L’INSEE a annoncé, ce 13 juillet, officiellement le taux d’inflation du mois de juin dernier. L’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1 % sur un mois après +0,4 % en mai. Corrigé des variations saisonnières, il croît également de 0,1 %. Sur un an, le taux d’inflation est en hausse de 0,2 % après une stabilité en mai 2016.
Cette hausse des prix à la consommation en juin provient pour l’essentiel de l’augmentation des produits pétroliers pour le quatrième mois consécutif et du rebond saisonnier des prix de certains services à l’amorce de la période estivale. Elle est en partie compensée par le repli également saisonnier des prix des produits frais et des produits manufacturés avec le début des soldes d’été.
En appliquant la formule du Livret A, le Gouvernement serait en droit d’abaisser de 0,75 à 0,5 % son rendement ce qui constituerait un nouveau plus bas historique.
Cette baisse du taux du Livret A serait cohérente avec la politique menée par la Banque centrale européenne qui agit pour maintenir les taux à leur plus bas possible afin de lutter contre la menace de la déflation et pour relancer l’économie. Le taux du Livret A est très élevé au regard des taux pratiqués à court terme qui sont tous négatifs (taux de l’euribor à 3 mois : -0,292 % le 11 juillet).
Cette baisse du taux du Livret A permettrait de réduire le coût de collecte du Livret A, du LDD et de plusieurs autres produits d’épargne réglementés. Pour la Caisse des Dépôts et Consignation et les banques, ces produits sont coûteux. Il y a également une moindre attractivité des prêts accordés aux organismes de logement social par rapport aux financements proposés par le marché.
Malgré tout, une baisse à 0,5 % du taux du Livret est un acte éminemment politique. Or, à moins d’un an des élections présidentielle et législatives, le Gouvernement sera sensible au fait de ne pas désespérer le petit épargnant populaire.
Entre la raison politique et la raison économique, le Gouvernement devra faire un choix….
En France, l’épargne réglementée, en 2015, représentait 700 milliards d’euros sur 4 460 milliards d’euros à fin 2015, soit plus de la moitié des dépôts bancaires des ménages.L’épargne réglementée s’est ainsi accrue de près de 14 milliards d’euros en 2015. C’est moins que l ’assurance-vie (+ 49 milliards d’euros) et que les dépôts à vue (+ 36 milliards d’euros)
Les livrets A, LDD et LEP pèsent près de 400 milliards.
Selon l’Observatoire de l’Epargne Réglementée, en 2015, il y a des évolutions assez sensibles avec notamment la forte progression du Plan d’Eparge Logement (+ 11,1 %) qui représentent ainsi un encours quasi identique à celui du livret A qui a connu en revanche une décollecte (- 2,7 %).
Du fait des taux du Livret A et du PEl, la rémunération de l’ensemble des dépôts bancaires des ménages français est supérieure à celle qui prévaut ailleurs en Europe. Le taux d’intérêt moyen des dépôts bancaires des ménages est en effet plus élevé en France (1,09 % à fin décembre 2015) que dans les autres grands pays de la zone euro (par exemple, 0,39 % en Allemagne fin 2015).
Avec un taux rémunérateur et du fait de la relative sécurité dont il bénéficie, le PEL est redevenu un produit phare de l’épargne française. Au premier trimestre 2015, le nombre d’ouvertures de PEL a fortement augmenté sous l’effet de l’annonce de la baisse du taux à 2 % au 1er février 2015. 1 million de nouveaux plans (nets des fermetures) ont été ouverts sur le seul premier trimestre de l’année 2015 (contre 1,5 million d’ouvertures nettes pour l’ensemble de l’année 2014)
Au premier trimestre 2016, logiquement, il y a eu le même engouement sur les ouvertures avant la diminution du rendement de 2 à 1,5 %.
À fin 2015, le nombre total de PEL s’établit à 15,6 millions d’unités, en hausse de 9,3 %. En 2015, le montant moyen du PEL s’élève à 15 700 euros, en hausse par rapport à celui observé en 2014 (+ 580 euros) malgré l’augmentation du nombre de plans, du fait d’une progression encore plus forte des encours (+ 11,1 % – cf. partie 1)
La France compte 61,1 millions de Livrets A pour 66 millions d’habitants à fin 2015. Le nombre de livrets A diminue avec la poursuite du processus de clôture (chasse au possession multiple et clôture pour cause de décès). En 2014, il y avait 61,6 millions (soit une baisse plus précisément de 550 000 livrets, après une baisse de 1,4 million de comptes en 2014). Selon le rapport de l’Observatoire de l’Epargne réglementée, la diminution du nombre de livrets A et la légère croissance de la population française engendre un nouveau mouvement de baisse du taux de détention de livrets A : 91,7 % 3 après la baisse significative observée en 2014 (92,9 %, après 95,8 % en 2013)
L’encours total des livrets A détenus par les personnes physiques s’élève à 244,6 milliards d’euros fin 2015 après 252,2 milliards d’euros fin 2014.
Le taux de détention de LDD baisse également légèrement : 37 % en 2015 après 37,5 % en 2014 du fait de la baisse du nombre de LDD en circulation (– 240 000 livrets à 24,7 millions de livrets) tandis que celui du LEP est stable à 13 %.
À fin 2015, l’encours moyen du livret A des personnes physiques atteint 4 003 euros. Il est en baisse de 89 euros par rapport à 2014 (– 2,2 %). Le LEP reste le livret ayant le montant moyen unitaire le plus élevé des trois livrets d’épargne réglementée avec un encours moyen unitaire de 5 116 euros en 2015, en baisse de 110 euros par rapport à 2014.
En 2015, le montant moyen du PEL s’élève à 15 700 euros, en hausse par rapport à celui observé en 2014 (+ 580 euros) malgré l’augmentation du nombre de plans, du fait d’une progression encore plus forte des encours (+ 11,1 % – cf. partie 1)
Les livrets A d’un montant supérieur à 15 300 euros : 11 % du nombre total de livrets mais près de 60 % de l’encours total En termes de répartition du nombre de livrets par tranche de solde créditeur, les livrets A de montant inférieur à 150 euros représentent 45,1 % du nombre total de livrets A, une part en hausse par rapport à 2014 (44,7 %). Les livrets de montant supérieur à 15 300 euros (ancien plafond des versements autorisés sur un livret A, hors capitalisation des intérêts, en vigueur avant les relèvements intervenus en octobre 2012 et en janvier 2013) représentent 11,3 % du total en légère baisse par rapport à 2014 (11,6 %), dont 4 % de livrets de montant compris entre 19 125 euros et 22 950 euros et 3,7 % de livrets de plus de 22 950 euros (nouveau plafond des versements autorisés sur un livret A, hors capitalisation des intérêts). Les relèvements de plafond du livret A avaient significativement accru la part du nombre de livrets de montant supérieur à 15 300 euros : de 8,5 % en 2011, elle avait atteint 11,7 % en 2013. En revanche, en termes d’encours, les livrets A crédités de moins de 150 euros représentent 0,3 % de l’encours total de livrets A en 2015, soit un montant moyen de 26 euros. En soustrayant, en leur sein, les livrets n’ayant fait l’objet d’aucun mouvement pendant l’année (encours unitaire moyen de 23 euros), l’encours moyen s’établit à un niveau de 30 euros.
Les livrets dits « dormants » représentent 22,5 % du nombre de livrets A et 0,13 % de l’encours. Ils se trouvent en majorité au sein des réseaux historiques (94,1 % en 2015 ). Le mouvement de concentration de l’encours au profit des livrets A les plus fortement dotés se poursuit en 2015 : les livrets d’un montant supérieur à 19 125 euros recueillent 43,5 % de l’encours total après 42,5 % en 2014.
Les livrets A d’un montant supérieur à 22 950 euros (plafond des versements autorisés sur un livret A, hors capitalisation des intérêts) représentent une part croissante des encours (22 %, contre 20 % en 2014), leur encours augmentant de 3,2 milliards d’euros. Dans le même temps, la part des livrets d’un montant compris entre 15 300 euros et 22 950 euros baisse de 38,6 % à 36,2 %, leur encours diminuant de 8,7 milliards.
Les LDD de plus de 12 000 euros : 14,5 % du nombre total des LDD et 43,4 % de l’encours La répartition du nombre de LDD par tranche de solde créditeur a peu varié entre 2014 et 2015. Suite au doublement de son plafond intervenu en octobre 2012, la part du nombre de livrets de montant supérieur à 6 000 euros (ancien plafond des versements autorisés sur un LDD, hors capitalisation des intérêts) avait augmenté au détriment de celle de montant compris entre 750 euros et 6 000 euros. La part du nombre de LDD de montants unitaires supérieurs à 6 000 euros a tendance à diminuer légèrement (32,6 %, contre 33 % en 2014) au profit des LDD faiblement dotés (inférieurs à 750 euros) qui représentent 43 % du nombre de livrets (contre 42,4 % fin 2014
A l’occasion de la publication du rapport annuel de l’Observatoire de l’épargne réglementée, le Gouverneur de la Banque de France a soulevé le problème de la réorientation de l’épargne des ménages vers des placements plus productifs. A cette fin, il a même souhaité la création de nouveaux produits. Il a ainsi indiqué « il nous paraît souhaitable que les professionnels puissent avoir une réflexion sur des produits qui sont à plus long terme, qui peuvent présenter des formes de garantie en capital au bout d’un certain temps mais qui permettent aux épargnants de bénéficier du meilleur rendement des actions sur la durée ».
