menu

Accueil > Archives pour Philou > Page 58

Les prix de l’immobilier redressent la tête au premier trimestre 2015

Au premier trimestre 2015, les prix des logements anciens augmentent de 0,3 % par rapport au trimestre précédent en données provisoires corrigées des variations saisonnières, après avoir enregistré un rempli de 1,3 % au dernier trimestre 2014.

Cette hausse est imputable au prix des maisons (+0,6 %, après -1,6 %). Les prix des appartements continuent de baisser (-0,2 % après –0,8 %).

Sur un an, en revanche, les prix sont toujours en baisse d’environ 2 % confirmant la tendance en cours depuis la fin  2012. Néanmoins, la contraction se réduit. Elle est de –1,9 % au premier trimestre 2015 comparé au même trimestre de 2014, après –2,5 % au quatrième trimestre 2014. Cette baisse est plus importante pour les appartements (–2,5 % sur un an) que pour les maisons (-1,5 %).

En Île-de-France, la baisse des prix des logements anciens se poursuit à un rythme proche de celui observé depuis deux ans : –0,4 % sur le trimestre, –2,1 % sur un an.

En province, les prix augmentent légèrement au premier trimestre 2015 (+0,6 %), après une forte baisse au quatrième trimestre 2014 (–1,5 %). Cette hausse concerne les maisons (+0,7 %) et les appartements (+0,4 %).

Sur un an, les prix restent cependant orientés à la baisse (–1,8 % au total en province). Cette baisse est plus marquée pour les appartements (–2,4 %) que pour les maisons (–1,5 %).

Variations annuelles des prix des logements anciens

Variations annuelles des prix des logements anciens

Insee, Notaires d’Île-de-France – Base Bien, Notaires de France – Perval

Indices des prix des logements anciens en Île-de-France

Indices des prix des logements anciens en Île-de-France

Insee, Notaires d’Île-de-France – Base Bien, Notaires de France – Perval

Les dépenses de protection sociale représentent plus du tiers du PIB

En 2013, selon le Minsitère des Affaires Sociales, les dépenses de protection sociale ont atteint  715 milliards d’euros soit 33,8 % du PIB. Les prestations sociales se sont élevées à  672 milliards d’euros soit 31,7 % du PIB. Elles continuent à augmenter assez rapidement du fait du vieillissement de la population. La hausse a été de 3,0 % en 2013 soiit un taux proche de celui observé entre 2010 et 2012. Néanmoins, il est en baisse par rapport aux  années 2000-2009, où la  hausse était en moyenne de 4,6 %.

Parmi les principales prestations, la croissance des dépenses de santé (37 % du total des prestations), poursuit sa décélération amorcée en 2005, pour s’élever à 232,8 milliards d’euros. Quant aux dépenses liées à la vieillesse-survie (46 % du total des prestations), elles atteignent 307,5 milliards d’euros. Elles continuent de progresser à un rythme soutenu en raison des flux importants de départs à la retraite.

En 2013, les ressources de la protection sociale augmentent plus rapidement que les dépenses entraînant une baisse du déficit de la protection sociale. Celui-ci s’élève à 7,9 milliards d’euros en 2013, après 11,6 milliards d’euros 2012. Il est désormais trois fois inférieur au niveau record enregistré en 2010 (-21,9 milliards). Cette réduction s’explique par des recettes de protection sociale en hausse de 3,0 % alors que les dépenses progressent de 2,4 %. Le relèvement des taux de cotisations retraite et la réforme des règles d’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires intervenus courant 2012 ont contribué, en partie, à soutenir la croissance des recettes en 2013.

Au niveau européen, les dépenses de protection sociale, qui représentent en moyenne près de 30 % de la richesse de l’Union, augmentent moins rapidement depuis 2009, par rapport à la dynamique observée au cours des années 1996-2007. Cette tendance témoigne des politiques de maîtrise des dépenses publiques mises en œuvre par les États membres.

 

Si la crise de 2008 n’a épargné aucune économie, elle a aggravé les inégalités entre pays européens et fragilisé des groupes de population, notamment les jeunes, particulièrement touchés par l’augmentation massive du chômage. Les différents systèmes de protection sociale peinent, en effet, à stabiliser les effets de la crise pendant une période aussi prolongée. La situation est toutefois loin d’être homogène en Europe : les pays ont connu des trajectoires bien différentes et les clivages Nord-Sud se sont accentués.

Le recul de l’âge de départ à la retraite permettrait de couvrir le tiers du coût du vieillissement d’ici 2060

Selon le Conseil d’Orientation des Retraites,  la hausse observée puis projetée de l’âge effectif moyen de départ à la retraite permettrait toutes choses égales par ailleurs de couvrir entre 33 et 36 % (selon le scénario économique) du besoin de financement lié au vieillissement sur la période allant de 2003 à 2060.

La génération 1975 partira à la retraite à plus de 64 ans

Selon le Conseil d’Orientation des Reatraites, l’âge de départ à la retarite augmentera du fait de l’application des différentes réformes adoptées depuis 1993. Après avoir diminué entre les générations 1944 et 1950 (de 60,8 ans à 60,4 ans), avec la mise en place des départs anticipés pour carrières longues, l’âge moyen de départ à la retraite augmenterait rapidement entre les générations 1950 et 1955 (de 60,4 à 62 ans), en lien avec le relèvement de deux ans des âges légaux de la retraite, puis, à un rythme moins fort, entre les générations 1955 et 1975 (de 62 à 64,1 ans).

Compte de pénibilité : le Premier Ministre temporise

Le Premier Ministre Manuel Valls  a reçu mardi 26 mai  le rapport Sirugue-Huot. Dans la foulée, il  a annoncé le report de six mois, au 1er juillet 2016, de la mise en oeuvre des six derniers facteurs retenus dans le compte pénibilité, les quatre premiers étant déjà pris en compte depuis janvier.

Le Premier ministre a également décidé  que l’employeur n’aurait « plus de mesures individuelles à accomplir » quand il pourra disposer d’un « référentiel » de branche. Pour évaluer l’exposition de ses salariés, l’employeur « pourra donc se contenter d’appliquer le référentiel de sa branche qui identifiera quels postes, quels métiers ou quelles situations de travail sont exposés aux facteurs de pénibilité. Ils n’aura plus, pour ces facteurs, de mesures individuelles à accomplir ».

 

Le Gouverneur de la Banque de France, vigilant sans être alarmiste

Christian Noyer, le Gouverneur de la Banque de France et Président de l’autorité de régulation des banques et des assurances (ACPPR)) achève sa dernière année de mandat ce qui lui donne une plus grande liberté d’expression. A l’occasion de la publication du rapport annuel de l’ACPR, il a tenu à souligner que le secteur de l’assurance était sain mais qu’il fallait rester vigilant surtout si les taux restaient durablement bas ce qui n’est pas impossible. Ainsi, il a déclaré  que « si la situation actuelle ne constitue pas une menace immédiate », « une vigilance s’impose quant à la qualité des placements réalisés et les taux offerts aux épargnants en assurance-vie ». « L’aplatissement de la courbe des taux entraine une baisse progressive et durable du rendement des actifs, ce qui pénalise tout particulièrement les assureurs vie. Ces derniers seraient également négativement impactés par une remontée brutale des taux, si elle devait avoir lieu », a-t-il ajouté

Au sujet des banques « le pilotage du risque global de taux d’intérêt a fait l’objet d’un suivi attentif », selon le président de l’ACPR, également gouverneur de la Banque de France. La volatilité sur les marchés actions et le contexte de taux sont des points sur lesquels « la vigilance reste de mise », a-t-il indiqué.

Il a par ailleurs demandé aux banques et aux assureurs de « mettre en place ou conforter des dispositifs internes de contrôle efficaces pour contrer » les risques liés à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, dans un contexte où les attentes du système financier « ne peuvent que se renforcer ».

En 2014, les six principaux groupes bancaires français ont dégagé un bénéfice net de 14,3 milliards d’euros, une baisse de 20% sur un an, en raison d’éléments exceptionnels d’ampleur assez conséquente, notamment l’amende infligée à BNP Paribas par les autorités américaines, a mentionné le gouverneur.

BFM Business, quand Philippe Crevel parle des Madelin

Depuis vingt ans, les Indépendants peuvent souscrire à un contrat Madelin afin d’améliorer leur retraite. pour BFM Business, Philippe Crevel revient sur le succès de ce produit.

Résultats du mois d’avril : Le Livret A replonge en avril

Communiqué de presse Philippe Crevel Directeur du Cercle de l’Epargne

Le Livret A replonge en avril

Après la légère embellie du mois de mars, le Livret A a renoué avec la décollecte au mois d’avril. Elle s’est élevée à 170 millions d’euros faisant suite à une collecte positive de 110 millions d’euros au mois de mars. Le Livret de Développement Durable s’est mieux tenu en restant en territoire positif avec + 70 millions d’euros.

