Selon l’INSEE, au mois de février la confiance des ménages dans la situation économique reste et se maintient à 100, sa moyenne de longue période. On peut donc considérer que les Français sont relativement confiants au regard de la situation de ces dernières années.
Les ménages jugent que leur situation financière personnelle se maintient proche de la normale. Ainsi, en février, l’opinion des ménages sur leur situation financière passée est stable pour le deuxième mois consécutif. Leur opinion sur leur situation financière personnelle future est quasi stable. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente de 3 points et est supérieur à sa moyenne de longue période depuis maintenant deux ans. Il atteint son plus haut depuis juillet 2007.
En février, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future s’améliore (+4 points), ainsi que leur opinion concernant leur capacité d’épargne actuelle (+3 points). Les deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de long terme.
Les ménages estimant qu’il est opportun d’épargner sont également plus nombreux : le solde correspondant gagne 3 points. Il demeure cependant nettement inférieur à sa moyenne de longue période.
Source : Insee

En février, l’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France est quasi stable ; le solde correspondant se situe 4 points au-dessous de sa moyenne de long terme. Leur opinion sur le niveau de vie futur en France est lui aussi quasiment inchangé : le solde se situe juste au-dessus de son niveau moyen de longue période.
Les craintes des ménages sur le chômage sont quasiment stables en février. Le solde demeure inférieur à sa moyenne de long terme pour le quatrième mois consécutif.
En février, les ménages sont un peu moins nombreux qu’en janvier à considérer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde perd 2 points. Il demeure ainsi largement inférieur à sa moyenne de long terme. A priori, les Français ne perçoivent pas encore le retour de l’inflation. Ils sont nettement moins nombreux qu’en janvier à anticiper une hausse des prix au cours des douze prochains mois : le solde diminue de 8 points, après une hausse de 19 points au cours des deux mois précédents. Il demeure néanmoins supérieur à sa moyenne de longue période pour le troisième mois consécutif.

L’assurance-vie en mode poussif
Après une petite collecte nette de 800 millions d’euros au mois de décembre dernier, l’assurance-vie récidive, en janvier, avec un résultat positif de seulement 400 millions d’euros, très en deçà des niveaux traditionnellement enregistrés au mois de janvier (supérieur en règle générale à 1 milliard d’euros). Depuis le mois de septembre 2016, l’assurance-vie progresse à train de sénateur, la collecte nette variant de -0,6 à +0,8 milliard d’euros en fonction des mois.
La collecte brute a été, en janvier, relativement correcte en étant de 11,4 milliards d’euros mais néanmoins en retrait par rapport aux mois de janvier 2015 et 2016 (respectivement 12 et 12,5 milliards d’euros). Les prestations (les rachats) se maintiennent à un haut niveau (11 milliards d’euros) et sont au-dessus de la moyenne de 2016 (9,8 milliards d’euros). Les ménages n’hésitent pas à puiser de l’argent sur leur contrat d’assurance-vie qui bénéficient à plus de 60 % d’entre eux du meilleur régime fiscal (imposition à 7,5 %). La concurrence de l’immobilier se fait ressentir. Les épargnants sortent une partie de leur argent des contrats d’assurance-vie pour acheter de la pierre.
Le résultat de l’assurance-vie est d’autant plus décevant que janvier est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie. Les ménages profitaient du début de l’année pour affecter une partie des revenus non consommés de l’année précédente et en particulier des primes (primes de fin d’année, 13e mois) perçues au mois de décembre. L’assurance-vie a certainement pâti des annonces des rendements 2016 des fonds euros qui sont en baisse de 0,2 à 0,4 point, en moyenne, selon les contrats. Par ailleurs, la politique des compagnies d’assurances d’orienter l’épargne vers les unités de compte contribue à peser sur le volume de collecte, des épargnants refusant d’allouer une partie de leurs actifs en UC. Cette préférence pour la liquidité se traduit par un retour en force du Livret A et du LDDs (collecte nette de 3,27 milliards d’euros au mois de janvier). Le dispositif de blocage potentiel des contrats d’assurance-vie par l’Etat en cas de crise grave adopté dans le cadre de la loi Sapin II se fait encore ressentir.
La collecte des unités de compte a atteint 2,8 milliards d’euros soit un peu près le même résultat qu’en décembre (2,9). Elle représente près de 25 % de la collecte totale ce qui traduit bien un réel infléchissement. En moyenne, en 2016, les UC représentaient 20 % de la collecte.
L’assurance-vie, produit mature, est à un moment charnière de son histoire. Les fonds euros qui ont contribué à son succès car ils constituaient un véritable triangle magique, sécurité avec la garantie en capital, relative liquidité et rendement appréciable, sont pour quelques années moins attractifs. Face à cette nouvelle donne, avec en toile de fond, un contexte politique et géopolitique incertain, les épargnants sont à la recherche d’un nouveau paradigme. Si certains acceptent la prise de risque (relative) des unités de compte, d’autres se réfugient dans des produits traditionnels.
En 2016, la hausse des prix dans l’immobilier ancien a été de 1,8 %se confirme. Cette hausse est de +1,9 % pour les appartements et de 1,7 % pour les maisons. Au quatrième trimestre 2016, les prix des logements anciens ont progressé de +0,7 % par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières). Ce trimestre, la hausse est surtout due aux prix des appartements (+0,9 %). Les prix des maisons s’accroissent plus modérément (+0,5 %). L’immobilier profite de la baisse des taux d’intérêt qui tout à la fois favorise le crédit et rend l’investissement locatif plus compétitif.
Au quatrième trimestre 2016, les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent de nouveau : +0,9 % par rapport au troisième trimestre, après +0,7 %.
Ainsi, sur un an, la hausse des prix s’accélère : +3,1 % par rapport au quatrième trimestre 2015, après +2,0 % et +1,5 %. Dans la région francilienne, cette hausse est principalement tirée par les prix des appartements (+3,5 %), notamment des appartements parisiens, qui augmentent de 4,4 % en un an. Les prix des maisons en Île-de-France augmentent également, mais de façon moins marquée (+2,3 % sur l’année).
En province, les prix des logements anciens augmentent de 0,6 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2016, soit de façon plus modérée qu’en Île-de-France.
Ils restent plus élevés qu’un an auparavant (+1,3 %). Contrairement à la région francilienne, la hausse est surtout tirée par les prix des maisons, qui s’élèvent de 1,6 % entre fin 2015 et fin 2016 ; ceux des appartements augmentent de 0,6 %.


Selon l’INSEE, au mois de février, le climat des affaires est stable mais se maintient à un niveau convenable. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, se situe quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Le climat gagne un point dans l’industrie. Il est stable dans le bâtiment et les services. En revanche, il perd trois points dans le commerce de détail.

L’indicateur de retournement reste en zone positive traduisant qu’aucune dégradation n’est attendue à court terme.
Indicateurs du climat des affaires
et de retournement France et sectoriels
| Oct. 16 | Nov. 16 | Déc. 16 | Jan. 17 | Fév. 17 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Indicateurs du climat des affaires | |||||
| France | 102 | 102 | 105 | 104 | 104 |
| Industrie | 103 | 102 | 106 | 106 | 107 |
| Bâtiment | 96 | 99 | 98 | 99 | 99 |
| Services | 101 | 102 | 106 | 103 | 103 |
| Commerce de détail | 100 | 104 | 107 | 106 | 103 |
| Commerce de gros | – | 98 | – | 102 | – |
| Indicateurs de retournement | |||||
| France | 0,2 | 0,3 | 0,6 | 0,4 | 0,7 |
| Industrie | 0,3 | 0,4 | 0,7 | 0,8 | 0,8 |
| Bâtiment | –0,2 | 0,3 | 0,4 | 0,7 | 0,7 |
| Services | –0,4 | –0,2 | 0,8 | 0,2 | 0,6 |
| Commerce de gros | – | 0,0 | – | 0,9 | – |

