Selon les toutes dernières statistiques de l’INSEE, le taux d’épargne des ménages a baissé en 2016 passant de 14,3 à 13,9 % du revenu disponible brut. Cette contraction est liée à la volonté des ménages d’accroître leur consommation au moment où la légère reprise de l’inflation a pesé sur leur pouvoir d’achat. De plus, la restauration de la confiance les conduit à dépenser d’avantage et, notamment, à investir ce qui amène à réduire leur effort d’épargne. La baisse des taux de rendement des produits de taux explique également ce petit tassement.
L’INSEE a confirmé que le taux d’inflation n’a été que de 0,1 % en avril après +0,6 % en mars. Corrigé des variations saisonnières, il est stable, comme le mois précédent. Sur un an, les prix à la consommation accélèrent à peine, à +1,2 % après +1,1 % le mois précédent.
Sur le mois, le net ralentissement est dû à celui, saisonnier, des prix des produits manufacturés. Les prix des produits pétroliers et des produits alimentaires baissent encore, mais moins que le mois précédent. En revanche, les prix des services accélèrent un peu du fait d’un net rebond des prix des services de transport.
Selon l’INSEE, au premier trimestre de cette année, l’emploi a enregistré une progression de 0,3 % dans les secteurs marchands non agricoles. Il s’agit du huitième trimestre consécutif de hausse. Néanmoins, elles sont en recul, 49 400 créations d’emploi après 67 300 au cours du trimestre précédent. Sur un an, l’emploi des secteurs principalement marchands s’accroît de nouveau de 1,2 % (soit +198 300). Ce résultat en demi-teinte s’explique par le ralentissement de la croissance constaté au cours du 1er trimestre. Du fait de cette moindre création d’emplois, la diminution du chômage s’est enrayée. Il n’y a pas eu suffisamment d’emplois créés pour compenser l’augmentation de la population active.
L’industrie et la construction continuent à perdre des emplois. Ainsi, l’emploi recule de 0,2 % (soit −4 800) dans l’industrie et de 0,2 % (soit −2 000) dans la construction. Sur un an, l’industrie perd 23 300 emplois et la construction 9 100.
Dans le secteur tertiaire, l’emploi continue d’augmenter solidement : +0,5 % au premier trimestre 2017, soit +56 200, après +0,6 % au quatrième trimestre 2016. Hors intérim, les créations nettes d’emploi accélèrent (+44 200, soit +0,4 %, après +34 500 au quatrième trimestre 2016). Sur un an, l’emploi tertiaire hors intérim augmente de 1,3 %, soit +147 500.Au total, l’emploi marchand hors intérim croît de 0,7 % sur un an (+115 100).
L’emploi intérimaire ralentit au premier trimestre 2017 (+1,8 %, soit +12 000, après +6,6 %). Sur un an, il reste en très nette hausse (+14,2 %, soit + 83 200).
Selon la Banque de France, les encours de crédits à l’habitat aux particuliers ont augmenté de 5,4 % après + 5,1 % en février ce qui constitue leur forte croissance de ces cinq dernières années.
Ce résultat est néanmoins en partie du à une baisse du montant des remboursements. Un léger tassement de la production de crédits nouveaux (32,0 milliards au lieu de 32,6 milliards) est constaté. Au total, après correction des variations saisonnières, on n’observe pas d’accélération de l’activité, qui reste toutefois extrêmement dynamique, en mars.
La baisse des renégociations (dont la part dans les crédits nouveaux chute à 52 % après 60 % en février) s’accompagne d’une hausse de production mensuelle des crédits à l’habitat hors renégociations.
Après une légère remontée en février, le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat se stabilise à 1,54 %.
Les crédits à la consommation restent très dynamiques (+ 5,6 %, après + 5,9 % en février et + 6,0 % en janvier). Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers augmente (+ 5,6 %, après + 5,3 %).
Dans cette période électorale, France Stratégie qui a remplacé le Centre d’analyse stratégique lui même succession du Commissariat général du Plan et qui a intégré en son sein le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC) vient de publier une note appelant à une refonte de la fiscalité de l’épargne.
France Stratégie souligne que la France ne manque pas d’épargne mais qu’elle a besoin de mieux investir, « pour faire face aux défis écologiques et à la révolution numérique ainsi que pour favoriser une croissance durable et inclusive de son économie ».
L’organisme de réflexion demande une refonte de la fiscalité de l’épargne des ménages. Il rappelle que ces deniers possède 4 500 milliards d’euros, d’actifs financiers soit 3,5 fois leur revenu annuel et 43 % de leur patrimoine total. Il rappelle que « cette épargne finance d’abord les grands groupes, l’État et l’immobilier, et la part dévolue aux investissements de long terme pour l’appareil productif est modeste ». Il mentionne que le coût des incitations fiscales en faveur de l’épargne (dépenses fiscales) s’élève à plus d’une dizaine de milliards d’euros par an. La fiscalité de l’épargne est jugée complexe : les 54 niches fiscales et sociales servent des objectifs multiples qui visent tout à la fois à encourager les Français à se constituer de l’épargne quelle que soit sa destination finale et à orienter l’épargne vers le financement de nombreux acteurs, secteurs d’activité et types d’actifs. Sans surprise, France Stratégie demande un meilleur fléchage de l’épargne vers le financement de long terme de l’économie. Le cercle de réflexion public demande une meilleure transparence dans la chaîne qui mène de l’épargne aux investissements qu’elle finance. ainsi qu’une rationalisation des niches fiscales et sociales actuelles en les mettant au service de quelques objectifs économiques prioritaires pour la nation, comme la transition écologique.
Après deux premiers mois décevants, la production industrielle française a repris quelques couleurs en mars. La production manufacturière a progressé de +2,5 % après −0,7 % en février. L’ensemble de la production industrielle est en hausse de 2,0 % après −1,7 % en février.
Au premier trimestre 2017, la production diminue légèrement dans l’industrie manufacturière par rapport au trimestre précédent (−0,3 %) et décroît dans l’ensemble de l’industrie (−0,5 %).
Sur cette période, la production recule dans les industries extractives, énergie, eau (−2,0 %), et plonge dans la cokéfaction et raffinage (−13,6 %). Dans une moindre mesure, elle diminue aussi dans les biens d’équipement (−0,7 %), dans les « autres industries » (−0,2 %) et dans les industries agroalimentaires (−0,4 %). En revanche, elle augmente dans les matériels de transport (+0,5 %).
Dans l’industrie manufacturière, la production du premier trimestre 2017 augmente par rapport au même trimestre de 2016 (+0,6 %). Elle augmente également dans l’ensemble de l’industrie (+0,4 %).
Sur cette période, la production s’accroît dans les matériels de transport (+2,7 %), les « autres industries » (+0,5 %) et les biens d’équipement (+1,7 %). En revanche, elle diminue dans les industries agroalimentaires (−1,5 %) et dans les industries extractives, énergie, eau (−0,8 %). Elle décroît fortement dans la cokéfaction et raffinage (−5,3 %).

le Ministère des Affaires sociales a publié, le 10 mai 2017, son édition annuelle sur les retraités et les retraites. Ainsi, selon ce rapport, fin 2015, la France comptait 16 millions de retraités dont 1,1 million vivent à l’étranger. Cet effectif est en hausse de 152 000 personnes par rapport à l’année précédente. La progression du nombre de retraités se poursuit mais à un rythme plus faible qu’en 2014 (+199 000). Les nouveaux retraités sont moins nombreux qu’en 2014 du fait de la réforme de 2010 instaurant le report progressif de l’âge minimal de départ à la retraite de 60 à 62 ans.