Cette décollecte traduit bien le processus en cours depuis un an, celui d’une diminution tendancielle du Livret A. En effet, en règle générale, avril est un bon mois pour l’épargne réglementée et défiscalisée. Il faut remonter à 2006 pour enregistrer une décollecte en avril. Habituellement, les ménages, durant le premier mois du printemps, sont plutôt en mode « épargne de précaution » afin de régler le deuxième tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu du 15 mai et de préparer les futures vacances d’été. 2015 marque donc  une rupture, les ménages optant pour la consommation et l’épargne de long terme. Cette évolution s’explique par l’amélioration du moral des ménages comme en témoigne la dernière enquête de l’INSEE. Les Français ont préféré consommer qu’épargner avec l’arrivée des beaux jours. L’indice de confiance a atteint, en avril, son plus haut niveau depuis 2010. L’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle s’est également améliorée tout comme celle sur leur situation financière personnelle future. Les ménages sont en avril plus nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant a progressé de 16 points depuis septembre 2014. L’alignement des planètes, euro et pétrole pas chers, taux bas ont incité les Français à délaisser le Livret A. L’amélioration du climat économique conforte, en effet, les ménages à réduire leur effort d’épargne à court terme et à réallouer l’épargne placée sur le Livret A vers l’épargne logement et l’assurance-vie.

L’emploi des seniors toujours un défi

Le service des études du Minsitère des Affaires sociales a réalisé une étude très intéressante sur l’emploi des plus de 50 ans et plus précisément sur le travail des dernières années avant la liquidation des droits à la retraite.

Selon cette étude, 49 % des hommes et 60 % des femmes connaissent au moins une fois une période significative de chômage, de maladie ou d’absence du marché du travail entre ces deux âges.  néanmoins, 74 % des hommes nés en 1942 et 61 % des femmes de cette génération sont principalement en emploi à 50 ans, contre respectivement 40 % et 36 % à 59 ans.

Il n’en demeure pas moins que le taux d’emploi reste inférieur en France par rapport à celui des autres pays de l’Union européenne.

lire l’étude de la DREES

La Banque de France prévoit 0,3 % de croissance au 2ème trimestre

Après le bon réssultat du premier trimestre qui s’est soldé par une croissance de 0,6 %, la Banque de France prévoit un taux un peu plus faible au 2ème avec +0,3 %. Ce qui sera crucial pour le trimestre en cours, c’est le niveau de l’investissement et l’amélioration du solde commercial.

Selon la Banque de France, au mois d’avril, la production industrielle et les livraisons, de manière plus marquée, continuent de progresser. Le matériel de transport et la pharmacie sont particulièrement dynamiques tandis que la croissance dans l’agroalimentaire et les équipements électriques se poursuit. Les commandes étrangères augmentent. Le niveau des carnets se redresse. Les effectifs sont stables. Les trésoreries restent larges. La hausse de la production devrait se poursuivre en mai selon les chefs d’entreprise. Dans les services, l’activité accélère grâce à l’essor des services informatiques. Le travail temporaire et le conseil poursuivent leur croissance. Les effectifs progressent. Les prix cessent de baisser. Les trésoreries sont jugées aisées. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait progresser à nouveau en mai. L’activité du bâtiment est globalement stable. Le second œuvre progresse alors que le gros œuvre recule à nouveau. L’opinion sur les carnets continue de s’améliorer. Les effectifs diminuent. Les prix des devis se contractent. Les chefs d’entreprise prévoient une légère baisse de l’activité en mai.

Retour de l’inflation en territoire positif au mois d’avril

Selon l’INSEE, au mois d’avril, les prix à la consommation ont progressé de 0,1 % après +0,7 % en mars.

Sur un an, ils reviennent en territoire positif à 0,1 %, après trois mois consécutifs de baisse -0,1 % en mars, -0,3 % en février et -0,4 % en janvier.

La légère hausse des prix à la consommation en avril 2015 provient surtout de l’augmentation, en partie saisonnière, des prix de certains services et produits manufacturés et du renchérissement des produits pétroliers.

De plus toujours pour avril, l’indicateur d’inflation sous-jacente  augmente de 0,1 %, comme en mars. Sur un an, il est en hausse de 0,4 % (après +0,2 % en mars). L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) croît de 0,1 % sur un mois comme sur un an (après 0,0 % sur un an en mars).

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

La croissance est de retour !

L’INSEE vient de publier les résultats du premier trimestre. Comme prévu mais mieux que prévu, la croissance est de retour avec un taux de croissance de 0,6 %, après une stabilité au quatrième trimestre 2014.

Cette croissance repose en grande partie sur la bonne tenue de la consommation des ménages qui a augmenté de +0,8 % après +0,1 %. En revanche, l’investissement reste toujours le point noir de l’économei française avec un recule de –0,2 % après –0,4 %.

Au total, la demande intérieure finale (hors stocks)  contribue à la croissance du PIB pour +0,5 point après +0,1 point fin 2014.

Malgré la dépréciation de l’euro, le commerce extérieur n’a pas porté la croissance. En effet, les exportations ralentissent avec un hausse de 0,9 % après +2,5 % quand  les importations augmentent de 2,3 % après +1,5 %. De ce fait,  le solde extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB à hauteur de –0,5 point, après +0,2 point le trimestre précédent.

En revanche, les variations de stocks y contribuent positivement : +0,5 point, après –0,3 point fin 2014.

Au premier trimestre 2015, la production totale de biens et services a augmenté de 0,7 %, après avoir stagné fin 2014. La production manufacturière se reprend avec une hausse de +1,3 % après +0,1 %. Cette augmentation s’explique par les bons résultats des matériels de transports  (+5,6 % après –2,4 %) ainsi que de la production d’énergie. Dans les services marchands, la production ne croît que de +0,6 % après +0,3 %. En revanche, l’activité dans la construction recule de –1,0 % après –0,9 %.

Le PIB et ses composantes

Le PIB et ses composantes

Le PIB et ses composantes en volumes chaînés

variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
*APU : administrations publiques – ENF : entreprises non financières
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
PIB -0,1 0,2 0,0 0,6 0,2 0,7
Importations 0,9 1,8 1,5 2,3 3,9 4,6
Dép. conso. ménages 0,5 0,3 0,1 0,8 0,6 1,2
Dép. conso. APU* 0,4 0,5 0,5 0,4 1,5 1,1
FBCF totale -0,6 -0,5 -0,4 -0,2 -1,2 -0,9
dont ENF* 0,2 0,2 -0,1 0,2 2,0 0,2
dont ménages -1,5 -1,3 -1,1 -1,4 -5,3 -3,2
dont APU* -2,8 -2,1 -0,3 0,3 -6,9 -1,7
Exportations 0,2 0,9 2,5 0,9 2,4 3,2
Contributions :
Demande intérieure finale hors stocks 0,2 0,2 0,1 0,5 0,5 0,7
Variations de stocks -0,1 0,3 -0,3 0,5 0,2 0,5
Commerce extérieur -0,2 -0,3 0,2 -0,5 -0,5 -0,5
Comptes d’agents
en %, données CVS-CJO
*SNF : sociétés non financières
**RDB : revenu disponible brut
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
Taux de marge des SNF* (niveau) 29,2 29,4 29,7 29,5
Pouvoir d’achat du RDB** des ménages 0,4 0,6 0,0 1,1 0,4
Production, Consommation et FBCF : principales composantes
variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
Production branche 0,0 0,4 0,0 0,7 0,7 0,9
Biens -0,2 0,8 -0,3 1,5 0,1 1,6
Ind. manufacturière -0,6 0,6 0,1 1,3 0,3 1,5
Construction -1,2 -1,0 -0,9 -1,0 -2,2 -2,5
Services marchands 0,2 0,5 0,3 0,6 1,2 1,1
Services non marchands 0,3 0,3 0,3 0,4 1,3 0,8
Consommation des ménages 0,5 0,3 0,1 0,8 0,6 1,2
Alimentaire 0,7 -0,2 0,3 0,1 0,2 0,4
Énergie 1,9 1,0 -1,7 3,9 -5,7 3,6
Biens fabriqués -0,1 0,3 0,5 1,4 1,9 1,9
Services 0,1 0,2 0,1 0,3 0,7 0,5
FBCF -0,6 -0,5 -0,4 -0,2 -1,2 -0,9
Produits manufacturés -0,1 0,2 -0,3 1,2 1,3 1,1
Construction -1,5 -1,3 -0,9 -1,3 -3,4 -3,0
Services marchands 0,3 0,2 0,2 0,4 0,4 0,7
RDB et ratios des comptes des ménages
variations t/t-1, en %, données CVS-CJO
* uc : unité de consommation
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014 2015 (acquis)
RDB 0,3 0,5 0,0 1,1 0,3
RDB (pouvoir d’achat) 0,4 0,6 0,0 1,1 0,4
RDB par uc* (pouvoir d’achat) 0,3 0,5 -0,1 0,7 0,3
RDB ajusté (pouvoir d’achat) 0,4 0,6 0,1 1,3 0,5
Taux d’épargne (niveau) 15,0 15,2 15,1 15,1
Taux d’épargne financière (niveau) 6,0 6,2 6,2 6,0
Ratios des comptes des SNF
niveaux en %, données CVS-CJO
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014
Taux de marge 29,2 29,4 29,7 29,5
Taux d’investissement 23,2 23,2 22,9 23,1
Taux d’épargne 17,1 17,4 18,2 17,4
Taux d’autofinancement 73,8 75,0 79,4 75,2
Dépenses, recettes et besoin de financement des administrations publiques
niveaux , données CVS-CJO
2014 T2 2014 T3 2014 T4 2015 T1 2014
En milliards d’euros
Dépenses totales 305,7 307,2 308,2 1226,5
Recettes totales 284,3 285,5 286,5 1141,7
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -21,4 -21,8 -21,7 -84,9
En % de PIB
Capacité (+) ou besoin (-) de financement -4,0 -4,1 -4,0 -4,0

