Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers a progressé de 3,9 % en février après + 3,7 % en janvier du fait de l’accélération des crédits de trésorerie (+ 5,0 %, après + 4,3 %) et des prêts à l’habitat (+ 3,6 %, après + 3,5 %). La production de crédits à la consommation (cvs) augmente en février 2016 (4,3 milliards d’euros après 4 milliards d’euros), comme celle des crédits nouveaux (cvs) à l’habitat (14 milliards d’euros, après 13,7 milliards d’euros en janvier) bien que les renégociations diminuent. Le taux d’intérêt des crédits à l’habitat baisse pour les crédits à long terme et à taux fixe (2,27 %, après 2,33 % en janvier) et pour ceux à court terme ou à taux variable (1,94 %, après 2,10 % en janvier).
Depuis plusieurs années, les parlementaires sont interpellés par certains de leurs électeurs qui réclament de pouvoir sortir de leur PERP quand ceux ci sont d’un faible montant. Ils mettent en avant qu’ils ont souscrit ce type de produit sans avoir pris conscience que l’épargne capitalisée était bloquée jusqu’à la cessation d’activité. Par ailleurs, certains adhérents au PERP non imposables à l’impôt sur le revenu n’ont tiré aucun avantage de la déduction fiscale.
C’est en prenant en compte ces demandes que le Gouvernement se prépare à ajouter une nouvelle possibilité de sortie anticipée. Juqu’à maintenant, les sorties anticipées pouvaient intervenir pour les raisons suivantes :
Le Gouvernement par ordonnance devrait prochainement fixer les règles de liquidation anticipée des petits PERP. Deux conditions devront être remplies : l’encours ne devra pas excéder une certaine somme qui devrait tourner autour de 1500/2000 euros et par ailleurs aucun versement ne devra pas avoir été réalisé depuis un certain temps (plusieurs années).
Comme pour les autres déblocages exceptionnels, le rachat sera total et entraînera la clôture du plan.
Le Gouvernement devra préciser toujours par ordonnance la fiscalité applicable sur les gains perçus à l’occasion du rachat total. Actuellement, les intérêts et plus-values pour les cas déblocages exceptionnels sont fiscalement exonérés. Néanmoins, cette voie ne devrait pas être suivie pour les déblocages de petits PERP. la solution envisagée est l’application du régime fiscal applicable pour les sorties de capital autorisées après cessation d’activité. Pour les sorties autorisées en capital au départ à la retraite (à 20% ou 100% pour l’acquisition de la résidence principale), le contribuable peut opter soit pour l’imposition au titre de l’impôt sur le revenu ou pour un prélèvement libératoire de 7,5 % après application d’un abattement de 10 %.
Les modalités de liquidation devraient être connues dans les 6 mois qui suivront la publication de la loi Sapin II.
La croissance des dépôts à vue reste très forte au mois de février 2016 selon la Banque de France (+ 14,6 %, après + 14,5 % en janvier).
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L’encours des avoirs monétaires (hors billets et pièces) est constitué de placements d’une durée inférieure ou égale à 2 ans que les agents détenteurs de monnaie (ménages, sociétés non financières, administrations publiques hors administration centrale, sociétés d’assurance, OPC non monétaires, entreprises d’investissement et organismes de titrisation, pour l’essentiel) détiennent auprès des institutions financières monétaires (établissements de crédit, sociétés de financement, Caisse des dépôts et consignations, OPC monétaires et banque centrale). Les comptes sur livrets comprennent les livrets A, les livrets de développement durable, les comptes d’épargne logement, les livrets d’épargne populaire, les livrets jeunes et les livrets ordinaires. L’épargne réglementée est en partie centralisée au Fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts et consignations et ne fait ainsi que transiter par les bilans des banques. À fin février 2016, au sein des 605 milliards de comptes sur livrets, 237 milliards sont estimés être centralisés au Fonds d’épargne. Les pensions sont des opérations d’achats temporaires de titres par la clientèle (notamment entreprises, assurances et OPC non monétaires). Les titres de créance à deux ans au plus comprennent principalement des certificats de dépôts émis par les banques françaises et souscrits par des clients qui n’ont pas la qualité d’établissement de crédit ou d’OPC monétaires. Les taux de croissance des encours sont calculés en corrigeant les variations d’encours des effets ne résultant pas de transactions économiques, en particulier des corrections d’erreurs de classement, mais pas des effets de chan |
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Selon la Banque de France, l’encours de crédit à la consommation aux ménages s’élève à près de 152 milliards d’euros. Il a progressé en 2015 de 4,1 % en France contre + 3,8 % dans la zone euro,+3,6 % en Allemagne et + à 8,7 % en Espagne.
La hausse du crédit à la consommation s’explique par la baisse des taux d’intérêt et par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages du fait de la baisse des cours de l’énergie.
La progression annuelle atteint 14,6 % en Italie, mais cela s’explique en grande partie par un changement de méthodologie statistique.
En France, la hausse est portée par les prêts personnels et les crédits-bails. L’encours de crédits renouvelables poursuit sa contraction pour s’établir à 19,7 milliards d’euros fin 2015 (31,7 milliards d’euros fin 2007).
Les taux pratiqués par les réseaux bancaires sont toujours, en moyenne, inférieurs à ceux des établissements spécialisés.
Emmanuel Macron, il y a quelques semaines, avait annoncé qu’il présenterait des mesures visant à favoriser le développement de fonds de pension à la française afin de faciliter l’orientation de l’épargne vers les entreprises.
Ce sera chose faite avec le projet de loi Sapin II qui sera présenté en Conseil des Ministre le 30 juin prochain. Son article 37 donnerait l’autorisation pour le Gouvernement de modifier par ordonnances les règles en vigueur pour les produits d’épargne retraite collectifs. Il y aurait la possibilité de loger ces produits au sein de Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS) qui ne seraient plus soumis à l’ensemble des obligations contraignantes de Solvency II, règles qui pénalisent la allocation en actions. Les règles de reporting et de gouvernance de ces fonds respecteront, en revanche, toujours les principes de S2. Ces FRPS pourront prendre la forme d’une société anonyme, d’une société d’assurance mutuelle ou d’une institution de prévoyance.
