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Les Français ont privilégié les placements sans risque ces dernières années

La crise étant passé par la, les Français ont privilégié ces dernières années les placements sans risque. Le Livret A qui depuis 2014 enregistre une décollecte du fait de la baisse de son taux de rendement a été la star de la première partie de cette décennie. L’assurance-vie a connu un accès de faiblesse en 2012 mais a vite repris ses marques. En revanche, les actions n’ont pas la cote. En ce qui concerne l’immobilier, l’attraction demeure même si l’engouement n’est plus de mise.

 

Début 2015, selon l’INSEE, 94 % des ménages vivant en France possèdent un patrimoine financier, immobilier ou professionnel.

Près de six ménages sur dix détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier.

Entre 2010 et 2015, en raison de la crise financière, les ménages ont délaissé les valeurs mobilières au profit de placements financiers peu risqués.

La détention de livret A a fortement augmenté et, début 2015, 75 % des ménages en possèdent un.

L’assurance-vie conforte également sa place parmi les produits privilégiés par les ménages : plus d’un tiers d’entre eux en sont détenteurs.

Le Plan épargne logement retrouve de son attractivité, à la faveur d’une rémunération plus élevée que les livrets défiscalisés, si bien qu’un quart des ménages en possède un début 2015.

La détention de biens immobiliers a également très légèrement progressé.

Début 2015, 93,8 % des ménages vivant en France possèdent au moins un actif financier (autre qu’un compte-chèques), immobilier ou professionnel. Ainsi, 90,1 % détiennent des produits financiers, 62,6 % disposent d’un bien immobilier et 15,0 % ont des actifs professionnels ; 12,3 % des ménages possèdent les trois à la fois.

Depuis 2010, la détention de patrimoine immobilier a très légèrement progressé (+ 0,9 point), alors que la détention de patrimoine financier reste stable.

58,9 % des ménages détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier. Cela représente la quasi-totalité des ménages propriétaires de leur résidence principale (94,4 %). À l’inverse, seuls 65,4 % des ménages détenant un patrimoine financier sont aussi propriétaires d’un bien immobilier. Parmi les produits financiers, 7,1 % des ménages possèdent en 2015 un portefeuille diversifié, comprenant au moins un livret d’épargne, un produit d’épargne logement, des valeurs mobilières ou de l’assurance-vie. 10 % des ménages ne détiennent aucun de ces types de produits financiers.

Les livrets d’épargne sont toujours les produits les plus fréquemment détenus : début 2015, 85,9 % des ménages métropolitains déclarent en posséder au moins un. Première forme d’épargne des ménages, ils constituent un placement de base complètement sécurisé. En 10 ans, la part de ménages détenant un livret défiscalisé a ainsi augmenté de 3 points, avec notamment la forte croissance du  taux de détention de livret A ou Bleu (75,8 % en 2015 contre 68,3 % en 2010 et 57,0 % en 2004). Cette augmentation est imputable au relèvement du plafond, aux taux d’intérêt plus élevés certaines années (le livret A atteint un taux de 2,25 % entre le 1er août 2011 et le 1er février 2013) et à une désaffection pour les placements risqués.

La progression du livret A s’est faite au détriment d’autres livrets défiscalisés (livrets de développement durable (LDD), livrets d’épargne populaire (LEP), livrets jeunes).

Le gain de rendement des livrets jeunes et des LEP par rapport au livret A est plus faible qu’auparavant : entre 2004 et 2007, le LEP présentait un taux supérieur d’un point par rapport au taux du livret A ; depuis 2008 cette différence n’est plus que de 0,5 point. De plus, après le relèvement du plafond du livret A en 2012–2013, la nécessité de s’orienter vers des produits d’épargne complémentaires s’est atténuée, notamment chez les ménages disposant de peu d’épargne.

La hausse des livrets défiscalisés est également due à l’engouement des ménages jeunes pour le livret A : plus de 80 % des ménages dont la personne de référence a moins de 40 ans en possèdent début 2015, soit dix points de plus qu’en 2010. La détention d’autres types de livrets varie fortement selon la catégorie socioprofessionnelle : les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (en activité ou retraitée) détiennent plus fréquemment des LDD ou des livrets soumis à l’impôt ; les agriculteurs en activité ou retraités, plus souvent des LEP.

