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Pour vivre vieux il vaut mieux être un cadre du moins quand on est un homme !

L’INSEE a étudié les tables de mortalité de ces dernières années en prenant comme critères le niveau de diplôme la catégorie socio-professionnelles. Sans surprise les diplômés de l’enseignement supérieur et les cadres ont une plus longue espérance de vie que les non-diplômés et les ouvriers. La pénibilité du travail le moindre  accès aux soins et les habitudes de vie (alcool tabacs) sont des facteurs cumulatifs jouant contre l’espérance de vie. L’impact du diplôme et de la CSP est plus forte chez les hommes que chez les femmes. Ces dernières sont traditionnellement mieux suivies que les hommes en matière de santé. Leur hygiène de vie est également meilleure même si les comportements avec le temps se rapproche. Par ailleurs, biologiquement leur espérance de vie est supérieure à celle des hommes.

 

lire l’étude de l’INSEE

 

Le Conseil d’Orientation des Retraites fait le benchmark des régimes de retraites étrangers

Le Conseil d’Orientation des Retraites a consacré sa séance du 17 février à l’étude des régimes de retraite étrangers. 10 pays ont été passés au crible  : l’Allemagne, la Belgique, le Canada, l’Espagne, les États-Unis, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède. Le COR a établi  dix fiches thématiques, en reprenant les principales caractéristiques des systèmes de retraite et les réformes engagées depuis la crise. Il a également réalisé un point sur la situation financière des différents régimes et leurs modalités de financement.

Le Cercle de l’Epargne reviendra prochainement sur les études du COR concernant les régimes de retraite étrangers

Consulter le dossier complet du COR 

L’inflation à 0,2 % sur un an

Au mois de janvier 2016, les prix selon l’INSEE ont reculé de 1,0 % après une hausse de 0,2 % en décembre. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,2 % après une stabilité en décembre. Sur un an, l’inflation est stable à 0,2 %, comme le mois précédent.

Le pétrole, les soldes et l’intersaison touristique expliquent le recul des prix de janvier.

En janvier, les prix des produits manufacturés baissent globalement de 3,0 % sous l’effet des soldes d’hiver. Sur un an, ils sont quasiment stables (-0,1 % après -0,3 % en décembre 2015). Ainsi, comme chaque année, les prix de l’habillement et des chaussures reculent fortement en janvier (-16,7 % ; -0,6 % sur un an). Dans une moindre mesure, les soldes contribuent à la baisse des prix de nombreux autres produits, comme les articles de ménage en textile (-5,1 % ; +0,2 % sur un an), les articles de voyage (-4,3 % ; +0,2 % sur un an), les meubles et les articles d’ameublement (-3,1 % ; +0,4 % sur un an), les articles de bijouterie et de joaillerie (-1,3 % ; +2,4 % sur un an) ainsi que les appareils ménagers (-1,1 % ; -0,3 % sur un an).

En janvier, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) qui permet de calculer l’inflation hors facteurs conjoncturels atteint 0,9 %.

Les banques ne valent plus rien !!!

Avec la chute des cours, les banques ont perdu en 6 mois plus de 40 % de leur valeur (indice Eurostoxx Banques). Leur valeur d’actif net correspond à un prix théorique de liquidation. Or, dans le même temps, de nombreuses banques ont annoncé des résultats positifs. Les banques paient l’aversion aux risques des investisseurs et la défiance généralisée. De peur que les banques aient dans leurs coffres un stock important de créances douteuses, les investisseurs préfèrent vendre à tout prix. Comme pour le ralentissement de la Chine ou de l’éventuel fin de cycle de croissance des Etats-Unis, le pessimisme a pris le pouvoir !

L’endettement privé représente près de 124 % du PIB en France

Si les administrations publiques françaises sont endettées à hauteur de 97 % du PIB, le secteur privé (non financier) l’est pour 123,8 % du PIB (chiffre Banque de France au 30 septembre 2015). L’endettement français des ménages et des entreprises non financières est dans la moyenne européenne (123,7 % du PIB). Il est en revanche supérieur à celui de l’Allemagne (90 % du PIB) et à celui de l’Italie (115,9 %). Il est inférieur à celui de l’Espagne (147,7 %), du Royaume-Uni (141,5 %), des Etats-Unis (144,2 %) et du Japon (123,7 %).

Les ménages français sont endettés à hauteur de  55,8 % du PIB pour une moyenne européenne à 60,9 %. Ce taux a progressé de 0,6 point depuis 2014 (3ème trimestre à 3ème trimestre). Le taux d’endettement des ménages allemands est de 53,8 % du PIB ; pour l’Italie, ce taux est de 42,7 % et pour le Royaume-Uni de 86,2 %. L’endettement des ménages américains représente 102,3 % du PIB.

Le taux d’endettement des entreprises françaises s’élève à 68 % du PIB contre 62,8 % pour la moyenne européenne. Les entreprises allemandes sont peu endettées (36,1 %) quand les entreprises espagnoles le sont plus (79,1 %). La dette des entreprises américaines représente 41,9 % du PIB, celle du Japon, 93,2 % du PIB.

L’emploi marchand a augmenté de près de 50 000 en 2015

En 2015, les créations d’emploi n’ont pas suffi à compenser l’augmentation de la population active. Ainsi selon l’INSEE, l’emploi dans les secteurs marchands s’est accru de 47 000. Pour le  quatrième trimestre 2015, l’emploi a progressé de 26 400, soit +0,2 %, après -900 au troisième trimestre.

Néanmoins, l’emploi continue de reculer dans l’industrie (-8 900 emplois, soit -0,3 % au quatrième trimestre) et dans la construction (-7 800, soit -0,6 %). Les baisses sont toutefois un peu moins fortes qu’au trimestre précédent. Sur un an, ces deux secteurs perdent un nombre comparable d’emplois (-41 400 dans l’industrie et -39 600 dans la construction).

Inversement, l’emploi du secteur tertiaire dans son ensemble accélère au quatrième trimestre 2015 (+0,4 %, soit +43 100, après +0,2 % au troisième trimestre). Hors intérim, l’emploi du secteur tertiaire accélère également (+0,2 %, soit +23 900, après +0,1 % au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi marchand hors intérim est quasi stable (+2 900).