Sont concernés par ce nouveau véhicule les régimes souscrits dans uncadre professionnel (Article 39, 82, 83, Madelin). En revanche, le PERP, la Préfon, le COREM ne sont pas concernés.
Par ailleurs, les titulaires de petits PERP auraient la possibilité de les liquider.
Jusqu’à maintenant, la France avait comme fonds de pension le Fonds de Réserve des Retraites qui devait servir à épauler les régimes de base après 2020 mais qui a été affecté en 2010 au financement de la dette sociale et le ERAFP (retraite additionnelle de la fonction publique créée en 2003 par la loi Fillon).
Les ménages français ont, en 2015, accru leur effort d’épargne de manière substantielle. Les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse des cours de l’énergie n’ont été qu’en partie consommés, environ 50 %. De ce fait, le taux d’épargne est passé de 15,1 à 15,4 % de 2014 à 2015. Ce taux atteint même 15,9 % au 4ème trimestre 2015. Les Français ont été très prudents même durant la période des fêtes.
Cette mise en réserve n’est pas liée à une obligation de rembourser les emprunts immobiliers (les Français ont fortement renégocié leurs prêts pour bénéficier des faibles taux) mais bien à une volonté de mettre de l’argent de côté. Ainsi, le taux d’épargne financière est passé de 6,1 à 6,6 % de 2014 à 2015. Il atteint même 7,1 % au 4ème trimestre 2015. Il faut remonter à 2009, au moment de la crise financière, pour retrouver un tel taux. Ils ont, en revanche, continué à réduire leurs investissements dans l’immobilier. De 2012 à 2015, l’investissement dans l’immobilier a reculé de plus de 10 %.
Cette appétence à épargner au moment même où les rendements des produits de taux (Livret A, livrets bancaires, obligations, fonds euros…) sont au plus bas peut apparaître a priori paradoxale. Elle traduit une inquiétude certaine vis-à-vis de l’avenir. Les ménages ne considèrent pas que l’augmentation de pouvoir d’achat soit pérenne. Ils préfèrent améliorer leur épargne de précaution pour faire face à d’éventuelles difficultés à venir. En 2015, les trois catégories de placement qui ont bénéficié de l’engouement des ménages pour l’épargne sont : les dépôts à vue + 33 milliards d’euros, l’assurance-vie +24,6 milliards d’euros et le Plan d’Epargne Logement +24 milliards d’euros. En revanche, le Livret A et le LDD ont enregistré une décollecte de 11 milliards d’euros. Le succès des dépôts à vue est la victoire du ni/ni, ni consommation, ni placements de long terme.
La baisse des taux d’intérêt pourrait également inciter les ménages à épargner plus par effet d’encaisse. Les ménages veulent maintenir ou accroitre en fonction des objectifs qui se sont assignés un certain montant d’épargne soit pour faire face à des dépenses imprévues ou en en vue de la réalisation d’un projet. Du fait que l’épargne rapporte moins, ils sont contraints de verser davantage.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

Communiqué de presse
du Cercle de l’Epargne
jeudi 24 mars 2016
Résultats de l’assurance-vie du mois de février 2016
L’assurance-vie, toujours un cocktail gagnant !
La collecte nette a été de 2,6 milliards d’euros au mois de février en léger retrait par rapport au mois de janvier (3,0 milliards d’euros). Elle a été légèrement supérieure à celle de l’année dernière (2,2 milliards d’euros).
Les cotisations se sont élevées à 12,1 milliards d’euros dont 2 milliards d’euros pour les unités de compte qui ont représenté 16,5 % de la collecte brute. Sur les deux premiers mois, ce taux est de 18 %.
Les prestations ont atteint 9,5 milliards d’euros en légère hausse par rapport à janvier (8,9 milliards d’euros) et par rapport à février 2015 (9,2 milliards d’euros)).
L’encours des contrats d’assurance s’élevait à 1 582,3 milliards d’euros à fin février.
L’attractivité de l’assurance-vie s’est améliorée au mois de février grâce à la baisse du taux de rendement du Plan d’Epargne Logement (1,5 % au lieu de 2 %). Par ailleurs, les ménages français restent très prudents en matière d’investissement immobilier, investissement qui est, de fait, le grand concurrent de l’assurance-vie. Les ménages français ont, en ce début d’année, légèrement réduit le volume de leurs dépôts à vue. Ces derniers qui avaient progressé de 7 milliards d’euros au mois de décembre avec le versement des primes de fin d’année se sont contractés de 3 milliards d’euros en janvier. La décollecte du Livret A et du LDD (630 millions d’euros en février) a pu enfin à titre marginal favoriser l’assurance-vie.
L’assurance-vie devrait maintenir son rythme de croisière durant les prochains mois du fait d’une réallocation possible des dépôts à vue en sa faveur. L’association garantie en capital du fonds euros et diversification avec les unités de compte constitue toujours pour l’épargnant un cocktail gagnant.
En mars 2016, le climat des affaires en France est quasi stable. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd un point et retrouve son niveau de long terme (100). Le climat perd deux points dans l’industrie et un point dans les services. En revanche, il gagne trois points dans le commerce de détail et un point dans le commerce de gros. Il est stable dans le bâtiment.
Indicateur de climat des affaires France

L’indicateur de retournement passe dans la zone d’incertitude
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie passe dans la zone indiquant une conjoncture incertaine.
Indicateur de retournement France

Lecture : proche de +1 (resp. -1), climat conjoncturel favorable (défavorable). De –0,3 à +0,3, zone d’incertitude conjoncturelle
.
C’était attendu, l’AGIRC et l’ARRCO ont enregistré une nouvelle année de pertes en 2015. Le déficit a été de 3,02 milliards d’euros contre 3,15 milliards en 2014.
