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Climat des affaires stable mais bien orienté

En novembre 2015, selon l’INSEE, le climat des affaires en France est resté stable par rapport à octobre. Il demeure ainsi à 102 soit à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100). Le climat progresse d’un point dans le commerce de détail, le commerce de gros et le bâtiment. Il est stable dans les services et perd un point dans l’industrie.

L’indicateur de retournement se situe dans la zone favorable permettant de penser que la situation conjoncturelle va continuer de s’améliorer.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Créations d’entreprise stables en octobre selon l’INSEE

Selon l’INSEE, au mois d’octobre, le nombre total de créations d’entreprises est stable après un net rebond en septembre (tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations hors micro-entrepreneurs diminuent légèrement (–0,5 %). Cette baisse est compensée par la hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs (+0,7 %).

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois diminue de 4,1 % (en données brutes) par rapport aux mêmes mois un an auparavant, surtout du fait des micro-entrepreneurs (–21,7 %). Le commerce et la construction sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse1. En sens inverse, nettement plus d’entreprises sont créées dans le transport et les activités immobilières par rapport à la même période de l’an dernier.

En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 3,7 %, du fait du fort recul des immatriculations de micro-entrepreneurs (–17,2 %). En revanche, les créations des autres types d’entreprises augmentent (+22,1 % pour les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs et +3,4 % pour les sociétés). Un peu moins d’une création sur deux est une demande d’immatriculation de micro-entrepreneur

En octobre 2015, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 44,2 % des créations d’entreprises sur 12 mois.

 

Créations d'entreprises (CVS-CJO*)

Créations d’entreprises

Le PIB de la zone euro a augmenté de 0,3 % au troisième trimestre

Le PIB de la zone euro, au cours du troisième trimestre 2015,a augmenté de 0,3%. Celui de lUnion européenne a progressé de 0,4 % par rapport au trimestre précédent. La France est dans la moyenne avec un taux de croissance de 0,3 %.

Au cours du deuxième trimestre 2015, le PIB avait crû de 0,4% dans le deux zones. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,6% dans la zone euro et de 1,9% dans l’UE au troisième trimestre 2015, après respectivement +1,5% et +1,9% au deuxième trimestre 2015.

Au cours du troisième trimestre 2015, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,4% par rapport au trimestre précédent (après +1,0% au deuxième trimestre 2015). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 2,0% (après +2,7% au deuxième trimestre 2015).

Inflation en territoire légèrement positif pour la zone euro

Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est établi à 0,1 % en octobre 2015, contre -0,1 % en septembre.

En octobre 2014, il était de 0,4 %. Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,0% en octobre 2015, contre -0,1% en septembre. Un an auparavant, il était de 0,5 %.

Allègement de la CSG pour les salariés touchant moins de 1,34 fois le SMIC

L’Assemblée nationale a adopté un amendement Ayrault-Muet qui propose d’alléger la CSG sur les salaires compris entre 1 et 1,34 Smic. Cette modification est prévue à partir du 1er janvier 2017.  cette exonération remplacera une partie de la prime d’activité. La CSG deviendrait progressive en fonction du revenu et non plus proportionnelle. Si les députés signataires de l’amendement ont du abandonner la fusion pure et simple de la CSG et de l’impôt sur le revenu qui devait déboucher sur  la création de l’impôt dit citoyen, ils entendent néanmoins revenir à la charge sur ce sujet.  Il n’est pas certain que le dispositif voté soit conforme à la Constitution. Le Conseil constitutionnel aura certainement l’occasion de se prononcer sur le sujet. .

Les départements au coeur de la politique d’aide aux personnes âgées

Les départements jouent un rôle clef dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes.Selon la DREES, en 2014, les départements  ont versé à 1,4 millions de personnes  des prestations au titre de la politique d’aide aux personnes âgées. 758 000 personnes ont bénéficié de prestations au titre de  l’aide à domicile des personnes âgées

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA) représente les neuf dixièmes des aides sociales en faveur des personnes âgées. Les 10 % d’aides restantes sont consacrées à l’hébergement en établissement, à l’accueil chez des particuliers ou aux aides ménagères .

La France compte 738 000 bénéficiaires de l’APA à domicile. Cette allocation sert presque intégralement à financer le recours à un aidant professionnel. Ces aides peuvent être assurées par un service prestataire ou par un service mandataire qui prend en charge les formalités administratives liées à l’embauche, tout en permettant au bénéficiaire de recruter lui-même un salarié.  Parmi les bénéficiaires de l’APA à domicile, 59 % sont modérément dépendants.

Les personnes âgées, quand elle ne peuvent plus rester à leur domicile, ont la possibilité de recourir à l’aide sociale départementale pour être accueillies chez des particuliers (placement familial) ou dans un établissement public ou privé du secteur médicosocial ou sanitaire.

