L’épargnant français n’est pas encore geek !
Si deux tiers des Français réalisent des achats sur Internet, ils restent assez méfiants vis-à vis des offres d’épargne digitales. Selon un sondage réalisée auprès de 1.700 Français et présenté par le cabinet de conseil Deloitte avec la start-up spécialisée
sur l’épargne en ligne Wesave. 56 % des épargnants ne connaissent pas du tout les
« solutions d’épargne digitale » et 28 % en ont simplement entendu parler.
L’ensemble de ces offres sont un peu mieux connues des épargnants, qui ont au moins 25.000 euros à investir. Près de 25 % de ces investisseurs dits « patrimoniaux »
connaissent ces solutions numériques ou y ont souscrit mais 43 % de ces épargnants considérés comme avertis n’en ont jamais entendu parler.
Chez les 34 % de réfractaires à l’épargne numérique, le manque de confiance dans l’acteur qui propose le placement est mis en avant. 41 % des sondés qui refusent l’épargne digitale expliquent avoir « besoin d’un contact humain ». 23 % des épargnants opposés à l’épargne numérique affirment ne pas vouloir que leur
argent « soit soumis à des algorithmes, même partiellement ».
Malgré tout, la collecte digitale de l’épargne progresse. L’évolution est plus lente que dans d’autres secteurs d’activité du fait du poids des tradition en matière d’épargne et d’autre part de l’âge plus élevé des épargnants par rapport à la moyenne nationale.
44 500 emplois au troisième trimestre
l’INSEE a confirmé qu’au troisième trimestre 2017, les créations nettes d’emploi salarié ont connu un léger recul en s’élevant à 44 500, soit une hausse de +0,2 %, après +0,4 % au trimestre précédent. L’emploi salarié augmente de 49 900 dans le privé, alors qu’il diminue de 5 400 dans la fonction publique. Sur un an, il s’accroît de 269 100 (soit +1,1 %) : +260 100 dans le privé et +9 000 dans le public.
Au troisième trimestre 2017, l’emploi salarié continue de légèrement reculer dans l’industrie : −2 800 (soit −0,1 %, comme le trimestre précédent). Sur un an, l’emploi salarié industriel diminue de 15 600 (soit −0,5 %).
En revanche, la reprise de l’emploi salarié dans la construction se confirme. Il augmente pour le troisième trimestre consécutif : +1 700 au troisième trimestre 2017 (soit +0,1 %), après +5 400 le trimestre précédent. Sur un an, la hausse est de +12 100 (soit +0,9 %).
Au troisième trimestre 2017, l’emploi salarié augmente de 47 300 dans les services marchands, soit +0,4 %, après +0,6 % le trimestre précédent. Le gain sur un an est , cde 253 200, soit une hausse +2,1 %.
L’emploi intérimaire augmente de nouveau au troisième trimestre 2017 : +10 900, soit +1,5 %, après +4,2 % au trimestre précédent. Sur un an, il est en très nette hausse : +99 600, soit +15,9 %. L’emploi salarié dans les services marchands hors intérim progresse de nouveau : +36 400 au troisième trimestre 2017 (soit +0,3 %, après +0,4 %). Sur un an, il augmente de 153 600 (+1,4 %).
Le troisième trimestre est moins bon que le 2e du fait d’une moindre croissance de l’intérim. La période estivale se traduit de plus en plus par une contraction du nombre de CDD et des missions en intérim. Les activités saisonnières ne compensent pas la baisse d’activité dans les autres secteurs. La perte d’emplois dans l’industrie doit être relativisée du fait du recours croissant à l’intérim et à l’externalisation.
L’industrie française retrouve des couleurs
Au cours des trois derniers mois,selon l’INSEE, la production a augmenté dans l’industrie manufacturière de 1,2 % et dans l’ensemble de l’industrie avec un gain de +1,1 %. Sur un an, la production manufacturière atteint près de 4 % (+3,7 %). Pour l’ensemble de l’industrie, la progression est de 3,2 %.
Sur cette période, la production augmente fortement pour les matériels de transport (+9,0 %). Elle croît fortement dans les biens d’équipement (+3,4 %). Elle est quasi stable dans les industries agroalimentaires (+0,1 %) et dans les industries extractives, énergie, eau (+0,1 %). En revanche, elle diminue nettement dans la cokéfaction et raffinage (−2,2 %
34 % du PIB consacrés à la protection sociale
Selon Eurostat, la France est le pays d’Europe qui consacre la part la plus importante du PIB à la protection sociale, 33,9 % du PIB.
Depuis 2010, les dépenses de protection sociale ont légèrement augmenté dans l’Union européenne (UE), passant de 28,6% du PIB en 2010 à 29,0% en 2015, selon les données d’Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne.
En 2015, les deux principales sources de financement de la protection sociale au niveau de l’UE
étaient les cotisations sociales et les contributions publiques provenant des impôts, représentant respectivement 54% et 43% des recettes totales. La moyenne de l’UE continue de masquer de fortes disparités entre les États membres. En 2015, les dépenses de protection sociale s’élevaient au moins à 30% du PIB en France (34%), au Danemark et en Finlande (32% chacun), en Belgique, aux Pays-Bas, en Autriche ainsi qu’en Italie (30% chacun). En revanche, les dépenses de protection sociale étaient inférieures à 20% du PIB en Roumanie et en Lettonie (15% chacune), en Lituanie et en Estonie (16% chacune), en Irlande (17%), à Malte, en Bulgarie et en Slovaquie (18% chacun) ainsi qu’en République tchèque (19%).
Ces écarts reflètent des différences de niveaux de vie, mais illustrent également la diversité des systèmes nationaux de protection sociale ainsi que des structures démographiques, économiques, sociales et institutionnelles propres à chaque État membre.
39 % des Français favorables au régime unique de retraite mais 84 % d’accord pour un socle commun !
Selon l’enquête du Ministère des Solidarités et de la Santé, « Motivations de départ à la retraite 2017 » qui interroge les nouveaux retraités, une personne sur deux considère que le système de retraite n’offre pas suffisamment de liberté pour choisir la date de son départ à la retraite.
Pour les personnes interrogées, le nombre d’années de cotisation requis est la règle la plus contraignante pour décider de son âge de départ à la retraite. 31 % considèrent que cette liberté s’est réduite ces dernières années quand 54 % pensent que les dernières réformes n’ont rien changé de ce point de vue.
Cette perception de la liberté offerte par le système pourrait venir d’une méconnaissance des règles de retraite. Si la plupart des nouveaux retraités se disent satisfaits de leur niveau d’information concernant leurs droits en matière de retraite (4 sur 5), peu connaissent réellement certains dispositifs comme la décote ou la surcote. Huit personnes parties à la retraite entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2015 sur dix ont bénéficié du taux plein, sans avoir cherché à anticiper leur départ (au prix d’une décote) ou à le retarder (pour bénéficier d’une surcote). Pour 77 % des nouveaux retraités, le souhait de profiter de la retraite le plus longtemps possible a joué beaucoup, assez ou un peu dans leur décision de partir à la retraite.
Sans surprise, les Français se déclarent attachés au maintien d’un système de retraite public . En cas de réforme pour préserver le système de retraite actuel, les Français préfèrent un allongement de la durée de cotisation (33 %), un recul de l’âge de la retraite (33 %), ou une hausse des cotisations (29 %) à une baisse des pensions (5 %).
84 % des Français pensent qu’il devrait y avoir un socle commun de retraite. Ce souhait largement majoritaire qui tend vers une harmonisation des règles de retraite n’implique pas pour autant une adhésion complète à un régime unique : 45 % des Français souhaitent un socle commun qui conserve des spécificités selon le statut professionnel, soit davantage que les 39 % qui veulent un seul régime avec des caractéristiques identiques pour tous.
Les salariés du secteur public, les professions intermédiaires, les cadres et professions libérales se prononcent davantage en faveur du maintien des spécificités selon le statut professionnel (respectivement 57 %, 60 %, 56 %) que les ouvriers et les retraités (36 % et 39 %). Ces deux dernières catégories se prononcent pour presque moitié en faveur d’un régime unique sans aucune distinction.
L’épargne retraite et la retenue à la source ne font pas bon ménage !
La question avait été posée en 2016 quand la retenue à la source devait rentrer en vigueur en 2018. Les déductions fiscales dont bénéficient les produits d’épargne retraite, PERP, PREFON, COREM, versement volontaire à un article 83, Contrats Madelin tombaient durant l’année blanche faute de pouvoir être attachées à des revenus fiscalement comptabilisés. La suspension de l’application de la retenue à la source a permis de résoudre momentanément la question. Mais, la décision de l’appliquer à partir du 1er janvier 2019 repose donc la question pour 2018. Les députés de la République en Marche ont trouvé une solution originale mais qui ne favorise guère les épargnants. leur amendement prévoit que le montant des cotisations déductibles en 2019 soit égal à la moyenne des versements en 2018 et 2019, dans le cas où le montant versé en 2018 est inférieur à celui de 2017 et 2019 (en cas d’optimisation, donc).
