Selon la Banque de France, les crédits à l’habitat ont augmenté de 3,9 % en octobre après + 3,7 % en septembre. Cette croissance est évidemment liée à la baisse des taux d’intérêt. Le taux d’intérêt des nouveaux crédits à l’habitat à long terme à taux fixe diminue de nouveau (1,60 % en octobre, après 1,68 %). Les ménages profitent de ces taux pour renégocier leurs emprunts. 54 % de la production de crédits nouveaux à l’habitat (24 milliards d’euros en octobre, après 23,5 milliards d’euros en septembre, en données cvs), sont constituées d’emprunts renégociés.
Le taux de croissance annuel des crédits à la consommation poursuit son léger ralentissement (+ 4,1 % en octobre, après + 4,4 % en septembre et + 5,6 % en août).
Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers est quasiment stable (+ 4,0 % en octobre, après + 3,9 %).
Encours et taux de croissance annuel (données non cvs) ![]() |
| (Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %) |
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Les réformes des retraites entre 2010 et 2015, selon la Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Évaluation et des Statistiques ont diminué de 4,5 % la masse de pension cumulée sur le cycle de vie. Les accords AGIRC – ARRCO diminuent les pensions de plus de 1 % en raison de la sou-indexation et des baisses de rendement. Les personnes à faibles revenus perdent jusqu’à 6 % de pension cumulée quand la baisse n’est que de 3,5 % pour ceux ayant des revenus élevés.
La réforme de 2010 portant l’âge légal à 62 ans a provoqué le recul de l’âge moyen de départ d’un an et demi. La réforme de 2014 avec l’allongement de la durée de cotisation augmente l’âge moyen de départ de 4 mois pour la génération 1980. Selon la DREES, les réformes de 2010 et 2014 sont allés au-delà du principe de la loi de 2003 du partage deux tiers un tiers, deux tiers des gains d’espérance de vie devait aller à l’allongement de la carrière professionnelle quand un tiers était réservé à l’allongement de la retraite. Ce sont les générations du début des années 60 qui seront les plus pénalisées par ce changement de répartition des gains d’espérance de vie.
En 2015, selon l’INSEE, pour l’année 2015, le taux de pauvreté monétaire augmente de 0,2 point. en passant de 14,1 à 14,3 %.
Cette augmentation de la pauvreté monétaire prévue pour 2015 ferait suite à une légère hausse de 0,1 point en 2014, après deux années de baisse. Le taux de pauvreté en 2015 est supérieur d’un point par rapport au niveau d’avant la crise en 2008. Cette hausse du taux de pauvreté en 2015 proviendrait principalement de l’augmentation du nombre de chômeurs vivant au-dessous du seuil de pauvreté, elle-même liée à celle du nombre de chômeurs de longue ou très longue durée.
| 2014 | 2015 | |
|---|---|---|
| Observé | Simulé | |
| Taux de pauvreté à 60 % | ||
| Évolution par rapport à l’année précédente (en points) | + 0,1 | + 0,2 |
| Niveau (en %) | 14,1 | 14,3 |
| Indice de Gini | ||
| Évolution par rapport à l’année précédente | + 0,002 | + 0,003 |
| Niveau | 0,293 | 0,296 |
| (100-S80)/S20 | ||
| Évolution par rapport à l’année précédente (en points) | + 0,1 | 0,0 |
| Niveau | 4,4 | 4,5 |
| Rapport interdécile D9/D1 | ||
| Évolution par rapport à l’année précédente | 0,0 | 0,0 |
| Niveau | 3,5 | 3,5
|
La hausse des inégalités de niveau de vie continue d’augmenter en 2015. L’indice de Gini progresserait de 0,003, pour atteindre 0,296 en 2015. En 2013, ce coefficient avait fortement baissé (passant de 0,305 en 2012 à 0,291 en 2013) et effacé ainsi l’ensemble de la hausse des inégalités constatée depuis le début de la crise de 2008, avant de légèrement augmenter en 2014 (+ 0,002). En 2015, l’indice de Gini serait ainsi inférieur de 0,012 point à son point haut de 2011 et au même niveau qu’en 2008, avant la crise.
Pour leur part, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % les plus riches et celle détenue par les 20 % les plus modestes et le rapport interdécileresteraient stables. Ainsi, en 2015, le ratio (100-S80)/S20 atteindrait 4,5 et le rapport interdécile se maintiendrait à 3,5.
Les taux de rémunération des dépôts continuent à baisser. C’est le cas pour les livrets bancaires qui ne rapportaient plus que 0,36 %, selon la Banque de France, au mois d’octobre 2016
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) ![]() |
| oct-15 | déc-15 | mai-16 | août-16 | sept-16 (e) | oct-16 (f) | |||
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires (g) | 0,91 | 0,89 | 0,84 | 0,81 | 0,81 | 0,80 | ||
| DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c) (g) | 0,47 | 0,45 | 0,41 | 0,38 | 0,38 | 0,37 | ||
| dont : | – dépôts à vue | 0,12 | 0,11 | 0,10 | 0,08 | 0,09 | 0,08 | |
| – dépôts à terme ≤ 2 ans | 1,03 | 0,98 | 0,83 | 0,71 | 0,70 | 0,66 | ||
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | ||
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | ||
| – livrets ordinaires (g) | 0,61 | 0,56 | 0,48 | 0,41 | 0,39 | 0,36 | ||
| DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c) (g) | 2,67 | 2,64 | 2,56 | 2,53 | 2,52 | 2,51 | ||
| Plan d’épargne-logement (g) | 2,82 | 2,81 | 2,77 | 2,76 | 2,75 | 2,74 | ||
| Autres dépôts à terme > 2 ans (g) | 2,47 | 2,41 | 2,23 | 2,17 | 2,14 | 2,12 | ||
| Pour mémoire : | ||||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,05 | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 | ||
| Euribor 3 mois (c) | -0,05 | -0,13 | -0,26 | -0,30 | -0,30 | -0,31 | ||
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,12 | 0,07 | -0,17 | -0,40 | -0,39 | -0,35 | ||
| (en pourcentage) | ||||||||
Selon l’INSEE en septembre, le chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière a baissé de 0,4 % après une forte hausse en août de 3,0 %. Il augmente de nouveau à l’exportation, bien qu’à un rythme moins soutenu que le mois précédent (+0,4 % après +3,0 %).
Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se contracte de 0,6 % après +2,9 %.
Sur le troisième trimestre 2016, le chiffre d’affaires est quasi stable dans l’industrie manufacturière (+0,1 % par rapport au deuxième trimestre). Il augmente légèrement dans l’ensemble de l’industrie (+0,4 %)
Le chiffre d’affaires augmente au troisième trimestre 2016 par rapport au même trimestre de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+0,7 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (+0,6 %).