550 000 retraités perçoivent une des allocations du minimum vieillesse en complément d’une faible pension ou en l’absence de pension. Cette allocation, dont le montant est de 800 euros mensuels pour les personnes seules et de 1 242 euros mensuels pour les couples, leur permet d’atteindre un niveau minimal de ressources. Dans les années 70, le minimum vieillesse était versé à 3 millions de personnes.
La pension moyenne s’établit à 1 376 euros bruts mensuels, tous régimes confondus (salariés du privé, artisans, indépendants, agriculteurs, etc.).
Le montant de la pension continue à progresser surtout grâce aux femmes par effet de noria; les nouvelles générations de retraités femmes ont eu des carrières professionnelles plus longues avec des revenus plus importants. La pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’accroît de 0,5 % pour les hommes et de 1,1 % pour les femmes.
L’écart de pension entre les femmes et les hommes diminue au fil du temps. La pension de droit direct des femmes est inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes en 2015, alors que cet écart était de 45,8 % en 2004. En ajoutant les droits dérivés (pensions de réversion), l’écart se réduit à 25,1 %.
Les taux d’activité des femmes, et donc la constitution d’un droit propre à la retraite, n’ont cessé de progresser depuis l’après-guerre. Ces dernières sont également de plus en plus qualifiées, ce qui favorise un rapprochement progressif de leurs rémunérations avec celles des hommes.
En 2015, l’âge moyen de départ à la retraite est de 61,6 ans. En augmentation continue depuis 2010 (+1,1 an), cet âge moyen correspond à l’âge conjoncturel de départ, un indicateur nouvellement calculé qui neutralise les biais liés à l’effet de structure de la population. Entre les générations 1950 et 1954, la proportion de personnes retraitées à 60 ans a baissé de 36 points (de 64 % à 28 %). Le départ à la retraite ne signifie pas pour autant la sortie définitive de l’emploi : en 2015, 3,5 % des retraités, soit 480 000 personnes, ont cumulé leur retraite avec une activité.
Les suppléments de retraite par capitalisation occupent toujours une place réduite dans la rémunération des retraités. La retraite supplémentaire facultative représente seulement 2 % de l’ensemble des prestations retraite versées.
Avec la diminution du taux de fécondité des années 70 à 2000, l’augmentation de la population active ne peut que se réduire d’autant plus que le solde migratoire est de plus en plus faible. L’INSEE vient de publier de nouvelles projections avec comme horizon 2070. Le nombre d’actifs atteindrait 31,1 millions en 2040 puis 32,1 millions en 2070, en hausse de 2,5 millions par rapport à 2015.
Cette projection prend en compte le vieillissement de la population. il intègre une augmentation du taux d’activité des personnes de 15 à 64 ans Du fait de la croissance de la population âgée, il n’y aurait plus que 1,4 actif pour un inactif de 60 ans ou plus en 2070, contre 1,9 en 2015.
Entre 2015 et 2040, la population active augmenterait d’environ 1,5 million de personnes, atteignant 31,1 millions, soit une croissance annuelle moyenne de 62 000 personnes. La population active progresserait ensuite plus modérément jusqu’en 2055, sur un rythme annuel moyen de 22 000 personnes. Puis, un regain de dynamisme établirait la population active à 32,1 millions en 2070, selon une croissance annuelle de 39 000 personnes.
L’augmentation des personnes âgées de 70 ans ou plus sera d’ici 2070 de 8,4 millions. Leur nombre doublerait pour atteindre 26 % de la population en ménages ordinaires (contre 15 % en 2015). Cette progression s’explique par l’amélioration de l’espérance de vie, passée et projetée. De plus, l’empreinte des chocs démographiques passés (seconde guerre mondiale et baby-boom) ayant disparu, les personnes qui seront âgées de 70 ans ou plus en 2070 appartiennent à des générations plus nombreuses que celles âgées de 70 ans ou plus aujourd’hui. Dans ce contexte, la proportion de personnes âgées de 55 ans ou plus dans la population active serait, elle aussi, encore en hausse (16 % de la population active en 2015, puis 23 % en 2070.
près une longue période de baisse, le taux d’activité des personnes âgées de 55 ans ou plus se redresse en France à partir du début des années 2000. Chez les femmes, la participation au marché du travail s’accroît tendanciellement, avec l’augmentation continue de leurs taux d’activité à chaque âge au fil des générations. Cette hausse passée de l’activité peut être en partie reliée à la fermeture progressive de dispositifs facilitant la sortie anticipée du marché du travail, comme les préretraites ou la dispense de recherche d’emploi pour les demandeurs d’emploi âgés. Elle dépend également des différentes réformes des retraites intervenues depuis 2003. Celles de 2003 et 2014 ont des effets potentiellement importants, mais qui ne seront complètement observables que dans la durée. La réforme de 2010-2011 (relèvement de 60 à 62 ans de l’âge d’ouverture des droits et relèvement parallèle de l’annulation de la décote) a eu des effets plus immédiats, de même que l’assouplissement des conditions d’accès au dispositif « carrières longues » de 2012.
Les personnes âgées de 60 à 64 ans sont particulièrement touchées en projection par l’ensemble de ces réformes, en particulier à court terme par le relèvement de l’âge de la retraite (réforme de 2010-2011) et à plus long terme par l’allongement de la durée de cotisation (réforme de 2014. Le taux d’activité des femmes de 60 à 64 ans, qui a retrouvé en 2015 un niveau proche de celui de 1975 (29 %), continuerait d’augmenter jusqu’au début des années 2040, pour se stabiliser un peu au-dessus de 60 %. Le taux d’activité des hommes de 60 à 64 ans progresserait de manière régulière entre 2015 et 2040, de 30 % jusqu’à un niveau proche de 70 %.
Les personnes âgées de 55 à 59 ans sont concernées, pour certaines d’entre elles, par les effets directs des réformes des retraites, mais elles le sont plus largement par un effet horizon, conséquence indirecte de l’augmentation de l’âge de la retraite (réforme de 2010). Le décalage de l’âge de la retraite inciterait les salariés ou leurs employeurs à un maintien prolongé dans leur emploi, en prévision d’un horizon plus éloigné de l’âge de la retraite. Ce phénomène semble avoir déjà fortement joué entre 2010 et 2015 et n’aurait plus d’impact en projection. Sur la période de projection, le taux d’activité des femmes âgées de 55 à 59 ans continuerait de converger vers celui des hommes. In fine, en 2070, le taux d’activité des personnes de cette classe d’âge se situerait autour de 78 %, pour les hommes comme pour les femmes.
Enfin, le taux d’activité des 65-69 ans, bien qu’en hausse depuis les années 2000, reste particulièrement faible en 2015 (autour de 5 % pour les femmes et 7 % pour les hommes). En projection, il augmenterait sous l’effet des réformes des retraites de 2010, puis de 2014. En 2070, il dépasserait 10 % pour les femmes et avoisinerait 20 % pour les hommes.
