L’année 2015 a été marquée par une progression du pouvoir d’achat par unité de consommation, ce qui constitue une première depuis 2010. Cette hausse est la conséquence de l’augmentation des revenus des ménages (baisse des prélèvements pour certaines catégories, augmentation des prestations sociales) et de la baisse des prix. Les ménages ont profité de ces gains de pouvoir d’achat pour consommer davantage et également à la marge pour accroître leur effort d’épargne.
En 2015, le revenu disponible brut des ménages a augmenté de 1,4 % en valeur (après + 0,8 % l’année précédente.
Cette amélioration est à mettre en parallèle avec la diminution des prix de la dépense de consommation finale, – 0,2 % contre + 0,1 % en 2014, ce qui est une première depuis 2009.
Le pouvoir d’achat du revenu disponible augmente donc plus vite que le revenu disponible (+ 1,6 %, après + 0,7 % en 2014).
Compte tenu de la croissance de la population, le pouvoir d’achat au niveau individuel (pouvoir d’achat par unité de consommation) progresse de 1,1 % en 2015, après avoir stagné en 2014 et surtout diminué les trois années précédentes. Le pouvoir d’achat des ménages augmentant un peu plus vite que leur dépense de consommation en volume (respectivement + 1,6 % et + 1,5 % ce qui explique la hausse de du taux d’épargne (+ 0,1 point à 14,5 %).
Les dépenses de consommation des ménages ont, en effet, augmenté en 2015 (+ 1,5 % en euros constants, après + 0,7 % en 2014). Cette progression est imputable à l’augmentation des achats de biens manufacturés (+ 2,1 % après + 0,5 %) avec une forte augmentation des ventes d’automobiles (+ 4,4 % après – 0,1 %) et de produits agroalimentaires (+ 1,5 % après – 0,4 % en 2014). .
Les dépenses de services ont de leur côté progressé au même rythme qu’en 2014 (+ 1,0 %). Les dépenses en hébergement-restauration ont augmenté de 1,8 % après + 0,6 % quand les dépenses de transport ont connu une hausse de 1,6 % après + 0,5 %. En revanche, les services financiers sont en baisse (– 0,8 % après + 2,1 %).
| à prix courants, en milliards d’euros, en % | ||||||||||||||||||||||
| Évolution en % (sauf italiques) | Niveau 2015 | |||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2013 | 2014 | 2015 | ||||||||||||||||||||
| (1) Les impôts sur les produits regroupent la TVA, les impôts sur les importations et d’autres impôts sur les produits (TICPE, taxes sur les tabacs, sur les alcools…). | ||||||||||||||||||||||
| (2) Excédent brut d’exploitation / valeur ajoutée brute. | ||||||||||||||||||||||
| (3) Épargne brute / formation brute de capital fixe. | ||||||||||||||||||||||
| (4) Excédent principalement tiré de la location de logements, y c. les loyers imputés que les propriétaires se versent à eux-mêmes, et de l’autoconsommation. | ||||||||||||||||||||||
| (5) Les prestations sociales autres que les transferts sociaux en nature sont principalement des prestations en espèces (retraites, indemnités journalières, allocations familiales, indemnités chômage, RSA). | ||||||||||||||||||||||
| (6) Épargne brute / revenu disponible brut. | ||||||||||||||||||||||
| (7) Capacité de financement / revenu disponible brut. | ||||||||||||||||||||||
| Source : Insee, comptes nationaux, base 2010. | ||||||||||||||||||||||
| Produit intérieur brut, dont : | 1,4 | 1,2 | 1,9 | 2 181,1 | ||||||||||||||||||
| Valeur ajoutée au prix de base | 1,3 | 1,0 | 1,7 | 1 949,8 | ||||||||||||||||||
| Impôts sur les produits nets des subventions sur les produits (1) | 1,8 | 2,3 | 4,0 | 231,2 | ||||||||||||||||||
| Revenu national brut | 1,3 | 1,1 | 2,2 | 2 216,5 | ||||||||||||||||||
| Revenu disponible brut de l’ensemble de l’économie | 1,2 | 0,9 | 2,6 | 2 168,2 | ||||||||||||||||||
| Valeur ajoutée brute des secteurs | ||||||||||||||||||||||
| Valeur ajoutée des entreprises | 1,1 | 0,8 | 2,1 | 1 335,8 | ||||||||||||||||||
| Sociétés non financières | 1,3 | 0,8 | 2,4 | 1 109,8 | ||||||||||||||||||
| Entreprises individuelles | -3,1 | -1,0 | 0,9 | 130,1 | ||||||||||||||||||
| Sociétés financières | 5,3 | 4,2 | -0,3 | 95,8 | ||||||||||||||||||
| Valeur ajoutée des administrations publiques | 1,9 | 1,6 | 0,8 | 363,6 | ||||||||||||||||||
| Éléments de partage de la valeur ajoutée | ||||||||||||||||||||||
| Rémunération des salariés des entreprises | 1,2 | 1,1 | 1,4 | 800,6 | ||||||||||||||||||
| Excédent brut d’exploitation et revenu mixte des entreprises | 0,2 | 2,3 | 4,8 | 501,1 | ||||||||||||||||||
| Rémunération des salariés des administrations | 1,7 | 2,0 | 1,0 | 281,5 | ||||||||||||||||||
| Sociétés non financières | ||||||||||||||||||||||
| Excédent brut d’exploitation | 0,3 | 2,2 | 6,1 | 349,0 | ||||||||||||||||||
| Revenus de la propriété nets versés | -12,6 | 4,2 | -14,9 | 64,8 | ||||||||||||||||||
| Épargne brute | 5,0 | 2,7 | 16,6 | 218,9 | ||||||||||||||||||
| Formation brute de capital fixe | 0,9 | 1,6 | 2,7 | 253,7 | ||||||||||||||||||
| Variation des stocks | 2,0 | 10,6 | 4,8 | 19,8 | ||||||||||||||||||
| Capacité (+) ou besoin (-) de financement | 9,4 | -9,7 | 19,5 | -35,5 | ||||||||||||||||||
| Taux de marge (2) | -0,3 | 0,4 | 1,1 | 31,4 | ||||||||||||||||||
| Taux d’autofinancement (3) | 2,9 | 0,8 | 10,3 | 86,3 | ||||||||||||||||||
| Sociétés financières | ||||||||||||||||||||||
| Excédent brut d’exploitation | 13,2 | 10,7 | 0,1 | 37,7 | ||||||||||||||||||
| Formation brute de capital fixe | -18,1 | 19,6 | 6,6 | 18,9 | ||||||||||||||||||
| Capacité (+) ou besoin (-) de financement | -11,3 | -3,8 | -5,8 | -4,1 | ||||||||||||||||||
| Ménages, y compris entreprises individuelles (EI) | ||||||||||||||||||||||
| Excédent brut d’exploitation et revenu mixte hors EI (4) | 0,6 | 1,1 | 0,1 | 177,4 | ||||||||||||||||||
| Revenu mixte net des EI | -5,8 | -0,9 | 3,8 | 85,8 | ||||||||||||||||||
| Salaires nets reçus | 0,6 | 0,6 | 1,4 | 721,0 | ||||||||||||||||||
| Prestations sociales hors transferts sociaux en nature (5) | 2,9 | 2,2 | 1,9 | 477,3 | ||||||||||||||||||
| Revenus de la propriété nets reçus | 0,5 | -0,1 | -1,2 | 108,9 | ||||||||||||||||||
| Impôts courants | 4,9 | 1,5 | 1,7 | 215,9 | ||||||||||||||||||
| Revenu disponible brut | 0,3 | 0,8 | 1,4 | 1 352,0 | ||||||||||||||||||
| Dépense de consommation finale | 1,1 | 0,8 | 1,3 | 1 156,0 | ||||||||||||||||||
| Revenu disponible brut ajusté | 0,7 | 1,1 | 1,5 | 1 736,7 | ||||||||||||||||||
| Consommation effective des ménages | 1,4 | 1,1 | 1,4 | 1 540,7 | ||||||||||||||||||
| Épargne brute | -4,5 | 1,2 | 2,1 | 196,0 | ||||||||||||||||||
| Formation brute de capital fixe | -1,0 | -2,3 | -0,6 | 116,7 | ||||||||||||||||||
| Capacité (+) ou besoin (-) de financement | -8,4 | 3,9 | 5,2 | 74,6 | ||||||||||||||||||
| Taux d’épargne (6) | -0,7 | 0,1 | 0,1 | 14,5 | ||||||||||||||||||
| Taux d’épargne financière (7) | -0,6 | 0,3 | 0,3 | 5,5 | ||||||||||||||||||
| Relations avec le reste du monde | ||||||||||||||||||||||
| Exportations de biens (FAB) | 0,7 | 0,7 | 5,8 | 472,2 | ||||||||||||||||||
| Importations de biens (FAB) | -1,4 | -0,5 | 2,1 | 493,4 | ||||||||||||||||||
| Exportations de services – importations de services | -5,0 | -7,8 | -3,3 | -8,8 | ||||||||||||||||||
| Solde des opérations de répartition en provenance du reste du monde | -0,5 | -6,7 | 13,8 | -13,0 | ||||||||||||||||||
| Capacité (+) ou besoin (-) de financement de la Nation | 4,7 | -9,4 | 26,3 | -43,1 | ||||||||||||||||||
Au mois de mai, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE, l’indice des prix à la consommation augmenterait de 0,4 % par rapport au mois précédent, soit plus qu’en mai 2015 (+0,2 %). La hausse sur le mois s’explique par l’augmentation des prix de l’alimentation et à celle des produits pétroliers. Les prix des autres biens et services resteraient atones.
