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BFM Business – les parts sociales sont-elles un bon placement ?

Les particuliers retrouvent le chemin du crédits

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers a progressé de 3,9 % en février après + 3,7 % en janvier du fait de l’accélération des crédits de trésorerie (+ 5,0 %, après + 4,3 %) et des prêts à l’habitat (+ 3,6 %, après + 3,5 %). La production de crédits à la consommation (cvs) augmente en février 2016 (4,3 milliards d’euros après 4 milliards d’euros), comme celle des crédits nouveaux (cvs) à l’habitat (14 milliards d’euros, après 13,7 milliards d’euros en janvier) bien que les renégociations diminuent. Le taux d’intérêt des crédits à l’habitat baisse pour les crédits à long terme et à taux fixe (2,27 %, après 2,33 % en janvier) et pour ceux à court terme ou à taux variable (1,94 %, après 2,10 % en janvier).

Déblocage anticipé des PERP de petite taille

Depuis plusieurs années, les parlementaires sont interpellés par certains de leurs électeurs qui réclament de pouvoir sortir de leur PERP quand ceux ci sont d’un faible montant. Ils mettent en avant qu’ils ont souscrit ce type de produit sans avoir pris conscience que l’épargne capitalisée était bloquée jusqu’à la cessation d’activité. Par ailleurs, certains adhérents au PERP non imposables à l’impôt sur le revenu n’ont tiré aucun avantage de la déduction fiscale.

C’est en prenant en compte ces demandes que le Gouvernement se prépare à ajouter une nouvelle possibilité de sortie anticipée.  Juqu’à maintenant, les sorties anticipées pouvaient intervenir pour les raisons suivantes :

  • Invalidité
  • Fin de droit aux allocations chômage
  • Cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire
  • Pour les mandataires sociaux, absence de contrat de travail ou de mandat social depuis au moins deux ans
  • Décès du conjoint ou du partenaire lié par un PACS
  • Situation de surendettement sur demande du Président de la Commission de Surendettement ou du juge
  • Sur demande du Président du Tribunal de Commerce en cas de procédure de conciliation (dans le cadre d’une conciliation judiciaire)

Le Gouvernement par ordonnance devrait prochainement fixer les règles de liquidation anticipée des petits PERP. Deux conditions devront être remplies : l’encours ne devra pas excéder une certaine somme qui devrait tourner autour de 1500/2000 euros et par ailleurs aucun versement ne devra pas avoir été réalisé depuis un certain temps (plusieurs années).

Comme pour les autres déblocages exceptionnels, le rachat sera total et entraînera la clôture du plan.

Le Gouvernement devra préciser toujours par ordonnance  la  fiscalité applicable sur les gains perçus à l’occasion du rachat total. Actuellement, les intérêts et plus-values pour les cas déblocages exceptionnels sont fiscalement exonérés. Néanmoins, cette voie ne devrait pas être suivie pour les déblocages de petits PERP. la solution envisagée est l’application du régime fiscal applicable pour les sorties de capital autorisées après cessation d’activité. Pour les sorties autorisées en capital au départ à la retraite (à 20% ou 100% pour l’acquisition de la résidence principale), le contribuable peut opter soit pour l’imposition au titre de l’impôt sur le revenu ou pour un prélèvement libératoire de 7,5 % après application d’un abattement de 10 %.

Les modalités de liquidation devraient être connues dans les 6 mois qui suivront la publication de la loi Sapin II.

 

Les dépôts à vue toujours plébiscités par les Français

La croissance des dépôts à vue reste très forte au mois de  février 2016 selon la Banque de France (+ 14,6 %, après + 14,5 % en janvier).