Selon le Gouverneur, « l’épargne des Français et des Européens reste insuffisamment dirigée vers l’investissement et l’innovation». Le Gouverneur a souligné qu’il faudrait que la fiscalité soit plus incitative en faveur des placements longs.
En France, l’encours des placements financiers des ménages investis en actifs non risqués représentait 127% du PIB en France en 2015, contre 108% dans la zone euro et 72% aux Etats-Unis. Entre 2005 et 2015, la part des placements financiers des ménages de l’Hexagone investis dans des contrats d’assurance-vie en euros est passée de 26% à 30,8%, quand celle des titres détenus directement est tombée de 35,6% à 31,9%. Quant à la part de l’épargne réglementée, elle a reculé de 17,9% à 15,7% sur la période.
Lire le rapport de l’Observatoire de l’Epargne Réglementée 2015
Selon la Banque de France, à la fin du mois de mai, les crédits mobilisés par les entreprises s’élevaient à 868,5 milliards d’euros, en augmentation de 3,5 % sur un an.La progression des encours de crédit concerne toutes les catégories d’entreprises et la plupart des secteurs.
Les crédits aux PME accélèrent avec une hausse de 2,5 %, après 2,3 % fin avril. Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux diminue (1,98 % après 2,03 % en avril pour les crédits d’un montant unitaire inférieur à 1 million d’euros ; 1,42 % après 1,55 % pour ceux d’un montant supérieur).
La production de crédits nouveaux (cvs) s’accroît légèrement pour les montants inférieurs à 1 million d’euros (8,0 milliards d’euros, après 7,9 milliards en avril) et un peu plus nettement pour ceux supérieurs à 1 million d’euros (13,8 milliards d’euros, après 13,5 milliards).
Le Ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a annoncé le lancement du premier contrat d’assurance-vie « capital-investissement ». En cas de rachat ou de transmission, l’assuré pourra se faire payer en titres d’entreprise et non en cash. Cette mesure concerne les hauts patrimoines dont les titulaires partaient au Luxembourg à la recherche de ce type de contrats. Il faut savoir que 10 % des contrats représentent 90 % de l’encours en assurance-vie.
Selon la Banque de Franee, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires à moins de deux ans est stable en mai, à 0,42 %. Le taux des livrets ordinaires baisse encore une fois en passant de 0,48 à 0,42 %. En revanche, celui des dépôts bancaires à plus de deux ans affiche une diminution de 5 points de base (2,54 %, après 2,59 % en avril).
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) ![]() |
| mai-15 | juil-15 | déc-15 | mars-16 | avr-16 (e) | mai-16 (f) | ||
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 1,04 | 1,00 | 0,89 | 0,86 | 0,86 | 0,84 | |
| DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c) | 0,60 | 0,57 | 0,45 | 0,43 | 0,42 | 0,42 | |
| dont : – dépôts à vue | 0,14 | 0,14 | 0,11 | 0,11 | 0,10 | 0,10 | |
| – dépôts à terme <= 2 ans | 1,19 | 1,09 | 0,98 | 0,85 | 0,84 | 0,83 | |
| – livrets à taux réglementés (b) | 1,05 | 1,05 | 1,05 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | |
| dont : livret A | 1,00 | 1,00 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | |
| – livrets ordinaires | 0,77 | 0,72 | 0,57 | 0,53 | 0,52 | 0,48 | |
| DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c) | 2,77 | 2,68 | 2,63 | 2,57 | 2,59 | 2,54 | |
| Plan d’épargne-logement | 2,85 | 2,81 | 2,78 | 2,76 | 2,79 | 2,75 | |
| Autres dépôts à terme > 2 ans | 2,57 | 2,51 | 2,42 | 2,28 | 2,27 | 2,20 | |
| Pour mémoire : | |||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,00 | 0,00 | 0,00 | |
| Euribor 3 mois (c) | -0,01 | -0,02 | -0,13 | -0,23 | -0,25 | -0,26 | |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,20 | 0,29 | 0,07 | -0,17 | -0,19 | -0,17 | |
| (en pourcentage) |
| a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents. b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire. c. Moyenne mensuelle. d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire. e. Données révisées. f. Données provisoires. |
Les bourses européennes ont toutes connu un mauvais premier semestre. Depuis le 1er janvier, Francfort recule de 9,89 %, Milan de 24,37 % et Madrid de 14,57 %. Londres enregistre une hausse mais qui est optique. Son gain de 4,20 % est lié à un effet de change. Mesurée en euros, la variation est négative : – 8,25 %.
Avec la déploiement du QE de la BCE, certains s’attendaient à une hausse des cours des actions. Ils en ont été pour leur grade. L’accumulation de mauvaises nouvelles, le ralentissement de l’économie chinoise, la chute des cours du pétrole durant le 1er trimestre, les incertitudes sur la remontée des taux aux Etats-Unis et pour terminer le Brexit ont eu raison de des espoirs des investisseurs qui au nom de leur aversion aux risques ont opté pour des obligations à faible rendement.
Les banques centrales sont de plus en plus incontournables pour assurer la liquidité du marché interbancaire, la croissance et la confiance. Ainsi, compte tenu de l’entrée du Royaume-Uni dans une période d’incertitudes, la Banque d’Angleterre a indiqué qu’elle jouerait son rôle de pompier. « Sans vouloir préjuger des avis d’autres membres indépendants du comité de politique monétaire, les perspectives économiques se sont dégradées et un assouplissement monétaire s’imposera sans doute durant l’été », a déclaré, jeudi après-midi, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), Mark Carney. La BoE pourrait être amenée à réduire ses taux d’intérêt durant l’été, ramenant le Repo, qui est déjà à un plus bas historique de 0,5 %, à zéro. Sur le marché des changes, la dépréciation pourrait être durable..
Dans cet environnement complexe, il n’est pas étonnant que les établissements financiers aient connu de forte perte de valeur sur les marchés, de 20 à 34 %.
Un semestre marqué par une volatilité forte, liée à la montée des risques et aux craintes sur la croissance. La Bourse de Paris a détruit près de 10 milliards d’euros par mois depuis janvier.
Le Gouvernement a publié par décret les taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit au cours du deuxième trimestre de l’année 2016 pour les diverses catégories de crédits et les seuils de l’usure correspondants applicables à compter du 1er juillet 2016.
| Catégories | Taux effectif pratiqué au deuxième trimestre2016 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er juillet 2016 |
||
| Contrat de crédit consentis à des consommateurs n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinée à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. (a) | ||||
| – prêts d’un montant inférieur ou égal à 3000 euros : | 14,94% | 19,92% | ||
| – prêts d’un montant supérieur à 3000 euros et inférieur ou égal à 6000 euros : | 9,68% | 12,91% | ||
| – prêts d’un montant supérieur à 6000 euros : | 5,55% | 7,40% | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au deuxième trimestre 2016 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er juillet 2016 |
||
| Contrats de crédit consentis à des consommateurs destinés à financer les opérations entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation, relatif au crédit immobilier (2) ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||||
| – prêts à taux fixe : | 2,94% | 3,92% | ||
| – prêts à taux variable : | 2,52% | 3,36% | ||
| – prêts-relais : | 3,02% | 4,03% | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au deuxième trimestre2016 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er juillet 2016 |
||
| Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||||
| – découverts en compte : | 10,03% | 13,37% | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au deuxième trimestre 2016 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er juillet 2016 |
||
| Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||||
| – prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament : | 5,29% | 7,05% | ||
| – prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable : | 2,08% | 2,77% | ||
| – prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe : | 2,37% | 3,16% | ||
| – découverts en compte : | 10,03% | 13,37% | ||
| -autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans: | 2,04% | 2,72% | ||
Le chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière française a baissé de 1,2 % en avril faisant suite à une légère baisse en mars de 0,1 %. Le recul est plus marqué qu’en mars à l’exportation (-1,6 % après -0,6 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires baisse plus modérément que dans le secteur manufacturier en avril (-0,7 %) grâce au rebond dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+1,7 %, après -1,2 % en mars).
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires se contracte dans l’industrie manufacturière (-1,6 %) et dans l’ensemble de l’industrie (-1,1 %). sans surprise, c’est la cokéfaction et le raffinage qui se contracte le plus (-11,1 %). mais les matériels de transport sont également en baisse (-3,4 %). Le recul est de moindre ampleur dans les autres industries (-0,7 %), les industries agro-alimentaires (-0,7 %) et les biens d’équipement (-0,5 %). En revanche, le chiffre d’affaires se redresse dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+1,2 % sur trois mois, après -1,3 % en mars).
