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Le gel des pensions se poursuit

Les retraites comme depuis 2013 n’ont pas été revalorisées au 1er octobre 2015. La faible inflation et le plan d’économie de 50 milliards d’euros sont passés par là. Prochain rendez-vous 1er janvier 2016. la proximité des élections devraient délier les cordons de la bourse…..

 

Le livret A impose le tempo en matière de rémunération des livrets à court terme

La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires baisse à nouveau en août (0,39 %, après 0,46 % en juillet) du fait de la baisse des taux des livrets réglementés (0,80 % après 1,05 %) et des livrets ordinaires (0,60 %, après 0,72 %). Cette baisse s’explique par la baisse du taux du Livret A. Les banques ont décidé de suivre le mouvement et de réduire ainsi le coût de leurs livrets sachant qu’au regard des taux monétaires, le taux de 0,6 % peut apparaître encore élevé.

Lire le document de la Banque de France

L’INSEE parie sur 1,1 % de croissance en 2015

Dans sa note de conjoncture, l’INSEE reste optimiste tout en admettant que la croissance de l’économie française s’effectue en à-coups

Selon l’organisme statistique français, la croissance atteindrait +1,1 % en moyenne en 2015 contre 0,2 % en 2014. Pour le second semestre 2015 la croissance évoluerait au même rythme qu’au cours du premier. Le taux pourrait être de +0,2 % au troisième trimestre puis +0,4 % au quatrième trimestre. Comme l’an dernier, le PIB augmenterait donc moins en France qu‘en moyenne dans la zone euro (+1,6 % après +0,9 %). Le point noir reste toujours l’investissement surtout dans le secteur de la construction. L’INSEE table sur des créations d’emploi dans le secteur marchand avec à la clef une stabilisation du chômage d’ici la fin de l’année. Le taux de chômage se stabiliserait à 10,3 %.

25 000 créations de postes sont attendues au deuxième semestre. Au total, il y aurait 41 000 créations de postes en 2015 contre – 63 000 en 2014.

Comme en 2014, l’emploi dans le secteur non marchand serait en hausse  nettement (+55 000), en grande partie du fait des contrats aidés (+35 000). Au total, l’emploi progresserait de 116 000 postes en 2015 (après +24 000 en 2014).

L’inflation à fin décembre ne devrait pas dépasser 0,3 % mais l’inflation sous-jacente est en augmentation du fait de la dépréciation de l’euro qui renchérit le coût des importations. L’inflation sous-jacente serait de 0,7 % en fin d’année.

Pour l’INSEE, le pouvoir d’achat et la consommation retrouvent du dynamisme en 2015, au plus haut depuis 2007. Les salaires nominaux augmenteraient en 2015 sur le même rythme qu‘en 2014 (+1,6 %). En 2015, le pouvoir d‘achat du revenu des ménages augmenterait de +1,7 % après +1,1 % en 2014 et –0,1 % en 2013. C’est la  plus forte hausse depuis 2007.

Après la forte hausse du premier trimestre (+0,9 %), la consommation des ménages a stagné au deuxième trimestre.. Portée par les gains de pouvoir d’achat, elle devrait augmenter de 0,4 % par trimestre. Sur l’ensemble de l’année, la consommation des ménages progresserait de 1,6 % après 0,6 % en 2014. Le taux d‘épargne devrait rester stable autour de 15,2 %.

La construction de logement continuerait de peser sur la croissance mais l’investissement des entreprises pourrait enfin être enfin en hausse.

Les ventes de logements neufs augmentent depuis la fin de l’année 2014, tout comme le nombre de permis de construire, qui a touché un point bas début 2015, se redresse depuis lors, notamment pour les logements individuels. Néanmoins compte tenu des délais de production dans le secteur, l’investissement des ménages devrait encore reculer au second semestre mais la baisse s‘atténuerait (–1,0 % puis –0,6 %, après –1,5 % au deuxième trimestre).

Le taux de marge s‘est nettement amélioré en début d’année grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et à la baisse du cours du pétrole et enfin, les conditions de financement externes se sont encore assouplies.

Ainsi, après une légère hausse au deuxième trimestre (+0,3 %), l’investissement des entreprises accélèrerait modérément au second semestre (+0,5 % puis +0,6 %). Sur un an, il augmenterait de 2,1 % fin 2015, contre +0,3 % fin 2014.

 

Le projet de loi de finances 2016 est arrivé dans les bacs

Le Gouvernement a présenté, le 30 septembre, en Conseil des Ministre le projet de loi de finances pour 2016. Pas de révolution si ce n’est la confirmation de quelques promesses faites durant l’été en particulier en ce qui concerne l’impôt sur le revenu.

Le projet de loi de finances pour 2016 ne déroge pas aux précédents et se solde par un déficit qui s’élève à 72 milliards d’euros. Depuis le dernier excédent budgétaire, la France a accumulé 41 budgets successifs en déficit. La France est et restera un des plus mauvais élèves de la zone euro. Il y a une incapacité structurelle de la France à rétablir ses comptes publics. Depuis plus de 40 ans, nous vivons en déficit que la conjoncture soit bonne ou mauvaise. Le dernier excédent date de 1974.

Les hypothèses économiques

Le Gouvernement a retenu des hypothèses modérément optimistes. Le taux de croissance prévu pour 2016 est de 1,5 % ce qui le place dans le haut de la fourchette des prévisions des différents instituts économiques.

Par ailleurs, le Gouvernement retient pour 2016 un taux d’inflation de 1 % contre 0,1 % en 2015.

La consommation devrait, selon Bercy, progresser un peu moins vite en 2016 que cette année, 1,7 % contre 1,8 %. En revanche, une nette reprise de l’investissement est attendue par les pouvoirs publics avec une hausse de 4,9 %. Ils prévoient une moindre croissance des exportations et des importations.

Les grandes données budgétaires

Le déficit budgétaire serait ramené de 3,8 à 3,3 % du PIB ce qui constitue une marche importante à franchir. En Effet, ces dernières années, les réductions d’une année  sur l’autre ont porté de 0,1 à 0,3 points.

Evolution du déficit

  • 2013 : 4,2 % du PIB
  • 2014 : 3,9 % % du PIB
  • 2015 : 3,8 % du PIB
  • 2016 : 3,3 % du PIB

Les dépenses publiques seraient en baisse passant de 55,8 à 55,1 % du PIB quand les prélèvements obligatoires reculeraient de 44,6 à 44,5 % du PIB.

Le Gouvernement prévoit une dette publique en légère augmentation passant de 96,3 à 96,6 % du PIB de 2015 à 2016 mais selon l’INSEE, elle a déjà dépassé 97,2 % du PIB au 30 juin 2015.

Les dépenses nettes du budget de l’Etat s’élèveront, en 2016, à 374,8 milliards d’euros contre 367,6 milliards d’euros dans la loi de finances pour 2015. Les recettes seraient de 301,7 milliards d’euros. Le solde budgétaire serait dans ces conditions de 72 milliards d’euros contre 73 milliards d’euros en 2015.

L’impôt sur le revenu devrait rapporter 72,3 milliards d’euros, l’impôt sur les sociétés 32,9 milliards d’euros et la taxe sur la valeur ajoutée 144,7 milliards d’euros. La taxe sur les produits énergétiques devrait rapporter 15,6 milliards d’euros.

Le Gouvernement bénéficie à plein de la baisse des taux d’intérêt qui permet de maintenir le service de la dette à 44,5 milliards d’euros soit le même montant qu’en 2015.

Les dépenses de pension de l’Etat restent stables à 46,1 milliards d’euros.

