En novembre 2015, selon l’INSEE, le climat des affaires en France est resté stable par rapport à octobre. Il demeure ainsi à 102 soit à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse d’un point dans le commerce de détail, le commerce de gros et le bâtiment. Il est stable dans les services et perd un point dans l’industrie.
Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Selon l’INSEE, au mois d’octobre, le nombre total de créations d’entreprises est stable après un net rebond en septembre (tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations hors micro-entrepreneurs diminuent légèrement (–0,5 %). Cette baisse est compensée par la hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs (+0,7 %).
Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue de 4,1 % (en données brutes) par rapport aux mêmes mois un an auparavant, surtout du fait des micro-entrepreneurs (–21,7 %). Le commerce et la construction sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse1. En sens inverse, nettement plus d’entreprises sont créées dans le transport et les activités immobilières par rapport à la même période de l’an dernier.
En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 3,7 %, du fait du fort recul des immatriculations de micro-entrepreneurs (–17,2 %). En revanche, les créations des autres types d’entreprises augmentent (+22,1 % pour les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs et +3,4 % pour les sociétés). Un peu moins d’une création sur deux est une demande d’immatriculation de micro-entrepreneur
En octobre 2015, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 44,2 % des créations d’entreprises sur 12 mois.

Créations d’entreprises
Le PIB de la zone euro, au cours du troisième trimestre 2015,a augmenté de 0,3%. Celui de lUnion européenne a progressé de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. La France est dans la moyenne avec un taux de croissance de 0,3 %.
Au cours du deuxième trimestre 2015, le PIB avait crû de 0,4% dans le deux zones. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,6% dans la zone euro et de 1,9% dans l’UE au troisième trimestre 2015, après respectivement +1,5% et +1,9% au deuxième trimestre 2015.
Au cours du troisième trimestre 2015, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,4% par rapport au trimestre précédent (après +1,0% au deuxième trimestre 2015). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 2,0% (après +2,7% au deuxième trimestre 2015).
Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est établi à 0,1 % en octobre 2015, contre -0,1 % en septembre.
En octobre 2014, il était de 0,4 %. Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,0% en octobre 2015, contre -0,1% en septembre. Un an auparavant, il était de 0,5 %.
L’Assemblée nationale a adopté un amendement Ayrault-Muet qui propose d’alléger la CSG sur les salaires compris entre 1 et 1,34 Smic. Cette modification est prévue à partir du 1er janvier 2017. cette exonération remplacera une partie de la prime d’activité. La CSG deviendrait progressive en fonction du revenu et non plus proportionnelle. Si les députés signataires de l’amendement ont du abandonner la fusion pure et simple de la CSG et de l’impôt sur le revenu qui devait déboucher sur la création de l’impôt dit citoyen, ils entendent néanmoins revenir à la charge sur ce sujet. Il n’est pas certain que le dispositif voté soit conforme à la Constitution. Le Conseil constitutionnel aura certainement l’occasion de se prononcer sur le sujet. .
Les départements jouent un rôle clef dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes.Selon la DREES, en 2014, les départements ont versé à 1,4 millions de personnes des prestations au titre de la politique d’aide aux personnes âgées. 758 000 personnes ont bénéficié de prestations au titre de l’aide à domicile des personnes âgées
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente les neuf dixièmes des aides sociales en faveur des personnes âgées. Les 10 % d’aides restantes sont consacrées à l’hébergement en établissement, à l’accueil chez des particuliers ou aux aides ménagères .
La France compte 738 000 bénéficiaires de l’APA à domicile. Cette allocation sert presque intégralement à financer le recours à un aidant professionnel. Ces aides peuvent être assurées par un service prestataire ou par un service mandataire qui prend en charge les formalités administratives liées à l’embauche, tout en permettant au bénéficiaire de recruter lui-même un salarié. Parmi les bénéficiaires de l’APA à domicile, 59 % sont modérément dépendants.
Les personnes âgées, quand elle ne peuvent plus rester à leur domicile, ont la possibilité de recourir à l’aide sociale départementale pour être accueillies chez des particuliers (placement familial) ou dans un établissement public ou privé du secteur médicosocial ou sanitaire.
En 2014, 633 000 prestations leur ont été versées à ce titre. Cette aide permet d’acquitter, avec l’APA, une partie du tarif dépendance de l’établissement ou, plus globalement, tout ou partie des frais de séjour grâce à l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Plus de 511 000 personnes âgées vivant en établissement perçoivent l’APA, soit 41 % de l’ensemble des allocataires de cette aide. Parmi les bénéficiaires, 86 % vivent en maison de retraite, au statut ou non d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et bénéficient d’un entretien complet (hébergement et restauration). Des unités de soins de longue durée accueillent 9 % des bénéficiaires et 5 % séjournent en logement-foyer (EHPAD ou non). Enfin, une minorité de bénéficiaires (2 150) sont accueillis chez des particuliers, à titre onéreux et régulier (-4 % par rapport à 2013). Le département verse à ce titre une allocation de placement familial au particulier ou à la famille agréée qui reçoit la personne âgée.
Selon Eurostat, au mois de septembre par rapport à août la production industrielle corrigée des variations saisonnières a diminué de 0,3% dans la zone euro et de 0,1% dans l’Union Européenne selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Cette baisse était anticipée ; les experts s’attendaient même à une baisse plus forte.
En août 2015, la production industrielle avait reculé respectivement de 0,4% et 0,2%.
Sur un an, la production industrielle a progressé de 1,7% dans la zone euro et de 1,8% dans l’UE.
La croissance du crédit aux entreprises s’essouffle. A fin septembre 2015, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 703,8 milliards d’euros, en augmentation de 2,6 % sur un an. Pour les PME, la hausse est de 2,5 % , de 3,1 % pour les ETI et de 2 % pour les grandes entreprises.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève à 8,1 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 3,4 % dans les activités immobilières et à 2,8 % dans l’industrie. En revanche, l’encours des crédits mobilisés poursuit son recul dans le transport (-4,7 %).
Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de ressources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

Selon l’INSEE, au mois d’octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1 % après –0,4 % au cours du mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il croît également de 0,1 %. Sur un an, les prix à la consommation sont en légère hausse (+0,1 %) après deux mois consécutifs de stabilité.
Les principales contributions à la hausse de l’IPC en octobre proviennent des augmentations saisonnières des prix des produits frais et de certains services. Elles sont en partie compensées par un nouveau recul des prix de l’énergie.
L’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) augmente légèrement par rapport à septembre (+0,1 %). Sur un an, il croît de 0,7 % en octobre après +0,6 % au cours des deux mois précédents. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’accroît également de 0,1 % en octobre ; sur un an, il augmente de 0,2 % après +0,1 % en août et septembre.
