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L’espérance de vie en question en France

A la naissance l’espérance de vie est en France pour les femmes de 85,3 ans et de 79,4 ans pour les hommes. De 16 ans en 1950, l’espérance de vie à 60 ans atteint aujourd’hui, 25 ans. Elle est de 23,2 ans pour les hommes en 2018 et de 27,6 ans pour les femmes. La France se situe dans le haut du classement en particulier pour les femmes. Depuis 2014, cette espérance de vie est très stable. En fonction des épidémies de grippe et des canicules, elle peut même reculer d’une année sur l’autre. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette stabilisation. Du fait d’une population plus âgée qu’auparavant, l’amélioration de l’espérance de vie devient de plus en plus difficile. Par ailleurs, pour les générations nées entre la première et la seconde guerre mondiale, une sélection naturelle était intervenue dans leur enfance. Les survivants étaient, de ce fait, plus résistants. Cette sélection du fait des progrès techniques jouant moins, à des âges plus élevés, les vulnérabilités peuvent être plus fortes. Certains considèrent que la crise de 2008 et la montée des inégalités sociales contribuent à l’enrayement des gains d’espérance de vie. D’autres mettent en avant le développement de mauvais comportements alimentaires, la pollution et l’harmonisation des modes de vie entre les femmes et les hommes. L’augmentation de l’obésité et le recours à une alimentation industrielle semblent jouer un rôle important comme en témoigne la baisse de l’espérance de vie dans certains Etats américains.

L’espérance de bien en bonne santé tend depuis dix ans à stagner, en Farnce, ce qui n’est pas sans conséquence sur le financement de la dépendance et plus globalement des dépenses de santé.  Selon les dernières statistiques Eurostat, portant sur l’année 2016, la France est sous la moyenne européenne. Elle s’élève à 64,1 ans chez les femmes et à 62,7 chez les hommes quand la moyenne en Europe est respectivement de 64,2 et 63,5 ans. Avec la Suède, le meilleur pays européen, l’écart est de près de 10 ans (73,3 ans chez les femmes, 73 chez les hommes), tant bien même l’espérance de vie à la naissance est quasi équivalente dans les deux pays.

L’espérance de vie en bonne santé croise les tables de mortalité et des données issues d’enquêtes sur la santé en population. En France, trois types de questions sont posées pour évaluer l’espérance de vie en bonne santé : l’état de santé perçu (coté d’excellent à très mauvais), l’existence ou non d’une maladie chronique, et la présence ou non d’une limitation des activités habituelles depuis six mois en raison d’un problème de santé. « C’est cette dernière question qui est utilisée pour produire l’indicateur comparatif européen, Healthy Life Years.

Les épargnants privilégient la sécurité, le rendement et la liquidité

Selon le Baromètre AMF sur l’épargne, = 52 % des personnes interrogées placent le niveau de risque dans les 3 principaux critères de choix de leurs produits d’épargne. 46 % ont cité le rendement attendu et 35 % la disponibilité. Le niveau des frais est cité en 4e position (30 %). La durée conseillée du placement est un critère relativement peu cité (19 % des répondants). Les moins de 35 ans sont moins sensibles au niveau de risque que les plus âgés (42 % contre 55 % des plus de 55 ans). Ils sont également moins sensibles à la disponibilité des fonds (24 % contre 42 %). En revanche, ils mettent plus souvent en avant l’ « éthique » (18 % d’entre eux, contre 5 % des 55 ans et plus).

Les détenteurs de patrimoines financiers élevés (celles dont le patrimoine financier est supérieur à 50 000 euros) considèrent que les critères de choix les plus importants sont le niveau de risque (57 %), le rendement attendu (55 %) et les frais (39 %, contre 30 % pour le reste de la population).

Plus de 6 séniors sur 10 en emploi en France

Selon une étude l’INSEE, depuis le taux d’emploi des plus de 50 ans est en nette hausse du fait notamment des réformes engagées en matière des retraites.
En 2017, en France métropolitaine, 61 % des 50-64 ans sont en emploi. Les écarts de taux d’emploi entre les régions de province sont relativement faibles.. Certaines régions se distinguent : l’Auvergne-Rhône-Alpes a le taux le plus élevé (63 %), suivi par la Bretagne (62 %). À l’opposé, le taux est le plus faible dans les Hauts-de-France (56 %). En Île-de-France, le taux d’emploi des seniors est supérieur de 7 points à la moyenne de province et atteint 69 % du fait de la surreprésentation des cadres au sein de a population active. Les cadres partent en effet plus tard à la retraite que les autres catégories de salariés.

Chômage au plus bas depuis 2009

 Le taux de chômage pour l’ensemble de la France est passé au cours du 4e trimestre 2018 en-dessous des 9 %. Il a, selon l’INSEE, en effet diminué de 0,3 point. Il s’élève désormais à 8,8 % de la population active. Il est à son plus bas niveau depuis le début de l’année 2009. L’amélioration de la situation d’emploi s’explique par le surcroît de croissance en 2017 dont les effets ont perduré en 2018 ainsi par que l’impact des mesures prises ces dernières années dont celle concernant la mise en place du CICE. Par ailleurs, les nombreux départs à la retraite a facilité la résorption du chômage.

En France métropolitaine, le nombre de chômeurs a diminué de 90 000 au quatrième trimestre, à 2,5 millions de personnes. Le taux de chômage baisse de 0,3 point, à 8,5 % de la population active. Le taux de chômage diminue fortement pour les jeunes, en particulier les hommes de 15 à 24 ans (-3,6 points). Il baisse aussi pour les personnes de 25 à 49 ans (-0,2 point) mais est stable pour les 50 ans ou plus.

Sur un an, le taux de chômage en France métropolitaine diminue de 0,1 point, avec une baisse plus marquée pour les jeunes (-1,8 point), en particulier les jeunes hommes (-2,8 points).

Parmi les chômeurs, 990 000 déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée s’établit à 3,4 % de la population active au quatrième trimestre 2018, comme au trimestre précédent. Sur un an, il diminue de 0,3 point.

En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être considérées au chômage au sens du BIT : elles constituent le halo autour du chômage. Leur nombre augmente de 32 000 entre les troisième et quatrième trimestres 2018 et rejoint quasiment son niveau de fin 2017 (+5 000 sur un an).

Le taux d’emploi à temps complet s’établit, selon l’INSEE, à 54,4 % au quatrième trimestre 2018. Il augmente de 0,3 point par rapport au trimestre précédent et de 0,5 point sur un an ; il atteint son plus haut niveau depuis 2003 (début de la série trimestrielle). Le taux d’emploi à temps partiel est stable, à 11,7 %, quasiment son niveau de fin 2017.

Au quatrième trimestre 2018, 5,8 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi. Il s’agit principalement de personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage. Cette part augmente de 0,2 point sur le trimestre, après avoir diminué de 0,2 point au trimestre précédent.

Le taux d’activité des 15-64 ans est stable entre les troisième et quatrième trimestres 2018, à 72,3 %, 0,3 point au-dessus de son niveau un an plus tôt. Il est quasi stable pour les jeunes et les personnes d’âge médian. Il augmente nettement pour les 55-64 ans (+0,5 point sur le trimestre et +0,9 point sur un an), notamment les femmes.

Au quatrième trimestre 2018, le taux d’emploi des 15-64 ans augmente de nouveau (+0,2 point) à 66,1 %, son plus haut niveau depuis 1980. Il augmente de 0,4 point sur un an. Sur le trimestre, le taux d’emploi s’accroît pour toutes les tranches d’âge. La plus forte hausse bénéficie aux hommes de 15 à 24 ans (+0,9 point sur un trimestre et +1,8 point sur un an). À 33,8 %, leur taux d’emploi atteint son plus haut niveau depuis fin 2010.

5,11 milliards d’euros de collecte pour les SCPI en 2018

Les SCPI, placements en vogue depuis plusieurs années ont enregistré une collecte de 5,11 milliards d’euros contre 6 milliards en 2017 selon l’ASPIM. la capitalisation globale des fonds a atteint 70 milliards d’euros en hausse de 4,6 % en un an. Le rendement des SCPI a été de 4,35 % contre 4,43 % en 2017 et 4,64 % en 2016. Plus la moitié des fonds collectés en 2018 ont été investis dans des bureaux, 21 % dans des SCPI diversifiées, 7,5 % dans les commerces et 2,6 % dans le résidentiel.