 

L’investissement est donc toujours à la peine. Celui des ménages continue de baisser (–1,4 % après –1,1 %) tandis que celle des entreprises progresse à peine (+0,2 % après –0,1 %). Par produit, l’investissement en construction recule davantage (–1,3 % après –0,9 %) tandis que les dépenses en biens manufacturés (+1,2 % après –0,3 %) et en services marchands (+0,4 % après +0,2 %) accélèrent.

Les variations de stocks contribuent favorablement à la croissance de l’activité au premier trimestre 2015 : +0,5 point après –0,3 point au quatrième trimestre 2014. Les seuls matériels de transport  contribuent pour +0,4 point de PIB, faisant ainsi plus que compenser la contribution du solde commercial de ces biens (–0,3 point).

Etat des lieux de la retraite en 2013

Comme chaque année, la  Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) du Minsitère des Affaires sociales publie son recueil sur « Les Retraités et les Retraites ». Cet ouvrage rassemble les principales données pour l’année 2013, permettant de dessiner un profil complet des retraités et de la composition de leur pension.

La France compte de plus en plus de retraiéts. Il y avait, en 2013, en effet, 15,6 millions de retraités, vivant sur le territoire ou à l’étranger, soit 280 000 de plus qu’à la fin 2012. En ajoutant les retraités percevant uniquement une pension de droit dérivé – pension de réversion notamment –, le nombre total s’élève à 16,7 millions, soit 1,1 million de retraités supplémentaires, principalement des femmes.

Du fait de l’entrée en vigeur de la réforme de 2010, les effectifs continuent de croître, mais à un rythme moins soutenu que lors de la période 2006-2010 où l’on observait, chaque année, 360 000 retraités supplémentaires en moyenne.
Il y a eu quand même en 2013, un plus grand nombre de nouveaux retraités : cette population augmente de 26 %, après une baisse de 11 % en 2012 et 12 % en 2011. Cette évolution est le résultat de deux effets combinés. D’une part, l’entrée en vigueur, le 1er novembre 2012, du décret élargissant les conditions d’accès au titre des carrières longues. Cette mesure étend la possibilité d’un départ à la retraite à l’âge de 60 ans pour les salariés ayant commencé leur carrière avant 20 ans. D’autre part, sous l’effet de la réforme de 2010 et du recul de l’âge de départ, la génération 1952 est partie massivement à la retraite en 2013.
L’écart de pension entre les femmes et les hommes diminue

La retraite moyenne est de 1306 euros 
Tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs…), les retraités ont perçu, en 2013, une pension moyenne de 1 306 euros bruts mensuels, en hausse de 1,9 % en euros courants et de 1,2 % en euros constants par rapport à 2012. Deux raisons à cette augmentation : la revalorisation légale au rythme de l’inflation et les carrières plus favorables des nouveaux retraités, en particulier chez les femmes.

lire le rapport

Petit recul de l’assurance-vie au Luxembourg

La collecte pour les contrats à rendements garantis (libellés en euros ou dans d’autres devises) a enregistré une forte baisse au Luxembourg avec un –27,52%. En revanche,  la collecte pour les unités de compte a augmenté de  29,92% : «Il faut y voir autant une évolution naturelle liée à la faiblesse des taux d’intérêts et aux performances excellentes des marchés boursiers que le résultat d’une politique délibérée des entreprises d’assurances», commente le commissariat aux assurances luxembourgeois dans son communiqué.

A fin mars 2015, les encours des assureurs vie luxembourgeois s’établissent à 146,09 Md€, en progression de 20,88% sur un an et de 7,20% par rapport à fin décembre 2014.

Les crédits aux entreprises ont progressé au mois de mars

 Selon la Banque de France, les entreprises reprendraient le chemin du crédit. Ainsi, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a augmenté en mars de + 3,4 %, après + 2,9 % en février, principalement sous l’effet de la progression des crédits de trésorerie (+ 7,2 %, après + 5,9 %).Le taux de croissance des crédits à l’investissement augmente de  + 2,1 % comme en février.Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux est en hausse pour les montants unitaires supérieurs à 1 million d’euros à 1,66 %, après 1,54 % en février.

Il est en revanche quasi inchangé pour les montants inférieurs à 2,27 %, après 2,28 %.

La production de crédits nouveaux (cvs) est en légère progression. Elle atteint 12,6 milliards d’euros, après 12,3 milliards en février, pour les montants supérieurs à 1 million d’euros et 5,9 milliards d’euros, après 5,8 milliards, pour les montants inférieurs.

Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut Taux de croissance annuel brut
mars-15 janv-15 févr-15 mars-15
    Total 849 2,6 2,9 3,4
            Investissement 584 2,4 2,1 2,1
            Trésorerie 183 3,5 5,9 7,2
            Autres 82 1,9 2,3 4,2

 

Variations d’encours mensuelles de crédits à l’investissement (données cvs *) Variations d’encours mensuelles de crédits de trésorerie (données cvs *)
(Variations d’encours en milliards d’euros) (Variations d’encours en milliards d’euros)
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Les flux nets mensuels cvs des autres crédits aux SNF ont été répartis entre investissement et trésorerie au prorata de leurs encours.

Crédits nouveaux (hors découverts)
(Flux mensuels CVS en milliards d’euros)

mars-14 oct-14 nov-14 déc-14 janv-15 févr-15 mars-15
  – crédits ≤ 1 million d’euros 5,5 4,8 5,5 5,5 5,8 5,8 5,9
  – crédits > 1 million d’euros 9,9 10,7 11,5 10,8 12,8 12,3 12,6
(Taux effectif au sens étroit en pourcentage)

mars-14 oct-14 nov-14 déc-14 janv-15 févr-15 mars-15
  – crédits ≤ 1 million d’euros 2,84 2,61 2,53 2,40 2,37 2,28 2,27
  – crédits > 1 million d’euros 2,01 1,78 1,75 1,70 1,57 1,54 1,66
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

 

*

Rémunération de l’épargne : stabilisation en mars

La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est resté relativement stable en mars à un niveau historiquement bas  Il s’est élevé à 0,52 %, après 0,53 % en février. Parmi les composantes, seules font exception la rémunération des dépôts à terme de durée inférieure ou égale à deux ans et celle des livrets ordinaires, en baisse de 8 points de base.

