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la confiance en mode plateau !

Selon l’INSEE, au mois de décembre, la confiance des ménages est stable pour le 3ème mois consécutif. L’indicateur qui la synthétise reste bloqué  à 96 et demeure ainsi toujours en dessous de sa moyenne de longue période (100).

En décembre, le solde d’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse légèrement d’un point.

Concernant leur situation financière personnelle future, leur opinion progresse de 3 points. Ces deux soldes sont aussi en dessous de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont aussi nombreux qu’en novembre à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant est à son niveau moyen de longue période.

En décembre, les ménages restent pratiquement aussi optimistes qu’en novembre quant à leur capacité d’épargne. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (+1 point). Celui sur leur capacité d’épargne future est stable pour le troisième mois consécutif. Ces deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de longue période.

La proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner s’accroît de 4 points, mais reste néanmoins en dessous de sa moyenne de long terme.

Indicateur synthétique de confiance des ménages
Indicateur synthétique de confiance des ménages

France Inter – Les Français et leur épargne

Philippe Crevel a été interrogé par France Inter au sujet des placements des Français.retrouver l’interview sur le site de France inter 

 

La fin de la crise de l’immobilier en 2016

Après plusieurs années très difficiles, le secteur de l’immobilier espère que l’année 2016 sera celle de la reprise. Plusieurs signes permettent d’être optimistes. L’année 2015 a été meilleure que prévu. Les ventes ont progressé de 10 % et les prix se sont stabilisés.

Le contexte reste favorable avec des taux d’intérêt historiquement bas.  Par ailleurs, les ménages avec la reprise économique pourraient retrouver le chemin de l’investissement et donc de l’immobilier. Affaire à suivre…

 

Une bonne année pour le CAC 40 malgré tout !

2015 restera un bon cru pour la bourse malgré la crise financière chinoise, malgré la Grèce, malgré le ralentissement de la croissance mondiale, malgré le relèvement des taux directeurs par la FED et la chute du prix du pétrole.

Même les indices chinois sont en zone positive. La Bourse de Shanghai a ainsi achevé 2015 avec une hausse de 9,4 % soit une progression bien plus importante que Londres, Paris ou New York.  2015 aura été l’année des montagnes russes pour les indices chinois. En effet, les marchés chinois ont connu une phase hautement spéculative durant le premier semestre avec une progression de plus de 60 % ; une vive correction est intervenue à partir de la mi-juin provoquant la disparition du tiers de la capitalisation en moins de trois semaines. Pour juguler la crise, les autorités chinoises ont mis en œuvre un plan de soutien financier qui a contribué à une appréciation de 25 % des cours « actions ».

Pour 2016, les indices chinois risquent de connaître d’amples fluctuations. Cela pourrait se produire à la fin du mois de janvier avec la fin de l’interdiction des ventes massives de titres en vigueur depuis le krach de l’été. Les marchés chinois seront également influencés par l’état de la conjoncture du pays et par l’afflux de nouveaux titres avec les mesures prises pour faciliter les introductions en bourse.

L’indice japonais, le  Nikkei a fait presque aussi bien que celui de Shanghai avec une hausse de 9,07 %. La politique monétaire non conventionnelle a favorisé le marché « actions » qui n’a pas été trop pénalisé par la récession et le ralentissement économique des pays émergents. Le retard accumulé par la place de Tokyo explique également cette hausse.

Le CAC 40 n’aura pas réussi à s’installer au-dessus des 5000 points et encore moins atteindre les 5 200 qui lui étaient promis. Néanmoins, le CAC 40 a progressé de 8,53 % et a terminé l’année à 4 637 points ce qui constitue malgré tout un résultat très correct. Cette hausse a été acquise durant le premier semestre. Le CAC 40 a connu son point haut le 27 avril à 5 268 points avant de connaître un trou d’air. Le point bas a été atteint le 29 septembre à 4 343 points. La crise financière chinoise et les interrogations sur la force de la reprise ont miné le moral des investisseurs durant l’été. Par ailleurs, la progression de 20 % en 5 mois est apparu à tous comme excessive.

Malgré l’affaire Volkswagen, l’indice allemand, le Daxx, a augmenté de son côté de 10 % témoignant de la bonne vitalité de l’économie de ce pays. Londres est en revanche en phase avec les marchés américains. Le Footsie a reculé de près de 5 points. Après avoir battu des records, les places anglo-saxonnes ont amorcé un processus de consolidation. Les indices américains ont, par ailleurs, vécu dans l’expectative de la décision de la FED. Par ailleurs, ils avaient connu de fortes hausses ces dernières années appelant une pause. En l’état, au regard de la valorisation des entreprises par rapport aux bénéfices, il n’y a pas de réelle menace de bulles sur les marchés actions

Evolution du CAC 40

 

Année Valeur Performance
1987 1 000,00
1988 1 573,94 + 57,4 %
1989 2 001,08 + 29,5 %
1990 1 517,93 – 24,06 %
1991 1 765,66 + 15,5 %
1992 1 857,78 + 5,2 %
1993 2 268,22 + 22,1 %
1994 1 881,15 – 17,5 %
1995 1 871,97 – 4,30 %
1996 2 315,73 + 23,24 %
1997 2 998,91 + 29,34 %
1998 3 942,66 + 37,31 %
1999 5 958,32 + 51,12 %
2000 5 926,42 – 0,54 %
2001 4 624,58 – 21,97 %
2002 3 063,91 – 33,75 %
2003 3 557,90 + 16,12 %
2004 3 821,16 + 7,40 %
2005 4 715,23 + 23,40 %
2006 5 541,76 + 17,53 %
2007 5 614,08 + 1,31 %
2008 3 217,97 – 42,68 %
2009 3 936,33 + 22,32 %
2010 3 804,78 – 3,34 %
2011 3 159,81 – 16,95 %
2012 3 641,07 + 15,23 %
2013 4 295,95 + 17,99 %
2014 4 272,75 – 0,54 %
2015 4 637,06 + 8,53 %

 

L’équipe du Cercle vous souhaite de très bonne fêtes !

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La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement a été publiée au Journal Officiel

La loi no 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement a été publiée au Journal Officiel du 29 décembre 2015.

Consulter la loi 

 

L’assurance-vie a capté près de 23 milliards d’euros en onze mois (articles Les Echos du 29 déc. 2015)

Le Cercle de l’Epargne est cité dans l’article des Echos du 29 décembre 2015 consacré aux résultats de l’assurance-vie au mois d’octobre.

Lire l’article 

Résultats du mois de novembre de l’assurance-vie :

 

L’assurance-vie ne connaît pas la crise

L’assurance-vie enchaine son 23ème mois d’affilé de collecte positive. En novembre, la collecte a, en effet, atteint 2,9 milliards d’euros. C’est le deuxième meilleur résultat de l’année après les 3,7 milliards d’euros du mois de juillet dernier. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette s’élève désormais à 22,9 milliards d’euros.

La collecte de l’assurance-vie bénéficie du fort taux d’épargne qui est revenu à son plus haut niveau depuis 2011, à 15,5 % du revenu disponible brut (3ème trimestre). Ce regain d’épargne a été rendu possible par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages (progression d’au moins 1,6 % en 2015) ainsi que par la faiblesse de leurs investissements. Pour la quatrième année consécutive, l’investissement des ménages (essentiellement investissements immobiliers) est en recul, en 2015, de plus de 3 %. En 2014, la chute avait dépassé 5 %.