Sur un an, les prix à la consommation diminueraient de 0,1 % en mai 2016. Cette baisse résulterait d’un net recul des prix des produits pétroliers et, dans une moindre mesure, de celui des prix des produits manufacturés.
Selon l’INSEE, au premier trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) en volume augmente de 0,6 % soit 0,1 point au-dessus de la première estimation (+0,5 %).
Les dépenses de consommation des ménages se redressent fortement (+1,0 % après 0,0 %). La formation brute de capital fixe (FBCF) totale accélère (+1,6 % après +1,2 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue à la croissance du PIB pour +1,0 point après +0,3 point fin 2015. Les exportations se stabilisent (0,0 % après +0,8 %), tandis que les importations ralentissent (+0,6 % après +2,5 %). In fine, le commerce extérieur contribue négativement à l’évolution du PIB (-0,2 point), moins cependant que le trimestre précédent (-0,6 point). Les variations de stocks y contribuent également négativement (-0,2 point, après +0,7 point).
Le produit intérieur brut et ses composantes

Selon l’INSEE, au mois d’avril 2016, les dépenses de consommation des ménages en biens baissent de 0,1 %. Au mois de mars, la hausse avait été de 1,1 % . Cette petite baisse est imputable aux dépenses en énergie ainsi qu’aux achats de biens durables qui ralentissement fortement tout comme les dépenses alimentaires.
En avril, la consommation d’énergie augmente pour le quatrième mois consécutif mais elle ralentit (+0,9 % après +4,4 %). Les dépenses d’électricité et de gaz décélèrent tout en restant dynamiques (+3,3 % après +6,2 %), en raison de températures de nouveau au-dessous des normales saisonnières. En revanche, la consommation en produits raffinés se replie (-2,2 % après +2,1 %), tant en fioul qu’en gasoil.
En avril, les achats de biens fabriqués augmentent moins fortement qu’en mars (+0,3 % après +0,9 %), freinés par la contraction des achats d’automobiles.
La consommation totale de biens

Malgré les grèves à répétition, les Français seraient-ils entrain de tourner le dos à la crise en retrouvant la confiance ? Certes, la dernière enquête de l’INSEE a été réalisée avant le début de la pénurie d’essence mais il n’en demeure pas moins que plusieurs signes positifs dans le ciel économique français se font jour !
Au mois de mai, la confiance des ménages s’est ainsi améliorée fortement. L’indicateur qui la synthétise gagne 4 points et atteint 98, son plus haut niveau depuis octobre 2007. Il se rapproche de sa moyenne de longue période (100)
En mai, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est stable pour le quatrième mois consécutif. En revanche, leur opinion sur leur situation financière future s’améliore nettement : le solde gagne 4 points. Les deux soldes restent cependant inférieurs à leur moyenne de longue période.
En mai, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente nettement. Point positif, le solde gagne 7 points et continue ainsi de progresser au-dessus de sa moyenne de long terme.
En mai, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne est stable, à son niveau moyen de longue période. En revanche, celui concernant leur capacité d’épargne future diminue (-2 points) et repasse légèrement au-dessous de sa moyenne de long terme.
Néanmoins, les ménages sont plus nombreux qu’en avril à estimer qu’il est opportun d’épargner (+3 points). Le solde retrouve son niveau de mars, nettement inférieur cependant à sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

Un deuxième mois consécutif de baisse du chômage en France
Après la forte réduction de mars, le nombre de demandeurs d’emploi est à nouveau en recul au mois d’avril.
En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi tenus de rechercher un emploi et sans activité (catégorie A) est de 3 511 100 en baisse de 0,6 % sur un mois (soit –19 900 personnes). Sur trois mois, la baisse est de 1,2 % (–41 500 personnes). Désormais, le nombre de demandeurs d’emploi est en diminution sur un an de 0,6 % (–22 500 personnes).
Au mois d’avril, toutes les catégories d’âge bénéficient de la réduction du chômage. Le nombre de demandeurs diminue de 1,0 % pour les moins de 25 ans, de 0,6 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans et de 0,3 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus.
Toutes catégories confondues (A, B, C), le nombre de demandeurs d’emploi est de 5 397 000 à fin avril 2016. Ce nombre diminue de 1,0 % sur un mois (soit –57 100 personnes) et de 1,1 % sur trois mois (–62 700 personnes). Sur un an, il reste en hausse (+1,1 % sur un an soit +61 300 personnes). L’ancienneté moyenne des demandeurs (catégories A, B, C) continue, en revanche d’augmenter. Elle passe de 580 à 583 jours. Elle a progressé de 34 jours en un an.
Le Ministère du Travail a souligné qu’au mois d’avril 2016, le nombre de sorties de catégories A, B, C pour défaut d’actualisation a enregistré une forte hausse ce qui relativise la baisse enregistrée. Plus de 45 % des sorties sont liées à un défaut d’actualisation (catégories A, B, C) contre 18,4 % pour les reprises d’activité. Les radiations administratives représentent de leurs côtés 10 % des sorties soit le même taux que les entrées en formation. Ces dernières progressent de plus de 15 % sur trois mois et de plus de 18 % sur un an. C’est la conséquence de la montée en puissance du programme de formation engagée par le Gouvernement. Retraité des facteurs exceptionnels (formation, jours non ouvrés en avril), la décrue du nombre de demandeurs d’emploi est certainement bien plus faible. Néanmoins, elle s’inscrit dans un contexte de croissance modérée mais réelle. Après l’augmentation du PIB de 0,5 % au premier trimestre, ce dernier pourrait enregistrer une croissance de 0,3 à 0,4 % au deuxième trimestre permettant d’espérer un accroissement des créations d’emploi dans le secteur marchand.