 

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a)
mars-14 mai-14 oct-14 janv-15 fev-15 (h) mar-15 (i)
             
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,70 0,71 0,60 0,58 0,53 0,52
dont : – dépôts à vue 0,16 0,16 0,14 0,15 0,16 0,16
         – dépôts à terme <= 2 ans 1,94 1,95 1,95 1,80 1,38(j) 1,30
         – livrets à taux réglementés (c) 1,28 1,28 1,05 1,05 1,05 1,05
                dont : livret A 1,25 1,25 1,00 1,00 1,00 1,00
         – livrets ordinaires 1,15 1,17 0,96 0,91 0,94 0,86
         – titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,09 0,11 0,11 0,10 0,09 0,08
AUTRES DÉPÔTS NON INCLUS DANS LES AGRÉGATS            
PEL et dépôts à terme > 2 ans 2,90 2,87 2,81 2,76 2,89(j) 2,77
Pour mémoire :            
        Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,25 0,25 0,05 0,05 0,05 0,05
        Euribor 3 mois (f) 0,31 0,33 0,08 0,06 0,05 0,03
        Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,92 0,73 0,31 0,13 0,06 0,03
        Plan d’épargne logement 2,50 2,50 2,50 2,50 2,00 2,00
        (taux applicables aux nouveaux PEL hors prime d’État)            

La Sécurité Sociale a bientôt 70 ans

Le 6 octobre prochain, la Sécurité Sociale fêtera en grandes pompes ses 70 ans. Marisol Touraine a lancé mardi 5 mai les festivités et a annoncé sa volonté d’améliorer notamment la couverture universelle maladie. Elle envisage la création d’un compte unique d’assurance-maladie permettant à tous dès 16 ans d’être couverts quel que soit son statut.

Lire le dossier de presse

Lire le discours de la Ministre

Consommation des ménages : un mauvais mois de mars fait quand même un bon trimestre

La consommation des ménages a été en recul de 0,6 % au mois de mars en volume après quatre mois consécutifs de hausse. Cette baisse est imputable selon l’INSEE à la diminution de la consommation d’énergie (–3,2 % en mars).

Sur l’ensemble du premier trimestre, les dépenses de consommation des ménages en biens p,t progressé, en revanche de 1,6 %, notamment du fait du net rebond de la consommation en énergie et de l’accélération des dépenses en biens durables. Il s’agit de la plus forte hausse depuis le quatrième trimestre 2009 qui devrait contribuer à une hausse du PIB sur le premier trimestre autour de 0,4 %.

La retraite anticipée a toujours le vent en poupe !

Avec le dispositif Hollande de 2012, le nombre de départs à la retraite pour carrières longue  a progressé dès 2013 et a concerné  147.208 personnes (contre 85.000 en 2012). En 2014, il a concerné 150.281 personnes concernées, selon les derniers chiffres de l’assurance-retraite.

Depuis 2004, date à laquelle sont entrées en vigueur les premières mesures pour départ anticipé au titre des « carrières longues », plus de 1 million de personnes en ont bénéficié sur un total de  6,9 millions de départs  à la retraite sur cette même période. Cela signifie que plus d’une personne sur sept est partie en retraite anticipée ces dix dernières années.

Avec le relèvement de l’âge de départ à la retraite et de l’augmentation de la durée de cotisation, le nombre de départs à la retraite a, en 2014 baissé de 7 % en  passant de 683.044 en 2013 (un point haut dû à l’assouplissement sur les carrières longues de 2012) à 635.715 l’an dernier. 

L’âge moyen de départ à la retraite dans le privé, a été de 62 ans et trois mois en 2014, contre 62 ans et 1 mois en 2013. Comme les années précédentes, les hommes partent plus tôt que les femmes (61,9 ans, contre 62,6 ans), ces dernières ayant plus souvent des carrières incomplètes.

Les pensions liquidées continuent d’augmenter. Le montant moyen de la pension de base est de  1.100 euros par mois (pour une carrière complète), contre 1.068 euros pour les retraités de 2013, ou encore 1.000 euros pour ceux de 2011. A titre de comparaison, le montant moyen de la pension de base pour l’ensemble des retraités ayant eu une carrière complète s’élevait à 1.032 euros en 2014.

Epargne-retraite, un petit marché à fort potentiel

Malgré la baisse programmée du taux de remplacement (rapport entre les pensions perçues et les derniers revenus d’activité), malgré les incitations instituées en sa faveur, la retraite supplémentaire demeure un petit créneau. En 2013, les cotisations versées en s’élevant à 12,3 milliards d’euros représentent 4,3 % de l’ensemble des cotisations retraite. La progression est très lente car en 2005, le poids de la retraite supplémentaire était de 4,2 %. Il en est de même au niveau de prestations qui ont atteint 6,7 milliards d’euros en 2013 soit 2,2 % de l’ensemble des prestations contre 2 % en 2013. L’encours des différents produits retraite est de 185,5 milliards d’euros à comparer aux 1556 milliards d’euros de l’assurance-vie.

Près de 40 % des actifs, soit 11 millions de personnes, étaient, en 2013, couverts par un produit de retraite supplémentaire. 4,3 millions d’actifs bénéficient d’un contrat à cotisations définies, 1,6 million d’un PERCO. 2 millions de personnes ont souscrit un PERP et 1,5 million de TNS disposent d’un Contrat Madelin. Un million de contrats sont alimentés par des fonctionnaires, des élus locaux et des anciens combattants. Si jusqu’en 2008, la croissance de la retraite supplémentaire reposait sur les produits collectifs, depuis, ce sont le PERP et les contrats Madelin qui connaissent la plus forte progression avec néanmoins le PERCO.

De fortes différences existent en fonction de la taille de l’entreprise et du secteur d’activité en ce qui concerne le degré de couverture aux produits d’épargne retraite supplémentaire. La construction est un des secteurs le moins couvert à la différence des activités financières où 50 % des salariés ont accès à un voire plusieurs produits de retraite supplémentaire. Pour ce dernier secteur, un quart des salariés ont un PERCO et 7 % un article 39.

Les versements dans le cadre des produits collectifs sont élevés dans l’industrie, dans le secteur des activités scientifiques et techniques et dans le secteur financier. Il est faible dans le secteur de la construction et pour les autres activités de service.

 

Les versements au PERCO sont plus élevés dans les petites entreprises que dans les grandes. Ainsi dans les PME de 10 à 49 salariés, le versement moyen se situe autour de 1960 euros contre 1250 euros pour les entreprises de taille supérieure. Cette différence s’explique par le fait que dans les PME le PERCO est souvent l’unique produit d’épargne retraite et que le dirigeant peut en bénéficier. Il est à noter que pour les régimes à cotisations définies, ce sont dans les PME où les versements sont les plus élevés à la différence de l’article 39 (2 260 euros par an pour les entreprises de 50 à 499 salariés contre 8 970 euros par an pour les entreprises de plus de 500 salariés).

Le montant des cotisations versées varie fortement d’un produit à un autre mais aussi en fonction des catégories sociales. Les produits les mieux approvisionnés sont, sans surprise, les Contrats Madelin avec une moyenne annuelle de 2 100 euros. Il est noté que malgré la crise, les montants ont continué, depuis 2007, à augmenter. En revanche, les versements sur le PERCO ont tendance à diminuer du fait de la réduction du montant de l’épargne salariale versé aux salariés ainsi que de la diminution des abondements des employeurs.

Les montants versés sur les PERP progressent légèrement pour se situer, en moyenne, à 700 euros en 2013. Les sommes versées sur les produits à cotisations définies sont assez stables et s’élèvent environ à 700 euros par an.

Il faudra travailler plus longtemps !

Il faudra partir plus tard à l’âge de la retraite. C’est la conséquence de 20 ans de réformes et de l’arrivée plus tardive sur e marché du travail. Les hommes et les diplômés sont les principales victimes de l’évolution des règles pour la liquidation des pensions.

Ainsi, selon une étude de la DREES, le recul de l’âge moyen de liquidation de la retraite sera de 2,5 ans à 3 ans pour les générations 1960 à 1980. Pour les hommes, le recul de la génération 1980, le report est de  35 mois contre 32 mois pour les femmes.

Les revenus les plus modestes sont moins touchés que les revenus aisés. Ainsi, le report est de 29 mois dans le premier quartile de salaire des hommes contre 43 mois dans le dernier, et 28 mois dans le premier quartile des femmes contre 40 mois dans le dernier.

Lire l’étude de la DREES

Déclaration d’impôt 2015 : n’oubliez pas d’intégrer l’épargne retraite !

 

Nous sommes entrés dans la période des déclarations d’impôt. Afin de bénéficier de réduction et de déduction, il ne faut pas oublier d’intégrer les versements sur les différents produits d’épargne retraite ou de vérifier la déclaration si elle est préremplie. Vous devez regarder les cotisations PERP, Prefon, Corem, Cos, les cotisations article 83 (les versements libres sont à insérer dans la ligne dévolue au PERP), l’abondement PERCO, les cotisations Madelin…

A cette fin, quelques indications pour vous y retrouver

Ligne 6RS / 6RT / 6RU

Somme des cotisations PERP, Prefon, Corem, CGOS et versement volontaire sur un article 83 versée en 2014.

Ligne 6PS / 6PT / 6PU
Si le plafond épargne retraite mentionné dans votre dernier avis d’imposition est manquant ou erroné, le corriger à cet emplacement
Cas fréquents : retraités, personnes à charges, non-salariés disposant d’un contrat retraite Madelin.