En 2014,  633 000 prestations leur ont été versées à ce titre. Cette aide permet d’acquitter, avec l’APA, une partie du tarif dépendance de l’établissement ou, plus globalement, tout ou partie des frais de séjour grâce à l’aide sociale à l’hébergement (ASH). Plus de 511 000 personnes âgées vivant en établissement perçoivent l’APA, soit 41 % de l’ensemble des allocataires de cette aide. Parmi les bénéficiaires, 86 % vivent en maison de retraite, au statut ou non d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), et bénéficient d’un entretien complet (hébergement et restauration). Des unités de soins de longue durée accueillent 9 % des bénéficiaires et 5 % séjournent en logement-foyer (EHPAD ou non). Enfin, une minorité de bénéficiaires (2 150) sont accueillis chez des particuliers, à titre onéreux et régulier (-4 % par rapport à 2013). Le département verse à ce titre une allocation de placement familial au particulier ou à la famille agréée qui reçoit la personne âgée.

 

 

Production industrielle en baisse en Zone euro au mois de septembre

Selon Eurostat, au mois de  septembre par rapport à août la production industrielle corrigée des variations saisonnières a diminué de 0,3% dans la zone euro et de 0,1% dans l’Union Européenne selon les estimations d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Cette baisse était anticipée ; les experts s’attendaient même à une baisse plus forte.

En août 2015, la production industrielle avait reculé respectivement de 0,4% et 0,2%.

Sur un an, la production industrielle a progressé de 1,7% dans la zone euro et de 1,8% dans l’UE.

Crédits aux entreprises toujours en petite forme

La croissance du crédit aux entreprises s’essouffle. A fin septembre 2015, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 703,8 milliards d’euros, en augmentation de 2,6 % sur un an. Pour les PME, la hausse est de 2,5 % , de 3,1 % pour les ETI et de 2 % pour les grandes entreprises.

L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève à 8,1 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 3,4 % dans les activités immobilières et à 2,8 % dans l’industrie. En revanche, l’encours des crédits mobilisés poursuit son recul dans le transport (-4,7 %).

Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de ressources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

Crédit aux entreprises (encours)

L’inflation de retour en territoire positif en octobre

Selon l’INSEE, au mois d’octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1 % après –0,4 % au cours du mois précédent. Corrigé des variations saisonnières, il croît également de 0,1 %. Sur un an, les prix à la consommation sont en légère hausse (+0,1 %) après deux mois consécutifs de stabilité.

Les principales contributions à la hausse de l’IPC en octobre proviennent des augmentations saisonnières des prix des produits frais et de certains services. Elles sont en partie compensées par un nouveau recul des prix de l’énergie.

L’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) augmente légèrement par rapport à septembre (+0,1 %). Sur un an, il croît de 0,7 % en octobre après +0,6 % au cours des deux mois précédents. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’accroît également de 0,1 % en octobre ; sur un an, il augmente de 0,2 % après +0,1 % en août et septembre.

 

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

Epargne des ménages au 3ème trimestre : le cap est maintenu

Les ménages ont, au cours du troisième trimestre, maintenu le cap en matière de flux  d’épargne. Ils privilégient toujours, selon les dernières statistiques de la Banque de France, l’assurance-vie, le Plan d’Epargne Logement et les dépôts à vue.

Ainsi, au cours du troisième trimestre, l’assurance-vie en fonds euros a bénéficié d’un flux d’épargne de 9,1 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 3,1 milliards d’euros au titre des unités de compte. L’épargne contractuelle, PEL et PEP, a enregistré un flux de 4,7 milliards d’euros. De leurs côtés, les dépôts à vue ont progressé de 6,3 milliards d’euros.

Les livrets d’épargne et Compte d’épargne logement ont été en décollecte de 4 milliards d’euros toujours sur le 3ème trimestre. Les comptes à terme sont également dans cette situation avec -2,2 milliards d’euros.

Les ménages boudent les livrets et comptes à terme du fait des faibles taux pratiqués et optent soit pour l’attentisme en laissant de l’argent sur leurs comptes courants soit pour le PEL et l’assurance-vie.

Lire le document de la Banque de France

 

L’OCDE revoit ses prévisions économiques à la baisse

L’OCDE a revu à la baisse ses prévisions économiques du fait du ralentissement des pays émergents et des échanges internationaux. La croissance mondiale ne devrait être que de 2.9 % environ cette année, bien en deçà de sa moyenne à long terme,

Dans ses dernières Perspectives économiques semestrielles, l’OCDE prévoit un affermissement progressif de la croissance mondiale, qui devrait atteindre 3.3 % en 2016 et 3.6 % en 2017. Mais pour que la reprise de l’activité soit significative, la Chine devra opérer un rééquilibrage en douceur de son activité, et les économies avancées devront relancer leurs investissements.
 

 

Près de 689 milliards d’euros de prestations sociales en 2014

Selon le services des étude du Ministère des Affaires sociales, les prestations sociales ont atteint, en 2014,  688,9 milliards d’euros en augmentation de 2,5 % par rapport à 2013. Entre  2010 et 2013, la hausse moyenne annuelle était comprise entre +3,0 % et +3,3 %.