L’emploi intérimaire augmente au quatrième trimestre 2015 (+19 100, soit +3,4 %), à un rythme proche de celui du trimestre précédent (+3,0 %). Sur un an, l’emploi intérimaire est en nette hausse (+44 200, soit +8,2 %).

L’endettement des entreprises s’est accru de 4,5 % en 2015

Selon les statistiques de la Banque de France, les entreprises ont accru leur endettement de 4,5 % en 2015 après une hausse de 5,1 % en 2014. La politique monétaire accommodante n’a donc pas eu d’effet réel sur le niveau d’endettement. Le financement de marché des sociétés non financières a progressé de  5,1 % en rythme annuel (+3,9 % le mois précédent), en raison d’un remboursement net en décembre 2015 très inférieur à celui de décembre 2014. Le crédit bancaire revient à +4,1 % sur un an, après un pic à +4,5% en novembre en raison dans ce dernier cas d’un effet de base qui majorait artificiellement la croissance.

 

Financement des sociétés non financières
(Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %)
Encours Flux annuel net Taux de croissance annuel Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
Déc.-15 Déc.-15 Nov.-15 Déc.-15 Nov.-15 Déc.-15
Financement des SNF 1426,9 60,9 4,2 4,5 1,65 1,82
  – dont crédits bancaires 871,4 34,0 4,5 4,1 1,89 1,99
  – dont financement de marché 555,5 26,9 3,9 5,1 1,28 1,55
en euros 424,6 25,9 5,5 6,5
en devises 130,9 1,0 -1,3 0,8

Le Gouverneur de la banque de France appelle à la baisse du rendement des fonds euros

dans le cadre d’une interview au Figaro, le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, revient sur la situation de l’économie et sur les effets de la politique de quantitative easing. Les injections de liquidité de la BCE, 60 milliards d’euros par mois, permettent une augmentation de l’inflation de 0,5 point. Cette politique aurait apporté un supplément de croissance de 0,3 à 0,4 point selon le Gouverneur. 80 000 emplois auraient été ainsi créés.

Le Gouverneur souhaite une réallocation de l’épargne vers les fonds propres des entreprises. Il souligne qu’aux Etats-Unis l’épargne des ménages investis dans les entreprises représentent 120 % du PIB quand ce taux est de 65 % en France. Ils demandent à ce que les compagnies d’assurances poursuivent la baisse de la rémunération des fonds euros. Il souhaite que de nouveaux placements permettent aux épargnants de bénéficier de meilleurs rendements tout en étant moins liquides que les actuels…

lire l’interview

 

 

BFM Business : Comment épargner en ce début d’année 2016 ?

Le rapport de la Cour des Comptes 2016

La Cour des Comptes a publié son rapport 2016. Cette année, pas grand chose sur la problématique de la retraite et de l’épargne. la lecture n’en demeure pas moins intéressante pour ceux qui aiment suivre l’évolution de nos finances publiques.

Consulter le rapport 

 

Fin d’année poussive pour l’industrie

L’industrie a mal terminé l’année avec un recul au mois de décembre de  la production  manufacturière de 0,8 % après  une hausse de 0,6 % en novembre. Dans l’ensemble de l’industrie, la baisse est encore plus marquée avec -1,6 % après -0,9 % en novembre.

Néanmoins au quatrième trimestre 2015, la production augmente par rapport au troisième trimestre dans l’industrie manufacturière de 0,4 %. OPour l’ensemble de l’industrie, la hausse est de +0,2 %.

Dans l’industrie manufacturière, la production du dernier trimestre de 2015 progresse de 1,7 % par rapport au dernier trimestre de 2014. Elle augmente davantage encore dans l’ensemble de l’industrie (+2,0 %).

La production s’accroit dans les industries extractives, énergie, eau de 3,3 %, dans  les matériels de transport  de 3,2 %. Elle est plus modérée dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines(+0,7 %) et dans les industries agricoles et alimentaires (+0,9 %). La production augmente de façon soutenue dans la cokéfaction et raffinage(+2,7 %).

Le CAC 40 en-dessous de 4000 points, ce n’est pas la fin du monde ?

Le CAC 40 est passé sous la barre des 4000 points ce mardi 9 février. Depuis le 31 décembre, le recul atteint 13,79 %. Ce repli est conséquent et efface la progression de l’année dernière.

Elle est le résultat de la  multiplication des incertitudes : 

incertitudes économiques

  • ralentissement des pays émergents dont la Chine (récession au Brésil et en Russie)
  • doute sur la vitalité de la croissance américaine
  • diminution du pouvoir d’achat des pays pétroliers

la chute du prix du pétrole symbolise les doutes sur la croissance de l’économie mondiale qui n’arrive pas à dépasser 3 %.

Incertitudes financières

  • Doutes sur la capacité de certaines banques à honorer certains de leurs engagements (les Cocosbond)

Les COCOs bond sont des emprunts subordonnés, en fonction de critères de déclenchement précis (dégradation du ratio de fonds propres, etc.). Une banque peut émettre un Cocos bond en lieu et place d’actions. C’est équivalent en matière de fonds propre mais il n’y a pas de droit de vote. Ces produits sont assortis de forts rendements autour de 7 % pour une durée de 10 ans quand les obligations d’Etat ne donnent que du 0,7 % pour 10 ans (OAT française) plein essor.Le marché des COCOs  a connu une forte croissance, plus de 20 milliards de dollars en 2015.

 Les marchés sont d’autant plus volatils que la liquidité est élevée. La base monétaire des pays de la zone euro, des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou du Japon a été multipliée par trois depuis 2003. L’aversion aux risques est élevée. Les investisseurs fuient le risque. La recherche des obligations d’Etat est le sport national.

Que doit faire l’épargnant ?

Il ne doit pas sur-réagir. Il faut être agile. Il ne faut pas céder à la pression. C’est peut-être le bon moment pour entrer sur le marché.

Il faut savoir nettoyer son portefeuille actions / prendre positions

Où investir ? Il faut savoir être à contretemps et regarder les secteurs de l’énergie, des assurances et des  banques.

