Les réductions d’impôt en faveur du financement des entreprises font de la résistance
En attendant la loi PACTE sur le financement des entreprises, il n’est inutile de regarder le montant des investissements réalisés par les ménages dans les PME. Ainsi, en 2017, 137 000 Français ont investi dans des PME à travers un fonds d’investissement de proximité (FIP) ou un fonds communs de placement pour l’innovation (FCPI). Le montant total investi est un peu supérieur à 1 milliard d’euros soit le montant le plus élevé de ces 10 dernières années. Les réductions d’impôt sur le revenu lié à ces investissements ont représenté 500 millions d’euros au titre de l’impôt sur le revenu et 581 millions d’euros au titre de la réduction d’impôt pour l’ISF. Les investissements en direct dans les PME au titre de l’ISF ont généré des versements de près de 500 millions d’euros, selon les associations professionnels AFG et France Invest
Compte tenu de la disparition de l’ISF, les professionnels du secteur du financement des PME réclame dans le cadre de la loi PACTE l’adoption de plusieurs mesures incitatives. L’augmentation de la réduction d’impôt sur le revenu est souhaitée Certains mettent en avant la législation favorable au Royaume-Uni.
Il est à souligner que les réductions d’impôts seront pour l’exercice 2018, la fameuse année blanche, néanmoins accordée. Elles seront restituées en septembre 2019. De ce fait, pour les versements dans les FCPI, FIP, SOFICA et pour les achats de titres de PME, il n’y a pas d’année blanche.
Près de 950 milliards d’euros de crédits pour les entreprises françaises
Selon la Banque de France, à la fin du mois de janvier 2018, les crédits mobilisés par les entreprises atteignent 947,4 milliards d’euros, en augmentation de 5,3 % sur un an, après 5,6 % en décembre 2017. Cette progression concerne toutes les catégories d’entreprises : +3,6 % pour les PME, +4,6 % pour les entreprises de taille intermédiaire et +5,2 % pour les grandes entreprises.
L’augmentation de l’encours des crédits mobilisés concerne la quasi-totalité des secteurs. Elle s’élève sur un an à 6,8 % dans l’industrie manufacturière, à 4,7 % dans les services aux entreprises et à 4,2 % dans le transport. En revanche, l’encours des crédits mobilisés recule dans le secteur de l’information et de la communication (-2,8 %).
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux baisse légèrement en janvier pour les prêts d’un montant unitaire supérieur à 1 million d’euros (1,31 %, après 1,35 % en décembre) et est stable pour ceux d’un montant inférieur ou égal à 1 million d’euros (1,67 %).
Encours de crédits aux entreprises résidentes (*)
(encours en milliards d’euros, TC (***) en pourcentage)
Nombre d’entreprises (**)
Encours
Crédits mobilisés
TC annuel
janv- 2018
janv- 2018
Janv.- 2018 / Janv. 2017
Déc- 2017 / Déc 16
PME
1 096 215
395,3
3,6
4,0
ETI
6 033
280,9
4,6
5,4
GE
264
108,7
5,2
4,9
Ensemble
(hors Divers SCI)
1 102 512
784,9
4,2
4,6
SCI et divers (voir Compléments)
561 413
162,6
11,2
11,0
Total
1 663 925
947,4
5,3
5,6
(*) y compris entrepreneurs individuels
(**) au sens de la LME, ayant un encours de crédit déclaré de plus de 25 000 euros
Protection sociale, 40 % des dépenses publiques en Europe
Au sein de l’Union européenne, les dépenses de «protection sociale» (hors santé), représente, selon Eurostat, la principale dépense publique avec 19,1% du PIB devant les fonctions «santé» (7,1%), «services généraux des administrations publiques» tels que les affaires étrangères et les opérations concernant la dette publique (6,0%), «enseignement» (4,7%) et «affaires économiques» (4,0%). Les fonctions «ordre et sécurité publics» (1,7%), «défense» (1,3%), «loisirs, culture et culte» (1,0%), «protection de l’environnement» (0,7%) ainsi que «logements et équipements collectifs» (0,6%).
La protection sociale a constitué,selon Eurostat, le plus important domaine de dépenses des administrations publiques en 2016 dans tous les États membres. Le ratio des dépenses des administrations publiques en matière de protection sociale a varié d’un État membre de l’UE à l’autre, s’échelonnant de moins de 10% du PIB en Irlande (9,9%) à plus d’un quart du PIB en Finlande (25,6%). Huit États membres (Finlande, France, Danemark, Autriche, Italie, Grèce, Suède et Belgique) ont consacré au moins 20% de leur PIB à la protection sociale, alors que l’Irlande, la Lituanie, la Roumanie, la Lettonie, Malte, la République tchèque et la Bulgarie ont dépensé chacun moins de 13% de leur PIB pour la protection sociale.
Les dépenses de protection sociale peuvent être subdivisées, selon Eurostat, en plusieurs groupes détaillés. La plus grande part des dépenses de protection sociale dans tous les États membres de l’UE a été affectée au groupe «vieillesse», y compris les pensions. En 2016, les dépenses des administrations publiques liées au groupe «vieillesse», en pourcentage du PIB, ont été les plus élevées en Grèce (16,0%), en Finlande (13,7%), en France et en Italie (13,5 % chacune). Les parts les plus faibles ont été enregistrées en Irlande (3,5%), en Lituanie (5,9%), à Chypre (6,2%) et aux Pays-Bas (6,7%). Les dépenses des administrations publiques liées au groupe «vieillesse» ont représenté 10,2% du PIB dans l’UE.
Avec des parts supérieures à 8% du PIB en 2016, le Danemark (8,6%) et la France (8,1%) sont les États membres dans lesquels les dépenses publiques consacrées à la santé sont les plus élevées. Le Danemark et la Suède (6,9% du PIB), la Belgique (6,4%) et la Finlande (6,1%) sont les pays qui ont consacré les plus fortes parts de dépenses de leurs administrations publiques à l’enseignement en 2016.
En ce qui concerne les dépenses consacrées aux affaires économiques, les plus forts pourcentages observés en 2016 concernent la Hongrie (7,1% du PIB) et la Belgique (6,5%).
La part la plus élevée de dépenses des administrations publiques consacrées aux services publics en 2016 a été observée en Grèce (9,2% du PIB). En 2016, 2% ou plus du PIB ont été consacrés à la défense en Estonie (2,4%), en Grèce (2,1%) et au Royaume-Uni (2,0%). La plus forte part des dépenses des administrations publiques consacrées à l’ordre public et à la sécurité a été observée en Bulgarie (2,4%), à la protection environnementale en Grèce (1,6%) et aux Pays-Bas (1,4%), au logement et aux équipements collectifs en Bulgarie (1,9%) et aux loisirs, à la culture et au culte en Hongrie (3,3%) et en Estonie (2,1%).
La BCE prépare en douceur la sortie de la politique monétaire non conventionnelle
Le 8 mars dernier, la Banque centrale Européenne a supprimé, de son communiqué, la phrase, répétée à chaque réunion depuis le mois de décembre 2016, soulignant qu’elle pourrait « accroître si nécessaire le volume » de son programme de rachats d’actifs, actuellement fixé à 30 milliards d’euros par mois (ce montant était de 80 milliards d’euros de mars 2015 à avril 2016, de 60 milliards d’euros de mai 2016 jusqu’en décembre 2017 et enfin de 30 milliards d’euros depuis). Les rachats sont censés s’arrêter au mois de septembre prochain. Au total, la BCE a réalisé pour près de 2 400 milliards d’euros de rachats depuis en mars 2015. lLe Conseil des gouverneurs de la BCE a, par ailleurs, laissé inchangé ses taux directeurs. Le taux d’intérêt des opérations principales de refinancement ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00 %, 0,25 % et -0,40 %. Le Conseil des gouverneurs a indiqué que les taux d’intérêt directeurs resteront à leurs niveaux actuels pendant une période prolongée, et bien au-delà de l’horizon fixé pour les achats nets d’actifs.
L’abandon de toute référence à un renforcement du programme d’achats de titres constitue une nouvelle étape dans le processus conduisant à l’arrêt de ce programme. Il ouvre la porte à l’annonce d’un calendrier de retrait plus précis lors de la réunion de juin de la BCE.
Ce changement était attendu même si la faiblesse générale de l’inflation amène les autorités monétaires à rester prudentes. Néanmoins, ces derniers sont toujours optimistes en ce qui concerne l’orientation de la croissance en Europe.
Les femmes face à la question des retraites
Les femmes devancent les hommes en matière de retraite sur un point, l’espérance de vie, cette dernière atteint à 60 ans 28,4 ans pour les femmes et 24,6 ans pour les hommes. En revanche, il en est tout autrement pour le niveau des pensions.
La pension de droit direct des femmes s’élevait selon les derniers chiffres publiés par le Ministère des Affaires sociales, en 2015, à 1 050 euros contre 1 728 euros par mois pour les hommes. Elle serait ainsi inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes. Cet écart était de 45,8 % en 2004. Après prise en compte des droits dérivés, essentiellement tirés des pensions de réversion, la pension moyenne des femmes est de 1 309 euros par mois. L’écart se réduit alors à 25,1 %.
