La Fédération Française de l’Assurance a publié ce jeudi 30 mars une étude poussée sur l’assurance-vie. Cette étude aborde des sujets comme les motivations des épargnants, leur appétence aux actions, à la prise de risque, la fiscalité.
La FFA souligne qu’en France 54 millions de contrats ont été suscrit et que 37 millions de bénéficiaires sont décomptés. L’encours de 1 l’assurance-vie est de 632 milliards d’euros faisant de ce produit le premier placement financier des Français.
Selon l’étude FFA – Ipsos, 56 % des Français ont épargné durant les six derniers mois. Ce ratio est de 46 % pour ceux gagnant moins de 2000 euros et de 69 % pour ceux gagnant plus de 4000 euros. Par ailleurs 61 % des Français ont l’intention d’épargner durant les 6 prochains mois. Les Français considèrent qu’en matière d’épargne, la priorité, c’est la sécurité (41 %) devant la disponibilité (31 %) et le rendement (16 %). 72 % des Français recherchent le zéro risque en terme de placement. 26 % sont prêts à prendre une légère prise de risque pour avoir un même rendement. Parmi les détenteurs de l’assurance-vie, ce taux monte à 32 %.
Le focus sur l’assurance-vie
L’assurance vie est détenue dans toutes les classes d’âges (48% des moins de 35 ans, 51% des
35-59 ans et 62% des 60 ans et plus) et dans toutes les catégories de la population (48% des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, 61% des cadres, 53% des professions intermédiaires, 46% des employés, 44% des ouvriers et 61% des retraités).
53 % des Français connaissent les fonds euros et 26 % les unités de compte. Ils sont 14 % à avoir entendu parler de l’euro-croissance.
Avec une durée de détention moyenne supérieure à 11 ans, l’assurance vie permet aux Français de répondre à plusieurs motivations :
74 % des Français ne sont pas intéressés par l’instauration d’un nouveau contrat d’assurance essentiellement investi en actions et bénéficiant d’une fiscalité incitative. Parmi les détenteurs d’assurance-vie, 31 % seraient susceptibles de souscrire à un tel produit.
Les Français sont opposés à une remise en cause de la fiscalité de l’assurance-vie. 66% déclarent qu’ils se détourneraient alors de leurs contrats. Une réforme qui consisterait à aligner le taux d’imposition de l’assurance vie sur celui des autres produits d’épargne (Flat tax) est perçue comme une « mauvaise chose » par 77% des Français. Ce chiffre s’élève à 92% chez les détenteurs de contrats de 8 ans et plus.
En un an, de mars 2016 à février 2017, 463 400 logements ont été autorisés à la construction (en données brutes cumulées sur douze mois), soit une augmentation de 14,4 % par rapport au cumul des douze mois précédents. Sur la même période, 387 000 logements ont été mis en chantier, en progression de 13,0 %.
Depuis 2015, les mises en chantier progressent. Depuis l’année dernière, les ménages ont retrouvé le chemin de l’investissement immobilier. Le nombre de permis de construire délivrés l’année dernière s’est élevé à 463.900, soit une hausse de 16 % par rapport à 2015. La construction de logements individuels a progressé de 14,5 % sur un an. La promotion immobilière enregistre de bons résultats avec 119 005 logements mis en vente, soit 16 % de plus qu’en 2015. Cela ne permet pas néanmoins de compenser le point bas atteint en 2014 avec 297 532 logements. Nous étions alors très loin de l’objectif de 500 000 logements que François Hollande s’était fixé.
Pour le troisième mois consécutif, la confiance des ménages reste, selon l’INSEE, stable avec un indice 100 ce qui est sa moyenne de longue période. Les ménages français face aux échéances électorales sont en mode attentiste. Les craintes ne gagne pas de terrain mais pas d’euphorie non plus. Cette prudence se traduit par une diminution des intentions à réaliser des gros achats. Par ailleurs, une dégradation sur les capacités financières futures est constatée. Le calme avant la tempête ou avant la reprise….

En mars, l’opinion des ménages sur leur situation financière future se détériore un peu. Le solde correspondant perd 2 points et se situe en deçà de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée est quasi stable (+1 point), à son niveau moyen de long terme.
En mars, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants baisse nettement (−6 points), après une progression de 4 points en février. Le solde correspondant demeure cependant bien supérieur à sa moyenne de longue période.
En mars, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne varie peu : le solde sur leur capacité actuelles’améliore d’un point et celui sur leur capacité future en perd un. Les deux soldes se situent au-dessus de leur moyenne de long terme.
Les ménages estimant qu’il est opportun d’épargner sont un peu plus nombreux : le solde correspondant gagne 2 points. Bien que celui-ci augmente depuis trois mois, il reste bien inférieur à son niveau moyen de longue période.

Les craintes des ménages sur le chômage sont quasiment inchangées (+1 point en mars). Le solde correspondant est bien inférieur à sa moyenne de long terme depuis novembre 2016.
En mars, les ménages sont plus nombreux qu’en février à anticiper que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde correspondant gagne 4 points et s’écarte à nouveau de son niveau moyen de long terme.
Les ménages sont aussi nombreux qu’en février à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois. Le solde correspondant demeure inférieur à sa moyenne de longue période depuis février 2014.


Selon l’INSEE, en France, l’âge moyen des mères à la naissance de leur premier enfant s’élève à 28,5 ans en 2015. En 1974, cet âge était de 24,0 ans en moyenne, soit 4,5 ans plus tôt. Entre 1910 et 1974, l’âge moyen à la première maternité était passé de 25,0 ans à 24,0 ans. À cette lente diminution a succédé un accroissement rapide : l’âge moyen au premier accouchement a atteint 27,3 ans en 1998. En un quart de siècle (entre 1974 et 1998), les femmes ont donc reporté leur première maternité de 3,3 ans, soit une hausse de deux mois en moyenne chaque année. Cette évolution est imputable à la montée du taux d’emploi des femmes et à la généralisation de la contraception. Par ailleurs, la stabilisation de la vie professionnelle et sentimentale intervient plus tardivement en raison notamment de l’allongement des études. La crise économique aurait peu d’incidence sur l’arrivée du premier enfant. En revanche, il y a une volonté des jeunes de pouvoir vivre sans contrainte un peu plus longtemps aujourd’hui que dans le passé.
Tous rangs de naissance confondus, les femmes accouchent en moyenne à 30,4 ans en 2015. Cet âge suit globalement les mêmes tendances que l’âge à la première maternité : il a baissé jusqu’au milieu des années 1970 avant d’augmenter, d’abord fortement, puis à un rythme plus modéré. La diminution du début du XXe siècle jusqu’au milieu des années 1970 s’explique principalement par la raréfaction des familles nombreuses, qui rend les naissances aux âges maternels avancés moins fréquentes. Elle est aussi due à la baisse de l’âge moyen à la maternité à chaque rang de naissance. Ainsi, l’âge moyen à l’accouchement passe de 29,2 ans en 1910 à 26,8 ans en 1974 (– 2,4 ans). Cette diminution est donc bien plus forte que celle observée pour l’âge au premier enfant sur la même période (– 1 an).
Selon l’Association Française de Gestion, l’encours des PERCO a atteint, en 2016 14 milliards € d’encours (+13% sur un an). 2,2 millions de personnes disposent d’un PERCO (+9% en un an); 213.000 entreprises sont équipées (+5%).
A fin 2016, 39% des salariés sont en gestion pilotée sur leur PERCO. Le nombre de salariés en gestion pilotée a fortement progressé (+66%) grâce aux nouvelles mesures qui en font l’option par défaut du PERCO. Cette gestion pilotée représente désormais près du 1/3 du total des encours. Le nombre d’entreprises équipées et le nombre de salariés détenteurs d’un PERCO continuent à progresser, avec des taux de croissance de respectivement 5 et 9%. La progression des encours s’explique principalement par le bon niveau des versements nets qui atteignent 1,4 milliards d’euros, équivalents aux flux nets de 2015.
Les versements bruts ont atteint 2,2 milliards d’euros sur un an, soit une légère progression par rapport à 2015, et se répartissent de la façon suivante.
Selon l’Association Française de Gestion au 31 décembre 2016, les encours d’épargne salariale se sont établis à 122,5 milliards d’euros. Sur un an, la progression a été de 4,3 %. Cette progression est avant tout imputable à la bonne tenue des marchés en fin d’année
Les encours se répartissent entre :
Les fonds ISR représentent près de 24 milliards, en progression de 7% sur un an. Un euro sur trois est donc ISR (hors actionnariat salarié). Les fonds solidaires poursuivent leur progression à 6,2 milliards d’euros, soit + 19% sur un an.
Le nombre de comptes de porteurs d’épargne salariale reste stable à près de 10,2 millions. Le nombre d’entreprises équipées progresse de 3%à 305.000, dont 300.000 PME de moins de 250 salariés souscripteurs d’épargne salariale.
Les flux d’investissement dans les PEE et PERCO ont augmenté de plus de 9%.
Les versements se sont élevés à 13,7 milliards d’euros en 2016 (+1,2 milliards par
rapport à 2015).
Ils se répartissent de la manière suivante :
Les versements d’intéressement sont supérieurs de près de 800 millions d’euros à ceux de 2015, soit une hausse de 21% grâce notamment aux effets de la loi Macron de 2015.
Selon l’AFG, le montant des rachats s’élève à près de 14 milliards (+8,5%). Le dispositif de rachat anticipé pour l’achat de la résidence principale a concerné près de 144.000 foyers en leur permettant de
financer leur projet à hauteur de 11.700 euros en moyenne.
Au total, la collecte nette présente un solde légèrement négatif de 300 millions d’euros, comparable à 2015.