L’accord national interprofessionnel du 30 octobre 2015 n’a pas complètement fait ses effets, de nombreuses mesures étant entré en vigueur en 2016 et d’autres étant prévues pour 2019. Le régime de retraite des cadres Agirc présente en 2015 un résultat global en déficit de 1,487 milliard d’euros., Le régime de retraite complémentaire Arrco enregistre un résultat global déficitaire de 1,532 milliard d’euros
En 2015, le régime de retraite complémentaire Arrco a enregistré un déficit de 1,532 milliard d’euros.
Les ressources de l’Arrco générées par les cotisations versées par les entreprises et les tiers
(État, Unédic) ont atteint 42 milliards d’euros en hausse de + 2,5 % par rapport à 2014.
Les allocations versées aux retraités ont représenté 47,1 milliards d’euros en augmentation de 2,6 % par rapport à l’an passé.
Après transfert de solidarité de l’Arrco vers l’Agirc et versement de la contribution d’équilibre
de l’AGFF, le régime constate un résultat technique déficitaire de 2,56 milliards d’euros,
contre 3 milliards en 2014.
La gestion des réserves permet de dégager des produits financiers de l’ordre de 950 millions
d’euros qui viennent réduire le déficit du régime. Le résultat global de l’Arrco enregistre de ce fait un déficit de : – 1,532 milliard en 2015, contre
– 1,142 milliard en 2014. »
Le régime de retraite des cadres Agirc a enregistré un déficit de 1,487 milliard d’euros en 2015.
Les ressources de l’Agirc générées par les cotisations versées par les entreprises et les tiers (État, Unédic) se sont élevées à près de 19,6 milliards d’euros en hausse de 2,6 % par rapport à 2014 dont 0,6 % dû à l’augmentation du taux de cotisation.
Les allocations versées aux retraités ont atteint 24,3 milliards d’euros, en croissance de 2,4 % par rapport à 2014.
Après transfert de solidarité de l’Arrco vers l’Agirc et versement de la contribution d’équilibre de l’AGFF), le régime de retraite des cadres enregistre un résultat technique déficitaire de 2,5 milliards d’euros.
La gestion des réserves permet de dégager des produits financiers de l’ordre de 1 milliard d’euros qui viennent réduire le déficit du régime.
Au final, le résultat global de l’Agirc enregistre un déficit en diminution d’un peu plus de 500 millions d’euros par rapport à l’an passé, – 1,487 milliard contre – 2 milliards en 2014.
Au mois de février, la décollecte a atteint, pour le Livret A, 510 millions d’euros. Elle est inférieure à celle du mois de janvier où elle s’était élevée à 810 millions d’euros. Elle est également en retrait par rapport à celle du mois de février 2015 (970 millions d’euros).
Le mois de février est, en règle générale, mi-figue-mi-raisin pour le Livret A. En effet, il est marqué par le paiement du premier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et par les dépenses générées par les vacances d’hiver.
L’effet « baisse des taux » commence à s’amoindrir avec le temps ce qui permet de penser qu’une stabilisation est possible d’ici la fin de l’année.
En février, le Gouvernement a décidé de maintenir le taux à 0,75 % même s’il aurait pu le baisser à 0,5 % au regard du taux d’inflation (+0,2 % en décembre et en janvier). Il est à souligner que les baisses de taux de rendement interviennent rarement en février mais plutôt en août, au plein cœur des vacances. Il est néanmoins peu probable que le Gouvernement abaisse ce taux le 1er août prochain. Il espère, en effet, une remontée des prix avec la fin de la baisse des cours du pétrole. Par ailleurs, il conserve sans nul doute l’objectif de le porter à 1 % d’ici les élections de 2017.
L’encours du Livret A est en février de 254,6 milliards d’euros. Par rapport à son point haut du mois de mai 2014 à 268,6 milliards d’euros, la baisse est d’un peu plus de 5 %. Sur l’année 2016, une décollecte de 4 à 5 milliards d’euros est envisageable ce qui nous ramènerait au niveau de fin 2012.
Dans sa note de conjoncture, l’INSEE prévoit que la croissance de l’économie française s’établirait à 0,4 % pour le premier trimestre et le deuxième. Sans être exceptionnel, ce taux de croissance permettrait de facto d’assurer un taux de croissance d’au moins de 1 % sur l’année. Il n’interdit pas de pouvoir un taux de croissance de près de 1,5 % ce qui constitue l’objectif du Gouvernement quand les organismes économiques internationaux tablent sur un taux de 1,1 à 1,2 %.
L’Insee espère une progression de la croissance en ce premier semestre par rapport au précédent de 2015. Cette croissance serait alimentée par un ressaut de la consommation des ménages du fait d’une fin d’hiver plus froid (dépenses accrues d’énergie) et d’une reprise dans les services (hébergement, restauration et transports) qui ont souffert des attentats de novembre
Cette consommation bénéficie de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages (+0,8% sur le semestre). L’Euro de football et le passage en TNT HD devraient inciter les ménages à augmenter leurs dépenses d’électroménager.
L’investissement des entreprises devrait porter également la croissance avec une hausse de +0,7% au premier trimestre et +0,8% au deuxième. L’investissement réagit à la mesure d’incitation fiscale de suramortissement – qui sera prolongée par le gouvernement – et de la baisse des coûts de financement. Les entreprises profitent également du redressement de leur taux de marges des entreprises et de la baisse du cours du pétrole. Le taux est désormais de 32,5% au plus haut haut depuis 2008.
En revanche, l’investissement des ménages en logement devrait poursuivre sa baisse.
De son côté, le commerce extérieur devrait jouer positivement en faveur de la croissance au 1er semestre avec la livraison prévue des Rafale et du porte-hélicoptères Mistral à l’Egypte et du paquebot construit aux chantiers navals STX).