Après les livrets d’épargne, l’assurance-vie reste le placement financier privilégié des ménages : 36,5 % des ménages métropolitains en possèdent au moins une. Sa progression est moins marquée qu’entre 2004 et 2010 (+ 8,5 points), mais elle reste significative (+ 1,8 point entre 2010 et 2015). En effet, ce produit offre aux épargnants un cadre fiscal attractif et la possibilité de sécuriser au moins une partie de leur épargne. Deux tiers des assurances-vie sont ainsi des contrats dits « mono-support », ne permettant l’investissement que sur des fonds euros garantis. De plus, 54 % des contrats multi-supports (pouvant contenir des investissements sur différents supports, y compris sur des supports risqués) contiennent au plus un tiers d’investissements en actions. Ces chiffres sont stables depuis 2010, malgré la baisse importante des rendements des fonds euros, qui suivent les tendances des taux longs des marchés. Depuis la crise financière de 2008, les ménages semblent donc toujours privilégier la sécurité de leur placement plutôt que son rendement.

La détention d’assurance-vie augmente avec l’âge : il y a deux fois plus de détenteurs parmi les ménages dont la personne de référence a 60 ans ou plus (42 %) que parmi les moins de 30 ans (21 %).

L’assurance-vie garde ainsi son attractivité car elle permet non seulement d’accumuler un patrimoine en cours de vie, mais également de le transmettre en succession dans des conditions fiscales avantageuses.

L’épargne-retraite, détenue par 14,4 % des ménages métropolitains début 2015, poursuit sa progression (+ 2,1 points par rapport à 2010). Les détenteurs se répartissent presque également entre trois types de produits : l’épargne-retraite complémentaire volontaire et la sur-complémentaire, proposées par l’employeur, ainsi que le Plan d’épargne retraite populaire (PERP), produit financier accessible aux particuliers dans les établissements bancaires. Le taux de détention de chacun de ces produits, pris séparément, reste toutefois inférieur à 6 %, même s’ils sont plus fréquemment adoptés par les ménages dont la personne de référence est un indépendant. Agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales sont ainsi près d’un tiers à détenir au moins une épargne-retraite (y compris un PERP).

Le Plan d’épargne populaire (PEP), dont certains contrats bénéficient du régime fiscal de l’assurance-vie, disparaît progressivement après avoir cessé d’être commercialisé fin 2003. En 2015, seuls 2,6 % de ménages métropolitains sont encore détenteurs de ce produit, contre près de 15 % en 1998.

En 2004, un quart des ménages en métropole détenait des valeurs mobilières ; ils ne sont plus qu’un sur six début 2015 (16,5 %). Ce repli a été plus important entre 2004 et 2010 mais il s’est poursuivi de 2010 à 2015 (– 4,9 points puis – 2,8 points). À partir de 2008, les crises financière et économique ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées. De fait, la détention de comptes-titres ordinaires continue de diminuer : moins de 10 % des ménages en possèdent contre plus de 11 % en 2010. Malgré les avantages fiscaux qu’il offre, le Plan d’épargne en action (PEA) n’attire pas plus de ménages que les comptes-titres ordinaires.

Traditionnellement, la probabilité de détenir des valeurs mobilières augmente avec le patrimoine et varie selon la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (y compris retraités), sont ceux qui possèdent le plus souvent des valeurs mobilières (31 % à 44 %). À l’inverse, seuls 6 % à 8 % des ménages dont la personne de référence est ouvrier non qualifié ou employé en détiennent.

 

lire la note de l’INSEE

Reprise des crédits aux particuliers en septembre

Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est de 3,9 % en septembre contre 3,4 % en août. ce sont les prêts à l’habitat qui progressent avec une hausse de  3,6 %, après + 3,2 %. Il y a une légère reprise des nouveaux prêts sachant que jusqu’à maintenant le marché était dominé par des prêts faisant suite à des renégociations qui ont néanmoins représenté 9,7 milliards d’euros en septembre  après 9,9 milliards en août). Les crédits nouveaux à l’habitat ont atteint 20,6 milliards d’euros, après 20,2 milliards d’euros.