Depuis le début de l’année et malgré les bons indicateurs économiques, le chômage fait, en France, du surplace. Le nombre d’inscrits en catégorie A (sans aucune activité) a diminué, pour l’ensemble de la France, au mois de février, de 2 600 pour atteindre 3,7 millions de personnes. Sur trois mois, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,2 % m ais enregistre une baisse de 3,1 % sur un an. Pour la France métropolitaine, le chômage a diminué de 0,1 % (-3 500 personnes). Le nombre de demandeurs d’emploi s’établit à 3,464 millions. Il est en hausse de 0,2 % sur trois mois mais baisse de 3,2 % sur un an.
Comme les mois précédents, le chômage diminue chez les jeunes et ceux âgés de 25 à 49 ans mais il continue d’augmenter chez les plus de 50 ans (+1,3 % sur trois mois).
La compétitivité des entreprises françaises ne se sont pas améliorées à la fin de l’année dernière. Au quatrième trimestre 2016, le taux de marge des sociétés non financières (SNF) est resté quasi stable, à 31,5 % (après 31,6 %). Les salaires réels augmentent légèrement plus vite que les gains de productivité tandis que la prime à l’embauche dans les PME monte en charge.
En moyenne sur l’année, le taux de marge des SNF augmente de 0,3 point, à 31,7 % en 2016. L’amélioration des termes de l’échange due à la baisse des prix de l’énergie ainsi que les baisses de cotisations sociales le soutiennent. À l’inverse, les salaires réels augmentent plus que la productivité, limitant sa progression.
En raison des impôts, le revenu disponible brut (RDB) des ménages ralentit au quatrième trimestre 2016 (+0,4 % après +0,7 %), L’impôt sur le revenu repart à la hausse (+1,3 %) après s’être replié au troisième trimestre (–1,1 %) avec l’aménagement du barème de l’impôt pour soutenir le revenu des ménages modestes. Les prestations sociales en espèces se sont ralenties en fin d’année (+0,3 % après +0,5 %), la montée en charge de la prime d’activité arrivant progressivement à terme. Les cotisations sociales à la charge des ménages augmentent quasiment comme au troisième trimestre (+0,7 % après +0,6 %).
À l’inverse, les revenus d’activité sont un peu plus dynamiques : la masse salariale accélère ce trimestre (+0,7 % après +0,5 %), du fait de l’emploi et du salaire moyen par tête.
Les prix de la consommation des ménages augmentent légèrement plus vite au quatrième trimestre (+0,3 % après +0,1 %), de sorte que le pouvoir d’achat ralentit plus nettement que le RDB (+0,1 % après +0,6 %). La hausse des prix de l’énergie a commencé à se faire sentir. Cependant, sur l’ensemble de l’année, il accélère (+1,9 % après +1,6 % en 2015). Mesuré par unité de consommation pour le ramener à un niveau individuel, il croît de 1,4 % en 2016, après +1,2 % en 2015.
Comme la consommation des ménages est plus dynamique que leur pouvoir d’achat, leur taux d’épargne diminue au quatrième trimestre : il s’établit à 14,5 % de leur revenu, après 14,9 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, il est stable à 14,5 %.
| 2016 T1 | 2016 T2 | 2016 T3 | 2016 T4 | 2015 | 2016 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| PIB | 0,6 | −0,1 | 0,2 | 0,4 | 1,2 | 1,1 |
| Importations | 0,4 | −1,4 | 2,7 | 0,9 | 6,4 | 3,6 |
| Dép. conso. ménages | 1,3 | 0,1 | 0,1 | 0,6 | 1,5 | 1,8 |
| Dép. conso. APU* | 0,4 | 0,4 | 0,3 | 0,3 | 1,4 | 1,4 |
| FBCF totale | 1,2 | 0,0 | 0,2 | 0,5 | 0,9 | 2,8 |
| dont ENF** | 2,1 | −0,1 | −0,1 | 0,8 | 2,7 | 4,0 |
| dont ménages | 0,6 | 0,5 | 0,7 | 0,8 | −0,8 | 2,1 |
| dont APU* | −0,9 | −0,6 | 0,3 | −1,1 | −3,9 | −0,7 |
| Exportations | −0,2 | 0,0 | 0,8 | 1,3 | 6,0 | 1,2 |
| Contributions : | ||||||
| Demande intérieure finale hors stocks | 1,0 | 0,2 | 0,2 | 0,5 | 1,3 | 1,9 |
| Variations de stocks | −0,3 | −0,7 | 0,7 | −0,2 | 0,2 | 0,0 |
| Commerce extérieur | −0,1 | 0,4 | −0,6 | 0,1 | −0,3 | −0,8 |
Le taux d’épargne des ménages français a été de 14,5 % du revenu disponible brut en 2016 selon l’INSEE soit au même niveau qu’en 2015. le taux d’épargne financière a été de 5,4 % en légère hausse.
| 2016 T1 | 2016 T2 | 2016 T3 | 2016 T4 | 2015 | 2016 | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RDB | 0,5 | 0,3 | 0,7 | 0,4 | 1,4 | 1,9 |
| RDB (pouvoir d’achat) | 0,6 | 0,3 | 0,6 | 0,1 | 1,6 | 1,9 |
| RDB par uc* (pouvoir d’achat) | 0,5 | 0,1 | 0,5 | 0,0 | 1,2 | 1,4 |
| RDB ajusté (pouvoir d’achat) | 0,5 | 0,3 | 0,6 | 0,1 | 1,6 | 1,8 |
| Taux d’épargne (niveau) | 14,3 | 14,4 | 14,9 | 14,5 | 14,5 | 14,5 |
| Taux d’épargne financière (niveau) | 5,4 | 5,3 | 5,7 | 5,2 | 5,5 | 5,4 |
C’est officiel le déficit public pour 2016 s’est élevé à –75,9 milliards d’euros, soit −3,4 % du produit intérieur brut (PIB) contre −3,6 % en 2015.
La réduction de 0,2 point est relativement faible. le déficit 2016 est supérieur aux prévisions. Le Gouvernement avait prévu un déficit de 3,3 % du PIB Il aurait du être de 3,3 % du PIB ; le Gouvernement a espéré un temps qu’il puisse tomber à 3,2 %. Le niveau atteint en 2016 rend plus difficile le franchissement de la marche de 2017. Cette année, le déficit prévu est de 2,7 % du PIB ce qui apparaît, surtout en année électorale, très difficile à atteindre.
En part de PIB, les recettes passent de 53,1 % à 52,8 %. Le poids des dépenses dans le PIB baisse de 0,5 point (de 56,7 % à 56,2 %). Le taux de prélèvements obligatoires diminue de 0,1 point et s’établit à 44,3 % du PIB.
Ratios de finances publiques
| (en % du PIB) | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 |
|---|---|---|---|---|
| Déficit public | –4,0 | –3,9 | –3,6 | –3,4 |
| Dette publique (brute) | 92,3 | 94,9 | 95,6 | 96,0 |
| Dette publique nette* | 83,5 | 86,1 | 86,9 | 87,5 |
| Recettes publiques | 52,9 | 53,2 | 53,1 | 52,8 |
| Dépenses publiques | 57,0 | 57,1 | 56,7 | 56,2 |
| Prélèvement obligatoires | 44,8 | 44,6 | 44,4 | 44,3 |
| (évolution en %) | ||||
| Dépenses publiques | 1,6 | 1,7 | 1,4 | 1,1 |
| Dépenses publiques hors charge d’intérêt | 2,1 | 1,9 | 1,7 | 1,3 |
| Dépenses publiques hors crédits d’impôt | 1,7 | 1,0 | 0,9 | 1,2 |
L’ensemble des dépenses décélère en 2016 : +1,1 % après +1,4 %. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 0,7 % en 2016 (après +1,2 % en 2015). Les consommations intermédiaires ralentissent (+0,2 % après +1,9 %), ainsi que les rémunérations (+0,8 % après +1,0%). La charge d’intérêt de la dette diminue de nouveau nettement (−5,1 % après −4,5 % en 2015) sous l’effet de la baisse des taux d’intérêt.
Les prestations sociales augmentent de 1,8 %, après +1,6 % en 2015. Les prestations en nature accélèrent (+2,8 % après +1,8 %) du fait notamment des dépenses d’assurance maladie en médicaments et médecine de ville. Les prestations en espèces augmentent de 1,5 %, comme en 2015.
Dépenses et recettes des administrations publiques
| 2015 Md€ | 2016 Md€ | 16/15 (%) | |
|---|---|---|---|
| Dépenses de fonctionnement** | 399,2 | 401,9 | 0,7 |
| dont conso. intermédiaires** | 107,2 | 107,5 | 0,2 |
| dont rémunérations | 281,2 | 283,6 | 0,8 |
| Intérêts** | 48,6 | 46,1 | –5,1 |
| Prestations sociales | 565,9 | 576,2 | 1,8 |
| Autres transferts et subventions | 151,6 | 154,7 | 2,0 |
| Acquisition nette d’actifs non financiers | 78,7 | 78,2 | –0,6 |
| dont investissement | 76,2 | 76,1 | –0,1 |
| Total des dépenses | 1244,0 | 1257,2 | 1,1 |
| Ventes et autres recettes | 88,3 | 88,6 | 0,4 |
| Revenus de la propriété | 15,5 | 15,0 | –3,1 |
| Impôts | 628,7 | 638,9 | 1,6 |
| dont impôts courants sur le revenu et le patrimoine | 274,5 | 276,2 | 0,6 |
| dont impôts sur les produits et la production | 347,5 | 355,6 | 2,3 |
| Cotisations sociales effectives | 369,9 | 375,5 | 1,5 |
| Autres recettes* | 62,9 | 63,3 | 0,6 |
| Total des recettes | 1165,3 | 1181,3 | 1,4 |
| Besoin de financement | –78,7 | –75,9 |
Les recettes augmentent de 1,4 % contre +2,0 % en 2015. Les impôts sur le revenu et le patrimoine ralentissent (+0,6 % après +1,3 %). Les prélèvements sociaux y compris la contribution sociale généralisée (CSG) bénéficient d’une masse salariale plus dynamique. En revanche, les prélèvements sociaux sur les revenus de placement diminuent en lien avec la baisse des taux d’intérêt et de faibles rendements de l’assurance-vie. L’impôt sur le revenu des personnes physiques augmente de 0,8 Md€ (après +0,5 Md€ en 2015). L’impôt sur les sociétés diminue de 0,5 Md€ en raison de la suppression en 2016 de la contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés.