La taxe de 30 % et les revenus de l’épargne
Emmanuel Macron s’est engagé à instituer un prélèvement libératoire sur les revenus du patrimoine à hauteur de 30 %. Cette réforme soulève de nombreuses interrogations. Ainsi, il conviendra de préciser si ce prélèvement se substitue au barème de l’impôt sur le revenu ou s’il est en option pour les contribuables. Par ailleurs, son introduction amène-t-elle la suppression des abattements divers et variés, d’un certain nombre de niches fiscales ou pas. Son application aux revenus fonciers est également sujette à interrogations. Ce prélèvement ne concernera-t-il que le micro-foncier ou tous les régimes d’imposition. A priori, Emmanuel Macron a indiqué que cette réforme ne s’appliquerait qu’à partir de 2018. En outre, par souci de lisibilité, il devait reporter d’un an l’introduction de la retenue à la source pour l’impôt sur le revenu.
Aujourd’hui, outre les prélèvements sociaux à 15,5%, les intérêts sont taxés selon la tranche du contribuable (sauf pour les 2000 premiers euros de revenus d’intérêt pour lesquels un prélèvement libératoire s’applique. Il est de 22 % soit un total de 37,5 %.
En prenant en compte de la déductibilité partielle de la CSG, la pression fiscale varie de 15,5% pour les foyers non-imposables à 58,21% pour le taux marginal à 45%. Avec un taux unique de 30%, les épargnants seraient donc perdants jusqu’à la tranche à 14%.
Prélèvements sur les intérêts
| Taux d’imposition IR | TMI 0% | TMI 14% | TMI 30% | TMI 41% | TMI 45% |
| Cadre actuel | 15,5% | 28,80% | 43,97% | 54,4% | 58,21% |
| Avec un taux unique de 30% | 30% | 30% | 30% | 30% | 30% |
Dividendes
Les dividendes bénéficient actuellement d’un abattement de 40 % afin d’éviter une double imposition (l’entreprise qui verse le dividende a déjà payé l’impôt sur les sociétés). La pression fiscale varie en fonction du taux marginal d’imposition appliqué au titre de l’IR. Elle passe ainsi de 15,5% à 40,2%.
Prélèvements sur les dividendes
| Taux marginal d’imposition |
0% |
14% | 30% | 41% | 45% |
| Taux applicable avec prélèvements sociaux | 15,5% | 23,18% | 31,97% | 38% | 40,2% |
| Taux réforme Macron | 30 % | 30 % | 30 % | 30 % | 30 % |
Prélèvements sur les dividendes
Les plus-values immobilières
Les plus-values immobilières bénéficient déjà d’une taxation forfaitaire (19% d’impôt et 15,5% de prélèvements, soit 34,5% au total). Un abattement s’applique en fonction de la durée de détention. Emmanuel Macron a indiqué son souhait de ne pas toucher à ce régime.
Les plus-values sur actions
Les plus-values sont taxées au barème de l’impôt sur le revenu (plus 15,5% de prélèvements). Mais, les contribuables bénéficient d’abattements selon la durée de conservation des titres. Qu’en sera–t-il avec le prélèvement libératoire ?
L’assurance-vie
Emmanuel Macron a indiqué durant la campagne qu’il n’y aurait pas de rétroactivité fiscale. La taxation en vigueur pour les versements déjà effectués serait conservée. Le taux de 30 % s’appliquerait donc aux gains réalisés sur les versements réalisés après l’adoption de la loi l’instituant. Cela ne concernera de plus que les titulaires de contrats d’assurance-vie dont l’encours dépasse 150 000 euros.
Il est possible qu’un taux avantageux puisse être conservé pour les investissements en unités de compte (plus risqués) et que la taxe unique de 30% soit en revanche appliquée aux fonds en euros.
Dans ce cas, les placements dans les fonds en euros deviendraient plus taxés qu’aujourd’hui. Rappelons qu’après 8 ans de contrat, les gains sont imposés à 23% au maximum et peuvent même ne supporter que les prélèvements à 15,5% s’ils ne dépassent pas 4.600 euros pour un célibataire et le double pour un couple.
L’ISF
Le patrimoine financier serait exonéré d’ISF ce qui sa proposition amputerait de moitié les recettes de l’ISF (5,2 milliards en 2016).
L’impôt deviendrait avant tout immobilier. La perte de recettes est évaluée à 2 milliards d’euros.
Emmanuel Macron a prévu de modifier le régime fiscal applicable au patrimoine avec comme objectif de faciliter l’orientation de l’épargne vers les entreprises. Cette réforme qui prévoit la mise en place d’une flat tax de 30 % devrait être intégrée au projet de loi de finances pour 2018. Philippe Crevel est intervenu sur ce sujet sur BFM Business le 9 mai 2017.
Emmanuel Macron a prévu d’augmenter la CSG de 1,7 point afin de financer son programme d’allègement des cotisations sociales. Philippe Crevel a été interrogé sur ce sujet par Ecorama.
Les cotisations salariales à l’assurance maladie représentent 0,75% du salaire brut, celles pour l’assurance chômage, 2,4 % de ce même montant. Au total, l’exonération représente 3,15 % sur le salaire mais avec des règles de plafonnement.
Les salariés paieraient davantage de CSG. Celle-ci étant calculée sur 98,25% du salaire brut, une hausse de 1,7 point augmenterait de 1,67% le montant de CSG à régler.
Le gain sur le salaire ne serait donc au mieux que de 1,48% pour un salarié classique.
• Concrètement, un smicard gagne 260 euros 260 euros par an.
• Une personne rémunérée à 3000 euros brut gagne 533 euros
• Une personne rémunérée 5000 euros gagne 888 euros.
Au-delà de 4 fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 12.872 euros par mois en 2016, la baisse des cotisations sociales du fait du plafonnement.
La CSG, de son côté, est prélevée sur 100% du salaire au-delà de ce plafond. Du coup, à partir de 12.872 euros par mois l’économie se réduirait… et se transformerait même en perte au-delà d’un certain niveau.
Les retraités ne paient pas de cotisation chômage. De ce fait, ils supporteront la CSG sauf pour ceux qui sont exonérés et ceux qui bénéficient du taux réduit, 3,8 %.
Les épargnants coincés entre la CSG et le taux de 30 % (voir ci-dessous)
Une hausse de 1,7 point entraînerait un surcroît d’imposition équivalent pour la plupart des revenus de placements (intérêts, revenus fonciers, plus-values…). Le taux pourrait ainsi passer de 15,5 à 17,2 %. Néanmoins, cette mesure pourrait être compensée par l’application du prélèvement libératoire à 30 %. Logiquement, les prélèvements sociaux sont intégrés dans le taux de 30 %.
| mars-16 | jan-17 | févr-17(e) | mars-17 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,87 | 0,76 | 0,76 | 0,74 |
| Ménages | 1,07 | 0,99 | 0,98 | 0,97 |
| dont : – dépôts à vue | 0,05 | 0,04 | 0,04 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,49 | 1,26 | 1,29 | 1,27 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,48 | 2,07 | 2,05 | 2,02 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,79 | 0,80 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,53 | 0,32 | 0,33 | 0,31 |
| – plan d’épargne-logement | 2,78 | 2,73 | 2,73 | 2,73 |
| SNF | 0,61 | 0,44 | 0,43 | 0,41 |
| dont : – dépôts à vue | 0,18 | 0,12 | 0,12 | 0,12 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,74 | 0,46 | 0,47 | 0,43 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,09 | 1,83 | 1,79 | 1,77 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,23 | -0,33 | -0,33 | -0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,17 | -0,13 | 0,01 | 0,07 |
Les niveaux élevés des indices de confiance n’ont pas conduit à une accélération de la croissance sur les trois premiers mois de l’année. Néanmoins, la croissance européenne reste à quelques encablures des 2 % annuel.