Dans ces conditions, une augmentation des créations est attendue à hauteur de 63.000 postes à fin juin, supérieure à la hausse spontanée de la population active. Le taux de chômage, relativement stable depuis mi-2014, pourrait reculer de 0,1 point pour s’établir à 9,9% en France métropolitaine (10,2% avec l’Outre-mer) à fin juin, retrouvant ainsi son niveau de début 2014.
23 ans ans après la première grande réforme des retraites, conséquences du vieillissement de la population et du ralentissement économique, l’assurance-vieillesse retrouve le chemin du quasi équilibre. En 2015, elle n’a été déficitaire que de 300 millions d’euros. Cela est dû à l’augmentation des cotisations sociales mais aussi à une moindre augmentation du nombre de retraités et des pensions délivrées/ Le nombre de retraités continue à augmenter mais moins fortement qu’auparavant du fait du report de l’âge légal à 62 ans. Selon la Caisse nationale d’assurance vieillesse, le nombre de pensionnés devrait s’accroître de 1,6% par an entre 2015 et 2019, contre 3,2% par an entre 2008 et 2010. En prenant en compte les nouveaux retraités (650 000 par an en moyenne) et les retraités qui décèdent (autour de 4440 000), le solde net est de 210 000 par an.
Par effet noria, le montant des pensions continuera à augmenter, les nouveaux retraités ont des pensions supérieures à celles des retraités qui décèdent. Néanmoins, la progression est moins forte que prévu en raison des réformes intervenues (calcul des pension sur les 25 meilleures années, indexation modifiée, durée de cotisation allongée, gel des pensions, report de la date de revalorisation (quand elle aura lieu au 1er octobre contre le 1er avril auparavant…). Le montant moyen de la retraite de base des nouveaux retraités est de 672 euros par mois contre 581 euros pour les retraités qui décèdent.
Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont présenté les résultats des comptes de la Sécurité sociale pour 2015.
Le solde du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’est établi à 10,7 milliards d’euros en 2015 contre 13,1 milliards d’euros en 2014. Le déficit est inférieur aux prévisions qui étaient de 12,8 milliards d’euros. Le déficit a ainsi été divisé par deux par rapport au niveau atteint en 2011 (20,9 milliards d’euros).

(1) Ces résultats, fondés sur les comptes arrêtés par les caisses le 15 mars, sont encore provisoires dans l’attente de la fin des opérations de certification par la Cour des Comptes, dont l’avis définitif sera rendu d’ici au 30 juin 2016.
Dans son ensemble, le régime général enregistre son déficit le plus bas depuis 2002 (soit 6,8 milliards d’euros).
Les comptes s’améliorent dans toutes les branches du régime général.

Les dépenses ont connu dans leur ensemble une faible progression (+1%), du fait d’une augmentation contenue des dépenses de prestation et de l’effet conjugués des réformes des retraites, des mesures d’économie et de modulation des allocations familiales, ainsi que de la régulation des dépenses de santé. La progression des dépenses d’assurance maladie a été de 2%, soit le niveau le plus modéré depuis 1998,
Au niveau de l’assurance retraite, c’est l’augmentation des cotisation qui a produit ses effets.
Le Gouvernement entend relancer la commercialisation des fonds eurocroissance en permettant notamment aux assurés qui transfèrent sur ce nouveau support tout ou partie de leur épargne investie sur un fonds euros de partir avec les plus-values latentes. L’autorité de contrôle et de régulation consultée sur ce sujet a précisé le cadre que les pouvoirs publics et les professionnels se devaient de respecter. Il a étudié les différentes options.
L’OCDE vient de publier son recueil des statistiques économiques de 2015 avec à la clef les derniers chiffres sur la croissance, les déficits, la dette, l’emploi au sein des différents Etats membres.
Selon l’Inse, en février 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,3 % après -1,0 % en janvier. Corrigé des variations saisonnières, il baisse de 0,2 %, comme le mois précédent. Sur un an, l’IPC se replie (-0,2 % après +0,2 % en janvier 2016), pour la première fois depuis mars 2015. L’évolution des prix de l’énergie et celle des services expliquent en grande partie ce mouvement. Sur un mois, la hausse des prix à la consommation en février résulte surtout du rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes d’hiver et de celui, moindre cette année, des services liés au tourisme. Par ailleurs, les prix des produits pétroliers reculent de nouveau tandis que les prix des produits alimentaires sont stables.
En 2014, selon l’INSEE 241 292 mariages ont été célébrés en France, dont 230 770 entre personnes de sexe différent et 10 522 entre personnes de même sexe. Entre 2013 et 2014, une augmentation d’environ 2 700 mariages est enregistrée. Elle s’explique par la montée en puissance du ombre de mariages entre personnes de même sexe (+ 3 200). Dans le même temps, le nombre de mariages de personnes de sexe différent s’est quasiment stabilisé au niveau de 2013 (- 500).
Les mariages entre personnes de sexe différent suivent une tendance à la baisse depuis 2000. Ils sont de plus en plus tardifs : les âges moyens au mariage, et notamment au premier mariage, augmentent. Ils sont aussi moins fréquents : les générations récentes se marient moins que les précédentes. À cela s’ajoute, depuis 2007, une baisse du nombre d’habitants de 20 à 59 ans, âges auxquels 95 % des mariages sont célébrés (- 430 000 personnes entre 2007 et 2014).
Retrouvez l’interview de Philippe Crevel du 8 mars consacré à l’or dans l’émission Intégrale Placements animée par Cédric Decoeur et Guillaume SOMMERER.
Selon la Banque de France, à fin décembre 2015, le cumul sur 12 mois du nombre de défaillances s’élève à 63 108, soit une hausse de 1,1 % par rapport à décembre 2014. Les défaillances cumulées augmentent pour la catégorie des microentreprises (+ 2,1 %) alors qu’elles reculent pour les autres PME (- 5,8 %) ainsi que pour les ETI et grandes entreprises (-16,4%). Les encours de crédits associés aux défaillances représentent environ 0,4 % du total des encours de crédit déclarés au Service central des Risques de la Banque de France.