France : ressources monétaires des institutions financières monétaires

Encours (en Mds €) (a) Taux de croissance annuel (en %) (a)
fév-16 déc-15 janv-16 fév-16
Dépôts à vue 772 14,8 14,5 14,6
= Ressources résidentes incluses dans M1 772 14,8 14,5 14,6
Dépôts à terme ≤ 2 ans 138 4,0 3,1 4,9
+ Comptes sur livret 605 -1,3 -1,2 -1,2
= Ressources résidentes incluses dans M2-M1 744 -0,4 -0,5 -0,1
Titres d’OPC monétaires 253 3,8 4,1 2,4
+ Pensions 20 -28,0 -26,6 -33,5
+ Titres de créance ≤ 2 ans 62 -11,6 -16,2 -16,4
= Ressources résidentes incluses dans M3-M2 335 -2,0 -2,7 -4,7
Total des ressources résidentes incluses dans M3 1 850 5,0 4,8 4,6
+ Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro 170 -14,8 -7,3 -1,6
– Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro 37 -7,6 -12,5 -15,9
= Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro 1 983 3,3 4,0 4,5
(a) Données cvs .
Source : BdF

 

Complément

 

L’encours des avoirs monétaires (hors billets et pièces) est constitué de placements d’une durée inférieure ou égale à 2 ans que les agents détenteurs de monnaie (ménages, sociétés non financières, administrations publiques hors administration centrale, sociétés d’assurance, OPC non monétaires, entreprises d’investissement et organismes de titrisation, pour l’essentiel) détiennent auprès des institutions financières monétaires (établissements de crédit, sociétés de financement, Caisse des dépôts et consignations, OPC monétaires et banque centrale).

Les comptes sur livrets comprennent les livrets A, les livrets de développement durable, les comptes d’épargne logement, les livrets d’épargne populaire, les livrets jeunes et les livrets ordinaires. L’épargne réglementée est en partie centralisée au Fonds d’épargne géré par la Caisse des dépôts et consignations et ne fait ainsi que transiter par les bilans des banques. À fin février 2016, au sein des 605 milliards de comptes sur livrets, 237 milliards sont estimés être centralisés au Fonds d’épargne. Les pensions sont des opérations d’achats temporaires de titres par la clientèle (notamment entreprises, assurances et OPC non monétaires). Les titres de créance à deux ans au plus comprennent principalement des certificats de dépôts émis par les banques françaises et souscrits par des clients qui n’ont pas la qualité d’établissement de crédit ou d’OPC monétaires.

Les taux de croissance des encours sont calculés en corrigeant les variations d’encours des effets ne résultant pas de transactions économiques, en particulier des corrections d’erreurs de classement, mais pas des effets de chan

Le nouveau régime de la retraite complémentaire expliqué en 3 minutes

Le crédit à la consommation a progressé de 4,1 % en 2015

Selon la Banque de France, l’encours de crédit à la consommation aux ménages s’élève à près de 152 milliards d’euros. Il a progressé en 2015 de 4,1 % en France contre + 3,8 % dans la zone euro,+3,6 % en Allemagne et + à 8,7 % en Espagne.

La hausse du crédit à la consommation s’explique par la baisse des taux d’intérêt et par l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages du fait de la baisse des cours de l’énergie.

La progression annuelle atteint 14,6 % en Italie, mais cela s’explique en grande partie par un changement de méthodologie statistique.

En France, la hausse est portée par les prêts personnels et les crédits-bails. L’encours de crédits renouvelables poursuit sa contraction pour s’établir à 19,7 milliards d’euros fin 2015 (31,7 milliards d’euros fin 2007).

Les taux pratiqués par les réseaux bancaires sont toujours, en moyenne, inférieurs à ceux des établissements spécialisés.