Sur un an, la tendance est négative. Le chiffre d’affaires des trois derniers mois recule dans l’industrie manufacturière, par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente (-1,6 %). Il baisse également dans l’ensemble de l’industrie (-1,3 %).
C’est le secteur de la cokéfaction et raffinage qui se contracte le plus (-25,2 %). Il recule dans les autres industries (-0,7 %) et plus modérément dans les industries agro- alimentaires (-0,3 %) et les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (-0,4 %). En revanche, il croît dans les matériels de transport (+0,5 %) et les biens d’équipement (+0,6 %).
Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière

Au cours du mois de juillet, le Gouvernement devra décider s’il modifie ou pas le taux du Livret A qui est depuis le 1er août 2015 fixé à 0,75 %. Pour mémoire, le 1er février dernier, il avait refusé de l’abaisser.
Avec une inflation annuelle de 0,2 % en juin, le Gouvernement serait en droit d’abaisser, le 1er août prochain, le taux du Livret A de 0,75 à 0,5 %.
Plusieurs arguments plaident pour cette baisse.
Le taux de 0,75 % est au regard des autres placements de court terme extrêmement élevé. En effet, les taux du marché monétaire sont négatifs et l’Etat emprunte jusqu’à 7 ans également en négatif.
Le taux de 0,75 % est coûteux pour la Caisse des Dépôts et pour les Banques (en ce qui concerne les ressources non centralisées). Elles doivent trouver des ressources générant des rendements supérieurs à un point permettant de rémunérer l’épargnant et les réseaux tout en assurant une liquidité totale. Cela entraîne également un surcoût pour les organismes d’HLM qui se financent par emprunts à partir des ressources du Livret A.
La Banque Centrale Européenne a demandé à la France de revoir à la baisse la rémunération de ses livrets défiscalisés. En effet, ces derniers conduisent les banques à maintenir des taux relativement élevés sur leurs livrets bancaires fiscalisés ce qui réduit d’autant leurs marges. ce taux de 0,75 % n’est pas cohérent avec les objectifs fixés par la BCE.
Si plusieurs arguments techniques plaident pour une baisse du taux du Livret A, des raisons politiques justifient le statu-quo.
A un an de l’élection présidentielle, il n’est pas certain que le Gouvernement s’engage, en effet, dans la voie de la réduction du taux du Livret A. Il ne faut pas désespérer l’épargnant dit populaire.
Une diminution du taux du Livret A aurait certes l’avantage de pousser les ménages à la consommation bien que les baisses précédentes aient eu un effet réduit en la matière. Elle pousserait surtout les épargnants à laisser dormir leur argent sur leurs dépôts à vue.
Une réduction du taux du Livret 1 signifierait que le Gouvernement ne croit plus guère à la progression de l’inflation et donc à la reprise. Or la communication des pouvoirs publics est tout autre. Le Gouvernement pourra toujours arguer que l’inflation augmente de mois en mois. Certes, le Brexit en pesant sur le cours du pétrole pourrait mettre un terme à ce processus.
Il y a enfin le précédent récent du mois de février dernier où le Gouvernement n’avait pas appliqué la formule qui prévoit que le taux du Livret A est égal au taux d’inflation (qui était alors de 0,2 %) + 0,25 point.
Philippe Crevel
Directeur du Cercle de l’Epargne
pcrevel@gmail.com
tel : 06 03 84 70 36
Avec une inflation annuelle de 0,2 % en juin, le Gouvernement serait en droit d’abaisser le taux du Livret A de 0,75 à 0,5 %.
Néanmoins, à moins d’un an de l’élection présidentielle, il n’est pas certain qu’il réduise le taux du Livret A. Au mois de février dernier, il n’avait pas appliqué la formule qui prévoit que le taux du Livret A est égal au taux d’inflation + 0,25 point. Le Gouvernement pourra toujours arguer que l »inflation augmente de mois en mois. En revanche, en période de taux négatifs, le taux de 0,75 % est coûteux et peu rationnel.
Au mois de juin, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation, en première estimation, augmenterait de 0,1 % par rapport au mois précédent, (contre -0,1 % sur un mois en juin 2015). Cette augmentation serait due au renchérissement des produits pétroliers, pour le quatrième mois consécutif, et au rebond saisonnier des prix de certains services, à l’amorce de la période estivale. Elle serait en partie compensée par le repli également saisonnier des prix des produits frais et des produits manufacturés, avec le début des soldes d’été.
Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,2 % en juin 2016 après une stabilité le mois précédent. Cette légère accélération résulterait essentiellement du moindre recul des prix des produits pétroliers. De même, la baisse des prix des produits manufacturés serait moins accentuée qu’en mai. Les prix de l’alimentation et ceux des services contribueraient de nouveau à la hausse des prix à la consommation sur un an.
En juin 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé croîtrait de 0,2 % sur un mois. Sur un an, il augmenterait de 0,3 % après +0,1% le mois précédent.
Début 2015, 85,6 % des ménages métropolitains français possèdent, selon l’INSEE, un livret défiscalisé (livret A, LDD…. En 10 ans, la part de ménages détenant un livret défiscalisé a augmenté de 3 points, avec notamment la forte croissance du taux de détention de livrets A ou Bleu (75,8 % en 2015 contre 57,0 % en 2004). Cette progression est imputable à la banalisation de la distribution du Livret A qui était auparavant distribué au sein des Postes et des Caisses d’Epargne. Par ailleurs, le Livret A a connu un regain avec la crise financière et l’augmentation de son plafond.
La détention de livrets soumis à l’impôt (livret B, livret Orange…) est stable depuis 17 ans : environ 6 % des ménages en possèdent au moins un.
Début 2015, le taux de détention des produits d’épargne logement reste comparable à celui de 2010, après un fort repli entre 2004 et 2010 (– 10 points), recul qui est intervenu notamment en raison de la réforme du PEL. Ils sont détenus par près d’un ménage sur trois. Entre 2010 et 2015, la détention de comptes d’épargne logement (CEL) stagne quand que celle de plans d’épargne logement (PEL), dont la rémunération est supérieure au livret A, repart à la hausse (+ 3 points entre 2010 et 2015, après – 11 points). Au total, un ménage sur quatre détient un PEL début 2015.
En 2004, un quart des ménages en métropole détenaient des valeurs mobilières ; ils ne sont plus qu’un sur six début 2015 (16,5 %). Ce repli a été plus important entre 2004 et 2010, mais il s’est poursuivi de 2010 à 2015 (– 5 points, puis – 3 points). À partir de 2008, les crises financière et économique ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées.
En raison de la chute des cours actions et du renforcement de la fiscalité, la détention de comptes-titres ordinaires continue de diminuer : moins de 10 % des ménages en possèdent contre plus de 11 % en 2010.
Le PEA ne profite pas du recul des comptes titres et cela malgré les avantages fiscaux dont il est doté.
36,5 % des ménages métropolitains possèdent au moins un contrat d’assurance-vie. Sa progression est moins marquée qu’entre 2004 et 2010 (+ 8,5 points), mais elle reste significative (+ 1,8 point entre 2010 et 2015). Deux tiers des assurances-vie sont ainsi des contrats dits « mono-support », ne permettant l’investissement que sur des fonds euros garantis.
L’épargne retraite est détenue par 16,4 % des ménages métropolitains début 2015. Les détenteurs se répartissent presque également entre trois types de produits : l’épargne retraite complémentaire volontaire et la surcomplémentaire, proposées par l’employeur, ainsi que le plan d’épargne retraite populaire (PERP), produit financier accessible aux particuliers dans les établissements bancaires. Le quatrième type de produit, le plan d’épargne populaire (PEP), disparaît progressivement depuis la fin de sa commercialisation en 2003.
L’immobilier garde néanmoins une place importante dans le patrimoine des ménages : 62,7 % des ménages métropolitains possèdent un patrimoine immobilier début 2015, que ce soit leur résidence principale ou un autre logement. Ainsi, 58,9 % des ménages métropolitains sont propriétaires de leur résidence principale ou accédants (+ 1 point par rapport à 2010). Par ailleurs, 18,0 % des ménages métropolitains possèdent un autre logement (résidence secondaire, logement vacant, loué ou mis à disposition gratuitement), taux relativement constant depuis la fin des années 1990.
Lire le document de l’INSEE sur les revenus et le patrimoine
Selon l’INSEE, à la fin de l’année 2014, le patrimoine net des ménages s’élevait à 10 221 milliards d’euros, soit 7,8 années de leur revenu disponible net.
Les actifs se composent à 61 % d’actifs non financiers, essentiellement immobiliers, et à 39 % d’actifs financiers.