Au cours du quatrième trimestre 2015, selon Eurostat, le PIB corrigé des variations saisonnières a progressé de 0,3% dans la zone euro et de 0,4% dans l’Union euroépenne par rapport au trimestre précédent. Au cours du troisième trimestre 2015, le PIB avait également augmenté respectivement de 0,3% et 0,4%.
En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières s’est accru de 1,6% dans la zone euro et de 1,8% dans l’UE28 au quatrième trimestre 2015, après respectivement +1,6% et +1,9% au troisième trimestre 2015. Au cours du quatrième trimestre 2015, le PIB des États-Unis a progressé de 0,3% par rapport au trimestre précédent (après +0,5% au troisième trimestre 2015). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 1,9% (après +2,1% au troisième trimestre 2015). Sur l’ensemble de l’année 2015, le PIB a augmenté de 1,6% dans la zone euro et de 1,9% dans l’UE28, contre 0,9% et 1,4% en 2014.
Le 30 mars prochain, le Gouvernement devrait présenter en Conseil des Ministres un projet de loi dans lequel figurera la réforme du financement des entreprises française.
En 2001, le Gouvernement avait abrogé la loi sur l’épargne retraite de Jean-Pierre Thomas, loi avait comme objectif la création de véritables fonds de pension à la française. Cette loi adoptée en 1997 n’avait pas pu être appliquée faute de décrets d’application. Son abrogation exigée par le Parti communiste avait été acceptée par Lionel Jospin afin de faire passer sa loi sur la modernisation de l’économie de 2001. 15 ans plus tard, le Gouvernement de Manuel Valls entend ré-ouvrir le dossier. Certes, il n’entend pas mettre sur place de véritables fonds de pension dotés d’une personnalité morale pouvant le cas échéant donner lieu à une participation active des partenaires sociaux. Le projet du Gouvernement est avant tout technique et vise à assouplir la réglementation de l’allocation d’actifs. En effet, en vertu de la réglementation européenne, les produits d’épargne retraite français sont soumis à la directive Solvency II. Il en résulte qu’une grande partie des actifs doit être placée en obligations d’Etat. Or, les fonds de pension étrangers ne sont pas soumis à cette directive et peuvent donc investir plus amplement en actions. A la différence de leurs homologues étrangères, les entreprises françaises ne peuvent donc pas bénéficier de l’apport de l’épargne retraite en matière de fonds propres. Afin de compenser ce déficit, elles font appel à des fonds étrangers, ces derniers possédant plus de la moitié de la capitalisation du CAC 40. Pour intéresser les fonds étrangers, elles sont contraintes de les rémunérer fortement. Ainsi, les salariés français sont les meilleurs alliés des fonds de pension étrangers. Ils financent les retraites des Américains, des Anglais, des Hollandais… Le Gouvernement devrait prendre des dispositions pour assouplir le cadre de l’épargne retraite afin de favoriser le placement actions.
Il est regrettable que le Gouvernement ne soit pas plus ambitieux et ne réforme pas d’avantage l’épargne retraite en créant de véritables fonds de pension ayant deux volets, un collectif et l’autre individuel et dotés d’un régime fiscal incitatif.
Les importations chinoises ont reculé de 13,8 % et les exportations de 25,4 % au mois de février. Cette chute a été en partie occasionnée par le nouvel an chinois qui s’accompagne de plusieurs jours fériés.
Dans la devise chinoise, les exportations se sont contractées de 20,6% sur un an, à 822 milliards de yuans. De leur côté, les importations reculent pour le 16ème mois consécutif.
La contraction de février est néanmoins plus forte que prévu. En dollars, l’excédent commercial chinois a globalement fondu en février de 46% sur un an. Les exportations chinoises – exprimées en yuans – vers l’Union européenne (UE) ont baissé de 10,7% et celles vers les États-Unis de presque 11%. À l’inverse, les exportations européennes vers la Chine ont baissé de 7,7% et celles américaines de 16%.
Cette contraction s’explique avant tout par le fléchissement de la demande extérieure et par l’augmentation des coûts salariaux qui met à mal la compétitivité. La baisse des importations est liée à la chute des cours. En effet, en volume, les achats chinois de pétrole brut, de cuivre ou de minerai de fer ont en réalité augmenté en février.
A la du mois de janvier, selon la Banque de France, les crédits mobilisés par les entreprises se sont élevées à 715,4 milliards d’euros, en augmentation de 3,0 % sur un an.Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises : +2,1 % pour les PME, +2,8 % pour les ETI et +7,5 % pour les grandes entreprises.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève à 6,8 % dans l’industrie, à 4,7 % dans les activités de soutien aux entreprises et à 3,6 % dans les activités immobilières. En revanche, l’encours des crédits mobilisés poursuit son recul dans le transport (- 7,1 %).

le crédit interentreprises est une spécificité française bien coûteuse.
Les dettes fournisseurs dans le total du passif représentent :
L’Observatoire des délais de Paiement vient de publier son rapport annuel qui souligne que les délais de paiement même s’ils sont en légère baisse restent à un niveau très élevé.
Ils ont baissé en 2014 d’une journée tant du côté clients que du côté fournisseurs. À 44 jours de chiffre d’affaires, les délais clients retrouvent leur niveau de 2012, après la hausse de l’an dernier . Les délais fournisseurs se réduisent pour la huitième année consécutive à 50 jours d’achats. Les délais de paiement poursuivent leur mouvement historique de baisse et atteignent leur point le plus bas depuis 15 ans. Ce repli, entamé au début des années deux mille, s’est confirmé avec l’entrée en vigueur de la loi de modernisation de l’économie (LME) qui instaure un dispositif d’encadrement légal des délais de paiement. La baisse s’est ainsi accentuée dès 2008, L’analyse statistique à partir des données bilancielles Entre 2000 et 2014, les entreprises ont réduit le délai de règlement de leurs fournisseurs dans une proportion qui représente en moyenne 17 jours d’achats. Elles sont aussi réglées plus rapidement, le délai clients en 2014 étant en moyenne plus court de 11 jours de chiffre d’affaires, comparé à 2000. ramenés en jour de chiffre d’affaires, les délais de paiement ont, en revanche tendance à s’accroître.Le solde commercial a augmenté d’un jour en 2012 puis en 2013. Il reste stable en 2014 pour atteindre 12 jours de chiffre d’affaires à cette date, son plus haut niveau depuis 15 ans.