L’assurance-vie bénéficie également du désintérêt des Français vis-à-vis des livrets d’épargne et en premier lieu du Livret A qui a enregistré une décollecte de 9,6 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de l’année. L’assurance-vie est simplement concurrencée par le Plan d’Epargne Logement qui sur 9 mois a recouvré en net 15,2 milliards d’euros ainsi que par les dépôts à vue (27,3 milliards d’euros de janvier à septembre).

Les cotisations brutes de l’assurance-vie se sont élevées, en novembre, à 10,4 milliards d’euros. Les cotisations en unités de compte ont atteint 1,8 milliard d’euros en léger retrait par rapport à octobre. C’est le plus mauvais résultat enregistré par les unités de compte depuis le début de l’année. La volatilité du marché « actions » a certainement dissuadé en cette fin d’année certains épargnants à opter pour les unités de compte. Malgré tout depuis le début de l’année, les versements en unité de compte se sont élevés à 24,3 milliards d’euros ce qui représente 20 % de la collecte, soit un taux supérieur à la moyenne de ces dernières années (14 à 16 %).

Des rachats en forte baisse

Les prestations ont été en très fort recul au mois de novembre. Elles se sont élevées à 7,5 milliards d’euros contre 9,2 milliards d’euros en octobre. Les ménages n’investissant toujours pas ont peu besoin de liquidités pour financer leurs projets. Le climat international et national a également pu les inciter à ne pas toucher à leur épargne.

Dans ces conditions, l’encours de l’assurance-vie a atteint 1588,7 milliards d’euros à la fin du mois de novembre.

 

Le début du mercato des taux des fonds euros est lancé

Les épargnants semblent progressivement réorienter une partie de leur épargne vers l’assurance-vie et en particulier au profit les unités de compte. La baisse des taux des fonds euros les y incite sans nul doute. Sur ce sujet, la saison des publications des taux a commencé avec une légère décrue. Le taux moyen devrait se situer autour de 2,3 % contre 2,5 % l’année dernière. En prenant en compte l’inflation, le rendement réel des fonds euros demeurent élevés, plus de 2 % surtout au regard des taux d’intérêt.

 

 

  Taux de rendement des fonds euros Taux d’inflation Taux de rendement réel Taux moyen OAT à 10 ans
2007 4,10 % 1,5 % 2,6 % 4,30 %
2008 3,90 % 2,8 % 1,1 % 4,24 %
2009 3,64 % 0,1 % 3,54% 3,65 %
2010 3,38 % 1,5 % 1,88 % 3,11 %
2011 3,02 % 2,1 % 0,92 % 3,32 %
2012 2,91 % 2,0 % 0,91 % 2,54 %
2013 2,89 % 0,9 % 1,99 % 2,21 %
2014 2,54 % 0,5 % 2,04 % 1,66 %
2015* 2,3 % 0,2 % 2,1 % 0,8 %
  • Sources : FFSA, INSEE, Banque de France
  • * : prévisions Cercle de l’Epargne

 

 

 

 

L’assurance-vie ne connaît pas la crise

Un bon mois de novembre pour l’assurance-vie

L’assurance-vie enchaine son 23ème mois d’affilé de collecte positive. En novembre, la collecte a, en effet, atteint 2,9 milliards d’euros. C’est le deuxième meilleur résultat de l’année après les 3,7 milliards d’euros du mois de juillet dernier. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette s’élève désormais à 22,9 milliards d’euros.

La collecte de l’assurance-vie bénéficie du fort taux d’épargne qui est revenu à son plus haut niveau depuis 2011, à 15,5 % du revenu disponible brut (3ème trimestre). Ce regain d’épargne a été rendu possible par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages (progression d’au moins 1,6 % en 2015) ainsi que par la faiblesse de leurs investissements. Pour la quatrième année consécutive, l’investissement des ménages (essentiellement investissements immobiliers) est en recul, en 2015, de plus de 3 %. En 2014, la chute avait dépassé 5 %.

L’assurance-vie bénéficie également du désintérêt des Français vis-à-vis des livrets d’épargne et en premier lieu du Livret A qui a enregistré une décollecte de 9,6 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de l’année. L’assurance-vie est simplement concurrencée par le Plan d’Epargne Logement qui sur 9 mois a recouvré en net 15,2 milliards d’euros ainsi que par les dépôts à vue (27,3 milliards d’euros de janvier à septembre).

Les cotisations brutes de l’assurance-vie se sont élevées, en novembre, à 10,4 milliards d’euros. Les cotisations en unités de compte ont atteint 1,8 milliard d’euros en léger retrait par rapport à octobre. C’est le plus mauvais résultat enregistré par les unités de compte depuis le début de l’année. La volatilité du marché « actions » a certainement dissuadé en cette fin d’année certains épargnants à opter pour les unités de compte. Malgré tout depuis le début de l’année, les versements en unité de compte se sont élevés à 24,3 milliards d’euros ce qui représente 20 % de la collecte, soit un taux supérieur à la moyenne de ces dernières années (14 à 16 %).

Des rachats en forte baisse

Les prestations ont été en très fort recul au mois de novembre. Elles se sont élevées à 7,5 milliards d’euros contre 9,2 milliards d’euros en octobre. Les ménages n’investissant toujours pas ont peu besoin de liquidités pour financer leurs projets. Le climat international et national a également pu les inciter à ne pas toucher à leur épargne.

Dans ces conditions, l’encours de l’assurance-vie a atteint 1588,7 milliards d’euros à la fin du mois de novembre.

Le mercato des taux des fonds euros est lancé

Les épargnants semblent progressivement réorienter une partie de leur épargne vers l’assurance-vie et en particulier au profit les unités de compte. La baisse des taux des fonds euros les y incite sans nul doute. Sur ce sujet, la saison des publications des taux a commencé avec une légère décrue. Le taux moyen devrait se situer autour de 2,3 % contre 2,5 % l’année dernière. En prenant en compte l’inflation, le rendement réel des fonds euros demeurent élevés, plus de 2 % surtout au regard des taux d’intérêt.

Taux de rendement des fonds euros Taux d’inflation Taux de rendement réel Taux moyen OAT à 10 ans
2007 4,10 % 1,5 % 2,6 % 4,30 %
2008 3,90 % 2,8 % 1,1 % 4,24 %
2009 3,64 % 0,1 % 3,54% 3,65 %
2010 3,38 % 1,5 % 1,88 % 3,11 %
2011 3,02 % 2,1 % 0,92 % 3,32 %
2012 2,91 % 2,0 % 0,91 % 2,54 %
2013 2,89 % 0,9 % 1,99 % 2,21 %
2014 2,54 % 0,5 % 2,04 % 1,66 %
2015* 2,3 % 0,2 % 2,1 % 0,8 %
  • Sources : FFSA, INSEE, Banque de France
  • * : prévisions Cercle de l’Epargne

 

Les résultats du chômage du mois de novembre 2015

Après le très mauvais mois d’octobre, avec une hausse de 1,2 %, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) s’est légèrement contracté de 0,4 % au mois de novembre pour s’établir à 3 574 800. Sur un an, il progresse néanmoins de 2,5 % (88 000 demandeurs d’emploi de plus).

