Sur un an, la rémunération moyenne des dépôts des ménages diminue de 5 points de base (0,89% en août 2018, après 0,94% en août 2017), comme celle des Sociétés Non Financières (0,29%, après 0,34%).
| août-2017 | juin-2018 | juil- 2018 (e) | août-2018 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,69 | 0,65 | 0,64 | 0,64 |
| Ménages | 0,94 | 0,91 | 0,90 | 0,89 |
| dont : – dépôts à vue | 0,03 | 0,03 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,01 | 0,78 | 0,79 | 0,78 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,86 | 1,71 | 1,69 | 1,67 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,79 | 0,79 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,29 | 0,27 | 0,27 | 0,27 |
| – plan d’épargne-logement | 2,71 | 2,69 | 2,69 | 2,68 |
| SNF | 0,34 | 0,29 | 0,29 | 0,29 |
| dont : – dépôts à vue | 0,11 | 0,11 | 0,11 | 0,10 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,33 | 0,24 | 0,25 | 0,25 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,65 | 1,44 | 1,43 | 1,40 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,33 | -0,32 | -0,32 | -0,32 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,12 | -0,07 | -0,14 | -0,11 |
Lors d’une réunion le 2 octobre 2018, les partenaires sociaux du régime de retraite Agirc-Arrco des salariés du secteur privé ont confirmé la revalorisation en novembre des pensions complémentaires de 0,6%. Cette revalorisation fait suite à l’application de la formule instituée par l’accord de 2015. Le taux de revalorisation est égal au taux d’inflation moins un point sans pouvoir être négatif. Etant donné que le taux moyen d’inflation a été ces 12 derniers mois de 1,6 %, le taux de revalorisation ressort donc à 0,6 %. Pour 2019 et 2020, les partenaires sociaux n’ont pas précisé s’ils maintenaient le système actuel de revalorisation ou s’ils s’alignaient sur le taux de revalorisation des pensions de base, 0,3 %.
L’Assemblée nationale a, vendredi 28 septembre dernier, adopté l’article 20 du projet de loi PACTE qui concerne la réforme de l’épargne retraite.
Le projet redessine le paysage de l’épargne retraite autour de deux grands principes harmonisation et transférabilité.
Le projet de loi autorise le gouvernement de réformer par ordonnances les dispositions qui concernent l’épargne retraite. Deux gammes de produits seront créés, une à vocation collective et la seconde à vocation individuelle qui prendra le nom de Plan d’Epargne Retraite Individuel.
Les primo-accédants à la propriété pourront utiliser leur produit d’épargne retraite pour acquérir leur résidence principale et cela sans attendre la liquidation de leurs pensions. Ce déblocage anticipé ne sera autorisé que pour l’achat de la première résidence principale.
Des sorties en capital à l’âge de la retraite seront ajoutés aux produits qui n’en étaient pas assorties. Elles pourront intervenir dans certaines limites en une fois ou de façon fractionnée. La fiscalité des sorties en capital pourrait être plus pénalisante que celle de la sortie en rente ou du moins que celle en vigueur actuellement pour les produits qui en sont déjà dotés. Les mesures fiscales ne sont pas encore connues. Le projet de loi prévoit la généralisation de la gestion pilotée des fonds par défaut. Les frais en cas de transfert d’un produit d’épargne retraite seront limités à 3 %.
lire la discussion en séance publique de l’article 20 à l’Assemblée nationale
Lire le texte de l’article 20 modifié en première lecture par l’Assemblée nationale
En 2018, selon l’INSEE 58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale. Cette part n’a cessé de croître depuis les années 1980 jusqu’en 2010, mais depuis, elle est restée stable. L’augmentation des prix de l’immobilier ces vingt dernières années constituent un handicap à l’augmentation du nombre de propriétaires. La baisse des taux d’intérêt ne compense que partiellement l’augmentation des prix surtout en région parisienne. Par ailleurs, la crise qui s’est accompagné d’une plus grande insécurité en matière d’emploi et de salaire peut expliquer la stagnation de la proportion de propriétaires constatée depuis 2010.
Selon l’INSEE, au 1er janvier 2018, la France métropolitaine compte 35,4 millions de logements. le nombre de logements s’accroît de 1,1 % par an en moyenne depuis trente ans. Aujourd’hui, sur 100 logements, 82 sont des résidences principales, 10 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 8 sont des logements vacants.
Le nombre de résidences principales s’établit à 29,0 millions. Il a crû à un rythme un peu plus élevé que l’ensemble du parc depuis le début des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000. Depuis, il suit une progression annuelle moyenne d’environ 0,8 %.
La part des résidences secondaires et logements occasionnels est légèrement moins élevée en 2018 qu’il y a trente ans, tandis que celle des logements vacants est un peu plus élevée. Cette dernière a d’abord diminué lentement, descendant jusqu’à 6 % en 2006, avant de remonter ensuite. Depuis 2006, le nombre de logements vacants s’accroît dans l’ensemble des unités urbaines, mais de façon plus contenue dans celle de Paris. Cette hausse concerne à la fois les logements individuels et collectifs. Néanmoins, elle est un peu moins soutenue sur les dernières années.
Le parc de logements collectifs augmente plus que l’habitat individuel. Les dispositions législatives favorisant la densification de la construction expliquent cette évolution. Néanmoins l’habitat individuel reste majoritaire en représentant 56 % des logements : il est majoritaire parmi les résidences principales comme parmi les résidences secondaires et les logements occasionnels. Mais, depuis 2013, les logements achevés dans l’année sont en effet plus nombreux dans le collectif que dans l’individuel, alors que leurs niveaux étaient proches les années précédentes et que c’était l’inverse jusqu’en 2008.
La rentrée boursière s’est effectuée à petit trop rythmée par les annonces de Donald Trump sur les sanctions commerciale à l’encontre de la Chine et les menaces contre l’Iran. Le pétrole en a profit pour repasser au-dessus de la barre des 80 dollars le baril.
| 2016 | 2017 | 2018 | Taux de croissance annuel | ||||||
| Déc. | Mars | Juin | Sept. | Déc. | Mars | Juin | Mars 2018 | Juin 2018 | |
| Total crédit à la consommation aux particuliers | 159,6 | 162,2 | 163,8 | 166,3 | 169,0 | 171,1 | 173,7 | 5,5% | 6,0% |
| dont Prêts amortissables y compris créances titrisées | 111,6 | 113,4 | 114,6 | 116,3 | 118,5 | 119,1 | 121,0 | 5,0% | 5,5% |
| Comptes ordinaires débiteurs | 7,7 | 8,0 | 7,7 | 8,0 | 8,0 | 8,2 | 8,1 | 2,5% | 5,4% |
| Crédits renouvelables | 19,6 | 19,4 | 19,2 | 18,7 | 18,7 | 18,8 | 18,8 | -3,0% | -1,6% |
| Crédits-bails | 9,1 | 9,5 | 10,4 | 11,4 | 12,1 | 13,0 | 13,6 | 36,3% | 30,8% |
Le Gouvernement a publié au Journal Officiel du 26 septembre les taux de l’usure applicables pour le 4e trimestre.