Les taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe confirment leur légère hausse initiée le mois dernier (2,23 %, après 2,18 % en août et 2,16 % en juillet).

Le crédit à la consommation est également dynamique (+4,2%) ; le taux moyen des crédits amortissables à la consommation diminue (4,44 %, après 4,57 %).

 

Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut       Taux de croissance annuel brut
sept-15 juil-15 août-15 sept-15
Total 1 045 3,5 3,4 3,9
        Habitat 858 3,5 3,2 3,6
        Trésorerie 151 2,4 3,7 4,2
        Autres 37 6,7 6,1 9,5

L’allocation aux adultes handicapées et épargne ne font pas bon ménage

Le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances prévoyait de modifier le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), versée chaque mois à environ un million de personnes en France pour un coût total de 8,5 milliards. Il était prévu que pour l’attribution de l’AAH soient pris en compte les revenus des comptes épargnes (livret A, plan épargne logement…). Le montant de l’AAH, dont le montant maximal est de 808 euros mensuel versé aux handicapés aurait pu être diminué. voire l’allocation supprimée. Face à la montée de la contestation, le Gouvernement a préféré renoncer à son projet.

Les taux de rémunération de l’épargne à court terme se stabilise

Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est restée en septembre stable 0,40 %, après 0,39 % en août. En ce qui concerne les placements non monétaires, les rémunérations moyennes des plans d’épargne-logement et des autres dépôts à terme supérieur à deux ans ressortent en très légère hausse (respectivement 1 et 4 points de base).

aux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a) 
sept-14 nov-14 avr-15 juil-15 août-15 (h) sept-15 (i)
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,62 0,61 0,49 0,46 0,39 0,40
dont : – dépôts à vue 0,15 0,15 0,15 0,14 0,14 0,14
– dépôts à terme ≤ 2 ans 1,94 1,92 1,21 1,09 1,10 1,10
– livrets à taux réglementés (c) 1,06 1,05 1,05 1,05 0,80 0,80
dont : – livret A 1,00 1,00 1,00 1,00 0,75 0,75
– livrets ordinaires 1,02 0,98 0,81 0,72 0,60 0,60
– titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,12 0,11 0,06 0,03 0,02 0,01
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS
Plan d’épargne-logement 2,93 2,92 2,88 2,81 2,82 2,83
Autres dépôts à terme > 2 ans 2,78 2,73 2,63 2,51 2,47 2,51
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Euribor 3 mois (f) 0,10 0,08 0,01 -0,02 -0,03 -0,04
Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,31 0,27 0,00 0,29 0,20 0,22
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 ? M2 à l’exception des OPC monétaires).
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Rendement annuel apparent des titres d’OPC monétaires pour l’ensemble des détenteurs (source Fininfo ?série calculée sur la base des rendements annuels des OPC de trésorerie régulière).
e. Rendements des OPC monétaires après imputation des frais de gestion.
f. Moyenne mensuelle.
g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
h. Données révisées.

Les crédits repartent de l’avant

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente en septembre  de  3,6 %, contre  3,2 % en août. Cette progression repose sur la hausse des crédits à l’investissement (+ 2,5 %, après + 2,2 %) et sur  celle des crédits de trésorerie (+ 7,0 %, après + 5,2 %). C’est plutôt une bonne nouvelle et confirme l’amélioration de la situation économique depuis la fin de l’été. Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux augmente pour les crédits de montant supérieur à 1 million d’euros (1,69 %, après 1,39 % en a oût, 1,45 % en juillet et 1,62 % en juin) et de façon moins marquée pour les crédits de montant inférieur (2,09 %, après 2,04 %).

La production de crédits nouveaux (cvs), progresse pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (7,1 milliards, après 6,9 milliards) et diminue pour ceux de montant supérieur (12,2 milliards d’euros, après 12,6 milliards en août).