Les prestations relatives aux risques santé et maternité (36 % du total) ont connu une progressiona ssez forte en 2014. Le rythme de croissance des dépenses du risque vieillesse-survie (46 % du total des prestations de protection sociale) serait à l’inverse plus faible sous l’effet d’une inflation atone et de départs à la retraite moins nombreux.

lire le rapport de la DREES

Une production industrielle poussive au 3ème trimestre

Selon l’INSEE; au mois de  septembre 2015, la production est stable, en volume dans l’industrie manufacturière  après un bond de +2,2 % en août. L’ensemble de l’industrie progresse de 0,1 % contre 1,7 % en août.

Au troisième trimestre, la production est restée quasi stable dans l’industrie manufacturière (+0,1 %) et augmente dans l’ensemble de l’industrie (+0,4 %).

Dans l’industrie manufacturière, sur un an, la production  augmente de  0,6 %. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,7 %).Indices mensuels de la production industrielle.

Indices mensuels de la production industrielleLégende : CZ : industrie manufacturière – (C1) : IAA – (C3) : équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines – (C4) : matériels de transport – (C5) : autres industriesSources : Insee, SSP, SOeS

Petite baisse des défaillances d’entreprise en août

Selon la Banque de France, à la fin du mois d’août, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances était en légère  baisse de 0,6 %n par rapport à  août 2014 à  62 863. Les défaillances cumulées baissent dans le transport, l’information, le soutien aux entreprises, le commerce et l’industrie. En revanche, elles augmentent dans l’hébergement-restauration, les activités immobilières.

Les défaillances cumulées sur 12 mois augmentent de 0,3 % pour les microentreprises et reculent de 7,7% pour les autres PME et de 17,2% pour les ETI et grandes entreprises.

Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

Défaillances d'entreprises

La Banque de France prévoit 0,4 % de croissance au 4ème trimestre

Selon la Banque de France, le PIB devrait augmenter de 0,4 % au 4ème trimestre.

La production industrielle accélère en octobre. L’activité rebondit dans l’automobile et la chimie. Elle
continue de progresser dans la quasi-totalité des autres secteurs. Les livraisons s’intensifient. Les commandes sont plus nombreuses.Les effectifs sont déclarés en hausse.

Selon les chefs d’entreprise, la production devrait poursuivre sa progression en novembre.

L’activité dans les services continue d’augmenter à un rythme soutenu. Le travail temporaire, les services
informatiques et de transport sont particulièrement dynamiques. Les trésoreries restent larges. L’activité est prévue en hausse en novembre.
L’activité du bâtiment progresse très légèrement, grâce au second œuvre. Les carnets se garnissent un peu. Selon les chefs d’entreprise, l’activité devrait être un peu plus dynamique en novembre.

 

Le Sénat commence l’examen du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2016 : quelle complémentaire santé pour les retraités ?

Après l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi de sécurisation de l’emploi qui avaient réformé des contrats responsables et la sélection des contrats éligibles à l’Aide pour une Complémentaire Santé (ACS), le Gouvernement souhaite à présent s’attaquer à la situation des seniors.

Du fait de la croissance rapide des dépenses de santé avec l’âge, la part prise en charge par l’assurance maladie obligatoire est plus élevée pour cette population, passant progressivement de 79 % chez les 60-69 ans à 85 % pour les 80 ans et plus quand le niveau moyen de prise en charge est de 76 % pour l’ensemble de la population.

Pour autant, le reste à charge pour les ménages retraités qui correspond au montant des dépenses assumées par les ménages après prise en compte des frais financés par l’assurance maladie obligatoire et la complémentaire santé, peut accaparer une part importante de leurs revenus. Parmi les populations bénéficiant d’une complémentaire santé (hors champ de la CMU-C et de l’ACS), les dépenses de santé pèsent particulièrement lourd pour les 20 % de ménages les moins aisés qui y consacreraient, selon la DREES, entre 10 et 13 % de leurs revenus en fonction de l’âge de leurs membres quand le reste à charge, pour les 20 % des ménages les plus aisés, se situerait, toujours selon l’âge du ménage, entre 2,8 % et 3,7 %.

La complémentaire santé qui peut relever d’une souscription d’un contrat d’assurance individuel à partir d’une démarche volontaire ou d’un contrat collectif proposé par l’entreprise à ses salariés, repose sur des règles de fonctionnement distinctes selon que l’on se trouve dans l’une ou l’autre des situations. Outre le niveau de couverture, jugé plus important dans le cadre des contrats collectifs, ces derniers présentent également l’avantage de bénéficier d’une tarification établie à partir de l’âge moyen d’un ensemble de bénéficiaires – les salariés – quand les contrats individuels pratiquent une tarification personnalisée en fonction de l’âge de l’assuré. De fait, seuls 16 % des 60 ans et plus bénéficient d’un contrat collectif contre 50 % des 25-59 ans. Ainsi, d’après une étude réalisée en 2012 par l’IRDES, 95,5 % des retraités sont couverts par une complémentaire santé et parmi eux 92 % le sont au titre d’un contrat individuel souscrit auprès d’une société d’assurance ou d’une mutuelle. Ils seraient par ailleurs plus d’un demi-million de retraités à ne pas disposer de couverture complémentaire.