Selon la Banque de France au mois de janvier en rythme annuel, la dette des sociétés non financières a augmenté de 4,8 % au lieu de 4,5 % le mois précédent. Cette progression traduit sans nul doute une légère reprise de l’investissement. Pour les crédits bancaires, la hausse est sur un an de 4,8 % contre 4,2 % en décembre. Le financement de marché est en léger retrait avec une hausse de 4,8 % contre 5,1 % en décembre. La situation des marchés en janvier explique cette évolution.
| Financement des sociétés non financières | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| (Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) | Coût moyen du financement (en %) |
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(* Cliquez ici pour voir l’image seule) Crédits bancairesFinancement des SNFFinancement de marchéavr-14juil-14oct-14jan-15avr-15juil-15oct-15jan-16-101234567891011121314-101234567891011121314
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Crédits bancairesFinancement de marchéavr-14juil-14oct-14jan-15avr-15juil-15oct-15jan-1611,21,41,61,822,22,42,62,833,211,21,41,61,822,22,42,62,833,2aout-14Financement de marché: 1,47
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| Source et calculs : Direction Générale des Statistiques | |
Selon une étude du gestionnaire d’actifs américain BlackRock, les Françaises seraient parmi les femmes européennes qui épargnent le plus. il faut souligner que les Français en règle générale sont parmi les meilleurs épargnants d’Europe.
60 % des Françaises épargneraient contre 48 % des hommes. Elles se placent devant les Néerlandaises (59%) la moyenne européenne globale (hommes et femmes) étant de 39%. La moyenne nationale française est de 54 %.
La part des Françaises qui épargnent et investissent à la fois s’élève seulement à 25% (contre 40% pour les hommes français), soit à l’avant-dernière position avant les Hollandaises (17%), la première place étant occupée par les Suédoises (58%), pour une moyenne européenne globale de 40%.
Les Françaises sont ainsi seulement 28% à avoir une vision positive de leur avenir financier, contre 40% pour les hommes et une moyenne européenne globale de 49%.
Le portefeuille des Françaises est constitué à 62 % de liquidités. L’assurance-vie représente 19 %, l’immobilier 6 % et les actions 2%. Chez les hommes, le cash représente 49%, l’assurance-vie 20%, l’immobilier 9% et les actions 6%. Pour les Européennes, la proportion en cash monte à 67% mais les actions constituent 16%.
Les Françaises sont moins Internet que leurs consœurs européennes et que les hommes. 13% d’entre elles recherchent des informations sur internet pour leur épargne, contre 26% pour les Français, et 38% à l’échelle européenne.
Les résultats mentionnés ci-dessus proviennent de l’étude de BlackRock, menée en collaboration avec le groupe de recherche Cicero, a été réalisée en août 2015, auprès de 27.500 personnes entre 25 et 74 ans (1.000 personnes en France) dans 20 pays.
La Banque de France a communiqué les taux en vigueur sur les produits d’épargne de taux. La rémunération moyenne des dépôts et placements monétaires est à un niveau bien plus bas et diminue faiblement (0,37 %, après 0,39 %) du fait principalement de la baisse du taux des dépôts à terme inférieur à deux ans (0,89 %, après 0,98 %). La rémunération des titres d’OPC monétaires diminue également en janvier (0,12 %, après 0,18 %), comme, dans une moindre mesure, celle des livrets ordinaires (0,56 %, après 0,57 %).
Les ménages ne se précipitent un peu moins pour un emprunt immobilier. Le taux de croissance des crédits à l’habitat a été de 2,4 %. Les renégociations représentent 37 % de la production de « nouveaux » crédits à l’habitat. Le pourcentage baisse tendanciellement mais reste élevé.
Hors renégociations, qui gonflent artificiellement les chiffres de production puisque symétriquement des emprunts sont remboursés, et en données corrigées des variations saisonnières, les encours de crédits à l’habitat ne progressent plus que de + 3,5 % en janvier 2016, après + 3,9 % en décembre 2015.
Les taux moyens des crédits à l’habitat, hors assurance et frais de dossier, sont stables à 2,3 % depuis deux mois.
Les crédits à la consommation en revanche progressent assez rapidement (+ 4,3 % en rythme annuel).
| (Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %) |
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En France métropolitaine, le nombre de chômeurs diminue de 47 000, à 2,9 millions de personnes au sens du Bureau International du Travail qui ne retient pas la même définition du chômage que le Ministère de l’Emploi. Le taux de chômage a diminué de 0,1 point par rapport au trimestre précédent, et retrouve son niveau du premier semestre 2015 (10,0 %). La baisse concerne toutes les tranches d’âge. Sur un an le taux de chômage baisse de 0,1 point.
Taux de chômage au sens du BIT

Selon l’INSEE, en France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,4 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Au quatrième trimestre 2015, leur nombre augmente de 23 000 par rapport au trimestre précédent, et demeure quasiment stable sur un an (+ 6 000).
Le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières est en progression. Il est passé de + 4,2 à +°4,8 % de décembre à janvier. Cette croissance est portée par l’accélération des crédits de trésorerie (+8,3%, après +6,6%). Celle-ci s’explique par une nette réduction des émissions de titres et par quelques opérations exceptionnelles. La progression des crédits à l’investissement évolue peu (+ 3,3% en janvier, après + 3,1%).
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux diminue pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (2,11%, après 2,16% en décembre 2015) et pour ceux supérieurs à 1 million d’euros (1,49%, après 1,60%).