Ligne 6QR
Cocher pour bénéficier de la mutualisation entre conjoint et partenaire de PACS
Ne pas omettre de cocher cette case si vous souhaitez en profiter, le risque est une réintégration fiscale du trop versé dans le cas contraire.

Ligne 6QW
Vous êtes nouvellement domicilié en France (retour d’expatriation, installation) depuis 2014
Pensez à cocher cette case qui vous permettra de majorer vos droits à versements retraite déductibles.

Ligne 6QS / 6QT / 6QU

Pour chacun des déclarants, il convient d’indiquer la somme des 4 éléments suivants :

  • Cotisations Madelin
    Une partie seulement des cotisations Retraite Madelin sont à déclarer. La partie excédant le plafond Mad15, 15% du bénéfice imposable excédant le PASS. Bien souvent, il est constaté soit une non déclaration de cette quote-part soit une déclaration de la totalité des cotisations.
  • Abondement PERCO
    Seul l’abondement de l’employeur sur le PERCO est à mentionner. Cela ne concerne pas les versements volontaires, affectation de l’intéressement ou de la participation.
  • Cotisations obligatoires Art. 83
    Il s’agit des cotisations obligatoires (salariales et patronales) hors versements volontaires.
  • Jours de congés monétisés sur un Art. 83 et un PERCO
    Les salariés peuvent transférer des jours de congés sur  un contrat Art. 83 ou dans le PERCO. Dans un tel cas, il convient de déclarer les sommes ainsi affectées.

Bourse : faut-il entrer ou sortir ?

Philippe Crevel, sur BFM Business dans le cadre de l’émission Intégrale Placement a répondu aux questions de la rédaction au sujet des risques à entrer maintenant en bourse.

Tout va mieux mais le climat des affaires ne s’emballe pas

Selon l’INSEE, au mois d’avril 2015, le climat des affaires est resté stable en France. L’amélioration de la conjoncture avec notamment des signes favorables en matière de consommation ne répercute pas pour lemoment côté offre.

L’indicateur sur le climat des affaires à 96 reste inférieur à son niveau moyen de long terme (100). Le climat gagne deux points dans l’industrie, mais perd un point dans le bâtiment, les services et le commerce de détail.

Point peu encourageant, l’indicateur de retournement pour l’ensemble des secteurs est dans la zone indiquant une incertitude conjoncturelle. Dans l’industrie il est dans sa zone favorable alors que dans les services il est en zone défavorable.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Livret A : un mois de mars qui rit

Le mois de mars réussit bien au Livret A. Il faut remonter à mars 2007 pour enregistrer une décollecte. Au terme de 10 mois consécutifs de décollecte, le Livret A a, en effet, connu  un résultat positif au mois de mars, avec + 110 millions d’euros. Avec le Livret de Développement Durable, la collecte est de + 360 millions d’euros. L’encours du Livret A se remet donc à progresser et atteint 261,3 milliards d’euros.

Ce retournement de tendance modeste mais dans l’air du temps.

Le mois de mars réussit au Livret A car il s’agit d’un mois tranquille pour les dépenses. Les soldes de janvier/février sont passées tout comme le premier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu. Les ménages reconstituent leur trésorerie en prévision des dépenses de printemps et d’été. Par ailleurs, l’impact de la baisse du taux du Livret A commence à s’estomper. A ces phénomènes récurrents s’ajoute la désinflation générée par la baisse du cours de l’énergie qui améliore le pouvoir d’achat. Il faut noter que dans les premiers mois d’une reprise économique, il n’est pas rare que par prudence, les ménages épargnent un peu plus.

Néanmoins, au fil du cycle de dépenses (vacances d’été, impôts, rentrée scolaire), il est probable que la décollecte soit de retour.

 La question des taux, le retour

La question du taux du Livret A risque de se reposer assez rapidement. En effet, au mois de mars, le taux d’inflation était encore en territoire négatif. Il est peu probable qu’il atteigne 0,75 % au mois de juillet prochain. De ce fait, il est probable que la Banque de France demande la baisse du taux à 0,75 voire à 0,5 %. Le Gouvernement devra arbitrer entre les intérêts des épargnants qui sont aussi des électeurs (élections régionales du mois de décembre) et ceux de la Caisse des Dépôts et du logement social.

Ile de France, la Corse et PACA en tête pour les revenus fonciers

La région capitale et la méditerranée génèrent du revenu foncier.

Selon des statistiques de l’administration fiscale rendus publiques par la Fnaim et le Figaro, les revenus fonciers déclarés par les bailleurs ne dépassent 10.000 euros par an que dans  trois régions : Ile de France, Corse et PACA.

En moyenne, un propriétaire déclare à peine plus de 9400 euros  de revenus fonciers par an. 3,72 millions de contribuables ont déclaré des revenus fonciers en 2011 (déclaration des revenus touchés en 2010) pour un montant global de 35,096 milliards d’euros.

Derrière l’Ile-de-France (13.284 euros par bailleur), il y a la Corse (12.120 euros déclarés en moyenne) devant Paca (11.680 euros en moyenne). La Corse compte 15.346 foyers déclarant des revenus fonciers pour 326 000 habitants quand l’Ile de France avec ses 12 millions compte  550.000 bailleurs franciliens. En bas du classement,  figure la Franche-Comté que l’immobilier rapporte le moins aux propriétaires (6590 euros déclarés) suivie du Limousin (6860 euros) et de l’Auvergne (6930 euros).

Au niveau des revenus collectés, trois régions du fait de leur poids démographique dominent : Ile-de-France (21% des montants déclarés), Paca (11%) et Rhône-Alpes (10%).

Les ménages ont aimé leur assurance-vie et leur compte courant en 2014

En 2014, les ménages ont effectué 74 milliards d’euros de versements sur des produits financiers contre 77,2 milliards d’euros en 2013. Les dépôts à vue ont progressé de 26,7 milliards d’euros en 2014 contre 16,6 milliards d’euros en 2013.

Les livrets d’épargne ont reculé en flux de 7,3 milliards d’euros en grande partie du fait de la décollecte du Livret A. L’épargne logement a connu une collecte nette de 16 milliards d’euros contre 7,7 milliards d’euros en 2013.

Les actions côtées ont connu un solde net négatif de 10,8 milliards d’euros après -6,4 milliards d’euros en 2013. Les Organismes de Placements Collectifs sont également dans le rouge à -5,2 milliards d’euros. L’assurance-vie et l’épargne retraite sont en revanche en forte hausse passant de + 38,3 à 50,2 milliards d’euros.

 

la revalorisation des retraites du 1er octobre 2015 en question

Depuis le 1er avril 2013, les pensions du régime général n’ont pas été réévaluées par application du gel décidé en 2014. Le prochain rendez-vous est fixé le 1er octobre prochain. Le Gouvernement serait incité à ne pas augmenter les pensions arguant du fait que le taux d’inflation est nul. Par ailleurs, il travaillerait sur une refonte des clauses d’actualisation des prestations sociales dont les retraites…

 

 

Les PME tardent à revenir sur le marché des crédits

Au premier trimestre 2015, selon la Banque de France, la demande de nouveaux crédits de la part des PME est globalement stable par rapport au trimestre précédent. Elle diminue en revanche  pour les TPE.

La Banque de France souligne que  80 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 70 % au premier trimestre 2014) . Ce taux est stable par rapport au trimestre précédent.

L’accès au crédit d’investissement s’améliore légèrement à un an d’intervalle : 94 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités, après 92 % au premier trimestre  2014.

L’endettement progresse !!!

Avec la baisse des taux et les premiers signes de reprise, l’endettement des acteurs économiques s’accroit. C’est vrai pour les entreprises et pour les ménages.

 

 

 

Encours de dette par secteur

  Encours en milliards d’euros, valeur nominale, CVS
  déc.-13 mars-14 juin-14 sept.-14 déc.-14
Agents non financiers privés 2 501,8 2 520,0 2 552,1 2 576,6 2 603,8
Ménages 1 159,4 1 164,0 1 170,2 1 174,7 1 179,8
Sociétés non financières 1 342,3 1 355,9 1 381,8 1 401,9 1 424,0
Administrations publiques : dette Maastricht (non CVS) 1 953,4 1 998,9 2 027,6 2 035,4 2 037,8

 

L’augmentation de l’endettement est plus marquée pour les SNF (1424,0 Mds d’euros à fin décembre 2014, après 1401,9 Mds à fin septembre) que pour les ménages (1179,8 Mds, après 1174,7 Mds).

L’endettement des administrations publiques est quasi inchangé par rapport au trimestre précédent.