Évolution de l’encours de crédit à la consommation aux particuliers

France, milliards d’euros, CVS 2014 2015 Taux de croissance annuel
Mars Juin Sept. Déc. Mars Juin Sept. Déc. Déc 2015
Total crédit à la consommation particuliers 145,4 144,3 145,4 146,5 146,9 148,2 151,5 151,8 3,6%
dont Prêts amortissables y compris créances titrisées 99,7 98,9 99,6 100,1 100,3 101,8 104,5 104,8 4,7%
dont prêts personnels non affectés 71,7 71,8 72,3 73,0 74,0

3,2%

dont prêts affectés ou ventes à tempérament 15,2 15,2 15,1 15,3 14,6 -3,9%
Comptes ordinaires débiteurs 7,2 7,3 7,5 7,5 7,4 7,7 7,6 7,6 1,3%
Crédits renouvelables 22,6 22,2 21,7 21,5 21,1 20,2 20,0 19,8 -7,9%
Crédits-bails 5,0 5,1 5,2 5,4 5,7 6,0 6,6 7,1 31,5%

Les fonds de pension à la Française arrivent !

Emmanuel Macron, il y a quelques semaines, avait annoncé qu’il présenterait des mesures visant à favoriser le développement de fonds de pension à la française afin de faciliter l’orientation de l’épargne vers les entreprises.

 

Ce sera chose faite avec  le projet de  loi Sapin II qui sera présenté en Conseil des Ministre le 30 juin prochain. Son article 37 donnerait l’autorisation pour le Gouvernement de modifier par ordonnances  les règles en vigueur pour les produits d’épargne retraite collectifs. Il y aurait la possibilité de loger ces produits au sein de Fonds de retraite professionnelle supplémentaire (FRPS) qui ne seraient plus soumis  à l’ensemble des  obligations contraignantes de Solvency II, règles qui pénalisent la allocation en actions. Les règles de reporting et de gouvernance de ces fonds  respecteront, en revanche, toujours les principes de S2. Ces FRPS pourront prendre la forme d’une société anonyme, d’une société d’assurance mutuelle ou d’une institution de prévoyance.

Sont concernés par ce nouveau véhicule les régimes souscrits dans uncadre professionnel (Article 39, 82, 83, Madelin). En revanche, le PERP, la Préfon, le COREM ne sont pas concernés.

Par ailleurs, les titulaires de petits PERP auraient la possibilité de les liquider.

Jusqu’à maintenant, la France avait comme fonds de pension le Fonds de Réserve des Retraites qui devait servir à épauler les régimes de base après 2020 mais qui a été affecté en 2010 au financement de la dette sociale et le ERAFP (retraite additionnelle de la fonction publique créée en 2003 par la loi Fillon).

Les Français ont épargné en 2015 !

Les ménages français ont, en 2015, accru leur effort d’épargne de manière substantielle. Les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse des cours de l’énergie n’ont été qu’en partie consommés, environ 50 %. De ce fait, le taux d’épargne est passé de 15,1 à 15,4 % de 2014 à 2015. Ce taux atteint même 15,9 % au 4ème trimestre 2015. Les Français ont été très prudents même durant la période des fêtes.

 Cette mise en réserve n’est pas liée à une obligation de rembourser les emprunts immobiliers (les Français ont fortement renégocié leurs prêts pour bénéficier des faibles taux) mais bien à une volonté de mettre de l’argent de côté. Ainsi, le taux d’épargne financière est passé de 6,1 à 6,6 % de 2014 à 2015. Il atteint même 7,1 % au 4ème trimestre 2015. Il faut remonter à 2009, au moment de la crise financière, pour retrouver un tel taux. Ils ont, en revanche, continué à réduire leurs investissements dans l’immobilier. De 2012 à 2015, l’investissement dans l’immobilier a reculé de plus de 10 %.

 Cette appétence à épargner au moment même où les rendements des produits de taux (Livret A, livrets bancaires, obligations, fonds euros…) sont au plus bas peut apparaître a priori paradoxale. Elle traduit une inquiétude certaine vis-à-vis de l’avenir. Les ménages ne considèrent pas que l’augmentation de pouvoir d’achat soit pérenne. Ils préfèrent améliorer leur épargne de précaution pour faire face à d’éventuelles difficultés à venir. En 2015, les trois catégories de placement qui ont bénéficié de l’engouement des ménages pour l’épargne sont : les dépôts à vue + 33 milliards d’euros, l’assurance-vie +24,6 milliards d’euros et le Plan d’Epargne Logement +24 milliards d’euros. En revanche, le Livret A et le LDD ont enregistré une décollecte de 11 milliards d’euros. Le succès des dépôts à vue est la victoire du ni/ni, ni consommation, ni placements de long terme.