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Les ménages ont, au cours du troisième trimestre, maintenu le cap en matière de flux d’épargne. Ils privilégient toujours, selon les dernières statistiques de la Banque de France, l’assurance-vie, le Plan d’Epargne Logement et les dépôts à vue.
Ainsi, au cours du troisième trimestre, l’assurance-vie en fonds euros a bénéficié d’un flux d’épargne de 9,1 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 3,1 milliards d’euros au titre des unités de compte. L’épargne contractuelle, PEL et PEP, a enregistré un flux de 4,7 milliards d’euros. De leurs côtés, les dépôts à vue ont progressé de 6,3 milliards d’euros.
Les livrets d’épargne et Compte d’épargne logement ont été en décollecte de 4 milliards d’euros toujours sur le 3ème trimestre. Les comptes à terme sont également dans cette situation avec -2,2 milliards d’euros.
Les ménages boudent les livrets et comptes à terme du fait des faibles taux pratiqués et optent soit pour l’attentisme en laissant de l’argent sur leurs comptes courants soit pour le PEL et l’assurance-vie.
Lire le document de la Banque de France
L’OCDE a revu à la baisse ses prévisions économiques du fait du ralentissement des pays émergents et des échanges internationaux. La croissance mondiale ne devrait être que de 2.9 % environ cette année, bien en deçà de sa moyenne à long terme,
Dans ses dernières Perspectives économiques semestrielles, l’OCDE prévoit un affermissement progressif de la croissance mondiale, qui devrait atteindre 3.3 % en 2016 et 3.6 % en 2017. Mais pour que la reprise de l’activité soit significative, la Chine devra opérer un rééquilibrage en douceur de son activité, et les économies avancées devront relancer leurs investissements.
Selon le services des étude du Ministère des Affaires sociales, les prestations sociales ont atteint, en 2014, 688,9 milliards d’euros en augmentation de 2,5 % par rapport à 2013. Entre 2010 et 2013, la hausse moyenne annuelle était comprise entre +3,0 % et +3,3 %.
Les prestations relatives aux risques santé et maternité (36 % du total) ont connu une progressiona ssez forte en 2014. Le rythme de croissance des dépenses du risque vieillesse-survie (46 % du total des prestations de protection sociale) serait à l’inverse plus faible sous l’effet d’une inflation atone et de départs à la retraite moins nombreux.
Selon l’INSEE; au mois de septembre 2015, la production est stable, en volume dans l’industrie manufacturière après un bond de +2,2 % en août. L’ensemble de l’industrie progresse de 0,1 % contre 1,7 % en août.
Au troisième trimestre, la production est restée quasi stable dans l’industrie manufacturière (+0,1 %) et augmente dans l’ensemble de l’industrie (+0,4 %).
Dans l’industrie manufacturière, sur un an, la production augmente de 0,6 %. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,7 %).Indices mensuels de la production industrielle.
Légende : CZ : industrie manufacturière – (C1) : IAA – (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines – (C4) : matériels de transport – (C5) : autres industriesSources : Insee, SSP, SOeS
Selon la Banque de France, à la fin du mois d’août, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances était en légère baisse de 0,6 %n par rapport à août 2014 à 62 863. Les défaillances cumulées baissent dans le transport, l’information, le soutien aux entreprises, le commerce et l’industrie. En revanche, elles augmentent dans l’hébergement-restauration, les activités immobilières.
Les défaillances cumulées sur 12 mois augmentent de 0,3 % pour les microentreprises et reculent de 7,7% pour les autres PME et de 17,2% pour les ETI et grandes entreprises.
Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

Selon la Banque de France, le PIB devrait augmenter de 0,4 % au 4ème trimestre.
La production industrielle accélère en octobre. L’activité rebondit dans l’automobile et la chimie. Elle
continue de progresser dans la quasi-totalité des autres secteurs. Les livraisons s’intensifient. Les commandes sont plus nombreuses.Les effectifs sont déclarés en hausse.
Selon les chefs d’entreprise, la production devrait poursuivre sa progression en novembre.
L’activité dans les services continue d’augmenter à un rythme soutenu. Le travail temporaire, les services
informatiques et de transport sont particulièrement dynamiques. Les trésoreries restent larges. L’activité est prévue en hausse en novembre.
L’activité du bâtiment progresse très légèrement, grâce au second œuvre. Les carnets se garnissent un peu. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait être un peu plus dynamique en novembre.
Après l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi de sécurisation de l’emploi qui avaient réformé des contrats responsables et la sélection des contrats éligibles à l’Aide pour une Complémentaire Santé (ACS), le Gouvernement souhaite à présent s’attaquer à la situation des seniors.
Du fait de la croissance rapide des dépenses de santé avec l’âge, la part prise en charge par l’assurance maladie obligatoire est plus élevée pour cette population, passant progressivement de 79 % chez les 60-69 ans à 85 % pour les 80 ans et plus quand le niveau moyen de prise en charge est de 76 % pour l’ensemble de la population.
Pour autant, le reste à charge pour les ménages retraités qui correspond au montant des dépenses assumées par les ménages après prise en compte des frais financés par l’assurance maladie obligatoire et la complémentaire santé, peut accaparer une part importante de leurs revenus. Parmi les populations bénéficiant d’une complémentaire santé (hors champ de la CMU-C et de l’ACS), les dépenses de santé pèsent particulièrement lourd pour les 20 % de ménages les moins aisés qui y consacreraient, selon la DREES, entre 10 et 13 % de leurs revenus en fonction de l’âge de leurs membres quand le reste à charge, pour les 20 % des ménages les plus aisés, se situerait, toujours selon l’âge du ménage, entre 2,8 % et 3,7 %.
La complémentaire santé qui peut relever d’une souscription d’un contrat d’assurance individuel à partir d’une démarche volontaire ou d’un contrat collectif proposé par l’entreprise à ses salariés, repose sur des règles de fonctionnement distinctes selon que l’on se trouve dans l’une ou l’autre des situations. Outre le niveau de couverture, jugé plus important dans le cadre des contrats collectifs, ces derniers présentent également l’avantage de bénéficier d’une tarification établie à partir de l’âge moyen d’un ensemble de bénéficiaires – les salariés – quand les contrats individuels pratiquent une tarification personnalisée en fonction de l’âge de l’assuré. De fait, seuls 16 % des 60 ans et plus bénéficient d’un contrat collectif contre 50 % des 25-59 ans. Ainsi, d’après une étude réalisée en 2012 par l’IRDES, 95,5 % des retraités sont couverts par une complémentaire santé et parmi eux 92 % le sont au titre d’un contrat individuel souscrit auprès d’une société d’assurance ou d’une mutuelle. Ils seraient par ailleurs plus d’un demi-million de retraités à ne pas disposer de couverture complémentaire.