 

Taux d’endettement par secteur (en valeur nominale, en % du PIB)
Sociétés non financières (CVS) Administrations publiques (non CVS)

(Dette de Maastricht)

(Cliquez ici pour voir l’image seule)

Sociétés non financières (CVS)déc-04déc-05déc-06déc-07déc-08déc-09déc-10déc-11déc-12déc-13déc-14455055606570455055606570
(Cliquez ici pour voir l’image seule)

Administrations publiques (Dette de Maastricht, non CVS)déc-04déc-05déc-06déc-07déc-08déc-09déc-10déc-11déc-12déc-13déc-1460657075808590951006065707580859095100
Taux d’endettement

  Taux d’endettement CVS, en %
  déc.-13 mars-14 juin-14 sept.-14 déc.-14
Ménages          
   en % du PIB 54,8 54,8 55,0 55,0 55,1
   en % du revenu disponible brut 84,5 84,6 84,8 84,7 84,7
Sociétés non financières          
   en % du PIB 63,5 63,9 65,0 65,7 66,5
   en % de la valeur ajoutée 125,5 126,5 129,1 130,8 132,6
Administrations publiques : dette Maastricht (non CVS)        
   en % du PIB 92,3 94,0 95,2 95,2 95,0

Simulateur de calcul de l’SF (version Bercy)

Vous souhaitez connaître le montant de l’ISF à acquitter en 2015. Le Ministère met à votre disposition un simulateur simple d’usage.

A vous de jouer avant de souffrir…

Accéder au simulateur 

Prix des logements, cela continue de baisser en France !!!!

L’institut statistique européen, Eurostat, vient de publier l’évolution des prix des logements au dernier trimestre 2014.

L’indice des prix a augmenté de 1,1% dans la zone euro et de 2,6% dans l’UE 3 au quatrième trimestre 2014 par rapport au même trimestre de l’année précédente. Néanmoins, par rapport au 3ème trimestre, une baisse de 0,1 % est constatée au sein de la zone euro et une parfaite stabilité pour l’Union européenne.

Parmi les États membres, les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements au quatrième trimestre 2014 ont été enregistrées en Irlande (+16,3%), à Malte (+11,0%), en Suède (+10,4%), en Estonie (+10,1%) ainsi qu’au Royaume-Uni (+10,0%), et les baisses les plus marquées en Slovénie (-4,4%), à Chypre (-3,3%), en Lettonie (-3,2%) et en Italie (-2,9%). Les plus fortes hausses trimestrielles ont été observées à Malte (+4,6%), en Irlande (+3,8%), en Slovaquie (+2,1%) ainsi qu’au Luxembourg (+2,0%), et les baisses les plus marquées en Lettonie (-10,2%), en Lituanie (-4,3%) et à Chypre (-3,0%).

Sur un an, les prix reculent de 2 % en France. Pour le dernier trimestre, la chute est de 1,8 %. La baisse des prix tend à s’amplifier en France.

Lire la note d’Eurostat

Taux d’épargne en hausse au sein de la zone euro

L’amélioration du pouvoir d’achat générée par la baisse des cours du pétrole induit en début de reprise une hausse du taux d’épargne. Ce phénomène est traditionnel et s’est vérifié  à la fin de l’année de 2014.

Selon Eurostat, le taux d’épargne des ménages , corrigé des variations saisonnières est passé de 12,8 à 13  % du revenu disponible brut du 3ème au 4ème trimestre 2014

En revanche, les ménages sont assez sages au niveau de l’investissement dont le taux , corrigé des variations saisonnières est resté à 8,2% stable par rapport au trimestre précédent.

lire le communiqué d’Eurostat

Le FMI croit en la croissance européenne mais demande des réformes

Le FMI vient de rendre public ses prévisions du printemps. L’organisation n’a pas révisé le taux de croissance de l’économie mondiale mais en revanche, elle a modifié ses prévisions au niveau des Etats en prenant acte de la reprise des pays avancés et du ralentissement plus marqué que prévu de certains pays émergents dont la Chine. Le taux de croissance de l’économie mondiale devrait donc être de 3,5 % en 2015 et de 3,8 % en 2016.

L’économiste du FMI, Olivier Blanchard, a souligné  que « plusieurs forces complexes déterminent les perspectives de l’économie mondiale». «Les séquelles de la crise financière et de la crise dans la zone euro, à savoir des banques fragiles et un endettement élevé des secteurs publics, des entreprises et des ménages, continuent de peser sur les dépenses et la croissance dans certains pays. Et la faiblesse de la croissance ralentit le désendettement». Il a également souligné que l’économie mondiale devait faire face à une combinaison dangereuse avec le  vieillissement de la population,  la baisse de l’investissement et  la croissance languissante de la productivité. Il en résulte une  baisse sensible de la croissance potentielle dans les pays avancés et les pays émergents. «Une détérioration des perspectives de croissance entraîne à son tour une diminution des dépenses et un ralentissement de la croissance aujourd’hui», note-t-il.

En 2015, le FMI  a confirmé que la croissance mondiale sera portée au niveau des  pays avancés par la baisse des cours du pétrole. La  croissance devrait passer de 1,8 % l’an dernier à 2,4 %.

Aux États-Unis, la croissance devrait dépasser 3 % en 2015–16. La demande intérieure devrait profiter de la baisse des prix du pétrole, d’un ajustement budgétaire plus modéré et du soutien persistant d’une politique monétaire accommodante, en dépit de la hausse progressive attendue des taux d’intérêt et de l’impact de l’appréciation du dollar sur les exportations.

Après un deuxième et un troisième trimestres médiocres en 2014, la croissance dans la zone euro devrait progresser avec la baisse des prix du pétrole, le faible niveau des taux d’intérêt et l’affaiblissement de l’euro.

Au Japon, après une année 2014 décevante, la croissance devrait aussi se relever en raison de  l’affaiblissement du yen et de la baisse des prix du pétrole.

Les prévisions de croissance pour la plupart des pays émergents et des pays en développement se dégradent légèrement. La croissance devrait ralentir de 4,6 % en 2014 à 4,3 % en 2015, à cause de divers facteurs.

• La baisse des prix du pétrole ralentira nettement la croissance des pays exportateurs de pétrole, en particulier ceux qui font déjà face à une situation de départ difficile, par exemple les tensions géopolitiques dans le cas de la Russie.

• Comme les autorités chinoises devraient se soucier de réduire la vulnérabilité liée à la récente croissance rapide du crédit et de l’investissement, il est probable que l’investissement continuera de ralentir, en particulier dans l’immobilier.

• L’Amérique latine devrait enregistrer une baisse de sa croissance en raison de la diminution  des prix des produits de base. Les perspectives du Brésil souffrent d’une sécheresse, du durcissement de la politique macroéconomique et du manque de confiance du secteur privé.

Contrairement aux pays avancés, beaucoup de pays émergents et de pays en développement importateurs de pétrole ne répercutent pas directement la baisse des prix du pétrole sur les consommateurs, ce qui devrait atténuer l’impulsion donnée à la croissance. Les gains tirés de la baisse des prix du pétrole devraient plutôt revenir aux pouvoirs publics (par exemple, sous la forme d’économies en raison de la baisse des subventions énergétiques) et pourraient donc être utilisés pour consolider les finances publiques.

Cependant, la croissance dans le groupe des pays à faible revenu est restée élevée. Elle ne devrait ralentir que légèrement à 5½ % en 2015, contre 6 % en 2014, avant de rebondir en 2016, en partie grâce à l’augmentation de la demande extérieure en provenance des pays avancés qui sont des partenaires commerciaux.

S la baisse des prix du pétrole pourrait stimuler la croissance mondiale davantage que prévu, plusieurs facteurs pourraient avoir un impact négatif.

• Une nouvelle forte appréciation du dollar pourrait provoquer des tensions financières ailleurs, en particulier dans les pays émergents.

• Les variations perturbatrices des prix des actifs restent un sujet de préoccupation sur fond du bas niveau des primes d’échéance et des primes de risque sur les marchés obligataires. À mesure qu’évolue l’environnement de cette configuration des prix des actifs (à savoir des politiques monétaires très accommodantes et des écarts de production considérable dans les pays avancés), des surprises et de vives réactions des marchés sont possibles.

• Les tensions géopolitiques, liées aux événements en cours en Ukraine, au Moyen-Orient et en Afrique de l’Ouest, pourraient avoir des effets de contagion à l’échelle régionale et mondiale.

• La stagnation et la faible inflation dans les pays avancés pourraient freiner la reprise en dépit de la récente révision à la hausse des prévisions de croissance à court terme pour certains de ces pays.