Cet alignement progressif est lié à l’arrivée à l’âge de la retraite de femmes ayant cotisé plus et plus longtemps. Le taux d’activité des femmes est en augmentation. Par ailleurs, des mesures ont été prises afin de mieux prendre en compte la maternité. Ainsi la pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’est ainsi accrue, toujours en 2015, de 0,5 % pour les hommes quand la progression a été de 1,1 % pour les femmes.
Les femmes devancent les hommes en matière de retraite sur un point, l’espérance de vie, cette dernière atteint à 60 ans 28,4 ans pour les femmes et 24,6 ans pour les hommes. En revanche, il en est tout autrement pour le niveau des pensions.
La pension de droit direct des femmes s’élevait selon les derniers chiffres publiés par le Ministère des Affaires sociales, en 2015, à 1 050 euros contre 1 728 euros par mois pour les hommes. Elle serait ainsi inférieure de 39,2 % en moyenne à celle des hommes. Cet écart était de 45,8 % en 2004. Après prise en compte des droits dérivés, essentiellement tirés des pensions de réversion, la pension moyenne des femmes est de 1 309 euros par mois. L’écart se réduit alors à 25,1 %.
Cet alignement progressif est lié à l’arrivée à l’âge de la retraite de femmes ayant cotisé plus et plus longtemps. Le taux d’activité des femmes est en augmentation. Par ailleurs, des mesures ont été prises afin de mieux prendre en compte la maternité. Ainsi la pension moyenne corrigée de la revalorisation annuelle (0,1 % en octobre 2015) s’est ainsi accrue, toujours en 2015, de 0,5 % pour les hommes quand la progression a été de 1,1 % pour les femmes.
La fin de la retraite à 60 ans à Tahiti en question
En France, la retraite à 60 ans existe encore. L’âge légal reste fixé en effet à 60 ans en Nouvelle Calédonie et en Polynésie Française.
Pour la Polynésie, néanmoins, le sujet du report de l’âge à 62 ans est posé et donne lieu à d’importants débats et manifestations. En effet, le jeudi 8 mars, l’Assemblée de la Polynésie française a examiné un projet de réforme du système des retraites. Face à cette réforme, un appel à la grève générale a été lancée. Mardi 6 mars, 2500 Polynésiens ont défilé à Papeete pour protester contre la réforme.
Des blocages sont annoncés pour pénaliser le secteur touristique, premier secteur économique local. les syndicats menacent de bloquer le trafic aérien. Les premières conséquences de la grève étaient visibles dès le 6 mars avec des pénuries de gaz dans les stations services. La réforme prévoit de porterà 62 ans l’âge de départ à la retraite d’ici 2021, contre 60 ans aujourd’hui. Quant à la durée légale de cotisation, elle sera portée à 36 ans en 2019, 37 ans en 2020 et 38 ans en 2021. En métropole, la durée de cotisation a été fixée à 43 ans pour les générations nées après 1973. « Mathématiquement, il est prouvé que dans deux ans, maximum trois ans, nous aurons épuisé toutes les réserves de nos retraites », a déclaré sur TNTV le président de la Polynésie française Edouard Fritch pour justifier cette réforme. Le déficit de la Caisse locale des retraites dépasse les 36 milliards de Francs pacifique, soit plus de 300 millions euros. La grève a un également caractère politique, le principal responsable syndical, Angelo Frébault, a appelé à « un vote sanction contre le gouvernement », à moins de deux mois des élections territoriales, prévues le 22 avril.
L’assurance-vie engage l’année sur de bonnes bases
Janvier est traditionnellement un bon mois pour l’assurance-vie et 2018 le confirme. Sur ces dix dernières années, seul le mois de janvier 2012 s’est soldé par une décollecte, l’année 2012 étant, il faut le rappeler, l’année horribilis de l’assurance-vie.
Avec une collecte nette de 2,5 milliards d’euros en janvier, l’assurance-vie obtient son meilleur résultat de ces six derniers mois. Il est le résultat d’une très bonne collecte brute, 13,3 milliards d’euros soit 1,8 milliard de plus qu’au mois de décembre dernier. Les prestations et rachats se sont légèrement tassés tout en restant élevés à 10,8 milliards d’euros contre 11 au mois de décembre. Les épargnants ont affecté une partie des primes de fin d’année sur leurs contrats d’assurance-vie. Par ailleurs, plusieurs opérations prévues en fin d’année ont pu être décalées sur janvier du fait des congés.
Les unités de compte ont représenté plus de 30 % de la collecte brute, (30,07 %) contre une moyenne de 27 % sur les mois précédents. Il y a donc une amplification du mouvement de réallocation de l’épargne vers les unités de compte. La baisse des rendements des fonds euros commencent à être intégrés par les assurés qui acceptent de prendre un peu plus de risque afin d’améliorer la rémunération de leur épargne.
Le mois de janvier n’est pas pour l’assurance-vie comme pour le Livret A représentatif du fait des reports de fin d’année. Il est probable que la collecte des prochains mois soit plus faible. Néanmoins, le résultat du mois de janvier traduit la résilience de ce produit. L’évolution des marchés « actions » conditionne la poursuite du rééquilibrage en faveur des unités de compte. En outre, l’immobilier qui a enregistré un nombre important de transactions en 2017, devrait se tasser cette année ce dont l’assurance-vie pourrait profiter.
Les ménages français continuent à s’endetter
Selon la Banque de France, les encours de crédits à l’habitat ont augmenté, en janvier, de 6,1 % contre +6,3 % en décembre. les taux d’emprunts restent bas (1,62 % en moyenne) au regard d’une inflation qui a monté depuis un an.
La part des renégociations dans les nouveaux crédits remonte légèrement à 18 %.
Les crédits à la consommation restent dynamiques, leur taux de croissance atteignant un plus haut depuis août 2006 (+ 6,7 %).
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut
Taux de croissance annuel brut
janv- 2018
nov- 2017
déc- 2017
janv- 2018
Total
1 163
6,4
6,5
6,3
Habitat
957
6,2
6,3
6,1
Consommation
170
6,4
6,6
6,7
Autres
36
9,8
10,3
Montant en milliards d’euros, part en pourcentage)
août-2017
sept- 2017
oct- 2017
nov- 2017
déc- 2017
janv- 2018
– prêts amortissables à la consommation (b)
5,0
5,2
5,1
5,5
5,7
5,2
– crédits à l’habitat
15,1
14,4
14,6
17,0
17,2
16,5
dont crédits à l’habitat hors renégociations
10,7
11,0
11,3
13,6
14,5
13,5
– part de renégociation des crédits à l’habitat, non CVS, en % (c)
28,9
23,8
22,6
19,7
15,8
18,3
Les taux des livrets bancaires continuent de baisser
0,28 % le rendement annuel moyen des livrets bancaires au mois de janvier en France. Ce rendement est en baisse de 0,1 point par rapport à celui de décembre. L’augmentation des taux concerne surtout les placements longs. Pour les produits de court terme, les taux directeurs de la Banque centrale continuent à jouer pleinement.
Stabilité de la rémunération des dépôts en janvier
Sinon, plus largement, selon la Banque de France, au mois de janvier, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est inchangé par rapport au mois de décembre 2017 (0,67%). Les évolutions les plus significatives concernent les comptes à termes des SNF dont la rémunération baisse de 2 points de base.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
janv- 2017
nov- 2017
déc- 2017 (e)
janv- 2018 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires
0,76
0,68
0,67
0,67
Ménages
0,99
0,93
0,93
0,93
dont : – dépôts à vue
0,04
0,03
0,03
0,03
– comptes à terme <= 2 ans (g)
1,26
0,92
0,90
0,89
– comptes à terme > 2 ans (g)
2,05
1,78
1,76
1,75
– livrets à taux réglementés (b)
0,79
0,79
0,79
0,79
dont : livret A
0,75
0,75
0,75
0,75
– livrets ordinaires
0,32
0,29
0,29
0,28
– plan d’épargne-logement
2,73
2,70
2,70
2,70
SNF
0,44
0,33
0,31
0,31
dont : – dépôts à vue
0,12
0,11
0,11
0,10
– comptes à terme <= 2 ans (g)
0,46
0,31
0,27
0,25
– comptes à terme > 2 ans (g)
1,83
1,59
1,55
1,53
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème
0,00
0,00
0,00
0,00
Euribor 3 mois (c)
-0,33
-0,33
-0,33
-0,33
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)
-0,13
-0,21
-0,19
0,00
Un mois de février très frisquet sur le plan boursier
Tableau de bord des marchés financiers
Résultats
CAC au 29 décembre 2017
CAC au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
5 312,56
5 320,49
-3,77 %
+0,15 %
DAXX au 29 décembre 2017
DAXX au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
12 917,64
12 435,85
-6,78 %
-3,73 %
Footsie au 29 décembre 2017
Footsie au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
7 687,77
7 231,91
-5,66 %
-5,93 %
Euro Stoxx au 29 décembre 2017
Euros Stoxx au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
3 609,29
3 438,96
-5,72 %
-1,86 %
Dow Jones au 29 décembre 2017
Dow Jones au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
24 719,22
25 027,96
-5,97 %
+1,25 %
Nasdaq au 29 décembre 2017
Nasdaq au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
6 903,39
7 273,01
-3,10 %
+5,35 %
Nikkei au 29 décembre 2017
Nikkei au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
22 764,94
22 068,24
-6,62 %
-3,06 %
Parité euro/dollar au 29 décembre 2017
Parité euro/dollar au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier r
1,1894
1,2218
-1,68 %
+1,84 %
Once d’or au 29 décembre 2017
Once d’or au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
1 304,747
1 320,371
-2,19 %
+1,37 %
Pétrole Brent au 29 décembre 2017
Pétrole Brent au 28 février 2018
Évolution en février
Evolution depuis le 1er janvier
66,840
65,647
-6,79 %
-1,47 %
Les indices « actions » des grandes places financières ont tous reculé au mois de février. Cette baisse est, en grande partie, imputable aux anticipations sur les hausses des taux d’intérêt américains.