Sur un an, selon l’INSEE, les prix à la consommation au rait progressé de 0,5 % en novembre 2016, après +0,4 % le mois précédent.
Cette légère hausse de l’inflation s’expliquerait par l’augmentation des prix de l’énergie et d’une légère progression des prix de l’alimentation. Les prix des services augmenteraient au même rythme que le mois précédent.
En revanche, les prix des produits manufacturés baisseraient comme en octobre.
Sur un mois, l’indice des prix à la consommation serait stable en novembre 2016, comme le mois précédent. Les prix de l’énergie augmenteraient encore, mais moins qu’en octobre.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait à +0,7 % en novembre 2016, après +0,5 % le mois précédent. Sur un mois, il serait stable, comme en octobre 2016
Selon l’INSEE, au mois d’octobre, les dépenses de consommation des ménages ont progressé de 0,9 % en volume effaçant la baisse de 0,4 % en septembre. Cela est plutôt de bon augure pour la croissance du 4ème trimestre.
La hausse de la consommation a été portée par dépenses en énergie, en équipement du logement et en en habillement.

Sur un an, la hausse de la consommation est de 1,5 %. Pour les produits manufacturés, elle est de 2,2 %.
Selon l’INSEE, au mois de novembre, la confiance des ménages est stable. L’indicateur qui la synthétise reste à 98. Il demeure au-dessous de sa moyenne de longue période (100). L’étude publiée par l’institut statistique est plutôt rassurante en particulier sur les intentions d’achat à la veille des fêtes de fin d’année.
Source : InseeEn novembre, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée se détériore légèrement : le solde correspondant perd 2 points. Il s’éloigne à nouveau de sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur situation financière dans les prochains mois varie à peine : le solde correspondant perd 1 point après en avoir gagné trois en octobre et demeure légèrement inférieur à sa moyenne de long terme.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable et se situe au-dessus de sa moyenne de long terme.
En novembre, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future est quasi stable ( +1 point) : il se maintient ainsi un peu au-dessus de sa moyenne de longue période pour le troisième mois consécutif. Le solde concernant leur capacité d’épargne actuelle est stable, un peu au-dessous de son niveau moyen de long terme.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est stable, nettement au-dessous de sa moyenne de longue période.

En novembre, l’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France continue de s’améliorer : le solde correspondant augmente pour le cinquième mois consécutif. En gagnant 4 points, il retrouve son niveau moyen de longue période, au plus haut depuis janvier 2016. Celui sur le niveau de vie passés’élève de 3 points, et se rapproche de sa moyenne de long terme.
Après s’être avivées en octobre, les craintes des ménages sur le chômage diminuent nettement en novembre (−11 points). Le solde correspondant repasse ainsi au-dessous de sa moyenne de longue période.
En novembre, les ménages sont un peu moins nombreux à anticiper que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde perd 2 points et continue de s’éloigner de sa moyenne de long terme. Ils sont quasiment aussi nombreux qu’en octobre à considérer que les prix ont baissé au cours des douze derniers mois : le solde correspondant augmente de 1 point mais demeure largement inférieur à sa moyenne de long terme.

Après une collecte nulle en octobre, l’assurance vie enregistre pour la première fois depuis décembre 2013, une décollecte qui s’élève à 100 millions d’euros.
La rupture amorcée en septembre est donc confirmée. La polémique liée à la loi Sapin II avec les mesures exceptionnelles en cas de crise financière a sans nul doute pénalisé, au mois d’octobre, la collecte de l’assurance vie. La communication sur l’éventuelle baisse du rendement des fonds euros, doublée des nombreuses incertitudes politiques et économiques ont incité les détenteurs à accroître en octobre, les rachats sur ce placement.
De fait, nous n’assistons pas à une crise des cotisations puisque la collecte brute de l’assurance vie a progressé en octobre pour s’établir à 10,1 milliards d’euros contre 9,6 milliards d’euros en septembre. En revanche, les rachats sont passés de 9,6 milliards d’euros en septembre à 10,2 milliards en octobre. Une hausse qui tient à la fois à la polémique suscitée par le débat de la loi Sapin II et à l’engouement retrouvé pour l’immobilier.
Par ailleurs, les épargnants français commencent à prendre en compte l’attrait des unités de compte (UC) et du rendement qu’elles peuvent générer. Les montants versés dans les supports en UC s’établissent ainsi à 2,5 milliards d’euros en octobre contre 1,8 milliard le mois précédent. Toutefois, la barre des 20 % semble difficile à franchir puisque les cotisations versées sur ces supports restent sur les 10 premiers mois de l’année, comme en septembre, à 19 %.
L’encours de l’assurance vie atteint 1 621 milliards d’euros en octobre. Pour la fin de l’année nous devrions rester sur une collecte nette faible mais positive, sachant qu’en décembre, le versement des primes salariales permet un mois correcte pour l’assurance vie.
Selon l’INSEE, au troisième trimestre 2016, les prix des logements anciens augmentent par rapport au deuxième trimestre (+1,2 % en données provisoires corrigées des variations saisonnières). Les prix des appartements s’élèvent encore (+0,9 %, après +0,4 %), et ceux des maisons, plus fluctuants, rebondissent (+1,4 % après −0,4 % au deuxième trimestre et +0,7 % au premier).
Ainsi, pour le troisième trimestre consécutif, les prix des logements anciens s’accroissent sur un an : +1,7 % par rapport au troisième trimestre 2015, soit une hausse plus marquée que le trimestre précédent (+0,6 %). Cette hausse est plus forte pour les maisons (+2,0 %) que pour les appartements (+1,4 %).
Cette évolution n’est pas sans lien avec l’augmentation du nombre de prêts à l’habitat, augmentation favorisée par les taux très bas. En cas d’augmentation des taux, ce mouvement pourrait se ralentir
La hausse concerne tant l’Ile de France que la province.
Au troisième trimestre 2016, les prix des logements anciens en Île-de-France continuent d’augmenter par rapport au trimestre précédent : +0,9 %, comme au deuxième trimestre. Sur un an, la hausse des prix s’amplifie : +2,2 % par rapport au troisième trimestre 2015, après +1,5 % et +0,2 %. Dans la région francilienne, les prix des appartements augmentent plus vite (+2,6 % sur un an, et même +3,6 % à Paris) que ceux des maisons (+1,2 %).
En province, les prix des logements anciens augmentent entre le deuxième et le troisième trimestre 2016 (+1,4 %), après un léger repli au deuxième trimestre. Ils restent ainsi plus élevés qu’un an auparavant (+1,5 %) : les prix des appartements augmentent pour la première fois depuis mi-2012 (+0,3 % par rapport au troisième trimestre 2015), et ceux des maisons restent en hausse (+2,1 %).