Si en 2018, l’épargnant verse moins qu’auparavant, il sera pénalisé en 2019. Par exemple, s’il verse 10 000 euros 2017 et 2000 euros en 2018 et à nouveau 10000 euros en 2019, il pourra déduire que 6000 euros en 2019. Il n’aura pas le droit à un avantage fiscal au titre de ses revenus 2018 et sera donc pénalisé en 2019. voeuros en 2019.
L’amendement devrait être discuté dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances rectificative, qui débute ce lundi 4 décembre à l’Assemblée.
Les ménages s’endettent pour acheter de l’immobilier
Selon la Banque de France, les particuliers continuent à recourir aux crédits. Ainsi, la croissance des crédits aux particuliers a été de 6,4 % en octobre contre 6,3 % en septembre et 6,2 % en août. Cette croissance a été portée par l’augmentation des crédits à la consommation (+ 6,5 %, après + 6,2 % en septembre) quand dans le même temps, les crédits à l’habitat connaissent toujours une forte progression (+ 6,2 %).
Le taux d’intérêt moyen des crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) est stable (1,66 %, après 1,65 % en septembre).
Après une baisse presque ininterrompue depuis début 2017, la part de renégociations dans les crédits nouveaux à l’habitat est quasi stable (23 % en octobre, après 24 % en septembre et 62 % en janvier), prouvant que le marché immobilier est dynamique.
20 540 euros, le revenu salarial moyen de 2015
Selon l’INSEE, en 2015, le revenu salarial annuel, somme de tous les salaires nets perçus par un même individu dans l’année, a atteint 20 540 euros en moyenne. En euros constants, il a augmenté de 0,6 % par rapport à 2014. Le revenu salarial a augmenté de 0,6 % en moyenne par an entre 1995 et 2008, puis diminué de 0,3 % par an entre 2010 et 2013. En 2014, il a crû à nouveau, de 0,9 %. La hausse en 2015 est plus marquée dans le secteur privé (+ 0,7 %) que dans la fonction publique (+ 0,3 %), les évolutions y étant globalement plus favorables depuis 2010. Entre 2010 et 2015, le revenu salarial moyen des hommes a diminué de 0,1 % par an en moyenne, tandis que celui des femmes a augmenté de 0,4 %.
Le revenu salarial des cadres est en moyenne près de trois fois plus élevé que celui des ouvriers ou des employés. Les montants sont particulièrement dispersés pour les moins de 25 ans, les ouvriers et les employés : ces catégories de salariés connaissent plus souvent que les autres des périodes d’inactivité ou de chômage au cours de l’année.
L’immobilier toujours le vent en poupe
Selon les Notaires de France, au troisième trimestre 2017, la hausse des prix des logements anciens a progressé de 1,6 % par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +0,7 %. Comme observé depuis fin 2016, la hausse est plus importante pour les appartements (+1,9 %) que pour les maisons (+1,4 %).
Sur un an, la hausse des prix poursuit ainsi son accélération : +3,9 % par rapport au troisième trimestre 2016, après +3,1 % le trimestre précédent. Cette hausse est principalement tirée par les prix des appartements, qui augmentent de 5,1 % en un an, contre 3,1 % pour les maisons.
Au troisième trimestre 2017, les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent de nouveau : +1,6 % par rapport au deuxième trimestre 2017, après +1,2 %.
Sur un an, la hausse des prix atteint +4,8 %, après +3,9 % au deuxième trimestre et +3,4 % début 2017. Cette accélération est surtout liée à la hausse des prix des appartements (+5,8 % sur un an, après +4,7 %), notamment des appartements parisiens dont les prix augmentent de 7,8 % en un an. La hausse annuelle des prix des maisons franciliennes s’amplifie cependant également (+2,7 % après +2,1 %).
Au troisième trimestre, la hausse des prix des logements anciens en province est la même qu’en Île-de-France : +1,6 % par rapport au trimestre précédent.
Sur un an, les prix s’accroissent de façon moins marquée qu’en Île-de-France, malgré une accélération au troisième trimestre : +3,6 % entre le troisième trimestre 2016 et le troisième trimestre 2017 après +2,7 % le trimestre précédent. Comme en région francilienne, la hausse est plus importante pour les appartements (+4,5 %) que pour les maisons (+3,1 %).
L’industrie a le vent en poupe, plus de 6 % en un an
Au mois de septembre, le chiffre d’affaires a progressé de 0,2 %pour l’industrie manufacturière après +0,4 % en août. Il est augmentation de 0,6 % pour l’exportation après −0,3 %. Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires est quasi stable en septembre (+0,1 % après +0,5 % en août).
Sur le troisième trimestre, le chiffre d’affaires augmente nettement dans l’industrie manufacturière (+1,2 %) comme dans l’ensemble de l’industrie (+1,3 %). Au sein de l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires croît fortement dans les matériels de transport (+3,5 %). Il augmente également dans les « autres industries » (+0,8 %), les biens d’équipement (+1,9 %) et les industries agroalimentaires (+0,4 %). À l’inverse, il baisse dans la cokéfaction et raffinage (−1,5 %).
Le chiffre d’affaires est en nette hausse par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+6,3 %). Cette croissance est également marquée dans l’ensemble de l’industrie (+7,1 %), du fait de la forte hausse des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+11,2 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires augmente nettement dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : les « autres industries » (+6,0 %), les matériels de transport (+8,3 %), les industries agroalimentaires (+4,2 %), les biens d’équipement (+6,2 %) et la cokéfaction et raffinage (+10,7 %).
L’énergie contribue à la hausse des prix en novembre
Au mois de novembre, selon l’INSEE, sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 1,2 % après +1,1 % le mois précédent. Cette hausse de l’inflation, la quatrième consécutive, s’explique par une accélération des prix de l’énergie et des services. L’accélération des prix du tabac y contribuerait également, mais dans une moindre mesure. Sur un mois, les prix à la consommation croîtraient de 0,1 %, comme en octobre. Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait légèrement pour le quatrième mois consécutif, à +1,3 % après +1,2 % en octobre. Sur un mois, il croîtrait au même rythme que le mois précédent (+0,1 %).
Recul des dépenses de consommation au mois d’octobre
Comme pour le nombre de demandeurs d’emploi, les résultats de la consommation connaissent d’un mois sur l’autre de fortes fluctuations en raison des variations enregistrées en matière d’achats de produits énergétiques. De ce fait, l’appréciation de la tendance ne peut se réaliser que sur une base trimestrielle voire annuelle.
Ainsi, après avoir connu une hausse de 1 % en septembre, les dépenses de consommation des ménages se sont contractées de 1,9 % en octobre du fait notamment de l’énergie et des biens fabriqués.
En octobre 2017, la consommation d’énergie a fortement diminué (−6,1 % après +3,3 % en septembre). D’une part, les dépenses en gaz et électricité se contractent en raison de températures moyennes supérieures aux normales de saison. D’autre part, la consommation de produits raffinés, en particulier d’essence et de gazole, chute après une hausse marquée en septembre (−8,0 % après +5,3 %).
En octobre 2017, les achats de biens fabriqués se replient (−1,7 %), après trois mois de hausse. En particulier, les dépenses en équipement du logement et en habillement se réduisent nettement.
En octobre, la consommation de biens durables se replie (−1,1 %) après cinq mois consécutifs en légère hausse. Les dépenses en équipement du logement reculent nettement (−3,0 % après +1,4 %), notamment celles en matériel audiovisuel, malgré un rebond des achats en équipements de communication (smartphones).
En outre, les achats en matériels de transport diminuent de nouveau (−0,3 % après −0,2 %). En particulier, les achats de camping-cars et de caravanes marquent le pas.
En octobre, les dépenses en habillement et textile diminuent vivement (−5,2 %), après trois mois de hausse. En particulier, les achats de chaussures se contractent nettement.
En octobre, les dépenses en « autres biens fabriqués » sont presque inchangées (−0,1 % après −0,3 % en septembre). La consommation de produits d’hygiène et d’articles de parfumerie recule de nouveau.
Les entreprises françaises se sont endettées en octobre
Les derniers résultats du crédit aux entreprises publiés pour le mois d’octobre par la Banque de France semble conforter que l’investissement devrait rester sur un haut niveau en cette fin d’année. En effet, les crédits aux sociétés non financières ont augmenté de 6 % en taux de croissance annuel pour octobre après + 5,5 % en septembre et + 5,0 % en août. Cette hausse est portée par les principales catégories de prêts : les crédits à l’équipement (+ 8,3 %, après + 7,7 % en septembre), les crédits à l’immobilier (+ 4,3 %, après + 3,8 %) ainsi que les crédits de trésorerie (+ 5,1 %, après + 4,4 %).
Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
|
Encours brut |
Taux de croissance annuel brut |
|
oct- 2017 |
août-2017 |
sept- 2017 |
oct- 2017 |
| Total |
954 |
5,0 |
5,5 |
6,0 |
| Investissement |
670 |
5,8 |
6,1 |
6,6 |
| Equipement |
400 |
7,4 |
7,7 |
8,3 |
| Immobilier |
270 |
3,6 |
3,8 |
4,3 |
| Trésorerie |
226 |
3,0 |
4,4 |
5,1 |
| Autres |
58 |
3,3 |
3,5 |
2,3 |
Le Gouvernement entend mieux protéger le secteur de l’assurance
Conformément à l’article 47 de la loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, le ministre de l’économie et des finances a présenté, au Conseil des Ministres du 27 novembre 2017, une ordonnance visant à créer un régime de résolution pour le secteur de l‘assurance.
Ce dispositif a été jugé nécessaire au vu de la taille du bilan et du rôle de facilitateur que l’assurance joue au sein de l’économie. Ce secteur facilite un grand nombre d’activités économiques comme par exemple les opérations de commerce ou de crédit, de construction ou d’exercice de la médecine. Pour certains risques, le nombre d’assureurs jouant ce rôle de facilitateur est réduit et en cas de difficulté de l’un d’eux, la réduction ou la disparition du service rendu à l’économie serait de nature à perturber la bonne exécution de certaines activités. Afin d’être confronté à ce type de problème, le Gouvernement a souhaité instituer un cadre pour prévenir les éventuelles défaillances d’organismes d’assurance et à en minimiser les éventuelles conséquences négatives. Ce dispositif permettra au collège de résolution de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de disposer de pouvoirs rapides et accrus auprès des assureurs en difficulté, de manière à limiter les conséquences sur les assurés, tout en sauvegardant la stabilité financière, les fonctions critiques pour l’économie ou les finances publiques. Ce régime s’inspire du régime de résolution prévu pour les établissements de crédits et les entreprises d’investissement, tout en tenant compte des spécificités de l’activité d’assurance.
Ce dispositif s’inscrit par ailleurs dans ceux que l’Europe souhaite instituer. En adoptant un tel cadre, la France entend pouvoir peser sur les négociations communautaires sur ce sujet.
La confiance est de retour en novembre
Après une période de correction à la baisse faisant suite à une période de forte hausse provoquée par un engouement électoral, au mois de novembre, la confiance des ménages progresse à nouveau. Après quatre mois consécutifs de baisse, l’indicateur établi par l’INSEE gagne 2 points et atteint 102. Il repasse ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période (100).
En novembre, les ménages sont nettement plus optimistes sur leur situation financière future. Le solde correspondant gagne 5 points et retrouve son niveau de septembre. Il se situe cependant toujours en-deçà de sa moyenne de long terme. L’opinion des ménages sur leur situation financière passée évolue plus modérément, le solde gagnant 2 points et dépasse ainsi sa moyenne de longue période. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente en novembre (+2 points).
Par ailleurs, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente de 7 points. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle progresse également (+2 points). Les deux soldes s’éloignent ainsi de leur moyenne de long terme.
La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente fortement en novembre : +8 points après −8 points en octobre. Le solde correspondant retrouve donc son niveau de septembre, mais demeure néanmoins inférieur à sa moyenne de longue période.
Toujours en novembre, l’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France est en progrès de 4 points Les craintes des ménages sur l’évolution du chômage diminuent nettement en novembre : le solde correspondant perd 7 points (après −2 points en octobre). Depuis septembre 2016, il se maintient au-dessous de sa moyenne de longue période. Enfin, les ménages sont moins nombreux qu’en octobre à estimer que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois. Les ménages sont en revanche plus nombreux qu’en octobre à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois.
Ce rebond de la confiance des ménages est de bon augure pour la consommation de la fin d’année. L’arrivée des fêtes devrait conforter ce mouvement qui est porté par un contexte économique favorable.
la confiance des ménages

Les Français, entre méfiance et fatalité, veulent partir tôt à la retraite
Dans un peu plus d’un an, au mois de janvier, le nouveau régime unifié AGIR ARRCO entrera en vigueur. Cette fusion s’accompagnera de la mise en place d’un système de bonus malus. Pour obtenir sa retraite complémentaire à 100 %, il faudra cotiser un an de plus, faute de quoi elle sera amputée de 10 % durant trois ans. Un système de bonus est également introduit pour ceux qui cotiseront au-delà de cette année supplémentaire. Le nouveau mécanisme devra faire l’objet d’un effort de pédagogie car selon une étude commandée par l’AGIRC ARRCO et citée par le quotidien « Les Echos », 68 % des salariés se disent mal informés sur la retraite ; ce taux étant de 70 % pour les 35-49 ans. 43 % des salariés jugent l’accès à l’information trop complexe, même si elle s’améliore pour 38 % d’entre eux. Seuls 17 % la jugent facile d’accès et ont déjà recouru à l’un des services proposés. 60 % des personnes interrogées disent qu’elles prépareront leur retraite « le moment venu », contre 39 % qui assurent le faire dès à présent.
Plus les salariés sont informés, plus ils sont confiants dans le système de répartition. Les 50 ans et plus sont 55 % à préparer leur retraite et ils sont 54 % à se déclarer certains d’en avoir une. A contrario, 62 % des 35-49 ans ne s’y intéressent pas et 41 % disent n’être pas certains d’en avoir un jour.
Les Français veulent toujours partir tôt à la retraite. Ainsi, 57 % des Français envisagent de partir dès qu’ils rempliront les conditions requises et cela même si leur retraite est amputée. A l’inverse, 41 % sont prêts à travailler plus longtemps pour obtenir une pension d’un montant plus élevé.
Le climat des affaires : le réchauffement se poursuit
Au mois de novembre, selon l’INSEE, le climat des affaires s’est amélioré. L’indice qui le mesure gagne deux points et atteint 111 retrouvant son niveau du mois de janvier 2008, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100). Le climat des affaires augmente dans chaque branche : il gagne un point dans l’industrie, deux points dans les services, le bâtiment et le commerce de gros, trois points dans le commerce de détail. Il est au plus haut depuis 2007 dans l’industrie, le commerce de détail et le commerce de gros, depuis 2008 dans le bâtiment.
Le climat de l’emploi continue de s’améliorer, essentiellement du fait de la hausse des soldes d’opinion sur les effectifs dans le commerce de détail et l’industrie. L’indicateur qui le synthétise gagne un point, à 109, bien au-dessus de sa moyenne de long terme (100), et au plus haut depuis l’été 2011.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie demeure dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, où il se situe depuis avril 2017.
L’assurance-vie tient la route malgré le Prélèvement Forfaitaire Unique
Avec un gain de 1,8 milliard d’euros, l’assurance-vie enchaine un septième mois consécutif de collecte positive. Ce résultat qui compte parmi les deux meilleurs enregistrés depuis le mois de janvier souligne que l’assurance-vie, le premier produit d’épargne des Français, n’a pas été touchée par la décision du Gouvernement d’appliquer, sur les versements réalisés après le 27 septembre 2018, le Prélèvement Forfaitaire Unique qui ne concernera que les épargnants détenant plus de 150 000 euros d’encours.
Après avoir été décevante en août et septembre, la collecte brute a progressé au mois d’octobre atteignant 11,8 milliards d’euros (contre 9,5 et 9,6 respectivement en août et septembre).Ce niveau de collecte est conforme à la moyenne de longue tendance. Les unités de compte représentent, comme pour les mois précédent, 27 % de la collecte brute. Au mois dernier, les prestations ont légèrement augmenté pour atteindre 11 milliards d’euros contre 9,3 milliards au mois de septembre. Ce montant est légèrement inférieur à celui de moyenne tendance.
Le mois d’octobre sourit traditionnellement à l’assurance-vie. Sur ces dix dernières années, deux décollectes ont été seulement enregistrées en octobre. L’accalmie sur le marché immobilier et la bonne tenue de la bourse en octobre ont certainement joué en faveur de l’assurance-vie. La baisse des taux de rendements et la nécessité pour les épargnants d’accepter une certaine dose d’unités de compte continuent à peser sur les résultats de l’année.
L’année 2017 n’est pas exceptionnelle pour l’assurance-vie. Si pour les cotisations, le résultat est comparable – sur les dix premiers mois de l’année 2017, elles s’élèvent à 109,1 milliards d’euros contre 111 sur la même période de 2016 – en revanche, une rupture est constatée pour la collecte nette qui n’atteint que 7,2 milliards d’euros en 2017 contre 21,6 milliards d’euros en 2016.
De son côté, le rééquilibrage en faveur des unités de compte marque un temps d’arrêt. Le passage de la barre des 30 % est pour le moment difficile à réaliser et cela malgré la bonne progression du cours des actions.