Les autres moyens de se protéger

Les deux principes, ne jamais sortir ou entrer d’un coup et se  diversifier sont toujours valables.

Il ne faut pas trop se charger en obligations car justement tout le monde y va.

En matière d’immobilier, il faut regarder les SCPI  qui offrent 5 à 6 % mais attention aux frais. Le montant des frais de souscription (entre 3 et 12%), de gestion (8 à 10%) et de revente (4 à 8% HT du prix des parts).

Vous pouvez toujours opter pour l’or mais attention cela n’offre pas de rendement en tant que tel.

Pour investir dans l’or physique, la meilleure formule consiste à acheter uniquement des pièces (Napoléon, etc.) ou des lingotins (5, 10, 15g…) cotés à la bourse de Paris. Pour des questions de sécurité il faut un coffre loué auprès d’une banque (à partir de 120 euros/an pour 30 dm3) et n’oubliez pas que l’or ne rapporte rien

Le crowdfunding

De temps en temps du rendement mais pas mal de risque….

L’investissement va-t-il enfin reprendre ?

Selon l’INSEE, en janvier 2016, les chefs d’entreprise des industries manufacturières annoncent que leur investissement a baissé de 2 % en valeur en 2015. L’estimation d’octobre dernier est abaissée de trois points. L’investissement est révisé à la baisse surtout dans les industries agro-alimentaires (-7 points).

Évolution annuelle de l’investissement en valeur dans l’industrie manufacturière

Évolution annuelle de l'investissement en valeur dans l'industrie manufacturière

Source : Insee, enquête sur les Investissements dans l’industrie

Pour 2016, les industriels anticipent une augmentation de leurs dépenses d’investissement de 7 % par rapport à 2015. Ils rehaussent ainsi de 4 points leur première estimation émise en octobre 2015. Cette révision à la hausse est légèrement supérieure à celle habituellement constatée à ce moment de l’année (+3,5 points entre 2004 et 2015). Elle s’avère particulièrement forte pour l’industrie des biens d’équipements (+9 points) et celle de matériels de transport (+6 points).

 

Légère amélioration sur le front des défaillances d’entreprise

Selon la Banque de France, à fin  novembre, le nombre de défaillances enregistrées sur les douze derniers mois recule de 1,5 %. Elles se sont élevées à  62 329.

Les défaillances cumulées diminuent dans les microentreprises (- 0,5 %). Elles reculent davantage pour les autres PME (– 7,9 %) et plus encore (- 28,8 %) pour les ETI et les grandes entreprises. Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,5 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

La croissance du 1er trimestre serait de 0,4 % en France

Selon les estimations de la Banque de France, le taux de croissance devrait être de 0,4 % au premier trimestre soit deux fois plus qu’au dernier trimestre 2015 mais beaucoup moins qu’au premier trimestre de l’année 2015, +0,7 %.  L’industrie aurait connu un beau mois de janvier quand le bâtiment semble sortir de la crise…

La répression financière se porte bien : 5500 milliards d’euros de dettes souveraines à taux négatifs

De plus en plus d’Etats se financent en faisant payer les investisseurs et les épargnants.  Ainsi, en zone euro, c’est l’équivalent de 1.500 milliards d’euros de dette  qui ont été souscrits  à un taux inférieur à 0 %. La France s’endette  sur le marché primaire, un rendement négatif pour ses obligations jusqu’à 4 ans. L’Autriche ou les Pays-Bas peuvent ainsi s’endetter  jusqu’à 5 ans et l’Allemagne jusqu’à 6 ans. Le taux allemand à 2 ans est de -0,5 %. la Suisse s’endette en négatif jusqu’à 15 ans

Ces taux négatifs sont la conséquence des politiques monétaires des banques centrales, de la faible inflation et des normes prudentielles. cela porte également le nom de répression financière.

L’Etat actionnaire

Selon l’INSEE, à la fin de l’année  2014, l’État contrôle directement 89 sociétés françaises. Par le biais de ces dernières et de leurs filiales, il contrôle au total 1 632 sociétés françaises, qui emploient 795 000 salariés. Par rapport à 2013, le nombre de ces sociétés augmente de 191 unités. Par contre, l’emploi salarié total reste stable. Le secteur d’activité prédominant demeure le secteur tertiaire et notamment le « transport et entreposage » qui représente 60 % des salariés des unités sous contrôle de l’État.

Rien de nouveaux sous le soleil des épargnants au 4ème trimestre 2015

Selon la Banque de France, au cours du 4ème trimestre, les ménages ont continué à placer leur argent sur les mêmes trois supports déjà en vogue au cours des trimestres précédents.

L’assurance -vie a bénéficié d’un apport de 10,7 milliards d’euros dont 2,7 au titre des UC . Il y  a baisse pour les fonds euros et une augmentation des UC.

L’épargne contractuelle (PEL, PEP) a bénéficié d’un flux de 5,6 milliards d’euros contre 4,7 milliards d’euros au 3ème trimestre

Les dépôts à vue ont progressé de 4,8 milliards d’euros contre 6,9 milliards d’euros au 3ème trimestre.

 

 

 

L’assurance-vie n’a pas chômé en 2015

L’assurance-vie a conforté, en 2015, sa position de premier placement d’épargne en France avec une collecte nette de  24,6 milliards d’euros. Sa première place n’a été menacée que par le Plan d’Epargne Logement qui devrait avoir collecté près de 20 milliards d’euros en 2015 (18 milliards d’euros sur les 11 premiers mois de l’année).

En décembre, l’assurance-vie a conclu en beauté l’année avec un 24ème mois d’affilé de collecte positive. Elle s’est élevée à 1,7 milliard d’euros. Au 31 décembre, l’encours a atteint  1580 milliards d’euros.

Les unités de comptes ont un peu plus séduit les épargnants

Les cotisations en unités de compte ont connu un relatif succès en 2015. Les unités de comptes ont représenté 20 % de la collecte brute. Le poids des unités de comptes dans l’encours total est passé de 14,9 % en 2011 à  17, 8 % en 2015.