Selon l’INSEE, au mois de novembre, l’indice qui mesure le climat des affaires est resté stable en France, Il est à 102 soit légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période. Il est au-dessus de cette moyenne depuis août 2015, Le climat augmente de quatre points dans le commerce de détail, de trois points dans le bâtiment et d’un point dans les services. Il est stable dans l’industrie. En revanche, il recule de deux points dans le commerce de gros.

| Juil. 16 | Août 16 | Sept. 16 | Oct. 16 | Nov. 16 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Indicateurs du climat des affaires | |||||
| France | 102 | 101 | 101 | 102 | 102 |
| Industrie | 103 | 101 | 103 | 103 | 103 |
| Bâtiment | 95 | 95 | 96 | 96 | 99 |
| Services | 101 | 101 | 102 | 101 | 102 |
| Commerce de détail | 104 | 103 | 102 | 100 | 104 |
| Commerce de gros | 103 | – | 98 | – | 96 |
| Indicateurs de retournement | |||||
| France | 0,1 | –0,2 | 0,6 | 0,2 | 0,3 |
| Industrie | 0,0 | –0,1 | 0,2 | 0,3 | 0,4 |
| Bâtiment | 0,7 | –0,4 | 0,2 | –0,2 | 0,3 |
| Services | 0,2 | –0,4 | –0,2 | –0,4 | –0,2 |
| Commerce de gros | 0,3 | – | –0,4 | – | –0,1 |

L’indicateur de retournement reste toujours en zone d’incertitude. Cette situation témoigne de l’attentisme qui semble s’être installé au niveau des entreprises.
L’Autorité des Marché Financiers (AMF) a publié son rapport annuel sur la Responsabilité Sociale et Environnementale. Il contient un état des lieux des pratiques en matière d’information extra-financière réalisé à partir d’un échantillon de sociétés cotées. Il présente, par ailleurs, des recommandations à destination des émetteurs sur la transparence et la cohérence de l’information. C’est le troisième rapport publié par l’AMF sur la responsabilité sociale, sociétale et environnementale.
Après sept mois consécutifs de collecte positive, le Livret A enregistre, au mois d’octobre, une décollecte de 1,02 milliard d’euros. Il fallait remonter au mois de novembre 2015 pour enregistrer un tel recul. Avec le LDD, la décollecte est de 1,55 milliard d’euros soit un niveau pas rencontré depuis le mois d’octobre dernier. Ce mouvement de décollecte efface presque tous les gains des sept derniers mois. Sur l’année, la collecte reste positive de 140 millions d’euros pour le Livret A et le LDD (et de 1,23 milliard d’euros pour le Livret A).
Le mois d’octobre n’est pas un bon mois pour le Livret A, 7 collectes négatives depuis 2006.
A l’automne, les ménages doivent faire face à des dépenses incontournables comme le paiement du dernier tiers provisionnel (en septembre) et celui des impôts locaux (octobre et novembre). Les ménages doivent également absorber les coûts des rentrées scolaires et le cas échéant préparer la succession des vacances (Toussaint et fin d’année).
Les Français prennent également en compte le ralentissement des gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix du pétrole. La polémique sur les règles de fixation des taux n’a pas eu d’incidence sur les résultats d’octobre car elle est intervenue en novembre.
Avec les dépenses de fin d’année, le processus de décollecte pourrait se poursuivre en novembre, décembre étant un mois atypique du fait du versement des primes de fin d’année.
Au mois de septembre, selon la Banque de France, le rendement des fonds non monétaires a été de 3,5 % en progression de 2 points par rapport à août 2016. Cette augmentation est imputable aux fonds actions, dont la performance négative depuis le début de l’année, redevient positive à 4,2 %. La performance annuelle des autres catégories de fonds est aussi orientée à la hausse entre août et septembre 2016 : +1,7 point pour les fonds diversifiés (à 3,2%), +0,2 point pour les fonds obligations (à 3,9%), +1,4 point pour les fonds autres (à 2,6%). La performance annuelle des fonds monétaires s’établit à +0,03% en septembre 2016.
Performance annuelle des OPC par catégorie (a) (en pourcentage, encours en milliards d’euros)

Le Gouvernement, dans le cadre du projet de loi de finances rectificative pour 2016, est amené à corriger les hypothèses de croissance qu’il avait retenues pour l’élaboration du PLF 2016. Le taux de croissance ramenée à 1,4% cette année en lieu et place 1,5%. Le recul du PIB de 0,1 % au deuxième trimestre et sa faible croissance au 3ème avec un petit 0,2 % expliquent cette révision.
Le chiffre de 1,4% retenu est optimiste au regard du consensus qui parie sur un taux de 1,2 à 1,3 %. Malgré le ralentissement, le Gouvernement considère qu’il pourra maintenir le déficit à 3,3 % du PIB. Pour 2017, pour le moment, il garde ses hypothèses, 1,5 % de croissance et un déficit de 2,7 %, hypothèses également jugés très optimistes au regard des incertitudes qui se multiplient.
Avec l’arrivée de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis, certains considèrent que l’inflation pourrait rebondir. L’évolution des taux d’intérêt à la hausse prendrait en compte cette évolution. Sur ce sujet des anticipations d’inflation, la Banque de France vient de publier une étude qui revient sur la corrélation entre politiques économiques et anticipation d’inflation.
Conséquence du ralentissement de la croissance et de l’augmentation de la population active, le taux de chômage au sens du BIT est de 10,0 % de la population active en France, après 9,9 % au deuxième trimestre 2016.
En France métropolitaine, le nombre de chômeurs augmente de 31 000, à 2,8 millions de personnes ; le taux de chômage augmente ainsi de 0,1 point par rapport au deuxième trimestre 2016, à 9,7 % de la population active. Il augmente chez les jeunes et les personnes âgées de 50 ans ou plus, alors qu’il diminue pour les hommes de 25 à 49 ans. Sur un an, le taux de chômage diminue de 0,4 point.
Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Au troisième trimestre 2016, le taux de chômage de longue durée s’établit à 4,3 % de la population active, comme au trimestre précédent et un an auparavant.
Taux de chômage au sens du BIT

D’ici quelques jours, le Gouvernement devrait publier au Journal Officiel le montant du plafond de la sécurité sociale qui sert de référence pour de nombreuses prestations sociales et également pour l’épargne retraite.
A priori, le Gouvernement aurait retenu un plafond de 3269 euros par mois
Le groupe Les Républicains du Sénat a saisi le Conseil constitutionnel (Saisine 2016-741 DC) d’un recours portant sur la constitutionnalité de 13 articles de la loi relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite « loi Sapin II ». Parmi les articles faisant l’objet de la saisine figure l’article 49 qui concerne les contrats d’assurance-vie et qui accroît les prérogatives de surveillance macroprudentielle du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a
Les sénateurs estiment que « malgré ces précautions procédurales prévues, et le fait qu’elles soient conçues comme exceptionnelles, les mesures conservatoires proposées appellent toutefois une prudence particulière, eu égard, notamment, à leur conformité avec le droit de propriété ». Le Conseil constitutionnel a un mois pour rendre sa décision.