L’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique aura sans nul doute des conséquences. En s’appliquant aux contrats de moins de 8 ans pour les versements intervenus après le 27 septembre, le PFU pourrait inciter les ménages à effectuer plus rapidement des rachats ou des transferts. En effet, les rachats intervenant avant 8 ans seront moins taxés avec le PFU qu’avec l’ancien système (taux variant de 52,2 à 32,2 % avec un taux de prélèvements sociaux à 17,2 % à compter du 1er janvier 2018). Pour les contrats de plus de 8 ans, le passage de 24,7 à 30 % (toujours à compter du 1er janvier 2018) ne concernerait que 6 % des épargnants mais ces derniers détiennent une part importante de l’encours. De ce fait, des arbitrages pourraient s’effectuer en faveur du compte titre qui sera fiscalement traité de manière identique ou en faveur du PEA qui bénéficiera d’un régime plus avantageux (17,2 % après 5 ans). Néanmoins, il ne faut pas oublier que les ménages optent pour l’assurance-vie en raison de la garantie en capital qu’elle offre, plus de 1300 milliards d’euros étant placés sur les fonds euros.
Livret A : coup de blues automnal
Au mois d’octobre, le Livret A enregistre une décollecte de 1,58 milliard d’euros contre – 200 millions en septembre. Il s’agit de la deuxième décollecte consécutive après celle de septembre qui avait été de 200 millions d’euros. Il s’agit du plus mauvais résultat du Livret A de ces deux dernières années. Il faut, en effet, remonter au mois d’octobre 2015 pour obtenir une décollecte supérieure (-2,29 milliards d’euros). Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire, le solde a été négatif le mois dernier de 2 milliards d’euros (-420 millions d’euros pour le LDDS).
L’automne et plus particulièrement le mois d’octobre ne réussissent guère au Livret A. De 2008 à 2017, le Livret A a enregistré à sept reprises un solde négatif. Depuis 2014, la décollecte a été de 1 à 3 milliards d’euros en octobre (-2,93 milliards en octobre 2014, -2,29 milliards en octobre 2015 et -1,02 milliard en octobre 2016). Cette récurrence de la décollecte s’explique par le paiement des impôts locaux (octobre et novembre), les dépenses de rentrées et l’absence de primes.
En 2017, plusieurs annonces ont également pesé sur les résultats du Livret A. Ainsi, la décision du Gouvernement de geler le taux du Livret A à 0,75 %, pour deux ans, a rappelé aux épargnants la faible rémunération de ce produit. Par ailleurs, les changements fiscaux même si ils ne concernent pas le Livret A et le LDDS, ont conduit, sans nul doute, les ménages à l’attentisme.
La collecte sur les dix premiers mois de l’année reste très nettement positive avec plus de 10 milliards d’euros (10,47 milliards d’euros pour le Livret A). Même si en novembre, un résultat négatif n’est pas impensable, l’année 2017 devrait se traduire par une collecte positive supérieure à 8 milliards d’euros. Si l’automne est, en règle générale, synonyme de décollecte, l’hiver avec le mois de décembre est plus porteur pour l’épargne défiscalisée. Les primes de fin d’année et les étrennes conduisent à des versements durant le dernier mois de l’année. Le coup de blues du Livret A est traditionnel et ne permet pas de conclure à une réorientation de l’épargne des ménages que ce soit au profit d’autres types de placements risqués ou au profit de la consommation. Les résultats des dépôts à vue et de l’assurance-vie permettront de donner quelques indications d’ici quelques jours sur l’évolution du paysage de l’épargne française en cette fin d’année 2017.
Le déficit à géométrie variable des retraites
Les évaluations se suivent mais ne se ressemblent pas. Il y a quelques mois du fait d »une moindre croissance de la productivité et d’un vieillissement plus fort de la population que prévu, les régimes de vieillesse étaient amenés à supporter des pertes plus importantes. A l’horizon 2020, le défit était évalué à 9 milliards d’euros. Le Conseil d’orientation des retraites procède actuellement à la révisions de sa prévision de juin. Selon le quotidien « Les Echos », le besoin de financement à court terme serait limité à 0,1 % du PIB (2,2 milliards d’euros) dans trois ans au lieu de 0,4 % attendu. Cette correction est liée à l’amélioration de croissance mais celle-ci demeure fragile et récente. Il peut apparaître étonnant de l’intégrer si vite dans les évaluations qui sont censées courir sur 30 ans.
Au-delà de la croissance, le COR a également pris en considération les mesures adoptées par l’AGIRC-ARRCO pour rééquilibrer ses comptes. Le futur régime unifié devrait enregistrer un excédent de 1 milliard d’euros en 2019 contre un déficit de 2,2 milliards en 2016. Il demeurerait durablement excédentaire, même avec une croissance de la productivité de seulement 1,3 %.
Le report des revalorisations du 1er octobre au 1er janvier contribue à l’amélioration des comptes.
Néanmoins, les comptes des régimes de retraite devraient se dégrader après 2020. Le besoin de financement est ainsi estimé à 0,3 % de PIB dès 2022 et sera supérieur à 0,5 % du PIB (11 milliards)
à la fin des années 2020. Le retour à l’équilibre n’interviendrait qu’en 2037 avec une productivité (très forte) de 1,8 % par an, et au milieu des années 2040 avec 1,5 %. En dessous, le système resterait durablement dans le rouge. A 1,3 % de gain de productivité annuel, le besoin de financement serait de 0,5 % (11 milliards) en 2040 ; à 1 %, il atteindrait 1 % de PIB (22 milliards). depuis 10 ans, les gains de productivité sont inférieurs à 1 %.
Petit tassement dans la vente de logements neufs
Le Ministère de la Transition écologique et solidaire a publié les résultats de la vente de logements neufs pour le troisième trimestre 2017. Un léger repli par rapport au trimestre équivalent de 2016 a été enregistré 28 200 logement neufs ont été vendus. en recul de 0,4 % par rapport au 3e trimestre 2016. . Cette baisse concerne l’individuel groupé, dont les ventes se replient (- 6,4 %) tandis qu’elles stagnent dans le collectif (+ 0,2 %). Dans le même temps, les mises en vente baissent sensiblement (- 11,4 %). Néanmoins, le Ministère souligne que la tendance annuelle reste orientée à la hausse avec respectivement + 9,5 % et + 2,8 % d’augmentation pour les réservations et les mises en vente sur les quatre derniers trimestres par rapport aux quatre trimestres précédents. L’encours de logements proposés à la vente s’établit à 105 000 logements, en légère hausse (+ 0,7 %) à la fin du troisième trimestre 2017 par rapport au troisième trimestre 2016.
Les zones A et Abis qui réunissent Paris, une grande partie de l’Île-de-France, de la Côte d’Azur et de la zone frontalière suisse, présentent une conjoncture peu dynamique se caractérisant par une diminution des mises en ventes (- 4,3 %) et une stabilité des réservations (+ 0,3 %) par rapport au troisième trimestre 2016.
Le marché en zone B1, qui regroupe les autres grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants, voit son stock de logements restant à vendre diminuer (- 6,0 %), conséquence d’un net recul des mises en vente (-21,1 %).
La zone B2, qui comprend les autres communes de plus de 50 000 habitants, présente un profil conjoncturel atypique : baisse des mises en vente ce trimestre (- 12,2 %) accompagnée d’une forte augmentation des réservations (+ 17,7 %) par rapport au troisième trimestre 2016.
Enfin la zone C, qui comprend le reste du territoire, continue de se caractériser par un assainissement du marché à travers la baisse des logements en stock même si ce trimestre les mises en ventes s’envolent (+ 30,3 %) par rapport au troisième trimestre 2016
Le recul du 3e trimestre fait suite à plusieurs trimestres de forte hausse. par ailleurs, dans un contexte de forte évolution de la fiscalité, les ménages ont peut être opté pour l’attentisme.
Toujours le calme plat sur le front de l’inflation
Selon l’INSEE, au mois d’octobre, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,1 %, après un repli modéré de 0,2 % en septembre 2017. Cette progression est imputable selon l’institut statistique aux prix de l’alimentation et au moindre recul des prix des services. En revanche, les prix des produits manufacturés ralentissent fortement après une hausse marquée en septembre (+0,2 % après +1,5 %). Les prix de l’énergie augmentent à peine moins que le mois précédent.
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation décélèrent légèrement : +0,1 % après +0,2 % en septembre.
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 1,1 % en octobre après +1,0 % le mois précédent. Cette troisième accélération consécutive s’explique par une croissance plus vive des prix de l’alimentation et une baisse moins prononcée des prix des produits manufacturés. Les prix de l’énergie ralentissent après deux mois de hausse très soutenue. Les prix des services croissent au même rythme qu’en septembre.