Dans le cadre du PLFSS pour le 2016, le Gouvernement a ainsi introduit à l’article 21 un dispositif visant à contribuer à la généralisation des complémentaires santé auprès des seniors. Amendé à la marge en première lecture à l’Assemblée Nationale, le projet de loi qui introduit un nouveau chapitre dans le code de la sécurité sociale consacré à « la couverture complémentaire santé des personnes âgées de plus de soixante-cinq ans ». Il prévoit qu’à compter du 1er janvier 2017, sur le même principe de ce qui avait été fait pour les contrats santé responsable, un processus de labellisation des offres proposées aux seniors au regard des garanties offertes et du coût pour les assurés. Les professionnels qui seront sélectionnés dans le cadre d’un appel d’offre bénéficieront d’un avantage fiscal fixé à 2 % du montant des primes.
Autre mesure visant à faciliter l’accès à une couverture santé des retraités, une disposition visant à lisser la hausse des tarifs applicables aux anciens salariés (retraités ou demandeurs d’emploi) qui souhaitent conserver la couverture santé qu’ils disposaient au sein de leur entreprise. La loi Evin de 1989 qui avait donné la possibilité aux anciens salariés de continuer à adhérer au contrat collectif de leur ancien employeur, sans la participation financière de ce dernier, prévoyait que le tarif applicable à l’ancien salarié ne dépasse pas 150 % du tarif en vigueur pour les salariés en activité. Dans le projet de loi de financement pour la sécurité sociale il est prévu que ce plafond ne soit atteint qu’au terme de 3 à 5 ans après la sortie de l’entreprise.
La crise étant passé par la, les Français ont privilégié ces dernières années les placements sans risque. Le Livret A qui depuis 2014 enregistre une décollecte du fait de la baisse de son taux de rendement a été la star de la première partie de cette décennie. L’assurance-vie a connu un accès de faiblesse en 2012 mais a vite repris ses marques. En revanche, les actions n’ont pas la cote. En ce qui concerne l’immobilier, l’attraction demeure même si l’engouement n’est plus de mise.
Début 2015, selon l’INSEE, 94 % des ménages vivant en France possèdent un patrimoine financier, immobilier ou professionnel.
Près de six ménages sur dix détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier.
Entre 2010 et 2015, en raison de la crise financière, les ménages ont délaissé les valeurs mobilières au profit de placements financiers peu risqués.
La détention de livret A a fortement augmenté et, début 2015, 75 % des ménages en possèdent un.
L’assurance-vie conforte également sa place parmi les produits privilégiés par les ménages : plus d’un tiers d’entre eux en sont détenteurs.
Le Plan épargne logement retrouve de son attractivité, à la faveur d’une rémunération plus élevée que les livrets défiscalisés, si bien qu’un quart des ménages en possède un début 2015.
La détention de biens immobiliers a également très légèrement progressé.
Début 2015, 93,8 % des ménages vivant en France possèdent au moins un actif financier (autre qu’un compte-chèques), immobilier ou professionnel. Ainsi, 90,1 % détiennent des produits financiers, 62,6 % disposent d’un bien immobilier et 15,0 % ont des actifs professionnels ; 12,3 % des ménages possèdent les trois à la fois.
Depuis 2010, la détention de patrimoine immobilier a très légèrement progressé (+ 0,9 point), alors que la détention de patrimoine financier reste stable.
58,9 % des ménages détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier. Cela représente la quasi-totalité des ménages propriétaires de leur résidence principale (94,4 %). À l’inverse, seuls 65,4 % des ménages détenant un patrimoine financier sont aussi propriétaires d’un bien immobilier. Parmi les produits financiers, 7,1 % des ménages possèdent en 2015 un portefeuille diversifié, comprenant au moins un livret d’épargne, un produit d’épargne logement, des valeurs mobilières ou de l’assurance-vie. 10 % des ménages ne détiennent aucun de ces types de produits financiers.
Les livrets d’épargne sont toujours les produits les plus fréquemment détenus : début 2015, 85,9 % des ménages métropolitains déclarent en posséder au moins un. Première forme d’épargne des ménages, ils constituent un placement de base complètement sécurisé. En 10 ans, la part de ménages détenant un livret défiscalisé a ainsi augmenté de 3 points, avec notamment la forte croissance du taux de détention de livret A ou Bleu (75,8 % en 2015 contre 68,3 % en 2010 et 57,0 % en 2004). Cette augmentation est imputable au relèvement du plafond, aux taux d’intérêt plus élevés certaines années (le livret A atteint un taux de 2,25 % entre le 1er août 2011 et le 1er février 2013) et à une désaffection pour les placements risqués.
La progression du livret A s’est faite au détriment d’autres livrets défiscalisés (livrets de développement durable (LDD), livrets d’épargne populaire (LEP), livrets jeunes).
Le gain de rendement des livrets jeunes et des LEP par rapport au livret A est plus faible qu’auparavant : entre 2004 et 2007, le LEP présentait un taux supérieur d’un point par rapport au taux du livret A ; depuis 2008 cette différence n’est plus que de 0,5 point. De plus, après le relèvement du plafond du livret A en 2012–2013, la nécessité de s’orienter vers des produits d’épargne complémentaires s’est atténuée, notamment chez les ménages disposant de peu d’épargne.
La hausse des livrets défiscalisés est également due à l’engouement des ménages jeunes pour le livret A : plus de 80 % des ménages dont la personne de référence a moins de 40 ans en possèdent début 2015, soit dix points de plus qu’en 2010. La détention d’autres types de livrets varie fortement selon la catégorie socioprofessionnelle : les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (en activité ou retraitée) détiennent plus fréquemment des LDD ou des livrets soumis à l’impôt ; les agriculteurs en activité ou retraités, plus souvent des LEP.
Après les livrets d’épargne, l’assurance-vie reste le placement financier privilégié des ménages : 36,5 % des ménages métropolitains en possèdent au moins une. Sa progression est moins marquée qu’entre 2004 et 2010 (+ 8,5 points), mais elle reste significative (+ 1,8 point entre 2010 et 2015). En effet, ce produit offre aux épargnants un cadre fiscal attractif et la possibilité de sécuriser au moins une partie de leur épargne. Deux tiers des assurances-vie sont ainsi des contrats dits « mono-support », ne permettant l’investissement que sur des fonds euros garantis. De plus, 54 % des contrats multi-supports (pouvant contenir des investissements sur différents supports, y compris sur des supports risqués) contiennent au plus un tiers d’investissements en actions. Ces chiffres sont stables depuis 2010, malgré la baisse importante des rendements des fonds euros, qui suivent les tendances des taux longs des marchés. Depuis la crise financière de 2008, les ménages semblent donc toujours privilégier la sécurité de leur placement plutôt que son rendement.