Si grâce aux contrats aidés, la situation s’améliore pour les jeunes actifs, en revanche, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans progresse rapidement. Sur un an, ce dernier augmente de 8,4 % (+0,2 % en novembre). La France compte désormais plus de 886 000 personnes de plus de 50 ans qui sont demandeurs d’emploi (catégorie A).

Toutes catégories confondues, le chômage progresse de 0,1 % en novembre et de 5,1 % sur un an. Le nombre de demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) est, de ce fait, de 5,442 millions contre 5,180 millions au mois de novembre 2014.

Une ancienneté de plus en en plus problématique

Au mois de novembre 45 % des demandeurs d’emploi (catégories A, B, C) sont inscrits à Pôle Emploi depuis plus d’un an contre 43 % au mois de novembre de l’année dernière. L’ancienneté moyenne du chômage est passée de 568 jours à 570  d’octobre à novembre. Elle a progressé de 32 jours en un an.

Une année à oublier

Cette légère décélération de la progression du chômage reste donc fragile au regard des autres résultats économiques qui ont été communiqués ces derniers jours.

Le mois de  novembre a été, en effet, marqué par le plus fort recul des dépenses de consommation depuis le mois de janvier 2014. La baisse a été de  1,1 % en volume. Elle fait suite à la contraction de 0,2 % intervenue au mois d’octobre. Cette nouvelle baisse provient principalement de la chute de la consommation d’énergie (–5,6 %) et du net recul des dépenses d’habillement (–4,7 %).

L’industrie à la peine du fait des exportations qui se contractent. Au mois d’octobre, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière se contracte de 1,0 % après avoir progressé de 0,6 % en septembre. L’industrie française souffre à l’exportation avec un nouveau recul de 0,8 % qui fait suite à une contraction de 1,4  % au mois de septembre. Sur l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires diminue de 1,0 % après une progression en septembre de 0,4 %. Au cours des trois derniers mois, le bilan est mauvais avec un recul de 0,8 % pour l’industrie manufacturière et de 0,7 % pour l’ensemble de l’industrie. Il est certes espéré un léger rebond pour la fin de l’année.

Une croissance toujours trop faible

Le taux de croissance attendu pour le dernier trimestre devrait être de 0,2 %. En 2015, la croissance devrait être de 1,1 % ce qui reste insuffisant pour contenir la progression de la population active, il faudrait au minimum 1,5 à 1,8 % de croissance.

Avant même le résultat du mois de décembre, l’année 2015 a donc déçu en matière d’emploi. Malgré une combinaison exceptionnelle, un pétrole pas cher, des taux bas, un euro faible, une moindre rigueur budgétaire, la croissance est restée relativement faible. La sortie d’un cycle de trois ans de stagnation s’avère plus difficile que prévu. La faiblesse de l’investissement du fait de surcapacités de production et l’amélioration encore trop ténue du taux de marge des entreprises n’ont pas contribué à la multiplication des créations d’emploi. En outre, le contexte international demeure incertain. Le ralentissement chinois, les récessions brésilienne et russe (doublée des embargos) ont pesé sur l’économie mondiale et donc sur la France.

En 2016, l’INSEE prévoit une très légère amélioration tant en termes de croissance qu’en termes d’emploi. Tout dépendra de l’investissement et de la capacité des entreprises françaises à regagner des parts de marché à l’exportation.
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JT de France 3 : la décollecte du Livret A avec interview de Philippe Crevel

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, a été interrogé par la rédaction de France 3 au sujet de la décollecte du Livret A


Économie : les Français ne plébiscitent plus le livret A

Le Livret A ne séduit plus les Français

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, a été interrogé par la rédaction de France 3 au sujet de la décollecte du Livret A


Économie : les Français ne plébiscitent plus le livret A

La décollecte du Livret A au mois de novembre

Philippe Crevel a été interrogé par M6 pour le JT 1945 du 23 décembre 2015 au sujet de la décollecte du Livret A

Philippe Crevel interrogé par M6 sur la décollecte du Livret A au mois de novembre

Philippe Crevel a été interrogé par M6 pour le JT 1945 du 23 décembre 2015 au sujet de la décollecte du Livret A

TF1 20 heures : Philippe Crevel interviewé sur les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix du pétrole

Le cours du baril du pétrole est au plus bas. Les Français bénéficient de substantiels gains de pouvoir d’achat. Philippe Crevel revient sur le sujet dans le cadre d’une interview au JT de 20 heures de TF1 (23 décembre 2015).

Le taux d’épargne fait un bond en avant au 3ème trimestre 2015 à 15,5 %

Le taux d’épargne des ménages a fortement progressé au 3ème trimestre 2015 en s’élevant à 15,5 % du revenu disponible brut contre 15 % au deuxième trimestre 2015.

Les ménages ont décidé d’augmenter leur effort d’épargne et de mettre en réserve une partie des gains de pouvoir d’achat que génèrent la baisse des prix de l’énergie et la diminution de la pression fiscale.

Le revenu disponible brut (RDB) des ménages a, en effet, progressé au troisième trimestre de +0,7 % après +0,2 % au deuxième trimestre. La masse salariale reçue par les ménages croît davantage qu’au trimestre précédente avec une hausse de 0,4 % après +0,2 %. Le salaire moyen par tête versé par les sociétés non financières a augmenté de 0,3 % contre une stagnation au 2ème trimestre.

Les prestations sociales en espèces augmentent également de 0,3 % après +0,2 % au deuxième trimestre tandis que les impôts sur le revenu et le patrimoine diminuent de 2 %  au troisième trimestre après +0,4 %.

La consommation des ménages en forte baisse en novembre

Le mois de  novembre a été marqué par le plus fort recul des dépenses de consommation des ménages en biens depuis le mois de janvier 2014. La baisse est de  1,1 % en volume. Elle fait suite à la contraction de 0,2 % du mois d’octobre.

Cette nouvelle baisse provient principalement de la chute de la consommation d’énergie (–5,6 %) et du net recul des dépenses d’habillement (–4,7 %). Les attentats ont pu également provoquer un report de certaines dépenses.
En novembre, les dépenses en énergie se replient très nettement (–5,6 % après +2,2 %) ; il s’agit de leur plus forte baisse depuis juin 2013. Les températures moyennes de novembre ayant été particulièrement douces après un mois d’octobre un peu frais, les dépenses de chauffage s’amoindrissent. Ainsi, les dépenses en gaz et en électricité diminuent fortement. La consommation de produits raffinés continue de baisser (–2,0 %), en particulier celle de butane/propane et celle de fioul domestique.En novembre, les achats de biens fabriqués continuent de baisser (–0,8 % après –1,3 % en octobre), surtout du fait de l’habillement.Les dépenses en textile, habillement et cuir sont en retrait pour le troisième mois consécutif. Le recul est brutal en novembre : 4,7 % (après 1,2 % en octobre et 0,6 % en septembre), probablement du fait de températures clémentes.

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Source : Insee

Bonne nouvelle, le crédit à la consommation repart

Quand le crédit à la consommation est à la hausse, cela signifie que les ménages consomment et qu’ils ont confiance en l’avenir à défaut d’avoir présentement des revenus suffisants. Selon la Banque de France, la croissance du crédit à la consommation aux ménages (particuliers et entrepreneurs individuels) accélère en septembre 2015 dans les principaux pays européens.