En termes de dettes, leurs passifs financiers représentent 12 % de l’ensemble de leurs actifs. Le patrimoine net des ménages s’est fortement accru depuis la fin des années 1990. Cette hausse s’explique avant tout par la valorisation de l’immobilier. Les actifs non financier sont passés de 2,9 années de RDN en 1998 à 5,7 années en 2007, puis 5,4 années en 2014. Ils sont composés à 93 % de logements et de terrains bâtis, dont les prix ont été très dynamiques au cours de la décennie 1998-2007.
Cette progression s’est interrompue en 2008 sous l’effet de la crise financière, avec un recul de 3,8 % du patrimoine immobilier des ménages et de 7,1 % de leurs actifs financiers, l’ensemble de leur patrimoine net baissant in fine de 6,6 %. Après une courte reprise en 2010 et 2011, les prix de l’immobilier baissent régulièrement depuis 2012, entraînant une érosion de la valeur du patrimoine immobilier des ménages et un fort ralentissement de leur patrimoine net. Ce dernier est stable en 2014, à + 0,2 % après + 1,1 % en 2013 et + 1,3 % en 2012, contre + 9,6 % par an en moyenne entre 1998 et 2007.
Le poids des actifs financiers est passé de 2,7 à 3,5 années de RDN entre 1998 et 2014. Leur croissance a été freinée par les périodes de repli liées à l’éclatement de la bulle Internet au début des années 2000, puis à la crise financière de 2008. La composition des actifs financiers détenus par les ménages a également évolué au cours de cette période : la part du numéraire et des dépôts a décru, passant de 35 % en 1998 à 28 % en 2014, au profit des systèmes d’assurances et de garanties (principalement des contrats d’assurance-vie), passés de 26 % en 1998 à 37 % en 2014. Quant aux actions et parts de fonds d’investissements, leur proportion fluctue entre 25 % et 35 % au gré des aléas de la conjoncture boursière. En 2014, les actifs financiers des ménages progressent de 3,1 %, du fait notamment du dynamisme des souscriptions nettes sur les contrats d’assurance-vie. Cependant, l’encours en numéraire et dépôts ralentit et le total des actifs détenus en actions et fonds d’investissement augmente peu (+ 2,0 %).
Au niveau des passifs financiers des ménages qui s’élèvent à 1 352 milliards d’euros, ils sont composés à plus de 80 % de crédits à long terme qui financent les acquisitions de logements. Leur poids se stabilise autour de 1,0 année de RDN depuis 2008, après avoir progressé régulièrement au début des années 2000 du fait du coût croissant de l’immobilier. Depuis 2008, l’endettement de long terme des ménages continue d’augmenter mais à un rythme nettement ralenti, tandis que leur endettement de court terme diminue avec un recul des crédits à la consommation, recul qui a pris fin en 2015.
Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel des crédits aux sociétés non financières a augmenté au mois de mai de 5,4 %, après + 4,6 % en avril porté par la hausse marquée des crédits de trésorerie (+ 9,8 % en mai, après + 6,6 % en avril) qui s’explique par une opération exceptionnelle en mai. Les crédits à l’investissement restent stables (+ 3,9 %).
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Encours et taux de croissance annuel (données non cvs) ![]() |
| (Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %) |
Est-ce la faute aux grèves ou au temps, mais au mois de juin, la confiance des ménages a fléchi légèrement. L’indicateur de l’INSEE qui la synthétise perd 1 point et se situe à 97. Le mois dernier, il avait atteint son plus haut niveau depuis octobre 2007. Ce résultat ne prend pas en compte l’impact sur les ménages du Brexit.
En juin, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée s’améliore légèrement avec un gain de 2 points, après quatre mois de stabilité. Leur opinion sur leur situation financière future est quasi stable (-1 point). Les deux soldes sont inférieurs à leur moyenne de longue période.
En revanche, en juin, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse fortement : le solde perd 9 points, après une hausse d’ampleur comparable en mai. Il reste cependant au-dessus de sa moyenne de long terme.
En juin, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est stable à son niveau moyen de longue période pour le troisième mois consécutif. Celui concernant leur capacité d’épargne future se redresse légèrement (+2 points), retrouvant ainsi son niveau moyen de long terme.
En juin, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner continue d’augmenter : le solde correspondant gagne 4 points. Il demeure néanmoins très inférieur à sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages

Dans le cadre de la discussion du projet de loi Sapin II, le Gouvernement a, en effet, fait adopter des amendements visant à limiter un certain nombre de risques financiers. Figurent notamment la possibilité de différer l’exécution de rachats dans le cadre des contrats d’assurance-vie.
Cette possibilité n’est prévue qu’à titre exceptionnelle. C’est le Haut Conseil de Stabilité Financière qui aurait la possibilité d’imposer ses restrictions sur proposition du Gouverneur de la Banque de France.
Le Haut Conseil de stabilité financière est composé de huit membres :
1° Le ministre chargé de l’économie, président ;
2° Le gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, assisté du vice-président de cette autorité ;
3° Le président de l’Autorité des marchés financiers ;
4° Le président de l’Autorité des normes comptables ;
5° Trois personnalités qualifiées désignées, pour une durée de cinq ans, à raison de leurs compétences dans les domaine
Le texte ci-dessous doit faire l’objet d’un examen au Sénat début juillet et sera adopté certainement avant le 14 juillet.
Article 21 bis (nouveau) du projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique
Le code monétaire et financier est ainsi modifié :
1° Au 7° du I de l’article L. 612-33, les mots : « ou limiter » sont remplacés par les mots : « , retarder ou limiter, pour tout ou partie du portefeuille, » ;
2° L’article L. 631-2-1 est ainsi modifié :
« 5° Il peut, sur proposition du gouverneur de la Banque de France et en vue de prévenir l’apparition de mouvements de hausses excessives sur le prix des actifs de toute nature ou d’un endettement excessif des agents économiques, fixer des conditions d’octroi de crédit par les entités soumises au contrôle de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ou de l’Autorité des marchés financiers et ayant reçu l’autorisation d’exercer cette activité, lorsque ces entités consentent des prêts à des agents économiques situés sur le territoire français ou destinés au financement d’actifs localisés sur le territoire français ; »
« 5° bis Il peut, sur proposition du gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, moduler les règles de constitution et de reprise de la provision pour participation aux
bénéfices pour l’ensemble ou un sous-ensemble des personnes mentionnées aux 1°, 3° et 5° du B du I de l’article L. 612-2 ;
« 5° ter Il peut, sur proposition du gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, après avis du collège de supervision de cette autorité, à l’égard de l’ensemble ou d’un
sous-ensemble des personnes mentionnées aux 1° à 5° du B du I de l’article L. 612-2, afin de préserver la stabilité du système financier ou de prévenir des risques représentant une menace grave pour la situation financière de l’ensemble ou d’un sous-ensemble significatif de ces personnes, prendre les mesures conservatoires suivantes :
« a) Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements ;
« b) Suspendre ou restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;
« c) Suspendre, retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat ;
« d) Limiter temporairement la distribution d’un dividende aux actionnaires, d’une rémunération des certificats mutualistes ou paritaires ou d’une rémunération des parts sociales aux sociétaires.
« Le Haut Conseil de stabilité financière décide des mesures prévues au présent 5° ter pour une période de six mois, qui peut être renouvelée si les conditions ayant justifié la mise en place de ces mesures n’ont pas
disparu, après consultation du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières ; »
3° Le premier alinéa de l’article L. 631-2-2 est complété par les mots : « et toute personne dont l’audition lui paraît utile. Ces personnes peuvent, à cet effet, lui transmettre des informations couvertes par le secret professionnel
2013 avait été un très mauvais cru pour le pouvoir d’achat. L’INSEE le confirme en publiant les statistiques des revenus des Français pour l’année 2013.
Le revenu salarial annuel, qui est la somme de tous les salaires nets perçus par une personne dans une année, est de 20 350 euros en moyenne en 2013. Il est inférieur de 0,4 % à son niveau de 2012. La baisse est un peu plus marquée dans le secteur public. Le revenu salarial des cadres est en moyenne trois fois plus élevé que celui des ouvriers ou des employés.
Le revenu salarial moyen de l’ensemble des salariés, après avoir augmenté de 0,7 % par an entre 1995 et 2009, a diminué de 0,2 % par an jusqu’en 2012 et de 0,4 % en 2013. Cette baisse est plus marquée dans le secteur public : pour les salariés y travaillant principalement, le revenu salarial moyen diminue de 0,7 % en 2013 après – 0,5 % par an entre 2009 et 2012. Dans le privé, il se stabilise en 2013 après – 0,2 % par an entre 2009 et 2012.
Par ailleurs, depuis 2009, le revenu salarial moyen des femmes évolue plus favorablement que celui des hommes.
Consulter les données de l’INSEE
Comme chaque année, l’INSEE publie son analyse complète sur les résultats économiques de 2015.
L’année dernière dans un contexte assez favorable, la zone euro et la France ont connu une petite reprise. L’INSEE en étudie les raisons et décrypte les évolutions conjoncturelles et structurelles de l’économie française.