La détention d’assurance-vie augmente avec l’âge : il y a deux fois plus de détenteurs parmi les ménages dont la personne de référence a 60 ans ou plus (42 %) que parmi les moins de 30 ans (21 %).
L’assurance-vie garde ainsi son attractivité car elle permet non seulement d’accumuler un patrimoine en cours de vie, mais également de le transmettre en succession dans des conditions fiscales avantageuses.
L’épargne-retraite, détenue par 14,4 % des ménages métropolitains début 2015, poursuit sa progression (+ 2,1 points par rapport à 2010). Les détenteurs se répartissent presque également entre trois types de produits : l’épargne-retraite complémentaire volontaire et la sur-complémentaire, proposées par l’employeur, ainsi que le Plan d’épargne retraite populaire (PERP), produit financier accessible aux particuliers dans les établissements bancaires. Le taux de détention de chacun de ces produits, pris séparément, reste toutefois inférieur à 6 %, même s’ils sont plus fréquemment adoptés par les ménages dont la personne de référence est un indépendant. Agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales sont ainsi près d’un tiers à détenir au moins une épargne-retraite (y compris un PERP).
Le Plan d’épargne populaire (PEP), dont certains contrats bénéficient du régime fiscal de l’assurance-vie, disparaît progressivement après avoir cessé d’être commercialisé fin 2003. En 2015, seuls 2,6 % de ménages métropolitains sont encore détenteurs de ce produit, contre près de 15 % en 1998.
En 2004, un quart des ménages en métropole détenait des valeurs mobilières ; ils ne sont plus qu’un sur six début 2015 (16,5 %). Ce repli a été plus important entre 2004 et 2010 mais il s’est poursuivi de 2010 à 2015 (– 4,9 points puis – 2,8 points). À partir de 2008, les crises financière et économique ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées. De fait, la détention de comptes-titres ordinaires continue de diminuer : moins de 10 % des ménages en possèdent contre plus de 11 % en 2010. Malgré les avantages fiscaux qu’il offre, le Plan d’épargne en action (PEA) n’attire pas plus de ménages que les comptes-titres ordinaires.
Traditionnellement, la probabilité de détenir des valeurs mobilières augmente avec le patrimoine et varie selon la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (y compris retraités), sont ceux qui possèdent le plus souvent des valeurs mobilières (31 % à 44 %). À l’inverse, seuls 6 % à 8 % des ménages dont la personne de référence est ouvrier non qualifié ou employé en détiennent.
Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est de 3,9 % en septembre contre 3,4 % en août. ce sont les prêts à l’habitat qui progressent avec une hausse de 3,6 %, après + 3,2 %. Il y a une légère reprise des nouveaux prêts sachant que jusqu’à maintenant le marché était dominé par des prêts faisant suite à des renégociations qui ont néanmoins représenté 9,7 milliards d’euros en septembre après 9,9 milliards en août). Les crédits nouveaux à l’habitat ont atteint 20,6 milliards d’euros, après 20,2 milliards d’euros.
Les taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe confirment leur légère hausse initiée le mois dernier (2,23 %, après 2,18 % en août et 2,16 % en juillet).
Le crédit à la consommation est également dynamique (+4,2%) ; le taux moyen des crédits amortissables à la consommation diminue (4,44 %, après 4,57 %).
Le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances prévoyait de modifier le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), versée chaque mois à environ un million de personnes en France pour un coût total de 8,5 milliards. Il était prévu que pour l’attribution de l’AAH soient pris en compte les revenus des comptes épargnes (livret A, plan épargne logement…). Le montant de l’AAH, dont le montant maximal est de 808 euros mensuel versé aux handicapés aurait pu être diminué. voire l’allocation supprimée. Face à la montée de la contestation, le Gouvernement a préféré renoncer à son projet.
Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est restée en septembre stable 0,40 %, après 0,39 % en août. En ce qui concerne les placements non monétaires, les rémunérations moyennes des plans d’épargne-logement et des autres dépôts à terme supérieur à deux ans ressortent en très légère hausse (respectivement 1 et 4 points de base).
aux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a) ![]() |
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Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente en septembre de 3,6 %, contre 3,2 % en août. Cette progression repose sur la hausse des crédits à l’investissement (+ 2,5 %, après + 2,2 %) et sur celle des crédits de trésorerie (+ 7,0 %, après + 5,2 %). C’est plutôt une bonne nouvelle et confirme l’amélioration de la situation économique depuis la fin de l’été. Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux augmente pour les crédits de montant supérieur à 1 million d’euros (1,69 %, après 1,39 % en a oût, 1,45 % en juillet et 1,62 % en juin) et de façon moins marquée pour les crédits de montant inférieur (2,09 %, après 2,04 %).
La production de crédits nouveaux (cvs), progresse pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (7,1 milliards, après 6,9 milliards) et diminue pour ceux de montant supérieur (12,2 milliards d’euros, après 12,6 milliards en août).
La consommation des ménages a été en France relativement calme au mois de septembre. Elle a stagné, selon l’INSEE, après avoir augmenté de 0,1 % en août. Les achats de biens durables augmentent fortement (+1,4 %), tirés par les achats d’automobiles (+2,3 %). Au contraire, la consommation alimentaire continue de baisser. Les dépenses en énergie sont quasi stables (-0,1 %).
Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, la consommation des ménages rebondit de 0,7 %, après -0,1 % au deuxième trimestre ce qui devrait assurer un taux de croissance d’au moins 0,3 % sur le trimestre
la consommation de biens fabriqués augmente de nouveau (+0,7 % après +0,2 % en août). Elle progresse de 1,1 % sur l’ensemble du troisième trimestre.
En septembre 2015, les dépenses en biens durables enregistrent leur plus forte hausse (+1,4 %) depuis le début de l’année. Elles sont entraînées par les achats d’automobiles, qui accélèrent (+2,3 % après +0,3 % en août).
En septembre, les dépenses en textile, habillement et cuir reculent (–0,4 %) après une stabilité en août. Ce repli provient principalement des achats de chaussures. Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, les dépenses en textile, habillement et cuir sont en nette hausse (+2,0 %).
La consommation totale de biens

Alimentaire et biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

Après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis octobre 2007, la confiance des ménages baisse légèrement d’un point en octobre. Il s’élève à 96 et demeure inférieur à sa moyenne de longue période (100) ; rien d’inquiétant, simplement une pause après un très bon mois de septembre.
Selon l’INSEE, en octobre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore de nouveau : le solde correspondant gagne 2 points et se trouve ainsi à son plus haut niveau depuis novembre 2010. En revanche, leur opinion concernant leur situation financière personnelle future s’infléchit à nouveau : le solde correspondant perd 3 points. Ces deux soldes restent en dessous de leur moyenne de longue période.