 

Le taux de croissance annuel atteint 4,1% en France après 2,1% en juin, 2,2% en Allemagne, 12,5% en Italie et 3,6% en Espagne. Dans l’ensemble de la zone Euro, ce taux de croissance s’établit à 2,6% à la fin du troisième trimestre 2015. Les encours de crédit renouvelable continuent de se contracter en France. Sur ce segment, la part de marché des établissements spécialisés poursuit sa baisse.

Évolution de l’encours de crédit à la consommation aux particuliers
France, milliards d’euros, CVS 2013 2014 2015 Taux de croissance annuel
Déc. Mars Juin Sept. Déc. Mars Juin Sept. Sept 2015
Total crédit à la consommation particuliers 144,1 145,0 144,8 145,8 146,0 146,6 148,6 151,9 4,2%
dont Prêts amortissables y compris créances titrisées 98,9 99,3 99,3 100,0 99,8 100,0 102,1 104,3 4,3%
                          dont prêts personnels non affectés 71,7 71,5 72,3 73,3
                          dont prêts affectés ou ventes à tempérament 15,2 15,2 15,1 15,1
Comptes ordinaires débiteurs 7,1 7,2 7,4 7,5 7,5 7,5 7,6 7,6 1,3%
Crédits renouvelables 22,7 22,5 22,2 21,7 21,5 21,1 20,2 20,0 -7,8%
Crédits-bails 4,9 5,0 5,2 5,2 5,4 5,7 6,0 6,6 26,9%
Croissance annuelle des crédits de trésorerie aux particuliers et entrepreneurs individuels
Taux de croissance annuel en %, y compris créances titrisées pour la France, hors titrisation pour les autres pays et la zone euro
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)
AllemagneItalieEspagneZone EuroFrancesep-08sep-09sep-10sep-11sep-12sep-13sep-14sep-15-15-10-5051015aout-13Espagne: -5,4

Le taux d’épargne attendu en hausse par l’INSEE

L’INSEE prévoit une remontée du taux d’épargne des ménages à 15,4 % du revenu disponible brut en 2015, taux qui serait également celui de 2016.

Les ménages qui bénéficient toujours de gains de pouvoir d’achat du fait de la baisse des prix de l’énergie maintiendraient des flux d’épargne conséquents.

 

 

Stabilité pour les taux des crédits accordés aux PME

Selon la Banque de France, entre juin et septembre , les taux d’intérêt des crédits accordés aux PME (hors microentreprises) et entreprises de taille intermédiaire sont stables. Ils augmentent de 10 points de base pour les microentreprises. L’écart de taux entre les entreprises de meilleures et de moins bonnes cotations se maintient à environ 65 points de base.

À fin septembre 2015, l’encours des crédits mobilisés par les PME augmente de 2,5 % sur un an.

À fin septembre 2015, 58 842 PME ont été déclarées défaillantes sur les 12 derniers mois (- 0,4 % en glissement annuel).

Le poids économique des PME défaillantes au cours de ces douze mois est mesuré par leur proportion dans le total des encours de crédits bancaires mobilisés par les PME : cette proportion s’établit à 1,2 % à la fin du 3 ème trimestre 2015.

Financement des PME en France

Petit repli du climat des affaires en décembre

Les attentats ont pesé sur le climat des affaires au mois de décembre. Leurs coûts économiques sont évalués à 0,1 % du PIB. De ce fait, il n’est pas surprenant que le climat des affaires s’affiche en légère baisse au mois de décembre. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd un point. Il se situe à 101, un niveau un peu supérieur à sa moyenne de long terme (100) atteinte à l’été. Le climat progresse d’un point dans l’industrie et le bâtiment. Il perd deux points dans les services et quatre dans le commerce de détail.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

 

Le patrimoine de la France en recul de 1,8 % en 2014

La baisse de l’immobilier et la moindre progression que dans le passé des placements financiers ont contribué à la contraction du patrimoine de la France de 1,8 % en 2014.

Fin 2014, le patrimoine économique national s’élève à 13 064 milliards d’euros, soit 7,5 fois le produit intérieur net de l’année.  2014 est donc la troisième année consécutive de baisse (– 0,4 % en euros courants en 2013 et – 0,1 % en 2012).

Le patrimoine des ménages stagne après deux années de croissance modeste (+ 0,2 % après + 1,1 % en 2013 et + 1,4 % en 2012). Leur patrimoine non financier, constitué pour l’essentiel de logements et de terrains, diminue de façon plus marquée qu’en 2013 (– 1,2 % après – 0,7 %). En revanche, leur patrimoine financier continue de progresser, mais il est moins dynamique malgré des flux de placements toujours importants.

En 2014, les fonds propres des sociétés non financières ralentissent (+ 2,6 % après + 7,9 %) en lien avec une progression plus faible des cours boursiers et la baisse du prix des actifs non financiers.

Le passif des administrations publiques augmente fortement en raison de la hausse des obligations en valeur de marché.

Consulter la note de l’INSEE

Changement d’époque, la FED a enfin relevé ses taux

Comme prévu, la FED a décidé de relever ses taux directeurs. Le taux interbancaire au jour le jour qui évoluait depuis fin 2008 entre 0 et 0,25 % est ainsi relevé d’un quart de point pour passer à une fourchette de 0,25 % à 0,50 %. Le Comité de politique monétaire a indiqué que le relèvement des taux serait ensuite progressif pour atteindre 1,4 % à la fin de l’année 2016. Cette augmentation est la première depuis 2006.

 

Pour cette année, la Banque centrale américaine qui a révisé ses prévisions à la hausse s’attend à une croissance de 2,1  %. Elle prévoit une accélération de la croissance l’année prochaine avec un taux de 2,4 % soit un peu plus que prévu au mois de septembre. Néanmoins, une décélération interviendrait en 2017 avec un taux de croissance qui reviendrait à 2,2 %.

 

Dans son communiqué, le Comité de politique monétaire a souligné que le marché de l’emploi s’était « considérablement amélioré ». Pour l’emploi, la Banque centrale prévoit encore une baisse du chômage en 2016 qui s’abaisserait à 4,7 % en 2016 contre 5 % à l’heure actuelle.

 

Selon les nouvelles projections, l’inflation devrait se rapprocher en 2016 de l’objectif de 2 % annuel visé par la Fed. Les prix à la consommation devraient ainsi progresser de 1,6 % l’année prochaine après avoir augmenté de seulement 0,4 % en 2015

 

La hausse des taux décidés par la FED est modeste mais marque la fin d’une époque. Si la politique monétaire extrêmement accommodante pour soutenir l’économie américaine et fluidifier le crédit après la récession de 2008-2009 n’est pas réellement remise en cause, la FED entend engager un processus de banalisation. Au sein du comité de politique monétaire, une majorité s’est dégagée malgré la faible inflation. La nécessité de reconstituer des marges d’action en cas de récession. En effet, en maintenant des taux nuls, la Banque centrale était désarmée en cas de survenue d’une nouvelle crise. Par ailleurs, avec une croissance de 2 %, les taux nuls constituaient une anomalie considérant que leur taux devrait se situer aux environs du taux de croissance.

 

Quel sera l’impact de ce relèvement ?