COMMUNIQUE DE PRESSE
CERCLE DE L’EPARGNE
RESULTAT ASSURANCE-VIE DU MOIS D’AVRIL 2016
L’Assurance-vie au rythme d’un métronome
Comme au mois de mars dernier, la collecte nette de l’assurance-vie a été de 2 milliards d’euros au mois d’avril (source Association Française de l’Assurance). Le montant des cotisations a atteint 12,2 milliards d’euros quand les prestations se sont élevées à 10,2 milliards d’euros. Les unités de compte ont bénéficié d’une collecte de 2,3 milliards d’euros le mois dernier soit à peine moins qu’en mars (2,4 milliards d’euros). Elles ont représenté 19 % de la collecte ce qui correspond au taux moyen enregistré depuis le début de l’année.
La collecte nette s’établit à 9,6 milliards d’euros depuis le début de l’année soit le même montant que pour les autre premiers mois de 2015 (9,5 milliards d’euros).
L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 592,3 milliards d’euros à fin avril 2016.
L’assurance-vie connait, depuis plus d’un an, une croissance relativement stable avec une collecte nette qui varie de 1,8 à 2,6 milliards d’euros en fonction des mois. Elle n’a pas bénéficié de l’augmentation du taux d’épargne enregistrée lors du dernier trimestre 2015. La baisse du rendement des fonds euros combinée à la réorientation de l’argent collecté vers les unités de compte dissuade les épargnants à la recherche d’une garante en capital. Compte tenu du taux des obligations actuellement, les fonds euros sont peu rémunérateurs pour les épargnants et potentiellement coûteux pour les assureurs. La politique monétaire en cours change le modèle de l’assurance-vie. Jusqu’à maintenant, l’assurance-vie, c’était avant tout les fonds euros avec une petite poche de diversification (les UC). Pendant très longtemps, les fonds euros ont représenté 85 % de l’encours. Au mois d’avril 2016, leur poids n’est plus de 82 %. Il est fort probable que ce lent rééquilibrage se poursuive dans les prochains mois. L’assurance-vie bénéficie toujours d’une bonne cote chez les épargnants en raison de son régime fiscale et de la souplesse de gestion qu’elle procure. Par ailleurs, les détenteurs de contrat d’assurance-vie sont, aujourd’hui, ceux qui sont les plus ouverts à la diversification de leurs placements en optant pour une dose supérieure de risque.
Selon l’INSEE, au mois de mai, le climat des affaires en France s’améliore. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne un point. À 102, il se situe légèrement au-dessus de son niveau de long terme (100). Le climat gagne quatre points dans le commerce de détail, deux points dans les services et un point dans le commerce de gros. Il est stable dans le bâtiment et perd un point dans l’industrie.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie passe dans la zone indiquant une conjoncture favorable.
Cette amélioration est de bon augure pour la croissance du deuxième trimestre qui pourrait se situer autour de 0,4 %.
Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Le Livret A aime le mois d’avril. En effet, la collecte a été positive de 260 millions d’euros le mois dernier (100 millions d’euros pour le LDD). Au mois d’avril, par ailleurs, l’encours du Livret A était de 255,2 milliards d’euros (101,1 milliards d’euros pour le LDD.
En dix ans, seulement deux décollectes ont été, au mois d’avril, enregistrées, en 2006 et en 2015. L’année dernière, la décollecte avait été d’un faible montant, 170 millions d’euros.
Plusieurs facteurs jouent en faveur d’une collecte positive en avril. Les ménages ont tendance à mettre de l’argent de côté pour payer le deuxième tiers provisionnel pour l’impôt sur le revenu exigible en mai et pour préparer les vacances. L’amélioration du pouvoir d’achat généré par la baisse des prix du pétrole permet également de placer quelques liquidités sur le Livret A
Nous sommes face à une petite reprise technique. Elle est favorisée par l’éloignement progressif de la dernière baisse. Néanmoins, les ménages n’ont qu’avec modération, repris le chemin du Livret A. Les ménages laissent, en effet, toujours d’importantes liquidités sur leurs dépôts à vue (+7,9 milliards d’euros au mois de mars).
Les Français considèrent que les gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix de pétrole ne sont pas pérennes. De ce fait, ils restent dans un entre deux. Ils consomment un peu plus tout en maintenant un niveau élevé d’épargne liquide ce qui profite marginalement au Livret A. A l’exception de l’assurance-vie, il y a un refus d’engagement sur des produits de long terme.
Avec l’été, il est fort probable que la décollecte reprenne ses droits avec une amplitude qui sera moins forte que celle constatée l’année dernière.
François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France et Président de l’ACPR, a dans le plongement des propos de son prédécesseur à rappeler à l’ordre les compagnies d’assurance dans la fixation des taux de revalorisation de leur contrats d’assurance vie : « Le contexte des taux bas conduit une situation où les rendements des titres entrant en portefeuille sont inférieurs aux taux servis sur leurs polices d’assurance vie », a-t-il mentionné.
Sans le dire expressément, iI a fait campagne pour le développement des fonds euro-croissance. Il a ainsi souhaité la réorientation de l’épargne, par le développement de nouveaux produits d’épargne de long terme. ces produits devraient être « moins liquides, assortis d’une protection en capital sur le long terme afin de bénéficier du meilleur rendement des actions sur la durée, tout en favorisant le financement de l’investissement des entreprises».
Bernard Delas, le vice-président de l’ACPR, a souligné que les taux bas deviendront une « menace », voire un « poison » lent pour la rentabilité et la solvabilité des assureurs. « Il n’est pas raisonnable de laisser penser aux épargnants qu’ils peuvent espérer bénéficier durablement de la garantie du capital et d’une rémunération excédent de 2 à 3 points de niveau de l’inflation ».
Le Conseil d’Orientation des Retraites examinera la situation des régimes spéciaux de retraite à l’occasion de sa réunion du 25 mai prochain.
En fonction des premiers éléments communiqués à la presse, les Echos en particulier, du fait des réformes mises en oeuvre en 2003, 2008 et 2010, la convergence en matière de durée de cotisation et d’âge de départ est en marche.
Selon le COR, « les différentes catégories de fonctionnaires ou d’agents des régimes spéciaux ont significativement retardé leurs âges de départ à la retraite au cours des années récentes ».
La loi de 2003 a prévu l’alignement progressif sur le régime général de la durée de cotisation et
la mise en place de décotes et surcotes. Celle de 2010 a supprimé la possibilité de départ anticipé après 15 ans de service à partir de trois enfants et a fixé k
les conditions de recul progressif de deux ans de l’âge légal de départ à la retraite. Entre 2005 et 2015, l’âge conjoncturel est passé de 59 ans à presque 61 ans pour les agents de l’Etat, soit 1 an et 5 mois de plus pour les fonctionnaires dits « sédentaires », et 2 ans et 5 mois de plus pour les « catégories actives » (policiers, infirmières…) qui peuvent partir cinq ans plus tôt. Pour les hôpitaux et les collectivités territoriales, le recul de l’âge réel de départ à la retraite a été d’un an et deux mois en cinq ans, à 60,6 ans en 2015.
Le COR souligne que pour le srégimes spéciaux, la convergence est plus lente. L’augmentation de la durée de cotisation n’a été instituée qu’à partir de 2008. Le report de deux ans de l’âge légal de la retraite ne leur sera appliqué de manière progressive qu’à partir de 2017 avec une application effective en 2024. Cette année là, l’âge d’ouverture des droits (62 ans) et la durée d’assurance (168 trimestres) des « sédentaires » des régimes spéciaux seront alignés sur ceux du régime général.
Pour les salariés du secteur de l’énergie électrique et du gaz, l’âge conjoncturel du départ est passé de 55 ans en 2000 à presque 58 ans en 2015. ce report est également imputable à la fin des départs dérogatoires liés aux accords de branche.
A la SNCF, l’âge constaté de départ est passé de 54 ans et demi en 2003 à près de 57 ans en 2015.