Le taux d’inflation annuel de la zone euro s’est élevé selon Eurostat à 1,8% en janvier 2017, contre 1,1% en décembre 2016. Un an auparavant, il était de 0,3%.
Le taux d’inflation annuel de l’Union européenne s’est établi à 1,7% en janvier 2017, contre 1,2% en décembre. Un an auparavant, il était de 0,3%.
Les taux annuels les plus élevés ont été enregistrés en Belgique (3,1%), en Lettonie et en Espagne (2,9% chacun) ainsi qu’en Estonie (2,8%). En Allemagne, le taux d’inflation est de 1,9 % et en France de 1,6 %. L’inflation se rapproche ainsi de la cible des 2 % fixée par la BCE.
C’est l’énergie qui explique cette hausse des prix en janvier avec un effet base important du fait que le pétrole était au plus bas en janvier 2016.
Philippe Crevel a été interviewé par la rédaction de TF1 pour le JT de 13 heures (13 mn 28) au sujet de l’évolution du Livret A
Le Livret démarre l’année sur les chapeaux de roue
Le Livret A confirme et signe son retour en forme avec un deuxième mois consécutif de collecte nette positive, +2,89 milliards d’euros au mois de janvier (+630 millions d’euros au mois de décembre 2016). Il faut remonter au mois de janvier 2013 pour trouver une collecte plus importante (+ 7,5 milliards d’euros). Si en 2013, le Livret A bénéficiait du relèvement de son plafond, en ce début de 2017, il profite de la montée des incertitudes.
Le mois de janvier réussit traditionnellement assez bien au Livret A. Les contreperformances des mois de janvier 2015 et 2016 étaient imputables à la baisse de son taux. En 2017, cette baisse semble être digérée par les épargnants.
Au mois de janvier, les épargnants continuent de replacer une partie des primes obtenues en fin d’année. Par ailleurs, ces derniers privilégient toujours la liquidité. La baisse des rendements des fonds euros dissuade une partie des épargnants à s’engager sur le long terme d’autant plus que le retour de l’inflation peut les inciter à la prudence.
Dans ces conditions, l’encours du Livret A remonte à 262,4 milliards d’euros. A souligner que le LDDs enregistre également une collecte positive de 380 millions d’euros portant son encours à 101,7 milliards d’euros à un niveau assez proche de son record absolu (août 2014 à 102,4 milliards d’euros).
Avec l’élection présidentielle et les élections législatives qui se profilent, il est probable que les ménages français continuent à jouer le Livret A et les dépôts à vue.
Enfin, il convient de souligner qu’au mois de janvier, le rendement réel du Livret A est négatif car le taux d’inflation en rythme annualisé a atteint 1,3 %. Ce rendement négatif n’a pas découragé les épargnants. La prochaine révision n’est prévue que pour le 1er août 2017. Sil’inflation restait constante, le taux du Livret A pourrait être porté au maximum à 1,5 %.
Selon l’INSEE, au mois de janvier, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,3 % en décembre. Corrigé des variations saisonnières, il augmente de 0,7 %, après +0,1 % en décembre. Sur un an, les prix à la consommation sont orientés à la hausse. le taux d’inflation passe de 0,6 à 1,3 % de décembre à janvier et atteint ainsi son plus haut niveau depuis novembre 2012.
La hausse des prix est toujours la conséquence de l’augmentation des prix du pétrole. Il y a un fort effet base car le prix du pétrole était au plus bas entre janvier et février 2016.
Sur le mois, le recul est dû à la baisse saisonnière des prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures. Néanmoins, cette baisse est moins forte qu’en janvier 2016, surtout en raison d’un début des soldes d’hiver plus tardif cette année. La baisse d’ensemble est atténuée par la nette accélération des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, des prix de l’alimentation.
En janvier 2017, les prix de l’énergie accélèrent vivement (+4,5 %) après déjà quatre mois de hausses consécutives. Sur un an, l’augmentation des prix s’accentue nettement : +10,3 % après +4,3 % le mois précédent. Il s’agit de la plus forte hausse depuis novembre 2011.
Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail de la France métropolitaine s’est abaissé à 9,7 % au 4e trimestre de l’année dernière en recul de 0,1 point par r apport au3e trimestre. Pour l’ensemble de la France ce taux est de quatrième trimestre 2016, le taux de chômage au sens du BIT est de 10,0 % de la population active en France, après 10,1 % au troisième trimestre.
Le taux de chômage s’est réduit pour les jeunes et les personnes âgées de 50 ans ou plus, alors qu’il a augmenté pour celles de 25 à 49 ans. Sur un an, le taux de chômage baisse de 0,2 point.
Parmi les chômeurs, 1,2 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Au quatrième trimestre 2016, le taux de chômage de longue durée s’établit à 4,2 % de la population active. Il diminue de 0,1 point par rapport au troisième trimestre 2016 et au quatrième trimestre 2015.

| En % de la population active | Variation en points sur un | Milliers | |||
|---|---|---|---|---|---|
| 2016T3 | 2016T4 (p) | trimestre | an | 2016T4 (p) | |
| Personnes au chômage | 9,8 | 9,7 | –0,1 | –0,2 | 2 783 |
| 15-24 ans | 25,0 | 23,3 | –1,7 | –0,7 | 627 |
| 25-49 ans | 8,8 | 9,0 | 0,2 | –0,2 | 1 597 |
| 50 ans ou plus | 7,1 | 6,7 | –0,4 | 0,0 | 559 |
| Hommes | 9,8 | 9,8 | 0,0 | –0,6 | 1 472 |
| 15-24 ans | 24,8 | 24,0 | –0,8 | –1,5 | 352 |
| 25-49 ans | 8,5 | 8,8 | 0,3 | –0,7 | 814 |
| 50 ans ou plus | 7,5 | 7,2 | –0,3 | 0,0 | 306 |
| Femmes | 9,8 | 9,5 | –0,3 | 0,1 | 1 311 |
| 15-24 ans | 25,1 | 22,5 | –2,6 | 0,3 | 275 |
| 25-49 ans | 9,1 | 9,2 | 0,1 | 0,2 | 783 |
| 50 ans ou plus | 6,6 | 6,1 | –0,5 | –0,2 | 252 |
| Personnes au chômage de longue durée | 4,3 | 4,2 | –0,1 | –0,1 | 1 223 |
En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Ce halo progresse assez fortement depuis la crise de 2009.
Au quatrième trimestre 2016, le nombre de personnes concernées a augmenté de 21 000 par rapport au trimestre précédent, et de 65 000 sur un an.

Au quatrième trimestre 2016, le taux d’emploi des 15-64 ans atteint 64,7 %. Il augmente de 0,1 point par rapport au trimestre précédent. Il se redresse pour les jeunes et s’accroît légèrement pour les personnes de 50-64 ans. Cependant, il diminue pour celles de 25 à 49 ans. Sur un an, le taux d’emploi augmente de 0,3 point.
Le taux d’emploi en équivalent temps plein des 15-64 ans est stable au quatrième trimestre, à 59,9 %.
Le taux d’emploi à temps complet se maintient à 53,0 % au quatrième trimestre 2016. Sur un an, il augmente de 0,4 point. Le taux d’emploi à temps partiel est stable à 11,7 %. Il diminue de 0,1 point par rapport à fin 2015.
Au quatrième trimestre 2016, le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée (CDI) des 15-64 ans atteint 48,7 %. Il augmente de 0,2 point par rapport au troisième trimestre, et de 0,1 point sur un an. Le taux d’emploi en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim s’établit à 7,5 %. Il s’accroît de 0,1 point par rapport au trimestre précédent et sur un an.
| En % de l’ensemble de la tranche d’âge | Variation en points sur un | |||
|---|---|---|---|---|
| 2016T3 | 2016T4 (p) | trimestre | an | |
| Personnes en emploi | 64,6 | 64,7 | 0,1 | 0,3 |
| Hommes | 68,1 | 68,2 | 0,1 | 0,6 |
| Femmes | 61,3 | 61,4 | 0,1 | 0,1 |
| 15-24 ans | 27,5 | 28,5 | 1,0 | 0,1 |
| 25-49 ans | 80,4 | 80,1 | –0,3 | 0,0 |
| 50-64 ans | 60,7 | 60,8 | 0,1 | 0,9 |
| Dont : 55-64 ans | 50,1 | 50,2 | 0,1 | 1,2 |
| CDI | 48,5 | 48,7 | 0,2 | 0,1 |
| CDD/intérim | 7,4 | 7,5 | 0,1 | 0,1 |
| Temps complet | 53,0 | 53,0 | 0,0 | 0,4 |
| Temps partiel | 11,7 | 11,7 | 0,0 | –0,1 |
| Taux d’emploi en équivalent temps plein | 59,9 | 59,9 | 0,0 | 0,3 |

Au quatrième trimestre 2016, 6,2 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, soit 0,1 point de moins qu’au trimestre précédent, et 0,4 point de moins qu’un an auparavant. Le sous-emploi concerne principalement des personnes à temps partiel qui souhaiteraient travailler davantage. Le chômage partiel représente quant à lui 0,2 % des personnes en emploi.
Le taux d’activité des 15-64 ans s’établit à 71,7 % au quatrième trimestre 2016, comme au trimestre précédent. Sur un an, il augmente de 0,1 point.
| En % de l’ensemble de la tranche d’âge | Variation en points sur un | |||
|---|---|---|---|---|
| 2016T3 | 2016T4 (p) | trimestre | an | |
| Personnes actives | 71,7 | 71,7 | 0,0 | 0,1 |
| Hommes | 75,5 | 75,7 | 0,2 | 0,1 |
| Femmes | 68,0 | 67,8 | –0,2 | 0,0 |
| 15-24 ans | 36,7 | 37,1 | 0,4 | –0,3 |
| 25-49 ans | 88,1 | 88,1 | 0,0 | –0,1 |
| 50-64 ans | 65,4 | 65,3 | –0,1 | 0,9 |
| Dont : 55-64 ans | 54,0 | 54,1 | 0,1 | 1,3 |
Contrairement à quelques idées reçues, la France figure parmi les pays où il y a le plus de créations d’entreprise. Les derniers chiffres publiés par l’INSEE prouve, une fois de plus, de la vitalité du tissu économique français.
Au mois de janvier, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a progressé de +1,5 % contre une baisse de 2,6 % en décembre (en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations d’entreprises classiques progressent de 1,1 % ainsi que les immatriculations de micro-entrepreneurs (+2,0 %).
Sur un an, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des douze derniers mois continue d’augmenter (+6,2 % après +5,5 % en décembre et +5,7 % en novembre). Cet accroissement est surtout porté par les créations de sociétés (+9,8 %) et celles d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+9,6 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs repartent à la hausse (+1,4 % sur un an) pour la première fois depuis deux ans. Deux créations sur cinq sont des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneurs. En janvier 2017, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent, en effet, 40,2 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 42,1 %.