106 000 emplois créés dans le secteur privé en 2018 contre près de 360 000 en 2017

Les créations d’emploi ont été bien plus faibles dans le secteur privé en 2018 qu’en 2017. Elle ne se sont élevées qu’ à 106 000 contre 359 000 en 2017. Mauvaise nouvelle, l’industrie a continué à perdre des emplois (-3 300 en 2018 après -3 400 en 2017 dans le secteur privé). le tertiaire marchand a beaucoup moins créé d’emploi en 2018 qu’en 2017 (82 200 contre  293 800). Le secteur de la construction est en léger retrait (19 200 contre 27 500). Le secteur d l’agriculture est stable (5000 contre 4 200).

Au quatrième trimestre 2018, l’emploi salarié du secteur privé a, selon l’INSEE, légèrement augmenté : +0,1 %, comme le trimestre précédent, soit 16200 créations nettes d’emploi après +23000. L’emploi salarié privé ralentit un peu dans la construction (+0,2 %, soit +2700, après +0,4 %) et se replie à peine dans l’industrie (−0,1 %, soit −2400, après 0,0 %).

Au quatrième trimestre 2018, l’emploi privé continue d’augmenter modérément dans les services marchands : +0,1 % (soit +13 000), comme au troisième trimestre,

Au quatrième trimestre 2018, la baisse de l’emploi intérimaire se poursuit : −1,5 %, après −1,1 % (soit −12 000 après −9 200). Sur un an, l’emploi intérimaire se replie nettement (−3,6 %, soit −29 000).

 

Le Gouvernement se mobilise en faveur de l’épargne salariale

Le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire et la Minsitre du Travail, Muriel Penicaud ont nommé deux ambassadeurs afin de promouvoir le développement des accords d’intéressement et de participation au sein des entreprises françaises. Thibaud Lanxade et François Perret devront aller à la rencontre des dirigeants d’entreprises pour les inciter à conclure des accords.

Près de la moitié des ménages endettés mais le surendettement recule

Avec l’entrée en vigueur des lois Chatel, Lagarde et Hamon, ainsi qu’en raison de l’amélioration de la situation économique, le nombre de ménages surendettés en France diminue depuis 2012 . En 2018, 91 899 nouvelles situations de surendettement ont été enregistrées par la Banque de France. Le nombre de primodépôts revient à un niveau proche de celui de l’année 1990, première année de mise en œuvre de la loi Neiertz sur le surendettement.

Le nombre total de situations de surendettement (soit le total de primodépôts et des redépôts) est également en baisse pour la quatrième année consécutive. Sur l’ensemble de l’année, 162 936 dossiers ont été déposés, soit une baisse de 29 % par rapport à 2014 et de 10 % par rapport à 2017.

L’endettement global des ménages en situation de surendettement s’est élevé à 6,6 milliards d’euros en 2018, soit un recul de 8,8 % par rapport à 2017, et de plus de 20 % par rapport à 2014. La part des dettes à la consommation a atteint 37,8 % (elle était de 45,9 % en 2014) et plus d’une situation de surendettement sur cinq ne comporte aucune dette à la consommation, contre une sur dix en 2011. La part de l’endettement immobilier dans l’endettement global des ménages surendettés, qui était en augmentation constante depuis 2010, se réduit également en 2018 (à 35,2 %, contre 36 % en 2017). En valeur, les arriérés de charges courantes et les autres dettes sont quant à eux en diminution de 7 % en un an.

En 2018, près de la moitié des ménages surendettés n’a aucune capacité de remboursement, plus des deux tiers des débiteurs (68 %) sont isolés, sans conjoint, ou séparés. La moitié des personnes surendettées (y compris les enfants à charge) vit en dessous du seuil de pauvreté. Les employés, les ouvriers et les personnes sans activité professionnelle sont surreprésentés par rapport à leur poids dans la population française. Les femmes sont plus exposées que les hommes au risque de surendettement.

Selon le 31e Observatoire annuel des crédits aux ménages, publié le 29 janvier par la Fédération bancaire française, 48 % des ménages ont en France un crédit à rembourser, soit environ 14 millions de ménages. le taux de détention avait baissé de 2014 à 2017. Il était alors tombé à 46,5%.

La crise économique et financière des années 2008 et 2009, la crise des dettes souveraines dès 2011 et le durcissement de la législation ont pesé sur la distribution des crédits en particulier dans le domaine de la consommation.

27 % de ménages, soit quelque 8 millions doivent rembourser un crédit à la consommation. Dans les années 2000, ce taux était de plus de 30 %. Cette baisse est imputable aux lois Lagarde et  Hamon qui ont fortement encadré et restreint l’usage des crédits renouvelables. De 2009 à 2018,  le nombre de ménagés ayant un crédit par carte est passé de 7,7 % à 4,2 %.

15 % des ménages  financent ces dépenses de véhicule avec un crédit à la consommation. Près de 6 % en utilisent pour des biens d’équipements de la maison (soit 22 % des ménages détenteurs d’un crédit). À peine 1 % ont recours à leur crédit pour régler leurs impôts.

31 % des ménages détiennent au moins un crédit immobilier, soit plus de 9 millions. Ce nombre progresse avec la baisse  des taux d’intérêt. Plus des trois quart d’entre eux y ont recours pour l’achat de leur résidence principale. Près de 6 % utilisent un prêt pour payer un autre logement. Ces prêts financent aussi des travaux sur l’habitat pour quelque 6 % des ménages. 84 % des ménages endettés soulignent que leurs charges de remboursement sont supportables. Ce taux s’effrite légèrement d’une année sur l’autre.

 

 

Les Français maintiennent le cap en matière d’épargne

Selon la banque de France, au troisième trimestre 2018, le flux annuel de placement des ménages s’est établi à 86,4 milliards, dont 77% sous forme de produits de taux. L’épargne investie en produits de taux fléchit très légèrement en rythme annuel tout en restant dynamique, avec un léger rebond de l’assurance vie en support euros.

Sur un an, les acquisitions nettes d’actifs sous forme de produits de fonds propres sont en hausse de 2,8 milliards. Notamment, les ménages cèdent moins d’actions cotées et acquièrent plus d’actions non cotées et autres participations.

Les premiers éléments pour le quatrième trimestre traduisent une reprise des placements bancaires (15,2 milliards en glissement trimestriel après 11,4 milliards) et d’un fort ralentissement de l’assurance-vie en support UC (0,1 milliard après 3,9 milliards). Les évènements liés aux gilets jaunes et la baisse des valeurs boursières ont incité les ménages à privilégier des placements jugés sûrs et de court terme.

Projet de réforme des retraites contesté en Allemagne

En Allemagne,  le ministre social-démocrate du Travail et des Affaires sociales Hubertus Heil a proposé d’améliorer le niveau des petites pensions. Ce projet ne fait pas unanimité    au sein de la coalition gouvernementale que forme son parti avec l’Union chrétienne-démocratie (CDU/CSU).

Le projet présenté par le ministre  prévoit de relever les pensions des Allemands qui ont cotisé pendant 35 ans et perçoivent une petite retraite. La majoration dépendra du nombre d’années cotisées et pourrait atteindre jusqu’à 447 euros par mois !

Une coiffeuse, qui a travaillé au SMIC et à temps plein pendant 40 ans, perçoit actuellement une pension d’environ 514 euros : grâce à la retraite minimum, elle toucherait ainsi 961 euros, explique le ministre. cette réforme pourrait entrer en vigueur en 2021 et concerner  trois à quatre millions de personnes outre-Rhin, dont 75 % de femmes. Les femmes allemandes, qui sont nombreuses à réduire leur temps de travail, voire à cesser leur activité avec l’arrivée d’un enfant perçoivent de faibles pensions.

Une partie de la formation conservatrice CDU/CSU reproche d’abord au projet de Hubertus Heil de prévoir une revalorisation générale des petites retraites quand le  contrat de coalition signé l’année dernière prévoyait de conditionner un coup de pouce financier à un examen des ressources des retraités.

Les critiques portent également sur le financement du projet évalué à quatre à six milliards d’euros par an. La fédération des employeurs allemands (BDA) y est très hostile. Le débat est d’autant plus tendu qu’après plusieurs d’années d’excédents budgétaires  le ministère des Finances dirigé par Olaf Scholz (SPD) prévoit un déficit  de 25 milliards d’euros dans le budget d’ici à 2023 en raison d’une hausse des dépenses et d’une correction à la baisse des prévisions de croissance, a rapporté lundi la presse allemande.