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
| Contrats de crédit consentis à des consommateurs n’entrant pas dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation ou ne constituant pas une opération de crédit d’un montant supérieur à 75 000 euros destinée à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||
| Prêts d’un montant inférieur ou égal à 3 000 euros (1) | 15,91 % | 21,21 % |
| Prêts d’un montant supérieur à 3 000 euros et inférieur ou égal à 6 000 euros (1) | 9,44 % | 12,59 % |
| Prêts d’un montant supérieur à 6 000 euros (1) | 4,42 % | 5,89 % |
| (1) Pour apprécier le caractère usuraire du taux effectif global d’un découvert en compte ou d’un prêt permanent, le montant à prendre en considération est celui du crédit effectivement utilisé. | ||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
| Contrats de crédits consentis à des consommateurs destinés à financer les opérations entrant dans le champ d’application du 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation relatif au crédit immobilier (2) ou d’un montant supérieur à 75 000 euros destinés à financer, pour les immeubles à usage d’habitation ou à usage professionnel et d’habitation, les dépenses relatives à leur réparation, leur amélioration ou leur entretien. | ||
| Prêts à taux fixe (3) : | ||
| – prêts d’une durée inférieure à 10 ans ; | 2,12 % | 2,83 % |
| – prêts d’une durée comprise entre 10 ans et moins de 20 ans ; | 2,14 % | 2,85 % |
| – prêts d’une durée de 20 ans et plus ; | 2,31 % | 3,08 % |
| Prêts à taux variable | 1,84 % | 2,45 % |
| Prêts-relais | 2,44 % | 3,25 % |
|
(2) Incluant les opérations de crédit destinées à regrouper des crédits antérieurs comprenant un ou des crédits mentionnés au 1° de l’article L. 313-1 du code de la consommation dont la part relative dépasse 60 % du montant total de l’opération de regroupement de crédit ; (3) S’agissant du taux de l’usure applicable aux crédits à taux fixe, fixation de seuils de l’usure par tranche de maturité : moins de 10 ans, 10 ans à moins de 20 ans, 20 ans et plus. |
||
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
|
Prêts accordés aux personnes physiques agissant pour leurs besoins professionnels et aux personnes morales ayant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale |
||
| Découverts en compte | 10,47 % | 13,96 % |
| Catégories | Taux effectif pratiqué au troisième trimestre 2018 par les établissements de crédit et les sociétés de financement |
Seuil de l’usure applicable à compter du 1er octobre 2018 |
|---|---|---|
|
Prêts aux personnes morales n’ayant pas d’activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale |
||
| Prêts consentis en vue d’achats ou de ventes à tempérament | 3,41 % | 4,55 % |
| Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable | 1,47 % | 1,96 % |
| Prêts d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux fixe | 1,7 % | 2,27 % |
| Découverts en compte | 10,47 % | 13,96 % |
| Autres prêts d’une durée initiale inférieure ou égale à deux ans | 1,47 % | 1,96 % |
Taux moyen pratiqué (TMP) :
Le taux moyen pratiqué (TMP) est le taux effectif des prêts aux entreprises d’une durée initiale supérieure à deux ans, à taux variable, d’un montant inférieur ou égal à 152 449 euros. Ce taux est utilisé par la direction générale des finances publiques pour le calcul du taux maximum des intérêts déductibles sur les comptes courants d’associés.
Le taux effectif moyen pratiqué par les établissements de crédit au cours du troisième trimestre de 2018 pour cette catégorie de prêts est de 1,47 %.
Les dispositions du présent avis font référence aux articles L. 313-1 et L. 314-6 du code de la consommation, dans leur rédaction résultant de l’ordonnance n° 2016-351 du 25 mars 2016 sur les contrats de crédit aux consommateurs relatifs aux biens immobiliers à usage d’habitation.
Sur un an, les prix à la consommation ont augmenté de +2,2 % après +2,3 % en août, selon l’estimation provisoire réalisée en fin de mois par l’INSEE Cette légère baisse du rythme de croissance de l’inflation résulterait, d’une part, d’un ralentissement des prix des services et de l’énergie et, d’autre part, d’un recul un peu plus marqué de ceux des produits manufacturés. En revanche, la baisse de l’inflation serait atténuée par une nette accélération des prix des produits alimentaires liée à celle des prix des produits frais.
Sur un mois, les prix à la consommation enregistrent un petit recul de −0,2 % après +0,5 % en août. Ce repli s’expliquerait par celui, saisonnier, des prix des services liés au tourisme. En revanche, les prix énergétiques augmenteraient sur le mois après une stabilité en août. Ceux des produits manufacturés accéléreraient après la fin, en août, des soldes d’été sur le territoire métropolitain. Enfin, les prix des produits alimentaires seraient plus dynamiques que le mois précédent.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait légèrement : +2,5 % en septembre après +2,6 %. Sur un mois, il se replierait à −0,2 % après un rebond à +0,5 % le mois précédent.
Au cours de l’année, en fonction des émissions de titres, des échéances des emprunts souscrits et des rentrées fiscales, l’endettement public varie. Il est en règle générale plus élevé au cours du 1er semestre qu’au cours du second. Pour le deuxième trimestre, la dette publique s’est établi à 99 % du PIB en légère baisse par rapport au 1er (-0,3 point). En volume, elle augmente de 5,2 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent et elle s’élève à 2 299,8 milliards d’euros. La dette publique nette augmente plus fortement (+14,4 milliards d’euros).
La contribution de l’État à la dette croît de 19,5 milliards d’euros au deuxième trimestre 2018. Celle des organismes divers d’administration centrale (Odac) diminue de 2,0 milliards d’euros. La contribution des administrations publiques locales (Apul) à la dette diminue un peu plus modérément (−0,7 milliard d’euros) : les communes se désendettent de 0,5 milliard d’euros, les départements comme les régions de 0,3 milliard d’euros. Au contraire, les organismes divers d’administration locale (Odal) s’endettent de 0,5 milliard d’euros. La contribution des administrations de sécurité sociale (Asso) à la dette diminue fortement (−11,7 milliards d’euros), surtout du fait de la Cades (−10,8 milliards d’euros) et dans une moindre mesure de l’Acoss (−1,0 milliard d’euros), de la Cnaf (−0,8 milliard d’euros), de la Cnam (−0,3 milliard d’euros) et des hôpitaux publics (−0,1 milliard d’euros). A contrario, l’Unedic s’endette à hauteur de 1,3 milliard d’euros.
Selon l’INSEE, en août, les dépenses de consommation des ménages en biens ont augmenté de 0,8 % en volume, après une stabilité en juillet (+0,0 %). Cette hausse est portée par l’augmentation de la consommation en biens fabriqués (+2,5 % après +0,0 %), malgré le repli de la consommation alimentaire (−0,6 %) et des dépenses d’énergie (−0,5 %).
Au mois de septembre, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique diminue. L’indicateur qui la synthétise perd 2 points et atteint son plus bas niveau depuis avril 2016. Il demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
L’opinion des ménages sur leur situation financière future se dégrade de 5 points. En revanche, l’opinion des ménages sur leur situation personnelle passée est stable et se maintient au-dessous de sa moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est quasi stable. Le solde correspondant se situe au-dessus de sa moyenne de longue période depuis janvier 2016.
En septembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue fortement. Le solde correspondant perd 6 points et s’éloigne de sa moyenne de long terme. De même, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future continue de diminuer nettement. Le solde correspondant perd 4 points, soit autant qu’en août. Il se situe désormais au niveau de sa moyenne de longue période. Le solde sur la capacité d’épargne actuelle des ménages est quant à lui presque inchangé et se maintient légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
Sans surprise, les ménages sont plus nombreux à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois. Le solde correspondant gagne 11 points. Il dépasse ainsi sa moyenne de longue période. Les ménages sont également plus nombreux que le mois précédent à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois : le solde correspondant, déjà au-dessus de sa moyenne de long terme, gagne 4 points. Cette prise en compte de l’inflation explique, en grande partie, l’inquiétude plus marquée des ménages sur l’évolution du niveau de vie. En effet, l’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France est également en baisse. Le solde correspondant perd 2 points et atteint son plus bas niveau depuis mai 2017. En outre, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie futur en France va s’améliorer au cours des douze prochains mois diminue très fortement : le solde correspondant perd 7 points et demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage diminuent en septembre : le solde correspondant perd 4 points après en avoir gagné 8 en août. Il demeure au-dessous de sa moyenne de longue période.
Le Gouvernement a présenté, mardi 25 septembre 2018, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019. Pour la première fois depuis 2001, le régime général de la Sécurité sociale et le Fonds de Solidarité Vieillesse dégage en solde prévisionnel un excédent de 800 millions d’euros. Pour 2018, les pouvoirs publics tablent sur un solde positif de 1 milliard d’euros.
Pour 2019, le PLFSS prévoit pour les différentes branches les soldes suivants :
Fin 2018, 60 % de la dette détenue par la CADES sera amortie, soit 1551 sur 260 milliards d’euros. L’Etat a prévu d’affecter à la Caisse 15 milliards d’euros de dettes portées par l’ACOSS avec en contrepartie l’affectation de 5,1 milliards d’euros de CSG à l’horizon 2022.