Au cours du premier trimestre 2017, le PIB corrigé des variations saisonnières a, en effet, augmenté de 0,5% dans la zone euro et de 0,4 % dans l’Union européenne par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Au cours du quatrième trimestre 2016, le PIB avait progressé de 0,5 % dans la zone euro et de 0,6 % dans l’Union.
En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,7% dans la zone euro et de 1,9% dans l’Union au premier trimestre 2017, après +1,8% et +1,9% au quatrième trimestre 2016.
La France avec son taux de croissance de 0,3 % est donc en-deçà de la moyenne européenne.
Le PIB n’a augmenté, en France, que de 0,3 % au premier trimestre 2017 faisant suite à une hausse de 0,5 % au dernier trimestre de l’année dernière. Plusieurs facteurs ont contribué à ce résultat décevant. La consommation a été en recul quand la production industrielle a nettement marqué le pas. Le solde extérieur a, de son côté, pesé lourdement sur la croissance française en raison de la contraction des exportations et de la vive augmentation des importations. Heureusement, l’investissement a en partie compensé l’impact du commerce extérieur.
Fin mars 2017, en France métropolitaine, parmi les personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C), 3 508 100 sont sans emploi (catégorie A) et 1 995 700 exercent une activité réduite (catégories B, C), soit au total 5 503 800 personnes.
En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a progressé de 43 700 soit une hausse de 1,3 %. Sur le premier trimestre de2017, la progression est de 1,2 % (+41 000). Sur un an, néanmoins, ce nombre recule de 0,9 % .
En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 765 300 pour la catégorie A. Sur trois mois, il augmente de 1,1 % (+1,2 % sur un mois et –0,9 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 805 200.
Au mois d’avril, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique est stable : l’indicateur qui la synthétise se maintient à 100, sa moyenne de longue période, pour le quatrième mois consécutif.

En avril, l’opinion des ménages sur leur situation financière future est quasi stable, comme celle sur leur situation financière passée. En avril, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente de 3 points et retrouve son niveau de janvier 2017. En avril, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne (actuelle et future) est quasi stable : les deux soldes gagnent 1 point. Ils se maintiennent ainsi au-dessus de leur moyenne de long terme. La part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est inchangée par rapport au mois dernier ; le solde demeure bien inférieur à son niveau moyen de longue période.
Soldes d’opinion sur la situation financière personnelle et le niveau de vie en France

En avril, le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France perd 2 points et s’éloigne de sa moyenne de long terme. Le solde d’opinion sur le niveau de vie futur en France est quant à lui quasi stable (+1 point). Il se situe à son plus haut niveau depuis octobre 2007, légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.
Les craintes des ménages concernant le chômage diminuent en avril (−4 points) et atteignent leur plus bas niveau depuis juin 2008. Le solde correspondant, nettement au-dessous de sa moyenne de long terme depuis six mois, continue de s’en éloigner.
En avril, les ménages sont moins nombreux à anticiper que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde correspondant perd 2 points tout en restant supérieur à sa moyenne de long terme.
Les ménages sont également moins nombreux à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde diminue de 3 points. Il demeure inférieur à sa moyenne de longue période depuis février 2014.


Selon l’INSEE, au mois d’avril, comme depuis le mois de décembre dernier, le climat des affaires reste favorable. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, reste quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Il gagne trois points dans l’industrie et reste stable dans le bâtiment. Cependant, il perd un point dans les services et trois points dans le commerce de détail.

En avril 2017, le climat de l’emploi se dégrade légèrement en raison notamment du fait du commerce de détail. L’indicateur qui le synthétise perd un point à 107, après avoir atteint en mars son plus haut niveau depuis août 2011. Il demeure nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.
L’indicateur de retournement reste bien orienté soulignant qu’il n’y a pas de risque de dégradation de la conjoncture à court terme.
Au mois de mars, la collecte nette de l’assurance-vie a été nulle. Ce résultat fait suite à des collectes qui sont depuis plusieurs mois faibles, entre 400 et 800 millions d’euros. La collecte nette s’établit à 1 milliard d’euros depuis le début de l’année contre 7,7 milliards d’euros pour le trois premiers mois de l’année 2016. L’assurance-vie est en France à la cape depuis le mois de septembre de l’année dernière.
Le mois de mars s’est caractérisé par un montant élevé de prestations qui a compensé intégralement la collecte brute (12,2 milliards d’euros).
Les ménages français privilégient actuellement la liquidité, ce qui se traduit par le retour d’une collecte positive pour le Livret A et l’immobilier avec à la clef une progression des transactions et des prix. L’assurance-vie est pénalisée par la baisse des taux des fonds euros et par les menaces pesant sur son régime fiscal. La proposition d’Emmanuel Macron d’imposer les contribuables ayant plus de 150 000 euros sur leurs contrats d’assurance-vie à 30 % pour les revenus de ces derniers peut inciter certains à réduire leur exposition sur ce type de placement tant bien même que le candidat ait indiqué que cette nouvelle disposition ne sera pas rétroactive.
Les unités de compte continuent leur progression. Elles ont représenté 27 % de la collecte au mois de mars contre 23 % au mois de décembre dernier. Cette augmentation est la conséquence de la bonne tenue des marchés « actions », de la baisse des taux des fonds euros et des incitations des compagnies d’assurance-vie à réorienter l’épargne de leurs clients.
L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 646 milliards d’euros à fin mars 2017 (en progression de 3 % sur un an). Cette hausse est en grande partie imputable à la valorisation accrue des unités de compte.
L’éloignement du risque de Frexit devrait rassurer les titulaires de contrats d’assurance-vie. En revanche, ils devraient rester attentistes jusqu’à l’adoption éventuelle du nouveau régime fiscal. Il est donc probable que l’assurance-vie continue à naviguer à petite allure durant les prochains mois.
Le mois de mars conclut en beauté le premier trimestre pour le Livret A avec une collecte positive de 1,62 milliard d’euros. Sur les trois premiers mois de l’année, elle atteint 5,9 milliards d’euros.
Le mois de mars est, en règle générale, un bon mois pour le Livret A. il faut remonter à 2007 pour enregistrer une décollecte. Cette quatrième collecte positive consécutive confirme la volonté des ménages français d’accroître leur poche d’épargne liquide dans un contexte politique incertain. Cette prudence s’exprime au niveau de la consommation qui s’est contractée de 0,8 % en février. Dans le cadre de l’enquête de conjoncture du mois de mars réalisée par l’INSEE, les ménages étaient plus nombreux à déclarer qu’il était opportun d’épargner.
Le débat sur la fiscalité de l’épargne et son éventuel durcissement pour l’assurance-vie profitent sans nul doute au Livret A. Les Français s’accommodent, de mieux en mieux, de son faible rendement, 0,75 %, et cela malgré le léger retour de l’inflation. Au mois de mars, cette dernière a été de 1,1 %. De ce fait, le taux réel du Livret est négatif de 0,35 point.
Le Livret de Développement Durable et solidaire enregistre également, au mois de mars, également une collecte positive de 480 millions d’euros.
Au niveau de l’encours, les deux produits, Livret A et LDDs totalisent 367,8 milliards d’euros.
Selon la Banque de France, les taux des prêts aux entreprises restent orientés à la baisse en janvier. Une légère hausse pourrait être enregistrée en février avec leur remontée sur les marchés financiers.