Les fantasmes ont la vie dure. Les banques sont accusées de faire de la résistance et de ne pas appliquer les dispositions issues de la loi Eckert sur les comptes inactifs et les contrats d’assurance en déshérence. Cette loi n’est en vigueur que depuis le 1er janvier 2016. En vertu de cette loi, les banques doivent recenser tous les comptes n’ayant pas l’objet de mouvement durant un an. Elles doivent établir une liste de ces comptes et prévenir leur titulaire. A défaut de mouvement pendant 10 ans, ces comptes sont transférés à la Caisse des Dépôts et Consignation qui les conservent à disposition des éventuels titulaires pendant 20 ans. Après ce délai, c’est l’Etat qui en prend possession.
Les banques et les compagnies d’assurances doivent également vérifier annuellement si les titulaires de comptes et de contrats sont encore vivants. Elles peuvent recourir pour cela aux fichiers de l’INSEE. En cas de décès, elles doivent effectuer les démarches nécessaires pour trouver les éventuels héritiers. Au bout d’un délai de trois ans, les comptes et contrats sont transférés à la CDC qui les met à disposition des héritiers durant 28 ans. La CDC remplace les banques et les compagnies d’assurance dans la recherche des éventuels bénéficiaires. Au bout de 28 ans, l’Etat récupère l’argent.
Les héritiers d’une personne décédée ont la possibilité de se consulter le fichier des comptes bancaires pour savoir les comptes détenus par la personne en question.
L’adoption de cette loi a incité les réseaux traditionnels du Livret A, Banque Postale et Caisses d’Epargne, à faire le ménage. Ainsi, en 2014, 1,2 million de Livret A ont été clôturés. A ce titre, il faut savoir que 9 millions de Livret A ont moins de 150 euros soit 15 % du total et qu’il s’agit pour un certain nombre d’entre eux de livrets dormants ou oubliés.
Selon la Cour des Comptes, les comptes inactifs représenteraient 1,2 milliard d’euros. Pour les contrats d’assurance-vie en déshérence, la somme tournerait autour de 2 milliards d’euros pour un encours total de plus de 1500 milliards d’euros.
Au mois de décembre, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière s’est contracté de 1,1 % après une hausse de 1,3 % en novembre. Il décroît également à l’exportation de 0,6 % après une progression de 1,4 %. De même, le chiffre d’affaires se contracte sur l’ensemble de l’industrie (–1,0 % après +1,1 %).
Au quatrième trimestre 2015, le chiffre d’affaires recule de 0,4 % par rapport au troisième trimestre, dans l’industrie manufacturière comme dans l’ensemble de l’industrie.
Dans l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires progresse légèrement au quatrième trimestre 2015 par rapport au quatrième trimestre 2014 (+0,2%). Il augmente de façon un peu plus marquée dans l’ensemble de l’industrie(+0,6 %) du fait de la hausse soutenue dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+2,2 %).
Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière

Source : Insee
Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière par secteur

La DREES a publié les résultats de 2014 en ce qui concerne les complémentaires santé. Ces chiffres seront amenés à évoluer dans les prochaines années avec la généralisation des complémentaires. En 2014, 33,9 milliards d’euros de cotisations ont été collectés sur le marché de l’assurance complémentaire santé en France. La santé représente une part croissante du marché de l’assurance avec 15 % de l’activité totale d’assurance en 2014, contre 13 % en 2009.
Les mutuelles restent prédominantes, même si elles perdent des parts de marché au profit des sociétés d’assurances. Les contrats collectifs, qui couvrent des salariés d’entreprise ou de branches professionnelles, gagnent du terrain sur les contrats individuels : ils représentent 43 % du marché en 2014 contre 41 % en 2009.
En 2014, 80 % des cotisations de complémentaire santé sont reversées sous forme de prestations. Toutefois, le retour sur cotisations diminue depuis quelques années, notamment pour les contrats individuels (75 % des cotisations reversées en 2014, contre 78 % en 2009)
L’INSEE vient de publier les statistiques révisées du 4ème trimestre 2015. Ainsi, au quatrième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) en volume a augmenté de 0,3 % contre 0,2 % en première estimation. En moyenne sur l’année, la croissance s’élève : +1,1 % en 2015 après +0,2 % en 2014.
La formation brute de capital fixe (FBCF) accélère au quatrième trimestre (+0,7 % après +0,1 %). Au contraire, les dépenses de consommation des ménages se replient (-0,2 % après +0,5 % au troisième trimestre 2015). Au total, la demande intérieure finale hors stocks ralentit et contribue à la croissance pour +0,2 point (après +0,4 point le trimestre précédent). Les exportations rebondissent (+1,0 % après -0,6 %), et les importations accélèrent (+2,5 % après +1,7 %). Au total, le commerce extérieur pèse de nouveau sur la croissance du PIB : -0,5 point après -0,7 point. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,7 point, comme au troisième trimestre).
Au mois de janvier, les dépenses de consommation des ménages en biens progressent de 0,6 % en volume (après +1,0 %). Cette hausse est imputable aux dépenses en énergie et à la consommation en biens d’équipement du logement. En revanche, les achats de produits alimentaires se replient nettement.
En janvier, les dépenses en énergie progressent de 3,4 % après deux mois consécutifs de forte baisse. Le retour à des températures plus proches des normales saisonnières entraîne notamment un rebond des dépenses de gaz et d’électricité pour le chauffage. En revanche, la consommation de produits raffinés carburants, fioul diminue à nouveau (-3,7 %) après une forte hausse en décembre (+5,5 %)
En janvier, les achats de biens fabriqués continuent d’augmenter (+0,7 %), moins vite qu’en décembre toutefois (+1,9 %).
En janvier, les dépenses d’habillement augmentent de nouveau (+1,4 %), après un net rebond en décembre (+4,1 %). La hausse de janvier provient principalement des achats de chaussures.