Les impôts sur les produits et la production augmentent de 2,3 % (après +3,1 %). Les rentrées de TVA sont en hausse de 2,5 Md€ (après +3,2 Md€). La taxe intérieure de consommation de produits énergétiques augmente de 1,7 Md€ sous l’effet de la montée en charge de la taxe carbone, les droits de mutation à titre onéreux de 1,0 Md€ et la taxe foncière sur les propriétés bâties de 1,5 Md€. Inversement, la contribution sociale de solidarité des sociétés diminue de 0,8 Md€ par suite du relèvement progressif de l’abattement de cette taxe.
Les cotisations sociales perçues accélèrent (+1,5 % après +1,0 %) sous l’effet d’une masse salariale plus dynamique en 2016. Les cotisations des ménages augmentent de 2,3 % (après +1,7 %) et les cotisations employeurs de 1,1 % (après +0,6 %). Ces dernières sont cependant affectées par la baisse du taux de la cotisation d’allocations familiales pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic.
| 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | |
|---|---|---|---|---|
| État | –69,6 | –74,6 | –71,6 | –74,1 |
| Organismes divers d’administration centrale | 1,4 | 2,6 | –2,2 | –1,9 |
| Adm. publiques locales | –8,3 | –4,6 | –0,1 | 3,0 |
| Adm. de sécurité sociale | –8,8 | –7,8 | –4,7 | –2,9 |
La réduction du besoin de financement des administrations publiques en 2016 provient des administrations publiques locales et dans une moindre mesure des administrations de sécurité sociale. Quasiment à l’équilibre en 2015, les administrations publiques locales enregistrent un excédent de 3,0 Md€ surtout du fait d’un nouveau recul de leur investissement et d’un ralentissement de leurs dépenses de fonctionnement. Le déficit des administrations de sécurité sociale se réduit de 1,8 Md€.
Le déficit de l’État se dégrade de 2,5 Md€ et celui des organismes divers d’administration centrale s’améliore de 0,3 Md€. La budgétisation de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) rehausse fortement les dépenses et les recettes de l’État et abaisse celles des Odac.
Fin 2016, la dette des administrations publiques (dette brute consolidée en valeur nominale) s’élève à 2 147,2 Md€. Elle s’accroît de 49,2 Md€ en 2016, après +60,2 Md€ en 2015. Elle atteint 96,0 % du PIB fin 2016, après 95,6 % fin 2015, soit +0,4 point. La hausse de la dette publique nette est du même ordre : elle s’établit à 87,5 % du PIB, après 86,9 % en 2015.
| Dette publique | Dette nette | |||
|---|---|---|---|---|
| 2015 | 2016 | 2015 | 2016 | |
| Ensemble | 2098,0 | 2147,2 | 1906,6 | 1957,3 |
| dont | ||||
| État | 1661,3 | 1709,9 | 1556,0 | 1607,9 |
| Organismes divers d’administration centrale | 19,6 | 12,7 | 2,7 | –1,4 |
| Adm. publiques locales | 196,7 | 199,6 | 184,7 | 187,4 |
| Adm. de sécurité sociale | 220,4 | 225,0 | 163,2 | 163,4 |
Selon l’INSEE, in 2015, dans la fonction publique de l’État (FPE), tous statuts confondus (hors militaires) au sein des ministères ou d’établissements publics nationaux, le salaire net moyen en équivalent-temps plein (EQTP) augmente de 0,4 % en euros constants entre 2014 et 2015. Sa hausse est identique en euros courants, l’inflation étant quasi nulle. Il atteint en moyenne 2 490 euros par mois.
Dans la fonction publique territoriale (FPT, hors militaires, assistants maternels et familiaux), le salaire net moyen en EQTP augmente de 0,8 % entre 2014 et 2015, en euros constants comme en euros courants. Il s’élève à 1 890 euros par mois en 2015.
Dans la fonction publique hospitalière (FPH), qui regroupe les personnels des hôpitaux et les établissements médico-sociaux (hors internes et externes des hôpitaux), le salaire net moyen en EQTP croît de 0,6 % en euros constants (+0,7 % en euros courants) entre 2014 et 2015. Il est de 2 240 euros par mois en 2015.
En 2015, les différences d’évolution entre salaire net et salaire brut (environ −0,4 point) s’expliquent notamment par l’augmentation des taux de cotisations salariales de retraite de l’ensemble des agents de la fonction publique (alignement progressif avec les taux du secteur privé). Les écarts de niveaux salariaux entre les trois versants de la fonction publique résultent principalement des différences de structure en termes de catégorie hiérarchique, de statut et de type d’emploi occupé. Ainsi, dans la FPE, près de six agents sur dix appartiennent à la catégorie A, contre trois sur dix dans la FPH et un sur dix dans la FPT. À l’inverse, les trois quarts des agents de la FPT et la moitié de ceux de la FPH sont de catégorie C contre un agent sur cinq dans la FPE.
L’INSEE a publié une étude sur le nombre de personnes travaillant dans la fonction publique.
Au 31 décembre 2015, il y avait 5,6 millions de salariés travaillant dans la fonction publique en France. Les effectifs sont stables par rapport à 2014 (+ 0,1 %) et ce dans les trois versants de la fonction publique. Avec la hausse du nombre de contrats aidés, l’évolution du volume de travail dans les fonctions publiques hospitalière et territoriale est plus dynamique que celle de leurs effectifs. Malgré la quasi-stabilité de l’emploi dans la fonction publique de l’État, l’évolution des effectifs est contrastée dans les différents ministères et les établissements publics. Les femmes sont majoritaires dans la fonction publique.
L’INSEE a publié ce jeudi 23 mars son indice sur le climat des affaires. Pour mars, cet indice perd un point ce qui constitue une légère inflexion par rapport aux résultats de ces derniers mois. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, reste néanmoins quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il est stable ou quasi stable dans les services, le commerce et le bâtiment. En revanche, Il perd trois points dans l’industrie manufacturière.
Cette inflexion se traduit également par l’entrée en zone d’incertitude conjoncturelle de l’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie.
La campagne présidentielle en cours avec le débat sur l’euro ainsi que la montée de la tentation protectionniste à l’échelle internationale peuvent expliquer ce léger retournement de tendance qui pour le moment reste léger mais qu’il conviendra de surveiller.

| Nov. 16 | Déc. 16 | Jan. 17 | Fév. 17 | Mars 17 | |
|---|---|---|---|---|---|
| Indicateurs du climat des affaires | |||||
| France | 102 | 105 | 104 | 105 | 104 |
| Industrie | 102 | 106 | 106 | 107 | 104 |
| Bâtiment | 99 | 98 | 99 | 100 | 99 |
| Services | 102 | 106 | 102 | 104 | 104 |
| Commerce de détail | 104 | 107 | 106 | 104 | 105 |
| Commerce de gros | 98 | – | 103 | – | 103 |
| Indicateurs de retournement | |||||
| France | 0,3 | 0,6 | 0,4 | 0,8 | 0,1 |
| Industrie | 0,4 | 0,7 | 0,8 | 0,8 | –0,5 |
| Bâtiment | 0,3 | 0,4 | 0,7 | 0,7 | 0,9 |
| Services | –0,2 | 0,8 | 0,2 | 0,5 | 0,6 |
| Commerce de gros | 0,0 | – | 0,9 | – | 0,8 |

L’assurance-vie avance à petit train de sénateur
La collecte nette s’est élevée à 600 millions d’euros au mois de février contre 400 millions d’euros au mois de janvier. Ce résultat est néanmoins en retrait par rapport à celui du mois de février 2016 (+2,8 milliards d’euros). Traditionnellement, le mois de février est un bon mois pour l’assurance-vie (collecte nette en moyenne supérieur à 3 milliards d’euros ces dix dernières années).
Les cotisations brutes ont atteint 11,1 milliards d’euros ce qui est au regard des évolutions passées un résultat moyen. Les communications sur le rendement des fonds euros ont certainement dissuadé certains épargnants à placer une partie de leurs disponibilités sur l’assurance-vie. La collecte en unités de compte est, en revanche, en progrès à 3,2 milliards d’euros soit près de 29 %. Il faut remonter au mois de janvier 2008 pour avoir un montant d’UC aussi important.
Les prestations versées sont en léger recul à 10,5 milliards d’euros tout en restant à un niveau assez élevé sur moyenne période. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève à 1 636 milliards d’euros à fin février 2017 en progression de 3 % sur un an).
Ces résultats sont en phase avec ceux de l’enquête annuelle du Cercle de l’Epargne/Amphitéa de 2017 qui montrent que si l’assurance-vie demeure le deuxième placement préféré des ménages après l’immobilier locatif, elle recule légèrement (59 % des sondés, en 2017, jugent ce placement intéressant soit -3 points par rapport à 2016). En revanche, toujours ce même sondage, l’appréciation positive est en forte hausse en ce qui concerne les actions (38 % soit + 9 points).