Dans le cadre de ses perspectives économiques d’avril, le FMI a révisé en très légère hausse sa prévision de croissance de l’économie mondiale pour 2017 la passant à 3,5 % contre 3,4 % initialement. L’organisation internationale prévoit donc une accélération de la croissance par rapport à 2016 (3,1 %). En 2018, elle a maintenu la progression du PIB à 3,6 %.
Cette amélioration de la croissance est imputable selon le FMI à à une meilleure tenue des prix du pétrole et des produits de base. La situation économique des pays producteurs s’est, ces derniers mois, amélioré ; par ailleurs, la hausse des prix de l’énergie a contribué à accroître l’inflation.
Les marchés financiers restent bien orientés car les investisseurs s’attendent au maintien de la politique économique de soutien à l’activité de la Chine ainsi qu’à la mise en oeuvre d’une politique d’expansion budgétaire et de déreglementation aux Etats-Unis?
Le FMI est en revanche inquiet de la montée des inégalités de revenus, du faible niveau des gains de productivité et des tentations protectionnistes. Il rappelle que la coopération économique a été indispensable pour le développement des pays émergents. Il souligne la vulnérabilité de ces derniers face aux éventuelles évolutions financières, réglementation et taux.
Le FMI mentionne que l’économie pourrait souffrir d’une aggravation des tensions géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Au niveau des recommandations, le FMI souligne qu’il convient de soutenir la demande et de favoriser la réparation des bilans là où cela est nécessaire et possible; d’accroître la productivité grâce à des réformes structurelles, à des dépenses bien
ciblées dans les infrastructures et à d’autres mesures budgétaires propices à l’offre; et d’aider les personnes déplacées par des transformations structurelles, telles que le progrès technologique et la mondialisation. Les migrations au sein des Etats et entre Etats ont atteint, en effet, un record en 2016.
Selon l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, le PIB de la France aurait progressé de 0,3 % au premier trimestre 2017.
Au 1er trimestre de cette année, la croissance économique de la Chine a été de 6,9 % en progrès par rapport à celle de la fin d’année dernière. Elle a été légèrement supérieure aux prévisions des experts qui tablaient sur 6,8 %. Ce résultat est imputable à l’augmentation des investissements dans l’immobilier et dans les infrastructures. Certains pourront considérer que cette croissance est en partie artificielle et qu’elle accroît la menace de l’endettement. Les investissements en capital fixe ont augmenté de 9,2% sur un an au premier trimestre, contre seulement 8,1% sur l’ensemble de 2016. Les investissements dans les infrastructures, eux, se sont envolés de 23,5% sur un an en janvier-mars.
Un risque de bulle immobilière est craint .Les investissements dans l’immobilier ont ainsi grimpé de 9,1% au premier trimestre, contre 6,9% sur l’année 2016 Le secteur du bâtiment bénéficie d’aides importantes depuis l’an dernier et d’ un crédit toujours bon marché, attirant épargnants et spéculateurs qui ont fait s’envoler les prix de la pierre. Par répercussion, l’activité manufacturière est dopée. .
Il faut souligner que production industrielle chinoise s’est accrue de 7,6% sur un an en mars, une accélération très marquée après une hausse de 6,3% pour janvier-février et de 6% en 2016. Ce résultat est supérieur aux prévisions.
Les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, ont progressé en mars de 10,9%, contre une hausse de 9,5% en janvier-février.
La dette chinoise, qui dépasse déjà 260% du PIB continue de progresser à rythme rapide. Si les prêts bancaires ont nettement reculé en mars, les crédits associés à la «finance de l’ombre» non régulée (ensemble de mécanismes de prêts entre entreprises et particuliers) ont atteint un niveau record.
Pour les spécialistes de l’économie chinoise, la croissance devait se maintenir durant le deuxième trimestre mais un ralentissement pourrait intervenir au 3eme du fait de l’importance des déséquilibres financiers.
Selon l’INSEE, au mois de mars 2017, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a augmenté de 2,4 % contre un recul de 1 ù en février en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Les immatriculations de micro-entrepreneurs se redressent (+2,7 %) et les créations d’entreprises classiques continuent d’augmenter (+2,2 %).

Comparé à la même période un an plus tôt, le nombre cumulé de créations au cours des trois derniers mois accélère en mars (+6,2 % après +4,2 %, en données brutes). Tous les types d’entreprises augmentent nettement : les sociétés (+8,2 %), les entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+7,0 %) et les micro-entrepreneurs (+3,9 %). Les transports et le soutien aux entreprises sont encore une fois les secteurs qui contribuent le plus à la hausse globale.
En données brutes, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des douze derniers mois reste en nette hausse (+5,8 % après +5,6 % en février et +6,2 % en janvier). Cet accroissement est principalement dû aux créations d’entreprises individuelles hors micro-entrepreneurs (+8,7 %) et de sociétés (+8,4 %). Dans une moindre mesure, les immatriculations de micro-entrepreneurs continuent elles aussi d’augmenter (+1,9 % après +1,6 % en février).
En mars 2017, en données brutes, la part des demandes d’immatriculation de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées au cours des douze derniers mois est de 40,0 %. Elle est en recul depuis plusieurs années. En mars 2016, ce ratio était de 41,5 %.
En mars 2017, l’indice des prix à la consommation s’est élevé, selon l’INSEE, à +0,6 % sur un mois après 0,1 % en février. Corrigé des variations saisonnières, il est stable après un recul de 0,2 % en février. Sur un an, les prix à la consommation ralentissent de nouveau légèrement (+1,1 % après +1,2 %).
Sur le mois, l’accélération provient d’un rebond du prix des produits manufacturés après la fin des soldes d’hiver et d’une hausse des prix du tabac. En revanche, les prix de l’alimentation se replient du fait des produits frais. De même, les prix de l’énergie reculent du fait des produits pétroliers. Enfin, les prix des services marquent le pas.
L’indice d’inflation sous-jacente (hors prix subissant de fortes fluctuations – énergie- matières premières…) progresse de +0,2 % sur le mois après un repli de 0,4 % le mois précédent. Sur un an, il accélère légèrement (+0,4 % après +0,2 %) mais demeure faible.
Mentionné par l’AGEFI le 12 avril dernier, la Commission européenne travaille sur un projet de plan d’épargne retraite européen. Une proposition devrait être présentée d’ici la fin de l’été et viserait donc à créer un Pan European Personal Pension Product (PEPP). Selon le président de l’Autorité européenne des assurances et des pensions (Eiopa), Gabriel Bernardino, ce projet serait une pierre importante pour l’union des marchés de capitaux et pour favoriser l’investissement à long terme.
Le PEPP serait un produit ’épargne retraite pan-européen, distribué dans tous les pays et souscrit sur une base volontaire. Quel que soit le distributeur, il comporterait quelques éléments standards : l’information de l’épargnant, une option d’investissement par défaut, et un nombre limité de choix d’investissement. Les autres facteurs seraient de la responsabilité des distributeur. Cela pourrait concerner les éventuelles garanties, le plafonnement des frais de gestion, et les conditions du passage d’un fournisseur à un autre. Il pourrait reposer sur une sortie en rente ou en capital. Pour le moment, ce point n’a pas été tranché.
Le régulateur européen, l’Eiopa, souligne la nécessité pour le PEPP de disposer du même traitement fiscal dans un pays donné que les autres produits de retraite nationaux.