Plusieurs missions de l’Etat enregistrent des baisses de crédits : l’agriculture, l’aide publique au développement, les anciens combattants, l’écologie, l’égalité des territoires et le logement, la recherche et l’enseignement supérieur et le travail. Les missions suivantes bénéficient en revanche d’une augmentation de leurs crédits : la défense, la culture, l’enseignement secondaire, la sécurité.

Le nombre d’emplois d’Etat augmentera de 8 304 en 2016 contre une baisse de 1 177 en 2015. L’éducation nationale, la défense et la justice bénéficient de la création de nouveaux postes de fonctionnaires.

Le projet de loi comprend de nombreuses mesures déjà annoncées dont l’allègement de l’impôt sur le revenu de 2 milliards d’euros.

L’allègement de l’impôt sur le revenu passe par la revalorisation de la décote. Sa limite d’application (exprimée en impôt avant décote) est portée de 1 135 € à 1 553 € pour les célibataires et de 1 870 € à 2 560 € pour les couples. Le gain moyen par foyer est évalué par Bercy à 252 €.

Le Gouvernement a prévu d’actualiser le barème de l’impôt de 0,1 % soit le taux d’inflation prévu pour 2015.

Le Gouvernement entend également généraliser la déclaration en ligne et instituer la retenue à la source pour l’impôt sur le revenu qui interviendrait en 2018.

Le projet de loi de finances intègre plusieurs mesures en faveur des PME qui avaient été annoncées dans le cadre du pacte de responsabilité en 2014

La consommation toujours en mode cahin-caha

Selon l’INSEE, les dépenses de consommation des ménages en biens ont augmenté de 0,3 % en juillet après une hausse de 0,4 % en juin. en août, elles sont, revanche restées stables. En juillet, la consommation est tirée par les dépenses d’énergie (+1,5 %), d’habillement (+2,0 %) et d’équipement du logement (+2,1 %) ; cependant les achats d’automobiles reculent (–1,3 %). En août, les évolutions de plus faible ampleur pour la plupart des biens se compensent. La consommation mesurée sur les trois derniers mois progresse de 0,7 % par rapport aux trois mois précédents. D’août 2014 à août 2015, la hausse est de 2,2 %.

Léger mieux pour le crédit à la consommation au cours du deuxième trimestre

Selon la Banque de France, l’encours de crédit à la consommation aux ménages (particuliers et entrepreneurs individuels) poursuit sa hausse en France à un rythme annuel proche de 2% depuis octobre 2014 (+2,1% en juin 2015). Cette hausse demeure modérée mais constitue un point positif pour la bonne tenue de la consommation en France. Il faut souligner que la reprise du crédit à la consommation est inférieure dans notre à celle constatée au sein de la zone euro. Il y a une méfiance persistante chez les Français pour le crédit à la consommation qui a connu ses grandes heures dans les premières années 2000.

Le crédit à la consommation progresse également en Italie (+10,3%), en Espagne (+1,7%) et en Allemagne (+1,7%). Les taux d’intérêt des prêts amortissables français demeurent sensiblement inférieurs à ceux observés dans la zone euro (4,4% contre 6,0%). La croissance des crédits de trésorerie aux seuls particuliers (+2,6%) est tirée par tous les types de prêts, hormis les crédits renouvelables, qui continuent à se contracter.

Croissance annuelle des crédits de trésorerie aux particuliers et entrepreneurs individuels
Taux de croissance annuel en %, y compris créances titrisées pour la France, hors titrisation pour les autres pays et la zone euro
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

AllemagneItalieEspagneZone EuroFrancejuin-08juin-09juin-10juin-11juin-12juin-13juin-14juin-15-15-10-5051015
Taux d’intérêt au sens étroit des crédits renouvelables et découverts
Taux d’intérêt par type d’établissement de crédit, France, % Taux d’intérêt par pays, %
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Taux d’intérêt au sens étroit et frais moyens sur les crédits amortissables
Taux d’intérêt en % Frais moyens en %
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Mode de distribution des crédits renouvelables (hors banques en ligne et autres types d’établissement)
France, part dans l’encours total de crédit renouvelable
(Cliquez ici pour voir l’image seule)

Canal bancaire2011-Q12011-Q22011-Q32011-Q42012-Q12012-Q22012-Q32012-Q42013-Q12013-Q22013-Q32013-Q42014-Q12014-Q22014-Q32014-Q42015-Q12015-Q230%35%40%45%50%55%60%
(Cliquez ici pour voir l’image seule)

Etablissements spécialisés (crédits à la consommation)2011-Q12011-Q22011-Q32011-Q42012-Q12012-Q22012-Q32012-Q42013-Q12013-Q22013-Q32013-Q42014-Q12014-Q22014-Q32014-Q42015-Q12015-Q230%35%40%45%50%55%60%2013-Q1Etablissements spécialisés (crédits à la consommation): 53,79
Compléments

Légère décélération de la croissance des dépôts à vue en août

La Banque de France vient de communiquer le taux de croissance des dépôts à vue des agents économiques. Cette croissance se ralentit dooucement après une augmentation quasi continue entre juillet 2014 et juillet 2015. Le taux de croissance a été de 14,6 %  contre  15,9 % en juillet 2015 et  3,9 % en juillet 2014).

La croissance des dépôts à terme inférieur à 2 ans se fait moins forte (+ 4,6 %, après + 9,1 %) tandis que la décollecte des comptes sur livret (- 1,7 %, après – 1,8 %) et celle des titres d’OPC monétaires (- 3,8 %, après – 3,0 %) se poursuivent.
Au total, la hausse des placements monétaires des résidents auprès des institutions financières monétaires françaises fléchit en août (+ 4,0 %, après + 4,9 % en juillet). Après prise en compte des engagements et avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro, la composante française de l’agrégat M3 ralentit également (+ 4,8 %, après + 5,5 %).

Encours (en Mds €) (a) Taux de croissance annuel (en %) (a)
août-15 juin-15 juil-15 août-15
Dépôts à vue 721 14,4 15,9 14,6
= Ressources résidentes incluses dans M1 721 14,4 15,9 14,6
Dépôts à terme ≤ 2 ans 135 7,6 9,1 4,6
+ Comptes sur livret 612 -1,9 -1,8 -1,7
= Ressources résidentes incluses dans M2-M1 747 – 0,2 0,2 – 0,5
Titres d’OPC monétaires 252 -5,2 -3,0 -3,8
+ Pensions 23 -24,3 -22,6 -28,2
+ Titres de créance ≤ 2 ans 58 10,6 0,7 -0,7
= Ressources résidentes incluses dans M3-M2 333 – 4,3 – 4,1 – 5,5
Total des ressources résidentes incluses dans M3 1 801 4,2 4,9 4,0
+ Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro 181 -1,6 2,4 4,0
– Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro 38 -24,8 -25,2 -27,5
= Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro 1 944 4,5 5,5 4,8
(a) Données cvs.
Source : BdF

Les Français reprendraient-ils espoir ?

La confiance des ménages est à nouveau en hausse après cinq mois de stabilité. Selon l’INSEE, l’indicateur qui la synthétise augmente de 3 points et atteint 97, son plus haut niveau depuis octobre 2007. Mais il demeure cependant inférieur à sa moyenne de longue période (100).

En septembre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle, passée et future, s’améliore. Les soldes correspondants gagnent respectivement 2 et 3 points. Toutefois, ils restent en dessous de leur moyenne de longue période.

De même, les ménages sont plus nombreux qu’en août à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant gagne 4 points en septembre et continue de s’élever au-dessus de sa moyenne de long terme.

En septembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne se redresse nettement : le solde sur leur capacité d’épargne actuelle regagne 5 points et celui concernant leur capacité d’épargne future augmente de 9 points. Ces deux soldes repassent ainsi au-dessus de leur moyenne de long terme.

Après une chute en août, le solde d’opinion concernant l’opportunité d’épargner rebondit (+14 points) et retrouve son niveau du début de l’été. Cependant, il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Le PLFSS 2016 est sorti

Le Gouvernement a présenté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016.
Le déficit du régime général poursuit sa lente réduction. Il s’élèvera en 2015 à -9 milliards d’euros
et -12,8 milliards d’euros avec le Fond de Solidarité Vieillesse contre respectivement 10,5 et 13,2 milliards d’euros en 2014. En 2016, le déficit du régime général serait de 6 milliards d’euros et de 9,7 milliards d’euros avec le FSV.

L’assurance-maladie devrait être déficitaire de 6,2 milliards d’euros, la caisse nationale d’allocations familiales devrait être en perte de 800 millions d’euros quand celle des accidents du travail devrait dégager une excédent de 500 millions d’euros.

La branche vieillesse du régime général pourrait être en équilibre en 2016 ce qui serait une première depuis 2004. Le report de l’âge de la retraite à 62 ans, les hausses de cotisations et le gel des retraites ont contribué à cette amélioration. En revanche, le Fonds de Solidarité Vieillesse devrait dégager une perte de 3,7 milliards d’euros en 2016 soit un niveau équivalent à celle de 2015.

Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2016 : les retraités et la complémentaire santé au programme

Le Gouvernement a présenté jeudi 24 septembre 2015 le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2016. Ce projet comporte en autre pour les retraités un plafonnement des hausses des cotisations aux complémentaires santé avec un étalement de la hausse sur trois à cinq ans.

France Info avec Philippe Crevel au sujet du retour à l’équilibre du régime de base des retraites

Après l’annonce du retour à l’équilibre des comptes de l’assurance-vieillesse pour 2016, Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de France Info le jeudi 24 septembre 2015

Au sujet du retour à l’équilibre des comptes du régime d’assurance-vieillesse !

Depuis 2004, la branche vieillesse de la Sécurité sociale est en déficit. Elle pourrait enregistrer un léger excédent en 2016. Cette amélioration est imputable aux mesures prises ces dernières années. Le report de l’âge de départ à la retraite joue désormais à plein. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que depuis 2012, les cotisations retraite sont en hausse. Par ailleurs, les pensions du régime général sont gelées depuis 2013.

Cette amélioration risque d’être temporaire du fait de l’évolution de la démographie et tant que la croissance reste faible. Le Conseil d’Orientation des Retraite avait, au mois de juin dernier, souligné que le retour à l’équilibre de l’assurance-vieillesse en 2020 était moins que certain.

Par ailleurs, si le régime de base pourrait revenir à l’équilibre, tel n’est pas le cas des régimes complémentaires. La négociation doit se rouvrir à la mi-octobre afin de prendre des décisions qui pourraient être assez douloureuses.

Le climat des affaires stable en France

L’INSEE vient de publier son indicateur sur le  climat des affaires. Il est resté stable en septembre. L’indicateur se maintient ç un niveau correspondant à sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse de deux points dans le commerce de détail et d’un point dans l’industrie. Il perd un point dans le bâtiment, deux points dans les services et quatre points dans le commerce de gros.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Sources : Insee, enquêtes de conjoncture

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : quand la courbe est proche de +1 (resp. -1), le climat conjoncturel est favorable (resp. défavorable)

Sources : Insee, enquêtes de conjoncture

Les taux au plus bas pour les PME

Les taux des crédits destinés aux entreprises sont toujours orientés à la baisse. Cela pourrait permettre une reprise de l’investissement. Affaire à suivre

Financement des PME en France

Sale temps pour le Livret A en août

Les mois se suivent et se ressemblent. En effet, le Livret A signe un cinquième mois consécutif de décollecte au mois d’août. Elle atteint 410 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la décollecte est de  3,8 milliards d’euros pour le Livret A et de 4,06 milliards d’euros  en prenant en compte le LDD. L’encours du Livret A s’élève désormais à 259,2 milliards d’euros contre 259,6 milliards d’euros en juillet.

Cette décollecte était attendue compte tenu de la baisse du taux de rendement à 0,75 %, taux qui constitue un nouveau record historique. Il n’en demeure pas moins que le mois d’août n’est pas très représentatif du fait que de nombreux épargnants sont en vacances et qu’un certain nombre d’agences bancaires sont fermées. En règle générale, le niveau faible des mouvements sur les livrets aboutissaient à une collecte positive. Cette année, l’effet taux aura eu raison de l’effet vacances.

L’instant de vérité devrait intervenir au mois de septembre. En effet, la conjonction, rentrée scolaire, versement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu et baisse du taux du Livret A devrait se traduire par d’importants retraits peu compensés par des versements.

Même si l’impact réel est faible voire nul après prise en compte de l’inflation, les Français réagissent rapidement et fortement aux variations de taux du Livret A.

L’affaire Volkswagen et les précédents : à quoi peuvent s’attendre les actionnaires ?

Après la révélation d’une fraude technique aux tests anti-pollution, le cours de l’action Volkswagen a perdu 17 % lundi 21 septembre. Cette fraude pourrait aboutir à une amende de 18 milliards d’euros pour le seul continent américain. Les éléments immatériels comme la réputation, l’honnêteté pèsent de plus en plus lourds dans le cours des actions.

Une entreprise peut-elle se relever d’un tel scandale ?

Quelques précédents :

Le 14  janvier 1990 après la découverte de traces de Benzène dans douze bouteilles de Perrier aux Etats-Unis, l’entreprise annonce, par mesure de sécurité, le retrait de 72 millions de bouteilles du marché. L’événement prend alors de l’ampleur et Perrier détruira en tout quelque 280 millions de bouteilles dans le monde. Les résultats pour Perrier sont catastrophiques avec une baisse de 35% du nombre de bouteille écoulée dans l’année par rapport à 1989. Perrier sera racheté deux ans plus tard par Nestlé.

Affaire Kerviel  Société Générale : les 19 et 20 janvier 2008, le cours de l’action de la Société Générale perd plus de 60 % de sa valeur après la révélation qu’un trader avait engagé et perdu  plus de 4 milliards d’euros. Cette affaire a affaibli la banque mais qui a su jusqu’à maintenant conservé son indépendance et renoué avec les bénéfices. L’action n’a jamais retrouvé sa valeur d’avant mais la crise financière est passée par la. Avant Kerviel, l’action évoluait autour de 100 euros.

Affaire BNPPARIBAS : au mois de juin 2014, BNPPARIBAS écope d’une amende record de 6,45 milliards d’euros au Trésor Américain pour avoir enfreint l’embargo avec l’Iran. Les sanctions ont entraîné la chute du cours de 20 % avant même leur annonce officielle. Elles ont abouti à effacer une année de bénéfice. Un an après cette sanction, le cours de l’action BNPPARIBAS a retrouvé son niveau

Quelles conséquences financières de l’affaire des tests anti-pollution pour Volkswagen ?

 

Premier effet : l’entreprise devra  payer une amende : 18 milliards de dollars ; cela représente près de deux ans de bénéfices. C’est une sanction lourde.

Compte tenu du chiffra d’affaire, 200 milliards d’euros, cela ne devrait pas trop ralentir les programmes d’investissement.

deuxième effet : la valeur de l’action devrait être affaiblie pour plusieurs mois.

Il y a peu de risques que les actionnaires quittent le navire.