 Le triptyque magique de l’assurance-vie a fait recette

L’assurance-vie permet toujours aux ménages de concilier sécurité, liquidité et rendement. En 2015, avec des taux de rendement de 2,3 % pour les fonds euros dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas et avec des unités de compte au rendement supérieur à 4,1 %.

L’assurance-vie a bénéficié d’un bon niveau de compétitivité d’autant plus que les pouvoirs publics ont diminué les taux du Livret A et du Plan d’Epargne Logement.  Il en a résulté une décollecte de de 11,02 milliards d’euros pour le Livret A et le Livret de Développement Durable en 2015.

Par ailleurs, l’attractivité de l’assurance-vie tient toujours à son régime fiscal et à la facilité de retrait de l’épargne investie.

Les Français ont été plus fourmis que cigales

 Ces bons résultats de l’assurance-vie ont été réalisés dans un contexte de fort taux d’épargne des ménages (15,5 % du revenu disponible brut  au 3ème trimestre). Ce regain d’épargne a été rendu possible par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages (progression d’au moins 1,6 % en 2015) ainsi que par la faiblesse de leurs investissements en particulier dans l’immobilier. Pour la quatrième année consécutive, l’investissement des ménages  est en recul, de plus de 3 % en 2015. En 2014, la chute avait dépassé 5 %. Les ménages ont économisé une partie des gains générés par la baisse du prix de l’énergie et ont accru leur épargne financière.

 

 

Collecte nette

en mds d’euros

Rendement Taux d’inflation Rendement réel  

Encours au 31 décembre

En mds euros

2004 42,9 4,4 % 2,10% 2,3 859
2005 52 4,2 % 1,80% 2,4 956
2006 68,8 4,1 % 1,60% 2,5 1061
2007 53,9 4,1 % 1,50% 2,6 1147
2008 28,4 3,9 % 2,80% 1,1 1143
2009 50,4 3,6 % 0,10% 3,5 1249
2010 51,1 3,5 % 1,50% 2 1339
2011 7,6 3 % 2,10% 0,9 1349
2012 -6,3 2,9 % 2,00% 0,9 1398
2013 10,7 2,8 % 0,90% 1,9 1456
2014 22,68 2,5 % 0,50% 2 1521
2015 24,6 2,3 % 0,00% 2,3 % 1580

 

 

La consommation est repartie à la hausse en décembre

Au mois de décembre, les dépenses de consommation des ménages en biens ont augmenté de 0,7 % en volume après une forte baisse en novembre (-1,4 %). En particulier, les achats de textile et d’habillement rebondissent et la consommation en produits alimentaires accélère.

Sur l’ensemble du quatrième trimestre, les dépenses de consommation en biens se sont contractées de 0,9 % après +0,7 % du fait notamment de la forte baisse de la consommation d’énergie. Cependant, sur l’ensemble de l’année, elles ont néanmoins connu une belle hausse de 1,8 %  après -0,2 % en 2014, du fait notamment du rebond de la consommation d’énergie.

En décembre, les achats de biens fabriqués se redressent (+1,6 % après -0,8 % en novembre), surtout du fait de l’habillement. Cependant, sur l’ensemble du trimestre ils se replient de 0,8 %.

Les dépenses en textile, habillement et cuir repartent vivement à la hausse en décembre (+4,2 %) après trois mois de baisse. Sur l’ensemble du quatrième trimestre, elles se replient nettement (-3,0 % après +2,0 %).

En décembre, les dépenses en biens durables continuent de croître (+1,1 %), plus rapidement qu’en novembre (+0,3 %). Cette accélération est portée par un rebond des achats d’automobiles (+1,7 % après -0,3 %).

Sur l’ensemble du quatrième trimestre, les dépenses en biens durables sont toutefois en retrait (-0,6 %), pâtissant particulièrement de la baisse des achats d’automobiles (-1,5 % après 0,0 %) et du net ralentissement des achats en équipement du logement (+0,5 % après +2,5 %).

La consommation totale de biens

La consommation totale de biens

Baisse des prix de 1 % en janvier 2016

Du fait des soldes, des la baisse de l’énergie et du recul des des prix des produits manufacturés, les prix ont baissé de 1 point en janvier, selon les estimations provisoires réalisées en fin de mois, l’indice des prix à la consommation aurait baissé de 1,0 % par rapport au mois précédent, comme en janvier 2015.

Sur un an, les prix augmenteraient de 0,2 %, comme en décembre 2015. Cette stabilité de l’inflation entre décembre 2015 et janvier 2016 résulterait de mouvements contraires : d’une part les prix des produits alimentaires ralentiraient et d’autre part le recul des prix des produits manufacturés et de l’énergie s’atténuerait.

En janvier 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé baisserait de 1,0 % sur un mois. Sur un an, il augmenterait de 0,4 %, après +0,3 % en décembre 2015.

Petit retour de la croissance en France

Sans surprise, la croissance au dernier trimestre de l’année 2015 aura été de 0,2 % portant la croissance sur l’année à 1,1 % contre 0,2 % en 2014. Après trois années de stagnation, ce taux de 1,1 % est mieux que rien mais au regard des espoirs mis dans le fameux alignement des planètes (baisse du pétrole, des taux et de l’euro, CICE, pacte de responsabilité….), le résultat peut apparaître bien modeste. Le retard de la reprise de l’investissement, le ralentissement chinois, les effets des embargos avec la Russie…. ont pesé plus que prévu sur la croissance française. Ce taux de 1,1 % a été insuffisant pour réduire le chômage.

Au 4ème trimestre, l’investissement, la formation brute de capital fixe (FBCF), a porté la croissance avec une progression de 0,8 % contre 0,1 % au trimestre précédent. En revanche, la consommation a déçu en se contractant de 0,4 % contre + 0,4 % au 3ème trimestre.  La demande intérieure finale hors stocks  contribue à la croissance pour +0,1 point (après +0,3 point le trimestre précédent).

Grâce à la dépréciation de l’euro et à l’amélioration de la compétitivité des entreprises, les exportations ont progressé de 0,6 % après -0,6 %. Les  importations sont connu une forte croissance du fait de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages générée par la baisse des cours de l’énergie. Les importations ont en effet progressé de 1,6 % après +1,5 %. De ce fait,  le commerce extérieur a contribué négativement de 0,3 point à la croissance après -0,7 point. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,5 point après +0,6 point).