Néanmoins de nombreux agents des régimes spéciaux continuent de bénéficier de départs anticipés à
57 ans (les catégories dites actives sont majoritaires dans les IEG), et même 52 ans pour les conducteurs
de la SNCF, dont l’âge constaté de départest passé de 50,5 ans en 2008 à 53 ans aujourd’hu
La France se maintient sur la crête des 10 % de chômage. En effet, en moyenne sur le premier trimestre 2016, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail (BIT) est de 10,2 % de la population active comme au quatrième trimestre 2015. Les créations d’emploi dans le secteur marchand permettent en valeur relative de compenser l’augmentation de la population active.
En France métropolitaine, le nombre de chômeurs est stable, à 2,8 millions de personnes ; le taux de chômage reste ainsi à son niveau de fin 2015 (9,9 %). Il augmente chez les jeunes et les personnes âgées de 25 à 49 ans, quand il diminue pour celles de 50 ans ou plus. Comparé au premier trimestre 2015, le taux de chômage baisse de 0,1 point.
Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée s’établit à 4,3 % de la population active au premier trimestre 2016. Il augmente de 0,1 point par rapport au trimestre précédent, comme sur un an.
Taux de chômage au sens du BIT
Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autre Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus /Source : Insee, enquête Emploi
Au premier trimestre 2016, le taux d’emploi des 15-64 ans s’établit à 64,6 %. Il augmente par rapport à fin 2015 (+0,2 point), notamment pour les plus de 50 ans (+0,5 point). Sur un an, il s’accroît de 0,5 point.Le taux d’emploi en équivalent temps plein des 15-64 ans augmente dans les mêmes proportions que le taux d’emploi, s’établissant à 59,8 % début 2016.
Au premier trimestre 2016, le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans atteint 48,9 %. Il augmente de 0,2 point par rapport au trimestre précédent, comme sur un an. Le taux d’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim s’établit à 7,3 %. Il diminue légèrement sur le trimestre (-0,1 point), et croît de 0,2 point par rapport à début 2015.
Le taux d’emploi à temps partiel s’établit à 11,9 % au premier trimestre 2016, soit 0,1 point de plus que fin 2015. Le taux d’emploi à temps complet croît également de 0,1 point au premier trimestre 2016, à 52,7 %.
Au premier trimestre 2016, 6,4 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, soit une baisse de 0,1 point sur le trimestre. Le sous-emploi concerne principalement des personnes à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage. Le chômage partiel représente quant à lui 0,2 % des personnes en emploi.
Sous-emploi au sens du BIT

Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes de 15 ans ou plus
Source : Insee, enquête Emploi
Le taux d’activité des 15-64 ans s’établit à 71,7 %. Il augmente de 0,1 point sur le trimestre, et de 0,4 point par rapport au premier trimestre 2015.
l’INSEE vient de communiquer les résultats affinés de la croissance 2013-2015. Ainsi, la croissance du produit intérieur brut (PIB) en volume pour l’année 2015 est estimée à +1,3 % en données brutes (+1,2 % en données CJO). La dépense de consommation des ménages accélère nettement (+1,5 % après +0,7 % en 2014) et l’investissement se redresse (+1,0 % après -0,3 %), de sorte que la contribution de la demande intérieure finale hors stocks à la croissance du PIB s’établit à +1,3 point après +0,6 point en 2014. La contribution du commerce extérieur reste négative (-0,3 point). À l’inverse, celle des variations de stocks demeure légèrement positive (+0,1 point).
Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel de l’endettement de marché passe de 2,8 % à 1,6 % en mars, en raison de remboursements nets de 2,6 milliards d’euros sur le mois. En revanche, le taux de croissance annuel des emprunts bancaires est de 4,3 %, La croissance du financement des sociétés non financières s’établit, sur un an, à 3,3 % en mars, après 3,9 % en février. Les entreprises utilisent plus le crédit en profitant des taux bas et délaissent le financement marché,un peu plus compliqué.
Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) ![]() |
Coût moyen du financement (en %) ![]() |
| (* Cliquez ici pour voir l’image seule) | |
| Source et calculs : Direction Générale des Statistiques | |
Au cours du premier trimestre, la France a créé plus d’emploi s qu’elle en a détruit. le nombre de créations nettes a été de 24 400, soit un gain +0,2 %, contre 31 800 créations d’emploi au quatrième trimestre 2015. Sur un an, la France a enregistré 106 700 créations nettes (soit +0,7 %), grâce au secteur tertiaire. Ce gaina été obtenu malgré une faible croissance. Elle n’a pas été suffisante pour absorber l’augmentation de la population active qui a été d’environ 160 000.
L’industrie détruit toujours des emplois. Au premier trimestre 2016, 12 600 emplois industriels ont été perdus. Il en a été de même, dans la construction mais il faut noter que les destructions d’emploi s’atténuent (-0,3 %, soit -3 800 après -0,5 % le trimestre précédent). Sur un an, l’industrie perd davantage d’emplois (-41 100) que la construction (-28 200).
En revanche, l’emploi du secteur tertiaire dans son ensemble continue de croître au premier trimestre 2016 (+0,4 %, soit +40 800, après +0,4 % au quatrième trimestre 2015). Hors intérim, une augmentation des créations est constatée (+0,4 %, soit +38 800, après +0,3 % au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi tertiaire hors intérim augmente de 117 800, soit +1,1 %. Au total, l’emploi marchand hors intérim croît sur un an (+48 500). Après trois trimestres de forte hausse, l’emploi intérimaire ralentit nettement au premier trimestre 2016 (+0,3 %, soit +2 000). Sur un an, il est en forte progression (+58 200, soit +11,0 %).
Ces résultats sont en phase avec la bonne tenue de la consommation au premier trimestre et avec le repli de la production industrielle. Pour avoir une réelle baisse du chômage par le secteur marchand, il faudrait accélérer le rythme des créations au cours des prochains trimestres. Il faudrait créer 40 000 emplois par trimestre….
Selon l’INSEE, au mois d’avril, une remontée des créations d’entreprises a été enregistrée. Une hausse de 1,8 % a été notée faisant suite à une baisse de 1,1 % au mois de mars. Les immatriculations de micro-entrepreneurs se redressent (+4,1 %) et les créations d’entreprises classiques se stabilisent quasiment (+0,3 %).
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)

* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
En avril 2016, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 41,3 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 49,2 %. Cette baisse est liée au durcissement du statut d’auto-entrepreneur.
Les dispositifs permettant de partir plus tôt à la retraite fonctionne toujours bien. La mesure prise par François Hollande en 2012 monte en puissance. Ainsi, selon la DARES, en 2014, 171 200 salariés ou anciens salariés du secteur privé sont entrés dans un dispositif public de cessation anticipée d’activité, en progression de 7 % par rapport à 2013.
Le nombre de retraites anticipées a été de 167 100 départs en 2014 contre 155 800 en 2013. Il s’agit du principal dispositif de cessation anticipée d’activité. Les entrées en préretraites publiques sont aujourd’hui marginales et se font uniquement au titre de l’exposition à l’amiante (4 200 en 2014).
Fin 2014, 253 400 personnes bénéficiaient d’un dispositif public de cessation anticipée d’activité (contre 249 600 en 2013). Cette progression de 2 % reste modeste en regard du repli des cessations anticipées d’activité depuis une dizaine d’années. Le nombre de bénéficiaires a été divisé par trois depuis le pic de 2006.
Fin 2014, les bénéficiaires de ces dispositifs ne représentent plus que 1 % de la population des 55-59 ans, contre 13 % en 2006. Cette proportion atteint 5 % parmi les 60-64 ans et 19 % à l’âge de 60 ans.
