Deux tiers des retraites voient la retraite en rose
Selon une enquête réalisée par Audirep pour Amundi , 62 % des sondés considèrent que la retraite est une perspective agréable mais aussi un sujet de préoccupation financière pour 2/3 d’entre eux
Les moins de 35 ans n’estiment qu’à 37% que la retraite est une perspective agréable contre 79% des 45 ans et plus. Confirmant l’étude du Cercle, l’enquête Amundi indique que 69% des moins de 35 ans craignent de ne pas disposer de revenus suffisants, une proportion tombant à 59% chez les 45 ans et plus.
Les 45 ans et plus sont 82% déclarer connaître leur âge de départ, 69% l’âge auquel ils auront accès à une retraite à taux plein et 38% savent le montant de leurs revenus de retraite issus des régimes obligatoires. Des proportions tombant à respectivement 41%, 21% et 6% auprès des moins de 35 ans. ces résultats peuvent paraître assez optimistes.
Confirmant également les résultats de l’enquête du mois de juin du cercle; 65% des sondés estiment que leur futur revenu à la retraite sera « trop juste » pour vivre confortablement le moment venu. 53% pensent percevoir entre 50% et 80% de leur dernier revenu grâce aux régimes de retraites obligatoires (Sécurité Sociale + éventuellement Argirc, Arrco) et 19 % pensent que ce montant sera même inférieur à 50% ; un vrai décalage car ceux qui s’inquiètent sont 44% à souhaiter percevoir au moins 80 % !
Si 51 % des sondés par TNS Sofres pour le Cercle affirmaient épargner pour les retraites, 2/3 des répondants Amundi affirment avoir commencé à épargner pour préparer leur retraite, 57% ont commencé entre 25 et 45 ans.
Les taux bas quelles conséquences pour les ménages
Philippe Crevel a été interviewé par TF 1 au sujet des conséquences des taux bas pour les ménages français.
A partir de 18 m 30 s
Près de la moitié des nouveaux prêts à l’habitat, c’est de la renégociation
Avec la baisse des taux d’intérêt, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers demeure vive. En juillet 2016, elle a été de 3,7 % comme en juin.
La croissance des crédits à l’habitat est progresse de 3,3 %. Ce taux représente la variation des encours totaux, tous établissements confondus, et n’est donc pas impacté par l’ampleur des renégociations. Les renégociations représentent 44 % exactement de la production de nouveaux prêts à l’habitat. De fait, la baisse des taux d’intérêt se poursuit à un rythme soutenu pour les crédits à l’habitat à long terme à taux fixe (1,78 %, après 1,85 % en juin) et de façon encore plus marquée pour ceux à court terme et à taux variable (1,60 % en juillet, après 1,86 %).
Par ailleurs, l’investissement en habitat locatif progresse dans le contexte de taux financiers très bas et des mesures d’encouragement fiscal : 12 % des crédits nouveaux à l’habitat ont pour motif un investissement locatif contre moins de 10 % il y a un an.
Les crédits à la consommation restent dynamiques (+ 5,7 % en juillet, après + 5,9 % en juin). Les taux d’intérêt des crédits amortissables à la consommation ont baissé de près de 0,50 point depuis début 2016.
Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut
Taux de croissance annuel brut
juil-16
mai-16
juin-16
juil-16
Total
1 078
3,8
3,7
3,7
Habitat
886
3,4
3,3
3,3
Consommation
156
5,9
5,9
5,7
Autres
35
5,3
3,7
4,3
Comment réduire sa facture fiscale d’ici la fin de l’année ?
Philippe Crevel a été interrogé par Guillaume Sommerer au sujet des placements permettant de réduire son impôt sur le revenu dans le cadre de l’émission Intégrale Placements du 31 août 2016.
L’industrie toujours en indélicatesse
Selon l’INSEE,au mois de juin , le chiffre d’affaires a baissé de 4,5 % dans l’industrie manufacturière. Il retrouve un niveau proche de celui d’avril après un fort rebond en mai (+5,0 %) dû à d’importantes livraisons à l’export de matériels de transport. Ainsi, le recul est particulièrement vif pour les exportations (-15,3 % après +19,3 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se contracte également (-3,8 %).
Sur le deuxième trimestre 2016, le chiffre d’affaires progresse dans l’industrie manufacturière (+0,6 %). Cette hausse est portée uniquement par les matériels de transport (+8,4 %), avec une poussée exceptionnelle pour les autres matériels de transport (+14,0 %). En revanche, sur cette période, le chiffre d’affaires recule dans tous les autres secteurs : les autres industries (-0,8 %) les industries agro-alimentaires (–1,1 %), la cokéfaction et raffinage (–3,1 %) et lesbiens d’équipement (-0,6 %).
Le chiffre d’affaires augmente à un rythme un peu plus soutenu dans l’ensemble de l’industrie (+0,9 %) grâce au dynamisme des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+2,2 %).
Dans l’industrie manufacturière comme dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires recule au deuxième trimestre 2016 par rapport au même trimestre de 2015 (respectivement -1,2 % et -1,0 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires chute dans la cokéfaction et raffinage (-23,3 %). Il recule dans les autres industries (-1,2 %), les industries agro-alimentaires (-1,0 %) et les biens d’équipement (-1,9 %). Parmi les grands secteurs industriels, le chiffre d’affaires ne progresse que dans les matériels de transport, où il est en vive hausse par rapport à l’an passé (+6,2 %).
L’inflation stable en août
Selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois de l’INSEE, l’indice des prix à la consommation augmenterait de 0,3 %, en août, par rapport au mois précédent, comme en août 2015. Les prix seraient essentiellement tirés par le rebond saisonnier des prix des produits manufacturés après les soldes d’été sur le territoire métropolitain et par la hausse, également saisonnière, des prix de certains services liés au tourisme. En outre, les prix des produits alimentaires continueraient d’augmenter légèrement, surtout du fait des produits frais. Ces hausses seraient en partie compensées par un nouveau recul des prix des produits pétroliers.
Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,2 %, comme les deux mois précédents. Cette hausse résulterait principalement du dynamisme des prix des services, en partie compensé par les baisses des prix de l’énergie et des produits manufacturés.
En août 2016, l’indice des prix à la consommation harmonisé croîtrait de 0,3 % sur un mois. Sur un an, il augmenterait de 0,4 %, comme le mois précédent.
Les dépôts à vue toujours à la hausse
La croissance des dépôts à vue s’accélère à nouveau.Ainsi, selon la Banque de France, le taux de croissance des dépôts à vue augmente en juillet 2016 après une période de baisse commencée en juillet 2015 (+ 11,6 % en juillet 2016, après + 10,7 % en juin 2016 et + 15,9 % en juillet 2015).
France : ressources monétaires des institutions financières monétaires
Encours (en Mds €) (a)
Taux de croissance annuel (en %) (a)
juil-16
mai-16
juin-16
juil-16
Dépôts à vue
799
12,5
10,7
11,6
= Ressources résidentes incluses dans M1
799
12,5
10,7
11,6
Dépôts à terme ≤ 2 ans
135
1,6
-1,6
-2,3
+ Comptes sur livret
607
-0,9
-0,7
-0,6
= Ressources résidentes incluses dans M2-M1
742
-0,5
-0,8
-0,9
Titres d’OPC monétaires
258
3,5
4,8
1,4
+ Pensions
22
-21,5
-4,7
-5,5
+ Titres de créance ≤ 2 ans
67
-3,9
-3,6
10,8
= Ressources résidentes incluses dans M3-M2
347
0,1
2,5
2,6
Total des ressources résidentes incluses dans M3
1 887
4,7
4,4
4,7
+ Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
182
5,0
6,9
4,8
– Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
36
-22,7
-12,9
-4,6
= Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro
2 033
5,3
4,9
4,9
(a) Données cvs.
Source : BdF
Résultats assurance-vie juillet 2016 : les Français plus fourmis que cigales
Malgré la baisse du rendement des fonds euros, les Français ne se détournent pas de l’assurance-vie. Après un décevant mois de juin, le premier produit d’épargne des Français a enregistré une collecte positive de 3,4 milliards d’euros au mois de juillet (contre 800 millions d’euros au mois de juin) et retrouve ainsi toutes ses couleurs.
Le mois de juillet est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie. Les Français effectuent des arbitrages entre leurs placements durant ce premier mois des vacances. Les primes versées en fin de premier semestre donnent lieu traditionnellement à des flux supplémentaires d’épargne dont profitent le Livret A et l’assurance-Vie. Par ailleurs, les Français qui ont laissé dormir des sommes importantes sur leurs comptes courants commencent à les affecter sur les différents produits d’épargne qu’ils possèdent. Le passage du taux du Plan d’Epargne Logement à 1 %, annoncé au mois du juillet, a pu également inciter des ménages à revenir sur l’assurance-vie. Les cotisations brutes ont ainsi progressé en juillet pour atteindre 12,3 milliards d’euros contre 11 milliards d’euros en juin. De leur côté, les rachats ont été très mesurés, à 8,9 milliards d’euros contre 10,2 milliards d’euros en juin. Dans ces conditions, l’encours de l’assurance-vie atteint 1615 milliards d’euros.
La collecte des unités de compte a été de 2,2 milliards d’euros soit près de 18 % de la collecte totale. Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte d’UC représente 19 % du montant des cotisations. Malgré la baisse des taux, les unités de compte n’arrivent pas à franchir la barre des 20 %. Les ménages français éprouvent des difficultés à franchir le cap et à s’exposer à un peu plus de risques.