Les petits PERP, sous certaines conditions, pourront prochainement faire l’objet d’un déblocage anticipé. La loi Sapin II autorise le Gouvernement de débloquer les PERP de moins de 2 000 euros à à condition qu’aucun versement n’a été réalisé au cours des 4 dernières années pour les PERP à versement libre. Pour les PERP prévoyant des versements réguliers, l’adhésion au contrat devra dater d’au moins 4 ans. Enfin, pour pouvoir bénéficier du déblocage anticipé. En outre les titulaires du PERP concerné par un éventuel déblocage ne devront pas dépasser un plafond correspondant au seuil de dégrèvement de la taxe d’habitation. Cette année, ce montant était par exemple de 25 155 € pour une personne seule.
Le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique dit loi Sapin II a été définitivement adopté le 8 novembre dernier par l’Assemblée nationale.
L’article 21 bis devenu l’article 49 autorise donc sous certaines conditions qui ont été accrues durant la discussion les pouvoirs publics à prendre des mesures conservatoires en cas de crise financière pouvant mettre en danger l’assurance-vie.
Cet article permet au Haut Conseil de la Stabilité Financière (HCSF) sur proposition du gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, de moduler les règles de constitution et de reprise de la provision pour participation aux bénéfices. Ainsi le HCSF pourra peser sur les taux de rendement des fonds euros s’il juge qu’ils sont excessifs.
Le HCSF pourra également sur proposition du gouverneur de la Banque de France, président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, après avis du collège de supervision afin de prévenir des risques représentant une menace grave et caractérisée pour la situation financière de l’ensemble ou d’un sous-ensemble significatif de ces personnes ou pour la stabilité du système financier, prendre les mesures conservatoires suivantes :
« a) Limiter temporairement l’exercice de certaines opérations ou activités, y compris l’acceptation de primes ou versements ;
« b) Restreindre temporairement la libre disposition de tout ou partie des actifs ;
« c) Limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille, le paiement des valeurs de rachat ;
« d) Retarder ou limiter temporairement, pour tout ou partie du portefeuille,, la faculté d’arbitrages ou le versement d’avances sur contrat ;
« e) Limiter temporairement la distribution d’un dividende aux actionnaires, d’une rémunération des certificats mutualistes ou paritaires ou d’une rémunération des parts sociales aux sociétaires.
Les mesures exceptionnelles pourront s’appliquer pour une période maximale de trois mois, qui pourra être renouvelée si les conditions ayant justifié la mise en place de ces mesures n’ont pas disparu, après consultation du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières. Cette période ne pourra pas pour autant dépasser six mois.
Dans sa décision, le Haut Conseil devra veiller à la protection de la stabilité financière et des intérêts des assurés, adhérents et bénéficiaires.
Selon l’INSEE, au mois d’octobre, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a diminué de 2,0 %, après deux mois de hausse, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Les créations d’entreprises classiques se replient pour la première fois depuis février (-3,8 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs augmentent de nouveau, mais plus faiblement (+0,8 %, après +2,6 % en septembre).
Créations d’entreprises (CVS-CJO*)

Sur un an, le bilan reste positif avec une augmentation de 4,7 % après +4,1 % en septembre et +3,5 % en août. Ceci est dû à l’essor des créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+14,2 %) et de sociétés (+10,1 %). À l’inverse, les immatriculations de micro-entrepreneurs reculent de nouveau (-4,3 %), mais moins fortement (-6,6 % en septembre et -8,4 % en août).
En octobre 2016, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 40,4 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 44,2 %.
Selon l’INSEE, au mois d’octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) est stable sur un mois, après un repli de 0,2 % en septembre. Corrigé des variations saisonnières, il est également stable, après une légère hausse en septembre. Sur un an, il croît de 0,4 %, comme le mois précédent.
La stabilité mensuelle des prix à la consommation en septembre résulte d’une accélération des prix de l’énergie compensée par une baisse des prix de l’alimentation et des services. En outre, les prix des
En octobre 2016, les prix de l’énergie accélèrent (+1,3 %) après un rebond le mois précédent (+0,8 %). Sur un an, ils augmentent pour la première fois depuis décembre 2014 (+0,7 % après -1,1 % le mois précédent). La hausse d’ensemble provient des prix des produits pétroliers (+2,4 % après +1,4 % en septembre ; +1,8 % sur un an). Elle est légèrement atténuée par la baisse des prix du gaz naturel et du gaz de ville, indexés avec délai sur l’évolution du prix du pétrole (-0,7 % ; -7,2 % sur un an). Les prix de l’électricité, eux, sont stables pour le deuxième mois consécutif (+1,8 % sur un an).
En octobre 2016, les prix de l’alimentation baissent de nouveau, mais moins que le mois précédent (-0,1 % après -0,5 %), du fait des produits frais (-0,1 % après -2,5 %). Hors produits frais, les prix de l’alimentation sont stables après une baisse modérée en septembre (-0,2 %). Sur un an, les prix alimentaires hors produits frais reculent légèrement (-0,1 %).
Selon Eurostat, en septembre, la production industrielle corrigée des variations saisonnières a baissé de 0,8% dans la zone euro (ZE19) et de 0,7% dans l’UE28, par rapport au mois d’août.
En septembre 2016 par rapport à septembre 2015, la production industrielle a progressé de 1,2% dans les deux zones.
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les baisses les plus marquées de la production industrielle ont été enregistrées au Danemark (-8,1%), en Allemagne (-1,9%) ainsi qu’en Grèce (-1,8%), et les plus fortes hausses en Suède (+7,6%), en Irlande (+6,4%) ainsi qu’en Estonie (+5,2%). Comparaisons annuelles par grands secteurs industriels et par États membres En septembre 2016 par rapport à septembre 2015 dans la zone euro, la progression de 1,2% de la production industrielle est due à des hausses de 1,9% pour la production de biens de consommation non durables, de 1,3% pour les biens intermédiaires, de 1,2% pour les biens d’investissement et de 0,7% pour l’énergie, tandis que la production de biens de consommation durables a reculé de 0,2%. Dans l’UE28, la progression de 1,2% est due à des hausses de la production de 1,6% pour les biens intermédiaires, de 1,5% pour les biens d’investissement, de 0,9% pour les biens de consommation durables et de 0,8% pour les biens de consommation non durables, tandis que la production de l’énergie a reculé de 0,1%. Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes hausses de la production industrielle ont été relevées en Lituanie (+7,9%), en Slovénie (+7,4%) ainsi qu’en Espagne.