Volkswagen a plutôt un actionnariat stable :

 

  • Porsche plus de 32 % des actions
  • Investisseurs institutionnels étrangers : 25 %
  • Fonds Qatari plus de 16 %
  • Etat de Basse Saxe : 12,70 %

 

 

Troisième effet : l’impact sur les ventes :

 

Tout dépend de la communication et de l’ampleur du scandale qui pourrait concerner d’autres entreprises du secteur.

 

Il est évident que sur des marchés très concurrentiels et dans des pays où les questions de morales sont importantes (Etats-Unis), il peut y avoir un effet. L’image de marque de l’entreprise pourrait être durablement affectée d’autant plus qu’elle reposait sur les notions de rigueur, de sérieux.

Quatrième effet : la notoriété de la marque est entamée. Il faut du temps pour reconstruire.

La création d’entreprise a moins la cote

Selon l’INSEE, au mois d’août, le nombre total de créations d’entreprises a diminué de 1 % tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le nombre de créations hors micro-entrepreneurs se replie de 2 % pour la première fois depuis octobre 2014. Cependant, les immatriculations de micro-entrepreneurs se redressent légèrement (+0,5 %).

En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue de 2,0 % par rapport aux mêmes mois un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, dont –22,2 % pour les micro-entrepreneurs seuls. La construction et le commerce sont les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse.

En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois diminue (–2,4 %). Ceci est dû au déclin des immatriculations de micro-entrepreneurs  (–11,8 %). En revanche, les créations des autres types d’entreprises continuent d’augmenter, y compris les sociétés (+3,3 %).

Un peu moins d’un créateur sur deux est micro-entrepreneur En août 2015, en données brutes, 46,1 % des créations répertoriées sont des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs.

Le cumul emploi retraite se porte bien

Le Conseil d’Orientation des Retraites travaille sur la question du cumul emploi-retraite en France. Il apparaît que de plus en plus de Français continuent de travailler une fois à la retraite. Baisse du pouvoir d’achat des retraités, mais aussi appétence personnelle constituent les raisons de ce phénomène. Le durcissement du régime en 2014 ne devrait pas modifier la donne.

Quelque 350.000 retraités du régime général (+ 4,4 % en un an) cumulaient leur pension avec un revenu issu d’une activité dans ce même régime, auxquels s’ajoutaient 53.800 indépendants, affiliés au RSI commerçants (33.200, + 11 %) ou au RSI artisans (20.600, + 10,8 %).

Ce total de 405.000 ne prend pas en compte les retraités d’un régime cumulant leur pension avec les revenus d’une activité découlant d’un autre régime de retraite. L’Insee, décompte de son côté 452.000 personnes de plus de 55 ans cumulant un emploi et une pension de retraite en 2013. Ce deuxième total n’inclut toutefois pas les anciens fonctionnaires qui cumulent pensions et emplois, une donnée non disponible dans la statistique publique. La France comptant 15 millions de retraités, les cumulards sont donc très minoritaires. La Caisse nationale d’assurance-vieillesse (Cnav) évalue que seuls quelque 3 % des retraités du régime général ­travaillent.

Le décollage du cumul emploi/retraite est intimement lié à l’assouplissement des conditions en 2009. La moitié des retraités qui travaillent sont, par ailleurs, motivés par le fait que leur pension « ne suffit pas pour vivre aujourd’hui », e

Le cumul emploi-retraite ­concerne un peu plus souvent les hommes et, sans surprise, les personnes se déclarant en bonne santé. Fort logiquement, i ce sont les cadres qui sont les plus cumulards. Il y a une surreprésentation parmi les professions intermédiaires et supérieures : « Ces catégories connaissent des taux de remplacement retraite-salaire plus faibles et peuvent aussi bénéficier d’opportunités accrues de cumul », car leurs compétences sont plus recherchées, note l’Insee. Les emplois non salariés, en particulier de commerçants, professions libérales, agriculteurs ou ­artisans, sont également surreprésentés : ils regroupent 30 % des sexagénaires cumulant emploi et retraite, contre 14 % des actifs ­occupés de 50 à 59 ans.

La très grande majorité, 75 %, des retraités occupant un emploi salarié travaille à temps partiel.

Le phénomène devrait continuer de se développer : l’étude Insee de juin 2013 pointait ainsi que 19 % des 50-59 ans affirmaient envisager de travailler pendant leur retraite, dont plus de la moitié (56 %) pour des raisons financières

L’inflation du mois toujours au point bas

Après une forte baisse en juillet, de 0,4 % au mois d’août,  l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est élevé à 0,3 %. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,1 % sur un mois. Sur un an il est stable, après +0,2 % en juillet.

En août, les principales contributions à la hausse de l’IPC proviennent du rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes estivaux sur le territoire métropolitain et de l’augmentation, également saisonnière, des prix de certains services lors des congés d’été. Ces hausses sont en partie compensées par un nouveau recul des prix des produits pétroliers et par le repli, habituel en cette période de l’année, des prix des produits frais.

 

AGIRC / ARRCO, dans le rouge

A quelques semaines de la reprise des négociations entre partenaires sociaux, les comptes 2014 de l’AGIRC et de l’ARRCO soulignent bien qu’il y a un problème. Le déficit global de l’ARRCO est passé de 405 millions d’euros en 2013 à 1,124 milliard d’euros en 2014. Le solde de l’AGIRC est négatif de  2,006 milliards d’euros en 2014 contre 1,242 milliard d’euros en 2013. Sans surprise par rapport aux simulations réalisées au printemps, les réserves de l’ARRCO pourraient être épuisées en 2027 et celles de l’AGIRC en 2018.

Conscients du problème, les partenaires sociaux, gestionnaires des deux régimes, devraient se rencontrer le 16 octobre prochain pour trouver des solutions

L’endettement des entreprises progresse

Est-ce le signe d’une reprise de l’investissement, l’effet de la baisse des taux, mais il n’en demeure pas moins qu’au mois de juillet, selon la Banque de France, l’endettement des sociétés non financières augmente de 3,9 % en rythme annuel, après 3,7 % en juin. Le taux de croissance annuel du financement de marché des sociétés non financières s’établit à 4,4 % sur un an et celui des emprunts bancaires atteint 3,6 %, après respectivement 4,1 % et 3,4 % en juin. Au total, l’endettement des sociétés non financières augmente de près de 54 milliards en un an. Le coût moyen du financement par titres de dette recule en juillet, après les tensions sur l’ensemble des marchés financiers européens du mois de juin.

 

Financement des sociétés non financières
(Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %)

 

Encours Flux annuel net Taux de croissance annuel Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
juil.-15 juil.-15 juin-15 juil.-15 juin-15 juil.-15
          Financement des SNF 1 417,3 53,6 3,7 3,9 1,61 1,58
          – dont crédits bancaires 862,4 30,1 3,4 3,6 1,66 1,72
          – dont financement de marché 555,0 23,5 4,1 4,4 1,54 1,37
en euros 426,1 27,6 6,2 7,0
en devises 128,8 -3,3 -2,4 -3,3
Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) Coût moyen du financement (en %)
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Source et calculs : Direction Générale des Statistiques

L’industrie au ralenti

selon l’INSEE, au mois de juillet, la production en volume baisse de nouveau dans l’industrie manufacturière  de 1,0 % après –0,6 % en juin. Elle diminue également dans l’ensemble de l’industrie –0,8 % après 0,0 % en juin

La production manufacturière des trois derniers mois diminue de 0,7 % ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (–0,6 %). Sur un an, la production manufacturière augmente (+0,6 %).  Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,7 %).