Le regain de forme du Livret A et de l’assurance-vie semble indiquer que les Français souhaitent maintenir un niveau élevé d’épargne. Il n’est pas impossible que nous assistions à un effet d’encaisse. Pour contrecarrer le faible rendement des produits de taux, les Français pourraient épargner davantage afin de respecter leur plan de route en matière de constitution de patrimoine.
Climat des affaires : stable mais incertain
L’INSEE a publié le 25 août son indice sur le climat des affaires du mois d’août. cet indice perd un point par rapport à juillet. A 101, il reste néanmoins légèrement au-dessus de son niveau moyen de long terme (100). Le climat perd deux points dans l’industrie et un point dans le commerce de détail. Il est stable dans les services et le bâtiment.
Indicateur de climat des affaires France
L’indicateur de retournement qui signale un climat conjoncturel favorable ou défavorable se situe en zone d’incertitude. Après la stagnation du deuxième trimestre et les mauvais résultats du tourisme du fait des attentats, l’attentisme semble être de retour. Pour atteindre 1,5 % de croissance sur l’année, l’activité devra reprendre assez rapidement au mois de septembre pour échapper à une léthargie.
Indicateur de retournement France
Lecture: Proche de +1 (resp. -1) : l’indicateur signale un climat conjoncturel favorable (respectivement défavorable). Entre +0,3 et -0,3 : zone d’incertitude conjoncturelle.
Résultats du Livret A – mois de juillet 2016 – analyse par Philippe Crevel
Le Livret A enregistre son 5ème mois consécutif de collecte positive avec un gain de 630 millions d’euros au mois de juillet. Il fallait remonter à 2013 pour avoir un mois de juillet avec une collecte positive. Depuis le début de l’année, seuls les deux premiers mois ont connu une décollecte. Dans ces conditions, la collecte atteint 970 millions d’euros pour le Livret A dont l’encours s’élève à 256,9 milliards d’euros.
Le résultat du mois de juillet dépend des annonces sur les taux du Gouvernement. En cas de baisse, la décollecte est au rendez-vous. En revanche, en rythme de croisière, c’est un bon mois pour le Livret A qui profite des versements de prime à la fin du mois de juin.
La baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenue le 1er août dernier semble avoir été digérée par les épargnants. Le fait que le Gouvernement ait décidé de ne pas toucher à ce taux au mois de juillet dernier contrairement au Plan d’Epargne Logement dont le taux a été ramené à 1 % a certainement contribué à ce bon résultat.
En raison d’un environnement économique et social toujours incertain, Les ménages maintiennent un fort taux d’épargne. Face aux fluctuations des marchés financiers et les débats sur le rendement de l’assurance-vie , ils privilégient le Livret A qui constitue, malgré son faible taux, une valeur sûre. Après avoir accumulé des sommes très importantes sur les dépôts à vue, les ménages effectuent, par ailleurs, des arbitrages en faveur de produits d’épargne donnant lieu à rémunération et notamment en faveur du Livret A. Les Français restent attachés à la sécurité du capital et conservent un regard circonstancié vis-à-vis des placements à risques. Le Livret A confirme, dans ce contexte, son regain de forme entamé au cours du printemps.
Le Livret A a pris des couleurs au mois de juillet
Le Livret A enregistre son 5ème mois consécutif de collecte positive avec un gain de 630 millions d’euros au mois de juillet. Il fallait remonter à 2013 pour avoir un mois de juillet avec une collecte positive. Depuis le début de l’année, seuls les deux premiers mois ont connu une décollecte. Dans ces conditions, la collecte atteint 970 millions d’euros pour le Livret A dont l’encours s’élève à 256,9 milliards d’euros.
Le résultat du mois de juillet dépend des annonces sur les taux du Gouvernement. En cas de baisse, la décollecte est au rendez-vous. En revanche, en rythme de croisière, c’est un bon mois pour le Livret A qui profite des versements de prime à la fin du mois de juin.
La baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenue le 1er août dernier semble avoir été digérée par les épargnants. Le fait que le Gouvernement ait décidé de ne pas toucher à ce taux au mois de juillet dernier contrairement au Plan d’Epargne Logement dont le taux a été ramené à 1 % a certainement contribué à ce bon résultat.
En raison d’un environnement économique et social toujours incertain, Les ménages maintiennent un fort taux d’épargne. Face aux fluctuations des marchés financiers et les débats sur le rendement de l’assurance-vie , ils privilégient le Livret A qui constitue, malgré son faible taux, une valeur sûre. Après avoir accumulé des sommes très importantes sur les dépôts à vue, les ménages effectuent, par ailleurs, des arbitrages en faveur de produits d’épargne donnant lieu à rémunération et notamment en faveur du Livret A. Les Français restent attachés à la sécurité du capital et conservent un regard circonstancié vis-à-vis des placements à risques. Le Livret A confirme, dans ce contexte, son regain de forme entamé au cours du printemps.
Le taux de chômage en baisse au sens du Bureau International du Travail
Selon l’INSEE, en moyenne sur le deuxième trimestre 2016, le taux de chômage au sens du BIT est de 9,9 % de la population active en France, après 10,2 % au premier trimestre 2016. En France métropolitaine, le nombre de chômeurs diminue de 74 000, à 2,8 millions de personnes ; le taux de chômage diminue ainsi de 0,3 point par rapport au premier trimestre 2016, à 9,6 % de la population active. La baisse concerne toutes les tranches d’âge, particulièrement les jeunes. Sur un an, le taux de chômage diminue de 0,5 point.
Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Au deuxième trimestre 2016, le taux de chômage de longue durées’établit à 4,3 % de la population active, comme au trimestre précédent et au deuxième trimestre 2015.
Taux de chômage au sens du BIT
Estimation à +/- 0,3 point près du niveau du taux de chômage et de son évolution d’un trimestre à l’autre/ Champ : population des ménages, personnes de 15 ans ou plus / Source : Insee, enquête Emploi
Ce résultat est la conséquence de la bonne tenue de l’activité et d’une augmentation faible de la population active.
L’emploi marchand résiste en France
L’emploi sauvé par le tertiaire
Au deuxième trimestre 2016, l’emploi a progressé à nouveau dans les secteurs marchands non agricoles de 0,2 %. Néanmoins, en phase avec le ralentissement de la croissance, il n’y a eu que 24 100 emplois créés contre 37 300 au premier trimestre. Sur un an, l’emploi s’accroît de 0,9 % soit +143 300. C’est le 5ème trimestre consécutif de créations nettes d’emplois pour le secteur marchand.
L’industrie continue à perdre des emplois, 9 700 soit -0,3 %. Ce secteur n’a pas été créateur depuis 2001.
Dans la construction, les destructions d’emploi reprennent (-0,3 %, soit -3 500, après +0,1 % le trimestre précédent). Sur un an, l’industrie perd davantage d’emplois (-33 900) que la construction (-13 400).
Le salut vient du secteur tertiaire qui a enregistré 37 300 créations d’emploi soit une hausse de 0,3 % faisant suite à une hausse de 0,4 % le trimestre précédent.
Cette hausse est due à l’emploi tertiaire hors intérim (+0,3 %, soit +37 800, après +0,4 % au premier trimestre). Sur un an, l’emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,4 %, soit + 155 100.
Sans prendre en compte l’intérim, l’emploi marchand croît sur un an de 107 800.
Les prix ont baissé de 0,4 % en juillet
Selon l’INSEE, au mois de juillet, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé de 0,4 % sur un mois, après une hausse de 0,1 % en juin. Corrigé des variations saisonnières, il est stable, après une hausse de 0,1 % en juin. Sur un an, il augmente de 0,2 %, comme le mois précédent.
Cette baisse mensuelle des prix à la consommation résulte, pour l’essentiel, des soldes d’été, à l’origine du recul saisonnier des prix des produits manufacturés. En outre, les prix de l’énergie se replient du fait des produits pétroliers. À l’inverse, les prix de certains services liés au tourisme augmentent de manière saisonnière. Enfin, les prix des produits alimentaires sont en très légère hausse.
L’industrie française toujours à la peine
Selon l’INSEE, au mois de juin, la production a reculé de 1,2 % le dans l’industrie manufacturière (après +0,1 % en mai). Elle diminue une nouvelle fois dans l’ensemble de l’industrie (-0,8 % après -0,5 %).
Au deuxième trimestre, la production baisse légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,2 %). Elle est quasi stable dans l’ensemble de l’industrie (-0,1 %).
Sur cette période, la production diminue nettement dans les industries agro-alimentaires (-2,3 %) et chute dans la cokéfaction et raffinage (-11,7 %). Elle est stable dans les « autres produits industriels ». En revanche, elle augmente nettement dans les matériels de transport (+1,7 %), et plus modérément dans les biens d’équipement (+0,5 %) et dans les industries extractives, énergie, eau (+0,3 %).
Dans l’industrie manufacturière, la production du deuxième trimestre croît légèrement par rapport au même trimestre de 2015 (+0,3 %). Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,4 %).
Sur cette période, la production croît très fortement dans les matériels de transport (+7,6 %) et plus modérément dans les « autres industries »(+0,5 %) et dans les industries extractives, énergie, eau (+0,9 %). À l’inverse, elle recule nettement dans les industries agro-alimentaires (-3,0 %) et dans lesbiens d’équipement (-2,4 %), et plonge dans la cokéfaction et raffinage(-13,2 %).
Indices mensuels de la production industrielle
Légende : CZ : industrie manufacturière – (C1) : IAA – (C3) : biens d’équipement – (C4) : matériels de transport – (C5) : autres industries
Le taux de croissance à 0,3 % de la Banque de France pour le 3ème trimestre est-il réaliste ?