En octobre 2017, l’indice d’inflation sous-jacente (ISJ) est stable après une hausse de 0,1 % en septembre. Sur un an, il augmente de 0,5 %, comme lors des trois mois précédents.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) rebondit légèrement à +0,1 % après un repli de 0,2 % ; sur un an, il croît légèrement plus vite qu’en septembre : +1,2 % après +1,1 %.
Les entreprises françaises endettées à hauteur de près de 130 % du PIB
Selon la Banque de France, au 2ème trimestre 2017, le taux d’endettement des agents non financiers privés de la zone euro continue de baisser (- 0,6 point, après – 0,9 point) en s’élevant désormais à 121,6 % du PIB. Le ratio de dette privée continue de diminuer en Italie et en Espagne (respectivement – 0,7 point et – 1,9 point). À l’inverse, ce ratio est stable en Allemagne et en France.
Le ratio d’endettement des agents non financiers privés diminue également au Japon (- 0,6 point), après plusieurs trimestres de hausse. À l’inverse, il croît modérément aux Etats-Unis et au Royaume-Uni (respectivement + 0,3 point et + 0,2 point au T2 2017).
Dette des agents non financiers privés (en % du PIB)
|
T2 2016 |
T3 2016 |
T4 2016 |
T1 2017 |
T2 2017 |
| États-Unis |
148,5 |
149,4 |
149,3 |
149,5 |
149,8 |
| Japon |
144,3 |
145,8 |
146,7 |
147,4 |
146,8 |
| zone euro |
124,6 |
124,1 |
123,1 |
122,2 |
121,6 |
| dont Allemagne |
89,9 |
90,5 |
89,5 |
89,6 |
89,7 |
| France |
124,9 |
125,7 |
127,9 |
129,6 |
129,6 |
| Italie |
111,4 |
110,8 |
109,8 |
109,8 |
109,1 |
| Espagne |
142,2 |
139,8 |
137,5 |
136,6 |
134,7 |
| Royaume-Uni |
153,0 |
155,7 |
154,0 |
153,9 |
154,1 |
Le ratio de dette des administrations publiques de la zone euro atteint 89 % du PIB au T1 comme au T2 2017. Le ratio de dette publique augmente au T2 2017 en France (+ 0,4 point par rapport au T1 2017) et en Italie (+ 0,7 point) ; il est stable en Espagne et en Allemagne. Au second trimestre 2017, le taux d’endettement des administrations publiques augmente au Japon (+ 0,8 point), est stable au Royaume-Uni et recule aux Etats-Unis (- 1,3 point).
Dette des administrations publiques (en % du PIB)
|
T2 2016 |
T3 2016 |
T4 2016 |
T1 2017 |
T2 2017 |
| États-Unis |
101,4 |
102,1 |
103,0 |
101,3 |
100,0 |
| Japon |
210,9 |
211,6 |
211,2 |
211,2 |
212,0 |
| zone euro * |
90,8 |
89,7 |
88,9 |
89,2 |
89,1 |
| dont Allemagne |
69,9 |
69,2 |
68,1 |
66,6 |
66,0 |
| France |
98,1 |
97,4 |
96,3 |
98,8 |
99,2 |
| Italie |
134,7 |
132,1 |
132,0 |
134,0 |
134,7 |
| Espagne |
100,7 |
99,9 |
99,0 |
99,9 |
99,8 |
| Royaume-Uni * |
88,1 |
87,2 |
88,3 |
86,8 |
86,8 |
*Dette au sens Maastricht » pour les pays de l’Union Européenne, exprimée en valeur nominale
La production industrielle se reprend en septembre
Selon l’INSEE, au mois de septembre 2017, la production de l’industrie manufacturière a progressé de 0,4 % après une contraction de −0,3 % en août. Pour l’ensemble de l’industrie, les taux respectifs sont +0,6 % et −0,2 %.
Au cours du troisième trimestre, la production augmente dans l’industrie manufacturière de 0,6 % et dans l’ensemble de l’industrie (+0,6 %).Sur cette période, la production a été portée par les matériels de transport (+4,8 %) mais aussi e dans les industries extractives, énergie, eau (+1,0 %), plus modérément dans les « autres industries » (+0,2 %), et reste stable dans les industries agro-alimentaires. En revanche, elle diminue dans les biens d’équipement (−0,9 %) et dans la cokéfaction et raffinage (−2,1 %). Sur un an, dans l’industrie manufacturière, la production du troisième trimestre augmente de 2,7 % par rapport au troisième trimestre 2016 de même que dans l’ensemble de l’industrie. Elle progresse de 8,7 % dans les matériels de transport (+8,7 %). Elle croît également dans les biens d’équipement (+2,9 %) et les industries extractives, énergie, eau (+2,3 %), et plus légèrement dans les industries agroalimentaires (+0,4 %). En revanche, elle diminue dans la cokéfaction et raffinage (−0,8 %).
L’emploi patine au 3e trimestre en France
Les économistes s’étonnaient que durant l’été le nombre de demandeurs d’emploi augmente malgré le retour de la croissance. Or, à la lecture des premières estimations de l’INSEE, publié le vendredi 10 novembre, au troisième trimestre, l’emploi salarié privé a réalisé une contreperformance avec une croissance de +0,2 % après +0,4 %, soit 29 700 créations nettes d’emploi après 81 500 au deuxième trimestre. Sur un an, l’emploi salarié privé s’accroît néanmoins de 1,3 % (soit +240 900). Hors intérim, il augmente de 0,2 % sur le trimestre (soit +28 200) et de 0,8 % sur un an (+152 800).
L’emploi salarié privé baisse légèrement dans l’industrie (−0,1 %, soit −3 600) ainsi que dans l’agriculture. Il continue d’augmenter dans la construction (+0,5 %, soit +6 700, après +0,4 %). Sur un an, l’emploi privé diminue de 15 700 dans l’industrie, tandis qu’il s’accroît de 18 100 dans la construction.
Au troisième trimestre 2017, dans les services marchands, les créations ont augmenté : +0,3 % (soit +31 000), après +0,6 % au deuxième trimestre. Hors intérim, le ralentissement est moins prononcé : +0,3 %, après +0,4 %. L’emploi intérimaire est quasi stable au troisième trimestre 2017 (+0,2 %, soit +1 500), après avoir fortement augmenté au trimestre précédent (+4,1 %). Sur un an, il reste en très forte hausse (+14,0 %, soit +88 100). L’ajustement par rapport au trimestre précédent s’explique donc par un moindre recours à l’intérim durant la période estivale. Les entreprises qui ralentissement leur production durant l’été réduisent leur effectif en jouant sur l’intérim et les CDD.
L’emploi non marchand privé se replie sur le trimestre (−0,2 % après +0,2 %) mais augmente sur un an (+0,5 %, soit +12 500).
L’économie européenne tourne enfin rond
La Commission européenne a présenté, jeudi 9 novembre ses prévisions d’automne.Elle prévoit un taux de croissance de 2,2 % en 2017 pour la zone euro, une prévision en très nette augmentation par rapport aux précédentes estimations (1,7 %). Ce taux serait le plus élevé de ces dix dernières années. La baisse du chômage devrait se poursuivre en 2018 et 2019, pour atteindre un taux de 7,9% dans deux ans.
Cette accélération de la croissance repose sur une très bonne tenue de la consommation privée, le recul du chômage et sur l’augmentation de l’investissement. Pur l’ensemble de l’Union européenne : Bruxelles table sur une croissance de 2,3%, au lieu des 1,9% anticipés il y a six mois. Pour les deux prochaines années, la Commission s’attend à une décélération pour la zone euro comme pour l’Union
La Commission prévoit la poursuite de l’assainissement des comptes publics avec un déficit public pour la zone euro de 0,8% du PIB en 2019, contre 1,1% cette année. La dette publique, qui représente aujourd’hui 89,3% du PIB des Etats, passerait à 85,2% dans deux ans. la France restera parmi les pays à fort déficit et à dette importante avec des taux respectifs de 2,9% et de 96,9% du PIB pour 2017
Parmi les risques pouvant mettre à mal ce scénario, les membres de la Commission attirent l’attention sur les tensions géopolitiques mondiales, le durcissement des conditions de crédit avec un relèvement des taux, l’atterrissage de l’économie chinoise, la montée du protectionnisme ou encore le Brexit..
Les ménages plébiscitent les placements liquides et sans risque
La Banque de France a publié les premiers résultats sur les placements des ménages au cours du 3e trimestre. Il apparaît qu’en flux, les Français ont privilégié les actifs liquides et non risqués en y 11 milliards d’euros de leurs revenus. 1 milliard d’euros a été affecté aux dépôts à vue, 4,7 milliards d’euros les livrets d’épargne et 5,3 milliards d’euros les titres d’organismes en placement collectif monétaire. Les autres actifs non risqués ont bénéficié d’un apport de 9,9 milliards d’euros soit mieux qu’au 2e trimestre (6,3). Les fonds euros de l’assurance-vie ont capté 9,1 milliards d’euros contre 3,6 milliards au cours du 2e trimestre. Les unités de compte sont en revanche en léger retrait, 4,4 contre 4,9 milliards d’euros.