Pour le 1er août 2017, une nouvelle formule du taux du Livret A devrait s’appliquer. Quand l’écart entre les taux monétaires et le taux d’inflation dépasse 0,25 point, le Gouvernement pourra retenir le taux d’inflation des 6 derniers mois. Dans le cas contraire, le Gouvernement pourrait soit utiliser les taux du marché monétaire ou le taux d’inflation majoré de 0,25 point. En l’état actuel des choses, le taux serait de 0,23 % avec la nouvelle formule en lieu et place de 0,75 %. Un tel taux serait-il accepté par les épargnants ? Pas certain du tout,
Cette nouvelle formule devrait permettre à la Caisse des Dépôts et aux banques (sur les ressources non centralisées) de réaliser des économies. Elles doivent aujourd’hui financer une épargne qui coûte plus de 1 % par an (0,75 % +0,3 % de frais de collecte + 0,2 % frais de gestion). Le Livret A étant une épargne liquide bénéficiant d’une garantie de capital, la Caisse des Dépôts et les banques doivent dispose de liquidités au rendement actuellement négatif.
Par ailleurs, le taux pratiqué pour le Livret A rend peu compétitif les prêts au logement social. Ces derniers sont réalisés à partir de l’épargne collectée par le Livret A.
La question est de savoir si le Gouvernement issu des élections de mai et de juin 2017, si l’inflation ne remonte pas d’ici là, de prendre le risque d’abaisser à 0,25 % le taux du Livret A.
Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction de la Dépêche du Midi au sujet du taux du Livret A. Le taux est aujourd’hui fixé soit en fonction de plusieurs taux du marché monétaire, soit en fonction du taux d’inflation annuel constaté au mois de décembre et de juin pour les fixations respectives de février et d’août. Le Gouvernement reste souverain en matière de fixation du taux ce qui lui permet de déroger fréquemment à la formule, au moins six fois depuis 2008.
Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction de France 2 au sujet de l’éventuelle nouvelle formule de fixation du taux du Livret A que le gouvernement pourrait mettre en oeuvre. Depuis plusieurs mois, Bercy réfléchit avec la Banque de France sur une modification de la formule de fixation des taux qui date de 2008. Le Gouvernement essaie de trouver une martingale pour éviter que tous les six mois la fixation du taux du Livret A se transforme en psychodrame et par ailleurs que le taux reflète davantage la réalité financière. En clair, qu’il soit plus en phase avec les taux du marchés….
Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction de France 2 au sujet de l’éventuelle nouvelle formule de fixation du taux du Livret A que le gouvernement pourrait mettre en oeuvre.
Début 2015, le patrimoine brut moyen est de 269 000 euros quand le patrimoine médian est de 158 000 euros ( la moitié des ménages vivant en France déclarent un patrimoine brut supérieur à 158 000 euros) Les 10 % de ménages les mieux dotés en patrimoine possèdent au minimum 595 700 euros d’actifs, alors que les 10 % les plus modestes en détiennent au maximum 4 300 euros chacun, soit 139 fois moins.
Les inégalités de patrimoine sont beaucoup plus marquées que celles des revenus. À titre de comparaison, en 2014, le revenu maximal des 10 % de ménages les plus modestes est 4,6 fois moins élevé que le revenu minimum des 10 % les plus aisés.
Les 10 % de ménages les mieux dotés concentrent 47 % de la masse de patrimoine brut de l’ensemble des ménages alors que les 10 % de ménages aux revenus les plus importants détiennent 26 % de la masse totale des revenus disponibles.
Les 5 % les mieux dotés en patrimoine en disposent à eux seuls de 33 % et les 1 % en rassemblent 16 %. Les ménages de ce dernier centile possèdent chacun au moins 1 953 000 euros de patrimoine brut.
Sans surprise, l’immobilier reste la composante la plus importante du patrimoine brut à hauteur de 61 % Pour la moitié des ménages détenteurs, l’immobilier représente plus de 80 % de leur patrimoine brut total. La résidence principale est la composante essentielle du patrimoine immobilier brut : elle représente 85 % de la valeur des biens immobiliers des ménages en détenant. En France, près de six ménages sur dix sont propriétaires ou accédants à la propriété de leur résidence principale. Cependant, seul un quart des ménages faisant partie des 50 % les moins bien dotés en patrimoine sont dans ce cas, contre la quasi-totalité (95 %) des 10 % des ménages les plus riches. Les propriétaires et accédants de leur résidence principale disposent d’un patrimoine brut dont le montant moyen est 7,5 fois plus élevé que celui des locataires et des personnes logées gratuitement. Néanmoins, plus d’un tiers des ménages propriétaires sont accédants et doivent encore rembourser des emprunts.
Le montant du patrimoine détenu par les ménages, brut comme net, croît avec l’âge de la personne de référence jusqu’à 70 ans, puis décroît ensuite. Ainsi, le patrimoine net moyen passe de 37 400 euros pour les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans à 340 600 euros pour les ménages dont la personne de référence a entre 60 ans et 69 ans, pour retomber à 286 100 euros pour les ménages les plus âgés. Ce phénomène est lié à l’accumulation du capital au fil de la vie. La rupture après 70 ans s’explique par un processus de désépargne (dépendance ) et par un effet de génération. Ce sont des générations qui ont moins profité de la croissance et d’un niveau élevé de couverture retraite.
Les ménages dont la personne de référence ou son conjoint est un indépendant (actif ou retraité) possèdent ainsi un patrimoine brut en moyenne beaucoup plus élevé que celui du reste de la population, respectivement 574 900 euros contre 210 800 euros début 2015. L’effort d’épargne destiné à financer des investissements professionnels est souvent important pour les ménages d’indépendants en activité : en moyenne, 32 % de leur patrimoine brut est composé d’actifs professionnels, pour la plupart (86 % de la valeur totale de ces actifs). Une fois à la retraite, les écarts de patrimoine entre TNS et salariés se réduisent. Le patrimoine brut moyen des ménages d’indépendants en activité (623 000 euros début 2015) est très supérieur à celui de la plupart des ménages de salariés actifs (190 600 euros). Les ménages d’anciens indépendants détiennent en moyenne 481 600 euros de patrimoine brut et les ménages non indépendants où la personne de référence est anciennement salariée 254 100 euros.
Quand le taux de l’euribor, (taux du marché monétaire) est de -0,312 % – 4 novembre 2016), le taux du Livret A est à 0,75 %. Depuis des mois, la BCE et la Banque de France soulignent que le taux du produit phare de l’épargne française est trop élevé. Cette situation est imputable aux pouvoirs publics qui ont refusé d’appliquer à de nombreuses reprises la formule du taux du Livret A qui repose soit sur le taux du marché monétaire, soit sur l’inflation.