L’assurance vie a assuré en 2018

Un bon cru 2018 malgré un trou d’air en décembre

L’assurance vie a conforté, en 2018, sa place, de premier placement des Français avec un encours de 1700 milliards d’euros, en croissance de 1 % par rapport à fin 2017. La collecte nette 2018 s’est élevée à 22,4 milliards d’euros selon la Fédération Française de l’Assurance. C’est le meilleur résultat depuis 2015.

Un mois de décembre en creux

Le mois de décembre a été marqué par une décollecte de 600 millions d’euros. C’est le seul mois de l’année 2018 a à avoir connu un résultat négatif. Il fallait remonter au mois de novembre 2017 pour enregistrer un recul de la collecte. Décembre réussit moyennement à l’assurance vie. Lors de ces dix dernières années, l’assurance a enregistré à cinq reprises au mois de décembre une décollecte. Cette tradition est en partie liée à des opérations d’arbitrage que les ménages réalisent au profit des produits défiscalisés (PERP, FCPI, Sofica, etc.). Cette année, avec l’année blanche liée à l’introduction du prélèvement à la source, d’autres facteurs ont joué en défaveur de la collecte. Elle s’inscrit, avant tout, dans un contexte économique, social et financier difficile. Les cotisations ont fortement baissé passant de 11,8 à 10,5 milliards d’euros du mois de novembre à décembre quand les prestations ont augmenté en atteignant 11,1 milliards d’euros contre 9,2 milliards d’euros. La souscription des unités de compte s’est repliée en décembre à 2,6 milliards d’euros contre 3,4 milliards d’euros en novembre. Les unités de compte n’ont représenté que 25 % de la collecte contre 28 % en moyenne lors des derniers mois. La baisse des marchés financiers au cours du dernier mois de l’année a dissuadé les ménages à investir sur des produits au capital non garanti. Au-delà de la situation des marchés, les épargnants ont opté pour l’attentisme en limitant leurs versements. Les difficultés d’accès aux agences bancaires et des compagnies d’assurance ont pu également peser sur la collecte.

L’année 2018, un bon cru !

L’assurance vie a, au-delà de la contre-performance de décembre réalisé une très bonne année. Elle a bénéficié du moindre engouement des ménages pour l’épargne logement et de la baisse des transactions immobilières. Par ailleurs, les Français étaient en mode épargne en 2018. En effet, le taux d’épargne a augmenté en cours d’année pour atteindre 15,6 % du revenu disponible brut au 3e trimestre.

Du fait de besoins moins importants et d’une volonté de conserver un volant d’épargne plus important, les prestations et rachats sont ainsi en recul à 117,7 contre 126,3 milliards d’euros en 2017.

L’assurance vie n’a pas pâti de la diminution du rendement des fonds euros, de la hausse de l’inflation ainsi que de l’introduction du prélèvement forfaitaire unique et de la volatilité des marchés. Les unités de compte ont représenté sur l’ensemble de l’année plus de 28 % de la collecte qui a atteint 140 milliards d’euros. Bien connue des ménages, elle a capitalisé sur ses atouts, la garantie en capital, facteur de sécurité, son importante liquidité et sa souplesse de gestion. Possédée par 42 % des ménages, elle reste le placement des classes moyennes, des classes aisées et des plus de 45 ans.

Retraites complémentaires, le casse tête de la revalorisation

Le 1er janvier dernier, les pensions de base ont été revalorisées de 0,3 % faisant suite à une augmentation de 0,6 % pour les pensions AGIRC / ARRCO intervenues le 1er novembre dernier. Depuis 2016, les pensions des complémentaires AGIRC / ARRCO étaient revalorisées selon les termes prévus par l’Accord National Interprofessionnel de 2015. Leur augmentation était fixée au taux d’inflation moins un point. De ce fait, en 2018, la hausse a été limité à 0,6 point.

Cet accord étant devenu caduc, des négociations se sont engagées sur cette question  le 31 janvier au siège parisien du Medef, où étaient réunis représentants des syndicats et du patronat.

Logiquement, dans le nouveau régime unifié, la revalorisation devrait s’effectuer en fonction de l’évolution des salaires. Celle-ci peut toutefois être minorée par un « facteur de soutenabilité », pour tenir compte de la situation économique et démographique. Ainsi, la hausse pourrait être égale à l’évolution des salaires moins un point.

Selon des projections fournies par les services techniques du régime, l’Agirc-Arrco disposerait de réserves équivalentes à six mois de pensions jusqu’à seulement 2023 ou 2024. En allant au-delà d’un point, selon les projections réalisées par les parties prenantes,  permettrait en revanche au régime de conserver durant quinze ans les réserves exigées. Selon le scénario économique retenu : c’est 1,072 point dans le plus optimiste (qui repose sur les hypothèses du gouvernement), 1,165 dans le scénario intermédiaire, et 1,275 dans le scénario le plus pessimiste (hypothèses de la Commission européenne).

Les négociations devraient également traiter d’autres sujets avec en plus en perspective la fusion des régimes prévue par le Gouvernement. Les partenaires sociaux pourraient également aborder les taux de cotisation, la valeur d’achat du point ou encore les modalités du nouveau bonus-malus. La CFDT, qui, en janvier, avait relancé dans nos colonnes le débat sur l’opportunité de ce dispositif entré en vigueur le 1er janvier, a indiqué qu’elle mettrait le sujet sur la table lors de la prochaine réunion.

Dans tous les cas, le pouvoir d’achat des retraites complémentaires pourrait s’éroder dans les prochaines années posant la question implicite de l’âge de départ à la retraite qui fait donc toujours débat.

Réforme du PEA : le texte adopté par le Sénat dans le cadre de la loi PACTE

Le PEA jeune

Actuellement, les majeurs rattachés fiscalement à leurs parents ne peuvent pas ouvrir un Plan d’Epargne en Actions. Cette restriction sert à éviter un contournement de la règle de plafonnement des versements par les parents.Dans le cadre de la discussion du projet de loi PACTE, l’Assemblée nationale a proposé la création d’un PEA jeune réservé  aux jeunes entre 18 et 25 ans à charge de leurs parents. ce PEA est plafonné à 25 000 euros contre 150 000 euros pour les PEA classiques. Le Sénat a réduit le plafond à 20 000 euros.

Modifications concernant le PEA

Les sénateurs ont adopté le dispositif de l’Assemblée qui prévoit que les retraits entre 5 et 8 ans n’entraînent plus la clôture du plan. En revanche, aucun versement ne serait autorisé. Après huit, ans, il sera possible aux titulaires d’effectuer des rachats et des versements.

 

L’endettement des ménages en 2018 : en hausse

A la fin du mois de décembre, l’endettement des ménages était, selon la Banque de France, de 1225 milliards d’euros dont 1010 milliards d’euros au titre des emprunts immobiliers. L’encours des crédits à la consommation est de 179 milliards d’euros. Sur un an, la progression de l’encours a été de 5,9 %. La variation mensuelle d’encours de crédits à l’habitat augmente (5,5 milliards d’euros après 4,4 milliards en novembre) et atteint son plus haut niveau de l’année. Sur un an, les crédits à l’habitat continuent de progresser vivement à 5,8%.

Sur l’année 2018, la production de nouveaux crédits à l’habitat s’établit à 203 milliards d’euros après 273 milliards d’euros en 2017. Ce repli s’explique par la forte diminution des flux de rachats et renégociations (35 milliards d’euros en 2018 après 113 milliards en 2017). La part des renégociations au sein de l’ensemble de la production de crédits à l’habitat atteint 14,6 % en décembre 2018, un plus bas depuis fin 2014.

Le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) diminue à nouveau légèrement en décembre (1,49 % après 1,50 % en novembre). Il perd 12 points de base par rapport à décembre 2017 (1,61 %) et est à son niveau le plus bas depuis près de 16 ans.

Encours et taux de croissance annuel (données non cvs)
(Encours en milliards d’euros, taux de croissance en %)
Encours brut Taux de croissance annuel brut
déc- 2018 oct- 2018 nov- 2018 déc- 2018
Total 1 225 6,1 6,1 5,9
Habitat 1 010 5,9 5,9 5,8
Consommation 179 6,5 6,3 6,2
Autres 36 9,1 10,2 9,0

Les niches fiscales en question Quelles conséquences ?