Les gains depuis le 1er janvier 2018 ont été effacés sauf à Paris mais pour quelques points et à New-York.
L’inflation toujours aussi étale en France
Selon l’INSEE, sur un an, les prix à la consommation auraient augmenté de 1,2 % sur un an contre +1,3 % le mois précédent. Cette moindre inflation résulterait d’un ralentissement des prix des services, de l’alimentation et du tabac. Les prix des produits manufacturés seraient en légère hausse et ceux de l’énergie augmenteraient au même rythme que le mois précédent.
Sur un mois, les prix à la consommation seraient stables après une baisse de 0,1 % en janvier. Les prix de l’alimentation se replieraient dans le sillage des prix des produits frais. Ceux des produits manufacturés diminueraient encore, mais de façon moins marquée qu’en janvier. Les prix des services ralentiraient. Enfin, les prix énergétiques seraient stables, la baisse des prix des produits pétroliers étant compensée par la hausse de ceux du gaz et de l’électricité.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait à 1,3 % en février après une accélération le mois précédent (+1,5 % après +1,2 % en décembre). Sur un mois, il serait stable après un repli de 0,1 % en janvier.
La consommation en recul au mois de janvier
Selon l’INSEE, au mois de janvier, les dépenses de consommation des ménages en biens se contractent de 1,9 % en volume après un mois de décembre déjà en repli ( −1,2 %). Cette diminution est en grande partie imputable à la faible consommation d’énergie, liée à un mois de janvierdoux. Les achats de matériels de transport se replient également. Seules les dépenses en équipement du logement sont orientées à la hausse.
Les entreprises françaises s’endettent pour investir
Selon la Banque de France, la croissance des crédits à l’investissement aux sociétés non financières été 6,8 %. Elle est stable par rapport à celle du mois de décembre. Les crédits à l’équipement progressent de + 8,3 %, après + 8,4 % en décembre quand de leur côté les crédits immobiliers ont enregistré une hausse de +4,7 %, après +4,6 % en décembre.
Les crédits de trésorerie, dont l’évolution est par nature volatile, décélèrent en janvier, leur taux de croissance annuel (+2,3%) étant en outre impacté par un effet de base. Cela influe sur le taux global de croissance des crédits aux sociétés non financières, qui reste cependant très élevé, à 5,4 %.
Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut
Taux de croissance annuel brut
janv- 2018
nov- 2017
déc- 2017
janv- 2018
Total
963
5,5
6,2
5,4
Investissement
683
6,6
6,8
6,8
Equipement
410
8,3
8,4
8,3
Immobilier
273
4,3
4,6
4,7
Trésorerie
223
3,7
5,3
2,3
Autres
57
-0,2
2,1
1,3
Vague à l’âme chez les ménages français
Le moral des Français retombe en ce début d’année. Ainsi, l’indicateur qui mesure la confiance ménages recule de 4 points en février. L’indicateur qui la synthétise retrouve moyenne de long terme (100). La hausse de la CSG de 1,7 point et l’augmentation de plusieurs prélèvements contribuent à cette dégradation du moral des ménages. Lé débat sur la question du pouvoir d’achat traduit l’état d’esprit d’une partie de l’opinion. Par ailleurs, les annonces gouvernementales de réformes sont par nature anxiogènes.
Indicateur synthétique de confiance des ménages
Source : Insee
En février, les ménages sont plus pessimistes qu’en janvier sur leur situation financière future : le solde correspondant perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2015, bien au-dessous de sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leur situation financière passée se dégrade également (−6 points). Le solde correspondant repasse légèrement au-dessous de sa moyenne de long terme.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est quasi stable en février (−1 point). Le solde correspondant demeure nettement au-dessus de sa moyenne de longue période.
La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue légèrement en février (−2 points). Le solde correspondant demeure ainsi bien au-dessous de sa moyenne de longue période. En février, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future baisse de 5 points, tandis que celui sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (−1 point). Les deux soldes se maintiennent légèrement au-dessus de leur moyenne de long terme.
En février, les ménages sont plus pessimistes concernant le niveau de vie futur en France : le solde correspondant perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2017. Les ménages ont également une appréciation moins favorable concernant le niveau de vie passé en France : le solde correspondant recule de 4 points après deux mois de stabilité. Cependant, les deux soldes d’opinions se maintiennent au-dessus de leur moyenne de longue période.
L’opinion des ménages concernant l’évolution du chômage est inchangée en février : le solde correspondant est stable et demeure bien inférieur à sa moyenne de longue période.
En février, les ménages sont plus nombreux qu’en janvier à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois : le solde correspondant gagne 5 points et atteint son plus haut niveau depuis août 2014. Il se situe néanmoins très au-dessous de sa moyenne de longue période
Les ménages sont en revanche un peu moins nombreux que le mois dernier à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois : le solde correspondant perd 3 points après une forte hausse en janvier (+18 points). Il se maintient nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.
La production industrielle décolle
Au mois de décembre, le chiffre d’affaires est en augmentation dans l’industrie manufacturière (+0,5 % après −0,4 %) tout comme dans l’ensemble de l’industrie (+0,6 % après −0,3 %). Le chiffre d’affaires augmente nettement sur les trois derniers mois dans l’industrie manufacturière (+2,6 %), ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+2,5 %). Au sein de l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires croît vivement dans les « autres industries » (+2,4 %), les matériels de transport (+4,6 %), la cokéfaction et raffinage (+10,5 %) et les biens d’équipement (+1,6 %). Il est stable dans les industries agroalimentaires.
La hausse est particulièrement importante sur 12 mois. Toujours selon l’INSEE, le chiffre d’affaires croît nettement par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+6,6 %). La croissance est plus marquée encore dans l’ensemble de l’industrie (+7,4 %) grâce à la forte hausse des industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+10,8 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires augmente fortement dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : les « autres industries » (+7,1 %), les matériels de transport (+7,0 %), les biens d’équipement (+6,6 %), les industries agroalimentaires (+3,3 %) et la cokéfaction et raffinage (+14,9 %).
Conjoncture, petite alerte en février
Au mois de février, les indicateurs de l’INSEE mesurant le climat des affaires soulignent une petite inquiétude chez les dirigeants d’entreprise. Ainsi, l’indicateur qui synthétise le climat des affaires perd deux points après un léger repli en janvier. À 109, il demeure néanmoins bien au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Le climat des affaires perd trois points dans les services, deux points dans l’industrie et un point dans le bâtiment. Il est stable dans le commerce de détail. Il demeure nettement au-dessus de sa moyenne de longue période dans chaque secteur.
Le point inquiétant est le passage en zone d’incertitude de l’indicateur de retournement. cet indicateur vise à détecter le plus tôt possible le moment où la conjoncture économique change d’orientation. C’est une variable qualitative qui n’est pas directement observée. le passage en zone d’incertitude indique que les dirigeants sont moins convaincus de la poursuite du cycle de croissance dans les prochains mois.
En revanche, en février le climat de l’emploi est stable. L’indicateur est à 109 pour le troisième mois consécutif, bien au-dessus de sa moyenne (100) et au plus haut depuis août 2011. En particulier, la baisse du solde sur les effectifs prévus dans les services hors intérim est compensée par la hausse des soldes sur les effectifs passés dans les services hors intérim et prévus dans les agences d’intérim.
Indicateur de climat des affaires France
Indicateur de climat de l’emploi France
L’inflation baisse sur un mois mais augmente sur douze
En janvier l’indice des prix à la consommation (IPC) est en recul de 0,1 %, après un redressement de 0,3 % en décembre. Cette baisse s’explique par le repli saisonnier des produits manufacturés en lien avec les soldes d’hiver, ainsi qu’à une baisse des prix des services de transports. En revanche, les prix de l’énergie et de alimentation sont en hausse. De ce fait, corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation accélèrent nettement (+0,7 %) après +0,1 % en décembre.
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de 1,3 % en janvier après +1,2 % en novembre et décembre. L’accélération des prix de l’énergie et des services est en partie compensée par un ralentissement des prix du tabac et des produits alimentaires. Les prix des produits manufacturés sont stables.