Dans le cadre du PLFSS pour le 2016, le Gouvernement a ainsi introduit à l’article 21 un dispositif visant à contribuer à la généralisation des complémentaires santé auprès des seniors. Amendé à la marge en première lecture à l’Assemblée Nationale, le projet de loi qui introduit un nouveau chapitre dans le code de la sécurité sociale consacré à « la couverture complémentaire santé des personnes âgées de plus de soixante-cinq ans ». Il prévoit qu’à compter du 1er janvier 2017, sur le même principe de ce qui avait été fait pour les contrats santé responsable, un processus de labellisation des offres proposées aux seniors au regard des garanties offertes et du coût pour les assurés. Les professionnels qui seront sélectionnés dans le cadre d’un appel d’offre bénéficieront d’un avantage fiscal fixé à 2 % du montant des primes.

Autre mesure visant à faciliter l’accès à une couverture santé des retraités, une disposition visant à lisser la hausse des tarifs applicables aux anciens salariés (retraités ou demandeurs d’emploi) qui souhaitent conserver la couverture santé qu’ils disposaient au sein de leur entreprise. La loi Evin de 1989 qui avait donné la possibilité aux anciens salariés de continuer à adhérer au contrat collectif de leur ancien employeur, sans la participation financière de ce dernier, prévoyait que le tarif applicable à l’ancien salarié ne dépasse pas 150 % du tarif en vigueur pour les salariés en activité. Dans le projet de loi de financement pour la sécurité sociale il est prévu que ce plafond ne soit atteint qu’au terme de 3 à 5 ans après la sortie de l’entreprise.

 

La reprise de l’investissement une nouvelle fois différée en France

L’INSEE et le Gouvernement espéraient une reprise de l’investissement pour le second semestre 2015 or,  à en croire la dernière enquête de l’institut statistique, elle est différée à 2016. En effet, interrogés en octobre 2015, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière ne prévoient pas de hausse de é de leur investissement en 2015 par rapport à 2014, une petite hausse de 1 % étant attendue.
En revanche, en moyenne sur l’année 2016, les industriels anticipent une légère augmentation de leurs dépenses d’investissement, de 3 % par rapport à 2015. Cette hausse serait forte dans les secteurs des industries agro-alimentaires (+7 %) et dans la fabrication de biens d’équipements (+9 %).

Les Français ont privilégié les placements sans risque ces dernières années

La crise étant passé par la, les Français ont privilégié ces dernières années les placements sans risque. Le Livret A qui depuis 2014 enregistre une décollecte du fait de la baisse de son taux de rendement a été la star de la première partie de cette décennie. L’assurance-vie a connu un accès de faiblesse en 2012 mais a vite repris ses marques. En revanche, les actions n’ont pas la cote. En ce qui concerne l’immobilier, l’attraction demeure même si l’engouement n’est plus de mise.

 

Début 2015, selon l’INSEE, 94 % des ménages vivant en France possèdent un patrimoine financier, immobilier ou professionnel.

Près de six ménages sur dix détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier.

Entre 2010 et 2015, en raison de la crise financière, les ménages ont délaissé les valeurs mobilières au profit de placements financiers peu risqués.

La détention de livret A a fortement augmenté et, début 2015, 75 % des ménages en possèdent un.

L’assurance-vie conforte également sa place parmi les produits privilégiés par les ménages : plus d’un tiers d’entre eux en sont détenteurs.

Le Plan épargne logement retrouve de son attractivité, à la faveur d’une rémunération plus élevée que les livrets défiscalisés, si bien qu’un quart des ménages en possède un début 2015.

La détention de biens immobiliers a également très légèrement progressé.

Début 2015, 93,8 % des ménages vivant en France possèdent au moins un actif financier (autre qu’un compte-chèques), immobilier ou professionnel. Ainsi, 90,1 % détiennent des produits financiers, 62,6 % disposent d’un bien immobilier et 15,0 % ont des actifs professionnels ; 12,3 % des ménages possèdent les trois à la fois.

Depuis 2010, la détention de patrimoine immobilier a très légèrement progressé (+ 0,9 point), alors que la détention de patrimoine financier reste stable.

58,9 % des ménages détiennent au moins un actif financier autre qu’un compte-chèques et au moins un bien immobilier. Cela représente la quasi-totalité des ménages propriétaires de leur résidence principale (94,4 %). À l’inverse, seuls 65,4 % des ménages détenant un patrimoine financier sont aussi propriétaires d’un bien immobilier. Parmi les produits financiers, 7,1 % des ménages possèdent en 2015 un portefeuille diversifié, comprenant au moins un livret d’épargne, un produit d’épargne logement, des valeurs mobilières ou de l’assurance-vie. 10 % des ménages ne détiennent aucun de ces types de produits financiers.