Si le Gouvernement affirme ne pas vouloir remettre en cause la suppression de l’ISF, il travaille sur une réduction des niches fiscales de l’impôt sur le revenu. Sous prétexte que 50 % du coût de ces niches profiteraient à 9 % de la population, le Ministre des Comptes Publics étudierait la possibilité de réduire le plafond de déduction qui est aujourd’hui de 10 000 euros. Une autre piste est à l’étude, la mise sous condition de ressources des niches. Une telle solution pourrait conduire à une remise en cause des emplois de proximité ou au développement du travail au noir. Par ailleurs, il n’y a pas concomitance entre ceux qui profitent de la suppression de l’ISF, moins de 1 % des contribuables et ceux qui disposent de réductions d’impôt. Depuis plusieurs années, ce sont les contribuables qui se situent entre 80 et 99 % des rémunérations les plus élevées qui ont supporté la plus forte augmentation des prélèvements et ont vu leur niveau de vie se dégrader. En revanche, le Ministre ne prévoit pas la création d’une nouvelle tranche à 50 % pour l’impôt sur le revenu.

La réversion, un sujet hautement sensible

Le Conseil d’orientation des retraites a au cours de sa séance du 31 janvier 2019 fait le point sur la situation de la réversion en France et tracé quelques pistes de réforme. Cela fait suite aux propos embarrassés sur le sujet que le Gouvernement avait tenu en fin d’année dernière. En effet, dans le cadre du projet de réforme systémique dans lequel il s’est engagé en matière de retraite, il avait plus ou moins indiqué que la réversion pourrait être remise en cause avant d’affirmer qu’il n’en était pas question.

Il existe aujourd’hui autant de régimes de réversion que de régimes de retraite. De ce fait, la mise en place d’un régime universel suppose une harmonisation des règles de la réversion. Au préalable, il faut savoir quel type de réversion doit être privilégié, une réversion d’assistance visant à garantir un revenu minimum au conjoint survivant ou une réversion patrimoniale considérant que les conjoints concourent à la constitution des revenus et du patrimoine. Dans le premier cas, nous sommes dans la solidarité, dans le deuxième cas dans l’assurance.

En 2017, le montant total des dépenses de réversion s’élève à 33,8 milliards d’euros, soit 11,1 % de la masse totale des pensions (droit direct et droits dérivés) et 1,5 % du PIB. Le nombre de bénéficiaires d’une pension de réversion qui atteint 4,4 millions en 2018serait légèrement croissant jusqu’à la fin des années 2030 puis diminuerait ensuite jusqu’en 2070 où il atteindrait 3,8 millions, soit 15,4 % des effectifs totaux de retraités, contre près de 30 % en 2017. En conséquence, la masse des pensions de réversion rapportée au PIB serait globalement décroissante : elle serait de 1,3 % du PIB en 2030 (tous scénarios), et entre 0,8 % (scénario 1 %) et 0,6 % du PIB à l’horizon 2070.

Le Conseil d’Orientation des Retraites a proposé trois pistes de réforme pour la réversion. Le premier harmonise juste les conditions d’accès et les taux de réversion. Cette harmonisation si elle s’effectue par le haut aboutira à un surcroît de dépenses ou à une diminution des droits pour les autres retraités.

Le deuxième scénario consiste à n’ouvrir des droits qu’au titre de la période de vie commune. Le troisième à financer les réversions non plus par les cotisations des actifs, mais par l’impôt, en invoquant la solidarité nationale avec dans ce cas certainement un plafonnement en fonction de ressources.

Deux autres scénarios dynamitent la philosophie même de la réversion, et semblent donc très éloignés des promesses d’Emmanuel Macron. L’un consiste comme cela se pratique dans l’Europe du Nord et en Allemagne de partager à 50/50 les droits à pension acquis au sein d’un couple pendant leur vie commune, en considérant que les non-mariés n’ont pas à payer pour les retraites des mariés. En cas de décès, les droits sont ainsi partagés.

L’autre à supprimer la réversion, soupçonnée d’entretenir la division des tâches et donc la dépendance des femmes au sein du couple, et la remplacer par une « assurance veuvage » publique permettant de maintenir le niveau de vie des personnes très âgées, quand leur conjoint meurt. Ce mécanisme assurantiel pourrait être obligatoire ou sur option.

Le Cercle de l’Epargne avait réalisé une étude sur la réversion au mois de juin 2018. Vous pouvez la consulter en ligne  : étude juin 2018 du Cercle. 

Consulter le dossier du Conseil d’Orientation des Retraites

Le Sénat a adopté la réforme de l’épargne retraite

Le projet de loi PACTE est en cours de discussion en séance publique au Sénat. Les sénateurs ont, jeudi 31 janvier adopté l’article 20 qui réforme l’épargne retraite. Par rapport au texte adopté par l’Assemble nationale, le Sénat a autorisé un déblocage anticipé en cas de perte d’autonomie. Les sommes capitalisées sur les plans retraite pourraient être versées en capital et être exonérées d’impôt dans les conditions qui seront fixées par les ordonnances. Elles  pourraient être destinées à la réalisation de travaux permettant le maintien à domicile du titulaire concerné.

L’article 20 du projet de loi PACTE prévoit de créer deux grandes catégories de produits d’épargne retraite, un produit collectif composé de deux sous catégories, avec un produit dit universel et un produit catégoriel, un produit individuel réunissant le PERP, le Contrat Madelin, le Préfon, le COREM, etc. Cet article harmonise les conditions de déblocages et de sortie en généralisant la possibilité d’acquérir sa résidence principale avant même la liquidation des droits à la retraite et la sortie en capital à la liquidation (pour les versements volontaires). La portabilité entre les différents produits est par ailleurs affirmée. Une plus grande concurrence est également instituée avec la capacité octroyée aux gestionnaires d’actifs d’intervenir sur toute la gamme des produits d’épargne retraite.

La rémunération des dépôts bancaires toujours orientée à la baisse

La remontée des taux étant renvoyée à plus tard, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires a poursuivi, selon la Banque de France,  sa baisse en 2018. Au mois de décembre, il s’est établi à 0,63%, en baisse de 4 points de base par rapport à décembre 2017. Ce léger repli s’explique pour les ménages comme pour les entreprises par une moindre rémunération servie sur les comptes à terme. Les livrets bancaires ont bénéficié d’une rémunération moyenne de 0,25 % au mois de décembre.

 

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a) 

 

déc- 2017 oct- 2018 nov- 2018 (e) déc- 2018 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires 0,67 0,64 0,64 0,63
Ménages 0,93 0,89 0,89 0,88
dont : – dépôts à vue 0,03 0,03 0,03 0,03
– comptes à terme <= 2 ans (g) 0,89 0,76 0,77 0,75
– comptes à terme > 2 ans (g) 1,78 1,65 1,64 1,62
– livrets à taux réglementés (b) 0,79 0,79 0,79 0,79
dont : livret A 0,75 0,75 0,75 0,75
– livrets ordinaires 0,28 0,26 0,26 0,26
– plan d’épargne-logement 2,70 2,68 2,68 2,68
SNF 0,31 0,28 0,28 0,28
dont : – dépôts à vue 0,11 0,10 0,10 0,11
– comptes à terme <= 2 ans (g) 0,27 0,25 0,25 0,25
– comptes à terme > 2 ans (g) 1,55 1,39 1,37 1,34
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,00 0,00 0,00 0,00
Euribor 3 mois (c) -0,33 -0,32 -0,32 -0,31
Rendement du TEC 5 ans (c), (d) -0,19 0,03 -0,04 -0,08
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés.

Les marchés « actions » ont bien commencé l’année

Les investisseurs ont fait fi des incertitudes et des mauvais résultats économiques de la fin de l’année  2018. Ils ont tourné la page des derniers mois sombres de l’année dernière. Ils ont enregistré les décisions des banques centrales de temporiser les éventuelles augmentations de taux. Ils ont pris le parti de croire qu’un arrangement était possible pour les échanges sino-américains. Le CAC 40 a gagné près de 7 % et le Dow Jones plus de 8 %. Les taux d’intérêts sur les obligations d’Etat se sont détendus et le pétrole a regagné quelques couleurs avec un gain de plus de 16 %.