 

Capacité d’épargne en baisse chez les ménages français au mois d’août

Selon l’INSEE, au mois d’août, la confiance des ménages est restée stable. L’indicateur qui la synthétise se situe à 93, en dessous de sa moyenne de longue période (100). Il est quasi stable à ce niveau depuis février 2015. Pas d’amélioration mais pas de dégradation, les consommateurs perçoivent bien que les incertitudes sont importantes.

En août, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle, tant passée que future, est stable. Les deux soldes correspondants demeurent nettement en dessous de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont quasiment aussi nombreux qu’en juillet à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant gagne 1 point en août et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.

L’épargne a un peu moins la cote. Au mois d’août, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (–1 point), proche de sa moyenne de long terme. En revanche, ils sont plus pessimistes sur leur capacité d’épargne future : le solde d’opinion correspondant diminue de 3 points. Il repasse par conséquent en dessous de sa moyenne de long terme. Une proportion nettement moindre de ménages estiment qu’il est opportun d’épargner : le solde correspondant chute de 10 points. Déjà inférieur à sa moyenne de long terme, il s’en écarte plus largement.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Le crédit à l’habitat poursuit son mouvement à la hausse !

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel de l’ensemble des crédits aux particuliers a progressé de 3,5 %  en juillet contre 3,4 % en juin. La hausse des encours de crédits à l’habitat, qui n’est pas influencée par les renégociations, a augmenté de 3,5 %  après + 3,3 %, tandis que celle des encours de crédits à la consommation est passée de 2,6 à 2,4 %.

Les renégociations de taux ont porté sur 9,7 milliards d’euros, après 8,0 milliards en juin. La production de crédits nouveaux à l’habitat atteint un plus haut depuis janvier 2003 (21,2 milliards d’euros après 18,6 milliards). Les taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe continuent de diminuer (2,16 %, après 2,18 % en juin), tandis que les taux des crédits à l’habitat à court terme ou à taux variable augmentent (2,04 %, après 1,97%). Le taux moyen des crédits amortissables à la consommation diminue également (4,40 %, après 4,47 %).

L’assurance européenne pèse près de 10 000 milliards d’euros

Selon la fédération professionnelle Insurance Europe , les actifs gérés par les assureurs européens ont progressé de 9,4% en 2014 pour atteindre 9.900 milliards d’euros. Cette hausse est imputable en grande partie à l’assurance vie.

Les primes brutes en Europe ont parallèlement augmenté de 3,7% l’an dernier à 1.200 milliards d’euros, précise Insurance Europe. Le secteur européen de l’assurance représente 35% du marché mondial, devant l’Amérique du Nord (29%) et l’Asie (28%), L’Europe  comptait 4.860 compagnies d’assurance l’an dernier, un chiffre en très légère baisse par rapport à celui de 4.883 enregistré en 2013.

 

 

 

Le climat des affaires continue de s’améliorer

L’INSEE vient de rendre public l’indice sur le climat des affaires pour le mois d’août. L’indicateur gagne un point et est  à son plus haut niveau depuis l’été 2011. Il  retrouve enfin sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse de deux points dans les services, d’un point dans l’industrie et le bâtiment. Il perd un point dans le commerce de détail.

L’indicateur de retournement est dans la zone favorable signifiant que la conjoncture pourrait s’améliorer dans les prochaines semaines.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : Proche de +1 (resp. –1) : climat conjoncturel favorable (défavorable

La création d’entreprise en baisse au mois de juillet

Selon l’INSEE, au mois de juillet, le nombre total de créations d’entreprises a baissé de 0,6 % en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La nouvelle baisse des immatriculations de micro-entrepreneurs n’est que partiellement compensée par la hausse  du nombre de créations hors micro-entrepreneurs (+1,7 % en juillet et +16,9 % depuis octobre 2014).

La baisse devient assez forte sur trois mois, -5,2 %

En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue par rapport aux mêmes mois un an auparavant : –5,2 % tous types d’entreprises confondus, dont –24,6 % pour les micro-entrepreneurs seuls. Les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse sont la construction et le commerce.

Sur un an, la baisse est de 2 %

En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des douze derniers mois diminue (–2,0 %) du fait du recul des créations de micro-entrepreneurs (–10,2 %). Celui-ci est compensé en partie par la hausse des créations des autres types d’entreprises.

Un peu moins d’une création sur deux est une demande d’immatriculation de micro-entrepreneur

En juillet 2015, en données brutes, 46,7 % des créations enregistrées sur les douze derniers mois sont des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs. Le durcissement du régime de l’auto-entreprise pèse certainement sur la création d’entreprise.

Part dans l’ensemble des créations
% du cumul des données brutes sur 12 mois
Source : Insee, Sirene
Mai 2015 Juin 2015 Juil. 2015
Forme sociétaire 30,9 31,2 31,5
Entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs 20,6 21,2 21,8
Micro-entrepreneurs 48,5 47,6 46,7

Créations d’entreprises (CVS-CJO*)

Créations d’entreprises (CVS-CJO*)

Livret A : le livret A n’a pas passé un bon été

Au mois de juillet 2015, la collecte du Livret A et du LD a été  est négative avec – 0,99 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux. Sur les six premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à -3,71 milliards d’euros. L’encours total sur les deux produits atteint ainsi 361,4 milliards d’euros au 31 juillet 2015. En annexe sont rappelés les flux et encours du Livret A et du Livret de Développement Durable depuis 2008.

Les ménages ont anticipé la baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenu au 1er aout mais annoncé dès le milieu du mois de juillet en retirant 970 millions d’euros de leurs livrets. Depuis le mois de janvier, la décollecte atteint ainsi 3,4 milliards d’euros pour le Livret A.

Ce retrait de près d’un milliard d’euros est équivalent à celui de 2014. La décollecte de l’année dernière faisait également suite à la baisse du taux à 1 % du Livret A. Les mêmes causes ont donc produit les mêmes conséquences.

Le Livret de développement durable (LDD) a suivi le mouvement avec une décollecte de 30 millions d’euros au cours du mois de juillet.

Au total, les deux livrets réglementaires auront essuyé une décollecte de près de 1 milliard d’euros le mois dernier. Sur les sept premiers mois de l’année, le solde est donc négatif de 3,71 milliards d’euros.

Ce processus de décollecte devrait se poursuivre voire s’amplifier dans les prochains mois. Les ménages devraient puiser sur leurs livrets, à la rentrée, pour payer les dépenses de rentrées scolaires et pour acquitter leur derniers tiers provisionnel. La décollecte sur l’année devrait dépasser, comme en 2014, 6 milliards d’euros.

Les ménages devraient continuer à orienter leur épargne vers les Plans d’Epargne Logement et vers l’assurance-vie. Ils devraient également conserver plus d’argent sur leurs comptes courants comme cela a été constaté depuis deux ans.

 

 

Livret A : la décollecte est au rendez-vous du mois de juillet

 

Communiqué de presse de

Philippe Crevel

Décollecte du Livret A au mois de juillet

Même cause, même conséquence, la décollecte est au rendez-vous

Les ménages ont anticipé la baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenu au 1er août mais annoncé dès le milieu du mois de juillet en retirant 970 millions d’euros de leurs livrets. Depuis le mois de janvier, la décollecte atteint ainsi 3,4 milliards d’euros pour le Livret A.

Ce retrait de près d’un milliard d’euros est équivalent à celui de 2014. La décollecte de l’année dernière faisait également suite à la baisse du taux à 1 % du Livret A. Les mêmes causes ont donc produit les mêmes conséquences.

Le Livret de développement durable (LDD) a suivi le mouvement avec une décollecte de 30 millions d’euros au cours du mois de juillet.