Les livrets d’épargne sont toujours les produits les plus fréquemment détenus : début 2015, 85,9 % des ménages métropolitains déclarent en posséder au moins un. Première forme d’épargne des ménages, ils constituent un placement de base complètement sécurisé. En 10 ans, la part de ménages détenant un livret défiscalisé a ainsi augmenté de 3 points, avec notamment la forte croissance du  taux de détention de livret A ou Bleu (75,8 % en 2015 contre 68,3 % en 2010 et 57,0 % en 2004). Cette augmentation est imputable au relèvement du plafond, aux taux d’intérêt plus élevés certaines années (le livret A atteint un taux de 2,25 % entre le 1er août 2011 et le 1er février 2013) et à une désaffection pour les placements risqués.

La progression du livret A s’est faite au détriment d’autres livrets défiscalisés (livrets de développement durable (LDD), livrets d’épargne populaire (LEP), livrets jeunes).

Le gain de rendement des livrets jeunes et des LEP par rapport au livret A est plus faible qu’auparavant : entre 2004 et 2007, le LEP présentait un taux supérieur d’un point par rapport au taux du livret A ; depuis 2008 cette différence n’est plus que de 0,5 point. De plus, après le relèvement du plafond du livret A en 2012–2013, la nécessité de s’orienter vers des produits d’épargne complémentaires s’est atténuée, notamment chez les ménages disposant de peu d’épargne.

La hausse des livrets défiscalisés est également due à l’engouement des ménages jeunes pour le livret A : plus de 80 % des ménages dont la personne de référence a moins de 40 ans en possèdent début 2015, soit dix points de plus qu’en 2010. La détention d’autres types de livrets varie fortement selon la catégorie socioprofessionnelle : les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (en activité ou retraitée) détiennent plus fréquemment des LDD ou des livrets soumis à l’impôt ; les agriculteurs en activité ou retraités, plus souvent des LEP.

Après les livrets d’épargne, l’assurance-vie reste le placement financier privilégié des ménages : 36,5 % des ménages métropolitains en possèdent au moins une. Sa progression est moins marquée qu’entre 2004 et 2010 (+ 8,5 points), mais elle reste significative (+ 1,8 point entre 2010 et 2015). En effet, ce produit offre aux épargnants un cadre fiscal attractif et la possibilité de sécuriser au moins une partie de leur épargne. Deux tiers des assurances-vie sont ainsi des contrats dits « mono-support », ne permettant l’investissement que sur des fonds euros garantis. De plus, 54 % des contrats multi-supports (pouvant contenir des investissements sur différents supports, y compris sur des supports risqués) contiennent au plus un tiers d’investissements en actions. Ces chiffres sont stables depuis 2010, malgré la baisse importante des rendements des fonds euros, qui suivent les tendances des taux longs des marchés. Depuis la crise financière de 2008, les ménages semblent donc toujours privilégier la sécurité de leur placement plutôt que son rendement.

La détention d’assurance-vie augmente avec l’âge : il y a deux fois plus de détenteurs parmi les ménages dont la personne de référence a 60 ans ou plus (42 %) que parmi les moins de 30 ans (21 %).

L’assurance-vie garde ainsi son attractivité car elle permet non seulement d’accumuler un patrimoine en cours de vie, mais également de le transmettre en succession dans des conditions fiscales avantageuses.

L’épargne-retraite, détenue par 14,4 % des ménages métropolitains début 2015, poursuit sa progression (+ 2,1 points par rapport à 2010). Les détenteurs se répartissent presque également entre trois types de produits : l’épargne-retraite complémentaire volontaire et la sur-complémentaire, proposées par l’employeur, ainsi que le Plan d’épargne retraite populaire (PERP), produit financier accessible aux particuliers dans les établissements bancaires. Le taux de détention de chacun de ces produits, pris séparément, reste toutefois inférieur à 6 %, même s’ils sont plus fréquemment adoptés par les ménages dont la personne de référence est un indépendant. Agriculteurs, artisans, commerçants, professions libérales sont ainsi près d’un tiers à détenir au moins une épargne-retraite (y compris un PERP).

Le Plan d’épargne populaire (PEP), dont certains contrats bénéficient du régime fiscal de l’assurance-vie, disparaît progressivement après avoir cessé d’être commercialisé fin 2003. En 2015, seuls 2,6 % de ménages métropolitains sont encore détenteurs de ce produit, contre près de 15 % en 1998.