A la fin du 2e trimestre, le patrimoine financier brut des ménages a atteint 4893 milliards d’euros contre 4819 milliards d’euros au 1er trimestre. Le patrimoine a progressé de 74,1 milliards d’euros dont 39,6 dus aux flux et 34,5 à l’appréciation du capital. Le taux d’épargne des ménages était en légère hausse au 2e trimestre à 14,4 % du revenu disponible brut. En Europe, l’Allemagne fait mieux avec un taux supérieur à 17 %.
Au 2e trimestre, les ménages avaient privilégié le numéraire, les dépôts à vue et les comptes sur livrets
0,29 %, la rémunération moyenne des livrets d’épargne fiscalisés
Selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est resté inchangé en septembre par rapport à août, à 0,69 %. Pour les livrets bancaires, le taux moyen est également resté stable à 0,29 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
|
sept- 2016 |
juil- 2017 |
août-2017 |
sept- 2017 |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires |
0,81 |
0,70 |
0,69 |
0,69 |
| Ménages |
1,01 |
0,94 |
0,94 |
0,93 |
| dont : – dépôts à vue |
0,04 |
0,03 |
0,03 |
0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) (h) |
1,36 |
1,02 |
0,99 |
1,01 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) |
2,30 |
1,87 |
1,85 |
1,83 |
| – livrets à taux réglementés (b) |
0,80 |
0,79 |
0,79 |
0,79 |
| dont : livret A |
0,75 |
0,75 |
0,75 |
0,75 |
| – livrets ordinaires |
0,39 |
0,30 |
0,29 |
0,29 |
| – plan d’épargne-logement |
2,75 |
2,72 |
2,71 |
2,71 |
| SNF |
0,52 |
0,35 |
0,34 |
0,34 |
| dont : – dépôts à vue |
0,15 |
0,12 |
0,11 |
0,11 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) |
0,58 |
0,36 |
0,33 |
0,33 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) |
1,97 |
1,68 |
1,65 |
1,60 |
| Pour mémoire : |
|
|
|
|
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème |
0,00 |
– |
0,00 |
0,00 |
| Euribor 3 mois (c) |
-0,30 |
-0,33 |
-0,33 |
-0,33 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) |
-0,39 |
-0,03 |
-0,12 |
-0,16 |
1,4 % de hausse des prix annuelle en octobre au sein de la zone euro
Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro a été estimé à 1,4% en octobre, contre 1,5% en septembre. S’agissant des principales composantes de l’inflation de la zone euro, l’énergie devrait connaître le taux annuel le plus élevé en octobre (3,0%, comparé à 3,9% en septembre), suivie de l’alimentation, alcool & tabac (2,4%, comparé à 1,9% en septembre), des services (1,2%, comparé à 1,5% en septembre) et des biens industriels non énergétiques (0,4%, comparé à 0,5% en septembre)
L’inflation à petit train de sénateur
Au mois d’octobre, les prix à la consommation auraient augmenté selon une première estimation de l’INSEE de 1,1 % en rythme annuel après +1,0 % le mois précédent. Cette troisième hausse consécutive de l’inflation résulterait d’une accélération des prix de l’alimentation et d’une baisse moins prononcée des prix des produits manufacturés. Les prix de l’énergie ralentiraient légèrement après deux mois de hausse très soutenue. Les prix des services croîtraient au même rythme que le mois précédent.
Sur un mois, les prix à la consommation se redresseraient légèrement (+0,1 %), après un repli modéré en septembre. Cette hausse proviendrait d’un rebond des prix de l’alimentation et d’un moindre recul des prix des services. Les prix de l’énergie augmenteraient au même rythme qu’en septembre, une hausse des prix du gaz étant compensée par un ralentissement des prix des produits pétroliers. En revanche, les prix des produits manufacturés décélèreraient fortement après une hausse marquée en septembre.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé croîtrait de nouveau un peu plus vite, à +1,2 % après +1,1 % en septembre. Sur un mois, il rebondirait à +0,1 % après un repli de 0,2 % le mois précédent.
Confirmation du retour de la croissance en zone euro
Le taux de croissance du PIB au sein de la zone euro pour le troisième trimestre a été de 0,6%. Il en a été de même au sein de l’Union européenne selon l’estimation rapide préliminaire publiée par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. Au cours du deuxième trimestre 2017, le PIB avait progressé de 0,7% dans les deux zones.
En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,5% tant dans la zone euro que dans l’UE28 au troisième trimestre 2017, après +2,3% et +2,4% au deuxième trimestre 2017.
Ce bon résultat traduit la force de la reprise économique au sein de l’Union européenne qui devrait enregistrer une croissance supérieure à 2 % pour l’ensemble de l’année ce qui constituera le meilleur résultat de ces six dernières années.
PLFSS 2018 : le minimum vieillesse augmenté
Les députés ont achevé l’examen du Projet de loi de Financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 . Ils ont décidé de reporter l’application de la généralisation du tiers payant prévu pour le 30 novembre. Le passage de trois à onze vaccins obligatoires a été adopté en première lecture à la quasi-unanimité.
La prime de naissance passera à 934 euros. En revanche, la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) est abaissé de 15 euros, avec une perte de 500 euros sur trois ans pour les familles les plus modestes et le plafond de revenus au-delà duquel il n’est plus possible de recevoir la Paje est également baissé.
Le minimum vieillesse augmentera en 3 ans de 100 euros et passera de 803 à 903 euros par mois d’ici à 2020. La hausse se fera en trois fois, par tranches de 30 euros.
Progression de la production industrielle en août
Au mois d’août; le chiffre d’affaires dans l’industrie manufacturière a progressé de 0,3 % après +0,9 % en juillet). Il se replie légèrement à l’exportation (−0,2 % après +0,5 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires augmente légèrement aussi (+0,4 % après +0,9 %).
Selon l’INSEE, sur les trois derniers mois (juin à août) comparés aux trois mois précédents, le chiffre d’affaires se contracte légèrement dans l’industrie manufacturière (−0,4 %). Il est quasi stable dans l’ensemble de l’industrie. Au sein de l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires se contracte fortement dans les matériels de transport (−3,2 %) et la cokéfaction et raffinage (−4,7 %). À l’inverse, il augmente dans les « autres industries » (+0,6 %), les industries agroalimentaires (+0,6 %), et les biens d’équipement (+0,4 %).
En revanche, sur un an, le chiffre d’affaires augmente nettement dans l’industrie manufacturière (+6,3 % sur les trois derniers mois par rapport au trimestre équivalent de 2016). Cette hausse est plus nette encore dans l’ensemble de l’industrie (+7,4 %) du fait de la forte hausse dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+12,4 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires augmente dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : les « autres industries » (+6,8 %), les matériels de transport (+6,0 %), les industries agroalimentaires (+4,6 %), les biens d’équipement (+5,7 %) et la cokéfaction et raffinage (+11,0 %).
Petite déprime automnale des ménages
Pour le 4e mois consécutif, le moral économique des ménages est en recul. Au mois d’octobre, l’indicateur calculé par l’INSEE est en recul d’un point. Il revient à 100, c’est à dire sa moyenne de longue période. Il était au-dessus de ce niveau depuis le mois de mai dernier.
Toujours selon l’INSEE, en octobre, les ménages sont nettement moins optimistes sur leur situation financière future : le solde correspondant perd 3 points, comme en septembre, et est inférieur à sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur situation financière passée est quasi stable (+1 point), après une baisse de 4 points en septembre. Le solde correspondant retrouve ainsi sa moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue en octobre (−3 points). Le solde correspondant se maintient cependant au-dessus de sa moyenne de long terme.
En octobre, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future se contracte de 5 points en octobre après −2 points en septembre. Le solde correspondant retrouve ainsi son niveau de long terme. Le solde d’opinion sur leur capacité d’épargne actuelle est presque inchangé (+1 point) et demeure légèrement au-dessus de sa moyenne de long terme.
La part de ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse fortement en octobre : le solde correspondant perd 8 points, après −3 en septembre, et s’établit à un niveau très inférieur à sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages en matière d’évolution du chômage sont presque inchangées en octobre : le solde correspondant recule de 1 point, après une hausse de 12 points en septembre. Il se maintient très au-dessous de sa moyenne de longue période.
En octobre, les ménages sont plus nombreux qu’en septembre à estimer que les prix augmenteront au cours des douze prochains mois : le solde correspondant augmente de 9 points et s’écarte encore davantage de sa moyenne de longue période.
Les ménages sont également plus nombreux qu’en septembre à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois. Le solde correspondant augmente de 3 points ; il demeure cependant très en deçà de sa moyenne de long terme.