 


Tableau de bord des marchés financiers
Résultats
CAC au 31 décembre 2018

CAC au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

4 730,69

4 992,72

+6,71 %

-8,79 %

DAXX au 28 décembre 2018

DAXX au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

10 558,96

11 173,10

+5,82 %

-15,34 %

Footsie au 31 décembre 2018

Footsie au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

6 728,13

6 968,85

+3,49 %

-8,16 %

Euro Stoxx au 31 décembre 2018

Euro Stoxx au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

3 173,13

3 159,43

+5,79 %

12,40 %

Dow Jones au 31 décembre 2018

Dow Jones au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

23,327.46

25 008,83

+8,44 %

-4,10 %

Nasdaq au 31 décembre 2018

Nasdaq au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

6 635,28

7 281,74

+10,59 %

-1,63 %

Nikkei au 28 décembre 2018

Nikkei au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

20 014,77 

20 773,49 

+3,79 %

-10,81 %

Parité euro/dollar au 31 décembre 2018

Parité euro/dollar au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

1,1447

1,1438

-0,02 %

-7,77 %

Once d’or au 31 décembre 2018 en dollars

Once d’or au 31 janvier 2019 en dollars

Évolution en janvier

Évolution sur un an

1 280,690

1 319,920

+3,11 %

-1,34 %

Pétrole Brent au 31 décembre 2018

Pétrole de Brent au 31 janvier 2019

Évolution en janvier

Évolution sur un an

53,429

61,960

+16,81 %

-8,87 %

La France fait mieux que la moyenne de la zone euro au 4e trimestre pour la croissance

Au cours du quatrième trimestre 2018, le PIB corrigé des variations saisonnières a, selon Eurostat, augmenté de 0,2 % dans la zone euro et de 0,3% dans l’Union européenne par rapport au trimestre précédent. Au cours du troisième trimestre 2018, le PIB avait également progressé de 0,2 % dans la zone euro et de 0,3 % dans l’Union. Selon une première estimation du taux de croissance annuel pour 2018, le PIB a progressé de 1,8 % dans la zone euro et de 1,9% pour l’ensemble de l’Union européenne. Sur l’année dernière, la France est, en revanche, en retrait par rapport à la moyenne européenne et de la zone euro.

Repli rapide de l’inflation en France

Avec la baisse du cours du pétrole, les prix assagissent.  Sur un an, les prix à la consommation ralentiraient, selon l’INSEE, pour le troisième mois consécutif. La première estimation ressort à +1,2 % en janvier 2019 après +1,6 % en décembre.  Les prix des services augmenteraient au même rythme qu’en décembre et ceux des produits manufacturés baisseraient à peine moins que le mois précédent. En revanche, les prix de l’alimentation et du tabac accéléreraient.

Sur un mois, les prix à la consommation se contractent  de 0,5 %, après une stabilité en décembre. Les prix des produits manufacturés reculeraient fortement en lien avec le début des soldes d’hiver. Ceux de l’énergie baisseraient encore, mais moins qu’en décembre, dans le sillage des cours du pétrole. Les prix des services ralentiraient du fait d’un repli saisonnier des prix des transports aériens. De même, les prix alimentaires seraient un peu moins dynamiques que le mois précédent. Enfin, les prix du tabac seraient en hausse après une stabilité en décembre.

Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait nettement à +1,4 %, après +1,9 % en décembre. Sur un mois, il se replierait de 0,6 %, après +0,1 % le mois précédent.

Une croissance poussive en 2018

La croissance de l’économie française s’est élevée en 2018 à 1,5 % contre 2,3 % en 2017. Les experts économiques avaient espéré, en début d’année dernière, une croissance de 1,7 %. Cette décélération n’est pas imputable exclusivement aux « gilets jaunes ». En effet, le ralentissement de l’économie s’est amorcé dès le premier semestre, la reprise constatée au second n’ayant pas été suffisante pour compenser le retard accumulé. Malgré tout, la crise des « gilets jaunes » s’est fait ressentir sur la consommation du dernier trimestre et tout particulièrement sur celle de décembre. En 2018, le commerce extérieur a joué positivement sur la croissance. L’investissement, de son côté, a connu une moindre croissance en grande partie en raison des ménages qui ont ralenti leurs achats immobiliers.

Avec un taux de croissance de 1,5 %, la France renoue avec un rythme plus poussif qui est le sien depuis la crise de 2008. Il faut néanmoins signaler que ce résultat n’est pas catastrophique au regard du contexte français et international. Les tensions entre la Chine et les États-Unis, la hausse du cours du pétrole au premier semestre, les incertitudes européennes ont pesé sur les résultats économiques. Il n’en demeure pas que cette croissance est insuffisante pour permettre une décrue notable du chômage.

Une croissance au 4e trimestre moins décevante que prévue

Du fait des blocages provoqués par les « gilets jaunes », certains s’attendaient à une croissance nulle au dernier trimestre. Or, cette dernière est restée stable par rapport à celle du 3e trimestre, +0,3 %. Ce résultat est d’autant plus remarquable que la consommation a été étale du mois d’octobre au mois de décembre.

La croissance de la consommation des ménages en léger recul

Sur l’ensemble de l’année, la consommation des ménages a moins progressé qu’en 2017, +0,8 % contre +1,1 %. Les ménages ont subi au cours du premier semestre une érosion de leur pouvoir d’achat provoquée par l’augmentation des prélèvements obligatoires et par la hausse des prix. Le rattrapage de la consommation attendu à la fin de l’année n’a pas eu lieu en raison du contexte social.

En 2018, la consommation en produits alimentaires et en énergie a reculé (respectivement -1,2 % et -0,8 %). Les achats de services sont, en revanche, restés dynamiques (+1,5 % en 2018 contre +1,6 % en 2017) quand ceux des biens fabriqués se sont ralentis (respectivement 1,1 % et 2,6 %).

Pour le dernier trimestre, la consommation des ménages a été étale. Si elle est restée positive pour les services (+0,5 %), elle a diminué pour les biens fabriqués (-1,2 %). Les difficultés d’accès aux centres commerciaux peuvent expliquer ce résultat. Au cours du dernier mois de l’année, la consommation en biens des ménages a même reculé de 1,5 %. Sur le 4e trimestre, le repli est de 0,7 %. Pour le mois de décembre, la baisse s’explique en partie par le recul des achats de produits énergétiques.

Essoufflement de la croissance de l’investissement

En 2017, l’investissement avait été un moteur de la croissance. En 2018, il s’est un peu essoufflé. En effet, son taux de croissance est passé de +4,7 % en 2017 à +2,9 % en 2018. Le repli a été plus marqué pour les ménages que pour les entreprises.

L’investissement des entreprises non financières a augmenté de 3,9 % contre 4,4 % en 2017. Au dernier trimestre, le résultat est assez moyen avec une progression de 0,3 %. Les dépenses d’investissement des administrations publiques ont cru de 0,7 % en 2018 contre 1,6 % en 2017. Comme trois quarts des investissements publics sont réalisés par les collectivités locales, cette moindre progression peut s’expliquer par les difficultés budgétaires auxquelles elles sont confrontées. L’investissement public pourrait se ralentir en 2019 avec la proximité des élections municipales qui n’incitent pas les élus à s’engager dans des travaux.

L’investissement des ménages n’a progressé que de 2 % après une hausse de 5,6 % en 2017. Les deux derniers trimestres de l’année ont même été marqués par un recul (-0,1 % au 3e et -0,4 % au 4e). Les ménages ont réduit leur effort pour l’immobilier du fait des prix de plus en plus élevés, de la rareté de l’offre et en raison de la montée des incertitudes. Ils ont privilégié les placements financiers. Le Livret A et surtout l’assurance vie ont profité de ce changement de comportement.

Le commerce extérieur a été porteur en 2018

Le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance à hauteur de 0,6 point en 2018 contre +0,1 point en 2017. Les exportations ont augmenté de 3,1 % contre +4,6 % en 2017 mais dans le même temps la croissance des importations a décéléré (+1,1 % contre +3,1 %). Comme les années précédentes, les résultats du commerce extérieur dépendent des livraisons de matériels de transports (avions en particulier).

De 2018 à 2019, le poids des fondamentaux et des incertitudes

Compte tenu des fondamentaux de l’économie française (démographie, gains de productivité, investissement de ces dernières années), le taux de croissance de 1,5 % constaté en 2018 n’est pas anormale même s’il n’est pas satisfaisant. Certes, au regard du retard accumulé depuis dix ans, il peut être jugé décevant. Il ne permet pas de compenser les manques à gagner accumulés. L’économie française est toujours pénalisée par l’étroitesse de son secteur productif. Le taux d’emploi demeure faible en France (65 % contre 76 % en Allemagne). Le positionnement moyenne gamme de la production française constitue toujours un handicap au regard de ses coûts élevés en liaison avec un niveau record à l’échelle européenne de dépenses publiques.