La production totale de biens et services  a progressé de 0,5 % au quatrième trimestre après +0,3 %. L’industrie manufacturière a connu une augmentation de 0,9 % après +0,2 %. À l’inverse, la production d’énergie se replie du fait de la baisse des prix et des conditions climatiques. La production de services marchands augmente au même rythme qu’au troisième trimestre (+0,5 %). Bonne nouvelle, dans la construction l’activité rebondit (+0,7 %) après huit trimestres de baisse.

En moyenne sur l’année, la production totale progresse de 1,3 % (après +0,7 % en 2014) : elle accélère dans l’industrie manufacturière (+1,4 % après +0,3 %) et dans les services marchands (+1,9 % après +1,2 %) mais la baisse s’amplifie dans la construction (-2,6 % après -2,2 %).

Le PIB et ses composante

Repli de la création d’entreprise en France en 2015

Selon l’INSEE, en 2015, 525 100 entreprises ont été créées en France, soit 5 % de moins qu’en 2014.

cette baisse es imputable à la forte contraction des immatriculations de micro-entrepreneurs (- 21 % par rapport à 2014). En revanche, les autres créations d’entreprises progresseant fortement (+ 13 %), particulièrement celles des autres entreprises individuelles (+ 28 %) et, dans une moindre mesure, celles des sociétés (+ 4 %).

Du fait de la crise dans le bâtiment et du durcissement du régime des auto-entrepreneurs,  la construction contribue à la moitié du recul général avec une baisse des créations de 17 % en 2015

Tous types d’entreprises confondus, les créations diminuent dans presque toutes les régions. En revanche, elles s’accroissent en Île-de-France où elles sont portées par le succès du transport de voyageurs par taxi (qui inclut les entreprises de véhicules de transport avec chauffeur) et celui du secteur des « autres activités de poste et de courrier ».

Hors micro-entrepreneurs, seules 8 % des entreprises sont employeuses à la création. Elles démarrent alors en moyenne avec 2,5 salariés.

Pour les créateurs individuels, l’âge moyen se maintient à 38 ans et la part des femmes atteint 40 %.

Consulter l’étude de l’INSEE

Emploi, une année noire à oublier

La France, à la différence, de ses partenaires économiques, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni mais aussi l’Espagne, n’aura pas réussi à réduire le nombre de ses demandeurs d’emploi au cours de l’année 2015. En un an, le chômage a progressé de 2,6 %. Sur le dernier mois de l’année, la progression a été de 0,4 %.

 

Fin décembre 2015, la France métropolitaine comptait 3 590 600 demandeurs d’emploi en catégorie A. Toutes catégories, le nombre de demandeurs d’emploi est de 5 475 700 personnes. La durée moyenne d’inscription des sortants est de 307 jours en progression de 17 jours en un an (-3 jours en décembre).

 

Au mois de décembre, le chômage (catégorie A) des moins de 25 ans repart à la hausse, + 0,7 %. Néanmoins, il baisse de 4 % sur un an. La progression des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans est la plus inquiétante. Sur un an, la hausse atteint 8,4 % (+0,6 % sur le mois de décembre). De plus en plus, les entreprises se délestent des travailleurs seniors afin de réduire leurs coûts salariaux. Cette augmentation du chômage des plus de 50 ans pose la question de la formation professionnelle et de la retraite. Sur ce dernier point, l’accord AGIRC/ARRCO du 30 octobre 2015 incite financièrement les salariés à liquider leurs pensions un an après l’âge légal (62 ans dans la limite des 67 ans). Du fait du chômage croissant des actifs les plus âgées, il y a un risque réel de minoration des pensions et de transferts de charges des caisses de retraite au détriment de Pôle Emploi, pour résumer un tarnsfert entre caisses vides.

 

Le contexte favorable du début de l’année n’aura donc pas suffi pour juguler le chômage. Le fameux alignement de planète – baisse du prix du pétrole, baisse des taux d’intérêt, baisse de l’euro, baisse de la rigueur budgétaire, mise en place du pacte de responsabilité, CICE… a, au mieux, ralenti la progression du chômage mais n’a pas permis un retournement de la courbe. Le faible taux d’utilisation des capacités de production et la trop faible reprise de l’investissement expliquent le fait que les créations d’emploi n’ont pas été suffisantes pour absorber l’augmentation de la population active. Pour avoir des effets sur l’emploi, la croissance aurait du être de 1,5  % et non de 1,1 %. En 2016, l’amélioration de la croissance risque d’être trop faible pour véritablement aboutir à une décrue massive du chômage.

Moral en légère hausse et capacité d’épargne en baisse

Au mois de janvier, selon l’INSEE,  la confiance des ménages s’améliore légèrement amis leur capacité d’épargne baisse. L’indicateur de confiance  gagne 1 point et retrouve son niveau de novembre 2015 (97), un niveau néanmoins inférieur à sa moyenne de longue période (100).

En janvier, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle est quasi stable. Le solde d’opinion concernant l’évolution passée gagne 1 point, tandis que celui sur l’évolution future perd 1 point. Ces deux soldes restent au-dessous de leur moyenne de longue période. Cependant, les ménages sont plus nombreux à considérer qu’il est opportun de faire des achats importants : le solde d’opinion rebondit de 8 points et retrouve son niveau de septembre 2015, qui se situe au-dessus de sa moyenne de longue période.

En janvier, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne se dégrade légèrement. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle perd 2 points, tandis que celui sur leur capacité d’épargne future baisse de 1 point. Toutefois, ces deux soldes se maintiennent légèrement au-dessus de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont moins nombreux à considérer qu’il est opportun d’épargner : le solde perd 4 points, et s’éloigne davantage de sa moyenne de longue période.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Décollecte du Livret A au JT de TF1

Philippe Crevel a été interviewé par TF1 au sujet de la décollecte du Livret A.

