+2,3 % après −5,6 %), après une année 2016 marquée par des conditions climatiques défavorables.

Petite décélération de la consommation

La consommation des ménages a légèrement décélérée +0,3 % après +0,6 %. La demande intérieure finale (hors stocks) a contribué à la croissance du PIB pour +0,5 point au quatrième trimestre 2017 (après +0,6 point). Les dépenses de consommation ont été moins vives en fin d’année du fait d’une érosion du pouvoir d’achat liée à une très légère reprise de l’inflation. Par ailleurs, le taux d’épargne est resté élevé, les ménages maintenant un fort volant d’épargne de précaution.

Ce ralentissement de fin d’année se ressent également sur le résultat annuel. Après avoir progressé de 2,1 % en 2016, la consommation enregistre une hausse plus mesurée, de 1,3 %en 2017.

La France semble tourner la page d’une des plus longues périodes de stagnation de son histoire contemporaine. Les stigmates de cette longue crise ne sont pas encore effacés en ce qui concerne le chômage et le niveau de vie qui reste inférieur à celui de 2008.

 

Contacts presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

Confiance des ménages en léger repli en janvier

En retrait d’un point, en janvier 2018, la confiance des ménages dans la situation économique demeure toutefois au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Ce petit recul témoigne principalement d’une anticipation d’une perte de pouvoir d’achat liée au retour de l’inflation. Elle s’accompagne, d’une tentation à accroître son effort d’épargne.

En janvier, les ménages conservent un regard positif sur leur situation financière passée (l’indicateur correspondant gagnant 1 point)  mais  affichent plus de réserves sur leur perspectives financières futures (-2 points).Par ailleurs, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable en janvier.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

De l’anticipation de l’inflation à la tentation de placer ses économies dans son bas de laine

Plus nombreux à considérés que les prix ont augmentés au cours des 12 mois écoulés (+4 points), ils sont également plus nombreux à anticiper une remontée des prix  au cours des douze prochains mois(+16 points par rapport à décembre). Le solde correspondant aux perspectives futures des prix, nettement au-dessus de sa moyenne de long terme, atteint ainsi son plus haut niveau depuis janvier 2014. De fait, l’inflation serait de 1,1 % sur 2017 quand elle n’était que de 0,2 % en 2015 et de 0 % en 2014.  L’effet de cette hausse se ressent par ailleurs à travers le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future qui perd deux points en janvier tandis que celui sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable.

Opinion des ménages sur les prix

La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner progresse sensiblement en janvier. L’indicateur correspondant gagne 4 points. Le fait que cet indicateur reste nettement au-dessous de sa moyenne de longue période, témoigne néanmoins d’une certaine confiance des ménages en l’avenir.

Mais la confiance en l’avenir reste de mise

Les ménages semblent ressentir l’embellie économique qui traverse la France et manifestent un plus grand optimisme face au risque d’être un jour confronté au chômage. Malgré l’absence à ce stade d’évolution notable dans ce domaine (la chômage a, selon pôle emploi, reculé de 0,5 % sur un an et de 0,1 % en décembre) mais l’indicateur INSEE mesurant les craintes des ménages sur l’évolution du chômage perd 5 points, confortant ainsi son niveau très en deçà à sa moyenne de longue période.

Opinion des ménages sur le chômage

La collecte du Livret A atteint 10 milliards d’euros en 2017

Après deux années de décollecte et une année légèrement excédentaire (+1,75 Milliard d’euros en 2016), le Livret A enregistre un solde de 10,24 milliards d’ueors en 2017. Retour sur une année 2017 duale avec un très bon début d’année pour le produit d’épargne régementée préféré des Français puis un essoufflement sur le second semestre. Philippe Crevel cité dans cet article explique les raisons de ce changement de cap pour les épargnants.

Réforme des retraites : les enjeux d’une réforme ambitieuse

Philippe Crevel publie sur Atlantico une tribune dans la quelle il revient sur la réforme voulu par le Président de la République. Il décrypte les incidences pour les actuels actifs et retraités d’une unification des 37 régimes et revient sur les points en attente de précisions tels que le sort des fonctionnaires, des complémentaires et des assurés des régimes spéciaux.

 

Le livret A : comment expliquer sa popularité ?

Comment mieux investir son épargne ?