Après une nette hausse en septembre, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants diminue : le solde correspondant recule de 6 points en octobre et revient ainsi à son niveau d’août. Il demeure néanmoins légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.
Après une nette amélioration en septembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne se dégrade : le solde sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 5 points et revient ainsi à sa moyenne de long terme ; celui concernant leur capacité d’épargne future diminue de 3 points, mais reste un peu au-dessus de sa moyenne de long terme.
Le solde d’opinion concernant l’opportunité d’épargner est quasi stable (–1 point). Il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

Au second trimestre 2015, l’encours des placements financiers assurance-vie et mixte soit 1967 milliards à fin juin 2015 baisse de 57 milliards d’euros soit -2,8 %, après une hausse de 105 milliards d’euros le trimestre précédent (+5,5 %).
La chute des bourses à partir du mois d’avril explique cette évolution avec en outre avec un effet de valorisation négatifs des obligations en portefeuille observés dans un contexte de remontée des taux d’intérêt. La Banque de France souligne que le taux de l’emprunt souverain français à 10 ans a crû de 70 points de base en France.
Par ailleurs, les placements obligataires et en titres d’OPC non monétaires ont vu leur valeur diminuer respectivement de 56 milliards d’euros et 10 milliards d’euros. Tous les types de placements enregistrent des investissements nets à l’exception des OPC monétaires (-4,3 milliards).
Depuis la fin du premier trimestre, des doutes s’étaient faits jour sur la croissance de l’économie française. Le PIB a stagné entre mars et juin et sa croissance ne devrait être que de 0,3 % pour le troisième trimestre. La publication de l’indice sur le climat des affaires pour le mois d’octobre semble néanmoins prouvé que la croissance résiste et même qu’elle pourrait être en hausse sur le 4ème trimestre. En effet, selon l’INSEE, au mois d(octobre, le climat des affaires en France s’améliore et atteint un plus haut depuis août 2011. L’indicateur atteint 101 et est donc à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100).
Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Lecture : quand la courbe est proche de +1 (resp. –1), le climat conjoncturel est favorable (resp. défavorable)
Sources : Insee
Selon une enquête trimestrielle de la Banque de France réalisée auprès d’entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment sur leur accès au financement bancaire, l’accès au crédit serait resté facile au 3ème trimestre. Les PME ont effectué un peu moins de demandes de financement qu’au trimestre précédent. Les demandes de crédit des TPE sont souvent satisfaites, moins cependant pour les crédits de trésorerie. Les Entreprises de Taille Intermédiaires continuent de bénéficier d’un accès très aisé au crédit bancaire.
Au troisième trimestre 2015, la demande de nouveaux crédits de la part des PME a légèrement baissé par rapport au trimestre précédent, tant pour les crédits de trésorerie que d’investissement.
Pour les crédits de trésorerie, l’accès s’est un peu durci pour les PME : 74 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 76 % au deuxième trimestre). L’accès aux crédits d’investissement demeure à un niveau élevé : 92 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités.
Pour les TPE, la demande reste stable. L’accès au crédit de trésorerie des TPE baisse à 59 % (contre 65 % le trimestre précédent). L’obtention de crédits d’investissement diminue légèrement mais reste très large.

Au mois de septembre, le nombre total de créations d’entreprises a augmenté de 3,6% après deux mois de baisse, tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations hors micro-entrepreneurs augmentent de 3,8 % contre une baisse de 1,6 % en août retrouvant leur tendance des mois passés (+1,6 % par mois en moyenne depuis octobre 2014). Les immatriculations de micro-entrepreneurs continuent de se redresser (+3,2 % après +0,7 %).
Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois continue de baisser de 4,3 % (en données brutes) par rapport aux mêmes mois un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, du fait de la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (–23,5 %). Le commerce et la construction sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse.
En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 3,0 %. Ceci résulte du déclin des immatriculations de micro-entrepreneurs (–14,5 %), les créations des autres types d’entreprises continuant d’augmenter, y compris les sociétés (+3,4 %).Un peu moins de la moitié des créateurs est un micro-entrepreneur
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables Source : Insee, Sirene

La CFDT, la CGC-CFE et la CFTC ont signé un accord avec le MEDEF sur les complémentaires avec comme conséquence de reculer d’un an la possibilité de toucher sa retraite à taux plein entre 62 et 64 ans.
Un retraité qui pouvait partir à 62 ans devra attendre 63 ans pour toucher sa retraite complémentaire à taux plein; faute de quoi il subira un abattement 10 % la première année, de 10 % la seconde et 10 % peut-être avant de récupérer un taux plein à 65 ans. Une personne pouvant partir à la retraite à 64 ans subira un abattement de 10 % sur ses pensions complémentaires jusqu’à 65 ans. En revanche, un salarié restant en activité plus longtemps bénéficiera de bonifications. Les retraités modestes, exonérés de CSG ou bénéficiaires d’un taux réduit, ne seront pas concernés par ces décotes. Ce dispositif s’appliquera à partir du 1er janvier 2019.
Par ailleurs, le taux d’appel des cotisations passera de 125% à 127%. permettant un gain de 800 millions d’euros au lieu de 400 millions. Il est également prévu de créer une nouvelle cotisation patronale sur la tranche C (cadres uniquement) en 2016 permettant un gain de 120 millions par an.
In fine, le patronat accepte une augmentation de sa contribution de 700 millions d’euros quand Pierre Gattaz avait, au début de la négociation, refusé tout effort de la part des employeur.
En 2019, l’AGIRC et l’ARRCO fusionneront. La CGC a obtenu que « des négociations pour moderniser le statut de l’encadrement de 1947 soient ouvertes.. De plus, si elles n’aboutissent pas, les articles de la convention Agirc qui concernent les cadres pourront être pérennisées». Ces articles définissent le statut cadre ainsi que la cotisation prévoyance des cadres de 1,5% sur la tranche A.
L’OCDE vient de mettre en ligne son recueil de données économiques sur les Etats membres.
Le Club de l’Epargne salariale a publié sa 5ème enquête annuelle. Selon cette étude, 70 % des salariés et des dirigeants d’entreprises considèrent que le partage des profits est la mission la plus porteuse de l’épargne salariale. Pour les salariés l’épargne salariale est avant tout destinée à compléter la retraite, tout en constituant une réserve de précaution. Pour 43 %, c’est un complément de revenus pour leur retraite ; pour 43 % la constitution d’une réserve d’argent pour faire face à des dépenses imprévues. Pour les dirigeants, 90 % d’entre eux jugent que l’épargne salariale et la retraite complémentaire de type « article 83 » sont les moyens les plus efficaces pour la retraite de leurs salariés.Concernant les différents types de placements financiers, les dirigeants d’entreprises sont beaucoup plus experts et plus positifs sur les obligations qu’ils considèrent à 72 % comme un placement facile à gérer, et pour 83 % comme un placement sûr, alors que les salariés se montrent plutôt ignorants sur les différents types de placement financier.