Les dépenses du régime général devraient atteindre 404,2 milliards d’euros en 2019 contre 395,7 milliards d’euros en 2018. Ils se répartissent de la manière suivante :
Au 1er janvier 2019, le minimum vieillesse sera revalorisé de 35 €, portant son montant à 868 € par mois pour une personne seule. Pour les couples, cette hausse sera de 54 €, portant le montant de l’allocation à 1 348 €.
Conformément à l’engagement pris par Emmanuel Macron, une nouvelle hausse est programmée le 1er janvier 2020 afin de porter le minimum vieillesse à 903 € par mois pour une personne seule et à 1 402 € par mois pour un couple.
Selon l’INSEE, au mois de septembre, le climat des affaires gagne 0,3 point et passe de 105,3 à 105,6 point. Cette légère remontée met fin à un processus d’effritement qui était en cours depuis novembre 2017.
À un niveau très élevé fin 2017, il avait décru quasi continûment depuis le début de l’année. Par rapport au mois d’août, l’indicateur de climat des affaires perd trois points dans l’industrie et deux points dans le commerce de détail. Il est stable dans le bâtiment. Il gagne un point dans les services et deux dans le commerce de gros.
En septembre, le climat de l’emploi s’améliore également. L’indicateur se situe à 108, soit bien au-dessus de sa moyenne de longue période. Pour l’essentiel, cette hausse résulte du rebond du solde d’opinion relatif à l’emploi passé dans les services hors intérim, atténué par la baisse des soldes relatifs à l’emploi passé dans le commerce de détail et les services d’intérim et à l’emploi prévu dans les services hors intérim.
Le projet de loi de finances pour 2019 prolonge celui de cette année. La grande majorité des mesures fiscales, taxe d’habitation, transformation du CICE, baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, avait été actée l’année dernière. Contraint par le ralentissement de la croissance, le Gouvernement disposait de peu de marges pour innover en matière de budgétaire. Le projet de loi de finances pour 2019 comporte peu de dispositions intéressant l’épargne à la différence de celui de 2018 qui avait vu la naissance du PFU et la suppression de l’ISF, remplacé par l’IFI.
Une équation budgétaire complexe
Le gouvernement a retenu un taux de croissance de 1,7 % pour 2019 jugé assez réaliste. La Banque de France prévoit une croissance à 1,6 % mais l’OCDE l’estime de son côté à 1,8 %. Cette croissance offre l’avantage de doper un peu les recettes et de réduire d’autant le déficit. Le Gouvernement a prévu un taux d’inflation (hors tabac) de 1,3 % faisant suite à une inflation de 1,6 % en 2018 (1,8 % avec le tabac).
La croissance est un peu plus faible qu’espéré il y a encore quelques mois. Le ralentissement qui pouvait être attendu au cours de l’année prochaine est intervenu plus tôt ce qui réduit les marges de manœuvre du Gouvernement.
Le montant des dépenses publiques n’est censé augmenter que de 0,6 % en 2019 contre +1,4 % en 2018. Pour l’Etat, une baisse de 0,8 % est attendue. Le Gouvernement a pris l’engagement de ramener les dépenses publiques à 54 % du PIB en 2019 contre 54,6 % en 2018. De leur côté, les prélèvements obligatoires pourraient, à en croire le Ministère de l’Économie et des Finances, passer de 45 % du PIB à 44,2 % du PIB.
Le déficit connaîtra un rebond en 2019 du fait de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en exonération de charges sociales. Etant donné que le crédit d’impôt était accordé avec un voire deux ans de décalage, sa transformation donne lieu à un double paiement par l’Etat. Le déficit atteindra donc 2,8 % du PIB quand sans l’opération sur le CICE il n’aurait été que de 1,9 %. Le solde budgétaire frôlerait avec les 100 milliards d’euros (98,7 milliards d’euros). Le Gouvernement prévoit qu’en 2020, le déficit public ne sera plus que de 1,4 % de PIB.
La dette publique continuera de se rapprocher de la barre symbolique des 100 % du PIB avec un taux de 98,6 % du PIB. Elle devrait commencer à décroître en 2020 en passant à 97,5 % du PIB. En 2022, elle ne devrait s’élever qu’à 92,7 % du PIB.
Compte tenu des choix décidés en 2018 et 2019, les efforts de réduction des dépenses et des déficits devront être accrus en fin de mandat afin de respecter les engagements pris en 2017.
La question du pouvoir d’achat des ménages
Avec la hausse des prix du carburant et les mesures ayant concerné les retraités, le Gouvernement était attendu sur le pouvoir d’achat des ménages. S’il a augmenté, selon l’INSEE, de 0,7 point au 2e trimestre 2018, le ressenti par l’opinion publique était tout autre.
Le Gouvernement a, à travers le PLF 2019, mis en avant une réduction de 6 milliards d’euros de prélèvements obligatoires pesant sur les ménages faisant suite à une diminution de 2 milliards d’euros en 2018.
La principale mesure pour les ménages concerne la taxe d’habitation dont profiteront 80 % des ménages. Dans le document du PLF, le Gouvernement souligne que le basculement de la CSG en année pleine devrait procurer un gain de 4,1 milliards d’euros sans toutefois préciser quel en sera le surcoût pour les retraités. Les bénéficiaires d’heures supplémentaires enregistreront un gain de pouvoir d’achat en raison de l’exonération des charges sociales.
,Le Gouvernement a également décidé de maintenir la prime à la conversion des véhicules polluants et par ailleurs le chèque énergie pour les ménages en précarité énergétique sera relevé de 150 à 200 euros en moyenne.
L’augmentation des droits sur le tabacs et les taxes sur l’essence devrait, en revanche, accroître les prélèvements sur les ménages de 2,3 milliards d’euros.
Mesures concernant les ménages
| 2018 | 2019 | |
| Taxe d’habitation | -3,2 | -3,8 |
| Exonérations charges sociales heures supplémentaires | -0,6 | |
| Prélèvement Forfaitaire Unique | -1,6 | -0,3 |
| Baisse de la CSG pour les retraités modestes | -0,3 | |
| Bascule CSG / cotisations | 4,4 | -4,1 |
| Prolongation et recentrage Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique | 0,8 | |
| IFI en lieu et place ISF | -3,2 | |
| Élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi de personnes à domicile | -1,0 | |
| Suppression de cotisations étudiantes | -0,2 | |
| Fiscalité tabac | 0,6 | 0,4 |
| Fiscalité écologique | 2,4 | 1,9 |
L’OFCE considère que les mesures en faveur des ménages portent non pas sur 6 milliards d’euros mais sur de 3,5 milliards apparaît plus rigoureux, car il intègre l’impact des mesures concernant les prestations sociales, et en particulier la faible indexation des retraites et des allocations familiales.
Plus de 18 milliards d’euros d’allègements pour les entreprises
Comme pour les ménages, les allégements qui entreront en vigueur en 2019 ont été actés l’année dernière.
Quelques mesures ont été ajoutées afin de relancer l’épargne salariale ou pour favoriser l’investissement au sein des PME.
La fin du forfait social (20 %) pour les PME de moins de 250 salariés versant de l’intéressement à leurs salariés. Par ailleurs, les PME qui investissent dans la transformation numérique pourront accéder à un suramortissement.
| 2018 | 2019 | |
| Bascule CICE et mesures connexes | -3,7 | -20,9 |
| Baisse du taux d’IS de 33 à 25 sur 5 ans | -1,2 | -2,4 |
| Renforcement du 5e acompte d’IS | +1,5 | |
| Forfait social à 0 % pour les PME de moins de 250 salariés | -0,5 | |
| Surtaxe exceptionnelle d’IS | -5,1 | +0,2 |
| Hausse de la fiscalité écologique | +1,8 | +1,0 |
| Suppression du taux réduit de la TICPE | +1 | |
| Ressources affectées à France compétences | +1 |
Les Français, depuis le début du 2e trimestre, sont en mode « épargnant ». Le taux d’épargne a en effet gagné 0,5 point de mars à juin en passant de 13,7 à 14,2 % du revenu disponible brut. Le Livret A comme l’assurance vie sont les grands gagnants de cette préférence pour l’épargne. Les ménages privilégient depuis plusieurs mois ces deux placements financiers. Les gains de pouvoir d’achat, +0,7 % au cours du deuxième trimestre, ont été ainsi affectés à l’épargne et non à la consommation qui a reculé de 0,1 % au cours de cette même période.