 La baisse des taux d’intérêt pourrait également inciter les ménages à épargner plus par effet d’encaisse. Les ménages veulent maintenir ou accroitre en fonction des objectifs qui se sont assignés un certain montant d’épargne soit pour faire face à des dépenses imprévues ou en en vue de la réalisation d’un projet. Du fait que l’épargne rapporte moins, ils sont contraints de verser davantage.

Le moral des Français flanche un peu en mars

Selon l’INSEE, au mois de mars,  la confiance des ménages est en repli d’un point. L’indice qui la mesure est à 94 soit  son plus bas niveau depuis août 2015. Il s’écarte ainsi un peu plus de sa moyenne de longue durée (100) sur la période 1987-2015.
En mars, si l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est stable par rapport à février, les perspectives d’évolution se dégradent de nouveau . La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est néanmoins la même qu’en février. Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle se contracte de 2 points, atteignant ainsi son plus bas niveau depuis mars 2012. Celui concernant leur capacité d’épargne future recule également. la baisse est de 4 points. Les deux soldes sont proches de leur moyenne de long terme. Sur l’opportunité d’épargner, la proportion des ménages est stable mais elle se situe nettement au-dessous de sa moyenne de longue période.
Ce regain de pessimisme en cette fin de premier trimestre est-elle la conséquence de la nouvelle dégradation de la situation de l’emploi ou des menaces terroristes.

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Indicateur synthétique de confiance des ménages

Résultats assurance-vie (février 2016) : L’assurance-vie, toujours un cocktail gagnant !

Communiqué de presse

du Cercle de l’Epargne

 jeudi 24 mars 2016

 Résultats de l’assurance-vie du mois de février 2016

L’assurance-vie, toujours un cocktail gagnant !

 

La collecte nette a été de 2,6 milliards d’euros au mois de février en léger retrait par rapport au mois de janvier (3,0 milliards d’euros). Elle a été légèrement supérieure à celle de l’année dernière (2,2 milliards d’euros).

 Les cotisations se sont élevées à 12,1 milliards d’euros dont 2 milliards d’euros pour les unités de compte qui ont représenté 16,5 % de la collecte brute. Sur les deux premiers mois, ce taux est de 18 %.

 Les prestations ont atteint 9,5 milliards d’euros en légère hausse par rapport à janvier (8,9 milliards d’euros) et par rapport à février 2015 (9,2 milliards d’euros)).

 L’encours des contrats d’assurance s’élevait à 1 582,3 milliards d’euros à fin février.

 L’attractivité de l’assurance-vie s’est améliorée au mois de février grâce à la baisse du taux de rendement du Plan d’Epargne Logement (1,5 % au lieu de 2 %). Par ailleurs, les ménages français restent très prudents en matière d’investissement immobilier, investissement qui est, de fait, le grand concurrent de l’assurance-vie. Les ménages français ont, en ce début d’année, légèrement réduit le volume de leurs dépôts à vue. Ces derniers qui avaient progressé de 7 milliards d’euros au mois de décembre avec le versement des primes de fin d’année se sont contractés de 3 milliards d’euros en janvier. La  décollecte du Livret A et du LDD (630 millions d’euros en février) a pu enfin à titre marginal favoriser l’assurance-vie.

 L’assurance-vie devrait maintenir son rythme de croisière durant les prochains mois du fait d’une réallocation possible des dépôts à vue en sa faveur. L’association garantie en capital du fonds euros et diversification avec les unités de compte constitue toujours pour l’épargnant un cocktail gagnant.