L’assurance-vie évolue en mode poussif sur fond de modification de sa structure, un peu plus d’unités de compte, un peu moins de fonds euros. La remontée des taux ne devrait pas modifier la donne bien au contraire. Premièrement, les taux demeurent toujours à des niveaux historiquement bas, deuxièmement le léger retour de l’inflation érode les rendements, troisièmement, la remontée des taux rend le pilotage des fonds euros un peu plus complexe et coûteux. Le débat sur la fiscalité de l’assurance-vie lancé par Emmanuel Macron peut conduire, par ailleurs, les épargnants à demeurer prudent et mobile.
Au mois de février dernier, la collecte du Livret A a été positive de 1,4 (1,39) milliard d’euros. Il fallait remonter à février 2013 pour retrouver pour le deuxième mois de l’année un aussi bon résultat. En règle générale, le mois de février est assez mauvais pour le Livret A du fait du paiement du 1er tiers provisionnel et de l’absence de versements de primes.
Cette troisième collecte positive consécutive traduit la volonté des ménages français d’accroître leur poche d’épargne liquide dans un contexte politique incertain. Le sondage du Cercle de l’Epargne/Amphitéa publié le 21 mars confirme que les Français sont plus nombreux en 2017 qu’en 2016 à juger le Livret A intéressant (22 % contre 19 %). En revanche, l’assurance-vie paie tout à la fois la baisse du taux de rendement des fonds euros et le débat sur un durcissement de sa fiscalité lancé par Emmanuel Macron. Malgré son taux de 0,75 %, toujours selon le sondage 2017 du Cercle de l’Epargne, le Livret A est jugé un peu plus attractif financièrement cette année que l’année dernière. Ce résultat peut apparaître d’autant plus surprenant que l’augmentation de l’inflation érode son rendement réel. Les épargnants français semblent avoir accepté bon gré mal gré le faible niveau de rémunération du Livret A.
Le Livret de Développement Durable et solidaire enregistre, au mois de février, également une collecte positive de 520 millions d’euros.
Au niveau de l’encours, les deux produits, Livret A et LDDs totalisent 365,7 milliards d’euros soit un plus haut depuis octobre 2014.
Compte tenu des incertitudes liées aux échéances électorales et de leurs conséquences sur la fiscalité de l’épargne, il est fort probable que e Livret A maintienne un niveau de collecte positive sur moyenne période.

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À l’occasion de l’édition 2017 de l’enquête du Cercle de l’Épargne / Amphitéa, réalisée en partenariat avec AG2R LA MONDIALE, les Français se sont exprimés contre tout changement brutal de la fiscalité de l’épargne et du patrimoine tout en se prononçant en faveur de la donation.
Au niveau des placements préférés, la hiérarchie des années précédentes est confirmée avec l’immobilier locatif en tête, suivi de l’assurance-vie. La nouveauté provient de la montée en puissance des actions.
Dans le domaine des retraites, les Français considèrent que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. S’ils sont opposés à un report de l’âge légal à 65 ans, à l’augmentation des cotisations ou à la diminution des pensions, ils sont, en revanche, favorables, à l’unification des régimes de retraite et au développement de l’épargne retraite.
LES CHIFFRES CLEFS 2017
LA DÉLICATE RÉFORME DE LA FISCALITE DU PATRIMOINE
Pour une taxation libératoire de l’épargne mais à un taux faible
Les Français se déclarent à 66 % pour un prélèvement libératoire sur les revenus de l’épargne mais limité à 15 %. Seuls 6 % sont favorables au taux de 30 % proposé par Emmanuel Macron et 28 % sont pour la taxation des revenus du patrimoine au même niveau que ceux du travail ce qui a été, en partie, réalisé par François Hollande.
Contre la modulation de la fiscalité en fonction du risque
La réduction de la fiscalité sur les produits d’épargne risqués, compensée par une augmentation sur les produits non risqués, ne reçoit l’assentiment que de 22 % des sondés (78 % y étant opposés). Les Français tiennent au régime fiscal dont bénéficie l’épargne réglementée (Livret A, LDDs, etc.) et à celui dont bénéficient les fonds euros de l’assurance-vie.
Les Français divisés sur l’Impôt de Solidarité sur la Fortune
L’ISF, acquitté par moins de 350 000 contribuables, donne toujours lieu à des débats passionnés. Si 56 % des Français estiment qu’il s’agit d’un bon impôt, 44 % pensent qu’il nuit à l’économie et qu’il convient soit de le réduire soit de le supprimer. 24 % se déclarent favorables à son augmentation.
Plus des trois-quarts des Français pour la donation
76 % des Français se déclarent favorables à la donation aux enfants et aux petits enfants. Cette préférence n’est pas sans lien avec le fait qu’avec l’allongement de l’espérance de vie, les ménages héritent de plus en plus tard de leurs parents.
LES ATTITUDES DES FRANÇAIS FACE AUX PRODUITS D’ÉPARGNE : RETOUR EN GRÂCE DES ACTIONS
Le retour en force des actions parmi les placements intéressants
En 2017, les Français considèrent à 68 % que l’immobilier locatif est un placement intéressant (en hausse de 3 points par rapport à 2016). Les taux d’intérêt pratiqués ces derniers mois pour les crédits et la baisse du rendement des autres produits d’épargne expliquent sans nul doute cette évolution. L’immobilier devance toujours l’assurance-vie (59 %) qui est en léger recul (-3 points) certainement en raison de la baisse du rendement des fonds euros et de la polémique, née de l’adoption de la disposition de la loi Sapin II, prévoyant le blocage temporaire des contrats en cas de crise systémique. L’assurance-vie demeure, de loin, le placement financier préféré des Français.
Le fait marquant de l’enquête 2017 est la forte remontée des actions. 38 % des sondés considèrent que ce type de support est intéressant (+ 9 points par rapport à 2016). Les détenteurs de produits financiers plébiscitent à 45 % les actions. Ce taux monte même à 68 % pour ceux qui ont souscrit un Plan d’Épargne en Actions. Cette progression des actions est imputable aux bons résultats, ces derniers mois, de la bourse et de la baisse de rendement des autres placements. Les souvenirs de la crise financière de 2008 et de celle des dettes souveraines de 2011 s’estompent. Il est à signaler que le Livret A malgré son faible rendement progresse légèrement (22 % des sondés le jugent intéressant en 2017 contre 19 % en 2016).
Question rentabilité, l’immobilier locatif et l’assurance-vie toujours en tête mais les actions progressent
En interrogeant les Français plus précisément sur la question de la rentabilité, ces derniers placent toujours en tête l’immobilier locatif et l’assurance-vie. Néanmoins, par rapport à 2016, ces deux produits sont perçus un peu moins rentables (respectivement -5 points et -12 points). En revanche, pour 23 % des sondés, les actions sont jugées rentables, en progression de 6 points sur un an.
Il faut souligner que plus d’un Français sur quatre (29 %) considèrent qu’aucun placement n’est rentable. Ce taux est en nette progression par rapport à 2016 (+7 points). La baisse des rendements des produits de taux explique évidemment cette évolution.
La préférence pour la garantie en capital n’a pas de prix
La sécurité constitue toujours un élément de choix important pour les Français. Interrogés sur un éventuel placement dans un contrat d’assurance-vie, 41 % des Français privilégient le fonds euros quand seulement 18 % optent pour les unités de compte. 41 % ne souhaitent pas investir dans l’assurance-vie. Les fonds euros arrivent largement en tête chez les seuls épargnants (51 %). Pour ceux qui sont déjà détenteurs d’un contrat d’assurance-vie, ce taux est encore plus élevé (59 %). Seulement 40 % de ceux qui déclarent les unités de compte comme placement intéressant sont disposés à placer une partie de leur épargne sur ce type de support.
L’épargne retraite, un objectif contraint par le contexte économique et social
Le pourcentage de Français déclarant épargner pour améliorer leur retraite diminue depuis deux ans. Il est passé de 57 à 54 % de 2015 à 2017. La baisse est marquée chez ceux qui déclarent épargner régulièrement. Ils ne sont plus que 9 % contre 13 % en 2015. Les difficultés de pouvoir d’achat pèsent sur les capacités des ménages à épargner à long terme. Il est à souligner que la faculté d’épargner en vue de la retraite est fonction du niveau de revenu. Pour autant, plus de 60 % de ceux qui disposent d’un revenu mensuel supérieur à 3000 euros déclarent épargner pour améliorer leur retraite quand ce ratio est de 37 % parmi ceux gagnant moins de 1 200 euros.
40 % des sondés jugent souhaitable que l’épargne retraite collective (régimes à cotisations définies, à prestations définies ou PERCO) soit encouragée avec, le cas échéant, un abondement de l’employeur quand 36 % souhaitent que les avantages fiscaux de l’épargne retraite individuelle (PERP, Préfon, Corem, etc.) soient maintenus voire renforcés. 24 % des sondés ne souhaitent ni l’un, ni l’autre.
RETRAITE, UNE FORTE DEMANDE D’ÉQUITÉ
Les Français inquiets pour leur niveau de vie à la retraite
Pour près des trois-quarts des Français, (71 %), la pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement. Pour les non-retraités, ce taux est de 79 %. Ce résultat, sans appel, traduit non seulement le profond malaise des Français en ce qui concerne l’appréciation de leur pouvoir d’achat actuel et à venir, mais aussi leur anxiété vis-à-vis de l’évolution des régimes de retraite.
Même si les retraités sont un peu plus optimistes, la moitié considère tout de même que leur pension ne leur suffit pas pour vivre correctement.
Réforme des retraites, une forte demande d’équité
Aucune réforme paramétrique du système de retraite ne reçoit l’approbation des Français. Néanmoins, 43 % sont favorables à une accélération de l’application de la durée de cotisation à 43 ans (prévue de s’appliquer à partir pour la génération 1973). Le report de l’âge de la retraite ne bénéficie que du soutien de 40 % des sondés. L’augmentation des cotisations et surtout la diminution des pensions sont fortement rejetées (respectivement 65 % et 95 % des Français sont contre).