Au niveau des entreprises, l’orientation de la demande de crédits est un peu plus confuse. En janvier, un un groupe bancaire fait état d’une légère baisse de la demande de crédits de la part des PME et des grandes entreprises, les autres indiquant une stabilité. En revanche, les crédits à la consommation et à l’habitat seraient toujours en hausse.
Un tiers des ménages imposés au titre de l’impôt sur le revenu n’ont pas opté pour la mensualisation. Ils devront, de ce fait, acquitter le premier tiers avant le 15 février prochain.
En 2017, si le montant à payer est supérieur à 2000 euros, il n’est pas possible de régler par chèque. Il faut désormais obligatoirement payer en ligne sur impots.gouv.fr, par smartphone ou tablette ou le cas échéant adhérer au prélèvement mensuel ou à l’échéance (article 1681 sexies 2 du code général des impôts). À défaut, une majoration de 0,2 % du montant des sommes dont le versement a été effectué selon un autre mode de paiement sera appliquée. Le montant de la majoration ne peut être inférieur à 15 €.
Ce seuil passera à :
mais de toute façon logiquement en 2018, c’est le retenue à la source qui s’appliquera sauf abrogation de la réforme par le nouveau Gouvernement.
Selon l’INSEE, en 2016, l’emploi marchand hors agriculture a augmenté de 191 700 soit un gain de 1,2 %. Au dernier trimestre, les créations nettes d’emploi ont atteint 62 200, après +52 400 au cours du trimestre précédent. L’année dernière, l’industrie a perdu 23 000 emplois quand la construction de son côté connaissait également une réduction du nombre de ses emplois de 5 700. Sur un an, l’emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,4 %, soit +151 300. L’emploi intérimaire continue d’augmenter fortement (+6,0 %, soit +37 200, après +5,3 %). Sur un an, il est en très nette hausse (+11,8 %, soit + 69 300).
| Évolution en milliers | Niveau | |||
|---|---|---|---|---|
| sur 3 mois | sur un an | |||
| 2016 | 2016 | 2016 | 2016 | |
| T3 | T4 | T4 | T4 | |
| Secteurs principalement marchands non agricoles | 52,4 | 62,2 | 191,7 | 16 158,9 |
| Industrie | -4,7 | -4,7 | -23,2 | 3 099,0 |
| Construction | -0,3 | -1,9 | -5,7 | 1 308,7 |
| Tertiaire | 57,4 | 68,8 | 220,6 | 11 751,3 |
| dont intérim* | 30,8 | 37,2 | 69,3 | 654,1 |
| Évolution en pourcentage | |||
|---|---|---|---|
| sur 3 mois | sur un an | ||
| 2016 | 2016 | 2016 | |
| T3 | T4 | T4 | |
| Secteurs principalement marchands non agricoles | 0,3 | 0,4 | 1,2 |
| Industrie | -0,2 | -0,2 | -0,7 |
| Construction | 0,0 | -0,1 | -0,4 |
| Tertiaire | 0,5 | 0,6 | 1,9 |
| dont intérim* | 5,3 | 6,0 | 11,8 |
À la fin du mois de décembre 2016, selon la Banque de France, les crédits mobilisés par les entreprises s’élevaient à 894 milliards d’euros, en augmentation de 4,4% sur un an. Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises : +2,7% pour les PME, +2,7% pour les ETI et +10,2% pour les GE.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève sur un an à 6,4% dans les activités de soutien aux entreprises, à 5,5% dans l’industrie, à 4,3% dans le secteur de l’information et de la communication. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule de 0,4% dans le secteur de la construction.
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux continue de baisser tant pour les crédits d’un montant unitaire supérieur à 1 million d’euros (1,26 % en décembre, après 1,39 % en novembre) que pour les crédits d’un montant inférieur à 1 million d’euros (1,68 %, après 1,72 %). Sur l’année 2016, le taux moyen de ces derniers crédits a diminué de 48 points de base, ce qui bénéficie notamment aux petites et moyennes entreprises.
Pour 2017, selon l’INSEE, les industriels français ont révisé à la hausse leur prévision d’investissement de +5 % par rapport à 2016.
Évolution annuelle de l’investissement en valeur dans l’industrie manufacturière