A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle, les épargnants doivent-ils avoir peur ? Philippe Crevel répond aux questions de Guillaume Sommerer pour BFM Business
Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne était l’invité de la rédaction de RTL à 6H15 le 12 avril 2017 afin d’expliquer les modalités de la déclaration en ligne des revenus 2016.
Ecouter l’interview sur le site de RTL
Selon l’enquête mensuelle de la Banque de France, en mars, la demande de crédits par les entreprises est assez étale. En revanche les banques interrogées soulignent que la demande de crédits à l’habitat et à la consommation est en progression
Le régime général comtait au 31 décembre 2016 14 024 638 retarités qui recoivent soit une pension de droit direct soit une pension de réversion. 43 % d’entre eux ont cotisé à plusieurs régimes de retraite durant leur carrière professionnelle. L’âge moyen du retraité du régime général a légèrement augmenté : il est de 73,9 ans contre 73,8 ans en 2015.
Le montant de base mensuel moyen servi pour une carrière complète au régime général est de 1041 € contre 1037 € en 2015.
Le nombre de nouveaux bénéficiaires de pensions directs a diminué de 6,6 % par rapport à 2015. 613.506 personnes ont pris leur retraite. La décrue s’explique notamment le recul de l’âge légal à 62 ans. Le nombre de départs en retraite anticipée « longue carrière » a également diminué passant de 171 557 en 2015 à 167 659 en 2016. Plus de 97 % de ces nouveaux retraités ont un âge compris entre 60 ans et l’âge légal. Le nombre de retraite progressive monte légèrement avec 8 895 attributions au cours de l’année 2016 contre 3 871 au cours de l’année 2015. Parmi l’ensemble des retraités en paiement au 31 décembre 2016, 11 561 sont en retraite progressive contre 5 208 au 31 décembre 2015.
A compter du 12 avril, les Français sont appelés à faire la dernière déclaration dans le cadre de l’ancien système de prélèvement de l’impôt sur le revenu sauf si la retenue à la source est supprimée par le nouveau Président. Les Français devront déclarer leurs revenus de 2016 qui serviront de base au paiement de l’impôt en 2017.
Pour la version papier, la date limite a été fixée au mercredi 17 mai. Néanmoins, les contribuables dont le revenu fiscal de référence a été supérieur à 28.000 euros pour l’année 2015 et dont domicile est connecté à Internet doivent déclarer en ligne.
2 millions contribuables supplémentaires sont concernés par cette obligation. L’an prochain, ce seuil sera de nouveau réduit et l’obligation étendue aux foyers dont le revenu de référence est supérieur à 15 000 euros. L’année suivante, le dispositif devrait concerner l’ensemble des imposables.
Les dates d’envoi limites pour les déclarations par Internet sont
Passées ces dates, les retardataires s’acquiteront, comme chaque année, d’une majoration de 10%. Pour rappel, la date limite de paiement du solde de l’impôt sur le revenu est fixé au 15 septembre. Concernant le paiement en ligne, l’échéance s’étend jusqu’au 20 septembre. Si vous constatez une erreur dans votre déclaration ou avez besoin de la retoucher et/ou la corriger, sachez que vous pourrez le faire à partir du 1er août.
Pour déclarer en ligne sur impôt.gouv.fr, soit vous disposez déjà d’un compte auprès de l’administration fiscal et il suffit pour atteindre son espace privé de mentionner son numéro fiscal et son mot de passe, soit vous ne disposez pas de compte et vous devez vous en constituer un en indiquant votre numéro fiscal, votre numéro d’accès en ligne qui figurent sur la première page de votre déclaration papier et votre revenu de référence tel qu’il est mentionné sur votre dernier avis d’imposition reçu.
Les contribuables bénéficient de la déclaration pré-rempli. Les revenus communiqués par les employeurs et les autres « tiers déclarants » (Pôle emploi, la sécurité sociale et autres organismes sociaux) sont mentionnés sur la déclaration par l’administration. Cela concerne les salaires, les allocations chômage, les pensions et les autres revenus de placement. Il faut simplement vérifier que les informations saisies par le fisc sont correctes . Il faut en revanche intégrer les revenus imposables de certaines personnes à charge du contribuable comme les enfants. Il faut également indiquer certaines charges déductibles comme les frais réels, les pensions alimentaires,, les réductions et crédits qui n’auraient pas été préremplies.
Le cotribuable devra également le cas échéant remplir les déclarations annexes (Cerfa 2044 pour les revenus fonciers, 2074 pour les plus-values immobilières, 2042 QE pour le CITE, etc.) qui sont disponibles sur le service de déclaration en ligne.
selon la Fédération Française de l’assurance, en 2016, les cotisations des Plans d’Epargne Retraite Entreprises (nom du dispositif article 83) ont enregistré une hausse de 6 % et se sont élevées à 2,4 milliards d’euros, dont 163 millions d’euros de versements volontaires (+11 %).
L’encours des PER Entreprises s’élève à 54,3 milliards d’euros, en croissance de 4 %.
Les prestations ont atteint 2,1 milliards d’euros, en progression de 9 %. De ce fait, la collecte nette s’établit à 300 millions d’euros sur l’année 2016.
À fin décembre 2016², les PER Entreprises couvrent 4,1 millions d’assurés, enregistrant une progression de 3 % sur un an.

Pour 2017, la Banque de France prévoit une croissance de 1,3 %, de 1,4 % en 2018 et de 1,5 % en 2019. Elle a légèrement revu à la baisse ses prévisions pour le premier trimestre du recul de la production industrielle en janvier ou février. Elle a ainsi révision à 0,3 % la croissance du premier trimestre contre 0,4 % initialement. La Banque de France ne semble pas s’enivrer des bons indicateurs de confiance publiés ces dernières semaines. Certes, sa révision du premier trimestre n’a pas d’incidence sur celle de l’année 2017. Cette dernière reste néanmoins inférieure de 0,2 point à la prévision du Gouvernement (1,5 % qui est considérée de la part de nombreux spécialistes très optimiste)/
Pour l’inflation, la Banque de France a retenu un taux de 1,2 % en 2017, de 1,4 % en 2018 et de 1,5 % en 2019. Pour la prévision hors énergie et alimentation, les prévisions d’inflation sont de 0,8 % pour 2017, de 1,1 % en 2018 et de 1,3 % en 2019.
À fin février 2017, les crédits mobilisés par les entreprises s’élevaient, selon la Banque de France, à 897,5 milliards d’euros, en augmentation de 3,9 % sur un an. Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises : +2,8 % pour les PME, +2,3 % pour les ETI et +5,5 % pour les grandes entreprises.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la majorité des secteurs de l’économie. Elle s’élève sur un an à 6,1 % dans les activités de soutien aux entreprises, à 3,7 % dans l’industrie, à 3,1 % dans l’hébergement et restauration. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule de 2,2 % dans le secteur de la construction.
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux d’un montant unitaire inférieur à 1 million d’euros est quasi stable (1,68 % en février, après 1,69 % en janvier).
Sur un an, la production manufacturière en recul de 0,5 %, ce qui contraste avec les bons indicateurs de confiance publiés ces dernières semaines.
La production baisse depuis trois mois. février marque, en effet, selon l’INSEE, le troisième mois consécutif de recul de l’industrie manufacturière (−0,6 % après −0,9 % en janvier). Pour l’ensemble de la production industrielle, la chute est plus sévère (−1,6 % après −0,2 %).