Pour 2019, l’économie française devrait bénéficier d’un regain de la consommation rendu possible par le ralentissement de la hausse des prix et par le plan sur le pouvoir d’achat décidé par le Président de la République Emmanuel Macron au mois de décembre. La diminution du cours du baril devrait également favoriser la consommation ainsi que diminuer le montant des importations. Le ralentissement de la Chine et surtout celui de l’Allemagne, s’il était confirmé, seraient préjudiciables à la croissance française. Il faudra également prendre en compte éventuellement l’impact d’un Hard Brexit. L’agroalimentaire, l’industrie des transports et celle des médicaments risquent d’être pénalisés en cas d’absence d’accord entre l’Union européenne et le Royaume-Uni d’ici le 29 mars.

 

 

Près de 700 000 nouvelles entreprises en France en 2018

Selon l’INSEE, en 2018,  691 000 entreprises ont été créées en France, soit 17 % de plus qu’en 2017. Cela constitue un nouveau record en la matière. Les immatriculations de micro-entrepreneurs ont augmenté de  28 % et les créations d’entreprises individuelles classiques de 20 %. Les créations de sociétés augmentent beaucoup plus modérément (+ 2 %). Le secteur des transports et de l’entreposage (+ 68 %) contribue le plus à la hausse globale. En particulier, les immatriculations dans les autres activités de poste et de courrier (qui incluent la livraison à domicile) s’envolent, essentiellement sous le régime du micro-entrepreneur

Capacité et désir d’épargne en hausse au mois de janvier

Après s’être nettement dégradée en fin d’année 2018, la confiance des ménages dans la situation économique a, selon l’INSEE, augmenté de 5 points et retrouve son niveau de novembre 2018. À 91, il demeure toutefois bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100). ce sursaut est peut être imputable aux annonces du Président de la République concernant le pouvoir d’achat. Ainsi, en janvier, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants se redresse nettement. Le solde correspondant gagne 10 points après en avoir perdu 15 en décembre. Il reste cependant au-dessous de sa moyenne de longue période.  Concernant  leur situation financière future, les ménages sont plus optimistes. l’indice qui la mesure  gagne 8 points mais demeure inférieur à sa moyenne de longue période. De même, le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière passée augmente : il gagne 4 points mais reste inférieur à sa moyenne.

En janvier, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie futur en France s’améliorera au cours des douze prochains mois augmente de manière marquée : le solde augmente de 10 points, même s’il demeure au-dessous de sa moyenne.

Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie passé en France augmente quant à lui plus légèrement (+2 points). Il est également bien au-dessous de sa moyenne de longue période.

En janvier, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne s’améliore. En effet, le solde correspondant à la capacité d’épargne future gagne 7 points et retrouve son niveau de novembre 2018, tandis que celui correspondant à la capacité d’épargne actuelle est stable. Ces deux soldes demeurent néanmoins au-dessous de leur moyenne de longue période.

La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente également : le solde correspondant gagne 5 points mais demeure lui aussi nettement au-dessous de sa moyenne.

En revanche, sur le front de l’emploi, les ménages sont plus pessimistes. En effet, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent de nouveau en janvier : le solde correspondant gagne 2 points (après +3 points en décembre +22 points en novembre). Il se situe désormais légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.

En janvier, les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont très nettement moins nombreux que le mois précédent. Le solde correspondant diminue de 23 points. La baisse du cours du pétrole semble avoir été perçu. De même, les ménages sont nettement moins nombreux à estimer que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois : le solde correspondant perd 16 points et se situe désormais au-dessous de sa moyenne

Les entreprises françaises : plus de 1000 milliards d’euros de crédits

Selon la Banque de France, les crédits des entreprises non financières atteignaient fin décembre 1018 milliards d’euros dont 719 au titre de l’investissement, 434 au titre de l’équipement et 285 pour l’immobilier. enfin, les crédits de trésorerie représentent 240 milliards d’euros.

La croissance des crédits aux SNF est restée élevée en décembre ,+ 5,9%, après + 6,2% en novembre, toujours portée par le dynamisme des crédits à l’équipement (+ 7,3 %, stable par rapport à novembre) et, dans une moindre mesure, des prêts immobiliers (+ 5,0 %, après +5,3 % en novembre).

Sur l’ensemble de l’année 2018, l’encours de crédits accordés aux SNF augmente de plus de 50 milliards d’euros, dont 27 milliards pour les prêts à l’équipement. Cette hausse est d’une ampleur comparable à celle observée en 2017.

Des indépendants classiques en baisse et toujours plus d’auto-entrepreneurs

Sans prendre en compte les micro-entrepreneurs, le nombre des indépendants a tendance à diminuer en France. Cette situation s’explique par le vieillissement de la population qui conduit des indépendants à prendre leur retraite, par leur choix d’opérer dans le cadre du salariat au sein de leur entreprise et par le contexte économique peu porteur. Ainsi, le nombre d’indépendants dans le secteur industriel diminue en parallèle avec la désindustrialisation qui s’est accélérée après la crise de 2008. Le nombre de travailleurs non-salariés n’augmentent que par la forte croissance des micro-entrepreneurs (qui ont succédé aux auto-entrepreneurs).

Fin 2016, selon l’INSEE, la France comptait 3,2 millions de personnes exerçant une activité non salariée en tant qu’entrepreneurs individuels ou en tant que gérants majoritaires de société. Environ un non-salarié sur sept exerce une activité agricole.

Parmi les 2,8 millions de non-salariés hors secteur agricole, 31 % sont des micro-entrepreneurs. Ces derniers profitent du développement des activités de service en liaison avec les plateformes digitales (livraisons à domicile, transports, etc.). Hors secteur agricole, la population non salariée croît de nouveau en 2016 : + 0,3 %), après + 0,7 % en 2015 et + 0,2 % en 2014. Ces hausses sont nettement plus modérées que les années précédentes (+ 4,9 % par an en moyenne entre 2010 et 2013).

Poursuite de la baisse des non-salariés classiques

Les non-salariés classiques représentent 1,9 million de personnes fin 2016, dont 57 % sont entrepreneurs individuels et 43 % gérants majoritaires de sociétés. En 2016, le nombre d’entrepreneurs individuels classiques a diminué de 2,7 %. Leur nombre recule depuis 2009 date de l’entrée en vigueur du statut de l’auto-entrepreneur. Les effectifs de gérants de sociétés diminuent également pour la troisième année consécutive (– 2,3 % en 2016), quand il avait  augmenté entre 2009 et 2013 (+ 6,2 % en moyenne chaque année).

Le nombre de non-salariés classiques baisse dans la quasi-totalité des secteurs, et plus particulièrement dans la construction (– 5,5 %), le commerce et l’artisanat commercial (– 4,9 %) et l’hébergement-restauration (– 4,4 %). Il progresse uniquement pour les professions paramédicales, les taxis et voitures de transport avec chauffeur (VTC) et les activités juridiques et comptable.

Plus de 850 000 micron-entrepreneurs actifs

Fin 2016, 856 000 micro-entrepreneurs sont économiquement actifs. Ils  représentent 31 % des non-salariés hors agriculture. En 2016, leur nombre a augmenté de 7,7  % contre +5,9 % en 2016. Ces progressions sont inférieures à celles des années précédentes (+ 8,2 % en 2014, + 15,8 % en 2013). Une rupture est intervenue en 2015 avec le durcissement de la législation concernant les auto-entrepreneurs.

 

Les TNS sont avant tout présents dans les services

Les TNS sont avant tout présents dans le secteur des services qui de toute façon concentre plus de 75 % de la population active. Exigeant de moindres apports en capitaux, il est assez logique que les TNS soient surreprésentés dans les activités tertiaires. Ainsi, toutes catégories confondues, la moitié des non-salariés se concentre dans le commerce et l’artisanat commercial (19 %), la santé (17 %) et la construction (13 %), quand ces secteurs ne rassemblent qu’un tiers des salariés non agricoles du privé. 13 % exercent dans les activités spécialisées scientifiques et techniques (professions juridiques, comptables, conseil de gestion, architecture, ingénierie, publicité, design, etc.) et 21 % dans les services destinés aux particuliers (restauration, hébergement, activités artistiques et récréatives, enseignement, coiffure, etc.). En revanche, moins de 5 % d’entre eux travaillent dans l’industrie (hors artisanat commercial), soit une part trois fois moindre que celle des salariés du privé.

La part de micro-entrepreneurs augmente dans presque tous les secteurs d’activité. Ils représentent plus de 60 % des non-salariés dans le commerce de détail hors magasin, dans certains services personnels (réparation de biens, entretien corporel) et activités spécialisées (design, photographie, traduction), dans les arts et spectacles ou encore dans l’enseignement

Une dispersion importante pour les revenus

Les non-salariés classiques retirent en moyenne 3 440 euros par mois de leur activité : 3 720 euros pour les entrepreneurs individuels et 3 070 euros pour les gérants de sociétés. Leur niveau de vie est supérieur en moyenne à celle des salariés (2250 euros net ou 2900 euros brut).