En 2016, le solde commercial s’est à nouveau dégradé après trois années d’amélioration. Les faibles cours du pétrole n’ont pas compensé une dégradation de notre solde industriel. La balance commerciale de la France a été déficitaire, en 2016, de 48,1 milliards d’euros (FAB/FAB) contre – 45,0 milliards en 2015. Si la facture énergétique s’est amélioré de 8,3 milliards d’euros, le déficit manufacturier s’est accru de 9,3 milliards d’euros. Il a atteint 43,7 milliards d’euros contre 36,9 milliards d’euros en 2015. Il s’agit du plus mauvais résultat depuis 2011.
L’augmentation du déficit manufacturier s’explique principalement par la réduction de 3,7 milliards de l’excédent aéronautique, passant de 22,3 milliards à 18,6 milliards. Malgré la progression des exportations, le déficit automobile (véhicules et équipements automobiles) augmente de 3,3 milliards d’euros en raison de la hausse des importations.
La balance commerciale est également dégradée par la diminution de l’excédent agricole de 2,4 milliards d’euros du fait des mauvaises récoltes céréalières.
Dans leur ensemble, en 2016, les exportations françaises ont diminué de 0,6 % après avoir enregistré une hausse de 4,4 % en 2015. Les ventes à l’étranger des produits métallurgiques et chimiques ont fortement reculé. En revanche, les ventes de véhicules automobiles sont en hausse pour la troisième année consécutive. Les exportations de bateaux, d’équipements automobiles et de produits de luxe continuent aussi à progresser, tandis que les livraisons aéronautiques restent stables à haut niveau
Les importations ont très légèrement augmenté de 0,1 % (contre +1,1 % en 2015). Si les achats de produits énergétiques ont baissé en valeur du fait de la chute des cours, ceux de produits manufacturés ont progressé de +2,4 % (après +5,7 % en 2015). Les importations aéronautiques, automobiles et de machines industrielles augmentent vivement. Les achats de produits agricoles et agroalimentaires sont également en hausse.
Solde commercial par secteur d’activité (CAF-FAB)
en milliards d’euros
| 2015 | 2016 | |
| Balance Commerciale | -45,03 | -48,11 |
| Solde industriel | -36,90 | -43,69 |
| Solde produits agricoles | +2,617 | +0,252 |
| Solde des industries agro-alimentaires | +6,54 | +5,69 |
| Solde équipements mécaniques, matériel électronique et informatique | -22,45 | -24,55 |
| Solde matériels de transports | +15,18 | +9,18 |
| Solde textile | -13,84 | -13,39 |
| Solde produits pharmaceutique | +3,24 | +3,87 |
| Solde produits chimique | +11,05 | +10,84 |
| Solde produits métallurgique | -6,26 | -6,49 |
| Hydrocarbures, énergie, industries extractives | -28,74 | -22,88 |
| Produits pétroliers raffinés et coke | -11,04 | -8,57 |
Les échanges extérieurs avec les pays membres de l’Union européenne restent fortement déficitaires, près de 30 milliards d’euros en 2016. La balance commerciale avec les Etats membres de la zone euro accuse un déficit de plus de 36 milliards d’euros.
Après deux années de croissance, les ventes à l’Union européenne marquent le pas (+0,3 %, après +2,3 %). La croissance des exportations au sein de l’Union européenne est centrée sur les nouveaux Etats membres et l’Espagne. La reprise de la construction automobile en France contribue à soutenir les exportations vers les pays européens. Malheureusement, la baisse des exportations de produits chimiques et métallurgiques à destination de l’Allemagne ne permet pas une amélioration substantielle de notre solde commercial avec ce pays. Les exportations se replient nettement avec les Pays-Bas, du fait de la baisse des ventes de pétrole raffiné, de produits chimiques et de céréales. Avec la Belgique, la reprise des exportations automobiles ne compense pas la baisse des ventes de produits pharmaceutiques. Les ventes au Royaume-Uni s’effritent, notamment celles de véhicules, mettant fin à l’accroissement continu de l’excédent bilatéral franco-britannique observé depuis 2011. La dépréciation de la livre sterling après le référendum du 23 juin 2016 explique cette évolution. Néanmoins, le solde commercial avec ce pays reste très positif, plus de 11 milliards d’euros.
En 2016, les exportations vers les pays tiers (hors UE) se contractent avec l’ensemble des zones (-2,1 %, après +7,3. Elles se replient nettement vers l’Afrique et le Proche et Moyen-Orient, notamment en raison d’une diminution des livraisons aéronautiques et du recul des ventes de céréales. Ces pays qui ont été durement touchés par la baisse des prix de l’énergie et des matières premières ont réduit leurs importations La dégradation avec l’Asie et l’Amérique est plus modérée, tandis que les ventes à l’Europe hors UE se redressent.
La baisse des importations se concentre sur les pays fournisseurs de pétrole. En Afrique, les achats reculent de nouveau (–12,9 %, après -12,2 %), notamment ceux d’hydrocarbures naturels à l’Algérie, au Nigeria, à la Libye et à l’Angola. Depuis l’Europe hors UE, la baisse se poursuit (–4,0 %, après -7,4 %), du fait principalement de la contraction des approvisionnements énergétiques, auprès de la Russie et du Kazakhstan, qui surpasse la hausse continue des achats d’automobiles à la Turquie.
Enfin, les importations diminuent également depuis le Proche et Moyen-Orient (-9,8 %, après +21,0 %), en particulier depuis l’Arabie saoudite, premier fournisseur de pétrole brut de la France. Seuls les achats à l’Iran progressent nettement depuis la fin de l’embargo sur le pétrole iranien, au début de l’année 2016.
Les importations depuis l’Asie s’accroissent légèrement (+1,1 %, après +9,7 %). Si les achats à la Chine s’inscrivent en baisse, notamment ceux de produits informatiques et d’articles d’habillement, ils sont compensés par le dynamisme des importations depuis le Japon, en particulier celles d’automobiles et de machines. Plus généralement, les importations progressent depuis la plupart des autres pays asiatiques à l’exception de l’Inde (recul des achats de pétrole raffiné). Les importations depuis l’Amérique (+1,7 %, après +9,5 %), progressent depuis les Etats-Unis, du fait de l’achat d’avions gros porteurs qui surpasse la baisse des importations de pétrole raffiné
solde commercial par pays (CAF-FAB) en milliards d’euros
| 2015 | 2016 | |
| Balance Commerciale | -45,03 | -48,11 |
| Zone euro | -37,116 | -36,653 |
| Union européenne | -29,153 | -29,813 |
| Allemagne | 15,483 | -14,397 |
| Italie | -5,830 | -5,899 |
| Pays-Bas | -4,139 | -7,137 |
| Suisse | -0,378 | +1,277 |
| Espagne | +1,011 | +0,777 |
| Belgique | -8,492 | -4,378 |
| Royaume-Uni | +12,022 | +11,602 |
| Etats-Unis | -2,351 | -3,294 |
| Chine et Hong-Kong | -25,385 | -25,774 |
Au 3e trimestre 2016, les ménages français ont maintenu leur effort d’épargne. Le taux des ménages, selon la Banque de France est passé de 14,5 à 15 % du revenu disponible brut par rapport au 2e trimestre.
Les flux en faveur de l’épargne financière sont, en revanche, en recul. Ils ont atteint au 3e trimestre de l’année dernière 18 milliards d’euros contre 23,6 au deuxième et 22,7 au 1er. Le patrimoine financier brut des ménages a atteint 4525,5 milliards d’euros.
Au cours du 3e trimestre, les ménages ont privilégié les placements sans risque. Les actifs liquides et non risqués ont augmenté de 12 milliards d’euros dont 9 pour les seuls dépôts à vue. Au 2e trimestre, ces actifs n’avaient augmenté que de 3,3 milliards d’euros.
Les autres actifs non risqués comme les comptes à terme, l’épargne contractuelle (PEP, PEL) et les fonds euros de l’assurance-vie ont augmenté de 10 milliards d’euros au 3e trimestre contre 10,8 milliards d’euros au trimestre précédent. Pour le dernier trimestre, les premiers résultats laissent apparaître un solde positif de 7?1 milliards d’euros.
Les titres de créances, les actions cotées et les OPC non monétaires ont enregistré une décollecte de 7,4 milliards d’euros au 3e trimestre 2016 contre un solde positif de 1,5 milliard d’euros pour chacun des deux premiers trimestres. Pour les actions non cotées et les Unités de Compte des contrats d’assurance-vie, le flux a été de 3,4 milliards d’euros en retrait par rapport au 2e trimestre (+8).
Les ménages ont légèrement accru leur flux d’endettement essentiellement tourné vers l’immobilier. Leur endettement s’est accru de 13,6 milliards d’euros au 3e trimestre contre 12,7 milliards d’euros au 2e trimestre.
| déc-15 | oct-16 | nov-16 (e) | déc-16 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0.89 | 0.79 | 0.78 | 0.77 |
| Ménages | 1,07 | 1,00 | 1,00 | 0,99 |
| dont : – dépôts à vue | 0,05 | 0,04 | 0,04 | 0,04 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,63 | 1,31 | 1,30 | 1,28 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,56 | 2,28 | 2,26 | 2,14 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,80 | 0,80 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,56 | 0,36 | 0,35 | 0,34 |
| – plan d’épargne-logement | 2,81 | 2,74 | 2,74 | 2,74 |
| SNF | 0,67 | 0,50 | 0,48 | 0,46 |
| dont : – dépôts à vue | 0,19 | 0,14 | 0,13 | 0,13 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,85 | 0,55 | 0,51 | 0,50 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,22 | 1,93 | 1,90 | 1,88 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0.05 | 0.00 | 0.00 | 0.00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0.13 | -0.31 | -0.31 | -0.32 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0.07 | -0.35 | -0.18 | -0.20 |
Comme prévu, le Gouvernement n’a pas modifié les taux de l’épargne réglementée dont celui du Livret A . Par un arrêté du 25 janvier publié au JO du 29 janvier 2017, le rendement du Livret A reste fixé à 0,75% « pour la période du 1er février 2017 au 31 juillet 2017, taux qui avait été décidé le 1er août 2015.
Les taux des produits d’épargne réglementée fixés en fonction du Livret A, c’est-à-dire ceux du LDD, du LEP ou du CEL, ne sont pas modifiés.
Tableau de bord du crédit et des taux d’intérêt |
Taux |
| Obligations souveraines et Euribor au 30 décembre 2016
Taux OAT à 10 ans 30 décembre 31 janvier
Taux du Bund à 10 ans 30 décembre 31 janvier
Taux de l’US Bond à 10 ans 30 décembre 31 janvier
Taux de l’Euribor à 1 mois – 31 janvier 2017 Taux de l’Euribor à 3 mois – 31 janvier 2017 Taux de l’Euribor à 9 mois – 31 janvier 2017 Taux de l’Euribor à 12 mois – 31 janvier 2017 |
0,687 % 1,048 %
0,208 % 0,437 %
2,454 % 2,464 %
-0,372 % -0,328 % -0,159 % -0,100 %
|
| Crédit immobilier (Source Empruntis 31 janvier 2017)
10 ans 15 ans 20 ans 25 ans 30 ans
|
1,20 %
1,47 % 1,70 % 1,95 % 2,60 % |
Selon l’INSEE, au mois de décembre 2016, les dépenses de consommation des ménages en biens ont reculé de 0,8 % mettant un terme à deux mois de hausse . Ce recul est imputable aux moindres dépenses en énergie et à alimentation. Sur l’ensemble du quatrième trimestre, elles progressent néanmoins de 0,89 % après une contraction de 0,4 % au 3e trimestre surtout du fait des dépenses d’énergie et des achats d’automobiles.

La croissance reste toujours dépendant de la consommation, le commerce extérieur étant toujours mal orienté et l’investissement en convalescence.
Au mois de novembre, le chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière a connu une forte hausse, +2,4 % contre un recul de 0,4 % en octobre. Le rebond est un peu plus marqué à l’exportation (+2,7 % après −0,9 %). Pour l’ensemble de l’industrie, le chiffre d‘affaires est également en forte hausse +2,7 % après −0,3 %.
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires augmente nettement dans l’industrie manufacturière de même que dans l’ensemble de l’industrie (+2,1 %). Il croît dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : « autres industries » (+1,8 %), matériels de transport (+2,4 %), industries agro-alimentaires (+1,7 %), cokéfaction et raffinage (+7,7 %) et biens d’équipement (+1,4 %).
Sur un an, le chiffre d’affaires des trois derniers mois croît nettement par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+1,7 %), comme dans l’ensemble de l’industrie (+2,1 %). Sur cette période, il augmente vivement dans les matériels de transport (+6,9 %) et plus modérément dans les industries agroalimentaires (+1,6 %), les biens d’équipement (+1,5 %) et la cokéfaction et raffinage (+1,2 %). Il est quasi stable dans les « autres industries » (+0,1 %).
L’évolution de l’industrie demeure toujours très heurtée d’un mois sur l’autre même si le rebond constaté en novembre est plus fort que ceux des mois précédents. Néanmoins, l’industrie française n’a pas retrouvé son niveau d’avant crise.