Le mois d’août, pour le Livret A, confirme et accentue cette tendance avec une collecte nette de 1,35 milliard d’euros faisant suite à celle de juillet qui s’était élevée à 880 millions d’euros. Sur les huit premiers mois de l’année, la collecte atteint désormais 11,34 milliards d’euros contre 10,58 milliards d’euros sur la même période en 2017.Le mois d’août est traditionnellement un bon mois pour le Livret A. Lors de ces dix dernières années, seules deux décollectes ont été enregistrées, en 2014 et 2015. Les ménages épargnent en août en vue des dépenses de rentrées et des échéances fiscales (dernier tiers provisionnel et impôts locaux). La très bonne collecte du Livret A, depuis le début d’année, n’est donc pas affectée par la hausse des prix. Le rendement réel du Livret A est négatif de plus d’un point, ce qui n’était pas arrivé depuis de nombreuses années. Les ménages, par précaution, augmentent leur effort d’épargne, afin de faire face à des dépenses dont le montant est attendu à la hausse en raison de l’inflation anticipée. Il y a également la volonté implicite de maintenir constant la valeur de son patrimoine. Le Livret A continue également de bénéficier du désintérêt des ménages pour le Plan d’Épargne Logement.
Les gains de pouvoir d’achat sont attendus à la hausse au cours des prochains mois avec le deuxième train de baisse des cotisations sociales prévu pour le 1er octobre. Si un petit rebond de la consommation est attendu au cours des 3e et 4e trimestres avec à la clef une légère diminution de l’effort d’épargne, malgré tout, à la différence de l’année dernière, la collecte nette du Livret A devrait rester positive dans les prochains mois compte tenu de la résurgence de certaines inquiétudes économiques et sociales.
lire le communiqué avec les graphes sur l’inflation et le taux d’épargne
Selon les résultats détaillés des comptes nationaux du 2e trimestre de l’INSEE, le taux d’épargne a progressé assez fortement durant la période de mars à juin derniers. Il est passé de 13,7 à 14,2 % du revenu disponible brut du 1er au 2e trimestre. C’est la composante financière qui est en hausse. Le taux d’épargne financière est passé, en effet, de 3,7 à 4,2 % du revenu disponible brut. Les Français ont placé les gains de pouvoir d’achat enregistrés au cours du 2e trimestre qui se sont élevés à 0,7 %. En effet, la consommation n’a pas profité de cette augmentation du pouvoir d’achat car elle est ressortie en baisse de 0,1 point au cours du 2e trimestre.
Cette augmentation du taux d’épargne s’est traduite par de bonnes collectes sur le Livret A et sur l’assurance vie. L’augmentation de l’inflation n’a pas eu d’effet négatif, bien au contraire, sur l’épargne. Par effet d’encaisse, les ménages ont accru leur effort. En période de redémarrage de l’inflation, les ménages renforcent leur épargne de précaution afin de faire à des dépenses dont la valeur en prix courant sera amenée à augmenter. Par ailleurs, il y a la volonté implicite de maintenir constant la valeur du patrimoine.
L’assurance vie confirme sa bonne santé estivale avec une collecte nette, au mois d’août, de 2,4 milliards d’euros qui fait suite à celle, du mois de juillet, de 2,7 milliards d’euros. C’est le meilleur résultat enregistré en août depuis 2010.
Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit désormais à 17,1 milliards d’euros 5,8 milliards d’euros sur la même période en 2017. Ce mouvement est porté par le versement des cotisations et des primes qui a atteint, sur les huit premiers mois de l’année, 95,2 milliards d’euros contre 89,8 milliards d’euros en 2017. Au mois d’aout dernier, les cotisations se sont élevé à 10,6 milliards d’euros en recul par rapport à juillet (12,4 milliards d’euros) mais elles sont supérieures à leur montant du mois d’août 2017 (9,7). Les rachats ont atteint, en août 2018, 8,2 milliards d’euros contre 9,7 milliards d’euros en juillet dernier et 8,7 milliards d’euros en août 2017. Sur les huit premiers mois de 2018, les rachats ont été donc de 78 milliards d’euros contre 83 milliards d’euros sur la même période en 2017. L’encours des contrats d’assurance-vie s’élève désormais à 1 708 milliards d’euros à fin août 2018, en progression de 3 % sur un an.
Le mois d’août est en règle générale un bon mois pour l’assurance vie. Au cours des dix dernières années, seules deux décollectes ont été enregistrées, en 2011 et en 2012. Le mois d’août, marqué par les vacances, ne donne pas lieu à de nombreuses opérations patrimoniales, ce qui conduit à une traditionnelle baisse des rachats. Si la collecte brute enregistre également une décrue, celle-ci s’est avérée, cette année, assez faible conduisant à une belle collecte nette. Un petit tassement de la collecte des unités de compte est, en revanche, constaté. Elle ne représente que 25 % de la collecte contre une moyenne de 29 % depuis le début de l’année. Les résultats en dent de scie de la bourse peuvent expliquer ce léger recul. Par ailleurs, du fait des vacances, les cotisations du mois d’août sont dominés par les versements réguliers automatiques ; or ils sont orientés plus fortement vers les fonds en euros que vers les unités de compte.
Depuis le début de l’année, l’assurance vie enregistre donc de bons résultats. L’inflation qui érode le rendement réel des fonds en euros ne nuit pas à la collecte. Les ménages, par effet d’encaisse, ont toujours tendance, au moment de la reprise de l’inflation à épargner davantage. Le changement du régime fiscal avec l’introduction du prélèvement forfaitaire unique n’a pas d’incidence Par ailleurs, comme en témoignent également les bons résultats du Livret A depuis le débit de l’année, les Français privilégient la sécurité et la liquidité. L’assurance vie demeure toujours une valeur sûre pour les épargnants. La diminution du nombre de transactions immobilières favorise également ce placement. La fin de l’année devrait rester porteur pour l’assurance vie compte tenu du maintien d’un certain nombre d’incertitudes économiques (inflation, guerre commerciale, ralentissement de la croissance, diverses réformes du gouvernement).
Après l’annonce de la désindexation partielle des pensions par rapport à l’inflation, le Gouvernement avait confirmé qu’une mesure serait prise en faveur des retraités. le Premier Ministre a annoncé un dispositif de lissage pour les retraités dont les revenus se situent juste au-dessus de l’application de la hausse de CSG de 1,7 point intervenue au 1er janvier 2018. Cette hausse s’applique aux retraités dont le revenu fiscal de référence se situe au-dessus de 14 404 euros pour une personne seule, et 22 051 euros pour un couple. 60 % des retraités, soit 7,5 millions de personnes, sont actuellement concernés par la hausse de la CSG. Les 40 % restants, exonérés de CSG ou soumis à la CSG à taux réduit (3,8 %), ne sont pas touchés. En vertu du dispositif retenu par le Gouvernement, il faudra être passé pendant deux ans en continu au-dessus du seuil arrêté l’année passée pour être concerné par cette augmentation de la CSG. A priori, 300.000 personnes devraient bénéficier de cette mesure dont le coût est évalué à 350 millions d’euros pour les finances publiques.
Selon les dernières statistiques de l’Aspim, la collecte nette des 177 des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) s’est élevé à 2,4 milliards d’euros au cours du 1er semestre 2018. Selon l’association, « ce montant se situe nettement au-dessus de la moyenne de la collecte des premiers semestres des 10 dernières années ». La bonne tenue du rendement et l’appétence des Français pour l’immobilier expliquent ce bon résultat. Les SCPI diversifient de plus en plus leur portefeuille. Le marché allemand en plein essor attire les gérants. L’Allemagne représente près de la moitié (45 %) des investissements opérés hors de France. En matière de rendement, sur les 12 derniers mois, la performance globale de ces placements s’élève à 5 % et, sur les 10 dernières années, elle atteint 6,1 %. Au 2e trimestre 2018, le rendement annualisé des SCPI s’élève à 4,41 %, toutes catégories confondues.