Le Climat des affaires en baisse d’un point en février

En mars 2016, le climat des affaires en France est quasi stable. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, perd un point et retrouve son niveau de long terme (100). Le climat perd deux points dans l’industrie et un point dans les services. En revanche, il gagne trois points dans le commerce de détail et un point dans le commerce de gros. Il est stable dans le bâtiment.

Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de climat des affaires France

L’indicateur de retournement passe dans la zone d’incertitude

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie passe dans la zone indiquant une conjoncture incertaine.

Indicateur de retournement France

Indicateur de retournement France

Lecture : proche de +1 (resp. -1), climat conjoncturel favorable (défavorable). De –0,3 à +0,3, zone d’incertitude conjoncturelle
.

3 milliards d’euros de déficit pour les régimes complémentaires

C’était attendu, l’AGIRC et l’ARRCO ont enregistré une nouvelle année de pertes en 2015. Le déficit a été de  3,02 milliards d’euros  contre 3,15 milliards en 2014.

L’accord national interprofessionnel du 30 octobre 2015 n’a pas complètement fait ses effets, de nombreuses mesures étant entré en vigueur en 2016 et d’autres étant prévues pour 2019. Le régime de retraite des cadres Agirc présente en 2015 un résultat global en déficit de 1,487 milliard d’euros., Le régime de retraite complémentaire Arrco enregistre un résultat global déficitaire de 1,532 milliard d’euros

ARRCO, un déficit de 1,532 milliards d’euros en 2015

En 2015, le régime de retraite complémentaire Arrco a enregistré un déficit de 1,532 milliard d’euros.
Les ressources de l’Arrco générées par les cotisations versées par les entreprises et les tiers
(État, Unédic) ont atteint  42 milliards d’euros en hausse de + 2,5 % par rapport à 2014.
Les allocations versées aux retraités ont représenté 47,1 milliards d’euros en augmentation de 2,6 % par rapport à l’an passé.
Après transfert de solidarité de l’Arrco vers l’Agirc et versement de la contribution d’équilibre
de l’AGFF, le régime constate un résultat technique déficitaire de 2,56 milliards d’euros,
contre 3 milliards en 2014.

La gestion des réserves permet de dégager des produits financiers de l’ordre de 950 millions
d’euros qui viennent réduire le déficit du régime. Le résultat global de l’Arrco enregistre de ce fait  un déficit de : – 1,532 milliard en 2015, contre
– 1,142 milliard en 2014. »

Agirc, un déficit de 1,5 milliard d’euros en 2015

Le régime de retraite des cadres Agirc a enregistré un déficit de 1,487 milliard d’euros en 2015.

Les ressources de l’Agirc générées par les cotisations versées par les entreprises et les tiers (État, Unédic) se sont élevées  à près de 19,6 milliards d’euros en hausse de 2,6 % par rapport à 2014 dont 0,6 % dû à l’augmentation du taux de cotisation.

Les allocations versées aux retraités ont atteint 24,3 milliards d’euros, en croissance de 2,4 % par rapport à 2014.

Après transfert de solidarité de l’Arrco vers l’Agirc et versement de la contribution d’équilibre de l’AGFF), le régime de retraite des cadres enregistre un résultat technique déficitaire de 2,5 milliards d’euros.

La gestion des réserves permet de dégager des produits financiers de l’ordre de 1 milliard d’euros qui viennent réduire le déficit du régime.

Au final, le résultat global de l’Agirc enregistre un déficit en diminution d’un peu plus de 500 millions d’euros par rapport à l’an passé, – 1,487 milliard contre – 2 milliards en 2014.

La décollecte du Livret A décélère

Au mois de février, la décollecte a atteint, pour le Livret A, 510 millions d’euros. Elle est inférieure à celle du mois de janvier où elle s’était élevée à 810 millions d’euros. Elle est également en retrait par rapport à celle du mois de février 2015 (970 millions d’euros).