En moyenne, 9 % des non-salariés classiques déclarent un revenu nul, car ils n’ont pas dégagé de bénéfices ou ne se sont pas versés de rémunération. Cette part varie de moins de 2 % pour les professionnels de santé et les pharmaciens, à plus de 20 % dans les arts et spectacles et les activités immobilières.

Hors revenus nuls, les disparités de revenu d’activité sont plus marquées que pour les salariés du privé. Un non-salarié classique sur dix gagne moins de 500 euros par mois (figure 2) ; ce seuil est 1,7 fois plus élevé pour les salariés du privé. 10 % des TNS perçoivent plus de 8 090 euros par mois. Ce montant est 2,3 fois supérieur au rang équivalent chez les salariés du privé.

Le commerce de détail hors magasin génère les revenus les plus faibles (1 120 euros par mois en moyenne), derrière les taxis et VTC, les services personnels et les activités artistiques et récréatives (de 1 370 à 1 430 euros mensuels). Les médecins et dentistes perçoivent en moyenne les revenus les plus élevés (8 620 euros), devant les juristes et comptables (8 060 euros) et les pharmaciens (6 990 euros).

En 2016, hors secteur agricole, le revenu d’activité moyen des non-salariés classiques progresse de 2,7 % en euros constants, après + 2,5 % en 2015. Il s’accroît de 2,8 % pour les entrepreneurs individuels (après + 3,0 % en 2015) et de 2,6 % pour les gérants de sociétés (après + 1,6 %). Le revenu des micro-entrepreneurs augmente de nouveau en 2016 (+ 3,4 %, après + 6,1 %) alors qu’il avait baissé régulièrement entre 2009 et 2014 (– 1,9 % en moyenne par an). Ces hausses s’inscrivent dans un contexte de reprise économique.

La progression des revenus est liée en partie à un effet de structure. En effet, le nombre de TNS diminue dans les secteurs à faibles revenus, dans le commerce ou la restauration par exemple, et augmente dans les secteurs plus rémunérateurs comme la santé. A structure constante, la hausse du revenu moyen des non-salariés classiques serait moindre : + 1,7 % en 2016 sur l’ensemble des secteurs non agricoles, au lieu de + 2,7 %.

En 2016, les micro-entrepreneurs économiquement actifs retirent en moyenne 450 euros par mois de leur activité non salariée, soit près de huit fois moins que les non-salariés classiques. Un sur quatre gagne moins de 80 euros, la moitié moins de 260 euros et un sur dix plus de 1 190 euros. Leur faible revenu est lié à la nature du régime qui impose des plafonds sur le chiffre d’affaires. Il s’agit éventuellement d’une activité d’appoint, trois micro-entrepreneurs sur dix occupant également un emploi salarié.

Le monde des TNS se féminisent

En 2016, les femmes représentent 37 % des non-salariés, contre 42 % des salariés du privé. Leur nombre s’accroît (+ 3 points en cinq ans). Elles sont de plus en plus nombreuses dans les métiers les plus qualifiés tels que médecins, professions du droit, architectes, mais aussi dans des secteurs où elles ont profité du statut de micro-entrepreneur pour lancer leur activité.

En 2016, les femmes non salariées classiques gagnent en moyenne 22 % de moins que leurs confrères : 2 900 euros par mois contre 3 730 euros. Cette différence n’est pas liée à leur secteur d’activité. En effet, elles ont tendance à exercer dans des secteurs souvent plus rémunérateurs que les hommes (santé, droit).  Une partie de l’écart s’expliquerait par un volume de travail moins important. Elles sont aussi plus jeunes et dirigent en moyenne des entreprises plus petites.

Fin 2016, en France, 448 000 personnes exercent une activité non salariée dans l’agriculture, la sylviculture ou les services d’aménagement paysager. Près de 17 % d’entre elles bénéficient du régime du micro-bénéfice agricole, leur revenu moyen en 2016 est de 450 euros par mois. Les autres sont imposées au régime réel et se concentrent majoritairement dans la production de bovins (28 %), la production de céréales et grandes cultures (21 %) et la culture et l’élevage combinés (13 %).

Les non-salariés agricoles, des revenus faibles et fluctuants

Les non-salariés imposés au régime réel des secteurs de la production agricole retirent 1 370 euros en moyenne par mois de leur activité. Ces revenus varient fortement d’une année sur l’autre, en raison des fluctuations des prix et des aléas climatiques qui pèsent sur les récoltes. En 2016, les non-salariés exerçant dans la culture de vignes (2 650 euros par mois en 2016) et la culture de légumes, fleurs ou plantes (2 100 euros) perçoivent les revenus moyens les plus élevés. À l’inverse, l’élevage (hors granivores) génère les revenus les plus faibles : 1 060 euros par mois en moyenne pour la production de bovins, marquée en 2016 par une baisse de la collecte laitière et l’effondrement du prix du lait, 1  010 euros pour la production d’ovins, caprins, équidés et autres animaux et 1 120 euros pour la culture et l’élevage combinés. 28 % des non-salariés des secteurs de la production agricole déclarent un revenu nul ou déficitaire. Cette part est particulièrement élevée dans la production d’ovins, caprins, équidés et autres animaux (39 %), et la production de céréales et grandes cultures (37 %), marquée en 2016 par des accidents climatiques. En intégrant les revenus négatifs, les non-salariés imposés au régime réel des secteurs de la production agricole ne perçoivent en moyenne que 1 110 euros par mois en 2016. Fin 2016, 13 % des non-salariés agricoles cumulent leur activité non salariée avec une activité salariée : 12 % de ceux imposés au régime réel et 20 % de ceux bénéficiant du régime du micro-bénéfice agricole.

Le climat des affaires se stabilise en janvier

En janvier 2019, le climat des affaires est, selon l’INSEE, stable après avoir connu une phase de dégradation. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, demeure à 102, légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Malgré tout, l’indicateur de climat des affaires perd cinq points dans le commerce de gros. Il perd  un point dans le bâtiment mais augmente d’un point dans les services. Il est stable dans l’industrie manufacturière et le commerce de détail. Dans les deux formes de commerce, le climat des affaires se situe juste au-dessous de sa moyenne de longue période ; il reste au-dessus dans les autres secteurs.

L’indicateur de retournement reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable

Plus de 10 milliards d’euros de collecte pour le Livret A en 2018

 

 

2018, une bonne année pour le Livret A  

Le Livret A a fêté dignement ses deux cents ans avec une collecte sur l’ensemble de l’année 2018 de 10,08 milliards d’euros, soit à peine moins qu’en 2017 (10,24 milliards d’euros). Le produit d’épargne préféré des Français a démontré, une fois de plus, sa résilience. Il n’a pas été pénalisé ni par le faible rendement de 0,75 % qu’il offre depuis le 1er août 2015, ni par le regain de l’inflation qui a atteint sur l’année 1,8 %.

2018, une année plurielle pour le Livret A

L’année 2018 a été plurielle. Jusqu’en août, la collecte a été abondante avant de connaitre un passage à vide en septembre et en octobre. En novembre et en décembre, la collecte est redevenue positive tout en restant mesurée. En effet, pour le dernier mois de l’année, le Livret A a enregistré une collecte de 540 millions d’euros faisant suite à celle de 670 millions de novembre. 2018 a ainsi ressemblée à 2017, les ménages épargnent au premier semestre et dépensent au cours du second du fait des dépenses de rentrées scolaires et des impôts. Il sera intéressant d’analyser sur l’évolution de la collecte en 2019 les effets de la mise en place de la retenue à la source et de la suppression pour 80 % des ménages de la taxe d’habitation.

Le résultat du mois de décembre 2018 est assez conforme à la tradition. Lors de ces dix dernières années, une seule décollecte a été  enregistrée, en 2017. Le dernier mois de l’année donne, en effet, lieu à des versements de primes. Les fêtes de fin d’année sont également l’occasion pour les parents et les grands parents de doter les Livrets de leurs enfants ou petits-enfants. Les manifestations ont pu néanmoins freiner les ardeurs des épargnants de se rendre aux guichets pour placer une partie de leur liquidités.