Depuis le 1er février 2008, le taux est égal, après arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur, au chiffre le plus élevé entre :
Les données utilisées sont celles relatives au dernier mois pour lequel ces données sont connues.
Du fait du passage en territoire négatif de l’euribor, c’est l’inflation qui sert de référence depuis plusieurs années.
Le Gouvernement et la Banque de France entendent lier plus fortement le taux du Livret A à l’inflation. Cette dernière pourrait être appréhendée de manière plus large afin d’éviter des ajustements tous les 6 mois.
De manière prudente, la réforme ne s’appliquera qu’après les élections, le gouvernement ayant déjà annoncé que le taux resterait à 0,75 % au mois de février 2017.
De toute façon, quoi qu’il arrive, le taux du livret A restera un taux éminemment politique dont la fixation échappera en partie aux réalités économiques et financières.
Selon la Banque de France, la demande de crédits des particuliers reste soutenue en France. Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers a été de + 3,9 % en septembre, après + 4,0 % en août. Le taux de croissance annuel des crédits à l’habitat s’établit à + 3,8 % contre + 3,7 % en août.La production de crédits nouveaux à l’habitat (cvs) continue d’augmenter (23,7 milliards d’euros en septembre, après 23,1 milliards d’euros en août) soutenue par les renégociations qui représentent désormais un peu plus de la moitié des nouveaux prêts (part non cvs de 51,6 %). Hors renégociations et rachats, la durée moyenne des crédits nouveaux à l’habitat s’élève à 19 ans en juillet 2016 soit 5 mois de plus qu’en juillet 2015. Les taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe diminuent de nouveau (1,68 % en septembre, après 1,72 %). Depuis le début de l’année 2016, la baisse des taux des crédits à l’habitat toutes durées s’élève à 65 points de base (2,33 % en décembre 2015).
Les crédits à la consommation connaissent, en revanche, une moindre progression,+ 4,1 % en septembre contre + 5,6 % en août. Cette baisse est liée à un effet de base, le mois de septembre de l’année dernière avait, en effet, enregistré une forte croissance.
Lire le communiqué de la Banque de France
Dans le cadre d’une conférence à Paris, vendredi 4 novembre, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a appelé à la création de nouveau produits d’épargne pouvant être investis dans l’économie réelle et offrant une garantie de capital à long terme à leurs souscripteurs.
Il a indiqué que « cela fait sens de proposer aux épargnants de nouvelles formules complémentaires d’épargne, moins liquides durant les premières années mais incluant une sorte de garantie de capital à long terme ».
Les objectifs sont de procurer « aux intermédiaires financiers, en particulier aux assureurs-vie, des engagements suffisamment longs » afin qu’ils puissent « prendre des risques mutualisés, sous la forme d’investissements de capital essentiellement ».
Dans les faits, il s’agit de redonner vie aux contrats euro-croissance qui depuis 2 ans stagnent. La collecte n’a atteint que 773 millions d’euros en 2015.
Si le texte est confirmé à l’Assemblée nationale, les contrats d’assurance-vie luxembourgeois sous certaines conditions échapperont au dispositif prévu par la loi Sapin, le blocage des rachats en cas de crise exceptionnelle. Cette non-application ne concernera pas les contrats proposés par des filiales de groupes français dont les fonds euros sont réassurés sur l’actif général de leurs maisons mères. L
L’amendement sénatorial a obtenu un avis défavorable du gouvernement et une demande de sagesse de la commission. De ce fait, il est possible qu’il ne soit pas retenu par l’Assemblée nationale en dernière lecture. Affaire à suivre….
L’INSEE a publié ses projections démographiques pour 2070. Si les tendances démographiques récentes se poursuivaient, la France compterait 10 millions d’habitants de plus en 2070 par rapport à 2016 soit 76,5 millions d’habitants. C’est sans surprise, le nombre de personnes de 65 ans ou plus qui augmenterait fortement (+ 10,4 millions). La population âgée de 75 ans ou plus serait deux fois plus nombreuse en 2070 qu’en 2013 (+ 7,8 millions).
Jusqu’en 2040, la proportion de personnes âgées de 65 ans ou plus progressera fortement, quelles que soient les hypothèses retenues sur l’évolution de la fécondité, des migrations ou de l’espérance de vie : à cette date, environ un habitant sur quatre aura 65 ans ou plus (contre 18 % en 2013). Selon les hypothèses, la proportion des plus de 65 ans au sein de la population serait de 25 % à 34 % en 2070.
Le nombre d’habitants à l’horizon 2070 dépend des hypothèses, surtout celles retenues sur la fécondité et les migrations. En revanche, la structure de la population par âge à cette date dépend peu des hypothèses. En 2070, la France compterait plus d’une personne âgée de 65 ans ou plus pour deux personnes âgées de 20 à 64 ans.
la France compte plus de 21 000 centenaires en 2016 et en 2070, ils pourraient être 270 000. Depuis 1970, le nombre de centenaires a été multiplié par 20. Cinq centenaires sur six sont des femmes et parmi les « supercentenaires », c’est-à-dire les personnes de 110 ans ou plus, il n’y a quasiment que des femmes.
Près d’un centenaire sur deux vit à domicile, qu’il soit seul, en couple, ou avec une autre personne que son conjoint. Les hommes centenaires, plus souvent en couple, sont plus fréquemment à leur domicile que les femmes.
En 2070, neuf femmes sur dix et huit hommes sur dix nés en 1990 deviendraient octogénaires, tandis que 13 % des femmes et 5 % des hommes nés en 1970 atteindraient leur centième anniversaire.
Selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est resté inchangé en septembre, à 0,80 %. Depuis un an, la rémunération des dépôts à plus de deux ans, c’est-à-dire essentiellement des plans d’épargne-logement, a baissé de 18 pb (2,51 % en septembre 2016, après 2,69 % en septembre 2015) et celle des dépôts à moins de deux ans de 11 pb (0,38 %, après 0,49 %). Le taux de rémunération reste ainsi globalement élevé au regard des taux monétaires, avec un écart par rapport au taux le plus courant de refinancement sur le marché interbancaire (Euribor 3 mois) de plus de 100 pb. La Banque de France souligne que les taux de rémunération de l’épargne de court terme reste élevé au regard des taux pratiqués sur le marché monétaire.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires (a) ![]() |
| sept-15 | nov-15 | avr-16 | juil-16 | août-16 (e) | sept-16 (f) | |||
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,93 | 0,91 | 0,86 | 0,81 | 0,80 | 0,80 | ||
| DÉPÔTS A MOINS DE DEUX ANS (c) | 0,49 | 0,47 | 0,42 | 0,39 | 0,38 | 0,38 | ||
| dont : | – dépôts à vue | 0,14 | 0,12 | 0,10 | 0,09 | 0,08 | 0,08 | |
| – dépôts à terme ≤ 2 ans | 1,10 | 1,01 | 0,84 | 0,76 | 0,71 | 0,70 | ||
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,80 | ||
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 | ||
| – livrets ordinaires | 0,60 | 0,60 | 0,52 | 0,44 | 0,40 | 0,39 | ||
| DÉPÔTS A PLUS DE DEUX ANS (c) | 2,69 | 2,66 | 2,59 | 2,53 | 2,51 | 2,51 | ||
| Plan d’épargne-logement | 2,83 | 2,83 | 2,79 | 2,74 | 2,74 | 2,74 | ||
| Autres dépôts à terme > 2 ans | 2,51 | 2,43 | 2,27 | 2,19 | 2,14 | 2,14 | ||
| Pour mémoire : | ||||||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,05 | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 | ||
| Euribor 3 mois (c) | -0,04 | -0,09 | -0,25 | -0,30 | -0,30 | -0,30 | ||
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,22 | 0,05 | -0,19 | -0,37 | -0,40 | -0,39 | ||
(en pourcentage)
| a. | Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents. |
| b. | Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire. |
| c. | Moyenne mensuelle. |
| d. | Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire. |
| e. | Données révisées. |
| f. | Données provisoires. |
Source : Banque de France
La France fait figure d’exception. En effet, un Français utilise en moyenne 37 chèques par an, contre 11 pour les Britanniques et moins d’un pour les Allemands. En 2013, près de 71 % des chèques émis en Europe l’étaient en France. Le projet de loi Sapin 2 sur la transparence, la lutte contre la corruption et la modernisation de la vie économique prévoit de réduire la durée de validité du chèque d’un an à six mois. La mesure était censée en vigueur à partir du 1er juillet 2017 mais les députés de la majorité y sont plutôt opposée. Elle pourrait pénaliser les personnes âgées et les personnes à revenus modestes qui utilisent plus les chèques et moins les cartes de paiement. Le chèque avec le développement des virements et des carets de paiement est en recul depuis des années. Selon la Banque de France, en 1975, le chèque représentait 75% des paiements, contre 12% en 2014.
Pour les banques qui doivent faire à la réduction de leurs marges, les chèques sont des centres de coûts car ils sont gratuits ce qui n’est pas le cas à l’étranger. Selon un rapport commandé par Bercy et publié en 2012, la mise à disposition et l’utilisation gratuite des chèques coûtaient aux banques françaises environ 2,5 milliards d’euros alors que les cartes bancaires représentaient un revenu au moins équivalent.
Les PME et les TPE sont des utilisatrices de chèque en raison de sa gratuité. « Si on proposait des alternatives à un coût raisonnable, elles seraient adoptées mais nous ne sommes pas prêts à abandonner l’usage du chèque dans les relations inter-entreprises parce qu’on touche à un point essentiel qui est la trésorerie« , souligne Guilhem Darré, délégué général du Syndicat des indépendants. « Le chèque permet de gagner un peu de temps« , ajoute-t-il, rappelant que 30% des TPE ont des difficultés de trésorerie. Pour l’Union professionnelle artisanale (UPA), « le secteur bancaire n’a pas communiqué dans le sens de la dématérialisation, ni su mettre en place d’autres dispositifs faciles et peu coûteux« , selon son secrétaire général Pierre Burban.
Les chèques sont également contestés par les commerçants qui les refusent de plus en plus du fait de leur falsification. Les pouvoirs publics entendent promouvoir les formes numériques de la monnaie en lieu et place de la monnaie scripturale.
De juin à août 2016, 46 000 logements anciens ont été vendus en Ile de France, soit une hausse de 9 % par rapport à la même période de 2015. Les prix ont été en hausse de 1,8 % en août (2 % pour les appartements et 1,4 % pour les maisons). Sur un an, la hausse des prix a été de 3,3 %. En revanche, pour les appartements en petite couronne, les prix sur un an sont encore en baisse sur un an (-1,4 %). Fin 2016, les baisses de ces dernières années seraient effacées avec une hausse qui pourrait atteindre 6 % sur l’année.
A l’occasion de la discussion du projet de loi dit Sapin II, les députés ont adopté un amendement étendant les pouvoirs du Haut Conseil de sécurité financière en ce qui concerne l’assurance-vie en cas de grave crise. le dispositif adopté peut amener un blocage des contrats pour une période de 3 mois renouvelable. (pour en savoir plus).
En nouvelle lecture, la Commission des finances du sénat a adopté plusieurs amendements visant à corriger le texte issu de la lecture de l’Assemblée nationale. Il a été ainsi adopté un amendemet qui vise à sécuriser le dispositif et à garantir les droits des épargnants. Le Haut Conseil de sécurité financière (HCSF) ne devra pas seulement « tenir compte » mais « veiller à la protection des intérêts des assurés » au même titre qu’il veille à la protection de la stabilité financière. La Commission a souhaité préciser que le dispositif de gel ne concernera l’assurance vie. En effet, contrairement à cette dernière, l’assurance non vie (assurance risques, dommages, responsabilité civile, etc.) ne revêt par un caractère systémique et fait déjà l’objet d’un encadrement prudentiel strict.
Le rapporteur de la Commission des finances doute de la constitutionnalité du dispositif, eu égard notamment au principe de liberté contractuelle, et souhaite, en conséquence, poursuivre son encadrement. En effet, lorsqu’il statue sur la constitutionnalité de telles dispositions, le Conseil constitutionnel s’assure du fait qu’il n’est pas porté aux contrats légalement conclus une atteinte qui ne soit justifiée par un motif d’intérêt général suffisant.
Le texte sera discuté en séance publique les 3 et 4 novembre prochains.
Dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017, l’Assemblée nationale a adopté un amendement ouvrant la voie à un retour des clauses de désignation en prévoyance. L’amendement 253, modifie l’article L. 912-1 du code de la Sécurité sociale en stipulant que les accords en prévoyance pourront «organiser la sélection d’au moins deux organismes assureurs (…) permettant la mutualisation d’un socle commun de garanties». Et d’ajouter : «Les entreprises entrant dans le champ d’application de l’accord ont l’obligation de souscrire un des contrats de référence, à l’exception de celles qui ont conclu un accord collectif antérieur de même objet». Cet amendement tend à autoriser les clauses de désignation et la mutualisation que le Conseil constitutionnel a supprimé adi texte concernant l’extension de l’accord national interprofessionnel sur les complémentaires santé et la prévoyance collective.