En 2004, un quart des ménages en métropole détenait des valeurs mobilières ; ils ne sont plus qu’un sur six début 2015 (16,5 %). Ce repli a été plus important entre 2004 et 2010 mais il s’est poursuivi de 2010 à 2015 (– 4,9 points puis – 2,8 points). À partir de 2008, les crises financière et économique ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées. De fait, la détention de comptes-titres ordinaires continue de diminuer : moins de 10 % des ménages en possèdent contre plus de 11 % en 2010. Malgré les avantages fiscaux qu’il offre, le Plan d’épargne en action (PEA) n’attire pas plus de ménages que les comptes-titres ordinaires.

Traditionnellement, la probabilité de détenir des valeurs mobilières augmente avec le patrimoine et varie selon la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale (y compris retraités), sont ceux qui possèdent le plus souvent des valeurs mobilières (31 % à 44 %). À l’inverse, seuls 6 % à 8 % des ménages dont la personne de référence est ouvrier non qualifié ou employé en détiennent.

 

lire la note de l’INSEE

Reprise des crédits aux particuliers en septembre

Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est de 3,9 % en septembre contre 3,4 % en août. ce sont les prêts à l’habitat qui progressent avec une hausse de  3,6 %, après + 3,2 %. Il y a une légère reprise des nouveaux prêts sachant que jusqu’à maintenant le marché était dominé par des prêts faisant suite à des renégociations qui ont néanmoins représenté 9,7 milliards d’euros en septembre  après 9,9 milliards en août). Les crédits nouveaux à l’habitat ont atteint 20,6 milliards d’euros, après 20,2 milliards d’euros.

Les taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe confirment leur légère hausse initiée le mois dernier (2,23 %, après 2,18 % en août et 2,16 % en juillet).

Le crédit à la consommation est également dynamique (+4,2%) ; le taux moyen des crédits amortissables à la consommation diminue (4,44 %, après 4,57 %).

 

Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut       Taux de croissance annuel brut
sept-15 juil-15 août-15 sept-15
Total 1 045 3,5 3,4 3,9
        Habitat 858 3,5 3,2 3,6
        Trésorerie 151 2,4 3,7 4,2
        Autres 37 6,7 6,1 9,5

L’allocation aux adultes handicapées et épargne ne font pas bon ménage

Le Gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances prévoyait de modifier le calcul de l’allocation aux adultes handicapés (AAH), versée chaque mois à environ un million de personnes en France pour un coût total de 8,5 milliards. Il était prévu que pour l’attribution de l’AAH soient pris en compte les revenus des comptes épargnes (livret A, plan épargne logement…). Le montant de l’AAH, dont le montant maximal est de 808 euros mensuel versé aux handicapés aurait pu être diminué. voire l’allocation supprimée. Face à la montée de la contestation, le Gouvernement a préféré renoncer à son projet.

Les taux de rémunération de l’épargne à court terme se stabilise

Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est restée en septembre stable 0,40 %, après 0,39 % en août. En ce qui concerne les placements non monétaires, les rémunérations moyennes des plans d’épargne-logement et des autres dépôts à terme supérieur à deux ans ressortent en très légère hausse (respectivement 1 et 4 points de base).

aux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a) 
sept-14 nov-14 avr-15 juil-15 août-15 (h) sept-15 (i)
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b) 0,62 0,61 0,49 0,46 0,39 0,40
dont : – dépôts à vue 0,15 0,15 0,15 0,14 0,14 0,14
– dépôts à terme ≤ 2 ans 1,94 1,92 1,21 1,09 1,10 1,10
– livrets à taux réglementés (c) 1,06 1,05 1,05 1,05 0,80 0,80
dont : – livret A 1,00 1,00 1,00 1,00 0,75 0,75
– livrets ordinaires 1,02 0,98 0,81 0,72 0,60 0,60
– titres d’OPC monétaires (d) (e) 0,12 0,11 0,06 0,03 0,02 0,01
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS
Plan d’épargne-logement 2,93 2,92 2,88 2,81 2,82 2,83
Autres dépôts à terme > 2 ans 2,78 2,73 2,63 2,51 2,47 2,51
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Euribor 3 mois (f) 0,10 0,08 0,01 -0,02 -0,03 -0,04
Rendement du TEC 5 ans (f), (g) 0,31 0,27 0,00 0,29 0,20 0,22
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 ? M2 à l’exception des OPC monétaires).
c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
d. Rendement annuel apparent des titres d’OPC monétaires pour l’ensemble des détenteurs (source Fininfo ?série calculée sur la base des rendements annuels des OPC de trésorerie régulière).
e. Rendements des OPC monétaires après imputation des frais de gestion.
f. Moyenne mensuelle.
g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
h. Données révisées.

Les crédits repartent de l’avant

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente en septembre  de  3,6 %, contre  3,2 % en août. Cette progression repose sur la hausse des crédits à l’investissement (+ 2,5 %, après + 2,2 %) et sur  celle des crédits de trésorerie (+ 7,0 %, après + 5,2 %). C’est plutôt une bonne nouvelle et confirme l’amélioration de la situation économique depuis la fin de l’été. Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux augmente pour les crédits de montant supérieur à 1 million d’euros (1,69 %, après 1,39 % en a oût, 1,45 % en juillet et 1,62 % en juin) et de façon moins marquée pour les crédits de montant inférieur (2,09 %, après 2,04 %).