Le mois de février est, en règle générale, mi-figue-mi-raisin pour le Livret A. En effet, il est marqué par le paiement du premier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et par les dépenses générées par les vacances d’hiver.

L’effet « baisse des taux » commence à s’amoindrir avec le temps ce qui permet de penser qu’une stabilisation est possible d’ici la fin de l’année.

En février, le Gouvernement a décidé de maintenir le taux à 0,75 % même s’il aurait pu le baisser à 0,5 % au regard du taux d’inflation (+0,2 % en décembre et en janvier). Il est à souligner que les baisses de taux de rendement interviennent rarement en février mais plutôt en août, au plein cœur des vacances. Il est néanmoins peu probable que le Gouvernement abaisse ce taux le 1er août prochain. Il espère, en effet, une remontée des prix avec la fin de la baisse des cours du pétrole. Par ailleurs, il conserve sans nul doute l’objectif de le porter à 1 % d’ici les élections de 2017.

L’encours du Livret A est en février de 254,6 milliards d’euros. Par rapport à son point haut du mois de  mai 2014  à 268,6 milliards d’euros, la baisse est d’un peu plus de 5  %. Sur l’année 2016, une décollecte de 4 à 5 milliards d’euros est envisageable ce qui nous ramènerait au niveau de fin 2012.

L’INSEE relativement optimsiste pour le premier semestre 2016

Dans sa note de conjoncture, l’INSEE prévoit que la croissance de l’économie française s’établirait à 0,4 % pour le premier trimestre et le deuxième. Sans être exceptionnel, ce taux de croissance permettrait de facto d’assurer un taux de croissance d’au moins de 1 % sur l’année. Il n’interdit pas de pouvoir un taux de croissance de près de 1,5 % ce qui constitue l’objectif du Gouvernement quand les organismes économiques internationaux tablent sur un taux de 1,1 à 1,2 %.

L’Insee espère une progression de la croissance en ce premier semestre par rapport au précédent de 2015. Cette croissance serait alimentée par un ressaut de la consommation des ménages du fait d’une fin d’hiver plus froid (dépenses accrues d’énergie) et d’une reprise dans les services (hébergement, restauration et transports) qui ont souffert des attentats de novembre

Cette consommation bénéficie de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages (+0,8% sur le semestre). L’Euro de football et le passage en TNT HD devraient inciter les ménages à augmenter leurs dépenses d’électroménager.

L’investissement des entreprises devrait porter également la croissance avec une hausse de  +0,7% au premier trimestre et +0,8% au deuxième. L’investissement réagit à la mesure d’incitation fiscale de suramortissement – qui sera prolongée par le gouvernement – et de la baisse des coûts de financement. Les entreprises profitent également du redressement de leur taux de marges des entreprises et de la baisse du cours du pétrole. Le taux est désormais de  32,5% au plus haut haut depuis 2008.

En revanche, l’investissement des ménages en logement devrait poursuivre sa baisse.

De son côté, le commerce extérieur devrait jouer positivement en faveur de la croissance au 1er semestre avec la livraison prévue des Rafale et du  porte-hélicoptères Mistral à l’Egypte et du paquebot construit aux chantiers navals STX).

Dans ces conditions, une augmentation  des créations est attendue à hauteur de 63.000 postes à fin juin, supérieure à la hausse spontanée de la population active. Le taux de chômage, relativement stable depuis mi-2014, pourrait reculer de 0,1 point pour s’établir à 9,9% en France métropolitaine (10,2% avec l’Outre-mer) à fin juin, retrouvant ainsi son niveau de début 2014.