Après une croissance nulle au 2ème trimestre, le PIB pourrait, selon la Banque de France, augmenter de 0,3 % au cours du 3ème trimestre. Si ce taux de croissance se maintenait jusqu’à la fin de l’année, l’objectif du Gouvernement de 1,5 % de croissance annuelle pourrait être atteint.
Néanmoins, l’impact des attentats sur l’activité touristique et le Brexit pourraient peser sur la croissance à la rentrée. Le secteur agricole notamment céréalier devrait souffrir en raison des intempéries de la fin de premier semestre. De ce fait, il n’est pas impossible que le rythme de croissance soit plus proche de 0,2 que de 0,3 %.
Les jeunes, l’épargne et la retraite
A partir des données de l’enquête annuelle du Cercle, ce dernier a décidé de consacrer son étude du mois d’août aux jeunes. Quel comportement ont-ils face à l’épargne et à la retraite ? Quels sont leurs motivations en la matière ? Quels sont leurs jugements face aux produits d’épargne ? Telles sont les questions à laquelle l’étude ci-dessous tente de répondre.
Les tableaux de l’épargne (août 2016)
LES CHIFFRES DU CERCLE DE L’ÉPARGNE
Tableau de bord des produits d’épargne
Rendementset plafonds
Collectes nettes et encours
Livret A
0,75 %Plafond 22 950 euros
Juin 2016 : +690 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : +340 millions d’euros
Encours : 256,3 milliards d’euros
Livret de Développement Durable
0,75 %Plafond 12 000 euros
Juin 2016 : -40 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : -0,26 million d’euros
Encours: 101,0 milliards d’euros
Plan d’Épargne Logement
1 % hors primePour PEL ouverts à compter du 1er/08/2016
Plafond 61 200 euros
Mai 2016 : +899 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : +8,615 milliards d’euros
Encours : 248,552 milliards d’euros
Compte Épargne Logement
0,50 % hors primePlafond 15 300 euros
Mai 2016 : -85 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : -552 millions d’euros
Encours : 29,444 milliards d’euros
Livret d’Épargne jeune
Minimum 0,75 %Plafond : 1 600 euros
Mai 2016 : -7 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : -140 millions d’euros
Encours : 6,481 milliards d’euros
Livret d’Épargne Populaire
1,25 %Plafond : 7 700 euros
Mai 2016 : -31 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : -807 millions d’euros
Encours : 45,008 milliards d’euros
Livrets ordinaires fiscalisés
0,46 % (juin 2016)Pas de plafond légal
Mai 2016 : -367 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : +7,192 milliards d’euros
Encours : 178,826 milliards d’euros
PEAPEA PME
Plafond 150 000 eurosPlafond : 75 000 euros
Encours : environ 100 milliards d’eurosEncours : environ 400 millions d’euros
Assurance-vie Rendement des fonds euros en 2015
Rendement moyen des UC en 2015
2,25 %
4,8 %
Juin 2016 : +810 millions d’eurosDepuis le 1er janvier : +11,8 milliards d’euros
Encours: 1 602 milliards d’euros
SCPI Rendement moyen 2015
4,75 %
Sources : Banque de France – FFSA – GEMA-AMF – Caisse des Dépôts et Consignations
²
Tableau de bord des marchés financiers
Résultats
CAC 40 au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
4 439,81
+8,58 %
-4,25 %
+8,53 %
DAXX au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
10 337,50
+9,42 %
-3,77 %
+10,02 %
Footsie au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
6 724,43
+9,51 %
+7,72 %
-4,67 %
Euro Stoxx 50 au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
2 990,76
+8,41 %
-8,47 %
+4,08 %
Dow Jones au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
18 432,24
+5,87 %
+5,78 %
-2,29 %
Nasdaq au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
5 162,13
+10,02 %
+3,09 %
+8,58 %
Nikkei au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
16 569,27
+8,13 %
-12,95 %
+9,07 %
Parité euro/dollar au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
1,1118
+1,10 %
+3,07 %
-10,28 %
Or au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
Évolution en 2015
1 353,79
+3,17 %
+27,59 %
-10,39 %
Pétrole baril de Brent en dollars au 29 juillet
Évolution en juillet
Évolution depuis le 1er janvier
43,390
-10,88 %
+15,49 %
43,390-10,88 %
+15,49 %
Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt
Taux
Obligations souveraines et Euribor au 29 juillet 2016
Taux OAT à 10 ans
Taux du Bund à 10 ans
Taux de l’US Bond à 10 ans
Taux de l’Euribor à 1 mois
Taux de l’Euribor à 3 mois
Taux de l’Euribor à 9 mois
Taux de l’Euribor à 12 mois
0,198 %
-0,107 %
1,493 %
-0,371 %
-0,297 %
-0,119 %
-0,048 %
Crédit immobilier (Source Empruntis 29 juillet 2016)
10 ans
15 ans
20 ans
25 ans
30 ans
1,35 %
1,60 %
1,80 %
2,10 %
2,65 %
Prêts aux particuliers (immobilier) : taux effectifs moyens constatés pour le 2e trimestre 2016 (BdF)Prêts à taux fixe
Prêts à taux variable
Prêt-relais taux moyen pratiqué
2,94 %
2,52 %
3,02 %
Prêts aux particuliers (immobilier) : taux de l’usure au 3e trimestre 2016Prêts à taux fixe
Prêts à taux variable
Prêt-relais taux moyen pratique
3,92 %
3,36 %
4,03 %
Prêt à la consommation (taux effectifs moyens constatés pour le 2e trimestrepar la Banque de France)Montant inférieur à 3 000 euros
Montant compris entre 3 000 et 6 000 euros*
Montant supérieur à 6 000 euros
Prêts découverts de comptes
14,94 %
9,68 %
5,55 %
10,03 %
Taux de l’usure (taux maximums autorisés)Montant inférieur à 3 000 euros
Montant compris entre 3 000 et 6 000 euros*
Montant supérieur à 6 000 euros
Prêts de découverts de compte
19,92 %
12,91 %
7,40 %
13,37 %
Tableau de bord retraite
Montant et évolution
Commentaires
Pension régime de base
0 % en 2014 et 2015
ARRCO
Valeur du point : 1,2513 €
AGIRC
Valeur du point : 0,4352 €
IRCANTEC
Valeur du point : 0,47460€
Montant du minimum vieillesse
800 euros pour une personne seule et 1 242 euros pour un couple
Montant mensuel de la pension (droits directs) en 2013
· Tous régimes confondus
· Pour les hommes
· Pour les femmes
1 306 euros
1 642 euros
993 euros
De 2004 à 2013, la pension moyenne est passée de 1 029 à 1 306 eurosPour les hommes, elle est passée de 1 338 à 1 642 euros
Pour les femmes de 730 à 993 euros
La chronique de l’épargne (août 2016)
L’épargne réglementée est-elle aussi populaire que cela ?
En moyenne, le montant moyen d’un Livret A est de 4 003 euros, celui du Livret de Développement Durable est de 4 102 euros. L’encours moyen du Livret d’Épargne Populaire s’élève à 5 116 euros. Enfin, le montant moyen du PEL est de 15 700 euros.
Si 45 % des Livrets A sont crédités de moins de 150 euros, 11 % dépassent 15 300 euros. Ces derniers représentent près de 60 % de l’encours. 3,7 % des livrets ont un encours supérieur à 22 850 euros (nouveau plafond des versements autorisés).
Le relèvement du plafond avait entraîné une augmentation du nombre de livrets dépassant 15 300 euros. Il est en effet passé de 8,5 % en 2011 à 11,7 % en 2013. Les livrets ayant plus de 22 950 euros représentent plus de 22 % de l’encours total du Livret A.
L’épargnant allemand, la première victime des taux bas
Du fait de revenus plus conséquents et d’un fort taux d’épargne, les épargnants allemands souffrent plus que quiconque de la baisse des taux. En effet, en 2015, les Allemands ont épargné, en moyenne par personne, 3 900 euros contre 3 000 euros pour les Français, 1 900 euros pour les Italiens et 1 400 euros pour les Espagnols.
Selon notre étude réalisée pour l’AMF, en 2016, les Français sont 6,2 % à détenir des actions en direct, contre 6,6 % un an plus tôt.
La détention d’actions continue de baisser
Le taux de détention directe d’actions poursuit sa baisse. Représentant 13,8 % en 2008, il s’établit à 6,2 % en mars 2016. Le nombre de particuliers déclarant détenir des actions en France peut ainsi être évalué à environ 3 millions de personnes.
Les possesseurs de Plans d’Épargne en Actions seraient également moins nombreux : le taux de détention est de 6,8 % des Français en 2016, contre 7,1 % en 2015. 5,2 % des Français détiennent des placements collectifs (FCP et SICAV v). Ils sont 1,6 % à posséder des obligations en direct.1 Français sur 13 détient un produit en actions
Seuls 2,5 % des Français interrogés ont répondu détenir un fonds investi en actions (contre 7,5 % en 2008). Le taux d’investisseurs en actions, que ce soit en direct ou par le biais de placements collectifs, atteint désormais 7,6 % de la population (contre 8,1 % en mars 2015, 16,4 % en 2008). Plus largement, la détention de valeurs mobilières (actions, obligations, placements collectifs) est passée de 18,7 % de la population en 2008 à 10,3 % en mars 2016.