Calme plat pour la consommation en septembre

La consommation des ménages a été en France relativement calme au mois de septembre. Elle a stagné, selon l’INSEE, après avoir augmenté de 0,1 % en août. Les achats de biens durables augmentent fortement (+1,4 %), tirés par les achats d’automobiles (+2,3 %). Au contraire, la consommation alimentaire continue de baisser. Les dépenses en énergie sont quasi stables (-0,1 %).

Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, la consommation des ménages rebondit de 0,7 %, après -0,1 % au deuxième trimestre ce qui devrait assurer un taux de croissance d’au moins 0,3 % sur le trimestre

la consommation de biens fabriqués augmente de nouveau (+0,7 % après +0,2 % en août). Elle progresse de 1,1 % sur l’ensemble du troisième trimestre.

En septembre 2015, les dépenses en biens durables enregistrent leur plus forte hausse (+1,4 %) depuis le début de l’année. Elles sont entraînées par les achats d’automobiles, qui accélèrent (+2,3 % après +0,3 % en août).

En septembre, les dépenses en textile, habillement et cuir reculent (–0,4 %) après une stabilité en août. Ce repli provient principalement des achats de chaussures. Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, les dépenses en textile, habillement et cuir sont en nette hausse (+2,0 %).

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Alimentaire et biens fabriqués

Alimentaire et biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

La confiance des ménages a un petit coup de mou en octobre

Après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis octobre 2007, la confiance des ménages baisse légèrement d’un point en octobre. Il s’élève à 96 et demeure inférieur à sa moyenne de longue période (100) ; rien d’inquiétant, simplement une pause après un très bon mois de septembre.

Selon l’INSEE, en octobre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore de nouveau : le solde correspondant gagne 2 points et se trouve ainsi à son plus haut niveau depuis novembre 2010. En revanche, leur opinion concernant leur situation financière personnelle future s’infléchit à nouveau : le solde correspondant perd 3 points. Ces deux soldes restent en dessous de leur moyenne de longue période.

Après une nette hausse en septembre, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants  diminue : le solde correspondant recule de 6 points en octobre et revient ainsi à son niveau d’août. Il demeure néanmoins légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.

Après une nette amélioration en septembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne se dégrade : le solde sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 5 points et revient ainsi à sa moyenne de long terme ; celui concernant leur capacité d’épargne future diminue de 3 points, mais reste un peu au-dessus de sa moyenne de long terme.

Le solde d’opinion concernant l’opportunité d’épargner est quasi stable (–1 point). Il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

L’encours de l’assurance-vie et mixte au deuxième trimestre 2015

Au second trimestre 2015, l’encours des placements financiers assurance-vie et mixte soit 1967 milliards à fin juin 2015  baisse de 57 milliards d’euros  soit -2,8 %, après une hausse de 105 milliards d’euros le trimestre précédent (+5,5 %).

La chute des bourses à partir du mois d’avril explique cette évolution avec en outre avec un effet de valorisation négatifs des obligations en portefeuille observés dans un contexte de remontée des taux d’intérêt. La Banque de France souligne que le taux de l’emprunt souverain français à 10 ans a crû de 70 points de base en France.

Par ailleurs,  les placements obligataires et en titres d’OPC non monétaires ont vu leur valeur diminuer respectivement de 56 milliards d’euros et 10 milliards d’euros. Tous les types de placements enregistrent des investissements nets à l’exception des OPC monétaires (-4,3 milliards).

Bon pour le moral, le climat des affaires est en hausse !

Depuis la fin du premier trimestre, des doutes s’étaient faits jour sur la croissance de l’économie française. Le PIB a stagné entre mars et juin et sa croissance ne devrait être que de 0,3 % pour le troisième trimestre. La publication de l’indice sur le climat des affaires pour le mois d’octobre semble néanmoins prouvé que la croissance résiste et même qu’elle pourrait être en hausse sur le 4ème trimestre. En effet, selon l’INSEE, au mois d(octobre, le climat des affaires en France s’améliore et atteint un plus haut depuis août 2011. L’indicateur atteint 101 et est donc à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100).