Le FMI prend parti pour le maintien de politique monétaire accommodante pour soutenir l’activité au sein des pays avancés. Il demande la mise en oeuvre de plan d’investissement dans les infrastructures  dans certains pays. Il réclame l’application de réformes structurelles pour s’attaquer aux faiblesses mises à jour par la crise, générer de l’investissement et accroître la production potentielle. Il indique que le Japon et la zone euro devraient mener des  réformes visant à renforcer la participation au marché du travail  et le niveau global de l’emploi, étant donné le vieillissement des populations. Des mesures devraient être également prises pour lutter contre le surendettement privé.

Le FMI réclame également la mise en oeuvre de réformes stucturelles au sein des pays émergents et des pays en développement afin qu’ils puissent  accroître leur productivité en assouplissant les restrictions au commerce et à l’investissement, en éliminant les goulets d’étranglement dans les infrastructures (Afrique du Sud, Inde) et en améliorant le climat des affaires (Indonésie, Russie). Dans d’autres pays (Afrique du Sud, Brésil et Inde), des réformes de l’éducation, ainsi que des marchés du travail et de produits, peuvent contribuer à accroître la participation au marché du travail et la productivité. Enfin, la baisse des prix du pétrole peut offrir une occasion de réduire les subventions énergétiques et de les remplacer par des programmes mieux ciblés, ainsi que de réformer la fiscalité dans le secteur de l’énergie (y compris dans les pays avancés).

C:\Users\GBhatt\AppData\Local\Microsoft\Windows\Temporary Internet Files\Content.Outlook\WZ143NOL\weo_tbl_0415 (5).jpg

L’inflation, rebond mais toujours en territoire négatif

Selon l’INSEE, au mois de  mars 2015, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,7 %, comme en février. Sur un an, les prix à la consommation restent en territoire négatif. Les prix sur un an baissent de 0,1 % après -0,3 % en février et -0,4 % en janvier.

Comme en février 2015, la hausse sur le mois des prix à la consommation s’explique par la progression des produits manufacturés après les soldes d’hiver et celui, saisonnier, des tarifs de certains services pendant la période des vacances scolaires. Les produits pétroliers et les produits alimentaires frais contribuent également de nouveau à la hausse des prix du fait de la stabilisation des cours.

 

Toujours selon l’INSEE, au mois de mars, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) augmente de  de 0,1 % (après +0,2 % en février). Sur un an, il est en hausse de 0,2 %. Les indices d’inflation sous-jacente excluent les tarifs publics et les produits à prix volatils, et sont corrigés des mesures fiscales et des variations saisonnières. Base 100 en 1998, ils sont calculés pour l’ensemble des ménages et pour la France métropolitaine

 

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Progression des Unités de Compte

Selon l’ACPR, la part des contrats en unités de compte dans la collecte nette cumulée par les 12 principaux organismes s’établit, pour l’ensemble de l’année 2014, à 33% (3 milliards d’euros sur les supports rachetables en UC). Ceci représente une forte augmentation par rapport à l’année 2013 où elle n’était que de 17%. En moyenne, les flux cumulés sur l’ensemble des supports rachetables s’élèvent à 0,7 milliard d’euros mensuels sur l’année 2014. La collecte nette a été négative au mois de décembre, sur chacun des deux supports, mais cette décollecte est sans commune mesure avec celle observée durant le même mois en 2011.

Durant le dernier trimestre de l’année 2014, la part des contrats en UC dans la collecte brute atteint un niveau particulièrement élevé, s’établissant à 19%. Leur proportion dans la collecte nette est de 23% au même trimestre, alors qu’ils ne représentent que 17% des encours au 31 décembre 2014 (16% au 31 décembre 2013). L’évolution mensuelle des parts des UC dans les primes suit la même progression que les marchés boursiers, pouvant expliquer la tendance haussière de la collecte brute des supports rachetables en UC, qui dépasse ponctuellement les 20% durant les mois de juillet et d’octobre 2014

L’AMF met en garde les épargnants vis-à-vis des sites de trading alternatif

L’Autorité des Marchés Financiers avait il y a quelques semaines souligné les danders des sites offrant aux épargnants de spéculer sur le FOREX, le marché des monnaies. Dans le prolongement de sa mise en garde, l’AMF a fait des visites mystère menée sur les sites de Forex et d’options binaires.

29 sites sélectionnés, parmi les plus visibles pour les internautes français, proposant de trader sur le Forex et/ou via des options binaires

Le test a permis d’évaluer par conséquent les différentes phases de la relation entre l’internaute et lesdits sites : l’information préalable demandée au client, notamment sur son identité, la présentation des risques encourus, la création de compte, la « formation » au trading et les opérations, ainsi que le retrait des fonds déposés pour le test.

L’AMF a constaté de nombreux cas de non-respect de la règlementation de la part des prestataires qu’en termes d’incitations à investir, voire de pression exercée sur un client qui reste sous-informé en matière de risques :

  • Dans 5 cas sur 9, aucun justificatif d’identité n’a été demandé. Pour 3 d’entre eux, il a même été possible de trader pendant 10 jours sans que l’identité du client n’ait été vérifiée.
  • Très peu de questions sont posées par le site en phase de découverte du profil client. En outre, alors que le visiteur mystère s’est toujours présenté comme un néophyte sans aucune connaissance ni expérience, aucune action dissuasive n’a été mise en œuvre.
  • Les « formations » proposées au client sont souvent des leurres, où la complexité des instruments financiers proposés est masquée. Parmi les phrases entendues lors de ces « formations » : « C’est très facile à comprendre et à manier ». « Un taux de réussite de 100% n’existe pas, mais vous pouvez partir sur 3 trades gagnants sur 5 ».
  • Le discours commercial pour inciter à trader est en revanche redoutable, assorti de promesses de bonus et autres privilèges. Plus généralement en phase active de trade, les garde-fous sont rares, voire inexistants : pas de confirmation d’ordre sur certaines plateformes, et des indicateurs difficiles à comprendre (par exemple, les gains affichés peuvent inclure les montants investis). Les relances des commerciaux et autres « coaches » sont parfois insistantes : « Pour ne pas perdre votre temps et mon temps, investissez vite », « Si vous avez la possibilité d’augmenter le capital dans la journée, ce serait bien ».
  • Enfin, les obstacles à la récupération des sommes non perdues sont nombreux : d’une part la marche à suivre indiquée sur les sites est souvent floue, et d’autre part, le retrait des fonds est conditionné à des critères minimaux (un montant de transactions à atteindre ou une durée d’activité par exemple). En outre, de nombreux sites déconseillent le retrait des fonds et incitent à une nouvelle mise ou à communiquer les numéros de carte bancaire.

Plusieurs semaines après ses demandes, le visiteur mystère n’a obtenu la récupération de ses fonds qu’auprès de 2 sites sur 9 uniquement.

L’AMF a après ses visites mystères obtenu du juge du Tribunal de Grande Instance de Paris le blocage de plusieurs sites opérant sans agrément, va poursuivre ses demandes . L’AMF propose qu’une disposition législative donne au régulateur la capacité juridique d’interdire la publicité sur les produits extrêmement risqués. Au vu des risques encourus,  l’AMF rappelle que les trading sur le Forex et les options binaires sont à fuir lorsque l’on est un investisseur particulier.

Les entreprises se remettent à s’endetter

Avec les taux bas et avec les espoirs d’une future reprise, les entreprises recourent plus fortement à l’emprunt. Ainsi selon la Banque de France, l’endettement des sociétés non financières a fortement progressé de 5,1 % en rythme annuel en février après une hausse de 4,6 % en janvier.

Le taux de croissance annuel de l’endettement bancaire s’établit à 2,9 % (après 2,6 % en janvier), et celui de l’endettement de marché remonte à 8,9 % (après 8,0 % en janvier). Au total, l’endettement des sociétés non financières augmente de plus de 66 milliards sur un an.