 

Ce changement de politique monétaire pourrait provoquer des tensions sur les marchés financiers même si la hausse des taux a été grandement anticipée ces dernières semaines et qu’elle est faible. Néanmoins, cette augmentation des taux par la FED pourrait déstabiliser certains pays émergents avec des flux de capitaux qui prendraient le chemin des Etats-Unis.

 

De nombreux investisseurs pourraient être tentés de sortir du Brésil, de la Turquie ou de l’Afrique du Sud, en quête de rendements plus rémunérateurs aux Etats-Unis. Il en résulterait une dépréciation de la monnaie de ces pays et un déficit de leur balance des paiements. La Banque mondiale a souligné que les pays émergents devraient « attacher leur ceinture ».

 

Les marchés « actions » devraient être un peu moins attractifs par rapport aux produits de taux. Cette correction a été anticipée. Par ailleurs, il n’y a pas à l’heure actuelle de bulle sur le marché « actions » ce qui devrait limiter la baisse des cours.

 

La zone euro devra éviter l’effet de contagion sur les taux. Le maintien de la politique de quantitative easing de la BCE devrait y contribuer. La Banque centrale pourrait être amenée à prendre de nouvelles mesures en cas de tenions.

 

La hausse des taux devrait favoriser l’appréciation du dollar et de ce fait pénaliser les exportations américaines et pénaliser les entreprises étrangères qui ont contracté des emprunts libellés en dollar. En revanche, les exportations européennes hors zone euro devraient être favorisées.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a publié un rapport consacré au niveau de vie des retraités

Le Conseil d’Orientation des Retraites a publié son treizième rapport consacré cette année au niveau de vie des retraités.

Lire le rapport

SOMMAIRE

 

INTRODUCTION

PREMIERE PARTIE : MONTANTS DE PENSION ET NIVEAU DE VIE DES RETRAITES

Chapitre 1 – Les montants de pension
Chapitre 2 – Le niveau de vie des retraités
Chapitre 3 – Minima de pension et minimum vieillesse
Chapitre 4 – Perspectives et objectifs en termes de montants de pension et de niveau de vie

DEUXIEME PARTIE : CONSOMMATION, EPARGNE ET PATRIMOINE DES RETRAITES

Chapitre 1 – La consommation des retraités
Chapitre 2 – Les contraintes budgétaires des retraités
Chapitre 3 – Les transferts financiers entre générations
Chapitre 4 – Le comportement d’épargne des retraités
Chapitre 5 – Le patrimoine des retraités

TROISIEME PARTIE : CONDITIONS DE VIE DES RETRAITES

Chapitre 1 – État de santé et dépendance
Chapitre 2 – Les conditions de logement des retraités
Chapitre 3 – Emploi du temps et participation sociale des retraités
Chapitre 4 – La pauvreté en conditions de vie des retraités
Chapitre 5 – La satisfaction des retraités dans la vie

Rendement des fonds euros de l’assurance-vie : premières tendances naturellement à la baisse

Le rendement des fonds euros pour l’année 2015 est naturellement attendu à la baisse du fait du niveau historiquement bas des taux d’intérêt des obligations d’Etat.

En 2014, le rendement moyen avait été de 2,5 %. Il devrait se situer, cette année, entre 2,2 et 2,3 %. Les premières communications indiquent un repli modéré des taux, repli qui sera sans nul doute confirmé dans les prochaines semaines.

Les compagnies d’assurances devraient constituer des provisions pour faire face à quelques années difficiles d’ici 2020 et lisser dans le temps la baise des taux des fonds euros.

Les détenteurs de compte courant, solidaires de leur banque à partir du 1er janvier 2016

La directive sur le redressement et la résolution des banques (DRRB) entre en vigueur au 1er janvier 2016. Cette directive fixe, à l’échelle européenne, les modalités de sauvetage des banques qui seraient confrontées à des problèmes majeurs.

 La directive prévoit que les banques, éventuellement en difficulté, devront puiser dans leurs propres réserves opur restaurer leurs comptes. Les actionnaires et les obligataires (détenteurs d’obligations)  devront couvrir 8 % au minimum des pertes de la banque. Un fonds européen de résolution soutiendra l’établissement, secondé par un fonds de résolution national, pourra dans un deuxième temps intervenir. En dernier lieu, les détenteurs de comptes en banque pourront être sollicités. Leurs dépôts ne seront garantis que dans la limite de  100 000 euros (plafond pour l’ensemble des comptes détenus par un client dans une même banque). Les Etats conservent néanmoins la possibilité de prendre des dispositions nationales pour éviter les saisies des comptes.

 Les Livrets A et de développement durable n’entrent pas dans les 100 000 euros à la différence des livrets bancaires. Le Livret A et le LDD  bénéficient d’une garantie spécifique. De même, l’assurance-vie est soumise à une garantie de 70 000 euros par contrat. Par ailleurs, les PEA, les comptes titres ne sont pas concernés. En cas d’utilisation frauduleuse par la banque, la garantie est également de 70 000 euros.

Les nouveautés du 1er janvier 2016 : l’épargne salariale encouragée

A la différence des années précédentes, peu de nouveautés pour l’épargne entreront en vigueur au 1er janvier 2016. C’est plutôt une bonne nouvelle. Il n’y pas, en effet, d’augmentation des prélèvements.

En revanche, plusieurs dispositions prévues par la loi Macron concernant l’épargne salariale seront applicables à partir du 1er janvier prochain.

Ainsi, l’intéressement sera désormais investi par défaut dans le Plan d’Epargne d’Entreprise (PEE). Aujourd’hui,  l’intéressement est versé au salarié sauf avis contraire de sa part. Le régime de l’intéressement est ainsi aligné sur celui de la participation.

Une incitation en faveur des PME souhaitant s’engager dans des produits d’épargne salariale  

Les entreprises de moins de 50 salariés signant pour la première fois un accord de participation ou d’intéressement bénéficieront d’un forfait social réduit à 8% (au lieu de 20%) pendant 6 ans.

Le PERCO bénéficie de plusieurs aménagements visant à faciliter son développement

Le PERCO pourra bénéficier d’un forfait social réduit sous certaines conditions

La réduction du forfait social de 20% à 16% dans le cadre du « Perco plus ». Ce Perco au forfait social réduit est soumis à deux conditions :

  • la gestion pilotée par défaut, que la loi Macron généralise à l’ensemble des Perco à compter du 1er janvier 2016 ;
  • les sommes présentes sur le Perco doivent être investies à 7% minimum en titres éligibles au PEA-PME.

L’option d’investissement par défaut dans les Perco sera la gestion pilotée qui se traduit par une sécurisation progressive en fonction de l’âge.

L’abondement de l’employeur aux Perco, si l’accord d’entreprise le prévoit, ne sera plus nécessairement accordé en contrepartie d’un versement du salarié. Il pourra se faire de manière unilatérale et identique par l’employeur pour tous les salariés dans les limites d’un plafond fixé par décret.

Suppression de la contribution sur l’abondement

Les abondements sur le Perco de leur salarié ne seront plus grevés par une contribution spécifique. Jusqu’ici, elle atteignait 8,2% des montants octroyés sur la partie du versement excédant 3.200 euros.

Transferts des jours de congés dans le Perco

Les salariés qui ne disposent pas d’un compte épargne-temps (CET),  pourront verser les sommes correspondant à un maximum de 10 jours de repos (congés payés et/ou RTT) non pris sur leur Perco, contre 5 auparavant. Pour les titulaires d’un CET, cette durée de travail transformable en épargne reste fixer à 10 jours.