Les Français se déclarent favorables à 70 % au régime unique de retraite (fusion du régime général et du régime de la fonction publique). Ils sont à 61 % pour la suppression des régimes spéciaux. 60 % des Français se déclarent, par ailleurs, favorables au développement des fonds de pension.
Les Français, à titre personnel, favorables à travailler un peu plus pour avoir une meilleure retraite
Si les Français sont hostiles à l’idée de travailler à temps plein jusqu’à 65 ans, ils n’y sont pas opposés mais à temps partiel pour améliorer leur niveau de vie (62 % d’appréciation positive). Ils sont, à une petite majorité (51 %), contre le cumul emploi-retraite.
Les Français opposés à l’alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs
En fonction de leurs revenus, les retraités sont soit exonérés de CSG, soit acquittent, sur leurs pensions, une CSG au taux de 3,8 ou de 6,6 %. Pour rappel, celle des actifs est de 7,5 %. 49 % des Français sont opposés à tout alignement du taux de CSG entre les retraités sur celui des actifs quand 38 % y sont favorables mais seulement pour les retraités dont les revenus sont supérieurs au salaire moyen. Seulement 13 % des sondés se sont prononcés pour un alignement. 68 % des retraités sont contre tout alignement (6 % étant pour).
LES FRANÇAIS ET LA DÉPENDANCE
De manière assez prononcée, les Français souhaitent que les régimes sociaux prennent en charge le coût de la dépendance en ayant recours aux cotisations sociales (37 %). 24 % préféreraient que son financement soit assuré par les entreprises. 21 % se prononcent en faveur d’une intervention directe de l’État via l’impôt. Enfin, 18 % considèrent que la dépendance relève des individus à charge pour eux d’en financer le coût via leurs économies ou par la souscription d’une assurance dépendance.
71 % des Français jugent que le financement de la dépendance relève de la solidarité nationale et intergénérationnelle quand 29 % sont favorables à ce qu’elle ne soit financée que par les seuls les retraités.
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* À la demande du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa, le Centre d’Études et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) a conduit une étude sur les Français, la retraite et l’épargne.
L’enquête a été réalisée sur Internet du 7 au 10 février 2017 auprès d’un échantillon de 1 001 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Le terrain d’enquête a été confié à l’IFOP.
À propos du Cercle de l’Épargne
Centre d’études et d’information indépendant partenaire d’AG2R LA MONDIALE, le Cercle de l’Épargne est présidé par Jean-Pierre Thomas. Il mène des études à dimension économique et sociale et des actions de formation pour comprendre les grands enjeux de la protection sociale.
Animé par Philippe Crevel, le Cercle bénéficie, pour réaliser ses travaux, de l’appui d’un Conseil scientifique composé de Robert Baconnier, ancien Directeur général des impôts et ancien Président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions ; Jacques Barthélémy, Avocat conseil en droit social et ancien Professeur associé à la faculté de droit de Montpellier ; Philippe Brossard, Chef économiste d’AG2R LA MONDIALE ; Jean-Marie Colombani, Fondateur de Slate.fr et ancien Directeur du Monde et; Jean-Paul Fitoussi, Professeur des universités à l’IEP de Paris ; Jean-Pierre Gaillard, Journaliste et Chroniqueur boursier ; Christian Gollier, Directeur de la Fondation Jean-Jacques Laffont – Toulouse Sciences Économiques, membre du Laboratoire d’Économie des Ressources Naturelles (LERNA) et Directeur de recherche à l’Institut d’Économie Industrielle (IDEI) à Toulouse ; François Héran, Directeur de recherche à l’INED, ancien Directeur du département des sciences humaines et sociales de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) ; Jérôme Jaffré, Directeur du CECOP ; Florence Legros, Directrice générale d’ICN Business School de Nancy ; Jean-Marie Spaeth, Président honoraire de la CNAMTS et de l’EN3S et Jean-Pierre Thomas, Président de Thomas Vendôme Investment, ancien député.
À propos d’AMPHITÉA
AMPHITÉA, association d’assurés, souscrit auprès d’AG2R LA MONDIALE au nom et au profit de ses adhérents, des contrats répondant à leurs besoins de protection sociale et patrimoniale (épargne, retraite, santé, prévoyance, dépendance, obsèques). AMPHITÉA, grâce à ses correspondants, est une force de proposition.
Contacts presse :
| Sarah Le Gouez
06 13 90 75 48 |
Philippe Crevel
06 03 84 70 36 |
La France pourrait, cette année, renouer avec une croissance proche de la moyenne de la zone euro ; cela est du moins ce qu’espère l’INSEE dans sa dernière note de conjoncture. La croissance devrait atteindre 0,3 % au 1er trimestre puis 0,5 % au 2e. L’INSEE, pour établir ses prévisions, se fonde sur les bons indices publiés depuis le début de l’année, climat des affaires et confiance des consommateurs. Les économistes de l’institut statistique français croient en la reprise de l’investissement des entreprises qui serait favorisée par le régime de suramortissement en vigueur jusqu’à mi-avril. Ils pensent également que le commerce extérieur devrait moins peser négativement sur la croissance. En revanche, la hausse des prix de l’énergie devrait freiner la hausse de la consommation des ménages. Ils parient sur la poursuite de la progression de l’investissement des ménages en logement. L’emploi total devrait augmenter de 93 000 sur le premier semestre, soit à un rythme plus rapide que celui de la population active permettant ainsi une baisse du taux de chômage qui passera de 10 à 9,8 % de décembre 2016 à juin 2017.
Emmanuel Macron a, dans le cadre de son projet présidentiel, prévu de réintroduire un prélèvement libératoire sur les revenus de l’épargne. Les ménages auraient le choix entre le barème de l’impôt sur le revenu et un taux de 30 %. Cette mesure concernait dans sa version initiale l’assurance-vie. Jeudi 16 mars, Jean Arthuis qui soutien Emmanuel Macron a confirmé que ce taux ne s’appliquerait que pour les nouveaux versements et il a précisé que les contrats d’un montant inférieur à 150 000 euros ne seraient pas concernés. 44 % des ménages disposent d’un contrat d’assurance-vie. Seulement 3 % auraient un encours supérieur à 150 000 euros sachant que 10 % des ménages détiennent 50 % de l’encours de l’assurance-vie.
Comme prévu, la FED a décidé lors de sa réunion du 15 mars de relever ses taux d’intérêt de 0,25%. Le principal taux directeur, le son taux interbancaire au jour le jour sera désormais compris dans la fourchette de 0,75% à 1%. Elle poursuit ainsi son processus de remontée des taux décidé en décembre. Cette augmentation avait été anticipée par les marchés. Il s’agit de la deuxième hausse des taux depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis et de la troisième seulement depuis la crise financière de 2008. Trois augmentations sont prévues cette année avec comme objectif de faire le taux directeur à 1,4 %. Pour 2018, deux autres augmentations sont prévues avec un objectif fixé à 2,1 %. Cela devrait conduire à une augmentation des taux aux Etats-Unis avec un léger effet de contagion en Europe. Le maintien de la politique non conventionnelle européenne devrait permettre de limiter la hausse des taux.
Philippe Crevel était l’invité d’Intégrale Placement le mercredi 15 mars 2017 et est intervenu sur les conséquences éventuelles d’un départ de la France de la zone euro pour les épargnants.
L’INSEE a confirmé que l’inflation au mois de février s’était élevé en rythme annuel à 1,2 %. En rythme mensuel, l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de +0,1 % après une baisse de 0,2 % en janvier. Corrigé des variations saisonnières, il se replie de 0,2 %, après avoir augmenté de 0,7 % en janvier. Sur un an, les prix à la consommation ralentissent légèrement (+1,2 % après +1,3 %).
Sur le mois, la légère hausse résulte d’un rebond du prix des services et d’une hausse du prix du tabac. Les prix de l’alimentation freinent légèrement du fait des produits frais. Les soldes d’hiver ayant perduré en février, les prix des produits manufacturés baissent encore, atténuant ainsi le rebond global. Enfin, les prix de l’énergie sont stables après cinq mois de hausse soutenue.
En février 2017, les prix des services se redressent sur le mois à +0,3 % après un petit repli le mois précédent. Sur un an, ils accélèrent à +1,1 % après +0,9 % en janvier. Sur le mois, le rebond s’explique principalement par celui des prix des transports aériens et des communications. En effet, les services de transport aérien rebondissent (+1,8 % ; +0,8 % sur un an) après la baisse saisonnière de janvier (−11,8 %). Les prix des services de communications se redressent également (+0,7 % après −3,4 % ; −0,3 % sur un an), du fait de la hausse de certains forfaits de téléphonie mobile. Les prix des services d’hébergement augmentent nettement (+2,1 % après −0,3 % ; +3,0 % sur un an). Les prix des services de santé croissent de nouveau légèrement (+0,2 %, comme en janvier ; +0,3 % sur un an).
L’inflation sous-jacente (inflation calculée sans prendre en compte les biens et services soumis à de fortes fluctuations) recule. En février 2017, l’indice d’inflation sous-jacente (ISJ) se replie de 0,4 % sur le mois après un rebond de même amplitude en janvier. Sur un an, il ralentit nettement (+0,2 % après +0,7 % le mois précédent). L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se redresse (+0,2 % après −0,3 % sur un mois) ; sur un an, il croît un peu moins vite qu’en janvier (+1,4 %, après +1,6 %).