Au cours des trois derniers mois, la production baisse légèrement dans l’industrie manufacturière (−0,3 % par rapport aux trois mois précédents) ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (−0,2 %).
Sur cette période, la production décroît dans les industries agroalimentaires (−1,0 %) et dans les biens d’équipement (−0,8 %). Elle diminue fortement dans la cokéfaction et raffinage (−7,0 %). En revanche, elle augmente légèrement dans les matériels de transport (+0,4 %). Elle est stable dans les « autres industries » ainsi que dans les industries extractives, énergie, eau.
Dans l’industrie manufacturière, la production des trois derniers mois diminue par rapport aux trois mêmes mois un an plus tôt (−0,5 %). Elle est stable dans l’ensemble de l’industrie.
Sur cette période, la production baisse dans les « autres industries » (−1,0 %) et dans les industries agroalimentaires (−1,9 %). En revanche, elle croît fortement dans les industries extractives, énergie, eau (+3,5 %) et dans les matériels de transport (+2,3 %). Elle augmente légèrement dans les biens d’équipement (+0,3 %) et nettement dans la cokéfaction et raffinage (+1,4 %).
Au quatrième trimestre 2016, selon la Banque de France, le total des actifs des sociétés d’assurance de la zone euro s’élève à 7 768 milliards d’euros, après 7 878 milliards au trimestre précédent
Sur la même période, le total des actifs des fonds de pension de la zone euro a était de 2 422 milliards d’euros, après 2 462 milliards au trimestre précédent
S’agissant de la ventilation de l’actif du bilan agrégé des sociétés d’assurance de la zone euro, les avoirs en titres de créance représentaient, à fin décembre 2016, 44 % du total des actifs de ce secteur. Les parts de fonds d’investissement constituaient le deuxième poste le plus important (24 %), suivies des actions (10 %) et des prêts (8 %).
Au quatrième trimestre 2016, le total des provisions techniques d’assurance des sociétés d’assurance représentait 5 891 milliards d’euros, dont 91 % pour l’assurance vie.
L’INSEE a publié le 3 avril 2017 l’évolution des prix de l’immobilier. Il en ressort qu’au quatrième trimestre 2016, les prix des logements anciens ont augmenté de +0,7 % par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières). Ce trimestre, la hausse est surtout due aux prix des appartements (+0,9 %). Les prix des maisons s’accroissent plus modérément (+0,5 %).
Sur un an, la hausse des prix se confirme : +1,8 % par rapport au quatrième trimestre 2015, après +1,3 % au trimestre précédent. Cette hausse est quasiment de même ampleur pour les appartements (+1,9 %) et pour les maisons (+1,7 %).
C’est l’Ile de France qui continue à porter le marché. Au quatrième trimestre 2016, les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent de nouveau : +0,9 % par rapport au troisième trimestre, après +0,7 %. Ainsi, sur un an, la hausse des prix s’amplifie encore : +3,1 % par rapport au quatrième trimestre 2015, après +2,0 % et +1,5 %. Dans la région francilienne, cette hausse est principalement tirée par les prix des appartements (+3,5 %), notamment des appartements parisiens, qui augmentent de 4,4 % en un an. Les prix des maisons en Île-de-France augmentent également, mais de façon moins marquée (+2,3 % sur l’année).
En province, la hausse des prix des logements anciens est modérée avec un gain de 0,6 % entre le troisième et le quatrième trimestre 2016. Ils restent plus élevés qu’un an auparavant (+1,3 %). Contrairement à la région francilienne, la hausse est surtout tirée par les prix des maisons, qui s’élèvent de 1,6 % entre fin 2015 et fin 2016 ; ceux des appartements augmentent de 0,6 %.


Chaque trimestre, la Banque de France calcule les taux effectifs moyens pratiqués des différentes catégories de prêts pour lesquelles sont calculés les seuils de l’usure. Ces taux, augmentés d’un tiers, établissent les seuils de l’usure correspondants.
Les seuils de l’usure sont publiés sous la forme d’un avis au JO à la fin de chaque trimestre pour le trimestre suivant. Le 29 mars dernier ont été publiés par avis au Journal officiel les taux applicables depuis le 1er avril 2017 et qui resteront en vigueur jusqu’au 30 juin 2017.
| Catégories | Taux effectif pratiqué au premier trimestre 2017 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er avril 2017 |
||
| Contrat de crédit consentis à des consommateurs n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinée à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||||
| – prêts d’un montant inférieur ou égal à 3000 euros (1): | 15,20% | 20,27% | ||
| – prêts d’un montant supérieur à 3000 euros et inférieur ou égal à 6000 euros (1): : | 10,00% | 13,33% | ||
| – prêts d’un montant supérieur à 6000 euros (1): : | 4,94% | 6,59% | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au premier trimestre 2017 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1eravril 2017 |
||
| Contrats de crédit consentis à des consommateurs destinés à financer les opérations entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation, relatif au crédit immobilier (2) ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||||
| – prêts à taux fixe (3) : | ||||
|
2,47% | 3,29% | ||
|
2,36% | 3,15% | ||
|
2,40% | 3,20% | ||
| – prêts à taux variable : |
2,06 % |
2,75 % |
||
| – prêts-relais |
2,44 % |
3,25 % |
||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au premier trimestre 2017 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1eravril 2017 |
||
| Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||||
| – découverts en compte : | 10,16% | 13,55% | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au premier trimestre 2017 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1eravril 2017 |
||
| Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale | ||||
| – prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament : | 4,55% | 6,07% | ||
| – prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable : | 1,82% | 2,43% | ||
| – prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe : | 1,91% | 2,55% | ||
| – découverts en compte : | 10,16% | 13,55% | ||
| -autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans: | 1,76% | 2,35% | ||
Avec les bons indices qui se succèdent, les marchés financiers veulent croire à l’accélération de la croissance. A l’exception de Londres qui avaient fortement augmenté au second semestre et qui commence à pâtir du Brexit, les autres places financières ont connu une forte croissance au cours du 1er trimestre. Le CAC 40 a gagné 5,35 % en trois mois et même 5,72 % pour le seul mois de mars. La place de Paris fait néanmoins moins bien que Francfort.
| Résultats mensuel et trimestriels | |
| CAC
Évolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
+5,72 % +5,35 % |
| DAXX
Évolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
+4,15 %
+7,25 %
|
| Footsie
Évolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
+0,96 %
+2,52 % |
| Euro Stoxx
Évolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
+ 5,79 % + 6,39 % |
| Dow Jones
Evolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
-0,84 % +4,56 % |
| Nasdaq
Evolution en mars Evolution depuis le 1er janvier |
+0,85 % +9,82 % |
Cette progression fait fi de la montée des incertitudes politiques. Aux Pays-Bas, la victoire aux Pays-Bas du Parti populaire libéral et démocrate du premier ministre, Mark Rutte aux élections législatives au détriment du candidat populiste Geert Wilders a contribué à rassurer les investisseurs sur la pérennité de l’Union Européenne, et cela malgré le déclenchement officiel du Brexit le 29 mars dernier. Pour autant, un certain nombre de dangers rodent. L’échec de l’abrogation de l’Obama care du fait de l’absence de majorité au Congrès peut être considéré comme un point positif mais il est le signe d’un pays divisé et de plus en plus ingouvernable. Les échéances électorales françaises sont également un sujet de préoccupation. Il est à souligner que, depuis plusieurs mois, le poids des non-résidents sur le marché français tend à se réduire, ce qui limite d’autant les à-coups en fonction des résultats des sondages.