1 Français sur 10 détient une assurance vie en unités de compte
Un tiers des Français déclarent détenir un contrat d’assurance vie. Parmi eux, 26 % répondent qu’ils détiennent un « contrat en euros » et un peu plus de 10 % un « contrat en unités de compte ou mixte », un taux en hausse depuis 2009 (8 %), mais stable depuis 3 ans.
Le Livret A en question
Le Livret A serait une mauvaise affaire pour les épargnants, pourtant ils y laissent des sommes confortables, plus de 256 milliards d’euros. Le Livret A serait une mauvaise affaire pour la Caisse des Dépôts et l’État, et pourtant ce dernier a décidé de maintenir son taux à 0,75 %. Comprendra qui voudra !
Le regain de forme du Livret A
Le Livret A a terminé le premier semestre 2016 en beauté en affichant un quatrième mois consécutif de collecte positive. En effet, au mois de juin, la collecte du Livret A a été de + 690 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte nette redevient positive et s’élève désormais à +340 millions d’euros. Au 30 juin, l’encours du Livret A atteint 256,3 milliards d’euros.
Juin est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. De nombreux salariés y versent une partie des primes qu’ils touchent en fin de premier semestre. Par ailleurs, les ménages économisent en vue des vacances et de la rentrée.
L’impact de la baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenue le 1er août 2015 s’estompe au fil des mois. La fronde contre le Livret A qui s’est traduite par une décollecte de 15 milliards d’euros entre 2014 et 2015 semble se terminer. Les Français qui, depuis des mois, laissaient dormir sur leurs dépôts à vue des sommes très importantes, 355 milliards d’euros à fin mai contre 240 milliards d’euros à fin mai 2008, en réaffectent une partie sur des placements rémunérés. La baisse du rendement du Plan d’Épargne Logement, à 1 % au 1er août, même si elle ne concerne que les nouveaux contrats, devrait conforter le Livret A, ce dernier bénéficiant de la sécurité et de la liquidité ainsi que d’une exonération fiscale totale. Avec un rendement réel, après prise en compte de l’inflation, de 0,5 %, le Livret A compte tenu du contexte sans précédent de taux négatif peut apparaître comme un produit bien rémunéré. Chez nos partenaires, les produits de court terme offrent des rémunérations bien inférieures.
La décision du Gouvernement de ne pas abaisser le taux à 0,5 % comme il aurait pu le faire, en appliquant la formule, devrait permettre de maintenir la collecte autour de la ligne de flottaison. Un taux de 0,5 % aurait sans nul doute provoqué un rebond de la décollecte comme cela avait été constaté après le 1er août 2015.
Ce mouvement de collecte positive que nous connaissons depuis quatre mois pourrait néanmoins s’interrompre au cours de l’été du fait d’un certain nombre de dépenses incontournables comme les vacances, la rentrée scolaire et le paiement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu.
Mais le système du Livret A, unique en Europe, repose sur une série d’équilibres qui seront remis en cause par la baisse des taux d’intérêt. Il a longtemps permis de transformer de l’épargne de court terme en prêts à long terme à un coût raisonnable. En effet, le Livret A a comme principal objectif de financer le logement social. À partir des ressources collectées et centralisées, la Caisse des dépôts prête aux organismes sociaux de l’habitat (OPAC, offices publics de l’habitat (OPH), entreprises sociales de l’habitat (ESH ex-SA HLM)…) à des taux logiquement privilégiés.
À titre d’exemple, le taux du prêt locatif à usage social (PLUS) est égal au taux du Livret A + 0,6 %.
La ressource livret A coûte à la Caisse des dépôts, en moyenne, le taux du Livret A auquel il faut ajouter les frais de collecte et de gestion. Ces derniers ont atteint jusqu’à 1,12 point. Les banques ont ainsi accepté d’abaisser à 0,4 % leurs frais de collecte. Du fait des efforts consentis par les réseaux et par la CDC, le coût de la ressource est inférieur à 1,75 %.
Les taux des prêts étant inférieurs au coût de la ressource, dans le passé, la Caisse des Dépôts pouvait compter sur les bénéfices tirés des placements financiers ; or avec la baisse des taux, ces derniers tendent à disparaître. Le fonds d’épargne de la Caisse des Dépôts est traditionnellement un acheteur important de titres publics or l’État s’endette aujourd’hui en négatif jusqu’à 8 ans.
Les organismes de logements sociaux trouvent encore avantage à passer par la Caisse des Dépôts du fait de la duration des prêts pouvant atteindre 60 ans et des modalités d’accès aux crédits.
En revanche, plus la période de taux sera longue, plus le coût pour la Caisse des Dépôts sera élevé. De même, pour les banques, les ressources non centralisées du Livret A, environ 40 % de l’encours, sont des centres de coût.
Pour mémoire, La Caisse des Dépôts a financé, en 2014, la construction ou l’acquisition de plus de 122 000 logements sociaux construits ou acquis. 274 000 logements sociaux ont été réhabilités et 1 700 projets territoriaux finançant des transports, des lycées, des hôpitaux, du très haut débit, des énergies renouvelables ont été menés.
Retour sur la formule du Livret A
Le Gouverneur de la Banque de France a annoncé qu’il travaillait sur un éventuel changement de la formule du taux du Livret A. Avec la baisse des taux d’intérêt et d’inflation, le Gouvernement éprouve les pires difficultés à appliquer la formule qui date de 2008.
La fixation du taux du Livret A et plus largement de l’épargne réglementée a toujours posé problème. Ce taux conditionne celui de plusieurs autres produits dont le Livret de développement durable, le Livret d’épargne populaire, le livret jeune, le compte épargne logement.
De juillet 2004 à février 2008, le taux du livret A était fixé par une formule automatique calculée à partir de deux indicateurs : le taux Euribor 3 mois du mois précédent et le taux d’inflation glissant annuel, donné par l’indice Insee des prix à la consommation hors tabac du mois précédent. Le résultat trouvé est majoré de 0,25 % et arrondi aux 0,25 % les plus proches. La Banque proposait deux fois par an (mi-janvier et mi-juillet) la réactualisation du taux du livret A pour une mise en application le 1er février et le 1er août.
Cette formule a été amendée en 2008. Ainsi depuis le 1er février 2008, le taux est égal, après arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur, au chiffre le plus élevé entre :
La moyenne arithmétique entre, d’une part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois et de la moyenne mensuelle de l’Eonia (exprimées avec deux décimales) et, d’autre part, l’inflation en France mesurée par la variation sur les douze derniers mois connus de l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac (exprimé avec une décimale) ;
L’inflation majorée d’un quart de point.
Que ce soit à la hausse ou à la baisse, les gouvernements n’ont, à plusieurs reprises, pas respecté la formule. Ainsi, lors de la révision du taux du 1er février 2012. L’inflation à retenir du mois décembre 2011 était de 2,4 % ce qui aurait dû entraîner le passage du taux du livret A à 2,75 %, le Gouvernement de François Fillon préféra le statu quo en le laissant à 2,25 %. Pour l’actualisation du 1er février 2013, alors que l’inflation annuelle à 1,2 % aurait dû conduire à un taux de 1,50 % le Gouvernement opta pour une baisse de 0,25 point abaissant le taux à 1,75 %. Toujours en 2013, mais pour l’actualisation du 1er août, alors que l’inflation annuelle aurait dû conduire à un taux de 1 %, le ministre de l’Économie décida de n’abaisser le taux que d’un demi-point, à 1,25 %. Pour l’actualisation du 1er février 2014, alors que le gouverneur de la Banque de France préconise d’abaisser le taux à 1 % et que l’application stricte de la formule conduirait même à l’abaisser à 0,75 %, le ministre décide de le maintenir à 1,25 %. Pour les actualisations du 1er février et 1er août 2016, le Gouvernement n’a pas retenu le taux issu de la formule qui aurait pu aboutir à une baisse du taux à 0,5 %.
Les échos de l’épargne du mois d’août 2016
Le PEL en voie de banalisation
Depuis le 1er août, le taux des nouveaux Plan d’Épargne Logement passe à 1 %. Ce taux a été abaissé à trois reprises depuis le début de l’année 2015. Il est, en effet, passé de 2,5 % à 2 % le 1er février 2015 puis à 1,5 % le 1er février 2016. Le rendement net du PEL (après application des prélèvements sociaux) passe ainsi de 1,26 à 0,84 %.
La baisse du taux de rémunération du PEL entraîne la diminution du taux des prêts d’épargne logement associés au PEL qui est passé de 2,70 % à 2,20 % le 1er août.
Ce taux demeure moins compétitif que celui des crédits immobiliers actuellement proposés par les banques. Ainsi à 10 ans, le taux moyen pratiqué (en date du 20 juillet 2016) est de 1,3 %. À 25 ans, le taux moyen s’élève à 2,00 % soit moins que le taux des prêts PEL.
La baisse du rendement du taux du PEL vise à faciliter la réorientation de l’épargne des ménages vers des placements à risque plus en phases avec les besoins de l’économie réelle. Le PEL du fait d’un taux qui demeurait jusqu’à maintenant très attractif captait une part croissante de l’épargne des ménages. Ainsi, sur les 5 premiers mois de l’année, la collecte nette a été de plus de 8,6 milliards d’euros soit presque autant que l’assurance-vie. L’encours du PEL dépasse 248 milliards d’euros ce qui est son plus haut niveau historique (sources : Banque de France). Le PEL fait désormais jeu égal avec le Livret A.