Selon l’INSEE, en août, le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière a progressé de 3,2 % après -0,7 % en juillet. C’est grâce à l’exportation(+3,1 % après -0,4 %) que ce bon résultat a été obtenu. Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se redresse avec une ampleur similaire (+3,1 % après -0,3 %).
Mais sur trois mois ou un an, les résultats sont plus décevants. Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires se contracte dans l’industrie manufacturière (-0,9 %) et dans l’ensemble de l’industrie (-0,6 %). Il diminue nettement dans les matériels de transport (-4,2 %) et, à un degré moindre, dans les « autres industries » (-0,8 %) et les biens d’équipement (-0,4 %). En revanche, le chiffre d’affaires augmente dans les industries agroalimentaires(+1,2 %) et la cokéfaction et raffinage (+0,5 %).
Le chiffre d’affaires recule sur les trois derniers mois par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (-1,2 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (-1,3 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires chute dans la cokéfaction et raffinage (-14,9 %). Il recule dans les « autres industries » (-1,7 %) et les biens d’équipement (-1,7 %). Au contraire, il progresse dans les matériels de transport (+2,4 %). Il est quasi stable dans les industries agroalimentaires (+0,1 %).
Au mois de septembre, selon l’INSEE, les dépenses de consommation des ménages en biens diminuent de 0,2 % en volume après +0,8 % en août. En particulier, la consommation en énergie se replie et les achats de biens fabriqués ralentissent nettement. Sur l’ensemble du troisième trimestre, les dépenses de consommation des ménages en biens reculent de 0,5 % (après +0,1 %), avec un net repli des dépenses en équipement du logement et en gaz-électricité.
En septembre, la consommation d’énergie diminue à nouveau (-1,7 %), après deux mois de hausse. Le repli de la consommation de produits raffinés contribue le plus à ce recul (-3,0 %), mais les dépenses en gaz-électricité diminuent également (-0,7 %). Sur l’ensemble du trimestre, la consommation d’énergie se replie nettement (-1,9 % après +1,4 %), notamment en gaz-électricité, sous l’effet du retour des températures à la normale après un printemps plutôt froid.
En septembre, les achats de biens fabriqués sont stables après un rebond en août. Sur l’ensemble du troisième trimestre, ils diminuent (-1,1 % après +0,2 %).
En septembre, les dépenses en biens durables ralentissent (+0,5 % après +1,5 % en août) ; en particulier, les achats d’automobiles marquent le pas (-0,1 % après +3,0 %). En revanche, les dépenses en horlogerie-bijouterie rebondissent vivement. Sur l’ensemble du troisième trimestre, les achats de biens durables diminuent nettement (-2,4 %, après +0,7 %). En particulier, les achats en équipement du logement chutent après deux trimestres très dynamiques.
Selon l’INSEE, sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 0,4 % en octobre 2016, comme le mois précédent, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois. La stabilité de l’inflation résulterait d’un rebond des prix de l’énergie, atténué par un repli des prix de l’alimentation et un ralentissement des prix des services. En outre, les prix des produits manufacturés continueraient de baisser sur un an, au même rythme que le mois précédent.
Sur un mois, l’indice des prix à la consommation serait stable en octobre 2016, après un repli de 0,2 % en septembre. En octobre 2015, les prix avaient augmenté de 0,1 % en un mois. Les prix de l’énergie accéléreraient. À l’inverse, les prix des produits manufacturés ralentiraient nettement, du fait de l’habillement-chaussures. En outre, les prix des produits alimentaires et des services baisseraient encore, mais moins que le mois précédent.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 0,5 % en octobre 2016, comme le mois précédent. Sur un mois, il serait stable après une baisse de 0,2 % en septembre.
Un petit 0,2 % qui permet d’éviter la récession
Le taux de croissance de l’économie française n’aura été que de 0,2 % au troisième trimestre. Certes, ce taux positif évite à la France de tomber en récession après le recul de 0,1 % du PIB au deuxième trimestre. Elle ne le doit qu’aux variations de stock et à l’investissement, les autres composantes, la consommation et le commerce extérieur, ayant joué négativement.
Les dépenses de consommation des ménages stagnent pour le deuxième trimestre consécutif en raison du recul des dépenses de biens (-0,5 %), qui n’est que partiellement compensé par les dépenses de service en hausse de 0,3 %. Les attentats peuvent avoir pesé sur les achats des ménages au début du trimestre. Néanmoins, en septembre, la dépense de consommation en biens diminue de 0,2 % au mois de septembre prouvant que les Français demeurent très attentistes. Par ailleurs, la consommation est certainement entravée par la fin des gains de pouvoir d’achat générés par la baisse du prix du pétrole ainsi que par le maintien d’un fort taux d’épargne.
L’investissement est de retour grâce à l’immobilier et aux services
Après une stagnation au deuxième trimestre, l’investissement augmente de 0,3 % au 3ème. L’investissement en construction connaît une nette reprise avec une hausse de 0,9 % faisant suite à une contraction de 0,1 % au deuxième trimestre. Les dépenses d’investissement en services marchands progressent également fortement avec +1,1 % après 0,0 %. Ce sont les dépenses en logiciels qui sont les plus dynamiques. En revanche et c’est un point noir pour l’industrie, l’investissement en biens manufacturés se contracte nettement (-2,3 % après +0,3 %), notamment en matériels de transport et en biens d’équipements. Le résultat de l’investissement peut apparaître donc assez décevant surtout au regard du retard pris en matière d’investissement industriel ces dernières années.
Le commerce extérieur reste un maillon faible
Le commerce extérieur a pesé négativement sur la croissance du 3ème trimestre avec des importations en forte hausse, +2,2 % après -1,7 %) et des exportations qui ne progressent que de +0,6 % après +0,2 %. Au total, le solde extérieur contribue négativement à la croissance du PIB à hauteur de -0,5 point, après +0,6 point.
Les variations de stock ont sauvé la croissance
Avec un gain de 0,6 % faisant suite à une contraction de 0,8 %, les variations de stocks ont empêché la France de tomber en récession. Après une forte baisse, il est assez logique que les entreprises reconstituent leurs stocks surtout dans la perspective de la rentrée et de la fin d’année. Cette progression des stocks témoignent également que la confiance des chefs d’entreprise dans l’avenir n’est pas entamée
Une croissance entre deux eaux
L’économie française devrait continuer à croître à un rythme de sénateur dans les prochains mois. Au regard des indicateurs dernièrement publiés (confiance des consommateurs et climat des affaires), il n’y pas de véritable rupture dans la croissance mais pas non plus d’embellie à attendre. Le taux de croissance du dernier trimestre devrait se situer entre 0,2 et 0,3 % permettant d’atteindre 1,2 à 1,3 % sur l’année. Le léger redressement des prix du pétrole devrait un peu peser sur la consommation qui pourrait néanmoins profiter de l’amélioration du marché de l’emploi.
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