Le crowdfunding immobilier au JT de 20 heures de TF1 (23 janvier 2016)

Le journal de 20 heures de TF1 consacrait un reportage sur le crowdfunding immobilier. Philippe Crevel a été interviewé afin d’aborder les risques inhérents à ce type de placemens.

Ca Vous Regarde – LCP – 22 janvier 2016 avec Philippe Crevel

Philippe Crevel a participé à l’émission de LCP animée par Arnaud Ardoin et consacrée à la dépendance.

Participaient à l’émission :

– Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées, de l’Autonomie et de l’enfance.

– Serge Guérin, sociologue, spécialiste des questions liées au vieillissement et à la « seniorisation » de la société.

– Marie-Anne Montchamp, secrétaire nationale chargée de la protection sociale chez Les Républicains.


Ça Vous Regarde – Le débat : Bien vieillir… par LCP

Légère reprise des prix de l’immobilier au 3ème trimestre 2015

Selon l’INSEE au troisième trimestre 2015, les prix des logements s’accroissent par rapport au trimestre précédent de 1,7 %, données brutes. Ce sont les logements anciens qui augmentent le plus avec un gain de 1,8 %. En revanche, les prix des logements neufs ,’ont augmenté que de 0,3 %.

Sur un an, la baisse des prix des logements s’atténue au troisième trimestre 2015 n’est plus que de 1,2 % contre 2,1 % au deuxième trimestre. Les prix des logements anciens baissent de 1,5 % contre 2,7 % quand les prix des logements neufs augmentent de +1,5 % après +2,4 %.

Bien loin de l’objectif des 2 %

Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est établi à 0,2% en décembre 2015, contre 0,1% en novembre. En décembre 2014, il était de -0,2%. L’inflation en Europe est bien loin de l’objectif de 2 % assigné par la Banque Centrale Européenne.

Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,2% en décembre 2015, contre 0,1% en novembre. Un an auparavant, il était de -0,1%.  En décembre 2015, des taux annuels négatifs ont été observés dans douze États membres. Les taux annuels les plus faibles ont été observés en Bulgarie (-0,9%), en Roumanie (-0,7%), à Chypre ainsi qu’en Slovénie (-0,6% chacun). Les taux annuels les plus élevés ont quant à eux été enregistrés en Belgique (1,4%), à Malte (1,2%) et en Autriche (1,1%). 

le taux d’épargne des ménages au sein de la zone euro : 12,8 % au 3ème trimestre 2015

Au troisième trimestre 2015, selon Eurostat, le taux d’épargne des ménages était au sein de la zone euro de 12,8 %, contre 12,7 % au deuxième trimestre 2015.

Le taux d’investissement des ménages a quant à lui été de 8,3 % au troisième trimestre 2015 dans la zone euro, stable par rapport au trimestre précédent.

Crédits aux entreprises : hausse de 2,9 % sur un an

Selon la Banque de France à la fin  du mois de novembre, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 711,4 milliards d’euros, en augmentation de 2,9 % sur un an. Cette progression a été de 2,0 % pour les PME, de 3,6 % pour les ETI et  de 5,2 % pour les grandes entreprises.

L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève à 7,0 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 4,2 % dans l’industrie et à 3,7 % dans les activités immobilières. En revanche, l’encours des crédits mobilisés poursuit son recul dans le transport (- 4,2 %).  Par ailleurs, les ETI et les grandes entreprises disposent de ressources alternatives de financement sur les marchés, en particulier par émission de titres.

 

Crédit aux entreprises (encours)

Le RSI se met à l’heure digitale pour ses retraités

Le Ministère de l’Economie a annoncé que dès le mois de mars, les attestations fiscales des retraités artisans, commerçants ou industriels affiliés au régime social des indépendants (RSI) seront dématérialisées. Elles seront alors accessibles en ligne, en se connectant sur le site du RSI. Cette digitalisation permettra une transmission des données à Bercy. Les déclaration de revenus pré-remplie des retraités du RSI comportera donc déjà ces éléments. Issue du choc de simplification voulu par le président de la République, cette mesure est déjà appliquée dans de nombreuses caisses de retraites.

 

 

Le taux du Livret A reste à 0,75 % et celui du PEL est abaissé à 1,5 %

Michel Sapin, Ministre des Finances, a dans un communiqué publié le 13 janvier 2016, fixé les taux de l’épargne réglementée. Le taux du Livret A reste inchangé à 0,75 %. le Gouvernement déroge ainsi à l’application mécanique de la formule de calcul du taux du Livret A, qui aurait, en l’absence de correctif, conduit à un taux du Livret A de 0,50 %.

Le Gouvernement a par ailleurs décidé, de passer le taux pour les nouveaux plans d’épargne logement (PEL) ouverts à compter du 1er février de 2 à 1,5 %. En contrepartie, le  le taux d’intérêt maximal facturé par les banques aux épargnants choisissant d’emprunter dans le cadre du PEL, à l’issue de la phase d’épargne, sera abaissé de 3,20 % à 2,70 %, soit un gain pour les emprunteurs de 50 points de base.

L’inflation grande absente de l’année 2015

Sous l’effet de la chute des prix du brut et de la faible croissance, les prix sont restés stables en 2015 après avoir progressé de 0,5% en 2014. Hors prix de l’énergie, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 0,5% en 2015.
Ce taux est distinct du taux d’inflation en décembre sur un an communiqué en début de journée par l’Insee, et ressorti à +0,2%, qui consiste à comparer les prix en décembre dernier par rapport à ceux constatés en décembre 2014. Hors tabac, les prix à la consommation sont aussi restés stables, après +0,4% en 2014.

Dans le détail, les prix à la consommation de l’énergie ont diminué de 4,7 %, contre -0,9% en 2014, et plus particulièrement ceux du pétrole (-10,8% après -4,2% en 2014).

Les prix des produits manufacturés ont continué de baisser, de même que les prix des services de logement (loyers, eau et enlèvement des ordures ménagères). En revanche, les services de transport et de communication, ainsi que ceux de santé, ont augmenté.

Taux d’inflation au mois de décembre à 0,2 %. qu’en sera-t-il pour le Livret A ?