La consommation totale de biens

En février, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation augmenterait de 0,2 % par rapport au mois précédent. Cette hausse serait due au rebond des prix des produits manufacturés après les soldes d’hiver. Par ailleurs, les prix des services augmenteraient moins cette année que l’an dernier alors que les prix des produits frais et des produits pétroliers baisseraient de nouveau.
Sur un an, les prix diminueraient de 0,2 % en février (après +0,2 % en janvier 2016) du fait de la chute des prix de l’énergie. En outre, le décalage du calendrier des vacances scolaires de la zone C pèserait sur les prix des services touristiques cette année.
En février 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 0,3 % sur un mois. Sur un an, il se replierait de 0,1 %, après +0,3 % en janvier 2016.
Selon l’INSEE, au mois de février 2016, la confiance des ménages diminue de 2 points et atteint 95. L’indicateur s’écarte un peu plus de sa moyenne de longue période (100). Les incertitudes économiques semble peser sur la confiance des ménages qui doutent de la reprise. Cette baisse de la confiance risque d’enrayer la hausse de la consommation constatée en 2015.
En février, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est quasi stable : le solde d’opinion perd 1 point. Leur opinion concernant son évolution future fléchit légèrement : le solde perd 2 points. Ces deux soldes restent au-dessous de leur moyenne de longue période. L’effet pétrole est de moins en moins perçu par les ménages qui ne considèrent pas que leur pouvoir d’achat s’accroît.
Les ménages sont nettement moins nombreux qu’en janvier à considérer qu’il est opportun de faire des achats importants : après un rebond de 8 points le mois précédent, le solde d’opinion recule de 6 points en février. Il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période.
En février, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne ne varie quasiment pas. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle se maintient à son niveau moyen de long terme. Celui sur leur capacité d’épargne future est quasi stable (+1 point) et reste légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
Les ménages sont de nouveau moins nombreux à considérer qu’il est opportun d’épargner : le solde baisse encore de 4 points en février et se trouve désormais à son niveau le plus bas depuis août 2015. Il continue ainsi de s’éloigner de sa moyenne de longue période.La baisse des taux semble impacter les épargnants tout comme la chute des cours des actions en ce début d’année.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
Source : Insee
Comme chaque année, l’annonce du montant des dividendes permet de réouvrir la boite à fantasmes. En 2015, le montant total des dividendes versés par les entreprises dans le monde s’est élevé à 1 150 milliards de dollars, selon l’étude annuelle réalisée par Henderson. Ce montant correspond aux dividendes versés par les 1 200 plus importantes sociétés mondiales par leur capitalisation boursière.Ce montant est en baisse de 2,2 %, du fait de l’appréciation du dollar, note l’étude. Corrigé des effets de change, le montant des dividendes est en progression de 9,9 %.
Ces dividendes doivent être rapportés à la capitalisation des entreprises auxquelles ils se rapportent. La capitalisation des grandes entreprises dépasse 15 000 milliards de dollars. Les dividendes correspondent donc à 7,6 % de la valeur boursière des entreprises.
Les dividendes sont en grande partie reversés à des fonds d’investissement, des fonds souverains, à des fonds de pension et à des entreprises. les actionnaires particuliers sont très minoritaires. Néanmoins que ce soit sous forme de pensions, de rentes, dans le cadre de contrats d’assurance-vie, de produits d’épargne salariale, de SICAV, de FCP, les épargnants bénéficient de cette distribution.
Il est à noter que les sociétés françaises ont distribué 47 milliards de dollars de dividendes en 2015, devant l’Allemagne (34,2 milliards de dollars), l’Espagne (23,1 milliards de dollars) l’Italie ou les Pays-Bas (9,6 milliards de dollars). La France arrive en quatrième position derrière les Etats-Unis, e Royaume-Uni et le Japon. Cette position s’explique par le fait que la France est un pays de grandes entreprises capitalistiques se finançant par le marché et qui doivent rémunérer les investisseurs. En Allemagne, il y a plus d’entreprises de taille intermédiaire et d’entreprises familiales. Au sein du classement des 500 premières entreprises, la France arrive en 4ème position derrière les trois mêmes pays que précédemment. La France compte 31 entreprises dans ce classement. Par ailleurs, les entreprises ne pouvant se reposer sur des fonds de pension nationaux doivent chercher des investisseurs étrangers. Plus de la moitié du capital des entreprises du CAC 40 est détenue par des investisseurs étrangers. Pour les attirer et pour les conserver, elles doivent veiller à maintenir un bon niveau de rémunération.
Selon l’INSEE, au mois de février, le climat des affaires en France se contracte de deux points et retrouve son niveau de long terme (100). Le climat est stable dans l’industrie, perd un point dans le bâtiment et les services, et deux points dans le commerce de détail.
Indicateur de climat des affaires France

En dépit du repli du climat des affaires, l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.
Indicateur de retournement France

Lecture: Proche de +1 (resp. -1) : climat conjoncturel favorable (défavorable)
Sources : Insee, enquêtes de conjoncture
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Le Gouvernement a publié au Journal Officiel du 20 février un décret modifiant les règles de gestion des ressources du Livret A et du LDD par les banques. s épargnants se montrent toujours attentifs aux évolutions du taux de rémunération du livret A.
Jusqu’à maintenant, les banques étaient contraintes de reverse – en moyenne 60 % – des sommes collectées à la Caisse des dépôts. Pour les 40 % restant, elles pouvaient soit les conserver intégralement, soit les reverser tout ou partie à une autre banque ayant besoin de liquidités, soit de les reverser à la Caisse des dépôts.
En vertu du nouveau décret, elles doivent soit conserver l’intégralité ou le transférer en totalité à la Caisse des Dépôt ou à un autre organisme. Les sommes ainsi transférées ne pourront plus être récupérées en totalité par l’établissement d’origine qu’au bout de dix ans, contre cinq années actuellement. L’objectif est d’améliorer la liquidité de la Caisse au moment où elle doit faire face à un mouvement de décollecte.
contact@cercledelepargne.com