Passé inaperçu pour cause de Brexit, les résultats du chômage du mois de mai traduisent que l’amélioration constatée les deux mois précédents reste très fragile. En effet, au mois de mai , le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire sans aucune activité, a augmenté de 9 200 par rapport au mois d’avril, soit +0,3 %. La tendance reste toutefois orientée à la baisse avec -70 700 (-2,0 %) sur les trois derniers mois. En France métropolitaine, il y avait 3 520 300 sans emploi (catégorie A). Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 428 300 fin mai 2016.
L’INSEE a publié les résultats détaillés de la croissance du premier trimestre. Il en ressort que le taux d’épargne est en recul. Il passe de 14,8 à 14,4 % du revenu disponible brut du dernier trimestre 2015 au premier trimestre 2016. Le taux d’épargne financière est en retrait à 5,6 % contre 5,8 % du revenu disponible brut. Ce repli intervient dans un contexte d’augmentation de pouvoir d’achat. En termes nominaux, le revenu disponible brut (RDB) des ménages a augmenté de +0,6 % au 1er trimestre après +0,4 % au dernier trimestre 2015. La masse salariale a progressé de 0,8 % après +0,7 % et les impôts sur le revenu et le patrimoine ralentissent nettement ce trimestre (+0,3 % après +2,5 %). Dans le même temps, les prestations sociales en espèces décélèrent (+0,4 % après +0,6 %) et les cotisations sociales versées accélèrent (+0,9 % après +0,6 %), en raison notamment de la hausse des taux de cotisation pour la retraite au 1erjanvier 2016.
Après des reports de dépenses du fait des attentats, les ménages ont repris le chemin de la consommation et ont donc réduit leur effort d’épargne. Les dépenses de consommation des ménages se redressent en effet nettement (+1,1 % au 1er trimestre après +0,1 %).
Philippe Crevel était l’invité d’Intégrale Placement le jeudi 23 juin 2016. Il a examiné les conséquences pour les épargnants d’un éventuel départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.
En cas de victoire du « leave », de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.
Une onde de choc est prévisible. Du fait que les marchés ont ces derniers jours pronostiqué la victoire du « remain », un effet de stupeur circulera de place en place avec des replis assez conséquents. La Bourse de Londres pourrait perdre de 10 à 20 % de sa valeur avec une possible suspension des cotations. Pour les places européennes, un recul de 10 à 15 % est possible. La Livre Sterling pourrait perdre de 10 à 20 % de sa valeur quand l’euro serait attaqué.
Les taux d’intérêt des pays périphériques pourraient monter brusquement obligeant la BCE à intervenir massivement en achetant des obligations.
Les valeurs des entreprises européennes intervenant au RU seront les premières touchées avec évidemment les valeurs financières (banques et assurances).
Après l’effet de souffle qui pourrait durer une semaine à deux semaines, une période intermédiaire s’ouvrirait. Elle sera marquée par l’engagement de difficiles négociations entre le RU et l’UE. Il faudra établir un nouveau cadre de coopération économique, commercial et financier. Une porte pourrait être laissée ouverte afin de procéder à un nouveau référendum sur un nouvel accord. Dans tous les cas, cette période est celle des incertitudes. Les conséquences seraient moins d’investissements d’origine étrangère au RU mais aussi dans l’ensemble de l’Europe, moins de croissance. Une récession est possible au RU en 2017 et un retour de la stagnation pour l’Europe.
En outre, au nom du jeu de dominos, les pressions sur les pays faibles de l’Union ou sur ceux ayant la tentation de la sortie (Pays-Bas, Hongrie…) se renforceraient. L’Union devra réagir en renforçant la solidarité entre Etats membres.
Par ailleurs, les tentations irrédentistes au Royaume-Uni et en Europe (Ecosse, Pays de Galles, Corse, Catalogne…) devraient s’accroître tout comme les surenchères populistes
Au niveau de l’immobilier, le marché du Royaume-Uni qui est en état de bulle pourrait se dégonfler assez rapidement. par ailleurs, les résidents anglais en raison de la dépréciation de la Livre devrait se faire rare en France, or ce sont les premiers acquéreurs étrangers de maisons secondaires (un tiers). Le nombre de touristes britanniques devrait également baisser. Il faut souligner qu’il y a plus de 400 000 Britanniques qui sont installés en France.
A long terme, il est difficile de prédire les conséquences du départ du RU. Tout dépend des accords signés. Est-ce que le RU intègre l’Espace Economique Européen ou joue-t-elle le rôle d’un pays à faible fiscalité style Hong Kong ou Singapour…
les banques britanniques restent-elles à Londres ou s’installent-elles à Francfort, paris ou Hong Kong….
En cas de victoire du « remain », il y a un effet soulagement. Il n’y a pas d’euphorie car les places ont anticipé le maintien ces derniers jours. Il y aura des prises de bénéfices. La livre sterling devrait s’apprécier. Néanmoins, la victoire étriquée du maintien marquerait la fragilité de la construction européenne et laissera des traces.
Selon les chefs d’entreprise du bâtiment interrogés en juin 2016, le climat des affaires est stable mais l’indicateur est toujours en-dessous de la moyenne de longue période à 95.
Indicateur synthétique du climat des affaires

Est-ce la conséquence des grèves, du climat…. mais le climat des affaires se dégrade en France au mois de juin. Ainsi, selon l’INSEE, , le climat des affaires en France perd deux points et retrouve son niveau moyen de long terme (100). Le climat perd trois points dans les services, deux points dans l’industrie et un point dans le commerce de détail. Il est stable dans le bâtiment.
Indicateur de climat des affaires France

Indicateur de retournement France

Lecture: Proche de +1 (resp. -1) : climat conjoncturel favorable (défavorable)
Fin 2013, la France comptait 2 millions de personnes exerçant une activité non-salariée non agricole et hors auto-entrepreneur. En ajoutant ces derniers, le total s’élève à 2,7 millions de personnes . Pour 89 % d’entre elles, il s’agit de leur activité principale, les autres tirant l’essentiel de leurs revenus professionnels d’une activité salariée.
La moitié des non-salariés se répartit entre le commerce et l’artisanat commercial (20 %), la santé (16 %) et la construction (14 %) quand ces secteurs ne rassemblent qu’un tiers des salariés du privé.
Par tradition, les non-salariés sont par ailleurs nombreux dans les services : 13 % exercent dans les activités spécialisées scientifiques et techniques (professions juridiques, comptables, conseil de gestion, architecture, ingénierie, publicité, design, etc.) et 21 % dans les services destinés aux particuliers : restauration, hébergement, activités artistiques et récréatives, enseignement, coiffure, soins de beauté ou autres services personnels. En revanche, moins de 5 % des non-salariés travaillent dans l’industrie (hors artisanat commercial), soit trois fois moins que les salariés du privé.
Grâce aux auto-entrepreneurs, la population non salariée non agricole continue à augmenter rapidement. En 2013, la hausse a été de 5,1 % après + 5,4 % en 2012.
Un non-salarié sur quatre était un auto-entrepreneur en 2013 Ils représentent plus de 60 % des non-salariés dans le commerce de détail hors magasin (sur les marchés, à distance ou en vente directe), le design, la photographie, la traduction, ou certains services personnels comme l’entretien corporel. I
Le nombre d’indépendants dit classiques a augmenté aussi de 1,7 % en 2013 pour atteindre donc près de 2 millions fin 2013. Cette hausse est imputable à l’augmentation du nombre de gérants majoritaires de sociétés. En cinq ans, le nombre de gérants s’est accru de 160 000, tandis que celui des entrepreneurs individuels (hors AE) a diminué de 130 000. Ainsi, fin 2013, 39 % des non-salariés classiques sont des gérants de sociétés contre 31 % fin 2008.
Les auto-entrepreneurs économiquement actifs qui sont plus d’un million ont gagné en moyenne 440 euros mensuels de leur activité non salariée en 2013, soit sept fois moins que les indépendants classiques. Plus de 25 % a gagné moins de 70 euros par mois, 50 % moins de 240 euros et 10 % plus de 1 150 euros.
Le faible revenu des auto-entrepreneurs est en partie dû aux plafonds imposés sur les chiffres d’affaires pour bénéficier de ce régime, mais aussi au fait qu’il s’agit souvent d’une activité d’appoint. Fin 2013, près d’un auto-entrepreneur sur trois cumule cette activité avec un travail salarié, contre un non-salarié classique sur dix.
Le revenu d’activité global de ces pluriactifs (incluant le salaire) atteint 2 090 euros mensuels en 2013, dont à peine 15 % proviennent de leur activité non salariée.
Les auto-entrepreneurs n’exerçant pas d’activité salariée ont perçu en moyenne 500 euros par mois.
Selon l’INSEE, en 2013, les indépendants classiques tiraient de leurs activités en moyenne 3 190 euros par mois ; 3 410 euros pour les entrepreneurs individuels et 2 860 euros pour les gérants de sociétés. Pour 8 % des gérants, ce montant comprend une partie des dividendes perçus, désormais considérée comme rémunération du travail. Les dividendes représentent un montant moyen de 1 430 euros mensuels.