Sur un an, les prix à la consommation progressent de 1,4 % contre + 0,6 % en décembre. L’inflation atteindrait, selon l’INSEE, ainsi son plus haut niveau depuis novembre 2012. Cette augmentation est imputable aux prix de l’énergie. Elle se nourrit également de la hausse des produits alimentaires et des services. Par ailleurs, les prix des produits manufacturés diminueraient moins vite que le mois précédent.
Sur un mois, les prix à la consommation diminueraient de 0,2 % en janvier 2017, après une hausse de 0,3 % en décembre. Ce recul serait dû à la baisse saisonnière des prix des produits manufacturés, notamment ceux de l’habillement et des chaussures. Néanmoins, cette baisse est moins forte qu’en janvier 2016, surtout parce que les soldes d’hiver ont débuté plus tard cette année. La baisse d’ensemble sur le mois serait atténuée par la nette accélération des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, des prix de l’alimentation.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait vivement (+1,6 % après +0,8 % en décembre 2016). Sur un mois, il reculerait de 0,2 % après une hausse de 0,3 % le mois précédent.
En 2016, l’assurance-vie a enregistré un résultat en demi-teinte, avec une collecte nette qui reste certes positive, 16,8 milliards d’euros, mais en retrait par rapport à celle de 2015 (24,6 milliards d’euros). Ce résultat a été obtenu dans un contexte difficile du fait de la baisse des taux de rendement et de la polémique générée par la loi Sapin II (introduction d’un dispositif prudentiel de blocage temporaire des contrats en cas de crise systémique).
La collecte nette du mois de décembre a été de 800 millions d’euros en progrès au mois de novembre où elle avait atteint 400 millions d’euros. La collecte mensuelle moyenne de l’année 2012 a été 1,4 milliard d’euros contre 2 milliards d’euros en 2015.
Si le taux d’épargne des ménages s’est maintenu à un haut niveau (15 % du revenu disponible brut au 3e trimestre avec une composante financière à 5,9 %), les Français ont, en 2016, souhaité renforcer leur poche d’épargne de précaution. Ils sont ainsi revenus sur le Livret A et ont conservé d’importantes disponibilités sur leurs comptes courants. La baisse du rendement du Plan d’Epargne Logement n’a pas provoqué une réelle montée des cotisations en faveur de l’assurance-vie.
Stabilité des cotisations brutes en 2016
Le montant total des cotisations brutes a, en 2016, atteint 134,7 milliards d’euros contre 135,5 milliards d’euros en 2015. Il s’agit de la deuxième meilleure collecte de ses sept dernières années. Pour le mois de décembre, les cotisations brutes se sont élevées à 12,6 milliards d’euros en hausse de 20 % par rapport au mois de novembre. En règle générale, le dernier mois de l’année est favorable aux cotisations, les épargnants réalisant des arbitrages entre leurs différents placements durant cette période.
Une lente progression des unités de compte
Le montant de la collecte en unités de compte a été de 27,2 milliards d’euros contre 26,8 milliards d’euros en 2015. Les unités de compte représentent 20 % de la collecte soit toujours un ratio inférieur à celui d’avant crise. La progression des unités de compte s’est réalisée dans un contexte boursier chahuté qui a néanmoins débouché sur une augmentation des cours (+4,86 % pour le CAC40 en 2016). L’évolution des UC est sensible aux résultats de la bourse et est également liée à la progression de l’épargne financière.
Des prestations orientées à la hausse en phase avec le vieillissement des contrats et de la population
Les prestations se sont élevées à 117,9 milliards d’euros en 2016 contre 111,8 milliards d’euros en 2015. Plus de 60 % des contrats ont plus de 8 ans d’ancienneté ce qui permet aux souscripteurs de bénéficier du meilleur régime fiscal. ¨Par ailleurs les titulaires des contrats d’assurance-vie sont de plus en plus âgés. Leur âge moyen est supérieur à 54 ans. Si 37 % des ménages ont souscrit un contrat d’assurance-vie, ce taux s’élève à plus de 50 % chez les retraités. De ce fait, il n’est pas étonnant que le montant des rachats augmente progressivement avec l’arrivée des classes d’âge du baby-boom à la retraite.
Un encours de 1632 milliards d’euros
L’encours de l’assurance-vie a atteint 1632 milliards d’euros à fin 2016 contre 1061 milliards d’euros à fin 2006. En un an
L’assurance-vie doit faire face tout à la fois à l’incontournable question de la baisse des taux de rendements des fonds euros qui représente plus des quatre cinquièmes de son encours et du vieillissement de la population ce qui se traduira par une montée en puissance des prestations. La question de la réorientation des fonds euros vers des placements plus en phase avec l’économie réelle a donné lieu à plusieurs initiatives depuis 2012 qui n’ont pas été couronnées de succès que ce soit avec l’Euro-croissance ou les contrats Vie-Génération. Une action plus énergique en faveur des unités de compte sera peut –être nécessaire pour déplacer un peu plus rapidement les lignes.
| Encours (en Mds EUR) (a) | Taux de croissance annuel (en %) (a) | |||
| déc-16 | oct-16 | nov-16 | déc-16 | |
| Dépôts à vue | 831 | 9,5 | 10,1 | 10,5 |
| = Ressources résidentes incluses dans M1 | 831 | 9,5 | 10,1 | 10,5 |
| Dépôts à terme <= 2 ans | 137 | -2,6 | -8,3 | -1,3 |
| + Comptes sur livret | 613 | 0,6 | 0,7 | 1,1 |
| = Ressources résidentes incluses dans M2-M1 | 751 | -0,0 | -1,0 | 0,7 |
| Titres d’OPC monétaires | 268 | 3,7 | 3,3 | 5,5 |
| + Pensions | 20 | -3,2 | 3,6 | -5,1 |
| + Titres de créance <= 2 ans | 73 | 20,8 | 16,6 | 19,9 |
| = Ressources résidentes incluses dans M3-M2 | 362 | 6,2 | 5,7 | 7,5 |
| Total des ressources résidentes incluses dans M3 | 1 944 | 5,0 | 4,8 | 5,9 |
| + Engagements monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro | 167 | -6,2 | 7,8 | 7,1 |
| – Avoirs monétaires bruts vis-à-vis du reste de la zone euro | 40 | -3,3 | -9,8 | -1,9 |
| = Composante française de l’agrégat monétaire M3 de la zone euro | 2 072 | 4,1 | 5,3 | 6,2 |
Bonne nouvelle, selon Eurostat, dans la zone euro, en termes réels, le revenu des ménages par habitant a augmenté de 0,2% au troisième trimestre 2016, après avoir augmenté également de 0,2% au trimestre précédent. La consommation réelle des ménages par habitant a progressé de 0,3% au troisième trimestre 2016, après une hausse de 0,1% au deuxième trimestre 2016. Ces résultats sont liés à l’amélioration de la situation de l’emploi. Par ailleurs, dans certains pays de la zone euro dont l’Allemagne, les salaires sont de nouveau en hausse.
Au mois de janvier, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique augmente après deux mois de stabilité : l’indicateur qui la synthétise atteint 100 contre 99 au mois de novembre. Il était inférieur à ce seuil depuis novembre 2007.
Indicateur synthétique de confiance des ménages


En janvier, l’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France s’améliore après une dégradation en décembre : le solde correspondant gagne 4 points et retrouve un niveau de mai 2016, mais reste en deçà de sa moyenne de long terme. Ils expriment une confiance relativement mesurée quant au niveau de vie futur en France : le solde, quasi stable (−1 point) est à son niveau moyen de longue période.
Les craintes des ménages sur le chômage baissent de nouveau en janvier (−3 points), après s’être fortement réduites depuis octobre. Le solde s’écarte davantage de sa moyenne de longue période et se situe à son plus bas niveau depuis juin 2008.
En janvier, les ménages sont plus nombreux qu’en décembre à anticiper une hausse des prix au cours des douze prochains mois : le solde grimpe de 4 points (après déjà +12 points le mois précédent). À son plus haut niveau depuis février 2014, il excède encore plus sa moyenne de long terme. Les ménages sont également plus nombreux à considérer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde correspondant gagne 4 points. À son plus haut depuis fin 2014, il demeure cependant très inférieur à sa moyenne de long terme.