À fin du mois de janvier, selon la Banque de France, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 895,7 milliards d’euros, en augmentation de 3,8 % sur un an. Pour les PME, l’augmentation est de 2,9 %. Elle est de 2,5 % pour les ETI et de 4,3 % pour les grandes entreprises.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés (tirés) concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève sur un an à 5,7 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 2,9 % dans l’industrie, à 3 % dans l’hébergement et restauration. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule de 1,1 % dans le secteur de la construction.
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux d’un montant unitaire inférieur à 1 million d’euros est quasi stable (1,69 % en janvier 2017, après 1,68 % en décembre 2016), après une baisse continue depuis décembre 2015.
Selon l’INSEE, au mois de février, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a baissé de 1 % après avoir augmenté de 1,9 % en janvier. en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Cette baisse est imputable aux immatriculations de micro-entrepreneurs qui ont diminué de 3,2 %. Cependant, les créations d’entreprises classiques augmentent légèrement (+0,5 %).

Le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois augmente encore par rapport à la même période un an plus tôt, mais plus lentement (+4,2 % après +7,7 %, en données brutes). Cette hausse concerne tous les types d’entreprises : les sociétés (+5,8 %), les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+4,5 %) et les micro-entrepreneurs (+2,7 %). Les transports et le soutien aux entreprises restent les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale.
En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des douze derniers mois continue de croître (+5,6 % en février après +6,2 % en janvier et +5,5 % en décembre). Cet accroissement est surtout dû aux créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+8,6 %) et de sociétés (+8,4 %). Les immatriculations de micro-entrepreneurs augmentent elles aussi mais plus faiblement (+1,6 %).
En février 2017, en données brutes, la part des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées au cours des douze derniers mois continue de baisser. Elle est passée de 42,1 % à 40,2 % en un an.
Selon une étude l’INSEE, en 2015 Parmi les 236 300 mariages ont été conclus en France dont 33 800 ayant uni une personne de nationalité étrangère et une personne de nationalité française. Ces mariages mixtes représentent 14 % des mariages de l’année célébrés en France. Toujours en 2015, 9 100 couples
de deux étrangers se sont mariés en France, soit 4 % de l’ensemble des célébrations.
Ainsi, les mariages mixtes célébrés en France sont près de 4 fois plus nombreux que les mariages unissant deux personnes de nationalité étrangère. Le nombre total de mariages célébrés en France a augmenté du milieu des années 1950 au début des années 1970. Il a ensuite reculé de manière quasi continue. Le nombre de mariages mixtes n’a pas suivi la même évolution : il a augmenté tendanciellement depuis le milieu des années 1950. Ainsi, les mariages mixtes prennent un poids croissant au sein de l’ensemble des mariages : leur part est passée de 6 %en 1950 à 14 %en 2015.
De fortes fluctuations Au-delà de cette tendance de long terme, le nombre de mariages mixtes célébrés en France a connu de fortes fluctuations au cours des années 1990 et 2000. Il a connu un premier pic en 1991. En trois ans, il a augmenté de moitié, passant de 22 200 en 1988 à 32 900 en 1991. Cette année-là, les couples mixtes représentaient 12 % des mariages célébrés en France. En 1994, le nombre de mariages mixtes retrouvait un niveau sensiblement équivalent à celui de la fin des années 1980, soit 23 300 mariages (9 %des célébrations de l’année). Par la suite, les mariages mixtes deviennent à nouveau plus nombreux. Ils doublent entre 1994 et 2003, année record avec 47 500 célébrations (soit 17 % des
mariages de l’année). Dès 2004, leur nombre décroît fortement et en 2010, 30 800 mariages mixtes sont célébrés en France (12 % des mariages de l’année), soit 16 700 de moins qu’en 2003
Le retour de l’inflation dans la cible des 2 % et l’amélioration du climat conjoncturel n’ont pas provoqué de révision de la politique monétaire par la BCE. La hausse des prix est avant tout imputable à celle du baril du pétrole, hausse qui devrait s’atténuer dans les prochaines semaines. Si les indicateurs de confiance sont bien orientés, les statistiques économiques sont moins parlantes. La situation demeure très contrastée au sein de l’Europe, certains Etats sont en plein empli quand d’autres connaissent toujours un chômage de masse. Dans ces conditions, le Conseil des gouverneurs de la BCE a décidé, le jeudi 9 mars, de ne pas modifier ses taux directeurs ainsi que son programme de rachats d’actifs. Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôts restent fixés à respectivement 0,00 %, 0,25 % et – 0,40 %.
Le Conseil des gouverneurs a rappelé qu’il maintiendra les taux à des niveaux bas sur une période prolongée qui dépasse l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs. Il a indiqué qu’il pourrait le cas échéant les abaisser.
Pour les mesures non conventionnelles de politique monétaire, le Conseil des gouverneurs a confirmé qu’il poursuivra ses achats au titre du programme d’achats d’actifs (asset purchase programme, APP) au rythme mensuel actuel de 80 milliards d’euros jusqu’à la fin du mois et qu’à partir d’avril 2017, les achats nets d’actifs devraient continuer à hauteur de 60 milliards d’euros par mois jusque fin décembre 2017 ou au-delà, si nécessaire. Le Conseil prendra en compte l’évolution de l’inflation pour prolonger ou pas ses rachats.
La BCE entend maintenir le cap en ne modifiant pas sa politique et en répétant la ligne qu’il a définie l’année dernière. Ainsi, il tient à maintenir les taux aussi bas que possible quelle que soit la décision de la FED du 15 mars prochain.

L’INSEE a publié en ce 8 mars une étude comparant la situation des Européennes en matière de retraite par rapport aux hommes. Ainsi, en 2011, pour l’ensemble des pays de l’Union européenne, le montant moyen des pensions perçues par l’ensemble des femmes de 65 ans ou plus, pensionnées ou non, est inférieur de 47 % à celui perçu par leurs homologues masculins. Cet écart est plus ou moins important selon les pays, selon que les femmes et les hommes bénéficient ou non du même taux de couverture du risque vieillesse (public mais aussi privé). Ainsi, pour les bénéficiaires effectifs d’une pension de vieillesse, l’écart de pension se réduit à 39 % en moyenne.
La Cour des Comptes émet un jugement sévère à l’encontre du Fonds d’épargne de la Caisse des dépôts et consignation et donc sur le Livret A. La Cour accuse d’avoir pesé sur la Caisse afin de financer une partie de sa politique du logement et des collectivités locales. Par ailleurs, les magistrats de la rue Cambon indiquent que le relèvement des plafonds a éloigné le Livret A de son objectif de produit d’épargne populaire.
La Caisse des dépôts s’enorgueillit de gérer le Livret A et le LDDs qui sont des produits atypiques. Il s’agit de produits permettant la transformation de l’épargne de court terme en ressources longues pour le logement sociale et les collectivités locales. Les épargnants bénéficient d’une liquidité parfaite et d’une garantie en capital total tout en bénéficiant d’un taux de rendement qui ces dernières années était nettement aux taux pratiqués sur le marché monétaire.
Le modèle économique du Livret A est remis en cause par les taux bas d’autant plus que pour des raisons politiques le taux de rendement accordé aux épargnants est resté relativement élevé. La Caisse des dépôts a été contrainte d’accepter des renégociations de prêts et de proposer des nouveaux prêts à des conditions avantageuses au regard du coût de la ressource.
L’Etat est accusé d’avoir fait pression sur la Caisse ds dépôts pour accroître le volume des prêts au moment où ceux-ci étaient coûteux.
La Cour des Comptes demande un renforcement de l’équilibre financier du fonds d’épargne. L’usage du fonds d’épargne doit être rendu plus rigoureux. La Cour formule à cet égard les recommandations suivantes :
Pour le ministère de l’économie et des finances et le ministère du logement et de l’habitat durable
Recommandation n° 1 : établir et publier une doctrine d’emploi du fonds d’épargne, satisfaisant la double exigence d’une activité d’intérêt général et de l’existence d’une défaillance de marché ; 13 rue Cambon
Pour le ministère de l’économie et des finances
Recommandation n° 2 : établir l’existence d’une défaillance de marché avant toute décision ministérielle concernant un nouvel emploi du fonds d’épargne, ou le renouvellement d’un dispositif existant, comme l’enveloppe de 20 Md€ pour le secteur public local ;
Recommandation n° 3 : rationaliser les outils publics existants en matière de financement du secteur public local, en clarifiant le rôle des deux principaux instruments à disposition de l’État, SFIL et fonds d’épargne.
La pension des femmes est, selon le Ministère des Affaires sociales, en moyenne, inférieure de 39,3 % à celle des hommes. Cet écart qui était de 45,4 % en 2004 se réduit progressivement du fait de l’amélioration du taux d’activité des femmes et d’une augmentation des revenus professionnels de ces dernières. En 2014, en moyenne, les retraités femmes touchaient 1007 euros de pension de droit direct contre 1660 pour les hommes.
En prenant en compte les droits drivés, essentiellement les pensions de réversion et la majoration de pension pour enfant, la pension des femmes est en moyenne inférieure de 25,2 % à celle des hommes en 2014. En prenant les pensions de droit direct et de droit dérivé, le montant perçu par les femmes est de 1297 euros contre 1734 pour les hommes.
Même pour les nouvelles retraitées, l’écart demeure néanmoins significatif. La pension moyenne des femmes faisant valoir un premier droit à la retraite dans l’année, tous régimes confondus, est de 34 % inférieure à celle des hommes en 2014,
La réduction des inégalités est lente du fait que les femmes sont les plus concernés par les emplois précaires, 80 % des emplois précaires et 78 % des emplois non-qualifiés sont occupés par des femmes. Leur rémunération est inférieure à 27 % en moyenne à celle des hommes. Cet écart est de 17 % pour les emplois à temps plein. A poste égal, il est de 9 %.