Les écarts entre TNS sont plus importants que chez les salariés. Un indépendant classique sur dix déclare un revenu nul car il n’a pas dégagé de bénéfices ou ne s’est pas versé de rémunération. Cela concerne 2 % des professionnels de santé et plus de 20 % des TNS intervenant dans les activités immobilières ou les arts et spectacles.
Hors revenus nuls, un sur dix perçoit moins de 450 euros par mois, un sur quatre moins de 1 060 euros et la moitié moins de 2 190 euros. Un sur quatre perçoit plus de 4 270 euros par mois et un sur dix plus de 7 780 euros. Ce montant est plus de deux fois supérieur à son équivalent chez les salariés du privé.
Le commerce hors magasin génère les revenus les plus faibles (980 euros par mois en moyenne), derrière la coiffure et les soins de beauté, les autres services personnels, les activités artistiques et récréatives et les taxis (de 1 290 à 1 420 euros mensuels). Les médecins et dentistes perçoivent les revenus les plus élevés (8 130 euros), devant les professions juridiques et comptables (7 790 euros) et le commerce pharmaceutique (7 660 euros).
Parmi les indépendants classiques, le revenu global d’activité des pluriactifs s’élève à 5 650 euros mensuels, dont près de la moitié est issue de leur activité non salariée. L’exercice parallèle d’une activité salariée est très fréquent dans l’enseignement, la santé et les activités artistiques et récréatives
La Banque de France a communiqué les résultats des crédits à la consommation du premier trimestre 2016. La progression de l’encours s’accélère de crédit avec une hausse de 5,0 % en glissement annuel contre 4,1 % au dernier trimestre.
Cette progression est comparable à celle de la zone Euro (+5,1 %) et supérieure à celle de l’Allemagne (+4,1 %). L’Italie et l’Espagne connaissent de fortes hausses (+16,4 % et +11,7 %), imputables en partie, au moins en Italie, à un changement de périmètre statistique. En France, la hausse est essentiellement portée par les prêts personnels non affectés et les crédits-bails.
| Taux d’intérêt au sens étroit des crédits renouvelables et découverts | |
Taux d’intérêt par type d’établissement de crédit, France![]() |
Taux d’intérêt par pays ![]() |
| Taux d’intérêt au sens étroit et frais moyens sur les crédits amortissables | |
Taux d’intérêt en % ![]() |
Frais moyens en % ![]() |
En 2014, les organismes privés d’assurances (mutuelles, sociétés d’assurances et institutions de prévoyance) ont perçu 67 milliards d’euros de cotisations et versé 47 milliards de prestations au titre des risques sociaux, soit presque un tiers de leur activité. Ils assurent 6,6 % des prestations sociales en France.
Les risques sociaux sont des événements qui affectent les conditions de vie des ménages en augmentant leurs besoins ou en diminuant leurs revenus, et dont la société a organisé la prise en charge via le système de protection sociale. Ils comprennent la maladie, le handicap, l’accident du travail ou la maladie professionnelle, la vieillesse, la survie, la famille, l’emploi, le logement et la pauvreté ou l’exclusion sociale.
La complémentaire santé représente 52 % des cotisations collectées quand la couverture retraite en représente 20 %. Depuis 2011, les cotisations collectées sur le champ des risques sociaux, notamment pour la couverture vieillesse (retraite et dépendance), sont plus dynamiques que sur l’ensemble du marché de l’assurance.
Le Conseil d’Orientation des Retraites a publié son rapport annuel, « Évolutions et perspectives des retraites en France » . Le Conseil a ainsi révisé ses projections reposant sur différentes hypothèses.
Le Cercle de l’Epargne analysera dans les prochains jours ce rapport
L’INSEE a rendu public l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de mai. L’augmentation a été de 0,4 % contre +0,1 % en avril. Corrigé des variations saisonnières, il croît également de 0,4 %. Sur un an, l’inflation est stable contre une baisse de -0,2 % en avril.
Cette hausse des prix à la consommation en mai provient pour l’essentiel du rebond des prix de l’alimentation, en particulier des produits frais, et du renchérissement pour le troisième mois consécutif des produits pétroliers.
En mai 2016, les prix de l’alimentation augmentent de 1,0 % sur un mois (comme sur un an) après une stabilité en avril. Cette accélération provient principalement de la hausse saisonnière des prix des produits frais, plus marquée en mai cette année (+7,5 %) que l’an dernier (+3,2 %). En particulier, les prix des fruits augmentent près de deux fois plus qu’un an plus tôt (+20,4 % sur le mois, contre +10,5 % en mai 2015) avec l’entrée en saison des produits d’été. Toutefois, une partie de cet écart (environ 3 points) provient d’une nouvelle méthode de calcul des prix de ces produits mise en œuvre à la suite du changement de base de l’IPC. es prix de l’énergie augmentent fortement en mai (+2,2 %), après des hausses plus modérées les deux derniers mois (+0,3 % en avril et +0,9 % en mars). Ils restent toutefois très inférieurs à leur niveau de l’an passé (-5,7 %). Ce raffermissement est dû aux produits pétroliers (+4,1 %; -10,4 % sur un an
Lors de sa séance du 13 juin 2016, le Haut Conseil a notamment examiné la question de l’impact de la baisse des taux sur l’assurance-vie
Dans le contexte actuel de développement des taux d’intérêt négatifs, une poursuite de l’évolution des modèles d’affaires et des ajustements des rendements est nécessaire. Il souligne que l’ajustement à la baisse des rémunérations des contrats d’assurance-vie intervenu en 2015 a été insuffisant au regard des circonstances macroéconomiques et financières actuelles, et en particulier des rendements prévisibles des actifs sous-jacents. Il rappelle la nécessité de poursuivre la mise en adéquation des rendements des produits d’épargne avec l’environnement financier actuel et la prudence qui doit présider à leur détermination pour garantir la solidité des acteurs.
En 2015, le taux moyen offert par les contrats d’assurance-vie a été de 2,25 en replis de de 0,25 point sur un an. Dans le même temps, les taux des emprunts d’Etats français à dix ans, ont baissé de 0,8 point. Le taux de ces emprunts est de 0,4 % quand il était de plus de 4 % en 2007. Certes, les assureurs peuvent maintenir à 2 % en jouant sur les vieux emprunts acquis à la belle époque et qui se dilue progressivement ainsi qu’en puisant dans leurs provisions.
Les contrats en euros pesant près de 1 300 milliards d’euros sur un total de plus de 1560 milliards d’euros. Face à ce problème, le HCSF pourrait voir ses pouvoirs renforcés avec l’adoption d’un amendement au projet de loi Sapin 2 qui pourrait permettre au HCSF de moduler « les règles de dotation et de reprise de la provision pour participation aux bénéfices ». Les assureurs pourraient être dans l’obligation de renforcer la réserve de participation aux bénéfices et donc en contrepartie diminuer la rémunération des contrats afin de la garantir dans le temps.
Un autre amendement prévoit par ailleurs que le HCSF puisse prendre de mesures préventives, en cas de risque pour la stabilité du système financier, comme la possibilité d’empêcher le rachat – par l’épargnant – de tout ou partie de son portefeuille.
Avec l’augmentation des cotisations, le gel des pensions, le recul de l’âge de la retraite et l’accord AGIRC-ARRCO de 2015, la situation de l’assurance-vieillesse s’améliore légèrement permettant au Conseil d’Orientation des Retraites de revoir ses prévisions pour l’équilibre financier global de l’ensemble du système d’ici à 2020. Le besoin de financement de tous les régimes obligatoires devrait être ramené à 4 milliards d’euros soit 0,2 % du PIB, contre 8 milliards prévus auparavant. Le COR anticipe également que l’amélioration de la conjoncture économique se poursuive.
Néanmoins, sur vingt cinq ans, il faudrait une croissance des revenus d’activité supérieure à 1,5 % par an contre moins de 1 % ces dernières années afin d’obtenir l’équilibre
Le rapport indique donc qu’une inflexion s’est produite. En effet, en 2015, le besoin de financement à 2020 s’élevait encore à 0,3 % du PIB quand en 2008, il dépassait plus de 0,7 % du PIB.
Dans le cadre de ses projections, le Conseil souligne que le retour à l’équilibre pourrait être atteint dès le milieu des années 2020 avec une hausse de 1,8 % des revenus d’activité. Dans le scénario médian, à +1,5 %, la fin des déficits interviendraient vers 2036-2037.
En revanche, si la croissance des revenus d’activité était faible (+1%par an) jusqu’à 1,4% du PIB en 2060, le maintien de forts déficits serait incontournable . Il faut prendre en compte que depuis 1990 les gains de productivité du travail ralentissent.
L’impact du chômage est faible sur les comptes de l’assurance-vieillesse car s’il diminue le montant des cotisations, manque en partie compensé par l’UNEDIC, il réduit le montant des prestations dues.