L’INSEE a publié le taux d’inflation du mois de décembre qui est de 0,2 %.  Sur un an, les prix à la consommation croissent de 0,2 %, après une stabilité en novembre. De ce fait, le taux du Livret A devrait être par application simple de la formule être ramené à 0,5 %.  Mais a priori, le Gouvernement devrait maintenir le taux actuel de 0,75 % afin de ne pas trop démoraliser l’épargnant français qui peine à se remettre de la dernière baisse intervenue le 1er août dernier.

 

L’augmentation des prix en décembre résulte des hausses saisonnières de certains services et produits manufacturés. Elles sont en partie compensées par un nouveau recul des prix de l’énergie et des produits alimentaires frais.

Assurance-vie : bonne nouvelle en provenance de Bercy

le Ministre des Finances devrait abroger dans les prochains jours la réponse ministérielle Bacquet-Auriol obligeant depuis 2012 le conjoint survivant à inclure dans la succession pour moitié le montant des contrats d’assurance-vie souscrits à son nom, dès lors qu’ils avaient été alimentés par des biens communs.

Cette imputation augmentait les droits de succession des héritiers du défunt, en particulier des enfants, le conjoint étant, lui, exonéré de droits. Elle aboutissait à une double taxation, puisqu’elle pouvait faire payer des droits sur des contrats non dénoués dont les héritiers n’étaient pas certains de percevoir le montant (si le conjoint dépensait les sommes concernées). Dans l’hypothèse où le conjoint conservait ces sommes, ces dernières redevenaient imposables à son décès.

Ce revirement est lié à la possible décision de la Cour européenne de justice qui pourrait imposer à l’Etat, de rembourser le trop-perçu et de payer des pénalités.

Les prêts à l’habitat toujours en baisse

Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers progresse légèrement en novembre 2015 (+ 4,1 %, après + 3,9 % en octobre) sous l’effet de la hausse des crédits de trésorerie (+ 4,9 %, après + 4,3 %) et des crédits à l’habitat (+ 3,8 %, après + 3,7 %).

La situation de l’immobilier s’améliore peu. En effet, la production de crédits nouveaux à l’habitat continue de baisser en novembre (15,3 milliards d’euros, après 17,7 milliards d’euros, en données cvs). Cette baisse est en fait imputable à la  diminution des renégociations (37,0 % des crédits nouveaux, après 40,3%, en données non cvs). Le stock de prêts à renégocier s’amenuise et par ailleurs letaux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe augmente à nouveau en novembre (2,36 %, après 2,27 % octobre).

25èmes rencontres parlementaires de l’épargne avec Philippe Crevel

Le mardi 02 Février 2016 à la Maison de la Chimie (28, rue Saint Dominique – Paris 7e) se déroulera les 25èmes rencontres de l’épargne présidée par Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence, Vice-président du Conseil d’orientation de la participation, de l’intéressement et de l’actionnariat salarié (COPIESAS) et par Charles de Courson,Député de la Marne,  Secrétaire de la commission des Finances.
Philippe Crevel, Directeur du cercle de l’Epargne interviendra à l’occasion de cette réunion.

Pour vous inscrire à cette journée 

Philippe Crevel au 8ème débat sur l’autonomie organisée par l’OCIRP le 21 janvier 2016

8e débat Autonomie OCIRP : 21 janvier 2016

L’OCIRP et ses membres, en partenariat avec France Info, Le Monde, LCP et Les Echos organisent le 8ème débat sur l’autonomie.

Ce débat se déroulera le 21 janvier 2016 à la Maison de la Radio.

Le  de ce débat est « Perte d’autonomie, quelles politiques, quels financements ? » et accueillera notamment Madame Laurence ROSSIGNOL, Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, de l’Enfance, des Personnes âgées et de l’Autonomie et Luc FERRY, philosophe et écrivain.

Les membres et partenaires, AG2R LA MONDIALE, HUMANIS, KLESIA, MALAKOFF MEDERIC, MUTEX et PRO BTP interviendront sur le thème : « L’autonomie : la place et le rôle de la protection sociale complémentaire».

Pour participer au 8eme débat Autonomie, merci de remplir le formulaire en lien :

 

Reprise lente en Europe

Dans la zone euro, le produit intérieur brut en volume augmenterait de 1,5 % en moyenne annuelle en 2015, puis croîtrait de 0,4 % par trimestre au premier semestre 2016.

La consommation privée resterait le principal moteur de la reprise ; elle est soutenue par la nouvelle baisse des prix du pétrole et une hausse des revenus d’activité.

La politique budgétaire soutiendrait davantage la consommation publique, surtout en Allemagne. Avec des conditions de financement favorables et une utilisation accrue des capacités de production, l’investissement accélérerait au premier semestre 2016. Sous l’hypothèse conventionnelle d’un prix du baril de pétrole figé à 35 $ et d’un taux de change stable à 1,08 $/€, l’inflation augmenterait modérément et atteindrait +0,4 % au deuxième trimestre 2016.

 

voir la note de l’INSEE

Le financement de marché représente près de 40 % du financement des entreprises

La progression du financement de marché des sociétés non financières se poursuit. Au mois de novembre, il a augmenté de  0,6 point de pourcentage quand celle du crédit bancaire est également en hausse  de 0,7 point. Ainsi en rythme annuel, le financement de marché progresse de 3,7 % au lieu de 3,1 % le mois précédent et le crédit bancaire de 4,5 % (contre 3,8% il y a un mois). Au total, l’endettement des SNF atteint un taux de croissance de 4,2 % en rythme annuel.

Le financement de marché représente désormais près de 40 % du financement des entreprises quand avant la crise de 2008/2009, ce taux était de 20 %.

Financement des sociétés non financières
(Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %) 
Encours Flux annuel net Taux de croissance annuel Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
Nov.-15 Nov.-15 Oct.-15 Nov.-15 Oct.-15 Nov.-15
Financement des SNF 1437,1 57,7 3,6 4,2 1,7 1,69
– dont crédits bancaires 870,3 37,3 3,8 4,5 1,9 1,89
– dont financement de marché 566,8 20,4 3,1 3,7 1,38 1,38
en euros 432,1 21,8 4,5 5,4
en devises 134,7 -1,4 -1,2 -1,2

Résultats toujours en demi-teintes pour l’industrie française

Si au mois de novembre 2015, si la production a augmenté de 0,4 % dans l’industrie manufacturière après une baisse de 0,4 % en octobre), elle se contracte de 0,9 % pour l’ensemble de l’industrie (après +0,7 % en octobre).