6 salariés bénéficiaires sur 10 déclarent avoir investi dans leur épargne salariale au cours de la dernière année, se positionnant comme des investisseurs « actifs ». Les sommes versées représentent environ 10% du salaire net. Ces données restent stables depuis 2013.
Selon l’INSEE, au mois de septembre, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé de 0,4 point après une hausse de 0,3 point en août. Corrigé des variations saisonnières, il baisse légèrement (–0,1 %) pour le deuxième mois consécutif. Sur un an, il est stable, comme en août.
Les principales contributions à la baisse de l’IPC en septembre proviennent du repli saisonnier des prix des services liés au tourisme après les vacances scolaires d’été et d’un nouveau recul des prix des produits pétroliers. À l’inverse, les prix des produits manufacturés se redressent à l’issue des soldes estivaux en métropole. Par ailleurs, les prix de l’alimentation augmentent du fait des produits frais.
L’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) se replie légèrement sur le mois (–0,2 % en septembre après +0,1 % en août). Sur un an, il croît de 0,6 %, comme en août. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se replie également, diminuant de 0,4 % sur un mois après une hausse de même ampleur en août. Sur un an, il augmente légèrement (+0,1 %), comme le mois précédent.
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Le financement des retraites passe par une population active importante. C’est un des objectifs de l’Allemagne qui a décidé d’accueillir un nombre croissant d’immigrés. La France depuis une vingtaine d’années fait le chemin inverse en restreignant le flux migratoire. Le maintien d’un excédent naturel positif permet certes de se priver de l’apport de travail de la population immigrée. Néanmoins, d’ici 2020, la population active française baissera. Autre facteur avancé pour refuser l’immigration, le maintien d’un fort taux de chômage. Il n’est pas prouvé que les travailleurs immigrés concurrencent la population active résidente. Par ailleurs, les immigrés contribuent à la demande intérieure et paient des impôts ainsi que les taxes…
Au 1er janvier 2014, la France comptait 65,8 millions d’habitants hors Mayotte : 11,6 % d’entre eux sont nés à l’étranger, 8,9 % sont immigrés et 6,4 % sont de nationalité étrangère. Au cours des années 2006 à 2013, l’ensemble de la population résidant en France a augmenté de 2,6 millions de personnes, celle de nationalité française de 2,1 millions. Les immigrés, qui ne sont pas tous de nationalité étrangère, comptent 700 000 personnes en plus. Leur part dans la population s’est accrue de 0,8 point entre 2006 et 2014.
L’Insee a publié les données sur les soldes migratoires en 2013. Ainsi, en 2013, le solde migratoire a été positif de 33 000 personnes : 332 000 sont arrivées en France et 299 000 en sont parties. La France terre d’accueil est de plus en plus une terre de départ.
Le solde migratoire était de + 112 000 en 2006. Ce solde résulte de mouvements migratoires entre la France et l’étranger de trois catégories de personnes qui vivent en France : celles qui sont nées en France, les immigrés et les personnes nées françaises à l’étranger. Les travaux présentés ici visent à quantifier l’ensemble de ces mouvements sur la période 2006 à 2013. Outre l’analyse du solde migratoire, réalisée habituellement par le rapprochement des données du recensement et des données de l’état civil, cette méthode présente une exploitation nouvelle des recensements successifs pour estimer les flux d’entrées sur le territoire et par déduction les flux des sorties.
Les départs vers l’étranger des personnes nées en France se sont amplifiés depuis 2006, alors que leurs retours, moins nombreux, ont peu varié sur la période. Leur solde migratoire est ainsi négatif et a doublé sur la période : il est estimé à – 120 000 personnes en 2013 contre – 60 000 en 2006. Dans le même temps, le nombre d’entrées d’immigrés a progressé, mais à un rythme plus faible que leurs sorties du territoire, si bien que le solde migratoire des personnes immigrées, estimé à + 140 000 personnes en 2013, s’inscrit en léger recul par rapport à 2006 (+ 164 000). Enfin, les flux d’entrées et de sorties des personnes nées françaises à l’étranger sont plus faibles ; leur solde migratoire s’élève à + 13 000 en 2013.
Selon Eurostat, au deuxième trimestre 2015, le taux d’investissement des entreprises s’est élevé à 22,3% dans la zone euro, contre 22,0% au trimestre précédent. néanmoins, ce taux est encore éloigné de celui en vigueur avant la crise de 2008/2009. il atteignait alors plus de 24 %.
Selon Eurostat, le taux d’épargne des ménages a été quasiment stable à 12,8% dans la zone euro pour le deuxième trimestre ; il s’élevait à 12,7 % au premier trimestre. Le taux d’investissement des ménages est également quasi stable à 8,3% dans la zone euro contre 8,4% au trimestre précédent. Ces chiffres soulignent que l’économie européenne évolue sur un plateau depuis trois mois.
Selon la Banque de France, la demande de crédits aurait augmenté au mois de septembre. Pour les crédits aux entreprises, les banques indiquent une augmentation de la demande de crédits des PME et des grandes entreprises, tirée essentiellement par des opérations de fusion-acquisition. Les banques font en outre état d’une baisse de la marge sur les crédits de risque moyen. Pour les crédits à l’habitat et à la consommation, la demande de crédits à l’habitat augmente.

Au mois de juillet, les défaillances d’entreprise ont baissé de 0,3 %. Cette baisse n’empêche pas que le nombre cumulé sur un an reste à un niveau très élevé. En effet, selon la Banque de France, à la fin du mois de juin, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’est élevé à 63 202, soit au même niveau qu’en juin 2014. Les défaillances cumulées baissent dans le transport, l’information, le soutien aux entreprises, le commerce et l’industrie. En revanche, elles augmentent dans l’hébergement-restauration, les activités immobilières et la construction.
Les défaillances cumulées sur 12 mois augmentent de 0,9 % pour les microentreprises et reculent de 8,0% pour les autres PME et de 10,3% pour les ETI et grandes entreprises.
Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

Selon l’INSEE, au mois d’août, la production en volume a progressé dans l’industrie manufacturière de 2,2 % contre une baisse de 1,3 % en juillet. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie avec une hausse de 1,6 % contre une baisse de 1,1 % en juillet).
Sur les trois derniers mois la production manufacturière diminue néanmoins de 0,4 %. Elle est stable dans l’ensemble de l’industrie.
Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois progresse de 0,5 % par rapport aux trois mêmes mois de 2014. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,6 %). Sur cette période, la production croît dans les industries extractives, énergie, eau (+1,5 %), les équipements électriques, électroniques, informatiques, machines (+1,2 %) et les industries agricoles et alimentaires (+1,4 %) ; elle progresse plus modérément dans les autres produits industriels (+0,3 %) et les matériels de transport (+0,2 %). En revanche, elle diminue nettement dans la cokéfaction et raffinage (–4,7 %).
Selon l’INSEE, au deuxième trimestre 2015, les prix des logements sur un an sont encore orientés à la baisse avec un recul de 2,2 %. Les prix des logements anciens se contractent de 2,7 % quand les prix des logements neufs augmentent de 2,4 %. Sur le seul deuxième trimestre, les prix sont quasi stables (+0,1 %) par rapport au trimestre précédent (données brutes). Les prix des logements anciens stagnent tandis que ceux des logements neufs augmentent de 0,8 %.
Du fait des faibles taux et de l’amélioration du contexte économique, les acheteurs seraient de retour. Selon une étude du réseau Century 21 reprise par Europe 1, jeudi 8 octobre 2015, dans l’ancien, les ventes seraient, au 3ème trimestre, en hausse de 18,4% par rapport à la même période l’an dernier.
Les investisseurs fuient les villes à loyers encadrés comme Paris et privilégient soit des villes de banlieues ou des villes non encadrées. Après plusieurs années difficiles, le secteur du bâtiment semble avoir touché le fond. Néanmoins, la reprise demeure fragile et la loi Allur demeure toujours un frein.
La Commission européenne a présenté, le 30 septembre dernier des mesures destinées à la création d’une Union des marchés de capitaux d’ici à 2019. Si d’indéniables progrès ont été enregistrés, les professionnels de la place dont L’AFA (Association française de l’assurance) et l’ANIA soulignent que les mesures annoncées ne permettent pas d’espérer une relance de l’investissement long en Europe et hypothèquent les chances de réussite du plan Juncker.
La Commission propose de créer une classe d’actifs dédiée au financement des infrastructures. Les projets éligibles devront respecter une vingtaine de critères rendant ainsi le traitement prudentiel de ces investissements complexe.
Si la Commission a assoupli les contraintes de la clause de transition actions de Solvabilité 2 concernant les investissements en actions non cotées, l’investissement en actions réalisé via des fonds d’investissement restera fortement pénalisé par les modalités d’application de cette clause.
Selon une étude menée par l’institut SMG Insight / YouGov pour Genworth Lifestyle Protection Insurance, près du quart (23%) des ménages français, soit plus de 5,8 millions de foyers, auraient moins de 10 euros après avoir payé leurs dépenses courantes : impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone et nourriture. L’étude souligne également les Français sont dans une situation plus difficile que les Allemands – seulement 7% de la population adulte allemande dispose de moins de 10 euros par mois – et que les Espagnols – 10%.
Question : Environ quel montant vous reste-t-il personnellement à la fin du mois, c’est à dire une fois que vous déduisez les impôts, les dépenses pour votre logement, les factures et la nourriture?

Toujours selon cette étude 42% des Français sont d’accord avec l’affirmation suivante : « J’ai la plupart du temps du mal à tenir jusqu’à la fin du mois» ; chiffres de nouveau moins bons que pour l’Allemagne (24% sont d’accord avec cette affirmation) ou pour l’Espagne (27%).
1 foyer français sur 5 (20%) estime éprouver « toujours des difficultés » ou être« toujours en retard pour payer les factures, hypothèque, crédit automobile, prêts à la consommation et débit différé de carte bancaire ». Seulement 13% des Allemands et 17% des Espagnols sont d’accord avec cette affirmation.
Le manque d’argent disponible se reflète également dans les niveaux d’épargne assez bas. Plus d’un quart de la population française met de côté moins de 10 euros par mois (28%).
A la question « en cas de perte soudaine de revenus, combien de temps pourriez-vous vivre sur vos économies ? », 1 personne interrogée sur 5 (20%) répond ne pouvoir même pas tenir une semaine. Pour 18%, ils pourraient survivre financièrement jusqu’à un mois. Cette tendance est encore plus prononcée chez les femmes : près d’un quart d’entre elles (24%) ne tiendraient pas plus d’une semaine, contre 16% des hommes.
Question : Si vous perdiez vos revenus soudainement, combien de temps pensez-vous pouvoir vivre sur vos économies?

5% des personnes interrogées (moyenne sur l’ensemble des postes de dépenses) diminuent leurs frais de restaurants, sorties, loisirs, shopping, vacances et voyages. Les ménages réduisent également des postes de dépenses essentiels : plus d’une personne interrogée sur 5 (22%) limite sa consommation d’électricité, 19% leur consommation d’eau et 19% réduisent les dépenses de nourriture.
Question : Parmi les domaines suivants, quels sont ceux, le cas échéant, pour lesquels vous avez réduit vos dépenses au cours des 12 derniers mois afin de faire des économies ?
| Restaurant | 52% |
| Shopping (ex : vêtements, DVD) | 50% |
| Activités / sorties (ex : cinéma, zoo, théâtre) | 44% |
| Loisirs | 43% |
| Vacances | 41% |
| Voyages | 41% |
| Cadeaux de Noël, d’anniversaire ou autre occasion | 33% |
| Abonnements à des journaux ou magazines | 32% |
| Adhésion à des clubs (ex : club de sport, d’activités socio-culturelles…) | 25% |
| Souscriptions à des fournisseurs de médias et télécommunication (ex. TV par câble, haut-débit Internet, téléphonie mobile, etc.) | 23% |
| Consommation en électricité de votre foyer | 22% |
| Consommation en eau de votre foyer | 19% |
| Nourriture | 19% |
| Je n’ai réduit aucune dépense dans ces domaines | 11% |
| Autres | 1% |
| Préfère ne pas répondre | 6% |
Selon l’étude Genworth, près de 4 Français sur 10 (39%) estiment que leur situation financière va aller en s’aggravant au cours des 12 prochains mois.Seulement 18% des Français interrogés pensent que leur situation financière va s’améliorer, contre 28% en Allemagne et 40% en Espagne.
Cette étude qui ne reprend pas des données statistiques confirme néanmoins les données de l’INSEE. Ces dernières démontrent que l’effort d’épargne est concentré sur les 20 % les plus riches. Les Français les plus modestes sont en situation de désépargne. Il faut par ailleurs prendre en compte que les Français laissent de plus en plus d’argent sur leurs comptes courants. Il s’agit d’épargne. De même, les remboursements du capital des emprunts immobiliers est de l’épargne.