La rentrée semble donc pénible aux Français après un été plutôt radieux. Ce changement d’état d’esprit.
Suppression des taux de prélèvements sociaux historiques pour l’avenir !
Le Gouvernement avait tenté de mettre un terme à tous les taux de prélèvements sociaux dits historiques applicables à différents produits d’épargne au mois de septembre avant de se raviser du fait de la montée des contestations à l’encontre d’une mesure jugée rétroactive. Mais, dans le cadre de la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale, il est revenu à la charge en faisant adopter un amendement à l’article 7. Ce dernier prévoit qu’à l’avenir il n’ y aura plus de taux historique.
Actuellement, notamment pour le PEA et l’épargne salariale, les épargnants se voient appliquer le taux de prélèvements sociaux non pas celui en vigueur au moment du rachat mais celui en vigueur au moment de la constatation du gain. Du fait de la forte progression des prélèvements sociaux ces vingt dernières années, l’écart peut se révéler important.
L’amendement adopté prévoit que pour l’avenir, le taux des prélèvements sociaux sera celui en vigueur au moment du fait générateur, au moment du rachat. Cela signifie qu’à partir des gains versés à compter du 1er janvier 2018, ce sera sauf une petite exception concernant certains contrats d’assurance-vie toujours le taux en vigueur.
consulter l’amendement du Gouvernement
Évolution des prélèvements sociaux en France depuis 1997
| Dates |
CSG |
CRDS |
Prélèvement social |
Contribution additionnelle |
Contribution de solidarité
pour l’autonomie |
Taux global |
Du 1er janvier 1997
au 31 décembre 1997 |
3,40 % |
0,50 % |
– |
– |
– |
3,90 % |
Du 1er janvier 1998
au 30 juin 2004 |
7,50 % |
0,50 % |
2 % |
– |
– |
10 % |
Du 1er juillet 2004
au 31 décembre 2004 |
7,50 % |
0,50 % |
2 % |
– |
0,30 % |
10,30 % |
Du 1er janvier 2005
au 31 décembre 2008 |
8,20 % |
0,50 % |
2 % |
– |
0,30 % |
11 % |
Du 1er janvier 2009
au 31 décembre 2010 |
8,20 % |
0,50 % |
2 % |
1,10 % |
0,30 % |
12,10 % |
Du 1er janvier 2011
au 30 septembre 2011 |
8,20 % |
0,50 % |
2,20 % |
1,10 % |
0,30 % |
12,30 % |
Du 1er octobre 2011
au 30 juin 2012 |
8,20 % |
0,50 % |
3,40 % |
1,10 % |
0,30 % |
13,50 % |
| Depuis le 1er juillet 2012 |
8,20 % |
0,50 % |
5,40 % |
1,10 % |
0,30 % |
15,50 % |
| À compter du 1er janvier 2018* |
9,90 % |
0,50 % |
5,40 % |
1,10 % |
0,30 % |
17,20 % |
* augmentation de la CSG de 1,7 point annoncé par Emmanuel Macron sous réserve de son adoption par le Parlement
Une note positive pour l’emploi en France en septembre
Après un été décevant, le nombre de demandeurs d’emploi est en recul au mois de septembre. Ainsi celui des demandeurs inscrits en catégorie A est en baisse de 1,8 % (-64 800) sur un mois pour la France métropolitaine. Le nombre d’inscrits dans cette catégorie s’élève désormais à 3 475 600. Sur un trimestre, la diminution est de 0,2 % et de 0,5 % sur un an.
En retenant les catégories A, B et C, 5 615 900 personnes étaient fin septembre inscrites à Pôle Emploi en recul de 0,5 % sur un mois. Ce nombre augmente sur trois mois de 1,0 % et progresse de 2,6 % sur un an.
En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élevait à 3 734 100 pour la catégorie A. Il diminue de 1,7 % sur un mois, de 0,1 % sur un mois et de 0,4 %sur un an. Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 922 000. Sur un mois, il baisse de 0,5 %. En revanche, il progresse de de 1 % sur trois mois et de 2,5 % sur un an.
Au mois de septembre, la baisse des inscrits a été sensible pour les jeunes de moins de 25 ans (-5,3 % en catégorie A). En revanche, pour les plus de 50 ans, la situation est restée étale. Sur trois mois, l’amélioration est réelle pour les jeunes (-2,2 %) quand le chômage des plus de 50 ans s’aggrave légèrement (+0,7 %). Sur un an, l’écart est plus avec respectivement -5,5 % et +3 %. Les créations d’emploi, en particulier, dans le secteur du digital, de la logistique et de la distribution, ont, en premier lieu concernés les jeunes qui bénéficient également d’un nombre important de contrats aidés.
La durée du chômage continue, en revanche, à augmenter. Ainsi, en France métropolitaine, sur trois mois, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus a progressé de 1,8 % (+0,1 % sur un mois et +2,9 % sur un an). L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 590 jours en septembre 2017 (+7 jours par rapport à juin).
Le marché de l’emploi se fluidifie légèrement avec une réduction de la durée moyenne d’inscription en catégories A, B, C des demandeurs d’emploi sortis des statistiques 7 est de 289 jours (–9 jours par rapport à juin). Sur un an, les reprises d’activité augmentent quand les entrées de stages diminuent d’un tiers.
Les entrées à Pôle Emploi sont liées à 20 % à des fins de contrats à durée déterminée et à 17 % à des retours sur le marché du travail. La reprise économique incite un certain nombre des personnes d’âge actif qui avait abandonné l’idée d’obtenir un emploi de s’inscrire à Pôle Emploi.
Les résultats du mois de septembre sont plus conformes aux statistiques de l’INSEE sur l’emploi. La croissance proche de 2 % attendue pour 2017 devrait induire des créations d’emploi dans les prochains mois. Par ailleurs, la mutation économique en cours qui se traduit par un recours plus important aux CDD et à l’intérim conduit à une plus grande saisonnalité de l’emploi. Avec les vacances, les employeurs mettent fin aux contrats à durée déterminée et aux missions en intérim avant d’ recourir à nouveau à la rentrée.
Résultats de l’assurance-vie – septembre 2017 – A petit train de sénateur
L’assurance-vie a enregistré, en septembre, sa sixième collecte nette positive avec + 500 millions d’euros, faisant suite à + 900 millions au mois d’août. Sur les neuf premiers mois de 2017, la collecte nette s’est établie à 5,5 milliards d’euros soit nettement moins que le Livret A (12 milliards d’euros).
Les cotisations sont, depuis deux mois, en-dessous de 10 milliards d’euros (9,6 milliards d’euros en septembre) marquant un repli par rapport à la tendance de moyenne période (la moyenne de ces 12 derniers mois est de 11,6 milliards d’euros). Les cotisations en unités de compte se sont élevées à 2,7 milliards d’euros en léger progrès par rapport à août mais en retrait par rapport à la moyenne de ces derniers mois. Les unités de compte représentent 28 % de la collecte ; ce ratio est stable depuis plusieurs mois.
Les rachats ou prestations sont augmentation à 9,2 milliards d’euros contre 8,6 milliards d’euros en août. Elles sont également inférieures à la moyenne des douze derniers mois 10,4 milliards d’euros).
L’encours des contrats d’assurance-vie a atteint à la fin du mois de septembre 1 672,2 milliards d’euros à fin septembre 2017 (en progression de 4 % sur un an).
Depuis le mois d’août 2016, l’assurance-vie évolue à petit train de sénateur avec des collectes nettes variant entre -0,5 à + 2,6 milliards d’euros. La moyenne de ces 12 derniers mois (septembre compris) est de 600 millions d’euros. Le résultat de 2017 est meilleur que celui de l’année dernière (-500 millions d’euros). En 2016, la discussion du projet de loi Sapin II et, en particulier, des dispositions prévoyant en cas de circonstances exceptionnelles le blocage des contrats avait pesé sur la collecte. En 2017, la baisse des rendements des fonds euros et la réorientation vers les unités de compte expliquent la faible collecte. Le débat sur l’instauration du prélèvement forfaitaire unique ne semble pas avoir dissuadé les ménages de placer leur argent sur l’assurance-vie. La fixation de la date d’application du prélèvement forfaitaire unique, pour les épargnants disposant de plus de 150 000 euros d’encours, au 27 septembre dernier a pu les conduire à anticiper leurs versements. Le mois d’octobre sera le véritable juge de paix pour apprécier les premiers effets des annonces gouvernementales.
Dette publique, sous la barre des 90 % de PIB
À la fin du deuxième trimestre 2017, le niveau moyen de la dette publique par rapport au PIB avait s’élevait à 89,1% dans la zone euro (ZE19), contre 89,2% à la fin du premier trimestre 2017. Au sein de l’Union européenne, le ratio a également diminué passant , selon Eurostat, de 83,6% à 83,4%.