Au cours des trois derniers mois, la production a progressé  dans l’industrie manufacturière de 0,9 % et de 1,1 %  dans l’ensemble de l’industrie  du fait d’une hausse marquée dans les industries extractives, énergie, eau (+1,9 %).

Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois progresse nettement (+2,0 %) par rapport aux trois mêmes mois de 2014. Elle augmente davantage encore dans l’ensemble de l’industrie (+2,8 %), du fait des industries extractives, énergie, eau (+6,1 %). La production croît dans tous les secteurs. La progression est nette dans les autres produits industriels (+1,5 %), les matériels de transport (+4,9 %) et les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (+2,4 %). Elle est plus modérée dans les industries agricoles et alimentaires (+0,9 %). Elle est très soutenue dans la cokéfaction et raffinage (+7,3 %).

Stabilité sur la rémunération des dépôts et placements monétaires

Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est inchangée en novembre 2015 à 0,40 %, la baisse du taux des dépôts à terme de durée inférieure à 2 ans (1,01 %, après 1,03 %) compensant par la légère hausse de celui des livrets ordinaires (0,60 %, après 0,59 %). En ce qui concerne les placements non monétaires, la rémunération moyenne des plans d’épargne-logement augmente (2,83 %, après 2,79 %) tandis que celle des autres dépôts à terme supérieur à 2 ans diminue (2,43 %, après 2,47 %).

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts et placements auprès des institutions financières monétaires (a)
        nov-14 janv-15 juin-15 sept-15 oct-15 (h) nov-15 (i)
                   
DÉPÔTS ET PLACEMENTS MONÉTAIRES (b), (e)   0,64 0,62 0,52 0,42 0,40 0,40
                   
dont : – dépôts à vue     0,15 0,15 0,14 0,14 0,12 0,12
– dépôts à terme ≤ 2 ans     1,92 1,80 1,19 1,10 1,03 1,01
– livrets à taux réglementés (c)   1,05 1,05 1,05 0,80 0,80 0,80
  dont : livret A   1,00 1,00 1,00 0,75 0,75 0,75
– livrets ordinaires     0,98 0,91 0,76 0,60 0,59 0,60
– titres d’OPC monétaires (d), (e)   0,35 0,35 0,30 0,20 0,19 0,19
                   
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS                
                   
Plan d’épargne-logement     2,92 2,85 2,87 2,83 2,79 2,83
Autres dépôts à terme > 2 ans     2,73 2,62 2,58 2,51 2,47 2,43
Pour mémoire :                  
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05 0,05
Euribor 3 mois (f)     0,08 0,06 -0,01 -0,04 -0,05 -0,09
Rendement du TEC 5 ans (f), (g)   0,27 0,13 0,35 0,22 0,12 0,05

(en pourcentage)

 

a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.

b. Moyenne, pondérée par les encours correspondants, des taux de rémunération des différents dépôts et placements monétaires (taux nul pour les billets en circulation, équivalent à l’Euribor 3 mois pour les produits inclus dans M3 – M2 à l’exception des OPC monétaires).

c. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.

d. Performance annuelle des OPC monétaires, nette des frais de gestion.

e. La méthodologie de calcul des taux sur les titres d’OPC monétaires a été affinée. Ceci conduit pour le mois de novembre 2015 à un impact de +19 pb sur le taux des titres d’OPC monétaires et de +3 pb sur le taux moyen des dépôts et placements monétaires. Les historiques de ces données ont été revus en conséquence.

f. Moyenne mensuelle.

g. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.

h. Données révisées.

i. Données provisoires.

Source : Banque de France

 

 

Rémunération des placements auprès des institutions financières monétaires
Dépôts et placements monétaires, Euribor 3 mois et Taux de soumission minimal aux appels d’offre Eurosystème Nouveaux PEL
En pourcentage En pourcentage
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Taux moyen pondéré des dépôts et placementTaux directeur de l’EurosystèmeEuribor 3 moismai-13nov-13mai-14nov-14mai-15nov-15-1012-1012
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Formule de calcul du taux du PEL, hors application du taux plancher*Nouveaux PELmai-13nov-13mai-14nov-14mai-15nov-150123401234

<p<*Taux épargne bancaire PEL = 70 % taux swap 5 ans + 30 % (taux swap >10 ans – taux swap 2 ans) (Arrêté du 20 janvier 2011)

Livrets à taux réglementés Livrets ordinaires
En pourcentage En pourcentage
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Livrets à taux réglementésmai-13nov-13mai-14nov-14mai-15nov-1500,511,522,5300,511,522,53
(* Cliquez ici pour voir l’image seule)

Livrets ordinairesmai-13nov-13mai-14nov-14mai-15nov-1500,511,522,5300,511,522,53

Source et calculs : Banque de France Réalisé le 7 janvier 2016

la confiance en mode plateau !

Selon l’INSEE, au mois de décembre, la confiance des ménages est stable pour le 3ème mois consécutif. L’indicateur qui la synthétise reste bloqué  à 96 et demeure ainsi toujours en dessous de sa moyenne de longue période (100).

En décembre, le solde d’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse légèrement d’un point.

Concernant leur situation financière personnelle future, leur opinion progresse de 3 points. Ces deux soldes sont aussi en dessous de leur moyenne de longue période.

Les ménages sont aussi nombreux qu’en novembre à considérer comme opportun de faire des achats importants. Le solde correspondant est à son niveau moyen de longue période.

En décembre, les ménages restent pratiquement aussi optimistes qu’en novembre quant à leur capacité d’épargne. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (+1 point). Celui sur leur capacité d’épargne future est stable pour le troisième mois consécutif. Ces deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de longue période.

La proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner s’accroît de 4 points, mais reste néanmoins en dessous de sa moyenne de long terme.

Indicateur synthétique de confiance des ménages
Indicateur synthétique de confiance des ménages

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