L’eurocroissance a eu le tort de naître au mauvais moment. les faibles taux d’intérêt et une bourse capricieuse ne permettent pas de garantir du rendement aux assurés qui décideraient de passer à l’euro-croissance. Il faut rappeler que l’euro-croissance est un fonds euros logé dans un contrat d’assurance-vie avec une garantie en capital à terme. En contrepartie de cette garantie différée (8 à 10 ans), l’assureur doit logiquement pouvoir améliorer le rendement grâce à une poche plus élevée de diversification. Près d’un an après le début de commercialisation, peu d’assurés ont franchi le pas.
Pour relancer le produit, le Ministère de l’Economie dans le prolongement du rapport Villeroy de Galhau étudie la possibilité de modifier les contrats euro-croissance.
Le Trésor a ainsi ouvert le 30 septembre une consultation publique sur la mise en place d’un « dispositif temporaire » afin de faciliter la commercialisation de ces contrats.
Le dispositif envisagé par le Trésor doit permettre aux assureurs d’accompagner « jusqu’à la fin 2018 » le lancement de l’euro-croissance « par le transfert de certains actifs en plus-values latentes des fonds euros vers les fonds euro-croissance, dans une proportion à déterminer ». Deux projets de décret en Conseil d’Etat sont soumis à consultation. La première option prévoit d’autoriser ces transferts « jusqu’à concurrence d’un plafond égal au produit du taux de plus-values latentes du fonds euros et de la valeur comptable des engagements transférés du fonds euros vers le fonds euro-croissance ». Dans la seconde solution, les transferts pourraient, notamment, être plafonnés à 10 % de la valeur totale des actifs du fonds euro-croissance.
En 2014, 559 293 personnes sont décédées en France, soit environ 11 000 décès de moins que chacune des deux années précédentes (hors Mayotte). Les décès de 2012 et 2013 ont été en effet les plus élevés de ceux observés depuis le début des années 1980 du fait du vieillissement de la population et d’épidémies de grippe plus fortes.
En moyenne, 1 530 personnes sont décédées chaque jour en 2014. La période estivale reste la plus clémente (1 440 personnes environ sont décédées quotidiennement de juin à août 2014) et la période hivernale la plus dure (1 600 décès par jour de janvier à mars 2014). La mortalité hivernale a été plus faible en 2014 : 1 760 personnes sont décédées en moyenne par jour en 2013 et 1 740 en 2012.
Les décès sont globalement peu nombreux durant l’enfance, à l’exception de l’année qui suit la naissance. En 2014, 2 500 nouveau-nés de l’année sont décédés avant leur premier anniversaire (1 400 décès de garçons et 1 100 décès de filles).
À chaque âge jusqu’à 83 ans, le nombre de décès masculins dépasse le nombre de décès féminins. C’est entre 20 et 29 ans que cet « excédent » des décès masculins est à son maximum, avec trois fois plus de décès d’hommes que de femmes. Entre 30 et 35 ans, on compte 2,5 décès masculins pour un décès féminin, et environ deux décès d’hommes pour un décès de femme entre 35 et 70 ans. Ce rapport diminue ensuite fortement, jusqu’à une quasi-égalité des décès de chaque sexe de 80 à 85 ans, puis il s’inverse ensuite : à 90 ans, on compte un décès d’homme pour deux décès de femmes, et ce déséquilibre s’accentue avec l’âge. Sur les 1 500 personnes qui ont atteint 100 ans courant 2014 et sont décédées cette même année, on compte près de cinq femmes pour un homme. Ce rapport atteint huit pour un parmi les décédés à 105 ans ou plus.
La mortalité infantile a fortement baissé entre 1950 et 2014 avec 13 fois moins de décès d’enfants de moins d’un an. La baisse des maladies infectieuses a été particulièrement importante dans les années 1950 (diffusion des antibiotiques et vaccinations). Ce repli des maladies infectieuses a bénéficié à tous les âges, avec un effet spectaculaire sur la mortalité infantile. Les décès d’enfants avant leur premier anniversaire étaient très nombreux en 1950 : 19 000 petits garçons et 13 700 petites filles nés en 1950 sont décédés durant l’année qui a suivi leur naissance. En 1970, ces décès étaient environ 2,5 fois moins nombreux qu’en 1950 (7 700 garçons et 5 600 filles). Au début des années 1990 ont été lancées en France des campagnes de sensibilisation à la mort subite du nourrisson. Aussi, la baisse des décès d’enfants de moins d’un an s’est poursuivie à un rythme rapide, avant de ralentir dans les années 2000.
Les décès entre 15 et 24 ans sont surtout dus à des morts violentes (accident de transports, suicide), qui touchent plus les jeunes hommes que les jeunes femmes. Les accidents de la route ont augmenté entre 1950 et 1970 et diminué à partir de 1974. Aussi, en 1970, on observe un surcroît des décès des hommes entre 17 et 24 ans plus important qu’en 1950. Ce surcroît masculin s’étend aux âges autour de 30 ans dans les années 1990, avec l’apparition du sida, qui a particulièrement touché les hommes à ces âges . 7 500 hommes et 2 600 femmes de 25 à 29 ans sont décédés en 1990, soit 2,9 hommes pour une femme, contre un ratio de 2,3 hommes pour une femme en 1970. Entre 1990 et 2014, ce ratio régresse légèrement et atteint 2,7.
En 1950, 32 % des décédés avaient moins de 60 ans contre 12 % en 2014
Les hommes comme les femmes ont bénéficié des progrès médicaux, notamment dans le domaine des maladies cardiovasculaires, ce qui a réduit la mortalité des adultes à chaque âge. Les décès ont donc lieu à un âge plus avancé aujourd’hui qu’il y a cinquante ans.
En 1950, les décès des hommes étaient les plus nombreux à 74 ans (8 100 décès) et à 78 ans pour les femmes (8 900 décès). En 2014, ce maximum est atteint à 87 ans pour les hommes (9 800 décès) et 92 ans pour les femmes (14 200 décès).
La part des décès avant 60 ans a fortement diminué : 32 % des décédés en 1950 avaient moins de 60 ans (37 % pour les décès masculins et 27 % pour les décès féminins), contre 12 % en 2014 (16 % pour les décès masculins et 8 % pour les décès féminins). La baisse a été forte entre 1950 et 1970 et plus modérée de 1970 à 1990. La diminution de la part des décès avant 60 ans a repris un rythme plus rapide de 1990 à 2014 pour les hommes. La baisse de la mortalité des nouveau-nés entre 1950 et 2014 a fortement contribué à cette évolution. En 1950, 6 % des décédés étaient des nouveau-nés, contre 0,5 % en 2014. Près de 3 % des décédés en 1950 avaient entre 15 et 29 ans contre moins de 1 % en 2014. La baisse des décès avant 60 ans s’explique donc par la réduction de la mortalité infantile, la baisse de la mortalité des jeunes et les progrès médicaux ayant permis de reculer l’âge au décès vers les très grands âges.
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