Selon l’INSEE, au mois d’avril, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,1 % après +0,7 % en mars. Corrigé des variations saisonnières, il croît de 0,1 % comme le mois précédent. Sur un an, l’IPC recule de 0,2 %, après -0,1 % en mars.
Cette légère hausse des prix à la consommation sur le mois d’avril s’explique par une augmentation des prix des services et par une la hausse des prix des produits pétroliers. À l’inverse, les prix des produits manufacturés baissent légèrement en raison de promotions. Les prix des produits alimentaires sont globalement stables.
Les prix des services augmentent de nouveau légèrement (+0,2 % en avril 2016 après +0,1 % en mars). Sur un an, ils accélèrent un peu : leur hausse s’établit à +1,0 % après +0,9 % en mars et +0,8 % en février. La hausse sur le mois est largement due aux tarifs des services de téléphonie mobile (+1,7 % sur un mois ; +3,2 % sur un an) et du transport aérien de passagers (+3,7 % sur un mois ; -7,0 % sur un an). Les prix des assurances augmentent nettement eux aussi (+1,1 % ; +2,4 % sur un an) en raison de sorties de promotions et de hausses pour les assurances automobiles. En outre, la baisse saisonnière des prix des hébergements de vacances est un peu moins marquée en avril cette année (-3,2 % contre -4,9 % en avril 2015 ; +3,6 % sur un an après +1,8 % en mars) en raison de vacances de printemps plus précoces cette année.
Les prix de l’énergie augmentent de nouveau en avril 2016 (+0,3 % après +0,9 % en mars). Ils restent cependant très inférieurs à leur niveau de l’an passé (-6,8 % après -6,9 % en mars). Leur regain depuis deux mois est porté par celui des prix des produits pétroliers (+1,5 % après +2,5 % en mars; -12,1 % sur un an), dynamisés par la remontée des cours du brut depuis février. Ainsi, les prix des carburants et des lubrifiants augmentent (+1,7 % en avril ; -10,5 % sur un an) ainsi que ceux des combustibles liquides (+0,6 % ; -21,5 % sur un an). En revanche, les prix du gaz continuent de baisser (-3,1 % après -2,6 % en mars ; -10,8 % sur un an) et les tarifs de l’électricité sont stables depuis trois mois (+4,1 % sur un an).
En avril 2016, les prix des produits manufacturés diminuent de 0,2 % sur un mois. Sur un an, leur recul s’amplifie (-0,6 % après -0,2 % en mars).
En avril 2016, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) augmente de 0,1 % sur un mois et de 0,6 % sur un an, comme en mars. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’élève également de 0,1 % sur un mois. Sur un an, il baisse de 0,1 % pour le troisième mois consécutif.
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC), de l’inflation sous-jacente (ISJ)* et de l’indice des prix à la consommation harmonisés

Depuis la fin de l’année dernière, un frémissements e fait ressentir en matière d’investissement. La dernière enquête de l’INSEE auprès des chefs d’entreprise semble confirmer que ces derniers projettent une augmentation de leurs dépenses d’investissement.
Interrogés en avril 2016, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière déclarent que leur investissement a progressé de 1 % en valeur en 2015, rehaussant de trois points leur estimation de janvier dernier.
Évolution annuelle de l’investissement en valeur dans l’industrie manufacturière

Source : Insee, enquête sur les investissements dans l’industrie
Pour 2016, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière anticipent une progression de 7 % des investissements. Ils confirment ainsi leur prévision donnée dans l’enquête de janvier. L’investissement croîtrait dans tous les grands secteurs. Les industriels revoient leurs anticipations à la baisse dans l’industrie des biens d’équipements (-5 points, à +13 %). En sens inverse, elles sont revues à la hausse pour l’industrie agro-alimentaire (+2 points, à +13 %).
Selon l’INSEE, au mois de mars, la production dans l’industrie manufacturière est en recul de 0,9 % faisant suite à une contraction de 1,4 % en février, Pour l’ensemble de l’industrie, la baisse est moins marquée (-0,3 % après -1,3 %).
La production manufacturière baisse au premier trimestre 2016 (-0,7 %)
Au premier trimestre 2016, la production décroît par rapport au quatrième trimestre 2015 dans l’industrie manufacturière (-0,7 %) ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (-0,6 %).
Sur cette période, la production diminue dans toutes les grandes branches manufacturières sauf dans les matériels de transport (+3,8 %). Elle se contracte dans les autres produits industriels (-1,0 %) et accuse un net recul dans les biens d’équipement (-3,3 %). Elle baisse légèrement dans les industries agro-alimentaires (-0,4 %) et fortement dans la cokéfaction et raffinage (-5,4 %).
Sur un an, le bilan reste positif. Dans l’industrie manufacturière, la production du premier trimestre 2016 progresse de 0,9 % par rapport au premier trimestre 2015. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,5 %).
Sur cette période, la production croît fortement dans les matériels de transport(+3,9 %) et, plus modérément, dans les autres produits industriels (+0,7 %) ainsi que dans les biens d’équipement (+1,0 %). En revanche, elle recule dans les industries extractives, énergie, eau (-2,4 %) et plonge dans la cokéfaction et raffinage (-8,5 %). Elle est quasi stable dans les industries agro-alimentaires (-0,1 %).
Philippe Crevel était l’invité d’Intégrale Placement sur BFM Business le 4 mai. Il est intervenu sur la progression de l’encours sur les dépôts à vue et sur les moyens de mieux orienter son épargne.
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Philippe Crevel était l’invité d’Intégrale Placement sur BFM Business le 4 mai. Il est intervenu sur la progression de l’encours sur les dépôts à vue et sur les moyens de mieux orienter son épargne.
Selon la Banque de France, les crédits à la consommation enregistrent une hausse en mars de 5,2 %, après + 5,0 % en février. En revanche les crédits à l’habitat sont en légère baisse (+ 3,3 %, après + 3,6 %). Au total, le taux de croissance des crédits aux particuliers diminue légèrement (+ 3,7 %, après + 3,9 %).
La production des crédits (cvs) à la consommation augmente en mars 2016 (4,6 milliards d’euros, après 4,4 milliards d’euros en février). Celle des crédits nouveaux à l’habitat fléchit un peu (13,6 milliards d’euros, après 14 milliards d’euros), en lien notamment avec la lente décrue de la part des renégociations (29 % contre 31 % le mois précédent et 53 % en mars 2015).
Le taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe baisse à nouveau (2,19 %, après 2,27 % en février).
Selon la Banque de France, la rémunération moyenne des dépôts bancaires est stable à un niveau très bas. Par rapport à février, les rémunérations des dépôts à terme et des livrets ordinaires baissent toutefois légèrement. Le taux de rémunération des livrets ordinaires est en moyenne de 0,53 %.
|
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) |
| mars-15 | mai-15 | oct-15 | janv-16 | fév-16 (e) | mar-16 (f) | ||
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 1,07 | 1,04 | 0,91 | 0,87 | 0,89 | 0,87 | |
| DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c) | 0,64 | 0,60 | 0,47 | 0,44 | 0,45 | 0,44 | |
| dont : – dépôts à vue | 0,16 | 0,14 | 0,12 | 0,11 | 0,11 | 0,11 | |
| – dépôts à terme <= 2 ans | 1,29 | 1,19 | 1,03 | 0,90 | 0,95 | 0,91 | |
| – livrets à taux réglementés (b) | 1,05 | 1,05 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | |
| dont : livret A | 1,00 | 1,00 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | |
| – livrets ordinaires |
|
0,86 | 0,77 | 0,59 | 0,56 | 0,57 | 0,53 |
| DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c) | 2,77 | 2,73 | 2,66 | 2,59 | 2,65 | 2,57 | |
| Plan d’épargne-logement | 2,85 | 2,85 | 2,79 | 2,77 | 2,84 | 2,76 | |
| Autres dépôts à terme > 2 ans | 2,68 | 2,57 | 2,47 | 2,33 | 2,35 | 2,27 | |
| Pour mémoire : | |||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,00 | |
| Euribor 3 mois (c) | 0,03 | -0,01 | -0,05 | -0,15 | -0,18 | -0,23 | |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,03 | 0,20 | 0,12 | 0,03 | -0,13 | -0,17 | |
| (en pourcentage |
Les dépôts à vue qui avaient atteint un sommet en 2015 avec une collecte supérieure à 33 milliards d’euros se dégonflent au début de l’année 2016. En effet, une décollecte de 4 milliards d’euros a été enregistrée sur les deux premiers mois de l’année.