 

 

Les couples restent majoritaires en France mais leur proportion baisse

L’INSEE a publié le 16 décembre une étude sur les couples. Ainsi, selon l’organisme statistique, en France, en 2011, 31,8 millions de personnes vivent en couple : 23,2 millions sont mariées (73 %), 1,4 million sont pacsées (4 %) et 7,2 millions (23 %) sont en union libre.

La plupart des personnes en couple partagent le même logement que leur conjoint (30,4 millions de personnes, soit 96 %). 205 000 personnes sont en couple avec un conjoint du même sexe qu’elles, soit 0,6 % des personnes en couple. Elles sont moins souvent en couple cohabitant que les personnes ayant un conjoint de sexe différent (84 % contre 96 %), et plus souvent en union libre (56 % contre 23 %).

La proportion de couples continue de diminuer en France; Ainsi, entre 1990 et 2011, en France métropolitaine, la part des ménages comprenant au moins un couple est passée de 64 % à 54 %. La vie de couple devient moins fréquente, mais pas à tous les âges.

L’âge à la formation de la première union ayant augmenté, vivre en couple avant 25 ans est moins fréquent en 2011 qu’en 1990 : en 2011, par exemple, 52 % des femmes de 25 ans vivent en couple, contre 63 % en 1990. Entre 25 et 65 ans, vivre en couple est également moins fréquent qu’en 1990, les séparations étant plus fréquentes. À 45 ans, ces proportions sont de 69 % en 2011 et 80 % en 1990.

En revanche, Après 65 ans, la vie en couple est devenue plus fréquente, la baisse de la mortalité entraînant la baisse des veuvages. Par exemple, à 80 ans, 35 % des femmes vivent en couple en 2011 contre 24 % en 1990. La part des couples mariés diminue. En 1975, 96 % des personnes en couple cohabitant étaient mariées ; en 1990, c’était le cas de 87 % d’entre elles et en 2011, de 76 %.

lire l’étude de l’INSEE

Les SCPI ont la forme

Avec des rendements tournant autour de 4,75 %, les SCPI attirent un nombre croissant d’épargnants. La collecte devrait être de 4 milliards d’euros en 2015 contre 3,5 milliards d’euros en 2014 (collecte brute). Le rendement est en légère baisse (5,3 % en 2012) mais reste très attractif.

L’activité du commerce de détail patine au mois de novembre en partie à cause des attentats

Selon la Banque de France, l’activité du commerce de détail a diminué de 1,1 %  en novembre (-1,1 %, données en volumes cvs-cjo) et sur les trois derniers mois, le recul est de 0,7 %.

En novembre, les ventes de produits industriels reculent (-1,6 %), en lien notamment avec les attentats du 13 novembre : certains produits se contractent fortement, comme le textile-habillement, la chaussure, les livres et le bricolage. Les ventes de produits alimentaires diminuent (-1,7 %). Les ventes du petit commerce fléchissent (-1,6 %) ; celles de la grande distribution se tassent (-0,3 %) : le rebond de la vente à distance et dans une moindre mesure, des supermarchés, compense partiellement la chute des grands magasins et des hypermarchés. Au cours des trois derniers mois, les ventes de produits alimentaires baissent (-0,7 %). Celles de produits industriels se contractent (-1,4 %), notamment dans la chaussure, les cycles, l’électroménager et les livres. Les jouets et l’électronique grand public progressent cependant. Les ventes du petit commerce reculent (-1,6 %). Les ventes de la grande distribution diminuent (-1,0 %), notamment dans les grands magasins.

Les prix baissent, le taux du livret A à nouveau sur la sellette

Au mois de  novembre, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est, selon l’INSEE contracté de 0,2 % après une hausse de 0,1 % en octobre. Corrigé des variations saisonnières, il diminue de 0,1 % sur un mois. Sur un an, les prix à la consommation sont stables, après une légère hausse en octobre (+0,1 %).

Ce recul est imputable à la baisse des cours pétrolier et à celle prix des services de transport et des produits alimentaires frais. La diminution des pprix des services est liée à la fin de la saison touristique.  Les prix des produits manufacturés diminuent également.

Si le taux d’inflation reste à ce niveau d’ici le mois de février, le taux du Livret A pourrait être logiquement abaissé à 0,25 % au lieu de 0,5 % si le Gouvernement retenait la formule en vigueur. La BCE a demandé à la France à plusieurs reprises d’abaisser le taux de rémunération de son épargne réglementée. Sans nul doute que dans les prochaines semaines, le débat sera de nouveau ouvert !

 

Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC) et de l’inflation sous-jacente (ISJ)

Glissements annuels de l'indice des prix à la consommation (IPC) et de l'inflation sous-jacente (ISJ)

En novembre, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) est stable après une légère hausse en octobre. Sur un an, il augmente de 0,7 %, comme en octobre. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se replie (–0,2 % après +0,1 %). Sur un an, il augmente de 0,1 % après +0,2 % en octobre.

 

Emploi : industrie et bâtiment toujours en indélicatesse…

Les mauvais résultats du chômage traduise une panne sur la création d’emploi en particulier pour les salariés. Ainsi, selon l’INSEE, au troisième trimestre, l’emploi s’est très légèrement contracté pour les secteurs marchands non agricoles (–900), après avoir légèrement augmenté au trimestre précédent (+28 400, soit +0,2 %).

Hors intérim, l’emploi diminue de 17 300, soit –0,1 %, après +8 300 au deuxième trimestre. Sur un an, le bilan reste positif avec la création de 37 600 emplois  créés dans les secteurs principalement marchands (soit +0,2 %).

L’industrie et le bâtiment continuent de souffrir. Ainsi, au troisième trimestre, l’emploi continue de reculer dans l’industrie (–14 600, soit –0,5 %). Il baisse de nouveau dans la construction, sur un rythme similaire à celui du trimestre précédent  (–10 200 emplois, soit –0,8 %). Sur un an, 41 400 emplois ont été supprimés dans l’industrie (soit –1,3 %), et 45 200 dans la construction (soit –3,3 %).

L’augmentation dans le secteur tertiaire repose sur l’intérim

7600 emplois ont été créés au sein du secteur tertiaire hors intérim contre 27 800 au deuxième trimestre. Les effectifs intérimaires qui sont comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit celui dans lequel ils effectuent leur mission, augmentent de nouveau au troisième trimestre de 16 400 emplois, soit +3,0 %, après +20 100 au deuxième trimestre. Au total, le rythme des créations d’emploi dans le secteur tertiaire marchand ralentit (+23 900 emplois, soit +0,2 %, après +47 900 au deuxième trimestre, soit +0,4 %).

Sur un an, l’intérim a fortement augmenté (+49 200 emplois, soit +9,5 %) et le secteur tertiaire marchand dans son ensemble a créé 124 200 emplois (soit +1,1 %).

Les défaillances d’entreprise, toujours à un haut niveau malgré une petite baisse

Selon la Banque de France, à la  fin du mois de septembre, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’est élevé à 62 988, soit une baisse de 0,6 % par rapport à septembre 2014. les défaillances restent néanmoins à un sommet par rapport à ces quinze dernières années.