En 2012, seulement 45 % des femmes ont pu prendre leur retraite en justifiant d’une carrière complète contre 74 % des hommes.
Les dispositions prises ces dernières années devraient favoriser la convergence entre retraites masculines et retraites féminines. La meilleure prise en compte de tous les trimestres de maternité, l’octroi de trimestres pour chaque enfant, la majoration de 10 % des pensions pour les mères de plus de 3 enfants, la modification du mode de calcul pour valider un trimestre devraient dans les prochaines années améliorer la situation des femmes. En 2020, en fonction des projections du Conseil d’Orientation des Retraites, la durée de cotisation des hommes pourrait dépasser celle des hommes.
Si ma situation des femmes mariés ou veuves devrait continuer à s’améliorer dans les prochaines années, il en serait différemment pour les femmes célibataires ou divorcés non-remariés qui pourraient subir une perte de pouvoir d’achat. Or, il y aura de plus en plus de femmes dans cette situation. En effet, si sur 10 femmes nés en 1930, on ne comptait qu’une divorcée et qu’une célibataire au moment de la liquidation des droits. Pour la génération 1950, il y a deux divorcées et une remariée. Pour la génération 1970. Ces ratios devraient s’accroître avec une montée du célibat qui pourrait concerner trois femmes sur 10.
Selon la Banque de France, les crédits aux particuliers ont progressé de 5,1 % au mois de janvier contre + 4,5 % en décembre 2016. Les crédits à l’habitat ont augmenté de + 4,8 %, après + 4,3 % et les crédits à la consommation de + 6,0 %, après + 5,1 %.
La production mensuelle de crédits à l’habitat (CVS) atteint un nouveau plus haut à 37,4 milliards d’euros en janvier 2017, après 33,4 milliards d’euros en décembre, soutenue notamment par la montée des renégociations (62 %, après 55 % en décembre).
Après 12 mois consécutifs de baisse, le taux d’intérêt des crédits à l’habitat à long terme à taux fixe se stabilise à 1,50 %.
| Encours brut | Taux de croissance annuel brut | ||||
| jan-17 | nov-16 | dec-16 | jan-17 | ||
| Total | 1 100 | 4,0 | 4,5 | 5,1 | |
| Habitat | 903 | 3,9 | 4,3 | 4,8 | |
| Consommation | 160 | 4,8 | 5,1 | 6,0 | |
| Autres | 36 | 3,9 | 6,7 | 8,7 | |
Les retraités du public sont-ils mieux traités que ceux du privé ? Chacun a sa réponse qui peut reposer sur bien des préjugés. L’INSEE vient de publier une nouvelle étude rédigée par Aubert P., Plouhinec C. (2017 – » Les différences de retraite entre secteur public et secteur privé : simulations sur carrières types » – Economie et Statistique / Economics and Statistics, 491-492, 25-42″) qui indique qu’il n’y a pas en la matière de réponse simple à cette question. En effet, en fonction du niveau de rémunération, de l’importance des primes, du déroulement de la carrière, l’avantage peut être du côté du public ou du privé. Ce qui est certain c’est que l’existence de deux régimes ne simplifie pas l’analyse.
À l’issue du rapprochement des règles entre les régimes de retraite du secteur privé et de la fonction publique, amorcé à partir de la réforme des retraites de 2003, certaines différences subsistent. Outre l’architecture différente des deux régimes, elles concernent notamment la définition du salaire de référence (salaire sur les 25 meilleures années dans le privé ou salaire hors primes sur les 6 derniers mois dans le public.
Selon un sondage IFOP pour Fiducial sur les TPE réalisé au 1er trimestre 2017, 86% des patrons de TPE craint de voir leurs ressources financières diminuer lors de leur départ à la retraite. Il se prononcent en faveur d’un départ en retraite progressif et de la mise en place d’un système de retraite complémentaire entièrement déductible
| jan-16 | nov-16 | déc-16 (e) | jan-17 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,88 | 0,78 | 0,77 | 0,77 |
| Ménages | 1,07 | 1,00 | 0,99 | 0,99 |
| dont : – dépôts à vue | 0,05 | 0,04 | 0,04 | 0,04 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,58 | 1,30 | 1,28 | 1,26 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,53 | 2,26 | 2,12 | 2,08 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,80 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,57 | 0,35 | 0,34 | 0,32 |
| – plan d’épargne-logement | 2,79 | 2,74 | 2,74 | 2,73 |
| SNF | 0,64 | 0,48 | 0,46 | 0,45 |
| dont : – dépôts à vue | 0,19 | 0,13 | 0,13 | 0,12 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,78 | 0,51 | 0,50 | 0,51 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,19 | 1,90 | 1,87 | 1,83 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,15 | -0,31 | -0,32 | -0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | 0,03 | -0,18 | -0,20 | -0,13 |
Source Banque de France
L’INSEE vient de publier une étude sur l’évolution des flux migratoires depuis 10 ans. Le solde migratoire est désormais, en moyenne, inférieur à 100 000 par an.
Hors Mayotte, entre début 2006 et début 2014, la population vivant en France a augmenté de 2,7 millions de personnes. Le solde migratoire de + 516 000 personnes sur l’ensemble de la période, contribue pour 19 % à cette hausse. En 2013, il s’élève à + 100 000 personnes : 338 000 sont arrivées en France et 238 000 en sont parties. En première estimation, le solde migratoire serait de 67 000 en 2016.
| Année | Population au 1er janvier | Évolution de la population au cours de l’année | Solde naturel | Solde migratoire évalué | Entrées | Sorties |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006 | 63 186 | + 415 | + 302 | + 112 | 301 | 189 |
| 2007 | 63 601 | + 361 | + 287 | + 74 | 294 | 220 |
| 2008 | 63 962 | + 343 | + 286 | + 57 | 297 | 240 |
| 2009 | 64 305 | + 308 | + 276 | + 32 | 297 | 265 |
| 2010 | 64 613 | + 320 | + 282 | + 39 | 307 | 268 |
| 2011 | 64 933 | + 308 | + 278 | + 30 | 320 | 290 |
| 2012 | 65 241 | + 324 | + 251 | + 72 | 327 | 255 |
| 2013 | 65 565 | + 342 | + 242 | + 100 | 338 | 238 |
| 2014 y c. Mayotte | 66 127 | + 327 (p) | + 259 | + 67 (p) | 340 | 273 (p) |
| 2015 y c. Mayotte | 66 454 (p) | + 272 (p) | + 205 | + 67 (p) | 364 | 297 (p) |
| 2016 y c. Mayotte | 66 726 (p) | + 265 (p) | + 198 (p) | + 67 (p) | … | … |
| 2017 y c. Mayotte | 66 991 (p) | … | … | … | … | … |
| Année | Ensemble | Nés à l’étranger | Nés en France | |
|---|---|---|---|---|
| nés français | immigrés | |||
| Population (en milliers) | ||||
| 1er janvier 2006 | 63 186 | 1 768 | 5 137 | 56 280 |
| 1er janvier 2014 | 66 127 | 1 748 | 6 055 | 58 324 |
| 1er janvier 2016 (p) | 66 726 | 1 737 | 6 290 | 58 698 |
| Entrées | ||||
| 2006 | 301 000 | 30 000 | 193 000 | 78 000 |
| 2013 | 338 000 | 20 000 | 236 000 | 81 000 |
| 2015 | 364 000 | 21 000 | 253 000 | 89 000 |
| Sorties | ||||
| 2006 | 189 000 | 22 000 | 29 000 | 138 000 |
| 2013 | 238 000 | 8 000 | 32 000 | 198 000 |
| 2015 (p) | 297 000 | 10 000 | 79 000 | 207 000 |
| Solde migratoire | ||||
| 2006 | + 112 000 | + 8 000 | + 164 000 | – 60 000 |
| 2013 | + 100 000 | + 12 000 | + 204 000 | – 116 000 |
| 2015 (p) | + 67 000 | + 11 000 | + 174 000 | – 118 000 |
Au cours de l’année 2013, 338 000 personnes sont arrivées en France. Parmi elles, 236 000 sont immigrés ce qui représente 70 % de l’ensemble des entrées. 81 000 personnes nées en France sont revenues sur le territoire national Les autres entrées correspondent à des retours de personnes qui sont nées en France soit 24 % des entrées, le solde correspondant à l’arrivée de personnes nées françaises à l’étranger (20 000 personnes)
En 2013, 238 000 personnes ont quitté la France. 32 000 immigrés sont retournés à l’étranger, soit 13 % des sorties du territoire. Il s’agit essentiellement d’étudiants étrangers quittant la France à la fin de leurs études, de départs à l’issue d’une période d’emploi de quelques années ou encore de retours au pays au moment de la retraite. 198 000 personnes nées en France ont quitté le territoire français. Elles représentent près de 83 % du nombre total de départs.
Entre 2006 et 2011, le solde migratoire a diminué de 82 000 personnes avant d’augmenter de 70 000 entre 2011 et 2013. La hausse récente s’explique en partie par l’augmentation des entrées (+ 18 000 entre 2011 et 2013) mais tient surtout au recul des sorties (- 52 000). La diminution de l’ensemble des sorties est principalement due à celle des immigrés (- 41 000). Entre 2011 et 2013, l’augmentation des entrées résulte de la hausse des arrivées d’immigrés (+ 19 000), les retours des personnes nées en France étant stables à 81 000. Entre 2013 et 2015, les entrées continuent d’augmenter (+ 26 000) : à la poursuite de la hausse des arrivées des immigrés (+ 17 000) s’ajoutent des retours plus importants de personnes nées en France (+ 8 000). Un quart des immigrés entrés en France en 2015 sont nés dans un des pays de l’Union européenne.
Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 9,6% en janvier. Il est stable par rapport au mois de décembre et en baisse de 0,8 point sur un an. Il s’agit toujours du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis mai 2009. Au sein de l’Union Européenne, le taux de chômage s’est établi à 8,1% en janvier 2017, en baisse par rapport au taux de 8,2% de décembre 2016 et à celui de 8,9% de janvier 2016. Il s’agit du taux le plus faible enregistré depuis janvier 2009. C
Au mois de janvier, 19,969 millions d’hommes et de femmes étaient au chômage au sein de l’Union, dont 15,620 millions dans la zone euro.
Les taux de chômage les plus faibles, au mois de janvier, ont été enregistrés en République tchèque (3,4%) ainsi qu’en Allemagne (3,8%). Les taux de chômage les plus élevés ont quant à eux été relevés en Grèce (23,0% en novembre 2016) et en Espagne (18,2%). En France, le taux de chômage était au mois de janvier de 10 % stable sur un mois et en baisse de 0,2 point sur un an.
Sur un an, le taux de chômage en janvier 2017 a baissé dans vingt-cinq États membres, tandis qu’il a augmenté à Chypre (de 13,1% à 14,1%), en Italie (de 11,6% à 11,9%) et au Danemark (de 6,0% à 6,2%). Les baisses les plus marquées ont été observées en Croatie (de 14,8% à 11,3%), en Espagne (de 20,6% à 18,2%), en Hongrie (de 6,2% à 4,3% entre décembre 2015 et décembre 2016), au Portugal (de 12,1% à 10,2%), en Slovaquie (de 10,4% à 8,6%) et en Irlande (de 8,5% à 6,7%). En janvier 2017, le taux de chômage aux États-Unis s’est établi à 4,8%, en hausse par rapport au taux de 4,7% enregistré en décembre 2016 mais en baisse par rapport à celui de 4,9% de janvier 2016.
Les places européennes sont entrées dans une phase de consolidation à moins que ce soit de l’attentisme. Si elles s’étaient repliées en janvier après un très bon mois de décembre, elles ont enregistré de petites hausses en février avec en fond de bons indices de confiance de la part des entreprises et des consommateurs. Néanmoins, la montée des incertitudes électorales notamment en France et l’évolution de la politique américaine conduit, en Europe, à une progression des doutes. En revanche, aux Etats-Unis, le Dow Jones et le Nasdaq continuent leur progression.
Le mois de février aura été marqué par la progression de l’écart de taux entre la France et l’Allemagne qui a atteint 0,7 point du fait des incertitudes électorales et de la montée du vote contestataire.
| CAC 40 au 31 décembre 2016
CAC au 28 février Évolution en février |
4 862,31
4 858,58 +0,38 % |
|
DAXX au 31 décembre 2016 DAXX au 28 février Évolution en février |
11 481,06 11 834,41 +0,37 %
|
|
Footsie au 31 décembre 2016 Footsie au 28 février Évolution en février |
7 142,83 3 319,61 +1,10 % |
|
Euro Stoxx 50 au 31 décembre 2016 Euro Stoxx au 28 février Évolution en février |
3 230,68 3 319,61 +0,49 % |
|
Dow Jones au 31 décembre 2016 Dow Jones au 28 février Évolution en février |
19 762,60 20 812,45 +3,58 % |
|
Nasdaq au 31 décembre 2016 Nasdaq au 28 février Évolution en février |
5 383,12 5 825,44 +2,91 % |
|
Nikkei au 31 décembre 2016 Nikkei au 28 février Évolution en février |
19 114,37 19 118,99 -1,79 %
|
|
Parité euro/dollar au 31 décembre 2016 Parité au 28 février Évolution en février |
1,0540 1,0602 -0,85 % |
Selon l’INSEE, au mois de janvier, la consommation des ménages en biens a repris des couleurs en progressant en volume de 0,6 % faisant suite à une contraction de 1 % au mois de décembre dernier. Du fait du froid du mois de janvier et de l’augmentation des prix., les dépenses en énergie progressent fortement. Par ailleurs, les achats de produits alimentaires sont en hausse. En revanche, les achats de biens durables sont en recul.

L’INSEE a publié une 2e estimation de la croissance du quatrième trimestre 2016. Il confirme que le produit intérieur brut (PIB) en volume s’est accru de 0,4 %, après +0,2 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, l’activité progresse de 1,1 %, contre 1,2 % en 2015 Hors correction des jours ouvrés, la croissance du PIB s’établit à +1,2 % en 2016, après +1,3 % en 2015. Le taux de croissance de l’Allemagne a été de 1,9 % en 2016 et celle de la zone euro de 1,7 %.
En France, les dépenses de consommation des ménages accélèrent au quatrième trimestre (+0,6 % après +0,1 %), de même que la formation brute de capital fixe (FBCF ; +0,4 % après +0,2 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks est plus dynamique, contribuant davantage à la croissance : +0,5 point après +0,2 point.
Les exportations ont progressé de +1,3 % après +0,8 %) quand les importations ralentissent (+1,0 % après +2,7 %). Au total, le solde extérieur contribue légèrement à la croissance du PIB au quatrième trimestre : +0,1 point après −0,6 point. À l’inverse, les variations de stocks y contribuent négativement (−0,1 point après +0,7 point).
Selon le Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer, de février 2016 à janvier 2017, 463 900 logements ont été autorisés (données brutes cumulées sur douze mois) en hausse de 16,0 % par rapport au cumul des douze mois précédents.
Sur la même période, 385 300 logements ont été mis en chantier, soit une progression de 13,2 % par rapport au cumul des douze mois précédents.
En 2016, 119 000 logements ont été mis en vente soit 16,1 % de plus qu’en 2015. Une offre de logement en hausse qui suit l’augmentation de la demande avec plus de 125 000 logements réservés en 2016 soit 20,6 % de plus qu’en 2015. Un bilan annuel positif conforté au quatrième trimestre 2016 avec 33 500 logements neufs réservés, soit 21,2 % de plus qu’au quatrième trimestre 2015 et 30 300 logements mis en vente, soit une hausse de 8,8 % qu’à la fin 2015.
Selon l’estimation provisoire réalisée fin février par l’INSEE, les prix à la consommation augmenteraient sur un an de 1,2 % contre 1,3 % en janvier et 0,6 % en décembre.
Ce léger ralentissement résulterait d’une baisse accentuée des prix des produits manufacturés, en grande partie compensée par une accélération des prix du tabac et de l’énergie ainsi que celle, plus modérée des prix des produits alimentaires et des services.
Sur un mois, les prix à la consommation se redresseraient faiblement : +0,1 % après −0,2 % le mois précédent.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait également (+1,4 % après +1,6 % en janvier). Sur un mois, il serait en légère hausse : +0,1 % après −0,3 % le mois précédent.
La crise de 2008 a accru le sentiment que la situation se dégrade de génération en génération. Le ressenti est bien plus net que la réalité des chiffres qui montrent que malgré tout l’enrichissement pour une grande majorité des ménages. selon une étude de l’INSEE, en 2011, 54 % des personnes âgées de 25 à 66 ans estiment que leur situation financière est meilleure, voire bien meilleure, que celle de leur famille quand elles-mêmes étaient adolescentes. Cette appréciation est en recul de six points par rapport à 2005. Il est plus répandu parmi les générations anciennes. Il concerne ainsi 67 % des personnes âgées de 60 ans (nées en 1951), contre seulement 41 % de celles âgées de 30 ans (nées en 1981).
D’autres facteurs que l’âge ou la génération augmentent les chances de ressentir une amélioration de sa situation financière par rapport à l’adolescence : avoir grandi au sein d’une famille rencontrant d’importantes difficultés financières, être aujourd’hui en couple sans enfant, être en emploi ou avoir un niveau de vie élevé.
s. En particulier, la situation financière des parents se transmet partiellement à leurs enfants : 59 % des personnes dont les parents joignaient très difficilement les deux bouts ont un niveau de vie inférieur à la médiane, contre 44 % de celles dont les parents ne rencontraient aucune difficulté pour payer les dépenses nécessaires.
Malgré les bons indicateurs publiés par l’INSEE sur le climat des affaires et la confiance des ménages, le chômage fait de la résistance.
Le nombre de chômeurs en France métropolitaine inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’est accru de 800 ce qui représente l’épaisseur du trait. Fin janvier, il y avait donc 3,47 millions de personnes en catégorie A. Pour l’ensemble de la France, ce nombre est de 3,72 millions de personnes.
En ajoutant les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité (catégories B et C), l’indicateur a légèrement augmenté en janvier, de 0,4%, pour atteindre 5,49 millions de personnes en métropole.
Si le nombre de demandeurs d’emplois (catégorie A) diminue chez les moins de 25 ans et les 25/49 ans (respectivement -0,3 et -0,2 %), il continue d’augmenter chez les seniors de plus de 50 ans (+0,6 %). Il faut également remarquer que le nombre de demandeurs d’emploi diminue chez les femmes quand il augmente chez les hommes.
L’ancienneté au chômage reste stable. Elle est de 581 jours. 43,9 % des demandeurs sont au chômage depuis plus d’un an.
Les fins de CDD explique sur 3 mois près d’un cinquième des entrée au chômage. Les radiations expliquent 9,5 % des sorties du chômage et les cessations d’inscription par défaut d’actualisation 38,5 %. Les entrées en stage expliquent 16,0 % des sorties et sont en hausse de 9,4 % en trois mois. C’est l’effet plan « formation » qui se fait ressentir.
En janvier, il y a fréquemment une arrivée sur le marché du travail. Des personnes qui avaient cessé de chercher en fin d’année s’y remettent à compter des premiers jours de janvier ce qui fait que ce mois est fréquemment mauvais en matière de chômage. Il est fort probable que les chiffres de l’INSEE sur la création de l’emploi restent bien orientés.
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