Avec la suppression des préretraites et le report de l’âge de départ à la retraite et même si le taux d’emploi des plus de 50 ans s’est amélioré, un nombre non négligeables de seniors perçoivent ni revenu d’activité, ni de pension de retraite. En 2015, ils étaient 1,4 million de personnes âgées de 53 à 69 ans résidant en France métropolitaine, soit 11 % des personnes de cette tranche d’âge à se trouver dans cette situation. Le service des études du Ministère des Solidarités et de la Santé a réalisé une étude détaillée sur cette catégorie de la population.
Ces seniors n’ayant ni emploi ni retraite sont en majorité des femmes. Ils sont en moins bonne santé et moins diplômés que les autres seniors. Ils sont aussi plus éloignés du marché du travail que les personnes de 25 à 52 ans sans emploi.
Avec un niveau de vie médian de 1 270 euros par mois, le taux de pauvreté des seniors NER atteint 32 %, contre 7 % pour les seniors en emploi ou à la retraite.
Le prélèvement à la source qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019 a certainement pesé sur les résultats de l’épargne retraite au cours du premier semestre. En effet, seulement 29 000 Perp ont été souscrits auprès des sociétés d’assurance, soit une baisse de 17 % par rapport au premier semestre 2017. 30 000 contrats de retraite « Madelin » ont été souscrits, en baisse de 12 % par rapport au 1er semestre 2017. En revanche, la collecte n’a pas eu trop à subir du futur prélèvement à la source. Le montant des cotisations versées sur les Perp (0,8 milliard d’euros) est quasi-stable quand celles versées sur les contrats de retraite « Madelin » s’établissent à 1,3 milliard d’euros, en croissance d’1 % par rapport au 1er semestre 2017.
Les députés de la Commission spéciale en charge de l’examen de la loi PACTE ont adopté l’article 20 qui concerne l’épargne retraite. Les députés n’ont pas remis en cause la généralisation de la sortie en capital malgré l’intervention de plusieurs députés de l’opposition sur ce sujet. Ils ont simplement prévu que la sortie en capital avant l’âge de la retraite pour acquérir un bien immobilier ne soit réservée qu’aux primo-accédants. Par ailleurs, ils ont limité à 1 % les frais de transfert des contrats d’épargne retraite d’un organisme à un autre.
Selon l’enquête Revenus fiscaux et sociaux de l’INSEE, le niveau de vie médian (niveau de vie qui partage en deux la population française, la moité des ménages bénéficient d’un revenu inférieur à ce montant et la moitié d’un revenus supérieur) des ménages vivant en France métropolitaine est de 20 520 euros, soit 1 710 euros par mois. Pour un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans, ce montant correspond à un revenu disponible de 43 090 euros par an, soit 3 591 euros par mois.
En 2016, le niveau de vie médian est en hausse de 0,9 % en euros constants, sa plus forte progression depuis 2008. Cette amélioration est imputable au redressement de la croissance et à certaines baisses d’impôt décidées à la fin du mandat de François Hollande. Cette hausse reste cependant mesurée par rapport à l’évolution annuelle moyenne antérieure à la crise (+ 1,4 % entre 1996 et 2008). Le niveau de vie médian a diminué continûment de 2009 à 2013, avant de repartir légèrement à la hausse en 2014 et 2015 (respectivement + 0,2 % et + 0,4 %). La hausse plus franche de 2016 permet pour la première fois de repasser en dessus du niveau d’avant-crise, en 2008.
En 2016,l’amélioration du niveau de vie a en priorité concerné, à la différence de 2015, les ménages à revenus modestes. Cette amélioration est imputable à la mise en place de la prime pour l’emploi et à la diminution de l’impôt sur les revenus pour les tranches les plus basses. Selon l’INSEE, l’augmentation du niveau de vie pour les trois premiers déciles se situe entre + 1,4 % et + 1,5 % en 2016. Malgré tout, les ménages de ces trois déciles n’ont pas encore retrouvé leur niveau de vie d’avant 2008. Les ménages de niveau de vie intermédiaire ont surtout profité de la réduction de l’impôt sur le revenu.
Dans le haut de la distribution, à partir du huitième décile et jusqu’au 95e centile, les niveaux de vie sont stables. Les 20 % des ménages les plus aisés acquittent en moyenne des montants d’impôt sur le revenu plus élevés, en raison du dynamisme de leurs revenus en 2015. Ils ont été pénalisés par la mise sous condition de ressources des allocations familiales diminuent qui joue à plein en 2016. Le niveau de vie diminue au-dessus du 95e centile en raison de la baisse notable des revenus du patrimoine, En dix ans, le rendement des fonds euros est passé de 4 à 2 %. Ainsi pour un contrat de 300 000 euros, le manque à gagner est de 6000 euros soit 500 euros par mois.
Les inégalités se réduisent avec le retour de la croissance
En 2016, les principaux indicateurs d’inégalités montrent une faible baisse des inégalités (figure 2). L’indice de Gini ( indice mesurant le degré d’inégalité du niveau de vie. Il varie entre 0 et 1, la valeur 0 correspondant à l’égalité parfaite, la valeur 1 à l’inégalité extrême) est en repli de 0,4 point de pourcentage (0,288 en 2016 au lieu de 0,292 en 2015). Le rapport interdécile, qui mesure le rapport entre le neuvième décile, niveau de vie plancher des 10 % les plus aisés, et le premier décile, plafond des 10 % les plus modestes, est aussi en baisse (– 0,05 point pour atteindre 3,40). Enfin, en 2016, les 20 % de personnes les plus modestes disposent de 8,9 % de la somme des niveaux de vie (+ 0,1 point), les 20 % les plus aisées de 37,9 % (– 0,4 point). Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % de personnes les plus aisées et celle détenue par les 20 % les plus modestes s’établit donc à 4,27 et diminue de 0,08 point.
Les inégalités de niveau de vie ont ainsi retrouvé leur niveau de 2013 mais restent légèrement supérieures à leur niveau d’il y a vingt ans (0,282 en 1996).
Selon l’INSEE, en 2016, 8,8 millions de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté monétaire, qui s’élève à 1 026 euros par mois. Le taux de pauvreté monétaire s’élève en 2016 à 14,0 % de la population, en baisse de 0,2 point par rapport à 2015.
Le taux de pauvreté des retraités demeure faible (7,4 %) et ne connaît pas d’évolution significative entre 2015 et 2016. Leur niveau de vie médian augmente de 1,8 % en 2016, soit deux fois plus que pour l’ensemble de la population. Cette amélioration est imputable à l’arrivée de nouveaux retraités ayant des pensions plus élevées que les anciens.
Le taux de pauvreté des actifs occupés est de 7,7 %. Le niveau de vie médian des indépendants progresse trois fois plus que celui des salariés (respectivement de + 2,0 % et + 0,6 %). Leur taux de pauvreté est stable ; il reste cependant près de trois fois plus élevé que celui des salariés (17,5 % contre 6,4 %).
Le niveau de vie médian des chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) est quasiment stable (– 0,1 %). Leur taux de pauvreté reste élevé en 2016 (38,3 %). Il est en hausse de 0,7 point.
Le taux de pauvreté des autres inactifs reste à un niveau élevé (31,1 %), il diminue néanmoins de 1,0 point.
Le taux de pauvreté des enfants de moins de 18 ans est stable à 19,8 % (baisse de 0,1 point non significative).
Les familles monoparentales disposent du niveau de vie médian le plus faible (14 650 euros par an). Leurs membres sont quatre fois plus souvent pauvres que les personnes vivant dans un ménage composé d’un couple avec un ou deux enfants (34,8 % contre 8,6 %). Néanmoins, leur niveau de vie de médian croît davantage en 2016 que pour l’ensemble de la population (+ 1,3 % contre + 0,9 %), en partie grâce à la prime d’activité. Cette dernière représente 1,9 % en moyenne de leur revenu disponible, soit davantage que le RSA activité et la prime pour l’emploi cumulés en 2015 (1,1 %).
Les couples sans enfant sont les moins exposés à la pauvreté. Le taux de pauvreté est encore plus faible pour les couples dont la personne de référence a 65 ans ou plus (respectivement 7,7 % pour les couples sans enfant dont la personne de référence a moins de 65 ans et 5,3 % pour les couples dont la personne de référence est plus âgée).