En janvier 2018, l’indice d’inflation sous-jacente qui ne prend pas en compte les biens et services connaissant de fortes fluctuations de prix augmente de 0,6 % après une stabilité en décembre. Sur un an, l’inflation sous-jacente accélère à +0,9 %, après +0,6 % le mois précédent.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se replie légèrement (−0,1 %) après un rebond à +0,4 % en décembre ; sur un an, il accélère à +1,5 % après +1,2 % le mois précédent.
La progression de l’inflation est encore essentiellement portée par l’énergie. En janvier, elle est de 5,2 % pour ces douze derniers mois après +5,0 % en lien principalement avec la hausse de la fiscalité des produits énergétiques. Ainsi, les prix du gaz de ville (+4,4 % sur un an après +2,6 %) et dans une moindre mesure de l’électricité (+1,7 % sur un an, après +1,5 % ) sont en augmentation. Les prix des produits pétroliers connaissent toujours une augmentation mais qui sur le dernier mois est moins forte (+7,9 % après +8,2 %) ; sur le mois et malgré une hausse plus prononcée de la fiscalité. Le cours du pétrole s’est stabilisé en janvier quand il était en forte hausse au début de l’année 2017.
Le Livret A au mois de janvier casse la baraque
Le Livret A commence l’année 2018 sur les chapeaux de roues avec une collecte nette de 3,58 milliards d’euros (320 millions d’euros pour le LDDS). Il tourne, ainsi, le dos au trou d’air qui a marqué la collecte à la fin de l’année dernière. Les annonces du Gouvernement sur le gel du taux pour deux ans avaient, alors, dissuadé certains épargnants de mettre de l’argent sur leur Livret A.
Après quatre mois de vache maigre, le Livret A renoue donc avec le succès, sa collecte en janvier battant même celle déjà très importante du premier mois de l’année 2017 (2,89 milliards d’euros). Avec ce bon résultat du mois de janvier, l’encours du Livret A franchit le montant record de 275,4 milliards d’euros (379,9 milliards d’euros avec le LDDS).
Ce résultat n’est pas en soi une surprise car le mois de janvier est, en règle générale, porteur pour le Livret A. Certes, en 2016 comme en 2015, une décollecte avait été enregistrée mais elles coïncidaient avec les annonces sur la baisse du taux.
Au mois de janvier, les ménages, après les fêtes, se mettent en mode « économies en prévision du premier tiers provisionnel et les futures vacances. Ils placent, par ailleurs, une partie de leurs primes et cadeaux de fin d’année sur le Livret A. Il y a également un phénomène de rattrapage par rapport à la fin du mois de décembre où les ménages, en vacances, n’ont pas eu le temps de réaliser leurs versements sur leurs produits d’épargne.
Avec l’anticipation d’une reprise de l’inflation, les ménages ont pu aussi vouloir reconstituer leur épargne par effet d’encaisse. Le Livret A a profité des annonces de baisse de rendement des fonds euros de l’assurance-vie. Enfin, les changements de fiscalité opérés par le Gouvernement dont l’entrée en vigueur est intervenue au 1er janvier ont également conduit les épargnants à opter pour des produits bénéficiant d’une exonération totale. Le Plan d’Epargne Logement qui, ces dernières années, était devenu un redoutable concurrent pour le Livret A pâtit, tout à la fois, de la baisse de son taux et de l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique même si cela ne concerne que les nouveaux plans.
Si le résultat du mois de janvier est bien souvent atypique, il n’en demeure pas moins que la collecte devrait être dynamique pour le Livret A. Les changements à venir pour l’assurance-vie et l’épargne retraite ainsi que le durcissement de la fiscalité pour le PEL confortent le Livret A comme valeur refuge. Le relèvement de l’inflation qui entraîne un rendement réel négatif ne dissuade pas, pour le moment, les ménages à placer une partie de leurs disponibilités. Par ailleurs, l’importance des dépôts à vue permet à ces derniers de réaliser des arbitrages en faveur des produits d’épargne de court terme de manière assez facile.
Le Livret A commence l’année 2018 sur les chapeaux de roues avec une collecte nette de 3,58 milliards d’euros (320 millions d’euros pour le LDDS). Il tourne, ainsi, le dos au trou d’air qui a marqué la collecte à la fin de l’année dernière. Les annonces du Gouvernement sur le gel du taux pour deux ans avaient, alors, dissuadé certains épargnants de mettre de l’argent sur leur Livret A.
Après quatre mois de vache maigre, le Livret A renoue donc avec le succès, sa collecte en janvier battant même celle déjà très importante du premier mois de l’année 2017 (2,89 milliards d’euros). Avec ce bon résultat du mois de janvier, l’encours du Livret A franchit le montant record de 275,4 milliards d’euros (379,9 milliards d’euros avec le LDDS).
Ce résultat n’est pas en soi une surprise car le mois de janvier est, en règle générale, porteur pour le Livret A. Certes, en 2016 comme en 2015, une décollecte avait été enregistrée mais elles coïncidaient avec les annonces sur la baisse du taux.
Au mois de janvier, les ménages, après les fêtes, se mettent en mode « économies en prévision du premier tiers provisionnel et les futures vacances. Ils placent, par ailleurs, une partie de leurs primes et cadeaux de fin d’année sur le Livret A. Il y a également un phénomène de rattrapage par rapport à la fin du mois de décembre où les ménages, en vacances, n’ont pas eu le temps de réaliser leurs versements sur leurs produits d’épargne.
Avec l’anticipation d’une reprise de l’inflation, les ménages ont pu aussi vouloir reconstituer leur épargne par effet d’encaisse. Le Livret A a profité des annonces de baisse de rendement des fonds euros de l’assurance-vie. Enfin, les changements de fiscalité opérés par le Gouvernement dont l’entrée en vigueur est intervenue au 1er janvier ont également conduit les épargnants à opter pour des produits bénéficiant d’une exonération totale. Le Plan d’Epargne Logement qui, ces dernières années, était devenu un redoutable concurrent pour le Livret A pâtit, tout à la fois, de la baisse de son taux et de l’introduction du Prélèvement Forfaitaire Unique même si cela ne concerne que les nouveaux plans.
Si le résultat du mois de janvier est bien souvent atypique, il n’en demeure pas moins que la collecte devrait être dynamique pour le Livret A. Les changements à venir pour l’assurance-vie et l’épargne retraite ainsi que le durcissement de la fiscalité pour le PEL confortent le Livret A comme valeur refuge. Le relèvement de l’inflation qui entraîne un rendement réel négatif ne dissuade pas, pour le moment, les ménages à placer une partie de leurs disponibilités. Par ailleurs, l’importance des dépôts à vue permet à ces derniers de réaliser des arbitrages en faveur des produits d’épargne de court terme de manière assez facile.
Un produit retraite, c’est un produit avec une sortie en rente mais le problème c’est que les Français préféreraient la sortie en capital. C’est du moins ce que révélerait un récent sondage.
Selon une étude de Natixis et Amundi réalisée auprès de 131.115 épargnants, 77% auraient indiqué préférer une solution de sortie en capital. 84% des personnes interrogées souhaitent pouvoir transmettre l’épargne retraite accumulée à leurs proches (enfants, conjoint..).
La possibilité de sortir avant l’âge de la retraite est un souhait pour 43 % des salariés. 48 % se prononcent en faveur d’une gestion active de leur épargne durant leur retraite en pouvant mixer sortie en capital et revenus.
De ce fait, assez logiquement, l’assurance-vie est privilégiée à 86 %. Suivent le Perco (82%) et l’immobilier (76%). Le Perp et le Madelin dont le mode de sortie principal est la rente enregistrent des résultats plus faibles (50% et 31%).
Les Français prêts à faire le choix des actions ?
L’Autorité des Marchés Financiers a dans le cadre de son baromètre de l’épargne a étudié les comportements des ménages français en matière d’épargne.
Le Baromètre de l’AMF confirme les résultats de celui du Cercle de l’Epargne. Les Français privilégient les placements garantis :
52% des personnes interrogées refusent tout risque sur les placements, en dépit d’une faible rémunération ;
64% estiment avoir « peu » ou « pas du tout » confiance dans la Bourse.
Néanmoins, selon cette enquête
44% des Français jugent les placements en actions comme les supports les plus intéressants sur le long-terme ;
56% pensent qu’il s’agit d’une « bonne idée » pour diversifier ses placements ;
Enfin 1/3 des particuliers exprime un intérêt pour la Bourse, une proportion identique à la part des Français qui accepterait une certaine prise de risque dans la perspective de meilleurs rendements.
Pour la préparation de la retraite, les Français considèrent que le choix action peut se révéler le plus performant. La préparation de la retraite est pour 7 personnes sur 10 une priorité d’épargne.
L’Autorité des Marchés financiers étudie les frais
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié une étude qui analyse les niveaux de frais courants facturés en 2015 par plus de 8000 OPCVM distribués en France. Elle a pris en compte les frais courants facturés et un focus sur les commissions de performance.