Le climat progresse de trois points dans les services et d’un point dans le commerce de détail. Il perd un point dans le bâtiment et dans l’industrie.
L’indicateur de retournement reste dans la zone favorableL’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Cette progression est un bon signe pour la croissance du 4ème trimestre.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : quand la courbe est proche de +1 (resp. –1), le climat conjoncturel est favorable (resp. défavorable)

Sources : Insee

L’accès des entreprise aux crédits reste correct

Selon une enquête trimestrielle de la  Banque de France réalisée  auprès d’entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment sur leur accès au financement bancaire, l’accès au crédit serait resté facile au 3ème trimestre. Les PME ont effectué un peu moins de demandes de financement qu’au trimestre précédent. Les demandes de crédit des TPE sont souvent satisfaites, moins cependant pour les crédits de trésorerie. Les Entreprises de Taille Intermédiaires continuent de bénéficier d’un accès très aisé au crédit bancaire.

Au troisième trimestre 2015, la demande de nouveaux crédits de la part des PME a légèrement baissé  par rapport au trimestre précédent, tant pour les crédits de trésorerie que d’investissement.
Pour les crédits de trésorerie, l’accès s’est un peu durci pour les PME  : 74 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 76 % au deuxième trimestre). L’accès aux crédits d’investissement demeure  à un niveau élevé : 92 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités.
Pour les TPE, la demande reste stable. L’accès au crédit de trésorerie des TPE baisse à 59 % (contre 65 % le trimestre précédent). L’obtention de crédits d’investissement diminue légèrement mais reste très large.

Les taux des crédits aux entreprises ont continué de baisser au 3ème trimestre

Selon la Banque de France, les taux des crédits aux entreprises entre avril et juillet ont poursuivi leur mouvement de baisse et atteignent des niveaux historiquement bs
Taux des crédits aux entreprises

Septembre a souri à la création d’entreprise

Au mois de septembre, le nombre total de créations d’entreprises a augmenté de 3,6% après deux mois de baisse, tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations hors micro-entrepreneurs augmentent de 3,8 % contre une baisse de 1,6 % en août retrouvant leur tendance des mois passés (+1,6 % par mois en moyenne depuis octobre 2014). Les immatriculations de micro-entrepreneurs continuent de se redresser (+3,2 % après +0,7 %).

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois continue de baisser de 4,3 % (en données brutes) par rapport aux mêmes mois un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, du fait de la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (–23,5 %). Le commerce et la construction sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse.

En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 3,0 %. Ceci résulte du déclin des immatriculations de micro-entrepreneurs (–14,5 %), les créations des autres types d’entreprises continuant d’augmenter, y compris les sociétés (+3,4 %).Un peu moins de la moitié des créateurs est un micro-entrepreneur

Créations d’entreprises (CVS-CJO*)* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables Source : Insee, Sirene

 

Créations d’entreprises dans le commerce et les services aux entreprises – Données CVS-CJO*

Bonus malus pour les complémentaires à partir de 2019

La CFDT, la CGC-CFE et la CFTC ont signé un accord avec le MEDEF sur les complémentaires avec comme conséquence de reculer d’un an la possibilité de toucher sa retraite à taux plein entre 62 et 64 ans.

Un retraité qui pouvait partir à 62 ans devra attendre 63 ans pour  toucher sa retraite complémentaire à taux plein; faute de quoi il subira un abattement 10 % la première année, de 10 % la seconde et 10 % peut-être  avant de récupérer un taux plein à 65 ans. Une personne pouvant partir à la retraite à 64 ans subira un abattement de 10 % sur ses pensions complémentaires jusqu’à 65 ans.  En revanche, un salarié restant en activité plus longtemps bénéficiera de bonifications. Les retraités modestes, exonérés de CSG ou bénéficiaires d’un taux réduit, ne seront pas concernés par ces décotes. Ce dispositif s’appliquera à partir du 1er janvier 2019.

Par ailleurs, le taux d’appel des cotisations  passera de 125% à 127%. permettant un gain de  800 millions d’euros au lieu de 400 millions. Il est également prévu de créer une nouvelle cotisation patronale sur la tranche C (cadres uniquement) en 2016 permettant un gain de 120 millions par an.