La baisse du rendement du PEL ne concernera que les nouveaux plans ; les titulaires d’anciens PEL bénéficieront toujours du taux en vigueur au moment de la souscription. À ce titre, 900 000 personnes avaient ouvert un PEL au cours du premier trimestre et surtout au cours du mois de janvier afin de bénéficier du taux qui était alors de 1,5 %. La baisse du rendement du PEL est ainsi moins sensible que celle qui aurait pu concerner le Livret A ; cette dernière aurait par nature touché tous les épargnants.
L’assurance-vie est-elle à la recherche d’un nouveau modèle de développement ?
L’assurance-vie représentait, en 2015, 37,5 % des placements financiers des ménages contre 30 % en 2005. Le rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée souligne que les fonds euros bénéficient d’une rémunération élevée, 2,3 % en moyenne en 2015 contre 2,5 % en 2014. Depuis le début de l’année, le produit phare de l’épargne des ménages connaît un parcours en demi-teinte. Si la collecte reste positive, elle s’érode.
Ainsi, la collecte nette de l’assurance-vie n’aura été que de 810 millions d’euros au mois de juin, dernier en net ralentissement par rapport à la tendance de ces douze derniers mois. L’assurance-vie a ainsi signé son plus mauvais résultat depuis le mois de décembre 2014.
La collecte nette s’établit à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte (sur la même période, en 2015, elle avait atteint 12,2 milliards d’euros).
Les unités de compte ne progressent plus. Leur poids représente 19 % du montant global des cotisations.
En règle générale, juin est un bon mois pour l’assurance-vie en raison notamment des primes dont bénéficient certains actifs et par le fait qu’il n’y a pas de rendez-vous fiscal particulier.
La contre-performance relative s’explique tout à la fois par la survenue du Brexit qui a pu dissuader des épargnants à s’engager sur le long terme et par la baisse des taux qui pèse sur le rendement des fonds euros.
Dans un contexte de forte volatilité et de faibles taux, les ménages privilégient les dépôts à vue et le Plan d’Épargne Logement voire le Livret A.
L’assurance-vie est à la croisée des chemins. La période du tout fonds euros avec des rendements attractifs s’achève pour laisser place à une épargne plus investie en actions, en corporate, dans des produits structurés avec à la clef un transfert du risque sur les épargnants. C’est le prix à payer pour tenter d’échapper à la nasse des taux faibles…
Le Mensuel de l’Epargne et de la Retraite du mois d’août
Patrimoine des ménages : 4 459 milliards d’euros à fin mars
De de la fin 2015 à fin du premier trimestre 2016, le patrimoine financier des ménages s’est légèrement contracté en raison de la chute des valeurs mobilières. Il est passé de 4 460,7 milliards d’euros à 4 459 milliards d’euros et cela malgré un flux financier de 22,5 milliards d’euros. Ce dernier est également en retrait par rapport au quatrième trimestre 2015. Il s’était alors élevé à 28,4 milliards d’euros.
Les dépôts à vue ont continué à progresser atteignant la somme record de 386 milliards d’euros à fin mars 2016 contre 382,5 milliards d’euros à fin décembre 2015. Les livrets d’épargne et les comptes d’épargne logement sont toujours en décollecte (-3,7 milliards d’euros au 1er trimestre). Néanmoins, ce processus s’inverse au cours du deuxième trimestre 2016. Une collecte positive de 400 millions d’euros est enregistrée. C’est la conséquence du retournement de tendance du Livret A.
Les actifs non risqués de moyen et long terme progressent plus rapidement. La collecte nette des fonds euros d’assurance-vie, de l’épargne contractuelle (PEL, PEP) et des comptes à terme est passée de 11,8 à 13,6 milliards d’euros du dernier trimestre 2015 au premier trimestre 2016. En revanche, un petit tassement est constaté pour le deuxième trimestre 2016 (12,3 milliards d’euros).
La collecte nette des actifs liquides et risqués (actions, OPC non monétaires…) est négative de 5,7 milliards d’euros du fait de la situation sur les marchés financiers.
Les supports en unités de compte des contrats d’assurance-vie progressent mais faiblement. Leur collecte nette passe de 2,8 à 2,9 milliards d’euros du 4ème trimestre 2015 au 1er trimestre 2016. Cette collecte a atteint 3,1 milliards d’euros au 2ème trimestre 2016.
Le flux d’endettement a été de 7,5 milliards d’euros au 1er trimestre en repli par rapport au quatrième trimestre 2016 (9,1 milliards d’euros).
Le taux d’épargne des ménages est en recul en France. Il s’élevait à 14,4 % du revenu disponible brut au 1er trimestre 206 contre 14,8 % au cours du dernier trimestre 2015. En 2015, les ménages ont profité de gains de pouvoir d’achat générés par la chute des cours du pétrole ce qui n’est plus le cas depuis le mois de février 2016. Ils ont de ce fait réduit leur effort d’épargne. Il est à noter que les Allemands ont eu plutôt tendance à accroître le leur. Le taux d’épargne des Allemands dépasse désormais 17 % de leur revenu disponible brut.
Les dépôts à vue et les livrets bancaires de plus en plus mal rémunérés
Dans un contexte de taux toujours très bas, selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts à moins de deux ans a diminué au mois de juin 2016 (0,40 %, après 0,41 % en mai), du fait principalement de la baisse de la rémunération des dépôts à vue (0,09 %, après 0,10 %), des dépôts à terme de durée inférieure à deux ans (0,79 %, après 0,83 %) et de celle des livrets ordinaires (0,46 %, après 0,48 %).
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a)
juin-15
août-15
jan-16
avr-16
mai-16 (e)
juin-16 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires
1,02
0,93
0,87
0,86
0,84
0,83
DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c)
0,59
0,49
0,44
0,42
0,41
0,40
dont :
– dépôts à vue
0,14
0,14
0,11
0,10
0,10
0,09
– dépôts à terme <= 2 ans
1,19
1,10
0,90
0,84
0,83
0,79
– livrets à taux réglementés (b)
1,05
0,80
0,80
0,80
0,80
0,80
dont : livret A
1,00
0,75
0,75
0,75
0,75
0,75
– livrets ordinaires
0,76
0,60
0,56
0,52
0,48
0,46
DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c)
2,75
2,67
2,59
2,59
2,54
2,56
Plan d’épargne-logement
2,87
2,82
2,77
2,79
2,75
2,78
Autres dépôts à terme > 2 ans
2,58
2,47
2,33
2,27
2,21
2,21
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème
0,05
0,05
0,05
0,00
0,00
0,00
Euribor 3 mois (c)
-0,01
-0,03
-0,15
-0,25
-0,26
-0,27
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)
0,35
0,20
0,03
-0,19
-0,17
-0,22
(en pourcentage)
a.
Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b.
Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c.
Moyenne mensuelle.
d.
Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e.
Données révisées.
f.
Données provisoires.
Source : Banque de France
Rémunération des placements auprès des institutions financières monétaires
Dépôts bancaires, Euribor 3 mois et Taux de soumission minimal aux appels d’offre Eurosystème
Dépôts à moins de
La retenue à la source sur les rails
Le Gouvernement, en ce début du mois d’août, a décidé de lancer l’opération de transformation de l’impôt sur le revenu en instituant la fameuse retenue à la source qui est un serpent de mer depuis plus de 40 ans en France. Elle s’appliquera en 2018 soit après l’élection présidentielle de 2017.
1ère étape : présentation du projet de loi le 3 août et adoption à l’automne 2016 par Parlement
Le texte qui a été soumis au Conseil d’Etat sera présenté au Conseil des Ministres du 3 août avant d’être transmis aux parlementaires au cours du mois d’août. Le texte pourrait être intégré au Projet de Loi de Finances 2017 qui sera débattu à l’automne par le Parlement et adopté avant la fin de l’année. .
En parallèle, à partir du mois d’août 2016 et jusqu’en décembre 2017, la préparation des collecteurs
Les employeurs, les caisses de retraite, Pôle emploi et tous les organismes versant des revenus doivent s’adapter à la future retenue à la source en modifiant leurs logiciels de paie ou de gestion. Par ailleurs, la direction générale des Finances publiques formera les agents et adaptera également ses logiciels seront mis à jour et les agents recevront des formations.
Au cours du printemps 2017, déclaration annuelle de revenus pour le calcul du taux effectif d’imposition
En 2017, les contribuables devront continuer à effectuer leur déclaration de revenus. Elle servira à calculer le taux d’imposition. L’avis d’imposition sera maintenu. Il sert notamment à justifier ses revenus et ses charges auprès des organismes (banques, administrations…).
En septembre 2017, la communication du taux
Les contribuables seront informés au mois de septembre 2017 de leur taux de prélèvement, calculé par l’administration fiscale à partir des déclarations de revenus effectuées au printemps 2017. Celui sera soumis au secret et « sa divulgation par l’employeur (ou tout autre tiers) sera punie par la loi », a prévenu le ministre des Finances La sanction pourrait être lourde avec à la clef une peine de 5 ans de prison maximum et 300 000 euros d’amende.
Les contribuables ne souhaitant pas que leur employeur connaisse leurs autres revenus (revenu du conjoint, revenus patrimoniaux…) pourront demander l’application d’un taux neutre (ou standard) par défaut et régulariser le solde directement à l’administration fiscale. Le barème de ce taux neutre est en cours d’élaboration à Bercy. Il serait de 0% jusqu’à 1361 euros net par mois. «2% jusqu’à 1500 euros environ, 4% jusqu’à 1700 euros, 7% jusqu’à 2000 euros, 9% jusqu’à 2500 euros, 12,5% jusqu’à 3000 euros»…
En janvier 2018, la retenue à la source est effective
Les organismes versant des revenus (employeurs, Pôle emploi, caisses de retraite…) effectueront dès le mois de janvier les prélèvements sur les revenus.