Après avoir atteint plus de 348 milliards d’euros en décembre 2015, l’encours des dépôts à vue est repassé à 344 milliards d’euros à fin février 2016.
Les Français ont maintenu un fort niveau de consommation en ce début d’année et ont acquitté leur premier tiers provisionnel au titre de l’impôt sur le revenu.
Au quatrième trimestre 2015, le taux d’épargne des ménages a atteint 15,9 % du revenu disponible brut contre 15,5 % au 3ème trimestre. Sur l’ensemble de l’année, le taux d’épargne a été de 15,4 % du revenu disponible brut contre 15,1 % en 2014.
Le taux d’épargne financier a été au 4ème trimestre de 7,7 % du revenu disponible brut. Les flux financiers sur l’ensemble de l’année ont atteint 103,7 milliards d’euros contre 75 milliards d’euros en 2014. Cette progression est imputable à l’amélioration du pouvoir d’achat des Français.
Le patrimoine financier des ménages a atteint 4 460,7 milliards d’euros au cours du 4ème trimestre 2015.
ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) qui supervise le secteur de l’assurance et de la banque vient de remettre au Parlement son premier rapport sur la situation des contrats d’assurance-vie non réclamés.
L’ACPR souligne que les compagnies d’assurance ont accru leurs actions pour avoir une meilleure connaissance sur les contrats non réclamés. selon le rapport, en 2015, 1,9 milliard d’euros de capitaux qui n’étaient pas réclamés ont été réglés. Le stock de capitaux non réclamé est évalué à 5,4 milliards d’euros fin 2015, contre 5,7 milliards fin 2014.
L’ACPR rappelle dans son rapport qu’elle a prononcé en 2014 et 2015 quatre sanctions disciplinaires pour un montant cumulé de 103 millions d’euros.
Comme en 2015, la croissance démarre l’année sur les chapeaux de roue. En effet, au premier trimestre 2015, le PIB en volume a augmenté de 0,5 %, après +0,3 % au quatrième trimestre 2015.
Une croissance toujours en pointe
Cette croissance a été tirée par les dépenses de consommation des ménages qui ont augmenté de 1,2 % contre un recul de 0,1 % au dernier trimestre 2015. L’effet attentat s’est estompé et les Français ont repris le chemin des magasins. Plusieurs secteurs ont été dynamiques comme l’automobile et l’électroménager (achat de télévision en raison du passage à la haute-définition, de l’Euro 2016 et des JO de Rio).
Investissement positif pour les entreprises mais toujours négatif pour les ménages
Par ailleurs, l’investissement des entreprises progresse fortement profitant de la bonne orientation de la conjoncture française et des faibles taux d’intérêt. I augmente de 0,9 % après 0,7 % au dernier trimestre 2015. Ce résultat est important car il témoigne de la confiance restaurée des chefs d’entreprise en l’avenir. Il pourrait déboucher sur une fortification de la croissance dans les prochains mois.
L’investissement des ménages est toujours en baisse malgré quelques signes positifs sur le marché de la construction. Il a reculé de 0,2 % au premier trimestre 2016. Certes, la baisse est en régression par rapport aux trimestres précédents. Elle avait atteint 0,9 % au quatrième trimestre 2015.
Le commerce extérieur le maillon faible
Le commerce extérieur continue, en revanche, à être un point noir pour l’économie française. Les exportations se sont contractées de 0,2 % au premier trimestre quand les importations ont progressé de 0,5 %. Certes, il y a une nette décélération des importations qui avaient cru de 2,1 % au 4ème trimestre 2015. Néanmoins, le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance de 0,2 point. La France souffre comme tous ses partenaires du ralentissement du commerce international et de la croissance des pays émergents.
Les variations de stock ont, par ailleurs, contribué négativement à hauteur de 0,2 point contre un apport positif de 0,5 point au 4ème trimestre 2015.
La croissance française qui repose fortement sur la consommation engrange toujours les effets de la baisse du pétrole qui a contribué à améliorer le pouvoir d’achat des ménages. Il est à noter que ces derniers ont au cours du dernier trimestre 2015 accru de manière significative leur effort d’épargne qui est passé de 15,4 à 15,9 % du revenu disponible brut. Le taux d’épargne financière a atteint un sommet à 7,1 %. Il est possible qu’au cours du premier trimestre 2016, les ménages aient utilisé une partie de cette épargne dont une partie non négligeable a été laissée sur les comptes courants pour réaliser des dépenses de consommation.
Compte tenu de l’acquis de croissance, 1 %, l’objectif de 1,5 % fixé par le Gouvernement n’apparaît pas inatteignable. Certes, il convient d’être prudent au regard de la situation économique de nos partenaires dont les économies sont plus ouvertes sur l’extérieur que la nôtre. La France résiste mieux que l’Allemagne, par exemple, quand le commerce international ralentit. Néanmoins, nous serons impactés si ce ralentissement se poursuit sur l’ensemble de l’année. Il est à noter que la Commission européenne et le FMI sont plus prudents que le Gouvernement en matière de prévision de croissance pour la France en ayant retenu respectivement 1,3 et 1,1 % comme taux de croissance.
Si la consommation se porte comme un char, il n’en est pas de même pour l’industrie qui est en recul sur trois mois et même sur un an.
Ainsi, selon l’INSEE, au mois de février 2016, le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière est stable après deux mois de recul (-0,5 % en janvier et -1,9 % en décembre). Il continue toutefois de se contracter à l’exportation (-0,3 % après -1,9 % en janvier) signe du ralentissement économique international et des problèmes de compétitivité des entreprises françaises. .
Néanmoins, le chiffre d’affaires se redresse dans l’ensemble de l’industrie (+0,7 % après -0,7 % en janvier) grâce au rebond dans les industries extractives, énergies, eau, déchets et dépollution (+3,7 %, après -1,8 %).
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires se replie dans l’industrie manufacturière (-0,7 %) de même que dans l’ensemble de l’industrie (-1,0 %). Il baisse dans les matériels de transport (-1,8 %), dans la cokéfaction et raffinage (-4,6 %) et, plus modérément, dans les autres industries (-0,4 %). À l’inverse, le chiffre d’affaires progresse sur cette période dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (+0,6 %). Il est stable dans les industries agro-alimentaires.
Dans l’industrie manufacturière comme dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se contracte légèrement sur les trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (-0,3 %).
Sur cette période, le chiffre d’affaires chute dans la cokéfaction et raffinage(-20,2 %) du fait du recul de son prix. En revanche, il croît dans les matériels de transport (+2,6 %), les équipements électriques, électroniques, informatiques et machines (+1,0 %), les industries agro-alimentaires (+0,8 %) et, légèrement, dans les autres industries (+0,2 %).
Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière

Selon l’INSEE, au mois d’avril 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmenterait de 0,1 % par rapport au mois précédent, comme en avril 2015. Cette légère hausse est imputable aux services et à un renchérissement des produits pétroliers.
À l’inverse, les prix des produits manufacturés baisseraient légèrement sous l’effet de promotions. Les prix de l’alimentation seraient globalement stables.