Le Premier Ministre a confirmé le 4 septembre dernier la mise en oeuvre à compter du mois de janvier 2019 du prélèvement à la source pour l’impôt sur le revenu. Des modifications de dernière minute ont été annoncées afin éviter l’impact de la non imputation immédiate des réductions et crédits d’impôt. Ainsi, l’administration fiscale versera dès le 15 janvier, 60 % des crédits et réduction d’impôt concernant les emplois à domicile et l’investissement immobilier locatif ainsi ceux liés aux dons aux associations et fondations. L’administration devrait ainsi verser une avance de plus de 5 milliards d’euros à 8 millions de contribuables.
Les autres crédits d’impôts comme la souscription au capital de PME, au capital de SOFICA ou au capital de FCPI ainsi que l’investissement forestier ne sont pas concernés par l’acompte et seront remboursés en septembre 2019.
Le projet de règlement relatif à la création d’un Produit Paneuropéen d’Epargne-Petraite (PEPP) a été adopté le 3 septembre 2018 par la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Le Parlement a prévu une sortie en rente minimum de 35% du capital pour les contrats PEPP «standards», c’est-à-dire assurant une conservation du capital de départ. La sortie en capital a été limité à 30% du PEPP durant la première année d’ouverture des droits.
Si le marché de la construction neuve patine, en revanche, les ménages continuent d’emprunter pour acquérir des biens immobiliers. Au mois de juillet, selon la Banque de France, les crédits aux particuliers a augmenté de 6,1 %, après + 5,8 % en juin. Cette accélération est porté par celle des crédits à l’habitat (+ 5,8 %, après + 5,6 %). La croissance des prêts à la consommation est quasi stable (+ 6,9 %, après + 7,0 %)
Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) baisse toujours pour s’établir en moyenne à 1,53 % en juillet, après 1,55 % en juin et 1,57 % en mai.
| Encours brut | Taux de croissance annuel brut | ||||
| juil- 2018 | mai-2018 | juin-2018 | juil- 2018 | ||
| Total | 1 196 | 5,9 | 5,8 | 6,1 | |
| Habitat | 985 | 5,7 | 5,6 | 5,8 | |
| Consommation | 175 | 6,9 | 7,0 | 6,9 | |
| Autres | 36 | 6,0 | 7,5 | 8,7 | |
A l’Assemblée nationale, la Commission spéciale constituée pour l’examen du projet de loi PACTE qui compte la réforme de l’épargne retraite se réunira à compter du mercredi 5 septembre. L’examen devrait se poursuivre jusqu’au 15 septembre. La première réunion sera consacrée à l’audition des Ministres Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances, et Delphine Gény-Stephann,secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances.
Au mois de juillet, le taux de rémunération moyen des livrets bancaires était de 0,26 % en baisse de 0,01 point par rapport à juin. Le rendement réel de ce type de placement est négatif d’au moins 1,5 point. Après impôt, le rendement réel net est donc de -1,6 point.
Le rendement brut moyen des Plans d’Epargne Logement reste constant à 2,69 %.
| juil- 2017 | mai-2018 | juin-2018 (e) | juil- 2018 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,70 | 0,66 | 0,65 | 0,64 |
| Ménages | 0,94 | 0,91 | 0,91 | 0,90 |
| dont : – dépôts à vue | 0,03 | 0,03 | 0,03 | 0,03 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 1,03 | 0,82 | 0,78 | 0,79 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,88 | 1,72 | 1,71 | 1,69 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,79 | 0,79 | 0,79 | 0,79 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,30 | 0,26 | 0,27 | 0,26 |
| – plan d’épargne-logement | 2,72 | 2,69 | 2,69 | 2,69 |
| SNF | 0,35 | 0,29 | 0,29 | 0,29 |
| dont : – dépôts à vue | 0,12 | 0,10 | 0,11 | 0,11 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,36 | 0,25 | 0,24 | 0,26 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,67 | 1,46 | 1,44 | 1,43 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,33 | -0,33 | -0,32 | -0,32 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,03 | 0,01 | -0,07 | -0,14 |
La dernière semaine du mois d’août aura été marquée encore par les faits et gestes de Donald Trump au sujet de la guerre commerciale. Après l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et le Mexique, les investisseurs s’attendaient à ce que le Canada s’y joigne. Mais les pourparlers entre les Américains et les Canadiens se sont rapidement embourbés.
Ottawa était prêt à accepter des concessions sur une plus grande ouverture du marché du lait voulue par Washington et espérant espérait en contrepartie que Washington assouplisse sa position sur le système de résolution binational des litiges. L’administration américaine a rapidement fait savoir que la position américaine était sur le sujet inflexible. Par ailleurs, Donald Trump a confirmé la mise à exécution de sa menace d’imposer de nouveaux tarifs douaniers sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises. Donald Trump a également attaqué l’Union européenne en jugeant sa proposition de suppression des droits de douane sur tous les produits industriels américains entrant en Europe pour échapper au durcissement des barrières tarifaires américaines. Par ailleurs, Donald Trump a, une nouvelle fois, indiqué qu’il était prêt à faire sortir les Etats-Unis de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Le secteur de l’automobile a été, de ce fait, orienté à la baisse. Il en fut de même pour les entreprises du secteur du jeu vidéo. En effet, les autorités chinoises veulent limiter le nombre de jeux vidéo en ligne et ceux mis sur le marché au nom de la santé publique. Les jeux sont accusés de favoriser la survenue de la myopie chez les enfants,
Au mois d’août, les grands indices européens ont diminué. Ce mois d’été rarement bon pour les actions s’est déroulé dans un contexte de montée des incertitudes économiques. Le ralentissement de la croissance au sein de la zone euro, les interrogations sur le devenir de l’Italie, la poursuite de la guerre commerciale, la hausse du pétrole sur fond d’embargo iranien sont autant de facteurs qui peuvent expliquer la morosité des marchés. Les indices américains continuent, en revanche, leur marche en avant, imperturbable en phase avec les bons résultats de l’économie. L’indice des valeurs technologiques (NASDAQ) a gagné depuis le début de l’année près de 17,5 %.
Selon Eurostat, le taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 2,0% en août 2018, contre 2,1% en juillet. C’est toujours l’énergie qui pousse les prix vers le haut (9,2% en août, comparé à 9,5% en juillet), suivie de l’alimentation, alcool & tabac (2,5%, stable comparé à juillet), des services (1,3%, comparé à 1,4% en juillet) et des biens industriels non énergétiques (0,3%, comparé à 0,5% en juillet).
Selon l’INSEE,sur un an, les prix à la consommation augmenteraient de +2,3 % en août comme en juillet. L’inflation serait ainsi stable, le ralentissement des prix de l’énergie étant à peu près compensé par une légère accélération des prix de l’alimentation. Les prix des services et du tabac augmenteraient de manière similaire au mois précédent. Ceux des produits manufacturés baisseraient au même rythme qu’en juillet.
Sur un mois, les prix à la consommation se redresseraient sensiblement (+0,5 % après -0,1 % en juillet). Cette hausse s’expliquerait principalement par le rebond saisonnier des prix des produits manufacturés, après les soldes d’été sur le territoire métropolitain, et par l’augmentation également saisonnière des prix de certains services liés au tourisme. Pour l’énergie,la légère hausse des prix des produits pétroliers et du gaz domestique serait compensée par la baisse des tarifs de l’électricité.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de +2,6 % comme le mois précédent. Sur un mois, il rebondirait à +0,6 % après un repli de 0,1 % le mois précédent.
Cette hausse des prix fait le bonheur des débiteurs et le malheur des épargnants investis en produits de taux ainsi que ceux dont les revenus ne suivent pas l’inflation.