Les défaillances cumulées progressent de 0,2 % dans les microentreprises. Elles reculent en revanche pour les autres catégories de tailles : – 7,0 % pour les autres PME et – 27,9 % pour les ETI et grandes entreprises.

Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

Défaillances d'entreprises

Le régime du RSI serait-il sur la sellette ?

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a émis l’idée que le Régime social des indépendants pourrait évoluer avec en ligne de mire une fusion avec le régime général des salariés.

« Je vais vous confier ma conviction personnelle, je pense que le RSI est une erreur, aurait déclaré le 8 décembre 2015 Emmanuel Macron lors d’une réunion  de l’Assemblée permanente des chambres des métiers et de l’artisanat (APCMA) selon une dépêche AFP. Nous avons besoin des charges, des cotisations pour se couvrir de risques mais l’idée d’avoir un régime propre pour les indépendants ne me paraît pas être une bonne idée. » Il a indiqué qu' »avoir un guichet adapté pour les indépendants au sein du guichet général est sans doute une réforme plus pragmatique. Il faut collectivement que nous y réfléchissions parce que le monde de demain sera un monde de plus de mobilités « 

La Banque de France moyennement optimiste

La Banque de France a publié ses prévisions économiques du mois de décembre; Elle reste sur l’idée d’une reprise modérée dans les prochains mois. Elle souligne que l’investissement des ménages resterait mal orienté quand celui des entreprises devrait s’améliorer.

Selon les projections macroéconomiques pour la France effectuées dans le cadre de l’Eurosystème, après trois années de croissance faible, le PIB progresserait en moyenne annuelle (m.a.) de 1,2 % en 2015. Le PIB croîtrait de 1,4 % en 2016 et de 1,6 % en 2017.

Après avoir crû de 0,6 % en 2014, la consommation des ménages  progresserait de 1,6 % en 2015, presque au même rythme que le pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat des ménages ralentirait ainsi en 2016, à 1,2 %, et accélérerait faiblement en 2017, à 1,4 %. La consommation des ménages se maintiendrait à des rythmes proches de celui de 2015, au prix d’une légère baisse du taux d’épargne.  Le taux d’épargne se réduirait ainsi de 15,2 % en 2015 à 14,9 % en 2017. L’investissement des ménages resterait durablement faible en raison de facteurs démographiques En 2014, l’investissement des ménages a reculé pour la troisième année consécutive (– 5,3 %, après – 1,5 % en 2013 et – 2,1 % en 2012). Il a continué de décliner au cours des trois premiers trimestres 2015 et il accuserait une baisse de – 3,1% sur l’ensemble de l’année. Du troisième trimestre 2013 au troisième trimestre 2015, l’investissement en construction des ménages et des administrations publiques a pesé en moyenne annuelle pour – 0,4 pp sur le PIB. À court terme, les indicateurs conjoncturels ne laissent pas présager de reprise de l’investissement en construction des ménages. Bien que le nombre de logements autorisés se soit stabilisé depuis quelques mois (0,5  % au troisième trimestre 2015, après – 0,4 % au deuxième trimestre), le ratio des stocks de logements disponibles à la vente (reflétant l’offre des promoteurs) rapportés aux ventes de logements neufs (reflétant la demande des ménages) reste notamment bien supérieur à sa moyenne de long terme. L’investissement des ménages continuerait de décliner en 2016 et se stabiliserait en 2017.

Le taux d’investissement des sociétés non financières (SNF), mesuré par la formation brute de capital fixe (FBCF) rapportée à la valeur ajoutée (VA), reste supérieur à sa moyenne d’avant-crise (23 % en 2014, contre 21 % en moyenne entre 1995 et 2007). Après avoir ralenti en 2015 (1,9 %), l’investissement des entreprises gagnerait en dynamisme d’ici 2017 : il progresserait de 3,4 % en 2016 et 3,3 % en 2017. L’investissement des entreprises serait stimulé par le redressement de l’activité et, ponctuellement, par la mesure dite de « suramortissement » (2,5 milliards d’euros) mise en œuvre en avril 2015 et qui, produirait ses effets fin 2015 et en début d’année 2016. Les entreprises françaises bénéficieraient en outre toujours de conditions de financement favorables, avec des taux réels de financement bancaire et de marché historiquement bas. Enfin, le taux de marge des SNF se redresserait nettement d’ici  2017, pour atteindre 32,3  %.

Les comptes des sociétés non financières se sont fortement dégradés entre 2008 et 2014. Leur taux de marge – mesuré par le ratio de l’excédent brut d’exploitation sur la valeur ajoutée – a ainsi atteint son point bas en 2014 à 29,5 %, perdant près de 4 points de pourcentage depuis 2008 (après s’être maintenu entre 1996 et 2008 dans une fourchette de 32 à 33 %). Mais depuis le troisième trimestre 2014, les marges se redressent sous l’effet des mesures de réduction du coût du travail (CICE et PRS). Ce redressement se poursuivrait d’ici 2017. Le taux de profit avant versement des dividendes se redresserait également, passant de 24,0 % en 2014 (chiffre proche de la moyenne observée sur la période 2000-2014, du fait de l’effet favorable de la baisse des taux d’intérêt sur les profits des entreprises) à 26,8 % en 2017.

lire la note de la Banque de France

 

Crédits aux entreprises, léger mieux

À la du mois d’octobre, les crédits mobilisés par les entreprises se sont élevés, selon la Banque de France, à  709,1 milliards d’euros, en augmentation de 2,9 % sur un an. L’encours des crédits mobilisés progresse de 2,4 % pour les PME, de 3,2 % pour les ETI, et accélère pour les grandes entreprises, avec une hausse de 4,3 % après 2,0 % en septembre. L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève à 9,4 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 3,5 % dans les activités immobilières et à 2,9 % dans l’industrie. En revanche, l’encours des crédits mobilisés poursuit son recul dans le transport (- 3,6 %) et le commerce (- 0,4 %).

Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de ressources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

Crédit aux entreprises (encours)

Les taux des livrets bancaires continuent de baisser

Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est en baisse en octobre 0,37 %, après 0,40 % en septembre, du fait de la baisse des taux des dépôts à vue (0,12 %, après 0,14 %), des dépôts à terme de durée inférieure à 2 ans (1,03 %, après 1,10 %) et dans une moindre mesure des livrets ordinaires (0,59 %, après 0,60 %).

Pas de grand changement dans l’évolution du crédit en France

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières augmente de 3,8 % au mois d’octobre contre  + 3,7 % en septembre, sous l’effet de la hausse des crédits de trésorerie (+ 7,3 %, après + 6,7 % en septembre).

Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux baisse pour les crédits de montant supérieur à 1 million d’euros (1,53 %, après 1,69 % en septembre) et est quasi inchangé pour ceux de montant inférieur à 1 million d’euros (2,08 %, après 2,09 % en septembre).

La production de crédits nouveaux (cvs) est stable pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (7,2 milliards d’euros en octobre) et augmente pour ceux d’un montant supérieur (13,9 milliards d’euros, après 12,4 milliards d’euros en septembre

Le chômage concerne 10,6 % de la population active

L’INSEE vient de rendre public le taux de chômage du  troisième trimestre au  sens du Bureau International du Travail. Ce taux est de 10,6 % de la population active en France.