Sur un an, les prix à la consommation diminueraient en avril 2016 de 0,2 %, après -0,1 % en mars, du fait du recul des prix de l’énergie des mois précédents et, dans une moindre mesure, de la baisse plus marquée des prix des produits manufacturés. Par ailleurs, la hausse des prix des services sur un an serait inchangée.
En avril 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 0,1 % sur un mois, comme pour l’IPC. Sur un an, il baisserait de 0,1 %, pour le troisième mois consécutif.
Le service des études et des statistiques du Ministère de de la Santé et des Affaires sociales, la DREES, vient de publier son édition annuelle sur la situation des retraités.
Ainsi, selon ce rapport, fin 2014, 15,8 millions de retraités, vivant en France ou à l’étranger, percevaient au moins une pension acquise en contrepartie de leur carrière.Ces effectifs progressent de 199 000 par rapport à fin 2013, soit + 1,3 % en un an, à un rythme dans la moyenne des trois dernières années. L’évolution est moins soutenue qu’entre 2006 et 2010, où l’on observait 360 000 retraités supplémentaires par an, en raison notamment du report de l’âge minimal légal de départ, de 60 à 62 ans, à partir de juillet 2011.
Tous régimes confondus, la pension en droit direct, sans prendre en compte la réversion, est de en moyenne de 1 322 euros bruts par mois en hausse de 1,2 % en euros courants par rapport à 2013. La revalorisation légale des pensions ayant été nulle en 2014, cette augmentation s’explique uniquement par l’effet mécanique dit « de noria » : les retraités les plus âgés, et décédés en cours d’année, ont été remplacés par de nouveaux retraités, dont la pension est plus élevée en moyenne en raison de carrières plus favorables.
La différence de pension entre les femmes et les hommes continue de diminuer toujours par effet noria, les femmes retraités décédant ayant de plus petites pensions que celles qui prennent leur retraite.
La pension moyenne en droit direct pour les femmes est de 1 007 euros, contre 1 660 euros pour les hommes.
La retraite des femmes est donc inférieure de 39 % à celle des hommes. Cet écart tend à baisser depuis 2004, où il atteignait 45 %. En prenant en compte les pensions de réversion et les majorations pour enfants, la retraite brute moyenne des femmes s’élève ainsi à 1 297 euros par mois en 2014, inférieure de 25 % à celle des hommes.
En complément des pensions versées par les régimes obligatoires par répartition, certains retraités peuvent percevoir une retraite facultative : celle-ci ne représente que 2,2 % de l’ensemble des prestations de retraite versées ; elle regroupe les régimes de retraite supplémentaire d’entreprise et les produits d’épargne retraite souscrits à titre individuel (notamment le PERP et les plans d’épargne retraite des non salariés).
De manière constante, pour la moitié des Français, 60 ans reste l’âge idéal pour partir à la retraite, mais seul un sur sept estime que cela lui sera possible. L’écart entre les souhaits et les prévisions d’âge de départ continue donc de se creuser en 2015.
Selon l’INSEE, la demande de logements neufs serait en progression. En effet, selon l’enquête de conjoncture, au mois d’avril, les promoteurs sont plus nombreux à estimer que la demande de logements neufs est forte. Le solde correspondant se redresse nettement et retrouve sa moyenne de long terme, pour la première fois depuis fin 2010. Le solde d’opinion sur les perspectives de mises en chantier pour les trois prochains mois se maintient quasiment au niveau de sa moyenne de long terme. La hausse du solde correspondant aux logements destinés à la vente compense la baisse de celui concernant les logements destinés à la location. Les promoteurs sont légèrement moins nombreux qu’en janvier à signaler une baisse de leur stock de logements invendus. Le solde d’opinion correspondant reste supérieur à sa moyenne de long terme.
Les prix seraient orientés à la hausse. Les promoteurs sont plus nombreux qu’en janvier à signaler une hausse du prix moyen des logements neufs mis en vente ; le solde correspondant demeure cependant inférieur à sa moyenne de longue période. Ils sont plus nombreux à juger que l’apport personnel des candidats à l’acquisition d’un logement neuf a augmenté lors du trimestre précédent ; le solde est nettement supérieur à sa moyenne de longue période. Ils sont également plus nombreux à considérer que les moyens de financement consacrés aux achats de logements neufs augmenteront au cours du prochain trimestre ; le solde associé progresse de nouveau et reste supérieur à sa moyenne.
Tendance de la demande de logements neufs

Selon l’INSEE, au mois d’avril, la confiance des ménages est stable : l’indicateur qui la synthétise se maintient à 94, et reste donc au-dessous de sa moyenne calculée sur la période 1987-2015 (100). Nous restons sur un palier. Les Français sont actuellement attentistes.
En avril, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est stable pour le troisième mois consécutif. Leur opinion sur leur situation financière future est quasi stable : le solde correspondant perd 1 point, il se situe à son niveau le plus bas depuis février 2015. Les deux soldes sont inférieurs à leur moyenne de longue période.
En avril, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est la même pour le troisième mois consécutif. Le solde reste légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.
En avril, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle se redresse un peu, après avoir atteint le mois précédent son plus bas niveau depuis mars 2012 : le solde correspondant gagne 3 points et repasse ainsi juste au-dessus de sa moyenne de long terme. Celui concernant leur capacité d’épargne future est quasi stable (+1 point) et se situe à sa moyenne de long terme.
En avril, les ménages sont moins nombreux qu’en mars à estimer qu’il est opportun d’épargner (-3 points). Le solde s’écarte donc davantage de sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

Communiqué de presse du Cercle de l’Epargne
Résultats du mois de mars 2016 pour l’assurance-vie
L’assurance-vie en rythme de croisière
La collecte nette de l’assurance-vie a au mois de mars atteint 2,2 milliards d’euros en phase avec les résultats des mois précédents et des deux dernières années.
Le mois de mars a été sans surprise avec une collecte brute de 12,4 milliards d’euros La collecte des unités de compte représente près de 20 % de la collecte (19,3 %). Les prestations se sont élevées à 10,2 milliards d’euros. L’encours se rapproche des 1600 milliards d’euros (1588,6 milliards d’euros).
L’assurance-vie semble avoir pris un rythme de croisière avec une collecte nette mensuelle tournant autour de 2 milliards d’euros. Les Français maintiennent leur confiance au premier produit d’épargne. Certes, le niveau de la collecte reste très nettement inférieur à celui d’avant crise. L’augmentation des flux financiers des ménages n’a pas conduit ces derniers mois à une progression de la collecte de l’assurance-vie. Les Français ont accru ces derniers mois leur effort d’épargne en ne dépensant pas tous les gains générés par la baisse des cours du pétrole. Mais, ils ont préféré maintenir un fort volume de liquidités sur leurs dépôts à vue (comptes courants). Ce comportement traduit tout à la fois une prudence face à la situation économique et financière et un certain désenchantement vis-à-vis des placements de taux.
La montée en puissance des unités de compte se poursuit tant bien même que les marchés financiers connaissant des évolutions contradictoires. L’effet baisse des taux commence à être pris en compte par les épargnants.
Compte tenu de l’état de l’opinion et de l’augmentation de l’investissement des ménages dans l’immobilier, l’assurance-vie devrait maintenir, durant les prochains mois, le cap actuel avec des collectes moyennes mensuelles de 2 milliards d’euros. Une reprise plus vive de l’immobilier pourrait amener en fin d’année une petite érosion de la collecte.
Au 4ème trimestre 2015, les placements financiers des ménages augmentent fortement. Ils atteignent près de 23 milliards. Sur l’ensemble de l’année 2015, ils s’établissent à 103,7 milliards après 75,0 milliards en 2014. Cette augmentation est la conséquence de l’amélioration du pouvoir d’achat des ménages. Ces derniers ont décidé de placer une partie de leurs gains générés par la baisse du prix du pétrole.