La collecte nette du mois de juillet de l’assurance vie a atteint 3 milliards d’euros. Il faut remonter à juillet 2015 pour enregistrer un résultat supérieur. Le mois de juillet est en règle générale un bon mois pour l’assurance vie. Les assurés réalisent des arbitrages au sein de leur patrimoine avant les vacances. Par ailleurs, le versement de primes à la fin du premier semestre contribue également à la hausse de la collecte. Cette dernière a atteint 12,4 milliards d’euros au mois de juillet. Les prestations et les rachats se sont élevés à 9,3 milliards d’euros en recul de plus d’un milliard par rapport à juin. Les ménages effectuent mois de rachats certainement du fait d’une légère accalmie sur les achats immobiliers. Par ailleurs, le contexte pour l’assurance vie est porteur avec l’absence de réforme en perspective. Le passage en rendement réel négatif des fonds du fait de la hausse des prix ne pénalise pas l’assurance vie. Ce phénomène est également constaté pour le Livret A qui enregistre de très bonnes collectes depuis le début de l’année
Les unités de compte ont représenté 29 % de la collecte au mois de septembre. Le seuil des 30 % est difficile à dépasser.
L’assurance vie conforte son rang de premier produit d’épargne en France avec un encours de 1 712 milliards d’euros à fin juillet 2018, en progression de 3 % sur un an.
Les ménages français sont plutôt dans une phase de renforcement de leur épargne. Les incertitudes économiques et sociales les conduisent à privilégier le Livret A et l’assurance vie qui sont des valeurs refuges. Ce processus devrait se poursuivre dans les prochains mois. La menace inflationniste incite dans un premier temps les ménages à accroître leur effort d’épargne. Par ailleurs, le prélèvement à la source par son caractère anxiogène peut également conduire à augmente cet effort.
La direction des statistiques du Ministère du Travail a publié les résultats 2016 de l’épargne salariale. Ainsi, en 2016, 56,0 % des salariés du secteur marchand non agricole, soit 8,9 millions de salariés, ont accès à au moins un dispositif de participation, d’intéressement ou d’épargne salariale. 7,5 millions d’entre eux ont reçu via un dispositif d’épargne salarial un complément de rémunération (prime de participation ou d’intéressement, ou abondement de l’employeur sur un plan d’épargne entreprise ou un plan d’épargne retraite collectif).
Le plan d’épargne entreprise (PEE) est le produit le plus répandu et concerne 46,3 % de ces salariés. Il est le support principal de versement des primes de participation et d’intéressement.
17,7 milliards d’euros ont été distribués en 2016au titre de l’année 2016 par les entreprises, dont
17,1 milliards pour les seules entreprises de 10 salariés ou plus (+4,4 % par rapport à l’année 2015,
après +7,4 % en 2015).
Les sommes versées au titre de la participation ont progressé de 5,5 % en 2016 pour les entreprises de 10 salariés ou plus après 7,4 % en 2015.
L’intéressement qui représente à lui seul près de la moitié des versements dans ces entreprises a enregistré une plus faible progression (+3,5 %, après +8,4 % en 2015).
L’abondement distribué sur les PEE a, en revanche, connu une hausse plus forte en 2016 qu’en 2015 (+4,3 %, après +2,5 % en 2015).
Dans les entreprises de 10 salariés ou plus, 7,2 millions de salariés bénéficient d’un ou plusieurs de ces
compléments de rémunération, en hausse de 2,4 % par rapport à 2015. Le montant moyen perçu par les bénéficiaires continue de progresser (+2,0 %) pour s’élever à 2 369 euros en 2016.
Selon l’INSEE, au mois de juillet, les dépenses de consommation des ménages en biens n’ont progressé que de 0,1 % en volume contre +0,3 % en juin et +1,1 % en mai. La consommation alimentaire augmente un peu (+0,2 %), et celle de biens fabriqués est quasi stable (+0,1 %). La consommation d’énergie se replie légèrement (–0,2 %). Sur un an, la consommation est étale avec un gain de 0,2 %.
Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne était l’invité le mardi 28 août de BFM Business, Intégrale Placements.
Au mois d’août 2018, la confiance des ménages dans la situation économique est stable. L’indicateur de l’INSEE qui la mesure est stable à 97. Il est au-dessous de sa moyenne de longue période (100) pour le quatrième mois consécutif.
En août, le solde d’opinion des ménages sur leur situation personnelle passée est quasi stable (–1 point) et celui sur leur situation personnelle future est inchangé. Ces deux soldes se situent au-dessous de leur moyenne.La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est stable. Le solde correspondant reste au-dessus de sa moyenne de longue période.
Les ménages considèrent qu’il est plus opportun d’épargner en juillet qu’en juin. Le solde correspondant gagne 4 points après trois mois de stabilité, mais il demeure au-dessous de sa moyenne. Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future diminue légèrement : il perd 2 points après en avoir gagné 6 en juillet. Il demeure néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période. Le solde sur la capacité d’épargne actuelle des ménages est quant à lui inchangé et se maintient légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
Malgré la résurgence de l’inflation, en août, les ménages sont plus optimistes quant au niveau de vie futur en France : le solde correspondant gagne 3 points mais demeure légèrement inférieur à sa moyenne. La part des ménages qui considèrent que le niveau de vie passé en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois est inchangée. Le solde correspondant se situe au niveau de sa moyenne de longue période.
Justement sur la question de l’inflation, les ménages ne sont pas trop inquiets. La proportion de ceux qui pensent que les prix augmenter ont au cours des douze prochains mois sont quasiment aussi nombreux que le mois précédent : le solde correspondant perd 1 point pour le quatrième mois consécutif. Il se maintient néanmoins au-dessus de sa moyenne. Les ménages sont également presque aussi nombreux que le mois précédent à estimer que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois :le solde correspondant gagne 1 point mais se situe toujours au-dessous de sa moyenne de longue période
En phase avec les résultats décevants de ces derniers mois, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent fortement en août : le solde correspondant gagne 9 points, ce qui le place à son plus haut niveau depuis novembre 2016. Le solde demeure cependant au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les Français, au cours du mois de juillet, n’ont pas relâché leurs efforts en matière d’épargne de précaution. La collecte nette du Livret A a atteint 880 millions d’euros contre 280 millions d’euros au mois de juin dernier. Avec le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), la collecte est de 1,1 milliard d’euros.
Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte du Livret A flirte avec les 10 milliards d’euros (9,99 milliards d’euros). Ce résultat est proche de celui de l’année dernière (10,58 milliards d’euros). Avec le LDDS, la collecte nette a été de 11,88 milliards d’euros depuis le mois de janvier 2018 contre 12,64 milliards d’euros sur la même période en 2017.
Sur ces dix dernières années, la collecte du Livret A a été négative au cours du mois de juillet qu’à trois reprises, 2009, 2014 et 2015. La collecte moyenne de ces dix dernières années à été de 550 millions d’euros. 2018 est donc plutôt un bon cru pour le Livret A.
L’encours du Livret A s’élève à fin juillet à 281,7 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record historique. Avec le LDDS, l’encours a atteint, toujours fin juillet, 387,8 milliards d’euros contre 373,5 milliards d’euros fin juillet 2017.
Le rendement réel négatif d’au moins un point ne dissuade pas les ménages de placer une partie de leurs liquidités sur leur Livret A. Face aux futurs dépenses incontournables de la rentrée – rentrées scolaires, impôts locaux, dernier tiers provisionnel (17 septembre) – les Français ont, cette année, décidé de garnir leur Livret A. Par ailleurs, la légère résurgence de l’inflation les y incite également. En effet, craignant une érosion de leur pouvoir d’achat dans les mois à venir, ils préfèrent renforcer leur épargne de précaution. En période de hausse des prix, en vertu de la règle dit « d’effet d’encaisse », les ménages, pour maintenir constant leur patrimoine, ont tendance à épargner davantage. La baisse du niveau de confiance dans la situation économique conduit également au bon maintien du niveau de collecte du Livret A.
Dans les prochains mois, une légère érosion de la collecte est attendue en raison du cycle des dépenses de consommation et des impôts. Malgré tout, la multiplication des incertitudes économiques et sociales incitera les ménages à maintenir un taux d’épargne assez élevé, ce qui devrait peser négativement sur la croissance.
Au premier trimestre, le taux d’endettement du secteur privé non financier (SPNF) continue, selon la Banque de France, de décroître dans la zone euro (- 0,9 point par rapport au T4 2017) et représente 119,3 % du PIB.