Au mois de mars, la bourse de New York qui avait fortement progressé en janvier et février a connu une expansion plus mesurée influencée par les premiers déboires de Donald Trump.
Après avoir crié à la désinflation, certains ont craint le retour de l’inflation. Si une notable accélération des prix a été constatée depuis la fin de l’année dernière, cela était avant tout la conséquence d’une augmentation des prix de l’énergie. Il suffit que la hausse du baril s’arrête et que l’effet base ne joue plus (les prix étaient au plus bas il y a un an quand le baril du pétrole était à 27 dollars rendant la hausse d’autant plus visible) pour que nous retrouvions des taux d’inflations plus modestes. Au sein de l’Union européenne, l’indice des prix en base annuelle est revenu de 1,8 à 1,5 % du mois de février à celui de mars
| févr-16 (f) | déc-16 (f) | janv-17(e) | févr-17 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,88 | 0,77 | 0,76 | 0,76 |
| Ménages | 1,06 | 0,99 | 0,99 | 0,98 |
| dont : – dépôts à vue | 0,05 | 0,04 | 0,04 | 0,04 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,58 | 1,28 | 1,26 | 1,29 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,49 | 2,11 | 2,08 | 2,06 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,80 | 0,79 | 0,79 | 0,80 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,54 | 0,34 | 0,32 | 0,31 |
| – plan d’épargne-logement | 2,73 | 2,74 | 2,73 | 2,72 |
| SNF | 0,65 | 0,46 | 0,44 | 0,43 |
| dont : – dépôts à vue | 0,18 | 0,13 | 0,12 | 0,12 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,84 | 0,50 | 0,46 | 0,47 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 2,14 | 1,86 | 1,83 | 1,79 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,05 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,18 | -0,32 | -0,33 | -0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,13 | -0,20 | -0,13 | 0,01 |
François Héran, membre du Conseil scientifique du Cercle de l’Epargne, ancien directeur de l’Institut national d’études démographique vient de publier un livre sur un sujet éminemment d’actualité, l’immigration. L’auteur en s’appuyant sur de nombreuses données et sans dramaturgie analyse les évolutions de l’immigration en France. Il démonte les propositions, les arguments et surtout les postures des différents candidats à l’élection présidentielle.
François Héran rappelle que le nombre d’immigrés arrivant en France est assez stable, autour de 200 000 sachant q’avec les sorties, le solde migratoire n’est que de 100 000 en moyenne. L’immigration est responsable d’une augmentation de 0,3 % de la population. Il indique que la différence c’est qu’au fil des années les arrivants se concentrent essentiellement en ïle-de-France où résident 38 % des populations immigrées. Par ailleurs, « la part des origines européennes au sein des immigrés a décru de 66 % à 37 % entre 1975 et 2012 », au profit notamment des Subsahariens.
François Héran juge impossible de réduire à 10 000 le solde migratoire. il s’agit à ses yeux d’une « promesse hors sol ». Il faudrait remettre en cause certains principes du droit protégés par la Constitution ou par la Convention internationale des droits de l’enfant…
François Héran souligne le rôle positif de l’immigration dans la croissance démographique. Sans sa présence, le pays risquerait de connaître un processus de vieillissement accéléré.
Les véritables sujets qui mériteraient d’être abordés à l’occasion d’une élection présidentielle seraient ceux concernant l’intégration, la répartition, l’emploi ou l’éducation.
Selon l’INSEE, au mois de janvier, la production des services a progressé de 1,1 % contre une baisse de 0,2 % en décembre. Sur les trois derniers mois, la hausse atteint 1,5 % par rapport aux trois mois précédents. Elle augmente fortement dans les activités immobilières (+4,3 %). Elle croît aussi dans les activités de soutien aux entreprises (+1,2 %), en particulier dans les activités de services administratifs et de soutien (+1,9 %). En revanche, elle se contracte légèrement dans l’information et la communication (−0,2 %).
Sur un an, la production dans les services des trois derniers mois augmente nettement sur un an (+3,5 %). Sur cette période, elle augmente dans l’ensemble des secteurs. Elle croît vivement dans les activités de soutien aux entreprises (+4,0 %), notamment grâce au dynamisme des activités de services administratifs et de soutien (+6,3 %). Elle augmente nettement dans les activités immobilières (+3,8 %), l’information et la communication (+2,7 %), le transport et entreposage (+2,9 %), les services aux ménages (+4,9 %) et l’hébergement et la restauration (+2,7 %).

Selon l’INSEE, l’industrie manufacturière a connu un creux en janvier avec un repli de 3,3 % après +1,3 % en décembre. C’est l’exportation qui a pesé sur les résultats de l’industrie, -9,1 % après des ventes exceptionnelles en décembre (+7,8 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires se contracte également (−2,9 % après +1,2 %). Ce résultat était attendu du fait des faibles exportations d’avion en janvier.
Au cours des trois derniers mois, le chiffre d’affaires augmente nettement dans l’industrie manufacturière (+2,1 %) ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+2,4 %). Il croît dans la plupart des grands secteurs de l’industrie manufacturière : les « autres industries » (+1,8 %), les matériels de transport (+4,2 %), la cokéfaction et raffinage (+6,7 %), les biens d’équipement (+2,0 %). Il est stable dans les industries agro-alimentaires.
Le chiffre d’affaires des trois derniers mois croît nettement sur un an dans l’industrie manufacturière (+3,6 %). La croissance est encore plus vive dans l’ensemble de l’industrie (+4,6 %), portée par un bond des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+9,3 %). Sur un an, le chiffre d’affaires augmente dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : les matériels de transport (+10,1 %), les « autres industries » (+1,8 %), la cokéfaction et raffinage (+11,2 %), les industries agro-alimentaires (+1,7 %) et les biens d’équipement (+2,6 %).

Selon l’INSEE, en février 2017, les dépenses de consommation des ménages se sont contractées de 0,8 % après avoir connu une hausse de 0,6 % en janvier. Cette baisse est imputable avant tout à la réduction des dépenses en énergie.. Les dépenses alimentaires et les achats de biens fabriqués sont en hausse mais n’ont pas pu empêcher la contraction de la consommation totale.

La consommation d’énergie a connu une contraction des achats de la part des ménages de près de 11 %(−10,9 % après +5,1 %), Ce repli s’explique par les températures clémentes de février qui a été le mois plus chaud depuis 2007 succédant à un mois de janvier marqué par un période de grand froid. ce dernier a été le plus froid depuis 2010.
Avec l’arrêt de la hausse des prix pétroliers, la progression des prix se ralentit. Au mois de mars, sur un an, les prix à la consommation ralentiraient de nouveau légèrement avec une hausse de 1,1 % contre 1,2 % en février et 1,3 % en janvier selon l’INSEE.
Sur un mois, les prix à la consommation sont orientés à la hausse avec un gain de 0,6 % après +0,1 % le mois précédent. Cette hausse plus marquée proviendrait d’un rebond du prix des produits manufacturés après la fin des soldes d’hiver et d’une nouvelle hausse des prix du tabac. En revanche, les prix de l’alimentation se replieraient du fait des produits frais. De même, les prix de l’énergie reculeraient du fait d’un repli des prix des produits pétroliers. Enfin, les prix des services ralentiraient.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 1,4 %, comme le mois précédent. Sur un mois, il accélèrerait nettement à +0,7 % après +0,2 % en février.
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