La production de crédits nouveaux (cvs), progresse pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (7,1 milliards, après 6,9 milliards) et diminue pour ceux de montant supérieur (12,2 milliards d’euros, après 12,6 milliards en août).

Calme plat pour la consommation en septembre

La consommation des ménages a été en France relativement calme au mois de septembre. Elle a stagné, selon l’INSEE, après avoir augmenté de 0,1 % en août. Les achats de biens durables augmentent fortement (+1,4 %), tirés par les achats d’automobiles (+2,3 %). Au contraire, la consommation alimentaire continue de baisser. Les dépenses en énergie sont quasi stables (-0,1 %).

Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, la consommation des ménages rebondit de 0,7 %, après -0,1 % au deuxième trimestre ce qui devrait assurer un taux de croissance d’au moins 0,3 % sur le trimestre

la consommation de biens fabriqués augmente de nouveau (+0,7 % après +0,2 % en août). Elle progresse de 1,1 % sur l’ensemble du troisième trimestre.

En septembre 2015, les dépenses en biens durables enregistrent leur plus forte hausse (+1,4 %) depuis le début de l’année. Elles sont entraînées par les achats d’automobiles, qui accélèrent (+2,3 % après +0,3 % en août).

En septembre, les dépenses en textile, habillement et cuir reculent (–0,4 %) après une stabilité en août. Ce repli provient principalement des achats de chaussures. Néanmoins, sur l’ensemble du troisième trimestre, les dépenses en textile, habillement et cuir sont en nette hausse (+2,0 %).

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Alimentaire et biens fabriqués

Alimentaire et biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

Décomposition des biens fabriqués

La confiance des ménages a un petit coup de mou en octobre

Après avoir atteint en septembre son plus haut niveau depuis octobre 2007, la confiance des ménages baisse légèrement d’un point en octobre. Il s’élève à 96 et demeure inférieur à sa moyenne de longue période (100) ; rien d’inquiétant, simplement une pause après un très bon mois de septembre.

Selon l’INSEE, en octobre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore de nouveau : le solde correspondant gagne 2 points et se trouve ainsi à son plus haut niveau depuis novembre 2010. En revanche, leur opinion concernant leur situation financière personnelle future s’infléchit à nouveau : le solde correspondant perd 3 points. Ces deux soldes restent en dessous de leur moyenne de longue période.

Après une nette hausse en septembre, la proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants  diminue : le solde correspondant recule de 6 points en octobre et revient ainsi à son niveau d’août. Il demeure néanmoins légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.

Après une nette amélioration en septembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne se dégrade : le solde sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 5 points et revient ainsi à sa moyenne de long terme ; celui concernant leur capacité d’épargne future diminue de 3 points, mais reste un peu au-dessus de sa moyenne de long terme.

Le solde d’opinion concernant l’opportunité d’épargner est quasi stable (–1 point). Il demeure inférieur à sa moyenne de longue période.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

L’encours de l’assurance-vie et mixte au deuxième trimestre 2015

Au second trimestre 2015, l’encours des placements financiers assurance-vie et mixte soit 1967 milliards à fin juin 2015  baisse de 57 milliards d’euros  soit -2,8 %, après une hausse de 105 milliards d’euros le trimestre précédent (+5,5 %).

La chute des bourses à partir du mois d’avril explique cette évolution avec en outre avec un effet de valorisation négatifs des obligations en portefeuille observés dans un contexte de remontée des taux d’intérêt. La Banque de France souligne que le taux de l’emprunt souverain français à 10 ans a crû de 70 points de base en France.

Par ailleurs,  les placements obligataires et en titres d’OPC non monétaires ont vu leur valeur diminuer respectivement de 56 milliards d’euros et 10 milliards d’euros. Tous les types de placements enregistrent des investissements nets à l’exception des OPC monétaires (-4,3 milliards).

Bon pour le moral, le climat des affaires est en hausse !

Depuis la fin du premier trimestre, des doutes s’étaient faits jour sur la croissance de l’économie française. Le PIB a stagné entre mars et juin et sa croissance ne devrait être que de 0,3 % pour le troisième trimestre. La publication de l’indice sur le climat des affaires pour le mois d’octobre semble néanmoins prouvé que la croissance résiste et même qu’elle pourrait être en hausse sur le 4ème trimestre. En effet, selon l’INSEE, au mois d(octobre, le climat des affaires en France s’améliore et atteint un plus haut depuis août 2011. L’indicateur atteint 101 et est donc à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme (100).