Le ratio de dette privée diminue davantage en Espagne (- 2,2 points) qu’en Italie ou en Allemagne
(respectivement – 0,7 point et – 0,1 point). En revanche, la France fait bande à part avec une augmentation d’un point de PIB notamment sous forme de titres de créances dont l’émission est pour partie liée à des opérations ponctuelles de fusions-acquisitions. Le ratio français s’établit à 131,0 % du PIB, niveau le plus élevé parmi les grands pays de la zone euro.
En dehors de la zone euro, le taux d’endettement du secteur privé non financier baisse au premier trimestre 2018 aux États-Unis et au Japon (respectivement – 0,7 point et – 0,5 point par rapport au T4 2017), tandis qu’il est en hausse au Royaume-Uni (+ 2,2 points).
Le 26 septembre prochain, le Conseil d’Orientation des Retraites se réunira pour analyser le cinquième avis du Comité de Suivi des Retraites.
La loi du 20 janvier 2014 a créé un dispositif de pilotage qui vise à garantir dans la durée le respect par le système de retraites de ses objectifs d’équilibre financier et de justice. Le Comité de Suivi des Retraites (CSR) élabore ses avis à partir des analyses du Conseil d’orientation des retraites (COR) et après consultation d’un jury citoyen. Son avis rendu de manière annuelle porte sur les objectifs financiers et sur les objectifs d’équité assignés au système de retraites. S’il considère que le système s’éloigne de façon significative de ses objectifs, le CSR adresse au Gouvernement, au Parlement et aux régimes de retraites des recommandations publiques. Sur la base de ces recommandations, le Gouvernement est censé de consulter les partenaires sociaux, puis de présenter au Parlement les suites qu’il entend donner à ces propositions. Le dernier avis a été publié le 13 juillet 2018.
Selon l’INSEE, au mois de juillet, l’indice des prix à la consommation (IPC) a reculé de 0,1 % sur un mois, après une stabilité en juin. Cette légère baisse provient d’un recul saisonnier des prix des produits manufacturés (-2,8 %) dû aux soldes d’été, compensé en partie par un rebond des prix des services (+1,1 %), notamment ceux des transports aériens avec le début des vacances scolaires. Les prix des produits énergétiques ralentissent (+0,5 % après +0,9 %). Enfin, les prix des produits alimentaires rebondissent légèrement (+0,1 % après −0,2 %).
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation accélèrent à +0,3 % après une stabilité en juin.
Sur un an, la hausse des prix est sensible avec une augmentation de 2,3 %, soit 0,3 point de plus que le mois précédent. Cette inflation est liée essentielle ment à la progression des prix de l’énergie et, dans une moindre mesure, de celle des services et du tabac. Un moindre recul des prix des produits manufacturés contribue également à la hausse de l’inflation. Par ailleurs, la hausse sur un an des prix des produits alimentaires se maintient.
Mais en enlevant de l’indice des prix les biens et services les plus volatils comme l’énergie, sur un an, l’inflation sous-jacente reste faible. Elle était de 0,9 % en juillet en augmentation de 0,1 point par rapport à juin.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) baisse de 0,1% en juillet après une stabilité en juin ; sur un an, il croît de 2,6 % après +2,3 % le mois précédent.
Les prix de l’énergie sont donc responsables de ce ressaut de l’inflation. Ils ont progressé de 14,3 % sur un an en juillet contre +12,3 % en juin, du fait d’une forte accélération des prix du gaz (+17,3 % sur un an après +6,4 %) et d’un nouveau renchérissement des produits pétroliers par rapport à l’an dernier (+21,8 % sur an après +21,0 %).
Depuis quelques semaines, le prix du pétrole en raison du ralentissement de la croissance tend se stabiliser voire à reculer. Compte tenu de l’absence de la faible transmission aux salaires des augmentation des prix sur les biens, l’inflation pourrait repasser en-dessous de la barre des 2 % dans les prochains mois.
En moyenne annuelle, l’inflation se rapproche des 2 %, ce qui entraîne un rendement réel négatif pour de nombreux produits de taux de taux. Il est supérieur à un point pour le Livret A, le LDDS, les livrets bancaires et le Plan d’Epargne Logement (pour les plans ouverts depuis le 1er août 2016).
Les indices actions ont enregistré au mois de juillet de beaux résultats malgré les menaces insistantes de guerre commerciale. Certes, le 31 juillet, une éventuelle reprise des négociations entre la Chine et les Etats a conforté les investisseurs que le pire n’est jamais certain. Les indices ont été porté par les bons résultats semestriels des entreprises et par la bonne tenue de la croissance américaine.
Les taux d’intérêt à long terme sont en légère progression en phase avec l’évolution de l’inflation et la politique de relèvement des taux directeurs prévue par la FED.
La zone euro a connu une croissance de 0,3 % au cours du 2e trimestre 2018. Avec 0,2 % la France a donc enregistré une croissance inférieure à la moyenne. Pour l’ensemble de l’Union européenne, la croissance a atteint 0,4 %. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,1% dans la zone euro et de 2,2% dans l’UE28 au deuxième trimestre 2018, après respectivement +2,5% et +2,4% au premier trimestre 2018
L’économie française a enregistré, au 2e trimestre, une croissance de 0,2 % comme au 1er. Ce résultat décevant confirme la rupture par rapport à 2017 année durant laquelle la croissance était de 0,5 % par trimestre.
La croissance, en mode petit train de sénateur du 2e trimestre, a été freinée par les grèves et par l’accumulation des jours fériés au mois de mai. L’économie française est également gênée par des goulots d’étranglement liés à l’insuffisance de l’investissement de ces dernières années et par les difficultés que rencontrent les entreprises pour recruter. Par ailleurs, la hausse des prélèvements obligatoires et la remontée de l’inflation érodent le pouvoir d’achat des ménages, ce qui entraîne une baisse de la consommation. Mais cette stagnation semble dépasser la France et concerne l’ensemble de la zone euro. La hausse des prix du pétrole a un impact sur tous les pays européens en réduisant le pouvoir d’achat des ménages et les marges des entreprises.
la consommation en panne
Les dépenses de consommation des ménages ont, en France, diminué de 0,1 % après une hausse de 0,2 % au 1er trimestre.
L’investissement des entreprises répond présent
L’investissement continue de croître, ce qui est encourageant pour la croissance des prochains trimestres. La formation brute de capital fixe (FBCF) a connu une progression de 0,7 % après +0,1 % Ce bon résultat repose sur l’accélération de l’investissement des entreprises (+1,1 % après +0,1 %). Après une forte progression en 2017, l’investissement des ménages s’est contracté de 0,1 % après un gain de 0,2 % au 1er trimestre. La hausse des prix de l’immobiliers commencerait peut être à dissuader certains ménages à investir.
Au total, la demande intérieure finale hors stocks contribue autant à la croissance qu’au premier trimestre (+0,2 point).
Le commerce extérieur, le talon d’Achille de l’économie française
Le commerce extérieur a pesé négativement sur la croissance. sa contribution a été de -0,3 point après une contribution nulle au 1er trimestre. Les importations ont connu une forte hausse, +1,7 % après −0,3 % quand les exportations n’ont augmenté que de 0,6 % après −0,4 %. Ce mauvais résultat témoigne de la restauration incomplète de la compétitivité de l’économie française.
À l’inverse, les variations de stocks ont contribué positivement à la croissance (+0,3 point après 0,0 point).
L’objectif des 2 % de croissance s’éloigne
Avec ce deuxième trimestre de croissance à 0,2 %, l’objectif du gouvernement d’un taux annuel à 2 % semble difficile à atteindre malgré l’acquis de 2017. Si une amélioration est attendue au second semestre, la croissance annuelle devrait se situer autour de 1,7 %. L’amélioration sera concentrée sur le dernier trimestre avec le second volet de baisse des cotisations salariales contrepartie de la hausse de la CSG.
La diminution des créations d’emploi devrait en revanche jouer négativement sur la croissance.
Au niveau international, les menaces de guerre commerciale pourraient peser sur les échanges extérieurs. Par ailleurs, la croissance britannique devrait être fortement brider par les incertitudes sur la conclusion d’un éventuel accord avec l’Union européenne. Or, le ralentissement du Royaume-Uni est une mauvaise nouvelle pour la France car ce pays est un des meilleurs clients de la France.
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