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne était invité à débattre avec Maxime Chipoy, responsable des sites « meilleurebanque.com » et « meilleurplacement.com » sur Europe1 Midi avec Maxime Switek.

Le Livret A a subi une décollecte de 360 millions d’euros en décembre 2017

Retour sur les raisons de la décollecte surprise enregistrée par le Livret A en décembre dernier.

Livret A : pourquoi a-t-il autant de succès ?

Malgré un rendement en baisse depuis 2 ans, le livret A a enregistré une collecte annuelle de 10,24milliards d’euros en 2017. Philippe Crevel était interrogé pour le 12/13 de France3 sur les raisons de ce succès et les perspectives de ce placement qui a néanmoins conclu l’année avec une décollecte de 360 millions d’euros.

A l’origine du Forum de Davos

Le forum économique mondial de Davos, démarre aujourd’hui sa 48e édition. Petit retour aux origines DU rendez-vous des élites politiques et économiques qui rassemble chaque année chefs d’Etat,  dirigeants des 1 000 plus grandes entreprises mondiales et ONG.

 

Comment investir avec la nouvelle fiscalité ?

Prélèvement forfaitaire unique, relevèment de la CSG sur les revenus de placements… Quels placements favoriser en 2018? Retour sur les transformations sociales et fiscales apportées au paysage de l’épargne par la loi de finances pour 2018 avec les explications du Directeur du Cercle de l’Epargne.

Le Livret A renoue avec ses belles années

Retour sur la collecte du livret A en 2017 et la décollecte surprise de décembre dans cet des Echos article qui cite le Cercle de l’Epargne.

La collecte du livret A atteint un niveau inégalé depuis quatre ans

Malgré une décollecte surprise du Livret A en décembre et un dernier trimestre poussif, l’année 2017 constitue un bon cru pour le Livret  A. Retour sur une année de collecte et les perspectives à attendre dans cet article qui reprend l’analyse du Directeur du Cercle de l’Épargne.

« L’unification des régimes de retraite sera plus dure que les douze travaux d’Hercule »

Après l’annonce du Président de la République sur le calendrier souhaité pour l’adoption de la réforme des retraites qu’il souhaite engager, Philippe Crevel répond aux questions de Capital. Il réagit notamment sur sa portée pour répondre aux besoins de financement des retraites et sur les conséquences du régime unique pour les futurs et actuels pensionnés.

Livret A termine en roue libre 2017

Le 23 janvier 2018

                                                                                                                     

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Résultats du Livret A pour le mois de décembre

 

LE LIVRET A TERMINE EN ROUE LIBRE 2017 

UNE PREMIÈRE DÉCOLLECTE AU MOIS DE DÉCEMBRE

 

Analyse de Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne

 

 

 

Le Livret A a terminé l’année avec une décollecte 360 millions d’euros. Ce résultat constitue une réelle surprise car le mois de décembre donne lieu traditionnellement à une abondante collecte provenant notamment des primes et étrennes de fin d’année. Lors de ces vingt dernières années, aucune décollecte n’avait été jusqu’à alors enregistrée durant le dernier mois de l’année. Les collectes variaient entre  1 à 6 milliards d’euros

Le Livret A a davantage souffert en décembre que le LDDS (collecte positive de 740 millions d’euros) qui bénéficie de sa plus large diffusion au sein des réseaux bancaires. Le LDDS joue le rôle d’annexe du compte courant bancaire quand le Livret A qui est avant souscrit auprès des Caisses d’épargne et de la Poste est avant un tout un outil d’épargne.

Une année à deux temps

L’année 2017 a été duale. Si le Livret A a enregistré durant les huit premiers mois de l’année une forte collecte nette, les quatre suivants ont été plus poussifs avec même trois décollectes. Sur l’année, la collecte atteint tout de même 10,24 milliards d’euros. Il faut remonter à 2013, au moment du relèvement du plafond du Livret A pour obtenir un meilleur résultat. Avec le LDDS, la collecte atteint même 12,40 milliards d’euros. De ce fait l’encours du Livret A atteint un nouveau sommet avec 271,7 milliards d’euros (376 milliards d’euros avec LDDS).