Au total, les deux livrets réglementaires auront essuyé une décollecte de près de 1 milliard d’euros le mois dernier. Sur les sept premiers mois de l’année, le solde est donc négatif de 3,71 milliards d’euros.

Ce processus de décollecte devrait se poursuivre voire s’amplifier dans les prochains mois. Les ménages devraient puiser sur leurs livrets, à la rentrée, pour payer les dépenses de rentrées scolaires et pour acquitter leur derniers tiers provisionnel. La décollecte sur l’année devrait dépasser, comme en 2014, 6 milliards d’euros.

Les ménages devraient continuer à orienter leur épargne vers les Plans d’Epargne Logement et vers l’assurance-vie. Ils devraient également conserver plus d’argent sur leurs comptes courants comme cela a été constaté depuis deux ans.

 

 

Financement des sociétés non financières en hausse en France

Selon la Banque de France, au mois de juin, le financement des sociétés non financières a enregistré une hausse de  3,6 % sur un an. Le taux de croissance annuel des emprunts bancaires, à 3,3 %, est proche de celui du mois précédent tandis que celui de l’endettement de marché passe de 6,9 % à 4,1 %. Le coût moyen du financement par titres de dette augmente d’une trentaine de points de base et reflète les tensions ayant affecté l’ensemble des marchés financiers européens au mois de juin, dans le contexte de la crise grecque.

 

Financement des sociétés non financières
(Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %)
    Encours Flux annuel net   Taux de croissance annuel   Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
    juin-15 juin-15   mai-15 juin-15   mai-15 juin-15
Financement des SNF 1 405,2 48,7   4,6 3,6   1,58 1,61
– dont crédits bancaires 859,4 27,5   3,2 3,3   1,83 1,66
– dont financement de marché 545,8 21,2   6,9 4,1   1,19 1,54
  en euros 417,7 24,2   8,7 6,2      
  en devises 128,1 -3,0   1,5 -2,4      
Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) Coût moyen du financement (en %)
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Financement de marchéCrédits bancairesFinancement des SNFjuin-13sep-13déc-13mars-14juin-14sep-14déc-14mars-15juin-15-101234567891011121314-101234567891011121314
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Financement de marchéCrédits bancairesjuin-13sep-13déc-13mars-14juin-14sep-14déc-14mars-15juin-151,01,21,41,61,82,02,22,42,62,83,03,21,01,21,41,61,82,02,22,42,62,83,03,2sep-14Financement de marché: 1,41
Source et calculs : Direction Générale des Statistiques

 

les ménages se remettent à s’endetter

Est ce une bonne nouvelle, les ménages recommencent à s’endetter. Au mois de juin 2015, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est en augmentation de 3,4 %  après + 3,1% en mai du fait d’une accélération des prêts à l’habitat + 3,4 % après + 3,1 %) et des crédits de trésorerie (+ 2,5 % après + 1,4 %.

Les ménages continuent à renégocier leurs prêts immobiliers  (8,0 milliards d’euros en juin, après 7,0 milliards). La hausse de la production de crédits nouveaux à l’habitat se confirme avec 18,3 milliards d’euros, après 15,2 milliards.

Cette progression s’effectue avec en parallèle  une baisse des taux d’intérêt des crédits à l’habitat. Pour les crédits à long terme, le taux fixe moyen est de 2,18 %, après 2,26 % en mai quand pour les crédits à court terme ou à taux variables, la moyenne se situe à 1,97%, après 2,08%.

Après une courte pause en mai, le taux d’intérêt des prêts amortissables à la consommation repart à la baisse (4,47% après 4,71%)

Les taux de rémunération des dépôts restent stables

Selon la Banque de France, les taux des dépôts à court terme sont restés stables.

 

  juin 2014 
août 2014  janvier 2015  avril 2015  mai 2015   juin 2015
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,69 0,62 0,58 0,49 0,48 0,48
dont : – dépôts à vue 0,15 0,15 0,15 0,15 0,14 0,14
– dépôts à terme ≤ à 2 ans 1,92 1,88 1,80 1,21 1,19 1,19
– livrets à taux réglementés (c) 1,28 1,05 1,05 1,05 1,05 1,05
dont : livret A 1,25 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00
– livrets ordinaires 1,18 1,03 0,91 0,81 0,77 0,76
– titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,11 0,12 0,10 0,06 0,05 0,04
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS
Plan d’épargne-logement 2,95 2,91 2,85 2,88 2,85 2,87
Autres dépôts à terme > 2 ans 2,80 2,74 2,62 2,63 2,57 2,58
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,15 0,15 0,05 0,05 0,05 0,05
Euribor 3 mois (f) 0,24 0,19 0,06 0,01 -0,01 -0,01
Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,60 0,39 0,13 0,00 0,20 0,35

 

 

Le crédit aux entreprises progressent sans plus

Le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a été de 3,3 % en jui après une hausse de 3,2 % en mai. Il y a une toute petite accélération des crédits à l’investissement (+ 2,3 %, après + 2,1 %) qui compense le ralentissement des crédits de trésorerie (+ 5,9 %, après + 6,5 %).

Les taux restent toujours aussi faibles.  Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux diminue légèrement pour les crédits de montant inférieur à 1 million d’euros (2,09 % en juin, après 2,11 % en mai) et ne change quasiment pas pour les crédits de montant supérieur (1,62 %, après 1,61 %). La production de crédits nouveaux (cvs) augmente, que ce soit pour les montants inférieurs à 1 million d’euros  (6,6  milliards d’euros, après 6 milliards) ou  pour les montants supérieurs (13,1 milliards, après 12 milliards).

Les ménages fuient les livrets bancaires et les livrets fiscalisés et laissent de l’argent sur leurs comptes courants

Selon les résultats de la Banque de France, les ménages au 2ème trimestre ont été un peu moins épargnant qu’au premier trimestre. Ils ont poursuivi leur désengagement des livrets d’épargne et du Compte Epargne Logement à hauteur de 0,7 milliard d’euros. Certes, par rapport au 1er trimestre, il y a un ralentissement. En effet, au 1er trimestre, la décollecte avait atteint 3,7 milliards d’euros. Ils ont placé pour 5,1 milliards d’euros sur l’épargne contractuelle contre 7,9 milliards d’euros au 1er trimestre. L’assurance-vie, fonds euros et unités de compte, a reçu pour 11,9 milliards d’euros au 2eme trimestre contre 15,2 milliards d’euros au 1er trimestre. Les actions cotées sont en recul avec une décollecte d’un milliard d’euros. Les ménages ont accru leurs dépôts à vue de 7,6 milliards d’euros contre 14,5 milliards d’euros au 1er trimestre. L’encours des dépôts à vue dépasse 364 milliards d’euros.

A la fin du premier trimestre, le patrimoine financier des ménages atteignait 4 415 milliards d’euros. Le flux de placements financiers a été de 31,2 milliards d’euros contre 21,7 milliards d’euros au dernier trimestre 2014. La Banque de France a confirmé que le taux d’épargne était au 1er trimestre de 15,3 % du revenu disponible brut. Il devrait être en légère baisse au 2ème trimestre.

les dépenses de consommation terminent le deuxième trimestre en fanfare !

Au mois de juin, selon l’INSEE,  les dépenses de consommation des ménages en biens ont progressé de 0,4 % en volume après une petite hausse de 0,1 % en mai.

Cette accélération est imputable  selon l’INSEE,  au dynamisme de la consommation alimentaire (+0,6 % en juin après 0,0 %).