L’AMF souligne que les fonds majoritairement investis en actions présentent des frais comparativement plus élevés. L’étude montre aussi que les différences de niveau de frais courants peuvent s’expliquer par des facteurs tels que les services de distribution, la taille du fonds (celle-ci peut permettre de réaliser des économies d’échelle), la domiciliation et le montant minimum de souscription. Il ressort également, en général, un niveau de frais en moyenne un peu plus élevé sur les fonds étrangers que les français pour des classes d’actifs équivalentes.
Sur les 8 038 fonds distribués auprès du grand public, 148 OPCVM, représentant 0,33% des encours gérés, affichent des frais significativement plus élevés que leurs concurrents. Parmi ces OPCVM, 70% présentent un encours inférieur à 20 millions d’euros, ce qui ne leur permet donc vraisemblablement pas de profiter d’économies d’échelle.
Placements, musclez votre épargne dès le 1er euro par Guillaume Sommerer
Guillaume Sommerer, initiateur et présentateur avec Cédric Decoeur de l’émission Intégral Placements sur BFM Business dans laquelle intervient régulièrement Philippe Crevel, vient de publier un ouvrage consacré à l’épargne, « Placements, musclez votre épargne dès le 1er euro ». Ode à l’épargne, cet ouvrage présente de manière concrète comment tout à chacun peut faire prospérer ses économies. Présentant les différentes solutions d’épargne qui s’adressent à tout à chacun, il souligne que l’épargne n’est pas qu’une question de revenus. Il s’agit d’un comportement, d’une attitude. Rempli de conseils de bon sens, il constitue un bon manuel pour se mettre à épargner utile, en bourse notamment.
Forte baisse du chômage à la fin de l’année 2017
Selon l’INSEE, en moyenne sur le quatrième trimestre 2017, le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail s’est élevé à 8,9 % de la population active en France (hors Mayotte), son plus bas niveau depuis début 2009. En un trimestre, il a baissé de 0,7 point après +0,2 point au trimestre précédent. Par rapport au quatrième trimestre 2016, la baisse est de 1,1 point, la plus forte depuis le premier trimestre 2008.
En France métropolitaine, le taux de chômage revient à 8,6 %. Le nombre de chômeurs diminue de 205 000 au dernier trimestre 2017, à 2,5 millions de personnes. Dans le même temps le taux d’emploi augmente de 0,6 point et le taux d’activité est quasi stable (+0,1 point). Le taux de chômage diminue pour toutes les tranches d’âge, en particulier les jeunes et les 25-49 ans.
Le PIB a augmenté de 0,6 % au 4e trimestre 2017 au sein de la zone euro
Au cours du quatrième trimestre 2017, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,6% dans la zone euro (ZE19) ainsi que dans l’UE28 par rapport au trimestre précédent, selon Eurostat, Au cours du troisième trimestre 2017, le PIB avait crû de 0,7% dans les deux zones.
En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,7% dans la zone euro et de 2,6% dans l’UE28
Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 2,5% (après +2,3% au troisième trimestre 2017). Sur l’ensemble de l’année 2017, le PIB a progressé de 2,5% dans les deux zones.
Baisse des effectifs chez les travailleurs non-salariés classiques
n 2015, en France, selon l’INSEE, 2,7 millions de personnes exercent une activité non salariée, hors secteur agricole. 29 % d’entre elles sont micro-entrepreneurs. Entre 2014 et 2015, les effectifs de micro-entrepreneurs ralentissent et ceux de non-salariés classiques baissent pour la deuxième année consécutive.
En 2015, les non-salariés perçoivent en moyenne 3 340 euros par mois, de 1 070 euros dans le commerce de détail hors magasin à 8 470 euros pour les médecins et dentistes. Les micro-entrepreneurs retirent en moyenne 440 euros mensuels de leur activité. Trois sur dix cumulent cette activité avec un emploi salarié ; en incluant leurs salaires, ils perçoivent au total 2 180 euros par mois.
À secteur donné, les femmes gagnent un tiers de moins que les hommes. Entre 2014 et 2015, le revenu d’activité moyen des micro-entrepreneurs augmente de 6,1 %, celui des non-salariés classiques progresse de 2,5 % : + 3,0 % pour les entrepreneurs individuels classiques et + 1,7 % pour les gérants majoritaires de sociétés. Ces hausses concernent presque tous les secteurs d’activité
Bonne santé de la création d’entreprise, en France
Au mois de janvier, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus a augmenté de 3,6 % après −1,5 % en décembre, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. Ceci est dû à la forte hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs (+9,1 % après −6,5 %). À l’inverse, les créations d’entreprises classiques se replient légèrement (−0,3 % après +2,3 %).
Créations mensuelles d’entreprises (CVS-CJO*)
* Données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables
Source : Insee, REE (issu de SIRENE)
Sur 12 mois, la hausse atteint, selon l’INSEE, 7,7 % après +6,7 % en décembre. Tous les types de créations sont en hausse : les immatriculations de micro-entrepreneurs (+10,5 %), les créations d’entreprises individuelles classiques (+8,1 %) et celles de sociétés (+4,1 %).
En données brutes, sur les douze derniers mois, le soutien aux entreprises est le secteur qui contribue le plus à la hausse des créations d’entreprises (+16 600 créations, soit une contribution de 3 points à l’évolution totale)1. Au sein de ce secteur, c’est dans les activités de conseils pour les affaires et autres conseils de gestion que la hausse est la plus élevée (+10 700 au cours des douze derniers mois).
En janvier, en données brutes, la part des demandes d’immatriculations de micro-entrepreneurs dans le total des entreprises créées au cours des douze derniers mois remonte pour le troisième mois consécutif et atteint 41,3 %.
L’augmentation des cotisations des Français non-résidents suspendue
Les bénéficiaires de revenus d’origine française mais vivant à l’étranger s’étaient vu appliquer depuis le 1er janvier 2018 une cotisation représentant l’équivalent de la hausse de CSG. Ces personnes pouvaient ne pas être touchées par les baisses de cotisations sociales applicables en France. Il pouvait également ne pas pris en compte les niveaux de revenus. Face à la montée de la contestation, le Ministre des Comptes Publics a proposé la suspension du décret. »
« Compte tenu des spécificités des prélèvements sociaux sur les non-résidents, ce décret prévoyait des dispositions particulières. Toutefois, il ne garantissait pas pleinement l’équité entre les Français résidant à l’étranger et ceux résidant en France au regard des mesures prises en faveur du pouvoir d’achat (baisse des cotisations sociales faisant plus que compenser la hausse de CSG) », explique Bercy dans un communiqué.
Gérald Darmanin a demandé à Anne Genetet, la députée représentant les Français d’Asie et d’Europe de l’Est, de proposer une solution dans le cadre de la mission sur la fiscalité et la protection sociale des Français de l’étranger, dont il l’a chargée par ailleurs. Cette affaire est liée au caractère hybride de la CSG qui est tout à la fois une contribution sociale et un impôt.Un abondant contentieux existe entre les non-résidents et l’Etat sur ce sujet.
Plus de 250 000 créations d’emploi en 2017
La France a créé 253 000 emplois en 2017 et 208 000 hors intérim. Au quatrième trimestre l’emploi salarié privé a, en effet, continué d’augmenter sur le même rythme qu’aux trimestres précédents : +0,3 %, soit 53 300 créations nettes d’emploi après 49 600 au troisième trimestre. Sur un an, la hausse a été de 1,3 % ( +1,1 % sur un an hors intérim).
L’emploi salarié privé a augmenté de 0,2 % dans l’agriculture et de 0,4 % dans la construction. Dans l’industrie, la perte est contenue, −400. Sur un an, l’emploi privé s’accroît de 21 300 dans la construction, tandis qu’il diminue de 10 100 dans l’industrie.
Au quatrième trimestre 2017, l’emploi privé augmente de nouveau solidement dans les services marchands : +0,4 % (soit +53 200), comme au troisième trimestre. Hors intérim, la hausse demeure conséquente : +0,4 %, après +0,3 %. L’emploi non marchand privé se replie modérément sur le trimestre (−0,2 % après +0,1 %) mais augmente de 0,5 % sur un an.
Au quatrième trimestre 2017, la hausse de l’emploi intérimaire est forte, du même ordre que celle du trimestre précédent : +1,1 %, après +1,5 % (soit +8 100 après +10 500). Sur un an, l’emploi intérimaire reste en très forte hausse (+6,6 %, soit +45 500).
Les ménages optent à 70 % pour les produits de taux
Au 3ème trimestre 2017, selon la Banque de France, le flux annuel de placement des ménages s’établit à 112,1 milliards dont 70% sous forme de produits de taux.
En rythme annuel, les acquisitions nettes d’actifs sous forme de produits de fonds
propres sont en hausse de 12,4 milliards (26,5 milliards après 14,1 milliards) : les ménages cèdent moins d’actions cotées et le flux d’actions détenues indirectement (via les fonds d’investissement et les contrats d’assurance vie en unité de compte) redevient positif. L’épargne financière investie en produits de taux est, quant à elle, quasi stable en rythme annuel (78,5 milliards après 75,6 milliards).