Selon les enquêtes de la Banque de France, la demande de crédits serait en forte hausse. Les crédits aux entreprises seraient selon les banques, en mars, en hausse et seraient destinés à financer notamment des besoins d’investissement. La demande de crédits à la consommation est perçue en nette hausse ; les établissements bancaires font, par ailleurs, état d’une légère augmentation de la demande de crédits à l’habitat.
Selon l’Insee, au mois d’avril, le climat des affaires en France est resté stable. Il reste légèrement en zone positive. Le climat gagne deux points dans l’industrie et le bâtiment, tandis qu’il perd un point dans les services et deux points dans le commerce de détail.
Indicateur de climat des affaires France

L »indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une conjoncture incertaine.
Indicateur de retournement France

Lecture: Proche de +1 (resp. -1) : climat conjoncturel favorable (défavorable)
Philippe Crevel était l’invité d’Alex de Tarlé sur France 5 pour l’émission « C à Dire » du 18 avril 2016 consacrée aux taux d’intérêt négatifs
Selon la Banque de France, le taux d’endettement des ménages est relativement stable. Il était de 55,8 % du PIB à fin décembre 2015 contre 55,3 % à fin 2014. La dette des ménages représente 86,4 % de leur revenu disponible brut contre 85 % à la fin de l’année 2014. Le taux d’endettement des sociétés non financières était au 31 décembre dernier de 69 % du PIB soit 136,2 % de leur valeur ajoutée. Au 31 décembre 2014, les montants respectifs étaient de 66,7 % et 132,3 %. Par ailleurs sur la même période, le taux d’endettement de l’Etat est passé de 95,3 à 95,7 % du PIB.
Malgré les taux bas, l’endettement des acteurs économiques progresse lentement. Le niveau élevé de cet endettement explique certainement cette lente augmentation tout comme l’absence de perspectives économiques positives. Le taux d’endettement des ménages est stable par rapport au trimestre précédent à 55,8 % du PIB et augmente de 0,5 point sur un an.L’endettement des sociétés non financières s’accroit de 2,3 points de PIB en un an.
| Taux d’endettement CVS, en % | |||||
| déc.-14 | mars-15 | juin-15 | sept-15 | déc.-15 | |
| Agents non financiers privés | |||||
| en % du PIB | 122,0 | 123,6 | 123,6 | 123,9 | 124,8 |
| Ménages | |||||
| en % du PIB | 55,3 | 55,4 | 55,6 | 55,8 | 55,8 |
| en % du revenu disponible brut | 85,0 | 85,2 | 85,6 | 86,1 | 86,4 |
| Sociétés non financières | |||||
| en % du PIB | 66,7 | 68,1 | 68,0 | 68,1 | 69,0 |
| en % de la valeur ajoutée | 132,3 | 135,1 | 134,8 | 134,7 | 136,2 |
| Administrations publiques : dette Maastricht (non CVS) | |||||
| en % du PIB | 95,3 | 97,6 | 97,8 | 97,1 | 95,7 |
| Source et réalisation : Banque de France, Insee (pour la dette publique au sens de Maastricht, le PIB, le RDB et la VA)*Il s’agit ici du PIB notifié par l’INSEE à Eurostat dans le cadre de la notification de mars.
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| Taux d’endettement par secteur (en valeur nominale, en % du PIB) | ||||||
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L’impôt sur le revenu reposera cette année encore sur les déclarations remplies par les ménages. la retenue à la source si elle voit le jour sera en vigueur en 2018.
Cette année, la déclaration en ligne devient la règle pour les contribuables ayant des revenus supérieurs à 40 000 euros. Les Français sont un peu rétifs à la déclaration en ligne. En effet, si en Europe, deux tiers des déclarations sont dématérialisées, en France, ce taux n’est que de 40 % or, 80 % des ménages disposent d’un abonnement à Internet. 14,3 millions de Français sur 37 millions ont déclaré en ligne. Avec la disposition prévoyant que les contribuables ayant un revenu de référence supérieur à 40 000 euros devront sauf exception effectuer leur déclaration en ligne. Ce seuil sera abaisser à 28 000 euros en 2017 et à 15 000 euros en 2018.Par ailleurs, le Gouvernement entend favoriser le paiement par des moyens dématérialisés. La loi de finances rectificative prévoit que le paiement est obligatoirement dématérialisé quand le montant de l’IR dépasse 10 000 euros.
Les Français auront jusqu’au 18 mai pour effectuer leur déclaration en version papier. Pour la déclaration en ligne, les délais sont allongés.
Selon l’INSEE, au mois de mars l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente de 0,7 % après +0,3 % en février. Mais Corrigé des variations saisonnières, il n’augmente que de 0,1 % après un recul de 0,2% les deux mois précédents. Sur un an, l’inflation recule de 0,1 % contre -0,2 % en février.
Au mois de février, les prix ont augmenté du fait de la fin des soldes et de la remontée des cours de l’énergie.
Les soldes d’hiver s’étant achevés en février dans la plupart des départements français, les prix des produits manufacturés continuent de se redresser nettement en mars (+1,9 % après +1,0 % ; -0,2 % sur un an), en particulier dans l’habillement-chaussures (+11,9 % ; +0,2 % sur un an).
En mars 2016, l’indicateur d’inflation sous-jacente (ISJ) augmente de 0,1 % sur un mois et de 0,6 % sur un an après +0,7 % en février. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 0,8 % sur un mois et, comme l’IPC, baisse de 0,1 % sur un an.
Glissements annuels de l’indice des prix à la consommation (IPC), de l’inflation sous-jacente (ISJ)* et de l’indice des prix à la consommation harmonisés**

Les prix de l’immobilier ne sont pas repartis à la hausse mais il y a quelques signes positifs. Ainsi selon l’INSEE, au quatrième trimestre 2015, les prix des logements baissent légèrement par rapport au trimestre précédent (-0,5 %, en données brutes) après une hausse au troisième trimestre (+1,4 %). Ce léger repli est dû aux logements anciens (-0,5 %) alors que les prix des logements neufs sont stables.
Avec les très faibles taux d’intérêt et la légère amélioration de la conjoncture, les entreprises européennes reprennent le chemin de l’investissement. Le taux d’investissement des entreprises est ainsi en hausse à 22,2% dans la zone euro au quatrième trimestre 2015 contre 22 % au troisième.
La part des profits des sociétés non financières qui est définie comme l’excédent brut d’exploitation divisé par la valeur ajoutée brute est passée sur la même période de 39,9 à 40,0 %.
Les ménages européens ont décidé d’épargner une partie des gains générés par la baisse du prix de pétrole. Ainsi, selon Eurostat, au quatrième trimestre 2015, le taux d’épargne des ménages s’est établi dans la zone euro à 12,7%, contre 12,5% au troisième trimestre 2015.
Il y a également une légère remontée du taux d’investissement des ménages qui est passé de 8,3 à 8,4% du 3ème au 4ème trimestre 2015 dans la zone euro. La baisse des taux conduit avec la légère amélioration de la conjoncture à cette augmentation de l’investissement qui reste à un niveau très en-deçà de celui d’avant la crise de 2008. En 2007, il représentait pour la zone euro près de 12 % du revenu disponible brut des ménages.
Malgré des taux toujours aussi bas, les entreprises ont été plus prudentes en février qu’en janvier. L’endettement de marché ne progresse que 2,8 % contre 4,8 % en janvier, selon la Banque de France.
Le taux de croissance des emprunts bancaires a été 4,6 % contre 4,8 % en janvier .
Au total, la croissance du financement des sociétés non financières s’établit, sur un an, à 3,9 % en février, après 4,8 % en janvier.
| Financement des sociétés non financières | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| (Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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