Financement des sociétés non financières
(Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %)
Encours   Flux annuel net   Taux de croissance annuel     Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
  Fév.-15 Fév.-15   Jan.-15 Fév.-15   Jan.-15 Fév.-15
Financement des SNF 1 383,6 66,1   4,6 5,1   1,72 1,63
– dont crédits bancaires 846,5 23,4   2,6 2,9   2,06 2,01
– dont financement de marché 537,1 42,7   8,0 8,9   1,18 1,04
en euros 409,1 37,3   8,3 1 0,0      
en devises 128,0 5,4   7,3 5,4      
Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) Coût moyen du financement (en %)
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Financement de marchéCrédits bancairesFinancement des SNFfév-13mai-13aout-13nov-13fév-14mai-14aout-14nov-14fév-15-101234567891011121314-101234567891011121314
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Financement de marchéCrédits bancairesfév-13mai-13aout-13nov-13fév-14mai-14aout-14nov-14fév-1512341234
Source et calculs : Direction Générale des Statistiques

 

Le Mensuel du Cercle du mois d’avril : toute l’actualité de l’épargne, de la retraite et de la prévoyance

SOMMAIRE DU MENSUEL DU MOIS D’AVRIL

Trois questions à 

  • Jean-Pierre Thomas

 Côté Epargne

  •  Faudra-t-il bientôt payer son banquier ?
  • Epargnez pratique : « le vin, un placement à consommer avec modération ? »

 Côté Retraite

  •  Bienvenue chez les Suédois
  • La retraite anticipée, un succès qui ne se dément pas
  • Retraite, l’enfer n’est jamais sûr
  • Le Portugal, le havre des retraités
  • Quand le Grec dépasse l’Allemand…

 Dossier du mois

  •  20 ans de consommation et d’épargne des hauts et quelques bas par Philippe Crevel

 Les chiffres du Cercle

  •  Le tableau de bord des produits d’épargne
  • Le tableau de bord des marchés financiers
  • Le tableau de bord de la retraite
  • Le tableau de bord du crédit

Lire en pdf le mensuel du mois d’avril 

Bilan démographique 2013

L’INSEE vient de mettre en ligne les données démographiques de l’année 2013.

Avec 2,7 enfants par femme en moyenne, la génération des femmes nées en 1928 a été la plus féconde du XXe siècle. Depuis, ce nombre moyen d’enfants a diminué avant de se stabiliser autour de 2,1 enfants par femme pour les générations 1947 à 1963. En parallèle, l’âge auquel elles ont eu leurs enfants a crû : de 26,1 ans pour la génération de 1947 à 28,3 ans pour la génération de 1963

Lire le dossier 

L’ordonnance sur Solvency II est publiée au JO

Depuis des années, la directive relatives aux règles prudentielles du secteur de l’assurance est en cours de négociation. Maintes fois annonée, maintes fois reportée, la directive Solvency II est au Journal Officiel du 3 avril 2015. Le Gouvernement a en effet publié l’ordonnance transcrivant en droit interne la directive.

La directive Solvabilité II, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2016, instaure un nouveau cadre réglementaire pour les activités d’assurance et de réassurance. Cette directive, qui est le résultat de longues négociations, incorpore notamment les révisions intervenues début 2014, afin de moins pénaliser les activités et les investissements de long terme des assureurs.

Le nouveau cadre issu de « Solvabilité II » concerne l’ensemble des différentes familles d’organismes d’assurance et de réassurance, à but lucratif comme non-lucratif, tout en prévoyant une exemption pour les organismes de petite taille, qui continueront à se voir appliquer le régime actuel.

Le régime « Solvabilité II » se caractérise par une approche fondée sur trois piliers : le premier concerne les exigences prudentielles, notamment le niveau de capital requis, fondées sur les risques pesant réellement sur les organismes d’assurance ; le deuxième prévoit une modernisation et un renforcement des exigences relatives à la gouvernance et à la gestion des risques des organismes d’assurance, en contrepartie d’une liberté d’investissement ; le troisième accroît la transparence des informations financières accessibles au public et à l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution.

 

Lire le rapport sur l’ordonnance 

Lire l’ordonnance 

 

 

Conjoncture : une reprise mais pas assez forte pour endiguer le chômage

L’INSEE a publié sa note de conjoncture du mois de mars. L’institut confirme l’amélioration de la croissance. Le PIB devrait progresser 0,4 % au premier trimestre et de 0,3 % au deuxième. Sur l’ensemble de l’année, elle pourrait atteindre 1,1 %  dans le courant de l’année 2015. La croissance pourrait ainsi être au plus haut depuis 2011. Néanmoins, la croissance ne sera pas suffisante pour endiguer le chômage. Le taux de chômage devrait atteindre 10,6 % en milieu d’année. Le point noir reste la stagnation de l’investissement des entreprises. En revanche, la consommation des ménages devrait porter la croissance.

Lire la note de l’INSEE

L’assurance-vie taxée ou pas taxée ?

L’assurance-vie sera-t-elle concernée par la taxe sur les transactions financières dite taxe Tobin ? Directement non mais indirectement possible. En effet, le Ministre des Finances, Michel sapin, a indiqué que l’assurance-vie y échapperait mais que les placements des assureurs pourraient toutefois concernés. Aux journalistes de l’Argus de l’Assurance, le Ministre a indiqué que «derrière l’assurance vie, il peut y avoir des éléments de transactions financières» et «ce n’est pas le contrat d’assurance en tant que tel qui est visé mais les transactions financières qui sont la conséquence des placements des assureurs vie.» De ce ce fait, selon l’adage ce n’est pas en taxant la vache que la vache paie la taxe, il est fort probable que les assurés soient affectés par cette taxe sur les transactions financières.

La question de l’élargissement de la taxe sur les transactions financières fait suite  à l’engagement de campagne de François Hollande. Il avait plaidé pour une assiette «la plus large possible». Il avait déclaré sur le sujet qu’il valait  «mieux  prendre tous les produits de la finance avec un taux faible pour qu’il n’y ait pas de désorganisation des marchés.»

Dans le cadre des négociations européennes en cours et dans la perspective de Paris Climat 2015 («COP21»), François Hollande souhaite mobiliser le produit de la future taxe «applicable au plus tard en 2017» à la lutte contre le réchauffement climatique. Cette taxe financerait le fonds vert climat qui a comme objectif 100 Md$ fixés annuellement à horizon 2020.

Les hausses du 1er avril

Pour les augmentations et les baisses de tarif, il y a le 1er janvier et le 1er avril ainsi que le 1er octobre… C’est le début du deuxième trimestre et cela conduit à l’entrée en vigueur de plusieurs mesures tarifaires.
Prix du gaz :  Une augmentation d’un peu moins de 1% à prévoir pour les tarifs réglementés du gaz est prévu. Cette hausse concerne environ 7 millions de Français mais elle doit être relativisée.Le prix du gaz a néanmoins baissé de 7,3% depuis le 1er janvier 2014.
 Prix de l’essence : La taxe carbone augmente  de 2,4 centimes par litre pour le diesel et de 2 centimes par litre pour l’essence. Ce surcoût représente environ 1 euro pour un plein d’essence et 1,20 pour la même quantité de diesel.
Alimentation : Les lieux d’élevage et d’abattage de la viande de porc, de mouton et de volaille devra apparaître sur les emballages et les étiquettes la contenant qu’elle soit fraiche ou surgelée.
Allocations familiales : Les parents isolés benéficient d’une revalorisation de leur prestations qui passeent de 95,52 à 99,75 euros par mois. Environ 740.000 enfants sont concernés.
Pour les foyers abritant au moins trois enfants et dont les ressources ne dépassent pas 23 000 euros par an, le complément familial passe à 202,05 euros par mois. 400 000 familles  sont concernées par cette réévaluation.
Assurance-Vieillesse : pas de changement cette année. Les retraites complémentaires AGIRC – ARRCO sont gelés. Le prochain rendez-vous est fixé le 1er octobre prochain pour la revalorisation des retraites de base.
Super bonus pour les véhicules propres : un acheteur optant pour un véhicule électrique neuf en remplacement d’une voiture roulant au diesel de plus de 13 ans pourra compter sur un « super bonus » de 10 000 euros au lieu de 6.300 euros actuellement (et de 6 500 euros au lieu de 4 000 euros pour les voitures hybrides).
A ce dispositif s’ajoute une petite prime à la casse. Une aide de 500 euros sera versée aux ménages non imposables si ceux-ci remplace un véhicule diesel de plus de 13 ans par un véhicule neuf ou d’occasion émettant moins de 110 g de CO2 par kilomètre.

Impôt sur le revenu : le calendrier des déclarations

Dès le 15 avril, il sera possible d’éffectuer sa déclaration en ligne. Pour la vesrion papier, il faudra l’adresser avant le 19 mai aux services des impôts.  Pour la télédéclaration par internet,  un délai supplémentaire est prévu. Plus de 13 millions de contribuables ont déclaré en ligne en 2014, soit près de 36% des foyers fiscaux.

Les dates limites de déclaration en ligne varient en fonction du département de résidence du contribuable et sont réparties sur trois zones :

Vous résidez dans le département numéroté :  La date limite de déclaration en ligne est fixée au :
du 01 au 19 (zone 1)  mardi 26 mai à minuit
du 20 au 49 (zone 2)  mardi 2 juin à minuit
 du 50 au 974/976 et non-résidents (zone 3) mardi 9 juin à minuit

Suivez le cercle

recevez notre newsletter

le cercle en réseau

contact@cercledelepargne.com