Le Livret A victime du blocage du taux

Durant la première partie de l’année, les ménages ont renforcé leur épargne de précaution en raison des incertitudes électorales. Dans la seconde partie, l’amélioration de la situation économique et de la confiance en l’avenir ont conduit à un relâchement de l’effort d’épargne. Par ailleurs, les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du cours du pétrole ont disparu ce qui a pu marginalement réduire les capacités d’épargne. La rupture de la collecte qui est intervenue à partir du mois de septembre n’est pas sans lien avec les déclarations du Gouvernement concernant le blocage à 0,75 % du taux de rendement du Livret A. Les ménages semblaient avoir digéré le passage du taux à 0,75 % jusqu’à ce que le Gouvernement le leur rappelle.

Le Livret A, un rendement réel négatif

Le léger regain d’inflation en 2017 a écorné le rendement du Livret A au point de devenir négatif. En effet, sur l’année, l’inflation moyenne a été de 1 % aboutissant à un rendement réel négatif de 0,25 %.

Preuve que les ménages sont restés très attentistes et qu’ils n’ont été pas convaincus par les placements proposés, l’encours des dépôts à vue est passé de 380 à 411 milliards d’euros du mois de janvier à novembre 2017.

Le Plan d’Épargne Logement qui, en 2015 et 2016, a été un redoutable concurrent du Livret A a perdu de son lustre depuis le passage de son taux de rendement à 1 %. La collecte mensuelle qui dépassait fréquemment le milliard d’euros se situe désormais entre 300 et 500 millions. Cette chute peut apparaître surprenante étant donné que seuls les nouveaux plans sont soumis au taux de 1 % et au Prélèvement Forfaitaire Unique.

Il est à souligner qu’en cette fin d’année les deux placements favoris des Français sont à la peine, le Livret A et l’assurance-vie font les frais du contexte de taux et des annonces gouvernementales.

 

 

 

collecte en milliards d’euros rendement taux d’inflation
1994 4,9 4,50% 1,70%
1995 7 4,5 1,70%
1996 -8,3 4,5 %jusqu’au 1er mars et 3,50 après 2%
1997 3 3,50% 1,20%
1998 1,5 3,50 % jusqu’au 16 juin puis 3 % 0,70%
1999 -6,7 3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 % 0,50%
2000 -0,65 2,25 %jusqu’au 1er juillet 2000 puis 3 % 1,70%
2001 4,4 3% 1,70%
2002 4,2 3% 1,90%
2003 2,3 3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 % 2,10%
2004 1,3 2,25% 2,10%
2005 -1,3 2,25 % jusqu’au 1er août puis 2 % 1,80%
2006 3,3 2 % jusqu’au 1er février puis 2,25 % jusqu’au 1eraoût puis 2,75 % 1,60%
2007 5 2,75 % jusqu’au 1er août puis 3 % 1,50%
2008 18,7 3 % jusqu’au 1er février puis 3,50 % jusqu’au 1eraoût puis 4 % 2,80%
2009 21 4 % jusqu’au 1er février2,50 % jusqu’au 1ermai1,75 % jusqu’au 1er août 0,10%
A partir du 1er août 1,25 %
2010 10,4 1,25 % jusqu’au 1er août puis 1,75 % 1,50%
2011 19,9 1,75 % jusqu’au 1er février2 % jusqu’au 1eraoûtPuis 2,25 % 2,10%
2012 30,3 2,25% 2,00%
2013 14,7 2,25 % jusqu’au 1er février1,75 % jusqu’au 1eraoûtPuis 1,25 % 0,90%
2014 -6,13 1,25 % jusqu’au 1er août1 % depuis 0,50%
2015 -9,29 1 % puis 0,75 % à partir du 1er août 0%
2016 1,75 0,75 % 0,20%
2017 10,24 0,75 % 1,00%

 


Contact presse :

Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr

 

 

 

Libre circulation : quel régime social sur le patrimoine pour les ressortissants Français hors Union européenne ?

Après s’être, à plusieurs reprises, exprimée sur le régime social applicable résidants français  soumis à la législation de sécurité sociale d’un autre État membre de l’Union Européenne, la Cour de Justice de l’Union Européenne vient de refuser l’application du principe de non cumul des législations en matière sociale à un ressortissant Français domicilié en Chine.