Le déficit budgétaire en-dessous de 68 milliards d’euros
Selon le Ministère de l’Economie, le solde général d’exécution du budget à fin décembre 2017 est de -67,8 milliards d’euros contre -69,1 milliards d’euros fin décembre 2016, soit une amélioration de 1,3 milliard d’euros. Ce déficit est inférieur de 6 milliards d’euros à celui prévu par la loi de finances rectificative présentée en
novembre 2017 (-74,1 milliards d’euros). Au regard des résultats obtenus par les partenaires de la France, la réduction apparaît faible d’autant plus que la croissance a atteint près de 2 % l’année dernière.
Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 386,9 milliards d’euros contre 379,8 milliards d’euros au 31 décembre 2016. Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) se sont établi à 313,6 milliards d’euros contre 304,0 fin décembre 2016. Les recettes fiscales nettes sont supérieures de +11,5 milliards d’euros par rapport au 31 décembre 2016. Les recettes de TVA sont notamment en hausse de 8,0 milliards d’euros par rapport à fin décembre 2016 et les recettes d’impôt sur les sociétés en hausse de 5,7 milliards d’euros dont 4,9 Md€ au titre de la contribution exceptionnelle). L’accélération de la croissance a permis une augmentation des recettes fiscales, ce phénomène devrait se poursuivre en 2018.
L’assurance-vie entre deux eaux !
L’année 2017 a été une année de transition pour l’assurance-vie avec une collecte nette de 7,2 milliards d’euros inférieure à celle du Livret A (10,24 milliards d’euros). Elle est en retrait par rapport aux dernières années. En 2016, elle avait atteint 16,1 milliards d’euros. Il faut remonter à 2012 pour retrouver un résultat plus mauvais.
En décembre, l’assurance-vie a dégagé une collecte positive de 500 millions d’euros effaçant ainsi la décollecte du même montant du mois de novembre. La collecte brute a été de 11,5 milliards d’euros en phase avec les mois précédents mais en retrait par rapport au mois de décembre des années précédentes. En revanche, les rachats en atteignant les 11 milliards d’euros sont en légère baisse tout en restant à un niveau élevé (11,3 milliards d’euros en novembre).
Les ménages en mode entrée / sortie
Le résultat de 2017 ne traduit pas un rejet de l’assurance-vie par les épargnants. En effet, la collecte brute reste à un niveau convenable en phase avec les années précédentes. Elle a été de 131,5 milliards d’euros en décembre contre 134,5 milliards d’euros en 2016 et 135,4 milliards d’euros en 2014. Sur ces dix dernières années, la moyenne annuelle est de 128 milliards d’euros.
Si la collecte nette est en retrait, c’est avant tout en raison de la progression des rachats qui désormais dépasse fréquemment 11 milliards d’euros par mois contre 8 à 9 milliards auparavant. Sur l’année 2017, les rachats ont atteint 124,3 milliards d’euros ce qui constitue un nouveau record. Le précédent datait de 2012 avec 119,5 milliards d’euros.
Maturité et Immobilier
L’augmentation des rachats et des prestations est imputable à la maturité croissante des contrats. Plus des deux tiers ont plus de huit ans. De ce fait, les assurés peuvent sortir en profitant du meilleur régime fiscal d’autant plus qu’ils ont pu craindre un durcissement de la fiscalité. Les changements fiscaux du gouvernement même s’ils ne s’appliquent pas de manière rétroactive ont pu conduire certains ménages à effectuer des rachats anticipés. Le prélèvement forfaitaire unique est entré en vigueur à compter du 1er janvier 2018 pour les versements effectués à compter du 27 septembre 2017. Il permet aux assurés ayant un contrat de moins de 8 ans de bénéficier sur leurs revenus de l’assurance-vie du taux de 30 % en lieu et place des taux précédents (35 % et 15 % auxquels il fallait ajouter les prélèvements sociaux dont le taux est de 17,2 % depuis le 1er janvier 2018). Au-delà de 8 ans, le taux du prélèvement fiscal reste fixé à 7,5 % sauf pour les contribuables dont l’encours en contrats d’assurance-vie dépasse 150 000 euros. Dans ce cas, le taux de 30 % s’applique au prorata du montant supérieur à 150 000 euros. Produit mature, l’assurance-vie est également majoritairement détenue par des personnes de plus de 50 ans. Les retraités sont de plus en plus tentés de puiser dans leur assurance-vie pour financer des dépenses exceptionnelles (logement, modernisation de leurs équipements) ou des dépenses de consommation (voyages) voire faire face à des problèmes de dépendance.
Si les rachats ont progressé en 2017, c’est aussi et avant tout en raison de l’augmentation du nombre de transactions immobilières qui atteint un somment en étant proche du million. De nombreux ménages ont effectué à des sorties d’argent de leurs contrats pour financer l’acquisition d’un bien immobilier. Ce transfert de l’assurance-vie vers la pierre peut apparaître paradoxal au moment où le Gouvernement a supprimé l’ISF sur les biens mobiliers pour la maintenir avec l’IFI sur les biens immobiliers.
La difficile appréciation de l’effet baisse des rendements
La baisse des rendements est un facteur à prendre avec prudence en compte. Certes, l’immobilier constitue un concurrent sérieux du fait de l’espoir de gains générés par les plus-values mais sa nature est différente par rapport à un placement financier. La pierre n’est pas exempte de risques par ailleurs. En revanche, au sein de la sphère financière, les PEA, les comptes titres ainsi que le PEL n’ont pas en 2017 bénéficié du moindre succès de l’assurance-vie. Il n’en demeure pas moins que la diminution des rendements a pu dissuader certains épargnants de maintenir leur poche d’épargne affectée en assurance-vie.
Les unités de compte, je t’aime moi non plus
L’autre raison possible du repli de l’assurance-vie peut provenir du refus de certains assurés d’affecter une partie de leurs disponibilités en unités de compte. Ces dernières enregistrent malgré tout une progression assez nette de leur collecte qui a représenté, en 2017, près de 28 % de la collecte totale soit un taux légèrement supérieur à celui d’avant crise.
Les affres d’une championne
L’assurance-vie est confrontée tout à la fois à un changement de contexte réglementaire et à un contexte de taux historique tout cela sur fond de vieillissement de population et de frénésie immobilière. Dans ces conditions, le résultat de 2017 est assez logique. Avec un encours de 1676 milliards d’euros, l’assurance-vie reste néanmoins de loin le premier produit d’épargne des ménages. En 2018, elle devra faire face à d’éventuels changements qui sont annoncés avec le futur projet de loi sur l’entreprise (projet PACT). Les incertitudes pourraient encore peser sur les résultats des prochains mois même si une certaine accalmie est attendue au niveau de l’immobilier.
Plus de 7 % de hausse pour l’industrie en un an !
Au mois de novembre, le chiffre d’affaires de l’industrie manufacturière s’est contracté, selon l’INSEE, de 0,4 % après une forte progression en octobre de 2,2 %. Il se replie plus nettement à l’exportation (−1,7 % après +3,2 %). Dans l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires recule également légèrement en novembre (−0,3 % après +1,7 % en octobre)
En dépit d’une légère baisse en novembre, le chiffre d’affaires augmente nettement sur les trois derniers mois dans l’industrie manufacturière (+2,6 %), ainsi que dans l’ensemble de l’industrie (+2,6 %). Au sein de l’industrie manufacturière, le chiffre d’affaires croît vivement dans les matériels de transport (+7,0 %) et dans la cokéfaction et raffinage (+9,4 %). Il progresse dans les biens d’équipement (+2,2 %) et les industries agroalimentaires (+0,5 %).
Le chiffre d’affaires croît nettement par rapport aux trois mêmes mois de l’année précédente dans l’industrie manufacturière (+7,1 %). Cette croissance est encore plus marquée dans l’ensemble de l’industrie (+7,9 %) du fait de la forte hausse dans les industries extractives, énergie, eau, déchets et dépollution (+11,4 %). Sur cette période, le chiffre d’affaires augmente fortement dans tous les grands secteurs de l’industrie manufacturière : les matériels de transport (+11,4 %), les industries agroalimentaires (+3,7 %), les biens d’équipement (+6,0 %) et la cokéfaction et raffinage (+14,9 %).
L’inflation recule légèrement en Zone euro
Selon l’institut statistique européen, Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 1,3% en janvier 2018, contre 1,4% en décembre 2017. S’agissant des principales composantes de l’inflation de la zone euro, l’énergie devrait connaître le taux annuel le plus élevé en janvier (2,1%, comparé à 2,9% en décembre), suivis de l’alimentation, alcool & tabac (1,9%, comparé à 2,1% en décembre), des services (1,2%, stable comparé à décembre) et des biens industriels non énergétiques (0,6%, comparé à 0,5% en décembre).
Petite accélération des prix en France !
Sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de 1,4 % en janvier 2018 après +1,2 % le mois précédent, selon l’estimation provisoire réalisée par l’INSEE fin janvier . Cette hausse de l’inflation proviendrait d’une accélération des prix des services et de l’énergie et d’un léger rebond des prix des produits manufacturés alors que les prix de l’alimentation et du tabac ralentiraient.
Néanmoins, sur un mois, les prix à la consommation se replieraient de 0,1 % après +0,3 % en décembre. Si les prix énergétiques augmentent assez fortement en raison avec la hausse du prix du baril de Brent et de la fiscalité, les prix des produits manufacturés se replieraient nettement en raison du début des soldes d’hiver.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait davantage que le mois précédent (+1,5 % après +1,2 % en décembre). Sur un mois, il se replierait : −0,1 % après +0,4 %.