Dans le cas d’un premier emploi ou si le contribuable est rattaché au foyer fiscal de ses parents, un taux standard correspondant à celui d’un célibataire sans enfant sera appliqué.
Printemps 2018 : nouvelle déclaration de revenus
Les contribuables devront remplir une nouvelle déclaration de revenus sur les revenus de 2017. Si ceux-ci ont varié par rapport à l’année précédente, cela donnera non seulement lieu à un nouveau taux applicable à la rentrée mais aussi à un remboursement en cas de trop perçu ou à l’inverse un reliquat à payer. Il pourra être tenu compte des réductions d’impôts et autres abattements.
En cas de changement d’activité ou de situation familiale, le contribuable pourra demander un nouveau taux recalculé en cours d’année. Celui-ci sera modifié dans les trois mois
Le taux du Plan d’Epargne Logement passe le 1er août à 1 %
Le 1er août, le taux du Plan d’Epargne Logement passe de 1,5 à 1 %. Cela concerne les nouveaux plans souscrits à partir du 1er août, les anciens restent assujettis au taux en vigueur au moment de leur ouverture.
En contrepartie de cette baisse, le taux du crédit immobilier attaché au PEL baisse également passant de 2,7 à 2,2 %. Ce taux est également contractuel et s’appliquera quel que soit les taux en vigueur au moment de la demande de prêts.
Il faut savoir également que le PEL donne lieu au versement d’une prime d’Etat pour ceux qui demandent un prêt logement.
En effet, pour les PEL ouvert depuis le 1er mars 2011, la prime d’État est versée à la condition que le PEL donne lieu à un prêt immobilier de 5 000 € au minimum. Le montant de la prime dépend des intérêts acquis et de l’affectation du prêt. Elle ne peut pas dépasser 1 000 €. Néanmoins, elle pourra être portée à 1 525 € si le PEL sert à l’achat d’un bien respectant les normes de développement durable.
De plus, la prime pourra être majorée selon le nombre de personnes à la charge du souscripteur, dans une limite de 100 € par personne. Cette limite pourra être portée à 153 € par personne si le PEL sert à l’achat d’un bien respectant les normes de développement durable. La prime est exonérée d’impôt sur le revenu mais soumise à prélèvements sociaux.
France, la croissance en dents de scie
Après avoir atteint 0,7 % au premier trimestre, la croissance du PIB, en France a été nulle au deuxième. C’est une déception car elle était attendue à 0,2 %. voire 0,3 % La France a donc fait du surplace durant le printemps. Le contexte économique international marqué par le ralentissement des émergents mais aussi les grèves liées à la loi Travail ont pesé sur l’activité. La France renoue ainsi avec une croissance en dents de scie qui avait été de mise ces dernières années, un mauvais trimestre succédant à un bon.
Le moteur principal de la croissance, les dépenses de consommation des ménages, s’est enrayé (+0,0 %) après avoir connu une forte progression au 1er trimestre, +1,2 % , tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale se replie (-0,4 % après +1,3 %).
L’investissement en construction se remet à diminuer (-0,4 % après +0,4 %), ainsi que celui en produits manufacturés (-0,9 % après +3,5 %) et celui en services marchands (-0,2 % après +1,1 %).
Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) stagne : sa contribution à l’évolution du PIB est nulle (après +1,0 point au premier trimestre).
Les importations sont en repli (-1,3 % après +0,5 %) quand les exportations baissent modérément (-0,3 %, comme au trimestre précédent). De ce fait, le solde extérieur contribue positivement à l’évolution du PIB (+0,3 point, après -0,2 point). En revanche, le comportement de stockage des entreprises y contribue de nouveau négativement (-0,4 point, après -0,1 point).
Au deuxième trimestre 2016, la production totale de biens et services baisse de 0,2 % après une hausse de 0,7 %. La production de biens manufacturés recule nettement de 1 point après 0,0 % du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvements sociaux en mai et juin. La production se replie également dans la construction (-0,6 % après +0,3 %). Dans les services marchands, elle se stabilise (0,0 % après +1,1 %) et dans l’énergie elle ralentit (+0,5 % après +1,0 %).
La croissance française n’a pas réussi à maintenir le rythme du premier trimestre. Cela était attendu mais le freinage a été plus rapide que prévu. L’attentisme est la règle. Au cours du deuxième trimestre, la France a cessé de bénéficier de la chute des cours du pétrole. De ce fait, les ménages n’ont plus enregistré de gains de pouvoir d’achat ce qui a pesé sur la consommation. Le retour en territoire négatif de l’investissement est évidemment une mauvaise nouvelle témoignant que les responsables des entreprises n’entrevoient pas d’amélioration durable de la conjoncture. Les capacités d’auto-alimentation de la croissance ne sont, en France, pas encore au rendez-vous. Le troisième trimestre qui intégrera la rentrée de septembre et la saison touristique devrait donner lieu à une petite croissance mais en-deçà des prévisions initiales. Elle pourrait se situer autour de 0,1 /0,2 %. Le troisième trimestre pourrait être marqué par le Brexit et par les attentats.
L’objectif de croissance de 1,5 % reste néanmoins atteignable compte tenu de l’acquis du 1er trimestre.
Dépôts à vue toujours en hausse !
Selon la Banque de France, les dépôts à vue ont augmenté de 10,6 % en juin après + 12,5 % en mai. L’attrait de l’assurance-vie mais également des livrets ordinaires expliquent en partie ce pléger fléchissement.
France : ressources monétaires des institutions financières monétaires
Encours (en Mds €) (a)
Taux de croissance annuel (en %) (a)
juin-16
avr-16
mai-16
juin-16
Dépôts à vue
787
13,6
12,5
10,6
= Ressources résidentes incluses dans M1
787
13,6
12,5
10,6
Dépôts à terme ≤ 2 ans
134
3,5
1,6
-1,7
+ Comptes sur livret
607
-1,2
-0,9
-0,7
= Ressources résidentes incluses dans M2-M1
741
-0,3
-0,5
-0,9
Titres d’OPC monétaires
260
0,0
3,5
6,7
+ Pensions
23
-23,9
-21,6
-4,8
+ Titres de créance ≤ 2 ans
61
-12,9
-4,1
-4,1
= Ressources résidentes incluses dans M3-M2
344
-4,4
0,1
3,8
Total des ressources résidentes incluses dans M3
1 872
4,2
4,7
4,6
+ Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
176
-4,0
4,9
5,0
– Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro
34
-29,8
-23,1
-13,2
= Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro
2 015
4,2
5,3
5,0
(a) Données cvs.
Source : BdF
Inégalités en France, une petite progression depuis la crise de 2008 mais moins forte que chez nos partenaires
En 2013, selon l’INSEE, le niveau de vie médian de la population française s’élève à 20 000 euros annuels. Sur cinq ans, entre 2008 et 2013, le niveau de vie médian a perdu 1,1 %. La baisse est avant tout intervenue après la Grande Récession. Entre 2008 et 2011, les inégalités se sont nettement creusées sous l’effet de la hausse du chômage. De 2011 à 2013, les niveaux de vie diminuent chez les plus aisés en raison notamment d’un repli des revenus financiers, tandis que le niveau de vie des plus modestes progresse légèrement. Sur cette seconde période, les inégalités se réduisent, effaçant la hausse de 2008-2011. Au total, depuis 2008, le premier décile de niveau de vie baisse de 3,5 % en euros constants. En 2013, le seuil de pauvreté, qui correspond à 60%du niveau de vie médian de la population, s’établit à 1 000 euros mensuels.
La pauvreté touche 8,6 millions de personnes, soit 14,0 % de la population. Cette proportion diminue légèrement en 2012 et 2013 (- 0,4 puis – 0,3 point), mais, sur cinq ans, la pauvreté a augmenté de 0,7 point. Cette hausse de la pauvreté, plus modérée qu’ailleurs en Europe, touche surtout les ménages actifs, notamment les ouvriers, les familles monoparentales et les familles nombreuses.
Selon l’enquête de l’INSEE réalisée en grande partie avant les attentats de Nice et de Saint Etienne du Rouvry, la confiance des ménages marque en juillet une petite baisse. En effet, l’indicateur de confiance des ménages pour le deuxième mois consécutif perd 1 point. A 96, il demeure de ce fait au-dessous de sa moyenne de longue période (100).
En juillet, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse : le solde correspondant perd 4 points et retombe ainsi à son niveau le plus bas depuis août 2015. Leur opinion sur leur situation financière future est quasi stable (+1 point). Les deux soldes sont inférieurs à leur moyenne de longue période.
Après une forte baisse en juin, la proportion de ménages estimant qu’il estopportun de faire des achats importants progresse à nouveau (+4 points). Depuis janvier 2015, le solde se maintient ainsi au-dessus de sa moyenne de long terme.
En juillet, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelleest stable à son niveau moyen de longue période pour le quatrième mois consécutif. Celui concernant leur capacité d’épargne future est quasi stable (-1 point), au-dessous de son niveau moyen de long terme.
En juillet, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est quasi stable (+1 point), encore nettement inférieur à sa moyenne de longue période.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
Chômage, cela ne veut toujours pas !
Au mois de juin, en France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi (catégorie A) s’élève à 3 525 700 en hausse de 0,2 % par rapport au mois de mai (+5 400 personnes). Certes, le mois de juin est rarement bon du fait de la fin d’un certain nombre de CCD, de missions d’intérim et de stages (néanmoins, les chiffres corrigées des variations saisonnières prennent en compte ces points). Sur un an, il est néanmoins en recul de 0,7 % (–24 600 personnes). Au mois de mai 2012, le nombre de demandeurs d’emploi était de 2,922 millions. La hausse a été de plus de 20 %.