Au nom de la libre circulation des travailleurs et la liberté de sécurité sociale, la Cour avait en effet enjoint, en 2015, l’administration fiscale française à procéder au remboursement des prélèvements sociaux indûment perçus. Dans une décision du 18 janvier 2018, la Cour du Luxembourg confirme que seuls les affiliés à un régime de sécurité social d’un État membre de la l’Union Européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse pouvaient se prévaloir du droit au remboursement  des prélèvements sociaux indûment perçus.

Ainsi dans le cas d’espèce, la Cour estime que c’est à bon droit que l’administration française a appliqué des prélèvements sociaux à un ressortissant français basé en Chine sur ses revenus tirés de la vente d’un immeuble. La Cour concède la restriction à la liberté de circulation induite par cette double taxation ( l’intéressé étant affilié à un régime privé de sécurité sociale en Chine) mais estime qu’en étant en dehors des frontières de l’Union européenne, le ressortissant Français ne peut se prévaloir du principe d’unicité de la législation en matière de sécurité sociale posé par les traités européens.

 

Consulter l’arrêt de la CJUE du 18 janvier 2018

 

Financement bancaire des entreprises : les TPE toujours à la peine

Au dernier trimestre 2017, la banque de France relève une stabilité dans la demande de nouveaux crédits néanmoins l’accès au crédit pour les TPE (0 à 9 salariés) semble plus délicat, tout particulièrement pour les crédits de trésorerie.
En effet, l’accès des TPE aux crédits de trésorerie retrouve, fin 2017, son niveau de début d’année avec un taux d’obtention de nouveaux crédit à 65 % contre 67 % le trimestre précédent.  Pour les PME ( 10 à 249 salariés), c’est 84 % des entreprises qui obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 80 % le trimestre précédente).
 S’agissant des crédits d’investissement, les banques semblent répondre davantage aux demandes émanant des entreprises. Ainsi 85 % des TPE ont obtenu en totalité ou en grande partie les financements souhaités et même 96 % des PME.

Assurance vie et ISF : déductibilité des avances du patrimoine imposable

Dans une instruction publiée au BOFIP ce 9 janvier, Bercy apporte des précisions sur le traitement fiscal des avances obtenues par les titulaires de contrats d’assurance vie.

En vertu de l’art. L. 132-21 du code des assurances, les détenteurs d’une assurance vie qui ont besoin de liquiditiés peuvent demander à leur assureur de leur consentir une avance sur leur contrat dans la limite de la valeur de rachat de ce contrat. Dans les faits, il s’agit d’un prêt accordé aux détenteurs d’assurance-vie et pouvant faire l’objet d’un remboursement en une ou plusieurs fois dans un délai maximum de 6 ans. Les conditions de taux sont prédéfinies dans le contrat d’assurance vie.

L’objectif de ce dispositif est de permettre aux détenteurs de continuer de bénéficier de l’intégralité des intérêts produits par l’épargne logée dans leur contrat et de compenser ainsi en partie le taux du crédit obtenu.

Jusqu’en 2017, les contribuables dont le patrimoine net taxable dépassait 1,3 million d’euros étaient soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). A ce titre, les  contribuables soumis à l’ISF devaient intégrer dans leur patrimoine imposable la valeur de rachat de leurs contrats d’assurance vie au 1er janvier de chaque année d’imposition. Ce principe s’appliquait également à ceux qui avaient obtenu une avance sur leurs contrats, exception faite des contrats d’assurance non rachetables. Bercy vient d’indiquer que les avances obtenues par le titulaire d’un contrat d’assurance vie auprès de son assureur constituent un passif déductible de son patrimoine imposabe. Par conséquent, si la valeur de rachat à déclarer n’est pas modifiée par l’avance consentie à l’assuré, la fraction de cette dernière non remboursée au 1er janvier réduit d’autant le patrimoine net soumis à l’impôt.

De fait, si l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a aujourd’hui été remplacé par l’IFI (impôt sur la fortune immobilière), l’administration précise que les contribuables pourront déposer une réclamation au fisc, en vue d’obtenir un remboursement des sommes comptabilisées au titre des avances. Pour rappel, le délai de prescription des réclamations en matière d’ISF expire le 31 décembre de la deuxième année suivant celle de la notification de l’avis de mise en recouvrement. Les contribuables concernés pourront dès lors contester, jusqu’à la fin 2018, l’ISF payé en 2016 et en 2017.

 

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