Selon l’INSEE, au mois de janvier, le climat des affaires perd un point avoir enregistré une hausse de 3 points en décembre. À 104, il se situe toutefois encore au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Le climat augmente de quatre points dans le commerce de gros et d’un point dans le bâtiment. Il est stable dans l’industrie. En revanche, il perd quatre points dans les services et un point dans le commerce de détail.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.
Attendu depuis la fin de l’année dernière, la barre des 20 000 points a été franchie par le QDOW Jones ce mercredi 25 janvier 2017. Ce franchissement est symbolique tout comme l’est le Dow Jones qui n’est plus dans les faits l’indice phare de Wall Street, ce rôle étant joué par d’autres indices comme S&P 500 par exemple. Le Dow Jones reste incontournable car il existe depuis plus de 120 ans.
L’indice comprend 30 grandes entreprises américaines. contre douze initialement . Seule General Electric est, parmi les entreprises originelles, encore présente.
Le Dow Jones est le résultat de la somme arithmétique des cours des valeurs, en prenant tout de même en compte les opérations intervenues sur les titres comme les attributions d’actions gratuites ou divisions de nominal. Seul le Nikkei est également calculé de la sorte.
Le CAC 40 comme les autres indices européens sont calculés à partir des capitalisations flottantes des entreprises retenues. Cette réforme intervenue dans les années 200 rend plus difficile le dépassement du record de 2000 pour le CAC. qui ne prend pas, par ailleurs, en compte les bénéfices réinvestis à la différence de l’indice allemand DAXX.
Le record du Dow Jones est la conséquence de la bonne tenue de l’économie américaine, du taux de chômage faible et des bons résultats des entreprises cotées. Il est aussi l’expression d’un fort état de confiance chez les investisseurs. Les promesses de relance de Donald Trump, les mesures de soutien de la demande intérieure, les annonces de baisses des impôts et de simplification sont bien reçues quand celles concernant le protectionnisme ne sont pas relevées.
le Dow Jones bénéficie également des doutes qui existent sur l’Europe avec le Brexit et des élections complexes en France, en Allemagne et aux Pays-Bas.
Lors de sa réunion du 25 janvier 2017, le Conseil d’Orientation des Retraites en a profité pour réviser ses prévisions démographiques à l’horizon 2070. Si jusqu’en 2040, il considère que les ajustements ne modifient pas l’équilibre des régimes de retraite, il en est différemment après.
Le Conseil d’Orientation des Retraites révise à la hausse l’espérance de vie après 60 ans et réduit le solde migratoire de 100 000 à 70 000 par an. Cette double correction aboutir au fait que le retour à l’équilibre qui devait intervenir entre 2036 et 2040 est repoussé toute chose étant égale par ailleurs.
La Banque de France vient de mettre en ligne un nouveau site d’information à destination du grand publique, « mes questions d’argent ». L’objectif est double : améliorer le niveau de connaissances générales et mettre à disposition des outils pour gérer son argent et cela dans de nombreuses situation : location, vacances en groupe, calculs de droits pour la CMUC,… Ce site permet également l’accès à des guides vidéos et à des lettres types.
La Banque de France s’est associé à de nombreux acteurs associatifs, institutionnels, professionnels impliqués dans la pédagogie budgétaire, économique et financière afin de créer un portail interactif
Les informations sélectionnées et présentées sur le portail Mes questions d’argent respectent les critères suivants :
Au troisième trimestre 2016, selon Eurostat, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 1,7% dans la zone euro en hausse par rapport au deuxième trimestre 2016 où il se situait à 1,5%. Au sein de l’Union européenne, le ratio du déficit public par rapport au PIB a légèrement augmenté, à 1,9% du PIB contre 1,8% au trimestre précédent. La France se situe largement au-dessus de la moyenne européenne avec un ratio de 3,5 % du PIB. Parmi les pays à fort déficit figurent la Grèce, l’Espagne, le Portugal et le Royaume-Uni.
Au troisième trimestre 2016, les recettes publiques totales se sont établies dans la zone euro à 46,5% du PIB, stables par rapport au deuxième trimestre 2016. Les dépenses publiques totales dans la zone euro ont quant à elles été de 48,2% du PIB, en hausse par rapport au trimestre précédent (48,1% du PIB). Pour l’Union européenne, les recettes publiques totales ont représenté 45,1% du PIB au troisième trimestre 2016, contre 45,0% au deuxième trimestre 2016. Les dépenses publiques totales dans l’UE28 se sont quant à elles établies à 46,9% du PIB, contre 46,8% au trimestre précédent.
selon l’institut statistique de l’Union européenne, à la fin du troisième trimestre 2016, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 90,1% dans la zone euro contre 91,2% à la fin du deuxième trimestre 2016. Pour l’Union européenne, le ratio a également diminué, passant de 84,2% à 83,3%.
Sur un an, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a baissé dans la zone euro de 91,5% à 90,1% ainsi que dans l’UE28 de 85,9% à 83,3%.
Par rapport au troisième trimestre 2015, onze États membres ont enregistré une hausse de leur ratio de la dette publique par rapport au PIB à la fin du troisième trimestre 2016 et dix-sept autres une baisse. Les plus fortes hausses du ratio ont été enregistrées en Grèce (+4,4 pp), en Lituanie (+3,1 pp), au Portugal (+2,9 pp) ainsi qu’en Bulgarie (+2,1 pp), tandis que les baisses les plus marquées ont été observées en Irlande (-8,5 pp), aux Pays-Bas (-4,3 pp) et en Hongrie (-3,2 pp). La France a enregistré une légère hausse, sa dette publique passant de 97 à 97,5 % du PIB soit plus de sept points au dessus de la moyenne de la zone euro.
Selon le Ministère du budget, 3,7 milliards d’euros en provenance des comptes bancaires et contrats d’assurance vie non réclamés ont été transférés , en 2016, à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Ce transfert est la conséquence de l’application de la loi dite Eckert, entrée en vigueur le 1er janvier 2016, qui renforce les obligations des établissements financiers face à des comptes bancaires ou des contrats d’assurance vie dont les fonds ne sont pas réclamés par leurs propriétaires ou leurs bénéficiaires.
En vertu de cette loi, les banques doivent recenser tous les comptes n’ayant pas l’objet de mouvement durant un an. Elles doivent établir une liste de ces comptes et prévenir leur titulaire. A défaut de mouvement pendant 10 ans, ces comptes sont transférés à la Caisse des Dépôts et Consignation qui les conservent à disposition des éventuels titulaires pendant 20 ans. Après ce délai, c’est à dire 30 ans, c’est l’Etat qui en prend possession.
Les banques et les compagnies d’assurances doivent également vérifier annuellement si les titulaires de comptes et de contrats sont encore vivants. Elles peuvent recourir pour cela aux fichiers de l’INSEE. En cas de décès, elles doivent effectuer les démarches nécessaires pour trouver les éventuels héritiers. Au bout d’un délai de trois ans, les comptes et contrats sont transférés à la CDC qui les met à disposition des héritiers durant 28 ans. La CDC remplace les banques et les compagnies d’assurance dans la recherche des éventuels bénéficiaires. Au bout de 28 ans, l’Etat récupère l’argent.
Les héritiers d’une personne décédée ont la possibilité de se consulter le fichier des comptes bancaires pour savoir les comptes détenus par la personne en question.
La Caisse des dépôts met à disposition un moteur de recherche appelé Ciclade qui permet de retrouver un compte en banque, un produit d’épargne ou un contrat d’assurance non réclamé. La recherche est gratuite. Il suffit d’indiquer le nom et la date de naissance de la personne concernée pour savoir si elle possède ou pas des sommes déposées à son nom. Les justificatifs d’identité ne sont réclamés qu’au moment de la restitution. Sont concernés, les comptes courants, les assurances vie, les livrets d’épargne et les comptes épargne-logement, ainsi que les comptes épargne entreprise.
Le Livret A a, en 2016, mis un terme à deux années consécutives de décollecte (-6,1 milliards d’euros en 2014 et -9,29 milliards d’euros en 2015) avec une collecte nette de 1,75 milliard d’euros. Pour le seul de mois de décembre, la collecte a été positive de 630 millions d’euros.
Le Livret A a, l’année dernière, surmonté le passage de son taux en-dessous de 1 % intervenu le 1er août 2015. Avec la baisse généralisée des rendements des produits de taux et surtout celle concernant le Plan d’Epargne Logement, les épargnants ont retrouvé le chemin du Livret A. Par ailleurs, les Français ont opté pour la sécurité et la liquidité au détriment du rendement. Le Livret A et le LDD sont de plus en plus les antichambres des comptes courants. Ils remplacent dans ce rôle les livrets bancaires qui offrent des rendements bien plus faibles. Le Livret A a également profité de la petite déconvenue de l’assurance-vie intervenue avec la discussion de la loi Sapin II prévoyant notamment des mesures de blocages en cas de crise systémique.
Le résultat positif du mois de dé décembre dernier est assez logique du fait des versements des primes et des étrennes de fin d’année. La collecte avait été en décembre 2015 (660 millions d’euros) et en décembre 2014 (9 millions d’euros) tant bien même que ces deux années avaient été marquées par une forte décollecte.
A fin décembre 2016, l’encours du Livret A est de quand celui du LDDS est de 360,9 milliards d’euros. Pour le Livret A, il s’élève à 259,5 milliard d’euros et à 101,4 milliards d’euros pour le LDDS. La collecte de ce dernier produit a été de au mois de décembre de 640 millions d’euros. En revanche, elle a été négative de 660 millions sur l’ensemble de l’année 2016. Ce produit étant plus bancarisé que le Livret A, il est très sensible aux évolutions des dépenses de consommation des ménages.
Avec la remontée de l’inflation, 0,6 % en rythme annuel au mois de décembre, le rendement du Livret A a tendance à se réduire en termes réels et à se rapprocher de zéro. Du fait de l’engagement du Gouvernement de ne pas modifier le taux au 1er février, celui-ci pourrait passer en dessous du taux d’inflation si le prix de l’énergie continuait à augmenter. Par ailleurs, en retenant la nouvelle formule du Livret A, le taux pourrait être maintenu à 0,75 %.
Compte tenu des nouvelles règles de fixation qui entreront en vigueur au 1er août 2017, les indices utilisés dans la formule pour les taux monétaires et l’inflation sont lissés sur 6 mois, afin de prévenir toute variation brutale, à la hausse ou à la baisse, du taux du livret A. Par ailleurs, dans la nouvelle formule, la majoration de 0,25 point de pourcentage par rapport à l’inflation est suspendue dans certaines circonstances exceptionnelles quand l’écart entre l’inflation et les taux monétaires est supérieur ou égal à 0,25 point de pourcentage. En retenant cette double modification, le taux peur rester à 0,75 % car l’inflation est de 0,4 % en moyenne sur les six derniers mois et qu’en plus l’écart entre inflation et les taux monétaires restent supérieurs à 0,25 point (l’Euribor 3 mois est à-0,339 % et taux de l’Euronia est -0,353 %).
| Collecte nette en milliards d’euros
|
rendement | Taux d’inflation
moyen |
|
| 1994 | 4,9 | 4,50% | 1,70% |
| 1995 | 7 | 4,5 | 1,70% |
| 1996 | -8,3 | 4,5 %jusqu’au 1er mars et 3,50 % après | 2% |
| 1997 | 3 | 3,50% | 1,20% |
| 1998 | 1,5 | 3,50 % jusqu’au 16 juin puis 3 % | 0,70% |
| 1999 | -6,7 | 3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 % | 0,50% |
| 2000 | -0,65 | 2,25 % jusqu’au 1er juillet 2000 puis 3 % | 1,70% |
| 2001 | 4,4 | 3% | 1,70% |
| 2002 | 4,2 | 3% | 1,90% |
| 2003 | 2,3 | 3 % jusqu’au 1er août puis 2,25 % | 2,10% |
| 2004 | 1,3 | 2,25% | 2,10% |
| 2005 | -1,3 | 2,25 % jusqu’au 1er août puis 2 % | 1,80% |
| 2006 | 3,3 | 2 % jusqu’au 1er février puis 2,25 % jusqu’au 1eraoût puis 2,75 % | 1,60% |
| 2007 | 5 | 2,75 % jusqu’au 1er août puis 3 % | 1,50% |
| 2008 | 18,7 | 3 % jusqu’au 1er février puis 3,50 % jusqu’au 1eraoût puis 4 % | 2,80% |
| 2009 | 21 | 4 % jusqu’au 1er février 2,50 % jusqu’au 1ermai 1,75 % jusqu’au 1er août puis 1,25 % | 0,10% |
| 2010 | 10,4 | 1,25 % jusqu’au 1er août puis 1,75 % | 1,50% |
| 2011 | 19,9 | 1,75 % jusqu’au 1er février 2 % jusqu’au 1eraoût Puis 2,25 % | 2,10% |
| 2012 | 30,3 | 2,25% | 2,00% |
| 2013 | 14,7 | 2,25 % jusqu’au 1er février 1,75 % jusqu’au 1eraoût Puis 1,25 % | 0,90% |