Sur trois mois, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de 0,6 % pour les moins de 25 ans (+0,8 % sur un mois et –5,7 % sur un an). Les dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes semblent s’essouffler. De son côté, toujours sur trois mois, le nombre de demandeurs d’emploi recule de 0,3 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (stable sur un mois et –1,2 % sur un an) et de 0,2 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (+0,2 % sur un mois et +3,8 % sur un an).
Au total, le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 5 434 600 fin juin 2016. Ce nombre diminue sur trois mois de 0,4 % (soit –19 500 personnes), progresse de 0,1 % sur un mois (+6 300 personnes) et de 0,9 % sur un an (+48 100 personnes). Sur trois mois, ce nombre diminue de 0,3 % pour les moins de 25 ans (+0,7 % sur un mois et –4,2 % sur un an), de 0,7 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (–0,1 % sur un mois et +0,5 % sur un an) et progresse de 0,4 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (+0,3 % sur un mois et +5,3 % sur un an).
Ce deuxième mois consécutif traduit que les entreprises demeurent extrêmement prudente au regard des incertitudes économiques (Brexit, ralentissement émergents). Par ailleurs, la croissance demeure insuffisante pour générer un flux d’emploi suffisant. Les évènements en cours risquent de peser sur l’activité surtout si la saison touristique se déroule dans un contexte de fréquentation moyenne. Pour autant, la consommation semble se maintenir à un niveau correct et le climat des affaires est relativement résilient.
Assurance-vie : un petit mois de juin
La collecte nette de l’assurance-vie n’aura été que de 810 millions d’euros au mois de juin dernier en net ralentissement par rapport à la tendance de ces douze derniers mois. L’assurance-vie signe son plus mauvais résultat depuis le mois de décembre 2014. Depuis le mois de janvier, la collecte est en baisse régulière. Cela est notamment du à l’érosion des cotisations et du maintien des rachats autour de 10 milliards d’euros par mois.
Sur les six premiers mois de l’année, les cotisations collectées atteignent 70,6 milliards d’euros soit un peu plus qu’en 2015 (68,2 milliards d’euros). Les prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s’élèvent à 58,8 milliards d’euros. De ce fait, il est fort probable que l’assurance-vie fasse un moins bon résultat en 2016 qu’en 2015. La collecte nette s’établit à 11,8 milliards d’euros depuis le début de l’année, dont 7,1 milliards pour les supports en unités de compte (sur la même période, en 2015, elle avait atteint 12,2 milliards d’euros). Par ailleurs, également depuis le début de l’année, les supports unités de compte représentent 13,4 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 19 % des cotisations.
En règle générale, juin est un bon mois pour l’assurance-vie en raison notamment des primes dont bénéficient certains actifs et par le fait qu’il n’y a pas de rendez-vous fiscal particulier.
La contre-performance relative s’explique tout à la fois par la survenue du Brexit qui a pu dissuader des épargnants à s’engager sur le long terme et par la baisse des taux qui pèse sur le rendement des fonds euros. Même si la part des unités de compte a retrouvé son niveau d’avant crise, elle reste encore modeste. Au mois de juin, les UC Ont représenté 1,9 milliard d’euros contre 2,4 milliards au mois de mai ou 2,1 milliards d’euros en juin 2014. La moyenne mensuelle est depuis le début de l’année de 2,25 milliards d’euros. Dans un contexte de forte volatilité et de faibles taux, les ménages privilégient les dépôts à vue et le plan d’épargne logement voire le Livret A qui a renoué lors de quatre derniers mois avec une collecte positive.
L’assurance-vie est à la croisée des chemins. La période du tout fonds euros avec des rendements attractifs s’achèvent pour laisser place à une épargne plus investie en actions, en corporate, dans des produits structurés avec à la clef un transfert du risque sur les épargnants. C’est le prix à payer pour tenter d’échapper à la nasse des taux faibles…
Les rapports de l’AGIRC et de l’ARRCO pour l’année 2015 sont en ligne
L’AGIRC-ARRCO a rendu public ses rapports annuels qui confirment ce qui avait été déjà communiqué. Les deux régimes ont enregistré des pertes techniques conséquentes en 2015 qui ont pu être financées par les réserves constituées dans les années 90. Ces pertes ont contraint les partenaires sociaux à prendre des mesures importantes contenues dans l’accord interprofessionnel du 30 octobre dernier et qui ont commencé à s’appliquer dès le 1er janvier de cette année.
En 2015, l’ARCCO a enregistré un résultat d’exploitations déficitaire de 4,9 milliards d’euros contre un déficit de 4,7 milliards d’euros en 2014. Le taux de progression des charges a été de 2,5 %, supérieur de 0,1 point à celui des ressources.
Le solde des transferts de solidarité financière interne au dispositif de retraite complémentaire est nettement excédentaire, en augmentation d’environ 700 M€ par rapport au solde constaté en 2014 (1 774 M€). En 2015, la contribution d’équilibre de l’AGFF est supérieure de 2 461 M€ à la prise en charge du déficit des opérations réalisées par l’Agirc au titre des « article 36 »
Après prise en compte de ces transferts de solidarité, le déficit technique, stable sur la période 2013-2014 à un niveau proche de 2,9 milliards d’euros, enregistre une amélioration d’environ 500 M€ en 2015, pour s’établir à 2 447 M€. Au 31 décembre 2015, la réserve de financement à moyen et long terme s’élève à 51 656 M€, et la réserve de fonds de roulement représente un montant de 10 889 M€. Les produits de la gestion de ces réserves constituent le résultat financier qui complète le résultat d’exploitation, pour constituer le résultat global de l’exercice.
En 2015, l’AGIRC a également un résultat d’exploitation négatif. Il est passé d’un déficit de 4 556 M€ en 2014 à un déficit de 4 626 M€ en 2015. Après transferts de solidarité financière interne au dispositif de retraite complémentaire, le déficit comptable se stabilise à un niveau proche de 2,5 Md€ (- 2 500 M€ en 2014 et – 2 453 M€ en 2015). En 2015, les allocations n’ont pas été revalorisées et le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite a eu pour effet de majorer la contribution d’équilibre de l’AGFF. La seule incidence de ces dispositions influant sur les charges n’aurait pas évité une dégradation du résultat. La stabilisation de ce dernier, cependant en légère amélioration, est donc due au relèvement du taux de cotisation des entreprises au 1er janvier 2015. Au 31 décembre 2015, la réserve de financement s’élève à 6 420 M€, et la réserve de fonds de roulement représente un montant de 7 352 M€.
Résultats du mois de juin : le Livret A reprend quelques couleurs !
Le Livret A termine le premier semestre en beauté en affichant un quatrième mois consécutif de collecte positive. En effet, au mois de juin, la collecte du Livret A a été de +690 millions d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte nette redevient positive et s’élève désormais à +340 millions d’euros. Au 30 juin, l’encours du Livret A atteint 256,3 milliards d’euros.
Juin est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. De nombreux salariés y versent une partie des primes qu’ils touchent en fin de premier semestre. Par ailleurs, les ménages économisent en vue des vacances et de la rentrée.
L’impact de la baisse du taux du Livret A à 0,75 % intervenue le 1er août 2015 s’estompe au fil des mois. La fronde contre le Livret A qui s’est traduite par une décollecte de 15 milliards d’euros entre 2014 et 2015 semble se terminer. Les Français qui, depuis des mois, laissaient dormir sur leurs dépôts à vue des sommes très importantes, 355 milliards d’euros à fin mai contre 240 milliards d’euros à fin mai 2008, en réaffectent une partie sur des placements rémunérés. La baisse du rendement du Plan d’Épargne Logement, à 1 % au 1er août, même si elle ne concerne que les nouveaux contrats, devrait conforter le Livret A, ce dernier bénéficiant de la sécurité et de la liquidité ainsi que d’une exonération fiscale totale. Avec un rendement réel, après prise en compte de l’inflation, de 0,5 %, le Livret A compte tenu du contexte sans précédent de taux négatif peut apparaître comme un produit bien rémunéré. Chez nos partenaires, les produits de court terme offre des rémunérations bien inférieures.
La décision du Gouvernement de ne pas abaisser le taux à 0,5 % comme il aurait pu le faire, en appliquant la formule, devrait permettre de maintenir la collecte autour de la ligne de flottaison. Un taux de 0,5 % aurait sans nul doute provoqué un rebond de la décollecte comme cela avait été constaté après le 1er août 2015.
Ce mouvement de collecte positive que nous connaissons depuis quatre mois pourrait néanmoins s’interrompre au cours de l’été du fait d’un certain nombre de dépenses incontournables comme les vacances, la rentrée scolaire et le paiement du dernier tiers de l’impôt sur le revenu.
Placements et épargne, Philippe Crevel invité de la Matinale d’Europe 1 le 21 juillet 2016
Philippe Crevel était l’invité le jeudi 21 juillet à 6 H 47 « d’EUROPE 1 VOUS REPOND » qui est une chronique de l’émission matinale animée par Samuel Etienne.Il a été interrogé sur les conséquences de la baise du taux du PEL, sur le Livret A et sur les autres placements.