Néanmoins,  sur l’ensemble du deuxième trimestre, les dépenses de consommation des ménages en biens sont e, légère baisse de 0,1 % qui traduit une pause par rapport à l’excellent premier trimestre (+1,5 %) : le recul de la consommation en énergie (–2,2 %) compense le dynamisme de la consommation alimentaire (+0,8 %). Ce léger repli ne devrait pas compromettre le taux de croissance du deuxième trimestre qui devrait être de 0,2 %.

Les dépenses en biens durables ralentissent légèrement en juin (+0,4 % après +0,7 % en mai). Les achats en équipement du logement augmentent (+0,4 %) après deux mois atones et les achats d’automobiles accélèrent légèrement (+0,7 % après +0,5 % en mai). En revanche, les achats d’autres biens durables se replient nettement (-0,7 % après +2,9 %), notamment du fait de l’horlogerie-bijouterie. Sur l’ensemble du deuxième trimestre 2015, les dépenses en biens durables ralentissent (+1,0 % après +1,9 %), notamment les dépenses d’équipement du logement (–0,1 % après +1,6 %). Les achats d’automobiles restent dynamiques (+2,0 % après +2,3 %).

1er août les nouveaux taux de l’épargne réglementée entrent en vigueur

1er août, c’est la date d’entrée en vigueur des nouveaux taux de l’épargne réglementée.

  • Le taux du Livret A (Livret Bleu)  passera donc à partir du 1er août de 1 à 0,75 %.
  • Le taux du Livret de Développement Durable suit le mouvement et sera abaissé à 0,75 %
  • Le taux du Livret d’Epargne populaire passera de 1,5 à 1,25 %.
  • Le taux du Livret Jeune sera d’au moins 0,75 % majoré par les banques le cas échéant.
  • Le taux du Compte d’Epargne Logement passe de 0,75 à 0,5 %. Il en est de même pour le Livret d’Epargne Entreprise.
  • Le taux de Plan d’Epargne (pour les plans ouverts à partir du 1er février) reste fixé à 2 %

 

Petit trou d’air pour la confiance des ménages

Est-ce l’effet grec ou une simple pause, il faudra attendre le mois d’août. Il n’en demeure pas moins que selon l’INSEE, au mois de  juillet, la confiance des ménages a baissé d’un point  L’indicateur qui la synthétise se situe à 93 soit encore  en dessous de sa moyenne de longue période (100).

En juillet, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée a diminué d’un point quand celle sur leur situation financière personnelle future est stable, le solde correspondant restant ainsi à son plus haut niveau depuis novembre 2010. Ces deux soldes demeurent toutefois en dessous de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont un peu moins nombreux à considérer comme opportun de faire des achats importants : le solde correspondant perd 2 points en juillet et retrouve sa moyenne de longue période

En juillet, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (+1 point) et se situe au niveau de sa moyenne de long terme. Le solde d’opinion concernant leur capacité d’épargne future est également quasi stable (–1 point). Il demeure légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme. Un peu moins de ménages estiment qu’il est opportun d’épargner : le solde correspondant diminue de 2 points et reste donc inférieur à sa moyenne de long terme.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

L’épargne salariale après la loi Macron

La loi Macron a été définitivement adoptée le 10 juillet 2015. Elle modifie légèrement le régime de l’épargne salariale. La grande majorité des dispositions entreront en vigueur au 1er janvier 2016.

Désormais, l’intéressement sera investi par défaut dans le Plan d’Epargne d’Entreprise (PEE). Aujourd’hui,  l’intéressement est versé au salarié sauf avis contraire de sa part. Le régime de l’intéressement est ainsi aligné sur celui de la participation.

Le PERCO bénéficiera d’un forfait social réduit, passant de 20% à 16%, pour les versements dans les Plans d’épargne retraite collectifs (PERCO) investissant au moins 7% dans des titres de PME et ETI éligibles PEA-PME. Un décret sur les modalités de cet investissement est en cours de rédaction.  L’option d’investissement par défaut dans les Perco sera la gestion pilotée comme ce qui se passe pour le PERP : elle permet d’investir en fonction de l’âge du bénéficiaire dans des placements actions et de ne réserver les placements monétaires peu rentables qu’à l’approche du départ à la retraite.  L’abondement de l’employeur aux Perco, si l’accord d’entreprise le prévoit, ne sera plus nécessairement accordé en contrepartie d’un versement du salarié. Il pourra se faire de manière unilatérale et identique par l’employeur pour tous les salariés dans les limites d’un plafond qui sera précisé par décret.

Les entreprises de moins de 50 salariés qui signent pour la première fois un accord de participation ou d’intéressement bénéficieront d’un forfait social réduit à 8% (au lieu de 20%) pendant 6 ans.

Le salarié aura la possibilité de transférer  jusqu’à 10 jours de congés non pris (et non plus 5 jours) dans son Perco.

L’information aux salariés sera améliorée notamment avec la fourniture d’un livret à son arrivée dans l’entreprise et, en cas de départ du salarié de l’entreprise, d’un état récapitulatif des frais de tenue de compte de gestion des PEE.

La loi Macron institue également deux mesures visant à favoriser l’investissement dans les PME :

Les souscripteurs de contrats d’assurance vie en unités de compte pourront opter, en cas de rachat, et si le contrat le prévoit, pour un règlement en titres non négociables de fonds communs de placement à risques (FCPR) notamment.

Investissez dans la presse et réduisez votre impôt

Une nouvelle niche fiscale est entrée en fonction en ce mois de juillet. Elles concernent les investissements des ménages dans des entreprises de presse.  Jusqu’au 31 décembre 2018, les particuliers bénéficient d’une nouvelle réduction d’impôt sur le revenu au titre des versements effectués au titre de souscriptions en numéraire réalisées au capital d’entreprises de presse. Cette réduction d’impôt s’élève à 30 % des montant investis et à 50 % lorsque la société bénéficiaire de la souscription a le statut d’entreprise solidaire de presse d’information, au sens de l’article 2-1 de la loi n° 86-897 du 1er août 1986 portant réforme du régime juridique de la presse.

La réduction d’impôt est plafonné  car les versements ne sont retenus que dans la limite de 1 000 euros p1our les contribuables célibataires, veufs ou divorcés, et de 2 000 € pour les contribuables soumis à imposition commune. La réduction d’impôt s’élève, pour un célibataire, au plus  à 300 euros ou 500 euros maximum suivant les cas. En outre, sauf licenciement, invalidité ou décès du contribuable ou de l’un des époux ou pacsé, il faut conserver les titres 5 ans. Dans le cas contraire, la réduction d’impôt obtenue est ajoutée à l’impôt dû au titre de l’année de la cession. Par ailleurs, la réduction d’impôt ne s’applique pas aux titres figurant dans un plan d’épargne en actions

Assurance-vie : résultats du mois de juin : L’assurance-vie roule toujours sa bosse

Au mois de juin, l’assurance-vie a enregistré une collecte nette de 1,4 milliard d’euros comme au mois de mai. La dernière décollecte date désormais du mois de décembre 2013 avec -1,6 milliard d’euros. Sur les six premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 12,3 milliards d’euros contre une décollecte de 2,45 milliards d’euros pour le Livret A.

Les cotisations se sont maintenues au mois de juin à un niveau correct avec un montant de 11,1 milliards d’euros contre 9,7 milliards d’euros en mai. Elles atteignent, sur le premier semestre, 68 milliards d’euros en hausse de près de 4 milliards d’euros par rapport à la même période de 2014.