Le COR précise que « la situation financière du système de retraite serait ainsi nettement meilleure avec un taux de chômage de 10 % si les revenus d’activité augmentaient de 2 % par an (en excédent de 1,7 % du PIB en 2060) qu’avec un taux de chômage de 4,5 % mais une croissance des revenus d’activité de 1,5 % par an (excédent de 0,5 % du PIB en 2060) ».
Le COR s’est par ailleurs lancé dans des projections de long terme. Ainsi de 2016 à 2040. si la croissance des revenus d’activité est de 1,5 %, le besoin de financement sera de 0,1 % du PIB. Au delà, le système serait en excédent. En dessous,les besoins seraient très vite importants.
Le COR présente aussi des simulations pour maintenir l’équilibre. Ainsi, si la croissance des revenus était limitée à 1 %, pour assurer l’équilibre sur vingt-cinq ans, il faudrait augmenter de 1,2 point de pourcentage le taux de cotisation dès 2017, ou bien abaisser de 3,8 % toutes les pensions de retraite.
Compte tenu du trend de croissance de l’économie française, le COR fait preuve comme à son habitude d’un optimisme à tout crin. Pour maintenir le régime vieillesse à flot, il faudrait une réelle reprise des gains de productivité.
Par ailleurs, si l’équilibre est de retour, il ne faut pas oublier que les futurs retraités verront leur taux de remplacement baisser d’une dizaine de points au moins. Il y a donc un prix à payer pour ce retour relatif fragile à l’équilibre des comptes
Selon l’enquête mensuelle de la Banque de France, la demande de crédits auprès des établissements financiers serait en hausse.
Pour les crédits aux entreprises, en mai, les établissements bancaires font état d’une augmentation de la demande tirée par les opérations de fusion-acquisition et les investissements. Pour les crédits à la consommation et à l’habitat, la demande est perçue en hausse par les banques.
Demande de crédits des entreprises : PME et grandes entreprises
Solde pondéré des réponses en %

Selon la Banque de France, le financement de marché des sociétés non financières a fortement rebondi en avril (+ 3,6 %, après le creux exceptionnel du mois précédent) ; les crédits bancaires augmentent par ailleurs (+ 4,6 %, après + 4,2 %).
L’endettement des sociétés non financières s’accroît de 4,2 % sur un an en avril, après 3,3 % le mois précédent. Il est composé à 61 % de crédits bancaires et à 39 % de financements de marché, qui concernent essentiellement les grandes entreprises et celles de taille intermédiaire.
Le coût du financement bancaire est stable, mais celui de marché baisse assez nettement. Un effet anticipé des achats de titres d’entreprises par les Banques centrales de l’Eurosytème, qui débutent en juin, explique ce phénomène.
Taux de croissance annuel, par mode de financement (en %) ![]() |
Coût moyen du financement (en %) ![]() |
| (* Cliquez ici pour voir l’image seule) | |
| Source et calculs : Direction Générale des Statistiques | |
Au mois d’avril, la production rebondit dans l’industrie manufacturière a augmenté de 1,3 % contre une baisse de 1,0 % en mars. Pour l’ensemble de l’industrie, la hausse est de 1,2 % contre une repli de -0,4 % en mars.
Au cours des trois derniers mois, la production baisse dans l’industrie manufacturière (-1,2 %). Dans une moindre mesure, elle recule aussi dans l’ensemble de l’industrie (-0,6 %).
Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois progresse de 0,6 % par rapport aux trois mêmes mois de 2015. Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,5 %).
Sur ces douze derniers mois, l’industrie française a été portée par la production de matériels de transport (+5,6 %). En revanche, elle plonge dans la cokéfaction et raffinage (-7,6 %).
La Banque de France a révisé à la baisse sa prévision de croissance pour le 2ème trimestre de 0,3 % contre 0,4 % initialement. Le ralentissement du commerce international, les grèves et les intempéries ont certainement justifié cette baisse de 0,1 point. Cela marquerait un réel ralentissement par rapport au 1er trimestre où la croissance avait été de 0,6 %
Consulter les prévisions de conjoncture de la Banque de France
La Commission des Comptes de la sécurité Sociale, dans son rapport 2016, souligne que le déficit du régime général et du Fonds de Solidarité Vieillesse est en baisse de 2,4 Md€ en 2015. Le déficit consolidé du régime général et du FSV s’est établi à 10,8 Md€ en 2015, contre 13,2 Md€ en 2014
Le déficit du régime général s’établit à 6,8 Md€, en réduction de 2,8 Md€ par rapport à l’année précédente. L’amélioration du solde en cours d’exécution a été rendue possible par une bonne maîtrise des dépenses et par des rentrées supérieures aux prévisions de CSG.
La réduction du déficit entre 2014 et 2015 concerne toutes les branches du régime général : la branche retraite est désormais proche de l’équilibre (-0,3 Md€) ; la branche famille voit son déficit réduit de 1,2 Md€ et la branche maladie de 0,8 Md€ alors qu’il ne s’était réduit que marginalement 2014. ce dernier s’élève néanmoins à 5,8 milliards d’euros.
le retour à l’équilibre de la branche retraite est lié au ralentissement de la croissance des dépenses de pensions ont légèrement ralenti en 2015 (+2,2% après +2,4%) en raison d’une baisse de 0,3 point de l’effet lié à la revalorisation des pensions en moyenne annuelle. Les pensions n’ayant pas été revalorisées en 2014, la revalorisation de 0,1% intervenue au 1er octobre 2015 s’est traduite par une augmentation des pensions versées de 0,03% en 2015 (contre 0,3% en 2014). Par ailleurs, la contribution des effectifs à l’évolution des pensions a été constante en 2015 (+1,7 point), en lien avec le recul de l’âge légal de départ à la retraite qui freine les départs. Les recettes ont été en hausse en 2015 (+3,9% après +3,8% en 2014), tirés à la hausse par la fraction élevée du produit de CSSS (41,7%) attribuée à la CNAV pour compenser l’impact sur ses charges de l’intégration du RSI. Par ailleurs, malgré une relative stabilité de la progression de la masse salariale par rapport à 2014, les hausses de taux de cotisations issues du décret du 2 juillet 2012 (+0,1 point) et de la loi du 20 janvier 2014 (+0,1 point) ont majoré les cotisations sociales de 1 Md€. Enfin, les transferts perçus par la CNAV ont fortement décéléré en 2015 en raison d’une modification du calcul des prises en charge par le FSV de cotisations retraite des demandeurs d’emplois.
Pour 2016, le solde de la branche retraite du régime général devrait encore s’améliorer et dégager un excédent après plus d’une décennie de déficits. Les pensions versées évolueraient au même rythme qu’en 2015 (+2,2%). La faible hausse de l’effet lié à la revalorisation des pensions (+0,08% en moyenne annuelle) serait contrebalancée par un ralentissement de la contribution des effectifs, notamment de la population retraitée avant l’âge légal. Les progression des produits ralentirait (+2,8%) sous l’effet, d’une part de la stabilisation des transferts reçus qui seraient minorés par le passage à une prise en charge proportionnelle, et non plus forfaitaire, du minimum contributif par le FSV, d’autre part, de la progression moindre qu’en 2015 des contributions, impôts et taxes (+2,6%) en raison de la modification de la répartition de ces recettes suite à la mise en œuvre du pacte de responsabilité et aux conséquences de l’arrêt « de Ruyter ». Avec des hausses de taux de cotisations équivalentes à 2015 (+0,2 point au global), l’essentiel de l’accélération des cotisations sociales (+3,7% après +3% en 2015) s’expliquerait par le rebond prévu de la masse salariale plafonnée de 0,8 point. en 2016.
Au mois d’avril, selon la Banque de France, les taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est stable à 0,86 % par rapport au mois précédent. La baisse est de 20 points de base en un an.
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Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) |
| avr-15 | juin-15 | nov-15 | fév-16 | mar-16 (e) | avr-16 (f) | ||
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 1,06 | 1,02 | 0,91 | 0,89 | 0,86 | 0,86 | |
| DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c) | 0,62 | 0,59 | 0,47 | 0,45 | 0,43 | 0,42 | |
| dont : – dépôts à vue | 0,15 | 0,14 | 0,12 | 0,11 | 0,11 | 0,10 | |
| – dépôts à terme <= 2 ans | 1,21 | 1,19 | 1,01 | 0,95 | 0,85 | 0,84 | |
| – livrets à taux réglementés (b) | 1,05 | 1,05 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | |
| dont : livret A | 1,00 | 1,00 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | |
| – livrets ordinaires |
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0,81 | 0,76 | 0,60 | 0,57 | 0,53 | 0,52 |
| DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c) | 2,77 | 2,75 | 2,66 | 2,65 | 2,57 | 2,59 | |
| Plan d’épargne-logement | 2,88 | 2,87 | 2,83 | 2,84 | 2,76 | 2,79 | |
| Autres dépôts à terme > 2 ans | 2,63 | 2,58 | 2,43 | 2,35 | 2,28 | 2,27 | |
| Pour mémoire : | |||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,05 | 0,00 | 0,00 | |
| Euribor 3 mois (c) | 0,01 | -0,01 | -0,09 | -0,18 | -0,23 | -0,25 | |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,00 | 0,35 | 0,05 | -0,13 | -0,17 | -0,19 | |
La Commission des finances de l’Assemblée Nationale a amendé plusieurs articles relatifs à l’épargne du projet de loi Sapin II. Ainsi, au sujet de l’option solidaire instituée pour le LDD permettant aux épargnants d’affecter, sous forme de don, une partie des revenus tirés de ce produit d’épargne réglementée, à une entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS) de leur choix, la commission des finances a proposé de l’étendre au Livret A. Par ailleurs, la commission des finances a adopté un amendement qui permet d’aller au-delà du texte initial en autorisant les épargnants de flécher une partie des sommes collectées vers ce secteur de l’économie sociale et solidaire.