Le climat des affaires en progrès au mois de juillet
Au mois de juillet, le climat des affaires en France s’améliore. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, gagne deux points (à 102). Il se situe légèrement au-dessus de son niveau moyen de long terme (100). Le climat gagne un point dans l’industrie et le bâtiment, deux points dans le commerce de gros et trois points dans le commerce de détail et les services. Le championnat d’Europe de football a favorisé l’activité tout comme les faibles taux d’intérêt. Il faut espérer que l’attentat du 14 juillet ne casse pas la mécanique.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie repasse dans la zone indiquant une conjoncture favorable.
Le taux du Livret A reste fixé à 0,75 % et le taux du PEL est abaissé à 1 %
Le Gouvernement a décidé malgré la faible inflation de maintenir le taux du Livret A à 0,75 %. Compte tenu du taux d’inflation annuelle, +0,2 %, il avait la possibilité, au 1er août, de diminuer le taux de rémunération de ce livret à 0,5 % ce qui aurait été un nouveau plus bas historique. En revanche, le taux du Plan d’Epargne Logement sera abaissé à 1 % contre 1,5 % en vigueur depuis le 1er février. Le rendement net du PEL (après application des prélèvements sociaux) passe ainsi de 1,26 à 0,84 %.
Le Gouvernement a ainsi souhaité ne pas toucher au taux du produit le plus largement diffusé au sein des ménages, le Livret A, la proximité des élections présidentielle et législatives ayant certainement pesé sur cette décision.
La baisse du rendement du taux du PEL constitue un geste en direction des banques et a pour objectif de réorienter l’épargne des ménages vers des placements à risques plus en phase avec les besoins de l’économie réelle. Le PEL du fait d’un taux qui demeurait jusqu’à maintenant très attractif captait une part croissante de l’épargne des ménages. Ainsi, sur les 5 premiers mois de l’année, la collecte nette a été de plus de 8,6 milliards d’euros soit presque autant que l’assurance-vie. L’encours du PEL dépasse 248 milliards d’euros ce qui est son plus haut niveau historique (sources Banque de France). La baisse du rendement du PEL ne concernera que les nouveaux plans ; les titulaires d’anciens PEL bénéficieront toujours du taux en vigueur au moment de la souscription. A ce titre, 900 000 personnes avaient ouvert un PEL au cours du premier trimestre et surtout au cours du mois de janvier afin de bénéficier du taux qui était alors de 1,5 %. La baisse du rendement du PEL est ainsi moins sensible que celle qui aurait pu concerner le Livret A ; cette dernière aurait par nature touché tous les épargnants.
Le Compte de Pénibilité en action
Le compte de pénibilité fortement décrié depuis son adoption est depuis le 1er juillet dernier totalement en vigueur avec la prise en compte des 6 derniers facteurs.
Ce compte à points permet aux salariés du privé exposé à des travaux pénibles de financer une réorientation professionnelle, un passage à temps partiel ou un départ en retraite anticipé.
Depuis le 2015 quatre facteurs étaient pris en compte et donnaient lieu à attribution de points : travail de nuit, travail répétitif, travail en milieu hyperbare et travail en équipes successives alternantes . Depuis le 1er juillet dernier sont également pris en compte le bruit, la manutention manuelle de charges, l’utilisation d’agents chimiques, les postures pénibles, les vibrations mécaniques et les températures extrêmes. Avant le 31 janvier de chaque année, l’employeur doit déclarer les facteurs de risques auxquels sont exposés les salariés ainsi que les périodes d’exposition. En cas de rupture du contrat de travail, la déclaration doit être faite au plus tard lors de la « dernière » paie.
Chaque trimestre d’exposition, au delà des seuils fixés donne droit à 1 point ou à 2 points en cas de multi-exposition. Soit 4 ou 8 points maximum par an, selon le cas, Dans les deux cas, les points sont doublés si le salarié est né avant le 1er juillet 1956.
Un petit dopage pour les fonds euro-croissance
Afin de relancer les contrats ‘assurance-vie « euro-croissance », le Gouvernement vient de publier un décret et un arrêté publiés au Journal officiel du 14 juillet qui autorisent le transfert des plus-values latentes des fonds en euros vers les
Fin 2015, leurs encours atteignaient peine 1,7 milliard d’euros, soit un millième des encours de l’assurance-vie et la croissance de ce nouveau produit est faible voire très faible.
Afin d’améliorer le rendement des fonds euro-croissance, les assureurs auront la possibilité d’y transférer une partie des richesses créées par les fonds en euros (les plus-values latentes non attribuées). Le mécanisme ne sera applicable que jusqu’à la fin de 2018. Les transferts de plus-values latentes seront limités à 10% ou 30% selon le type d’actifs. Enfin, les assurés devront bénéficier d’une information détaillée sur les transferts opérés.
Toute petite progression de l’inflation en zone euro
selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro a été de 0,1 % en juin 2016, contre -0,1% en mai. Un an auparavant, il était de 0,2%. Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 0,0% en juin 2016, contre -0,1% en mai. Un an auparavant, il était de 0,1%.
En juin 2016, des taux annuels négatifs ont été observés dans treize États membres. Les taux annuels les plus faibles ont été observés à Chypre (-2,0%), en Bulgarie (-1,9%) et en Croatie (-1,2%). Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Belgique (1,8%), en Suède (1,2%) ainsi qu’à Malte (1,0%). Par rapport à mai 2016, l’inflation annuelle a baissé dans deux États membres, est restée stable dans huit et a augmenté dans dix-sept autres. Les plus forts impacts à la hausse sur le taux d’inflation annuel de la zone euro proviennent des restaurants & cafés (+0,11 point de pourcentage) ainsi que des loyers et du tabac (+0,06 pp chacun), tandis que les carburants pour le transport (-0,41 pp), les combustibles liquides (-0,16 pp) et le gaz (-0,13 pp) ont eu les plus forts impacts à la baisse.
Les taux historiquement bas, quelles conséquences
Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne, a répondu aux questions de Pierre Chaperon, directeur de cabinet à l’AGIRC-ARRC0 au sujet des taux d’intérêt historiquement bas
L’endettement des agents non financiers relativement stable en France au 1er trimestre 2016
La Banque Centrale Européenne, depuis 2015, réalise des achats d’actifs obligataires et a décidé d’abaisser ses taux directeurs à un niveau historiquement bas. Les détracteurs de cette politique de taux bas mettent en avant le développement de bulles notamment en matière d’endettement. Pour le moment, en France, il n’y a pas de réels signes d’une telle menace. Ainsi, à la fin du mois de mars, la dette des agents non financiers privés rapportée au PIB a même enregistré une baisse de 0,4 point. Le taux d’endettement des Sociétés Non Financières diminue de 0,4 point, pour atteindre 68,7 % du PIB. Deux facteurs sont à l’origine de cette évolution ponctuelle. D’une part, le PIB en valeur augmente de de 0,6% au premier trimestre. Par ailleurs, la hausse des crédits bancaires est compensée par une réduction de l’encours des titres de dettes.
De son côté, le taux d’endettement des ménages est de 55,9 % du PIB. Il est stable sur les trois premiers mois de l’année. Exprimé en part de revenu disponible, il est en hausse de 0,1 point (87,2% après 87,1%. Enfin, le ratio de dette des administrations publiques s’élève à 97,4% du PIB. Ce ratio est quasi-stable sur un an (+ 0,1 point).
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages a fortement augmenté
Selon la Banque de France, depuis fin 2011, le pouvoir d’achat immobilier des ménages français a retrouvé un niveau proche de celui de 2005, malgré une relative stabilité du revenu disponible.
Cette augmentation s’explique en partie par la dynamique des prix immobiliers, qui affichent une baisse de plus de 6 % depuis fin 2011 en France métropolitaine. Elle a été confortée par la baisse des taux des crédits à l’habitat aux ménages depuis fin 2008, malgré une légère hausse en 2011. Le taux médian des crédits nouveaux à l’habitat a ainsi perdu 300 points de base entre décembre 2008 et décembre 2015, passant de 5,1 % à 2,1 %. Cette baisse a permis une réduction des mensualités et des durées d’emprunt sur les nouveaux crédits et engendré une hausse de 25 % du pouvoir d’achat immobilier moyen des Français, quand les effets des autres déterminants se compensaient sur cette période.
45,6 % des contribuables ont payé l’impôt sur le revenu en 2015 !
Sur les 37,4 millions de foyers fiscaux en France, seulement 17,1 millions, soit 45,6 %, ont acquittés l’impôt sur le revenu en en 2015. Par rapport à 2014, une baisse de 2 points est constatée. Ce taux devrait encore baisser du fait des mesures annoncées par François Hollande. Cette diminution du nombre de Français contribuables à l’IR est liée à la décision du Gouvernement de baisser l’impôt de 5 milliards d’euros. Il a décidé de supprimer la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu et de revaloriser la « décote ». 9 millions de ménages ont profité de ces mesures et 8 00 000 contribuables sont purement et simplement devenus non-imposables en 2015. Ces 45,64 % de ménages payant l’impôt sur le revenu constituent le taux le plus bas depuis 2009. Du fait de la récession, les revenus avaient chuté avec par voie de conséquence réduisant la part des foyers imposables à 43,4 %. Ce taux a augmenté jusqu’en 2013 pour atteindre 52,3 %
Le rendement des fonds euros a atteint 2,27 % en 2015 selon l’APCR
Selon l’autorité de contrôle prudentiel du secteur des banques et des assurances, le taux de revalorisation moyen des fonds euros des contrats d’assurance vie individuels a été de pour 2015 de 2,27% (net de frais, avant prélèvements sociaux et fiscaux).
Nous utilisons des cookies pour obtenir un suivi statistique des visites via Google Analytics. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.