Petit trou d’air pour la consommation au mois de décembre
Les fêtes de fin d’année n’ont pas donné lieu à un regain de consommation. En effet, au mois de décembre, les dépenses de consommation des ménages en biens ont, selon l’INSEE, reculé de 1,2 % faisant suite à une forte progression en novembre de +3,0 %. Pour information, au mois d’octobre, la consommation avait reculé de 2,1 %. La contraction du mois de décembre est imputable à la baisse de la consommation alimentaire et des achats de biens durables Sur l’ensemble du dernier trimestre 2017, les dépenses en biens sont quasi stables (−0,1 %).
En décembre 2017, assez bizarrement, la consommation alimentaire se contracte de 1,4 % et fait suite à la hausse en novembre (+1,4 %). Les achats de produits agro-alimentaires reculent, notamment les dépenses en produits laitiers, produits à base de viande et produits transformés (conserves, condiments, etc.). Les produits frais, les boissons et le tabac sont en forte baisse. Sur l’ensemble du trimestre, la consommation alimentaire augmente légèrement (+0,4 %).
En décembre 2017, les dépenses en biens fabriqués diminuent nettement (−1,4 % après +2,6 % en novembre). Elles sont quasi stables sur l’ensemble du trimestre (−0,1 %).
En décembre, les achats de biens durables se replient fortement (−2,0 % après +2,4 % en novembre). La consommation de biens d’équipements du logement, en particulier de matériels audiovisuels, de smartphones et de produits informatiques subit le contrecoup du dynamisme des dépenses de novembre.
En revanche, les Français ont continué à s’équiper en automobiles. Les dépenses en matériels de transport repartent sensiblement en hausse en décembre (+0,9 %). Sur l’ensemble du trimestre, les achats de biens durables sont en légère hausse (+0,5 %).
En décembre, les dépenses en habillement et textile diminuent (−1,9 %), après un rebond marqué en novembre (+6,4 % après −6,3 % en octobre). En particulier, les achats de vêtements reculent nettement. Sur l’ensemble du trimestre, les dépenses en habillement sont en baisse (−2,1 %)
La France frôle la barre des 2 % de croissance en 2017
Comme prévu, la croissance a conservé au quatrième trimestre un bon rythme. Le produit intérieur brut en volume a augmenté de +0,6 %, après +0,5 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, l’activité a atteint 1,9 % contre 1,1 % en 2016. le taux de 2017 est le plus élevé depuis 2011. La France devrait néanmoins être en-dessous de la moyenne européenne.
Au 4e trimestre, la croissance a été tirée par l’investissement avec un gain de 1,1 % après +0,9 % au 3e trimestre. L »investissement en construction lié au logement a enregistré une hausse de +0,4 % après +0,5 %. L’investissement dans l’industrie manufacturière est en net progrès, +1,9 % après +1,3 %. L’investissement en services marchands demeure également soutenu (+1,5 % après +1,0 %), notamment en information-communication (édition de logiciels).
Au total, l’investissement des entreprises non financières accélère ce trimestre (+1,5 % après +1,1 %), tandis que celui des ménages ralentit un peu (+0,7 % après +1,0 %).Sur l’ensemble de l’année 2017, l’ensemble de l’investissement enregistre un gain de 3,7 % après +2,7 % en 2016.
La consommation des ménages a légèrement décélérée +0,3 % après +0,6 %. La demande intérieure finale (hors stocks) a contribué à la croissance du PIB pour +0,5 point au quatrième trimestre 2017 (après +0,6 point).
Bonne nouvelle, le solde extérieur a joué positivement avec un gain de 0,6 point contre −0,5 point au 3e trimestre, les exportations ont cru plus rapidement que les importations, +2,6 % +0,7 %. À l’inverse, la contribution des variations de stocks est négative (−0,5 point après +0,3 point).
Au quatrième trimestre 2017, la production totale accélère légèrement (+0,8 % après +0,7 %), du fait notamment de l’industrie manufacturière (+1,5 % après +0,8 %). En revanche, la production d’énergie se replie un peu. Dans les services, la production augmente globalement de nouveau (+0,7 % après +0,6 %).
En moyenne sur l’année, la production totale accélère (+2,3 % après +0,9 %), notamment dans l’industrie manufacturière (+2,0 % après +0,8 %) et la construction. La production agricole se redresse également (+2,3 % après −5,6 %), après une année 2016 marquée par des conditions climatiques défavorables.
Le Conseil d’Orientation des Retraites décrypte l’épargne retraite
Jouant encore un rôle marginal au sein de notre pays, l’épargne retraite, avec la baisse du taux de remplacement des pensions est censée se développer dans les prochaines années. Le Conseil d’Orientation des Retraites a consacré sa séance mensuelle du 24 janvier 2018 à ce sujet.
En 2017, selon le Ministère de la transition énergétique et solidaire, 497 000 logements (en données brutes) ont été autorisés à la construction et 418 900 logements ont été mis en chantier, soit une augmentation respectivement de 8,2 % et 15,7 % par rapport à l’année 2016. Au cours du dernier trimestre 2017, les autorisations de logements à la construction en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO) fléchissent (- 4,8 % après + 3,7 %) par rapport au trimestre précédent. Les logements collectifs (y compris en résidence) sont en net repli (- 12,4 % après + 4,3 %) alors que les logements individuels accélèrent de 2,7 % à 7,6 %.
Pour obtenir un tel résultat, il fallait remonter à 2011 avec 511 000 logements autorisés.
Petit fléchissement du climat des affaires en janvier
En janvier 2018, le climat des affaires fléchit, selon l’INSEE un peu, après avoir atteint en décembre son plus haut depuis 10 ans. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchande, recule de deux points. À 110, il demeure néanmoins bien au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Le climat des affaires perd cinq points dans le commerce de gros, deux points dans les services et un point dans le bâtiment. Il est stable dans le commerce de détail et gagne un point dans l’industrie. Il demeure nettement au-dessus de sa moyenne de longue période dans chaque secteur.
Pour l’emploi, le climat de l’emploi est stable. L’indicateur qui le synthétise se situe à 109 bien au-dessus de sa moyenne (100) et au plus haut depuis août 2011. La hausse des soldes sur les effectifs passés dans le commerce de détail et sur les effectifs prévus dans les services d’intérim est compensée par des baisses dans d’autres secteurs.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie demeure dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, où il se situe depuis avril 2017.
Indicateur de climat des affaires France
Pour une refonte de la fiscalité du patrimoine selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires
Le Conseil des Prélèvements Obligatoires qui est rattaché à la Cour des Comptes vient de rendre public un rapport sur la fiscalité du patrimoine des ménages.
Selon le Conseil des Prélèvements obligatoires, fin 2015, le capital net des ménages représentait près de 11 000 milliards d’euros contre 5 000 milliards d’euros en 2000, soit une augmentation de près de 71 % hors inflation.En 15 ans, le patrimoine a progressé plus vite que les revenus des ménages, qui n’ont augmenté que de 17 %. La part du dernier décile des ménages dans le patrimoine total est de 55,3 % en 2014, contre 50,0 % en 1984, soit une hausse de 5,3 points en 30 ans, moindre cependant que dans d’autres pays de développement comparable.
Le patrimoine des ménages, net de leurs dettes, est ainsi passé de 5,6 années de revenu disponible en 2000 à 8,3 années en 2015. Les prélèvements sur le capital des ménages, qui s’élèvent en France à 10,8 % du PIB.
Jusqu’au dernières modifications instituées par la loi de finances pour 2018, les ménages devaient acquitter six impôts principaux, prélevés tant sur la détention de patrimoine –
taxe foncière et impôt de solidarité sur la fortune –, sur la perception des revenus soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux – que sur sa transmission, à titre gratuit (droits de succession et de donation) ou onéreux (cessions).
Les prélèvements portant sur les revenus du capital représentent 40 % du total, contre 31 % pour la détention et 29 % pour la transmission. Entre 2006 et 2016, la part des prélèvements sur les revenus du capital et la transmission a diminué, au profit de celle des prélèvements sur la détention. Les deux tiers des prélèvements sur le capital des ménages portent sur l’assiette immobilière. Près d’un quart des prélèvements sur le capital des ménages finance la sécurité sociale. Les trois quarts restants servent à financer à parts à peu près égales les dépenses de l’État et celles des collectivités territoriales. La part affectée aux collectivités territoriales a augmenté depuis 10 ans, principalement sous l’effet de la hausse de la taxe foncière.
Les dépenses fiscales (les fameuses niches) sont importantes en France. Elles représentent un manque à gagner de 21 milliards d’euros pour les finances publiques.