Actuellement, en effet, les banques qui distribuent le LDD doivent affecter les ressources du LDD non centralisées à la Caisse des dépôts au financement des PME et aux travaux d’économies d’énergie dans les bâtiments anciens. Si l’amendement de la Commission est adopté, les entreprises de l’économie sociale et solidaire pourraient profiter des ressources du LDD.
La Commission des Finances a précisé les règles de déblocages anticipés que le Gouvernement veut instituer pour les petits PERP. Le déblocage serait ainsi possible pour les Perp « dont l’encours est inférieur à 2.000 euros, et qui n’ont pas fait l’objet de versements au cours des 4 années précédant la demande de rachat ».
Par souci d’égalité de traitement, la Commission des finances permet à un couple pacsé d’avoir deux Livrets d’Epargne Populaire comme les couples mariés. Le Livret d’épargne populaire, rémunéré actuellement 1,25% net, est réservé aux contribuables les plus modestes, ceux dont le revenu fiscal de référence (RFR) ne dépasse pas, pour la première part, 19.255 euros. Cet élargissement concerne les membres d’un PACS faisant une déclaration fiscale commune.
La BCE a décidé de maintenir inchangé ces taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00 %, 0,25 % et – 0,40 %. Par ailleurs, le Gouverneur a confirmé que dans le cadre des mesures non conventionnelles de politique monétaire, l’Eurosystème entamera le 8 juin ses achats dans le cadre du programme d’achats de titres du secteur des entreprises (corporate sector purchase programme, CSPP). Cela complète les achats d’actifs de titres publics. C’est une amplification du QE et cela devrait peser encore plus sur les taux.
Le Cercle de l’Epargne a présenté l’édition 2016 de son enquête annuelle sur « les Français, la retraite et l’épargne », le 1er juin 2016.
Cette présentation a été réalisée par Jérôme Jaffré, directeur du CECOP, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne et par Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne en présence d’André Renaudin, directeur général d’AG2R LA MONDIALE.
Les Français sont attachés à leur retraite d’où leur inquiétude en ce qui concerne son évolution. Ils sont prêts à accepter certaines réformes sous réserve que l’âge légal ne soit pas reporté à 65 ans. Afin de maintenir leur niveau de vie à la retraite, ce qui constitue une priorité, ils sont une majorité à épargner et ils sont favorables au développement de fonds de pension à la française.
En matière d’épargne, les épargnants jugent que prise de risques rime avec un meilleur rendement. Si l’immobilier reste une valeur sûre, l’assurance-vie conforte sa première place au sein des placements financiers avec une montée en puissance du contrat multi-supports permettant de panacher fonds euros et unités de compte.
La succession des réformes et les difficultés économiques et financières de la France génèrent un climat anxiogène qui se traduit par un sentiment largement partagé au sein de la population que notre système de retraite est menacé.
Les Français restent attachés à l’idée de partir tôt à la retraite, autour de 60 ans si possible. De ce fait, il n’est pas étonnant qu’ils rejettent à 60 % le report de l’âge légal de 62 à 65 ans. Le principe de travailler plus longtemps pour avoir une meilleure pension divise les actifs en deux catégories (50 % étant pour, quand 50 % sont contre).
L’unification des régimes de retraite est très favorablement accueilli ; 72 % des sondés y sont favorables.
Le développement des fonds de pension n’est plus un sujet de clivage au sein de l’opinion (66 % des Français sont favorables, 70 % à droite et 59 % à gauche). La reconnaissance officielle par la loi Sapin II des fonds de pension témoigne d’une réelle évolution des mentalités en la matière.
Près des 3/4 des Français considèrent que leurs pensions ne leur permettent pas ou ne leurs permettront pas de vivre correctement. Près de la moitié des retraités partagent ce sentiment (49 %).
Pour 63 % des Français, être propriétaire de sa résidence principale constitue la solution pour préparer sa retraite. Pour 31 % d’entre eux, cette préparation passe également par la réalisation d’investissements dans l’immobilier locatif.
Ils sont 52 % à penser que le recours à l’épargne financière est nécessaire (30 % optent pour des produits longs comme l’assurance-vie, et 22 % pour des produits dédiés à la retraite).
Plus de la moitié (55 %) des Français déclarent épargner en vue de la retraite dont 16 % régulièrement. En 2015, ils étaient 57 % à déclarer épargner en vue de la retraite. L’actualité moins dense sur le thème de la retraite peut expliquer ce tassement. Les revenus aisés épargnent le plus, de manière assez logique, en vue de la retraite (68 %).
45 % des Français anticipent une stagnation des rendements de l’épargne en 2016 contre 11 % qui prévoient une hausse. 44 % considèrent, de leur côté qu’une baisse est incontournable.
55 % des épargnants jugent normal que les placements financiers évoluent vers un peu plus de risques pour permettre un meilleur rendement. En revanche, les non-épargnants sont à 67 % opposés à cette tendance. Les catégories sociales traditionnellement épargnantes sont les plus favorables à la prise de risques (72 % chez les cadres supérieurs).
Sans surprise, les Français restent attachés aux valeurs sûres que sont la pierre (65 % des sondés considèrent ce placement intéressant) et l’assurance-vie (62 %). Les contrats d’assurance-vie sont plébiscités par ceux qui en ont un. 84 % des titulaires d’un tel contrat jugent l’assurance-vie intéressante.
46 % des personnes sondées privilégient les contrats multi-supports associant fonds euros et unités de compte. Ils sont néanmoins 42 % à préférer le fonds euros au risque d’avoir un faible rendement. En revanche, le côté « tout unités de compte » ne retient l’intérêt que de 12 % des sondés. Les unités de comptes pures sont privilégiées un peu plus chez les 18-24 ans (15 %) et chez les jeunes actifs (25-34 ans).
* À la demande du Cercle de l’Épargne, le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.
L’enquête a été réalisée sur Internet du 19 au 22 avril 2016 auprès d’un échantillon de 1 003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’Institut français d’opinion politique (IFOP).
Contacts presse :
Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48
slegouez@cercledelepargne.fr
Sur le premier trimestre de l’année 2016 tout comme sur un an, l’industrie française enregistre une diminution de son chiffre d’affaires. L’effet prix joue du fait d’une concurrence vive mais il y a également un problème de compétitivité qui se manifeste par ailleurs sur le déficit commercial et cela malgré la baisse du prix du pétrole et la dépréciation de l’euro.
Ainsi, selon l’INSEE, au mois de mars, le chiffre d’affaires diminue de 0,2 % dans l’industrie manufacturière après une quasi-stabilité en février (+0,1 %). La baisse est plus marquée à l’exportation (-0,6 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires recule légèrement (-0,2 %) après une hausse en février (+0,7 %), du fait d’un net repli dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (-0,5 %, après +3,6 % en février).
Le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière

Source : Insee
Sur le premier trimestre 2016, le chiffre d’affaires diminue de 1,1 % dans l’industrie manufacturière tout comme dans l’ensemble de l’industrie par rapport au dernier trimestre de 2015. Il baisse fortement dans la cokéfaction et raffinage (-10,3 %) et, plus modérément, dans les matériels de transport(-2,7 %). Il décroît aussi dans les autres industries (-0,5 %), en particulier dans la chimie (-0,9 %) et dans le caoutchouc, plastiques et minéraux non métalliques (-1,0 %). À l’inverse, le chiffre d’affaires progresse sur le trimestre dans les industries agro-alimentaires (+0,5 %). Il est quasi stable dans les biens d’équipement (+0,1 %).
Dans l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires recule au premier trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 de 0,6 %. Sur cette période, le chiffre d’affaires chute dans la cokéfaction et raffinage (-23,3 %) du fait de la baisse des prix. En revanche, il croît dans les matériels de transport (+1,7 %), les industries agricoles et alimentaires (+1,1 %) et les biens d’équipement(+1,2 %). Il est quasi stable dans les autres industries (+0,1 %). Pour l’ensemble de l’industrie, la baisse du chiffre d’affaires sur un an est un peu plus marquée (-0,7 %), du fait du recul dans les industries extractives, énergie, eau, déchets, dépollution (-1,6 %).
contact@cercledelepargne.com