In fine, le patronat accepte une augmentation de sa contribution de 700 millions d’euros quand Pierre Gattaz avait, au début de la négociation, refusé tout effort de la part des employeur.

En 2019, l’AGIRC et l’ARRCO fusionneront.  La CGC a obtenu que « des négociations pour moderniser le statut de l’encadrement de 1947 soient ouvertes.. De plus, si elles n’aboutissent pas, les articles de la convention Agirc qui concernent les cadres  pourront être pérennisées». Ces articles définissent le statut cadre ainsi que la cotisation prévoyance des cadres de 1,5% sur la tranche A.

Les indicateurs de l’OCDE version 2015

L’OCDE vient de mettre en ligne son recueil de données économiques sur les Etats membres.

Au sujet du retour à l’équilibre des comptes du régime d’assurance-vieillesse !

Depuis 2004, la branche vieillesse de la Sécurité sociale est en déficit. Elle pourrait enregistrer un léger excédent en 2016. Cette amélioration est imputable aux mesures prises ces dernières années. Le report de l’âge de départ à la retraite joue désormais à plein. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que depuis 2012, les cotisations retraite sont en hausse. Par ailleurs, les pensions du régime général sont gelées depuis 2013.

Cette amélioration risque d’être temporaire du fait de l’évolution de la démographie et tant que la croissance reste faible. Le Conseil d’Orientation des Retraite avait, au mois de juin dernier, souligné que le retour à l’équilibre de l’assurance-vieillesse en 2020 était moins que certain.

Par ailleurs, si le régime de base pourrait revenir à l’équilibre, tel n’est pas le cas des régimes complémentaires. La négociation doit se rouvrir à la mi-octobre afin de prendre des décisions qui pourraient être assez douloureuses.

Le climat des affaires stable en France

L’INSEE vient de publier son indicateur sur le  climat des affaires. Il est resté stable en septembre. L’indicateur se maintient ç un niveau correspondant à sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse de deux points dans le commerce de détail et d’un point dans l’industrie. Il perd un point dans le bâtiment, deux points dans les services et quatre points dans le commerce de gros.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Sources : Insee, enquêtes de conjoncture

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : quand la courbe est proche de +1 (resp. -1), le climat conjoncturel est favorable (resp. défavorable)

Sources : Insee, enquêtes de conjoncture

Les taux au plus bas pour les PME

Les taux des crédits destinés aux entreprises sont toujours orientés à la baisse. Cela pourrait permettre une reprise de l’investissement. Affaire à suivre

Financement des PME en France

Sale temps pour le Livret A en août

Les mois se suivent et se ressemblent. En effet, le Livret A signe un cinquième mois consécutif de décollecte au mois d’août. Elle atteint 410 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la décollecte est de  3,8 milliards d’euros pour le Livret A et de 4,06 milliards d’euros  en prenant en compte le LDD. L’encours du Livret A s’élève désormais à 259,2 milliards d’euros contre 259,6 milliards d’euros en juillet.

Cette décollecte était attendue compte tenu de la baisse du taux de rendement à 0,75 %, taux qui constitue un nouveau record historique. Il n’en demeure pas moins que le mois d’août n’est pas très représentatif du fait que de nombreux épargnants sont en vacances et qu’un certain nombre d’agences bancaires sont fermées. En règle générale, le niveau faible des mouvements sur les livrets aboutissaient à une collecte positive. Cette année, l’effet taux aura eu raison de l’effet vacances.

L’instant de vérité devrait intervenir au mois de septembre. En effet, la conjonction, rentrée scolaire, versement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu et baisse du taux du Livret A devrait se traduire par d’importants retraits peu compensés par des versements.

Même si l’impact réel est faible voire nul après prise en compte de l’inflation, les Français réagissent rapidement et fortement aux variations de taux du Livret A.

L’affaire Volkswagen et les précédents : à quoi peuvent s’attendre les actionnaires ?