Selon le Conseil des Prélèvements Obligatoires, la France est l’un des États de l’Union dans lequel les prélèvements sur le capital sont les plus élevés, de 2,4 points de PIB au-dessus de la moyenne européenne (8,4 %). Pour les seuls ménages, les prélèvements sur le stock de capital s’élèvent à 4,3 % du PIB (moitié plus que la moyenne européenne à 2,8 %). Ceux sur les revenus du patrimoine atteignent 1,8 % du PIB (la moyenne de l’UE est à 1,1 %). Les prélèvements sur le capital, des ménages et des entreprises, représentent en France 23,5 % des prélèvements, contre 21,6 % pour la moyenne européenne.
Le Conseil des Prélèvements Obligatoires juge les prélèvements sur le patrimoine des ménages peu efficient et peu lisible. Il demande plus de prévisibilité et une meilleure prise en compte des intérêts économiques. Le système en vigueur est accusé de favoriser la concentration et la stérilisation du patrimoine. Les propositions qu’il formulent dans son rapport visent à accroître la fluidité du patrimoine, à réduire les inégalités de traitement et à contribuer à réorienter l’épargne vers des placements longs.
Il souhaite une refonte de la fiscalité des plus-values immobilières en supprimant le système d’abattement qui est fonction de la durée de détention. Le dispositif est jugé contre-productif car il favorise la rétention des biens. Le Conseil propose que les plus-values soient calculées en prenant en compte l’érosion liée à l’inflation.
Le Conseil des Prélèvements Obligatoires suggère d’unifier la taxation des revenus fonciers en supprimant le dispositif de loueur en meublé non professionnel.
Sans surprise, il préconise la révision des valeurs locatives qui n’a pas été effectuée depuis les années 70.
Pour les droits de mutation à titre onéreux, le Conseil suggère leur allègement pour diminuer le coût des transactions, de les rendre progressifs voire de les associer à la taxe foncière.
Le Conseil réclame également une diminution des plafonds de l’épargne réglementée. L’objectif serait de faciliter la réorientation de l’épargne des ménages vers des placements jugés plus productifs et de réduire le coût de la dépense fiscale afférente à ces produits (1,4 Md€ en 2016, IR et PS).
Pour l’assurance-vie, le Conseil propose de supprimer les abattement de 4600 euros pour un célibataire et 9200 euros pour un couple ), de supprimer le seuil de 150 000 euros d’encours à partir duquel le prélèvement forfaitaire unique de 30 % s’applique en lieu et place du taux de 24,7 %. Il demande également que les taux d’imposition prennent en compte non plus la date de souscription des contrats mais la celle des versements. Avec l’application du PFU, cette modification serait en l’état sans effet. Dans un souci d’harmonisation et afin d’encourager l’épargne longue, la durée du PEA serait portée de 5 à 8 ans.
Du fait que les ménages héritent de plus en plus tard, après 50 ans, soit huit ans de plus qu’en 1980, le CPO propose d’encourager les donations en rapprochant les abattements de ceux en vigueur pour les successions. En contrepartie, il suggère d’augmenter les droits de succession à titre gratuit et de limiter les avantages associés en matière de succession à l’assurance-vie.
Retour à l’équilibre des comptes publics au sein de l’Union européenne
Avec le retour de la croissance et les politiques d’assainissement budgétaire menée depuis plusieurs années, le rééquilibrage des finances publiques au sein de l’Union européenne et en particulier au sein de la zone euro est en bonne voie. Ainsi, selon l’institut statistique, Eurostat, au troisième trimestre 2017, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 0,3 % dans la zone euro, en forte baisse par rapport au deuxième trimestre 2017 où il se situait à 1,0%. Il s’élevait à 1,6 % il y a an. La France demeure toujours en retrait en matière d’assainissement de ses comptes publics. Néanmoins, en un an, son déficit public est passé de 3,7 à 2,8 % du PIB.
En moyenne, au sein de l’Union, le ratio du déficit public par rapport au PIB s’est établi à 0,6%, contre 1,2% au trimestre précédent et 1,7 % il y a un an.
Au sein de l’Union, neuf pays dégagent des excédents budgétaires. Ils s’élevaient à la fin du 3e trimestre 2017 à 4,2 % du PIB en Bulgarie ainsi qu’ à Malte, à 2,5 % du PIB en Allemagne et à 2,4 % du PIB au Luxembourg.
Décrue de la dette publique en Europe mais pas encore en France
À la fin du troisième trimestre 2017, selon l’institut statistique européen, Eurostat, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 88,1 % dans la zone euro contre 89,7 % un an auparavant. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le poids de la dette publique est passé, sur la même période, de 82 ,9 % à 82,5 %.
Les ratios les plus élevés de la dette publique par rapport au PIB à la fin du troisième trimestre 2017 ont été enregistrés en Grèce (177,4%), en Italie (134,1%) ainsi qu’ au Portugal (130,8%). La France avec un ratio de 98,4 % figure au-dessus de la moyenne de la zone euro. Par ailleurs, notre pays compte parmi les trois dont la dette a progressé sur un an passant de 97,4 à 98,4 % du PIB en un an. Les deux autres pays ayant connu une augmentation du poids de leur dette publique sont l’Italie (+2,0 points) et le Luxembourg (+1,7 point). Les baisses les plus marquées ont été observées à Chypre (-7,4 points), aux Pays-Bas (-4,5 points), à Malte (-4,4 points) et en Allemagne (-4,1 points).
Les plus faibles dettes publiques ont été constatées en Estonie (8,9%), au Luxembourg (23,4%) et en Bulgarie (25,6%).
La capitalisation boursière mondiale : 80 000 milliards de dollars
Du fait de l’appréciation de la quasi totalité des bourses à l’échelle mondiale, la capitalisation boursière a dépassé 80 000 milliards de dollars en 2017 ce qui équivaut à une année de PIB mondiale.
2017, une année à paradoxes pour le chômage !
Fin décembre 2017, en France métropolitaine, 3 451 400 sont sans emploi (catégorie A) et 2 160 900 exercent une activité réduite (catégories B, C), soit au total 5 612 300 personnes. Au cours du mois de décembre, le nombre de demandeurs d’emploi a diminué de 0,1 % (-2 700). Sur trois mois de 0,7 % (–24 200).Sur un an, le nombre d’inscrits en catégorie A à Pôle emploi a baissé de 0,5 %
En France (y compris Drom), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 709 500 pour la catégorie A. Sur trois mois, il diminue de 0,7 % (–0,1 % sur un mois et –0,3 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 920 600. Sur trois mois, il est stable (stable sur un mois et +2,7 % sur un an).
Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans a baissé sur un an de 3,5 % quand celui des plus de 50 ans est en hausse de 1,6 %. La situation est relativement étale pour les 25 /50 ans avec une baisse de 0,6 %. Le nombre de demandeurs d’emploi féminins a progressé de 1,8 % quand celui des hommes est en baisse de 2,6 %.
L’ancienneté moyenne au chômage (A, B, C) continue de progresser et s’élève désormais à 595 jours (+15 jours par rapport à décembre 2016). 45,1 % des chômeurs le sont depuis plus d’un an à fin 2017 contre 44,1 % fin 2016. Les seniors sont les plus concernés par cette augmentation de la durée de chômage avec à la clef un risque élevé de désocialisation. Les personnes sorties en décembre 2017 du chômage y ont passé, en France métropolitaine, 314 jours contre 296 jours en décembre 2016.
Les résultats de l’emploi apparaissent décevants, en 2017, compte tenu du taux de croissance, près de 2 % et du nombre de créations d’emploi évalué à 200 000. Ce paradoxe est imputable à la fin du programme de formation des chômeurs, de la réduction du nombre de contrats aidés et du taux de flexion en vertu duquel en raison de l’amélioration de la conjoncture des personnes qui sont revenus sur le marché du travail.
Le plan de 500.000 formations supplémentaires pour les chômeurs, lancé par François Hollande est arrivé à son terme au milieu de l’année 2017. Après avoir atteint un maximum de plus de 450 000, le nombre des contrats aidés sont en diminution, 320 000 en 2017 et 200 000 en 2018.
La vigueur des créations d’emploi avec en outre une progression des contrats à durée indéterminée constitue un gage d’amélioration de la situation dans les prochains mois. Ainsi, au quatrième trimestre 2017, 56 % des embauches dans le BTP ont été en CDI, un plus haut depuis 2006. Pour l’industrie, ce taux est de 38 % selon COE-Rexecode.
Le nombre de déclarations d’embauche (hors intérim) a augmenté de 3,4 % au quatrième trimestre 2017, selon l’Acoss, soit la hausse la plus importante depuis l’an 2000 Cette évolution provient de la forte augmentation des embauches en CDI (+ 6,4%) et de la hausse plus mesurée des CDD de plus d’un mois (+ 0,8%). Les déclarations d’embauche en CDD de moins d’un mois ont quant à elles augmenté de 1,8 % les trois derniers mois de 2017. Sur un an, les déclarations d’embauche de plus d’un mois ont progressé de 7,3 %, (+14,5 % pour les CDI et +1,4 % pour les CDD).
A compter de janvier 2018, les résultats des inscrits à Pôle Emploi ne seront plus communiqués tous les mois mais trimestriellement. Les résultats mensuels ont été jugés trop fluctuants par les pouvoirs publics et donc peu interprétables.
Nous utilisons des cookies pour obtenir un suivi statistique des visites via Google Analytics. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.