Depuis le début de l’année, la collecte brute est marquée par la montée en puissance des unités de compte qui atteignent sur les six premiers mois de l’année 13,9 milliards d’euros. Elles représentent 20 % des cotisations du premier semestre soit quatre à cinq points de plus par rapport au taux enregistrés ces dernières années. Pour le mois de juin, les unités de compte ont été en léger retrait à 2 milliards d’euros contre 2,4 milliards d’euros au mois de mai. Elles ont néanmoins représenté 18 % des cotisations.

Le montant des prestations du mois de juin a été dans la moyenne de ces derniers mois à 9,7 milliards d’euros. Au mois de mai, il avait été de 8,2 milliards d’euros. Au mois de juin 2014, les prestations s’étaient élevées à 8,7 milliards d’euros

L’encours de l’assurance-vie s’élève à 1557 milliards d’euros à fin juin 2015 contre 1490 milliards d’euros à fin juin 2014. Au 31 décembre 2014, l’encours avait atteint 1515 milliards d’euros.

L’assurance-vie continue de croître régulièrement selon un rythme qui est, certes, en-deçà de ces belles années d’avant crise de 2008. La collecte nette de cette année devrait avoisiner une vingtaine de milliards d’euros. L’assurance-vie bénéficie toujours d’une bonne compétitivité avec en outre la possibilité de jouer sur deux tableaux, la garantie de capital avec les fonds euros et les performances boursières avec les unités de compte. La souscription de ces dernières s’explique tant par la baisse des taux de rendement des fonds euros que par la progression des indices boursiers de ce premier semestre. Les campagnes d’information des compagnies d’assurances commencent à porter leurs fruits et permettent une réorientation de l’épargne au profit de l’entreprise. L’assurance-vie bénéficie également de l’atonie de l’investissement des ménages dans l’immobilier ainsi que du mouvement de décollecte qui frappe le Livret A. Aujourd’hui, seul le Plan d’Epargne logement est à même de concurrencer l’assurance-vie. Sa collecte nette a atteint sur les 5 premiers mois de l’année 9,9 milliards d’euros. Néanmoins, les deux produits ne sont pas complètement assimilables ; le PEL étant un produit d’épargne réglementée plafonnée et limité dans le temps quand l’assurance-vie est un contrat de long terme offrant l’accès à de nombreux supports d’investissement.

Taux de remplacement en baisse : ce n’est que le début….

Le taux de remplacement du salaire pour la retraite a commencé à baisser selon une enquête de la Direction de la recherche des Etudes de l’Evaluation et des Statistiques. Entre les générations 1936 et 1946, il a perdu 7,3 points pour les fonctionnaires et 3,4 points pour les salariés du privé.

Pour la génération 1946, le taux de remplacement médian du salaire net moyen de fin de carrière par la retraite est de 74 % pour les hommes et de 72,5 % pour les femmes. Il atteint respectivement 75 et 74,7 % pour les retraités ayant fait une carrière entière.

Le taux de remplacement de la génération 1946 est assez dispersé. 10 % des retraités perçoivent une pension inférieure à 53,4 % de leur salaire net moyen de fin de carrière quand 10 % bénéficient d’un taux de plus de 92 %. Sans surprise du fait de l’application du minimum contributif ou du minimum garanti, le taux de remplacement baisse avec le montant du salaire.

Les salariés dans le premier décile ont un taux de remplacement de 53,4 % contre 92,5 % pour le dernier décile.

Le taux de remplacement baisse du fait de l’application des réformes engagées depuis 1993 avec l’allongement de la durée de cotisation et le calcul sur les 25 meilleures années en lieu et place des 10 meilleures années. Néanmoins, la chute du taux de remplacement est avant tout imputable à la baisse du rendement des complémentaires. Entre la génération 1936 et celle de 1946, le taux de remplacement médian du salaire par la pension complémentaire passe de 33 à 29 % quand celui de la retraite de base ne perd qu’un point.

Le climat des affaires s’améliore légèrement en juillet

L’INSEE a publié son traditionnel indicateur sur le climat des affaires qui s’améliore légèrement en juillet. L’indicateur qgagne un point.  Il est à son plus haut niveau depuis l’été 2011 et se situe quasiment (99) à son niveau moyen de long terme (100). Le climat progresse de deux points dans l’industrie et les services, d’un point dans le commerce de gros. Il est stable dans le commerce de détail et perd un point dans le bâtiment.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie est dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture: Proche de +1 (resp. -1) : climat conjoncturel favorable (défavorable

Livret A : un mois de juin cahin-caha

Le Livret A a enregistré une décollecte de 120 millions d’euros au mois de juin soit un peu près le même niveau que celui enregistré 2014 (130 millions d’euros). Le mois de juin est assez imprévisible pour le livret A. Sur ces 10 dernières années, 7 ont connu une décollecte avec des montants allant de -1,1 milliard d’euros à -60 millions d’euros. La plus forte collecte nette a été enregistrée en juin 2008 avec 1,1 milliard d’euros. Le mois de juin est impacté par le versement des primes de fin de premier semestre mais aussi par les dépenses de vacances et par les soldes. Il se situe de ce fait à la croisée des chemins.

Le mois de juin 2015 confirmait que le Livret A commençait à éponger la baisse du taux du Livret A du 1er août 2014. La décollecte est ainsi passée de 1,08 milliard d’euros en juillet 2014 à 120 millions au mois de juin 2015. Les montants maximum de décollecte ont été atteints à la rentrée 2014 durant les mois de septembre (-2,37 milliards d’euros) et octobre (-2,93 milliards d’euros).

Il est fort probable que ce processus se répète en 2015 avec une décollecte qui devrait refranchir la barrière du milliard d’euros par mois d’ici la fin de l’année avant de se restabiliser.

Sur les six premiers mois, la décollecte a atteint 2,45 milliards d’euros. Elle devrait sur l’année atteindre entre 6 et 8 milliards d’euros soit un montant un peu équivalent ou légèrement supérieur à 2014 (6,1 milliards d’euros).

Livret A : de 8,50 à 0,75 % : une petite histoire des taux du Livret A

Le taux record du Livret A a été de 8,5 %. Ce taux s’est appliqué du 16 octobre 1981 au 1er août 1983. Mais à l’époque le taux d’inflation dépassait les 10 %. Ainsi, en 1981, l’inflation s’élevait à 13,4  %; le rendement réel du Livret a était alors négatif de 4,9 points. En 1982, le taux d’inflation était de 11,8 % faisant un taux d’intérêt réel négatif de 3,3 %. En 1983, l’inflation a été en baisse à 9,6 % ce qui n’empêchait pas que les épargnants perdaient de l’argent avec leur Livret A.

A sa création le taux du Livret A, en 1818, était de 5 %. De la fin du 19ème siècle aux années 30, il a tourné autour de 3,5 %. I l a été fortement abaissé après la seconde guerre mondiale en 1946 à 1,50 %. La reconstruction imposait des taux bas et une forme de spoliation de l’épargne. Avec le retour de la prospérité et de l’inflation, il a progressivement remonté la pente pour atteindre 4 % le 1er juin 1969. L’inflation atteignait alors 6,5 %. A partir de 1983, avec la désinflation, le taux du Livret A est orienté à la baisse et atteint un minima à 2 % le 1er août 2005. Il remonte jusqu’à 4 % le 1er août 2008 du fait d’une reprise de l’inflation et du changement de la formule de calcul avant de redescendre à 0,75 % constituant un plancher record. Le contexte de faibles taux d’intérêt imposés et de faible inflation expliquent cette évolution. Nous connaissons les taux d’intérêt les plus faibles depuis plus de 250 ans et l’inflation a été nulle voire négative en début d’année avant de remonter à 0,3 %.

 

JT 20 heures de TF1 avec Philippe Crevel au sujet de la baisse du taux du Livret A

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