Par rapport au deuxième trimestre 2016, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a baissé dans la zone euro (de 90,8% à 89,1%) ainsi que dans l’UE (de 83,8% à 83,4%).
Climat des affaires en petit recul
Au mois d’octobre, le climat des affaires a, selon l’INSEE, reculé d’un point après avoir connu une longue phase de progression. A 109, il reste au-dessus de sa moyenne (100). En octobre, l’indicateur de climat gagne un point dans le commerce de détail, au plus haut depuis janvier 2008, et dans le bâtiment. Il est stable dans l’industrie pour le troisième mois consécutif. Il perd un point dans les services. Le climat des affaires de chaque secteur se situe clairement au-dessus de sa moyenne de long terme.
En ce qui concerne l’emploi, l’indicateur reste bien orienté avec un gain de deux points et est également à 109, au-dessus de sa moyenne de long terme (100).
L’indicateur de retournement qui apprécie la tendance à venir de l’économie reste dans la zone favorable indiquant un climat conjoncturel favorable.
Sortie en capital pour les Contrats Madelin et pour l’Article 83
Le Cercle de l’Epargne avait demandé l’harmonisation des différents produits d’épargne retraite dans le cadre de ses propositions formulées durant la campagne présidentielle. Il a été partiellement entendu. En effet, dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances pour 2018 à l’Assemblée nationale, un amendement du député Mohamed Laqhila (LREM), expert-comptable de profession, offre une possibilité de sortie partielle en capital aux titulaires de contrats de groupe, à savoir les contrats «loi Madelin» et les contrats «article 83».
Jusqu’à maintenant, seuls les souscripteurs de produits individuels (PERP, Prefon, Corem)avaient la possibilité d’effectuer un rachat à hauteur de 20% de la provision mathématique de leur contrat (article L 132-23 du Code des assurances pour les contrats de la fonction publique et par l’article L 144-2 du même Code en ce qui concerne les PERP).
Consulter l’Amendement déposé par Mohamed Laqhila.
Consulter le compte rendu de séance du 20 octobre 2017
La CIPAV au coeur des débats du Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018
Dans le cadre du plan du Régime Social des Indépendants (RSI), le Gouvernement a prévu de modifier les règles d’affiliation à l’assurance-vieillesse pour les professions
libérales. A compter du 1er janvier 2018, comme le souligne « Les Echos » du 23 octobre 2017, la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance-vieillesse (Cipav), qui
intervient comme régime de base et régime complémentaire des professions libérales ne pourra quasiment plus enregistrer plus de nouvelles affiliations. En 2019, les anciens membres seront incités à basculer vers le régime général. Les adhérents qui basculeront bénéficieront d’un taux de cotisation réduit jusqu’en 2026 mais une convergence est prévue. Cette harmonisation devrait conduire à une hausse des taux. La CIPAV par ailleurs souhaite conserver la gestion de son régime complémentaire dont le rendement est très correct, (7,20 %) et qui dispose de 5 milliards d’euros de réserves.
Coup de froid pour le Livret A en septembre !
Le Livret A n’a pas réussi la passe de 10. En effet, après neuf mois consécutifs de collecte positive, le Livret A a enregistré, au mois de septembre, une collecte négative de 120 millions d’euros. Sur les 9 premiers mois de l’année, la collecte reste très nettement positive avec un gain de plus de 12 milliards d’euros. Le Livret de développement durable et solidaire recule de son côté de 460 millions d’euros. L’encours respectif de ces deux produits est désormais respectivement de 271,6 et 103,3 milliards d’euros.
Le mois de septembre n’est traditionnellement pas un bon mois pour le Livret A. Sur ces dix dernières années, à quatre reprises, une décollecte a été constatée. Les ménages retirent plus d’argent qu’ils n’en mettent afin de payer le dernier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et pour faire face aux multiples dépenses de la rentrée.
A ce contexte récurrent, s’ajoute, cette année, les importantes modifications fiscales que le Gouvernement a annoncées dans le cadre de son projet de loi finances et de financement pour la Sécurité sociale pour 2018. Même si le Livret A n’est pas affecté par ces changements, les ménages, par attentisme, se sont certainement détournés de tous les placements en ce mois de septembre. A ce titre, il conviendra d’étudier avec attention les résultats de l’assurance-vie et des dépôts à vue.
Le mois de septembre marque donc un coup d’arrêt qui ne saurait être néanmoins être assimilé à une rupture. Il s’agit avant tout d’un accident de parcours de nature conjoncturelle. Le Livret A devrait renouer d’ici la fin de l’année avec une collecte positive d’autant plus que l’assurance-vie et le Plan d’Epargne Logement seront légèrement affectés par l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique adopté
L’Assemblée nationale a adopté en première lecture le Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 % qui s’appliquera à un certain nombre de produits financiers.
La discussion en séance publique s’est concentrée sur la nécessité ou pas de placer l’assurance-vie sous ce nouveau régime, sur la différenciation de traitement des revenus fonciers qui resteront soumis au barème de l’IR.
Consulter les tableaux du Cercle sur les conséquences du PFU produit par produit
Consulter la discussion à l’Assemblée nationale
2e séance du 19 octobre 2017
3e séance du 19 octobre 2017
Le taux de pauvreté monétaire aurait baissé en 2016 en France
Selon l’INSEE, le taux de pauvreté monétaire selon une première aurait baissé, en 2016, de 0,3 point. Il serait de 13,9 % de la population. Ce recul ferait suite à deux années consécutives de légère hausse (+ 0,2 point en 2014 et en 2015). Le taux de pauvreté en 2016 serait ainsi inférieur de 0,7 point à son point haut de 2011, mais supérieur de 0,7 point à son niveau d’avant la crise de 2008.
Les inégalités de niveau de vie auraient également diminué. L’indicateur de Gini qui les mesure a baissé de 0,002, pour atteindre 0,290 en 2016, après deux années consécutives de hausse (+ 0,001 en 2014 et + 0,003 en 2015). En 2016, l’indice de Gini serait ainsi inférieur de 0,015 à son point haut de 2011 et proche de son niveau d’avant la crise de 2008.
Pour leur part, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % les plus riches et celle détenue par les 20 % les plus modestes des niveaux de vie) et le rapport interdécile D9/D1 diminueraient très légèrement (– 0,1). Ainsi, en 2016, le rapport interdécile serait de 3,4 et le ratio (100-S80)/S20 de 4,3.
Les prestations sociales (minima sociaux, prestations familiales, allocations logement et prime d’activité) et les prélèvements directs expliqueraient donc l’essentiel de la baisse de la pauvreté monétaire. Cet effet serait surtout dû à la création en 2016 de la prime d’activité en substitution de la prime pour l’emploi et du volet « activité » du revenu de solidarité active (RSA). En effet, la prime d’activité cible davantage les actifs les plus modestes que les deux dispositifs précédents et son taux de recours est largement plus élevé que celui au RSA activité. De fait, la baisse du taux de pauvreté liée à la redistribution serait la plus marquée pour les principaux bénéficiaires de la prime d’activité, à savoir les travailleurs aux revenus modestes, les actifs à la tête d’une famille monoparentale et les jeunes actifs de 18 à 24 ans (le RSA activité n’était pas ouvert aux jeunes de moins de 25 ans contrairement à la prime d’activité).
En 2016, les inégalités avant redistribution augmenteraient légèrement en 2016, notamment du fait d’une progression des salaires des cadres un peu plus dynamique que celle des employés et ouvriers (Dares, 2017). Les mesures socio-fiscales feraient plus que compenser ce phénomène et conduiraient à une baisse des inégalités. De fait, sous l’effet de la mise en place de la prime d’activité, ainsi que de la nouvelle revalorisation exceptionnelle de 2 % du RSA, le niveau de vie des 20 % des individus les moins aisés augmenterait davantage en euros constants que celui des individus situés au-dessus du deuxième décile de niveau de vie.
Les entreprises continuent à recourir aux crédits
Malgré la très légère hausse des taux, les entreprises continuent à recourir aux crédits. Ainsi, selon la Banque de France, à fin août 2017, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 922,3 milliards d’euros, en augmentation de 4,9 % sur un an.Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises, à des degrés divers : +5,7 % pour les ETI, +4,0 % pour les GE et +2,7 % pour les PME, Les grandes entreprises -et partiellement les ETI- ont en outre d’autres sources de financement (cf. Stat Info Financement des SNF)
Cette augmentation de ‘encours s’élève sur un an à 9,0% dans l’industrie, à 4,7 % dans le commerce et à 4,6 % dans les services aux entreprises. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule de 2,6% dans le secteur de l’information et de la communication et de 1,4 % dans la construction.
Les taux d’intérêt moyens des crédits nouveaux augmentent pour les prêts de montant unitaire supérieur à 1 million d’euros (1,44 % en août, après 1,25 % en juillet) et, de façon plus faible, pour ceux d’un montant inférieur (1,77 %, après 1,71 %).