Le climat progresse de trois points dans les services et d’un point dans le commerce de détail. Il perd un point dans le bâtiment et dans l’industrie.
L’indicateur de retournement reste dans la zone favorableL’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Cette progression est un bon signe pour la croissance du 4ème trimestre.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : quand la courbe est proche de +1 (resp. –1), le climat conjoncturel est favorable (resp. défavorable)

Sources : Insee

L’accès des entreprise aux crédits reste correct

Selon une enquête trimestrielle de la  Banque de France réalisée  auprès d’entreprises de l’industrie, des services et du bâtiment sur leur accès au financement bancaire, l’accès au crédit serait resté facile au 3ème trimestre. Les PME ont effectué un peu moins de demandes de financement qu’au trimestre précédent. Les demandes de crédit des TPE sont souvent satisfaites, moins cependant pour les crédits de trésorerie. Les Entreprises de Taille Intermédiaires continuent de bénéficier d’un accès très aisé au crédit bancaire.

Au troisième trimestre 2015, la demande de nouveaux crédits de la part des PME a légèrement baissé  par rapport au trimestre précédent, tant pour les crédits de trésorerie que d’investissement.
Pour les crédits de trésorerie, l’accès s’est un peu durci pour les PME  : 74 % des PME obtiennent totalement ou en grande partie les crédits demandés (contre 76 % au deuxième trimestre). L’accès aux crédits d’investissement demeure  à un niveau élevé : 92 % des PME obtiennent (en totalité ou à plus de 75 %) les financements souhaités.
Pour les TPE, la demande reste stable. L’accès au crédit de trésorerie des TPE baisse à 59 % (contre 65 % le trimestre précédent). L’obtention de crédits d’investissement diminue légèrement mais reste très large.

Les taux des crédits aux entreprises ont continué de baisser au 3ème trimestre

Selon la Banque de France, les taux des crédits aux entreprises entre avril et juillet ont poursuivi leur mouvement de baisse et atteignent des niveaux historiquement bs
Taux des crédits aux entreprises

Septembre a souri à la création d’entreprise

Au mois de septembre, le nombre total de créations d’entreprises a augmenté de 3,6% après deux mois de baisse, tous types d’entreprises confondus, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations hors micro-entrepreneurs augmentent de 3,8 % contre une baisse de 1,6 % en août retrouvant leur tendance des mois passés (+1,6 % par mois en moyenne depuis octobre 2014). Les immatriculations de micro-entrepreneurs continuent de se redresser (+3,2 % après +0,7 %).

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois continue de baisser de 4,3 % (en données brutes) par rapport aux mêmes mois un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, du fait de la chute des immatriculations de micro-entrepreneurs (–23,5 %). Le commerce et la construction sont les secteurs contribuant le plus à cette baisse.

En données brutes, le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois baisse de 3,0 %. Ceci résulte du déclin des immatriculations de micro-entrepreneurs (–14,5 %), les créations des autres types d’entreprises continuant d’augmenter, y compris les sociétés (+3,4 %).Un peu moins de la moitié des créateurs est un micro-entrepreneur

Créations d’entreprises (CVS-CJO*)* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables Source : Insee, Sirene

 

Créations d’entreprises dans le commerce et les services aux entreprises – Données CVS-CJO*

Bonus malus pour les complémentaires à partir de 2019

La CFDT, la CGC-CFE et la CFTC ont signé un accord avec le MEDEF sur les complémentaires avec comme conséquence de reculer d’un an la possibilité de toucher sa retraite à taux plein entre 62 et 64 ans.

Un retraité qui pouvait partir à 62 ans devra attendre 63 ans pour  toucher sa retraite complémentaire à taux plein; faute de quoi il subira un abattement 10 % la première année, de 10 % la seconde et 10 % peut-être  avant de récupérer un taux plein à 65 ans. Une personne pouvant partir à la retraite à 64 ans subira un abattement de 10 % sur ses pensions complémentaires jusqu’à 65 ans.  En revanche, un salarié restant en activité plus longtemps bénéficiera de bonifications. Les retraités modestes, exonérés de CSG ou bénéficiaires d’un taux réduit, ne seront pas concernés par ces décotes. Ce dispositif s’appliquera à partir du 1er janvier 2019.

Par ailleurs, le taux d’appel des cotisations  passera de 125% à 127%. permettant un gain de  800 millions d’euros au lieu de 400 millions. Il est également prévu de créer une nouvelle cotisation patronale sur la tranche C (cadres uniquement) en 2016 permettant un gain de 120 millions par an.

In fine, le patronat accepte une augmentation de sa contribution de 700 millions d’euros quand Pierre Gattaz avait, au début de la négociation, refusé tout effort de la part des employeur.

En 2019, l’AGIRC et l’ARRCO fusionneront.  La CGC a obtenu que « des négociations pour moderniser le statut de l’encadrement de 1947 soient ouvertes.. De plus, si elles n’aboutissent pas, les articles de la convention Agirc qui concernent les cadres  pourront être pérennisées». Ces articles définissent le statut cadre ainsi que la cotisation prévoyance des cadres de 1,5% sur la tranche A.

Les indicateurs de l’OCDE version 2015

L’OCDE vient de mettre en ligne son recueil de données économiques sur les Etats membres.