| 2014 | -6,13 | 1,25 % jusqu’au 1er août 1 % depuis | 0,50% |
| 2015 | -9,29 | 1 % puis 0,75 % à partir du 1er août | 0,6 %% |
| 2016 | 1,75 | 0,75 % | 0,2% |
Le revenu salarial moyen de l’ensemble des salariés progresse de 1,0 % en 2014 en euros constants. Il avait augmenté de 0,7 % par an entre 1995 et 2009, puis diminué de 0,3 % par an jusqu’en 2013 La hausse en 2014 est plus marquée dans le secteur public (+ 1,0 %) que dans le secteur privé (+ 0,6). Auparavant, depuis 2000, le revenu salarial moyen était plutôt stable dans le secteur public et en hausse dans le secteur privé.
Par ailleurs, depuis 2009, le revenu salarial moyen des femmes évolue plus favorablement que celui des hommes.
| Année | Secteur privé | Secteur privé | Ensemble des salariés | Ensemble des salariés | Secteur public | Secteur public | Femmes | Femmes (nouvelle série) | Hommes | Hommes (nouvelle série) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1967 | 11 029 | |||||||||
| 1968 | 11 574 | |||||||||
| 1969 | 11 983 | |||||||||
| 1970 | 12 936 | |||||||||
| 1971 | 13 529 | |||||||||
| 1972 | 14 136 | |||||||||
| 1973 | 14 818 | |||||||||
| 1974 | 14 873 | |||||||||
| 1975 | 15 391 | |||||||||
| 1976 | 17 420 | |||||||||
| 1977 | 17 714 | |||||||||
| 1978 | 18 115 | |||||||||
| 1979 | 17 911 | |||||||||
| 1980 | 17 711 | |||||||||
| 1981 | ||||||||||
| 1982 | 17 922 | |||||||||
| 1983 | ||||||||||
| 1984 | 17 635 | |||||||||
| 1985 | 17 545 | |||||||||
| 1986 | 17 959 | |||||||||
| 1987 | 17 680 | |||||||||
| 1988 | 17 698 | 18 602 | 20 448 | 14 916 | 21 457 | |||||
| 1989 | 17 785 | 18 732 | 20 670 | 14 985 | 21 650 | |||||
| 1990 | ||||||||||
| 1991 | 18 211 | 19 196 | 21 081 | 15 431 | 22 210 | |||||
| 1992 | 18 238 | 19 251 | 21 402 | 15 564 | 22 249 | |||||
| 1993 | 17 593 | 18 744 | 20 955 | 15 263 | 21 587 | |||||
| 1994 | ||||||||||
| 1995 | 17 127 | 18 571 | 21 508 | 15 410 | 21 219 | |||||
| 1996 | 17 175 | 18 638 | 21 508 | 15 412 | 21 363 | |||||
| 1997 | 17 239 | 18 690 | 21 714 | 15 485 | 21 415 | |||||
| 1998 | 17 589 | 18 982 | 21 786 | 15 715 | 21 781 | |||||
| 1999 | 17 568 | 19 018 | 21 895 | 15 742 | 21 845 | |||||
| 2000 | 17 765 | 19 222 | 22 188 | 15 883 | 22 134 | |||||
| 2001 | 18 049 | 19 427 | 22 188 | 16 073 | 22 388 | |||||
| 2002 | 18 250 | 19 630 | 22 411 | 16 313 | 22 578 | |||||
| 2003 | 18 317 | 19 686 | 22 377 | 16 393 | 22 625 | |||||
| 2004 | 18 384 | 19 743 | 22 343 | 16 473 | 22 671 | |||||
| 2005 | 18 452 | 19 800 | 22 309 | 16 554 | 22 718 | |||||
| 2006 | 18 519 | 19 857 | 22 275 | 16 634 | 22 765 | |||||
| 2007 | 18 861 | 20 190 | 22 489 | 16 947 | 23 146 | |||||
| 2008 | 18 948 | 20 231 | 22 324 | 16 947 | 23 245 | |||||
| 2009 | 19 149 | 20 436 | 22 657 | 17 290 | 23 369 | |||||
| 2010 | 19 107 | 20 399 | 22 684 | 17 378 | 23 234 | |||||
| 2011 | 19 120 | 20 337 | 22 534 | 17 300 | 23 191 | |||||
| 2012 | 19 023 | 19 319 | 20 291 | 20 532 | 22 321 | 22 333 | 17 321 | 17 486 | 23 106 | 23 417 |
| 2013 | 19 322 | 20 461 | 22 190 | 17 548 | 23 249 | |||||
| 2014 | 19 432 | 20 666 | 22 410 | 17 815 | 23 398 |
En 2014, le revenu salarial annuel, somme de tous les salaires nets perçus par une personne dans une année, est, selon l’INSEE, de 20 670 euros en moyenne. En euros constants, il dépasse de 1,0 % son niveau de 2013, rompant avec l’évolution négative observée entre 2010 et 2013.
Le revenu salarial des cadres est en moyenne près de trois fois plus élevé que celui des ouvriers ou des employés. Les montants sont particulièrement dispersés pour les moins de 25 ans, les ouvriers et les employés, catégories de salariés qui connaissent plus souvent des périodes d’inactivité ou de chômage au cours de l’année.
| Écart relatif au revenu salarial moyen de l’ensemble des salariés (en %) | Contribution à l’écart du salaire1 annuel en EQTP (en points) | Contribution à l’écart du volume de travail2 en EQTP (en points) | |
|---|---|---|---|
| Hommes | 13 | 9 | 4 |
| Femmes | -14 | -10 | -4 |
| Moins de 25 ans | -64 | -21 | -43 |
| De 25 à 39 ans | -8 | -12 | 4 |
| De 40 à 49 ans | 16 | 5 | 11 |
| De 50 à 54 ans | 23 | 10 | 13 |
| 55 ans ou plus | 19 | 19 | 0 |
| Cadres | 96 | 83 | 13 |
| Professions intermédiaires | 11 | 2 | 9 |
| Employés | -32 | -23 | -9 |
| Ouvriers | -26 | -23 | -3 |
| Temps plein | 21 | 4 | 17 |
| Temps partiel | -48 | -9 | -39 |
| Secteur privé 3 | -2 | 0 | -3 |
| Secteur public 3 | 8 | 0 | 9 |
| Diplôme inférieur au Bac | -15 | -18 | 3 |
| Bac à Bac+2 | 12 | 0 | 11 |
| Bac+3 ou plus | 77 | 62 | 15 |
Au 1er janvier 2017, les personnes de 65 ans ou plus représentent 19,2 % de la population, soit trois points de plus que dix ans auparavant et quatre points de plus que vingt ans plus tôt. Les plus de 75 ans représentent 9,1 % de la population en 2017 contre 6,5 % en 1997.
La proportion des 65 ans ou plus est légèrement plus faible que la moyenne européenne : 18,9% au 1er janvier 2015 au sein de l’UE, contre 18,4%en France à la même date. L’Italie est le pays où le poids des seniors est le plus élevé (21,7%) ; l’Irlande est celui où il est le plus faible (13,0%).
Les moins de 20 ans représentent 24,5 % au 1er janvier 2017 de la population contre 26,2 % en 1997.
Selon l’INSEE, au 1er janvier 2017, la France comptabilisait 66 991 000 habitants. Au cours de l’année 2016, la population a connu une augmentation de 265 000 personnes, soit une hausse de 0,4 %.
En 2016, 785 000 bébés sont nés en France, en baisse de 14 000 par rapport à 2015. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’éloigne des 2,1 nécessaire pour assurer le renouvellement des générations. Il était de 1,93 enfant par femme en 2016, en baisse par rapport à 2015. Il reste cependant le plus élevé d’Europe. Le nombre de décès atteint 587 000 en 2016. en baisse de 7 000 par rapport à 2015 qui avait été un record.
Les espérances de vie à la naissance, qui avaient diminué en 2015, retrouvent leur niveau de 2014 (85,4 ans pour les femmes et 79,3 ans pour les hommes). L’écart entre les hommes et les femmes continue de se réduite. Il était de 7,9 ans en 1996, de 7,1 ans en 2006 ; il est de 6,1 ans en 2016. Il reste toutefois important par rapport à d’autres pays européens. Aux Pays-Bas, au Royaume-Uni, à Chypre et en Suède, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes est de 4 ans en 2014 (6,2 ans pour la France en 2014). À l’inverse, environ 10 ans d’espérance de vie séparent les
hommes et les femmes dans les trois pays baltes. En 2014, pour les femmes, l’espérance de vie à la naissance est la plus élevée en Espagne et en Italie (86 ans) ; pour les hommes, elle culmine en Italie et à Chypre (81 ans). L’espérance de vie à 60 ans progresse à nouveau, après avoir elle aussi diminué en 2015 : dans les conditions de mortalité de 2016, un homme de 60 ans peut espérer vivre encore 23,2 ans en moyenne, soit 0,1 an de plus qu’en 2014. L’espérance de vie à 60 ans pour les femmes est de 27,6 ans, inférieure de 0,1 an à celle de 2014
En 2016, 235 000 mariages ont été célébrés, dont 7 000 entre personnes de même sexe. L’âge des mariés de sexe différent continue d’augmenter ; celui des mariés de même sexe diminue légèrement. Le Pacs poursuit sa progression et, en 2015, quatre Pacs ont été conclus pour cinq mariages célébrés.
En 2016, le solde naturel est de + 198 000 personnes . Il est inférieur de 7 000 personnes à celui de 2015 et devient ainsi le plus faible enregistré depuis 1976 (+ 182 000 habitants). Le solde migratoire (définitions) est estimé à 67 000 personnes ce qui constitue également un niveau bas.
Au 1er janvier 2016, avec 13 % de la population de l’Union européenne (UE 28), la France est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne, dont la population représente 16 % de celle de l’UE. Le Royaume-Uni et l’Italie sont les troisième et quatrième pays les plus peuplés. La progression de la population allemande est particulièrement forte en 2015, avec une hausse de près de 1 million, pour atteindre 82,2 millions d’habitants au 1er janvier 2016. Depuis 2006, les populations de la France, du Royaume-Uni et de l’Italie ont progressé, mais à des rythmes différents. Le Royaume-Uni a connu la plus forte progression de sa population (+ 7,9 %, soit 4,8 millions d’habitants supplémentaires), suivi par la France (+ 5,2%, soit + 3,3 millions à champ constant hors Mayotte) puis l’Italie (+ 4,5 %, soit + 2,6 millions). De ce fait, en dix années, l’écart de population entre la France et le Royaume-Uni s’est réduit, alors que, dans le même temps, il s’est accru avec l’Italie.
Selon la Banque de France, au cours du troisième trimestre 2016, les ménages ont réduit le volume de leur épargne financière par rapport au trimestre précédent. Les flux financiers des ménages ont atteint 21,1 milliards d’euros au cours du troisième trimestre. Au 2ème trimestre, le flux d’épargne des ménages avait atteint 23,6 milliards d’euros et de 22,7 milliards d’euros au premier trimestre. Sur un an, le flux de placements des ménages a été de 99,1 milliards d’euros ce qui est en retrait par rapport à l’année 2015 (103,3 milliards d’euros mais supérieur à 2014, 81,9 milliards d’euros).
Les dépôts à vue se sont accrus de 9,1 milliards d’euros quand les livrets d’épargne ont récupéré 1,8 milliard d’euros et l’épargne logement 3,5 milliards d’euros.
Les titres ont, en revanche, enregistré une décollecte, sur l’ensemble du 3ème trimestre, de 10,8 milliards d’euros. Au sein de cette catégorie, le recul le plus marqué provient des Organismes de Placement Collectifs (OPC) non monétaires qui connaissent une décollecte de 9,4 milliards d’euros. Les flux sont également négatifs pour les titres cotés, -1,6 milliard d’euros. Les fonds diversifiés, alternatifs et autres ont connu également une décollecte de 8,1 milliards d’euros.
L’assurance-vie a enregistré une collecte positive au cours du troisième trimestre de l’an dernier de 18,5 milliards d’euros dont 15,4 milliards d’euros pour les fonds euros.
Le flux de dettes des ménages s’est élevé à 13,6 milliards d’euros contre 12,7 milliards d’euros au 2ème trimestre et 7,3 milliards d’euros au premier.
Selon la Banque de France au troisième trimestre de 2016, la dette des agents non financiers s’élevait en France à 126 % du PIB. Elle est en hausse de 0,4 point par rapport au troisième trimestre après une hausse de 1,3 point au deuxième trimestre.
Le taux d’endettement des sociétés non financières (SNF) est quasi stable (69,7 % du PIB) tandis que celui des ménages progresse de 0,3 point (56,4 % du PIB).
Au cours de la même période, le ratio de dette des administrations publiques diminue de 0,9 point pour atteindre 97,6 % du PIB. Cette baisse est liée à la saisonnalité des émissions de l’Agence France Trésor, traditionnellement plus fortes au premier semestre.
| sept.-15 | déc.-15 | mars-16 | juin-16 | sept-16 | |
| Agents non financiers privés | |||||
| en % du PIB | 123,6 | 124,7 | 124,3 | 125,6 | 126,0 |
| Ménages | |||||
| en % du PIB | 55,7 | 55,9 | 55,9 | 56,0 | 56,4 |
| en % du revenu disponible brut | 86,8 | 87,1 | 87,1 | 87,4 | 87,9 |
| Sociétés non financières | |||||
| en % du PIB | 67,9 | 68,8 | 68,4 | 69,6 | 69,7 |
| en % de la valeur ajoutée | 133,6 | 135,3 | 134,1 | 136,1 | 136,2 |
| Administrations publiques : dette Maastricht (non cvs) | |||||
| en % du PIB | 96,9 | 96,2 | 97,5 | 98,5 | 97,6 |
Au troisième trimestre 2016, selon Eurostat, le taux d’épargne des ménages s’est établi dans la zone euro à 12,6%, stable par rapport au deuxième trimestre 2016. Le taux d’investissement des ménages a quant à lui été de 8,5% au troisième trimestre 2016 dans la zone euro, contre 8,6% au trimestre précédent.
Selon l’INSEE, en 2016, le nombre de créations d’entreprise a augmenté de 5,5 %.Ce dynamisme provient de l’essor des créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+9,9 %) et de sociétés (+9,8 %). En revanche les immatriculations de micro-entrepreneurs sont en léger recul (−0,3 % après −1,4 % en novembre et −4,3 % en octobre).
Pour le mois de décembre 2016, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus est en baisse après un rebond en novembre (−3,0 % après +4,5 %, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les créations d’entreprises classiques décroissent (−2,7 %) ainsi que les immatriculations de micro-entrepreneurs (−3,4 %). En décembre 2016, en données brutes, les demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs représentent 40,2 % des entreprises créées au cours des douze derniers mois. Un an auparavant, la part était de 42,2 %.