En France métropolitaine, le nombre de chômeurs a augmenté de 75 000, à 2,9 millions de personnes ; le taux de chômage augmente ainsi de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, et s’établit à 10,2 %. La hausse concerne l’ensemble des tranches d’âge, mais plus particulièrement les jeunes. Sur un an, le taux de chômage augmente de 0,2 point.

Taux de chômage au sens du BIT

Taux de chômage au sens du BITEstimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autreChamp : population des ménages, personnes de 15 ans ou plusSource : Insee, enquête Emploi

Point positif, en France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,4 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Au troisième trimestre 2015, leur nombre baisse fortement par rapport au trimestre précédent (–64 000).

Au troisième trimestre 2015, le taux d’emploi des 15-64 ans s’établit à 64,2 %, comme au trimestre précédent et un an auparavant.

Le taux d’emploi en CDI des 15-64 ans est stable au troisième trimestre 2015, à 48,6 %. Sur un an, il baisse de 0,3 point. Le taux d’emploi en CDD ou intérim atteint 7,4 %. Il augmente de 0,1 point sur un trimestre et de 0,6 point sur un an.

Le taux d’activité des 15–64 ans s’établit à 71,6 %. Il augmente de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et de 0,2 point sur un an.

Au troisième trimestre 2015, 6,7 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, soit une hausse de 0,1 point sur le trimestre, et de 0,3 point sur un an. Le sous-emploi concerne principalement les personnes à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage. Le chômage partiel représente quant à lui 0,3 % des personnes en emploi

 

L’âge d’or des retraités s’achève selon l’OCDE

DAns son rapport annuel consacré aux retraites, l’OCDE souligne que malgré les réformes menées récemment pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraite,  le niveau de vie des retraités n’a jamais été aussi élevé. Néanmoins, l’organisation internationale mentionne que dans les prochains années, la situation pourrait être tout autre.

Pour les générations futures, il y aurait  un risque sérieux de pauvreté parmi les retraités.

Selon l’OCDE, près de la moitié des pays membres ont adopté  au cours des deux dernières années, des mesures visant à diminuer durablement le coût de leurs systèmes de retraite. Un tiers d’entre eux ont engagé des efforts afin de renforcer les filets de sécurité et de venir en aide à certaines catégories vulnérables de retraités.

L’âge légal de départ à la retraite a été reculé. L’âge de 67 ans devient la norme dans de nombreux pays. Certains, comme le Danemark, l’Irlande, l’Italie, la République tchèque et le Royaume-Uni, prévoient même de le repousser jusqu’à 70 ans.
Depuis le début des années 2000, l’âge effectif de la retraite n’a cessé d’augmenter régulièrement, surtout pour les femmes. Dans nombre de pays, le taux d’emploi des 55-64 ans a fortement progressé, passant de 45 % à 66 % en Allemagne, par exemple, de 31 % à 46 % en Italie, ou encore de 52 % à 57 %, en moyenne, dans l’OCDE.

 

D’après le rapport publié par l’OCDE, dans la plupart des pays, les pensions servies au titre du premier pilier sont indexées sur les prix de sorte que leur taux de remplacement diminue au fil du temps, les prix progressant moins que les salaires. L’indexation sur les prix est une solution attrayante pour les gouvernements confrontés à des contraintes budgétaires, mais elle risque d’alimenter la pauvreté parmi les retraités compte tenu de la perte de valeur progressive des filets de protection sociale.

 

L’OCDE souligne que le contexte de bas taux impacte les retraites par capitalisation. Par ailleurs, elle s’alarme du fait que les assureurs n’intègrent pas suffisamment au sein de leurs tables de mortalité utilisées les projections relatives à l’allongement de l’espérance de vie. Ceci peut pousser les organismes de retraite et les assureurs vie à rechercher de meilleurs rendements et à mettre en place des stratégies d’investissement plus risquées susceptibles d’éroder, in fine, leur solvabilité. Or de telles stratégies peuvent mettre en péril la sécurité actuelle et future des revenus des retraités.

Pour plus d’information : le site de l’OCDE

Comparateur de système de retraite par l’OCDE

l’OCDE a mis en place un petit comparateur de systèmes de retraite qui permet de se faire un jugement sur la situation au sein des différents Etats membres de l’Organisation.

Rechute de la consommation en octobre

Au mois d’octobre, selon l’INSEE,  les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé 0,7 % en volume et enregistrent ainsi leur première baisse depuis mars 2015. Ce recul est notamment imputable au repli des achats de biens durables (–1,8 % après +1,6 %).

En octobre, la consommation de biens fabriqués a diminué de 1,1 % après +0,8 % en septembre. Les dépenses en biens durables se replient nettement (–1,8 % après +1,6 %). Les achats d’automobiles reculent fortement (–3,4 % après +2,6 %). En revanche, les dépenses en équipement du logement accélèrent légèrement (+0,5 % après +0,1 %), du fait du rebond des achats de meubles. En octobre, les dépenses en textile, habillement et cuir diminuent de nouveau (–1,0 % après –0,4 %).

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Rebond du chômage au mois d’octobre

Après la baisse du mois de septembre, certains espéraient que la France avait basculé de l’autre côté de la courbe mais les résultats du mois d’octobre soulignent que la bataille de l’emploi sera longue et qu’elle ne sera pas en ligne droite. Selon le Ministère de l’emploi, à fin octobre  en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A)  a augmenté de 1,2 % sur un mois  pour atteindre à 3 589 800. sur un an, la hausse est de  3,7 %.

Les seniors sont toujours très exposés au risque de chômage. En effet,  le nombre de demandeurs d’emploi est resté stable pour les moins de 25 ans au mois d’octobre. En revanche, le nombre de chômeurs a augmenté de 1,4 % pour les 25-49 ans (+3,3 % sur un an) et de 1,5 % pour les 50 ans ou plus (+9,2 % sur un an).

Fin octobre 2015, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 435 800 en augmentation de 0,2 % sur un mois et de 5,5 % sur un an.

En France (y compris Dom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 850 900 pour la catégorie A (+1,1 % sur un mois, +3,5 % sur un an) et 5 740 600 pour les catégories A, B, C (+0,2 % sur un mois, +5,3 % sur un an).

Confiance des ménages stable au mois de novembre

L’enquête sur la confiance des ménages a été en très grande partie réalisée avant les attentats du 13 novembre dernier.  Selon l’INSEE, seuls 7 % des enquêtés ont répondu après les attentats. De ce fait, on ne peut pas tirer des enseignements sur l’état d’esprit des consommateurs après les événements tragiques de ces derniers jours.

Il n’en demeure pas moins que l’enquête souligne que la confiance des ménages est stable. L’indicateur qui la synthétise se maintient à 96, un niveau inférieur à sa moyenne de longue période (100).

En novembre, le solde d’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est identique à celui d’octobre. Leur opinion concernant leur situation financière personnelle future est quasi stable (–1 point). Ces deux soldes sont en dessous de leur moyenne de longue période.

La proportion de ménages considérant comme opportun de faire des achats importants recule de nouveau : le solde correspondant perd 2 points et retrouve son niveau de longue période.

L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne s’améliore légèrement. Le solde sur leur capacité d’épargne actuelle gagne 2 points ; il demeure proche de sa moyenne de long terme. Celui concernant leur capacité d’épargne future est quasi stable (+1 point) ; il se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période pour le troisième mois consécutif.

La part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue de 2 points et s’éloigne un peu plus de sa moyenne de long terme.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

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