Lire la note de conjoncture 

Les réformes des retraites commencent à payer (pour l’assurance-vieillesse)

23 ans ans après la première grande réforme des retraites, conséquences du vieillissement de la population et du ralentissement économique, l’assurance-vieillesse retrouve le chemin du quasi équilibre. En 2015, elle n’a été déficitaire que de 300 millions d’euros. Cela est dû à l’augmentation des cotisations sociales mais aussi à une moindre augmentation du nombre de retraités et des pensions délivrées/ Le nombre de retraités continue à augmenter mais moins fortement qu’auparavant du fait du report de l’âge légal à 62 ans. Selon la  Caisse nationale d’assurance vieillesse, le nombre de pensionnés devrait s’accroître de 1,6% par an entre 2015 et 2019, contre 3,2% par an entre 2008 et 2010. En prenant en compte les nouveaux retraités (650 000 par an en moyenne) et les retraités qui décèdent (autour de 4440 000), le solde net est de 210 000 par an.

Par effet noria, le montant des pensions continuera à augmenter, les nouveaux retraités ont des pensions supérieures à celles des retraités qui décèdent. Néanmoins, la progression est moins forte que prévu en raison des réformes intervenues (calcul des pension sur les 25 meilleures années, indexation modifiée, durée de cotisation allongée, gel des pensions, report de la date de revalorisation (quand elle aura lieu au 1er octobre contre le 1er avril auparavant…). Le montant moyen de la retraite de base des nouveaux retraités est de 672 euros par mois contre 581 euros pour les retraités qui décèdent.

Sécurité sociale : du mieux dans les comptes en particulier pour les retraites

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont présenté les résultats des comptes de la Sécurité sociale pour 2015.

Le solde du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’est établi à ­10,7 milliards d’euros en 2015 contre 13,1 milliards d’euros en 2014. Le déficit est inférieur aux prévisions qui étaient de ­12,8 milliards d’euros. Le déficit a ainsi été divisé par deux par rapport au niveau atteint en 2011 (20,9 milliards d’euros).

Soldes du régime général (RG) et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) depuis 1999 (1)

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(1) Ces résultats, fondés sur les comptes arrêtés par les caisses le 15 mars, sont encore provisoires dans l’attente de la fin des opérations de certification par la Cour des Comptes, dont l’avis définitif sera rendu d’ici au 30 juin 2016.

Dans son ensemble, le régime général enregistre son déficit le plus bas depuis 2002 (soit 6,8 milliards d’euros).

Les comptes s’améliorent dans toutes les branches du régime général.

  • Le déficit de la branche famille a été quasiment divisé par deux par rapport à 2014
  • Le solde de la branche vieillesse, dont le déficit est passé de 1,2 à 0,3 milliards d’euros.
  • Le déficit de la branche maladie est passé de 6,5 à 5,8 milliards d’euros
  • La branche accidents du travail demeure excédentaire, à un niveau légèrement supérieur à celui de 2014.

Soldes des branches du régime général (RG) et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) en 2014 et 2015

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Les dépenses ont connu dans leur ensemble une faible progression (+1%), du fait d’une augmentation contenue des dépenses de prestation et de l’effet conjugués des réformes des retraites, des mesures d’économie et de modulation des allocations familiales, ainsi que de la régulation des dépenses de santé. La progression des dépenses d’assurance maladie a été de 2%, soit le niveau le plus modéré depuis 1998,

Au niveau de l’assurance retraite, c’est l’augmentation des cotisation qui a produit ses effets.

L’Autorité de Contrôle au chevet de l’Eurocroissance

Le Gouvernement entend relancer la commercialisation des fonds eurocroissance en permettant notamment aux assurés qui transfèrent sur ce nouveau support tout ou partie de leur épargne investie sur un fonds euros de partir avec les plus-values latentes. L’autorité de contrôle et de régulation consultée sur ce sujet a précisé le cadre que les pouvoirs publics et les professionnels se devaient de respecter.  Il a étudié les différentes options.

lire le texte de l’ACPR

 

Tout savoir sur la situation économique de l’OCDE

L’OCDE vient de publier son recueil des statistiques économiques de 2015 avec à la clef les derniers chiffres sur la croissance, les déficits, la dette, l’emploi au sein des différents Etats membres.