Le nombre cumulé de créations au cours du quatrième trimestre augmente par rapport à la même période un an plus tôt (+2,0 % en données brutes). Cette hausse est portée par les créations de sociétés (+5,0 %) et celles d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+3,0 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs, quant à elles, diminuent (−1,0 %). Le transport et le soutien aux entreprises restent les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale1.
En décembre 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente, selon l’INSEE, de 0,3 % sur un mois, après deux mois de stabilité. Corrigé des variations saisonnières, il croît légèrement (+0,1 %), comme le mois dernier. Sur un an, il accélère pour le deuxième mois consécutif (+0,6 %, après +0,4 % en octobre et +0,5 % en novembre) et atteint sa plus forte hausse depuis mai 2014.
La hausse des prix à la consommation sur le mois résulte du rebond principalement saisonnier des prix des services. Les prix de l’énergie et de l’alimentation augmentent au même rythme qu’en novembre. Enfin, les prix des produits manufacturés sont stables après une légère baisse en novembre.
En décembre 2016, l’indice d’inflation sous-jacente (ISJ) se replie légèrement à −0,1 % après +0,1 % le mois précédent. Sur un an, il baisse à +0,4 %, après +0,5 % les deux mois précédents. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) est en hausse de 0,3 % sur un mois, après une stabilité en novembre. Sur un an, il accélère à +0,8 %, variation la plus forte depuis mai 2014.
Inflation en France

Au 1er février, le Gouvernement a annoncé que le taux du Livret A ne sera pas modifié. Avec la nouvelle formule qui entrera en vigueur au 1er août, le taux de 0,75 % resterait inchangé.
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