Après la révélation d’une fraude technique aux tests anti-pollution, le cours de l’action Volkswagen a perdu 17 % lundi 21 septembre. Cette fraude pourrait aboutir à une amende de 18 milliards d’euros pour le seul continent américain. Les éléments immatériels comme la réputation, l’honnêteté pèsent de plus en plus lourds dans le cours des actions.

Une entreprise peut-elle se relever d’un tel scandale ?

Quelques précédents :

Le 14  janvier 1990 après la découverte de traces de Benzène dans douze bouteilles de Perrier aux Etats-Unis, l’entreprise annonce, par mesure de sécurité, le retrait de 72 millions de bouteilles du marché. L’événement prend alors de l’ampleur et Perrier détruira en tout quelque 280 millions de bouteilles dans le monde. Les résultats pour Perrier sont catastrophiques avec une baisse de 35% du nombre de bouteille écoulée dans l’année par rapport à 1989. Perrier sera racheté deux ans plus tard par Nestlé.

Affaire Kerviel  Société Générale : les 19 et 20 janvier 2008, le cours de l’action de la Société Générale perd plus de 60 % de sa valeur après la révélation qu’un trader avait engagé et perdu  plus de 4 milliards d’euros. Cette affaire a affaibli la banque mais qui a su jusqu’à maintenant conservé son indépendance et renoué avec les bénéfices. L’action n’a jamais retrouvé sa valeur d’avant mais la crise financière est passée par la. Avant Kerviel, l’action évoluait autour de 100 euros.

Affaire BNPPARIBAS : au mois de juin 2014, BNPPARIBAS écope d’une amende record de 6,45 milliards d’euros au Trésor Américain pour avoir enfreint l’embargo avec l’Iran. Les sanctions ont entraîné la chute du cours de 20 % avant même leur annonce officielle. Elles ont abouti à effacer une année de bénéfice. Un an après cette sanction, le cours de l’action BNPPARIBAS a retrouvé son niveau

Quelles conséquences financières de l’affaire des tests anti-pollution pour Volkswagen ?

 

Premier effet : l’entreprise devra  payer une amende : 18 milliards de dollars ; cela représente près de deux ans de bénéfices. C’est une sanction lourde.

Compte tenu du chiffra d’affaire, 200 milliards d’euros, cela ne devrait pas trop ralentir les programmes d’investissement.

deuxième effet : la valeur de l’action devrait être affaiblie pour plusieurs mois.

Il y a peu de risques que les actionnaires quittent le navire.

Volkswagen a plutôt un actionnariat stable :

 

  • Porsche plus de 32 % des actions
  • Investisseurs institutionnels étrangers : 25 %
  • Fonds Qatari plus de 16 %
  • Etat de Basse Saxe : 12,70 %

 

 

Troisième effet : l’impact sur les ventes :

 

Tout dépend de la communication et de l’ampleur du scandale qui pourrait concerner d’autres entreprises du secteur.

 

Il est évident que sur des marchés très concurrentiels et dans des pays où les questions de morales sont importantes (Etats-Unis), il peut y avoir un effet. L’image de marque de l’entreprise pourrait être durablement affectée d’autant plus qu’elle reposait sur les notions de rigueur, de sérieux.

Quatrième effet : la notoriété de la marque est entamée. Il faut du temps pour reconstruire.

La création d’entreprise a moins la cote

Selon l’INSEE, au mois d’août, le nombre total de créations d’entreprises a diminué de 1 % tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Le nombre de créations hors micro-entrepreneurs se replie de 2 % pour la première fois depuis octobre 2014. Cependant, les immatriculations de micro-entrepreneurs se redressent légèrement (+0,5 %).

En données brutes, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue de 2,0 % par rapport aux mêmes mois un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, dont –22,2 % pour les micro-entrepreneurs seuls. La construction et le commerce sont les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse.

En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois diminue (–2,4 %). Ceci est dû au déclin des immatriculations de micro-entrepreneurs  (–11,8 %). En revanche, les créations des autres types d’entreprises continuent d’augmenter, y compris les sociétés (+3,3 %).

Un peu moins d’un créateur sur deux est micro-entrepreneur En août 2015, en données brutes, 46,1 % des créations répertoriées sont des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs.

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