2018, un bon cru pour le Livret A

Dans un contexte économique et social compliqué, les ménages ont accru, en 2018, leur effort d’épargne, effort qui a profité au Livret A. En période de doute et d’augmentation de l’inflation, les ménages ont traditionnellement tendance à accroître leur poche d’épargne de précaution. Pour faire face à l’augmentation des dépenses à venir, les ménages ont tendance à augmenter leur épargne. Ils peuvent également épargner plus pour compenser la perte de valeur de leur placement (effet d’encaisse). En 2018, les Français ont été plutôt souris que cigale, le taux d’épargne ayant atteint au 3e trimestre 15,6 % du revenu disponible brut. L’assurance vie a également profité de ce mouvement et devrait signer une bonne année 2018.

Un nouveau record pour l’encours du Livret A

L’encours du Livret A a atteint un nouveau record fin 2018 à 283,8 milliards d’euros. 2,02 milliards d’euros d’intérêts capitalisés ont été versés aux titulaires contre 1,94 milliard d’euros en 2017.

Le triptyque du succès du Livret A a eu raison du rendement réel négatif

Le Livret A peut compter sur son triptyque pour conserver et attirer les épargnants : la liquidité, la sécurité avec la garantie en capital et l’exonération de tout prélèvement.

Ce triptyque a éclipsé le faible rendement qu’offre le Livret A. Pourtant, pour la première fois depuis 35 ans, le rendement réel du Livret A est devenu négatif. En effet, du fait de l’augmentation de l’inflation provoquée par la hausse du cours du pétrole et le blocage du taux à 0,75 % jusqu’en 2020, le rendement réel est sur l’année négatif à hauteur d’un point.

La notion de rendement réel doit être relativisée. Le rendement d’un produit d’épargne avec l’évolution d’un panel de biens et de services ne sont pas totalement comparables. L’épargne, c’est la renonciation à la consommation. La mesure de la rentabilité de l’épargne doit prendre en compte le temps et aussi le processus d’accumulation (la capitalisation, les intérêts accumulés génèrent eux-mêmes des intérêts). Enfin, la performance d’un produit d’épargne doit être comparée à celle des autres placements en intégrant le degré de risque et de liquidité.

En période d’incertitudes, le Livret A est la valeur refuge par excellence. Cette situation ne devrait guère changer au cours de l’année 2019 qui devrait voir refluer l’inflation. Il  apparait donc clairement que le rendement réel de l’épargne à court terme a peu d’impact sur la collecte.

 

La dette publique française : 99,5 % du PIB au 3e trimestre 2018

selon Eurostat, à la fin du troisième trimestre 2018, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 86,1% dans la zone euro contre 86,3% à la fin du deuxième trimestre 2018. Au sein de l’Union européenne,  le ratio a également diminué, passant de 81,0% à 80,8%.

Par rapport au troisième trimestre 2017, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a baissé
tant dans la zone euro (de 88,2% à 86,1%) que dans l’UE28 (de 82,5% à 80,8%).

Les ratios les plus élevés de la dette publique par rapport au PIB à la fin du troisième trimestre 2018 ont été enregistrés en Grèce (182,2%), en Italie (133,0%), au Portugal (125,0%), à Chypre (110,9%) ainsi qu’en Belgique (105,4%), et les plus faibles en Estonie (8,0%), au Luxembourg (21,7%) et en Bulgarie (23,1%). La France se classe au 6e rang parmi les Etats ayant les dettes les plus élevées.

Par rapport au troisième trimestre 2017, quatre États membres ont enregistré une hausse de leur ratio de la dette publique par rapport au PIB à la fin du troisième trimestre 2018 et vingt-quatre autres une diminution. Des hausses ont été observées à Chypre (+9,7 pp), en Grèce (+7,4 pp), au Royaume-Uni (+0,4 pp) et en Slovaquie (+0,1 pp).

Les baisses les plus marquées ont été observées en Slovénie (-8,0 pp), à Malte (-6,8 pp), au Portugal (-4,6 pp), en Autriche (-4,3 pp), en Lituanie (-4,2 pp), aux Pays-Bas (-4,1 pp), en Irlande et en Croatie (-4,0 pp chacun).

Les entreprises profitent toujours de taux bas

Selon la Banque de France, le taux moyen des crédits à l’équipement  des entreprises est stable par rapport au trimestre précédent. Il a été de  1,40 %. 50% des nouvelles lignes de crédits à l’équipement sont octroyées à moins de 1,21 %.

Le taux moyen des crédits de trésorerie échéancés augmente légèrement (1,69 % après 1,63 % au 3ème trimestre 2018), ainsi que le taux moyen des découverts utilisés (2,46 % après 2,35 % au 3ème trimestre 2018).  Enfin le taux moyen des crédits immobiliers diminue légèrement au 4ème trimestre 2018, à 1,58 % après 1,61 % au 3ème trimestre 2018.

Ces taux sont d’autant plus faibles que l’inflation est plus forte que dans le passé. Cette situation devrait favoriser l’investissement.

Les ménages français : 11 500 milliards d’euros de patrimoine

Selon l’INSEE, en  2017, le patrimoine net des ménages a atteint 11 494 milliards d’euros, soit 8,5 fois leur revenu disponible net de l’année.

En 2017, il a progressé de 3,8 % grâce à la bonne tenue de l’immobilier et des placements financiers.; En 2016, la hausse était de  3,0 % .

Pour les deux tiers ce patrimoine est constitué de biens immobiliers dont la valeur a augmenté en 2017 de 3,3 %, après + 2,9 % en 2016. Cette accélération reflète à la fois celle du prix des logements anciens (+ 3,3 %) et le dynamisme de la construction neuve. Au total, le patrimoine non financier des ménages s’accroît de 3,5 % en 2017 pour s’établir à 7 679 milliards d’euros. Plus forte que celle de l’an passé (+ 3,0 %), cette hausse est aussi supérieure à la moyenne des dix années précédentes (+ 2,4 % par an entre 2005 et 2015.

Le tiers restant est constitué de placements financiers. Les ménages continuent de privilégier les placements bancaires. L’encours en numéraire et dépôts progresse ainsi de 4,6 %, après + 4,1 % en 2016. D’une part, les ménages préfèrent les placements en livrets aux placements à risque. Les ménages laissent de plus en plus d’argent sur leurs comptes courants.

 L’encours des titres de créance détenus par les ménages diminue assez fortement en 2017 (– 12,5 % après – 3,8 %) dans un environnement de taux bas. La détention d’actions et de parts de fonds d’investissement a augmenté de 8,1 % après + 4,9 %), traduisant un effet prix : l’indice boursier SBF 120 se revalorise de 10,8 % (après + 4,7 %).

À l’opposé, les placements des ménages en assurance-vie avaient faiblement augmenté en 2017 + 1,4 % en 2017, après + 2,2 % en 2016. Au total, les actifs financiers des ménages progressent de 4,4 %, après + 3,4 %.

Au passif, l’encours de crédits croît de 5,4 %, après + 4,3 % en 2016, du fait de forte progression du nombre de transactions immobilières.

En décomptant les emprunts, le patrimoine financier net des ménages a augmenté de  4,4 % en 2017 après + 2,9 % en 2016.

Près de 67 millions d’habitants

Au 1er janvier 2019, la France comptait 66 993 000 habitant. 64 812 000 résident en métropole et 2 181 000 dans les départements d’outre-mer. La croissance de la population continue à ralentir. Elle n’a été que de 0,3 % en 2018 contre 0,4 % en 2014 et 0,5 % entre 2008 et 2013.

Au 1er janvier 2018, la France représente 13 % de la population de l’Union européenne (UE). Elle en est le deuxième pays le plus peuplé derrière l’Allemagne (82,9 millions d’habitants). Sept habitants de l’UE sur dix vivent dans les six pays les plus peuplés : Allemagne, France, Royaume- Uni, Italie, Espagne et Pologne. Le Royaume-Uni a gagné le plus d’habitants en 2017 (+ 429 000 habitants), sa population atteint 66,2 millions en 2018. L’Allemagne a gagné 328 000 habitants malgré un solde naturel déficitaire (– 148 000, l’avant-dernier de l’Union). A contrario, neuf pays européens perdent de la population. Ainsi, la Roumanie perd 121 000 habitants en 2017, et l’Italie 105 000, compte tenu de son solde naturel négatif de 191 000 personnes, le plus déficitaire de l’Union.

En 2018, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, a été, en France, de 144 000, ce qui est son plus faible niveau depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. La période entamée autour du passage à l’an 2000 s’est achevé. En 2006, un pic inédit depuis la fin du baby-boom avait été alors enregistré avec un solde naturel positif de 302 000 personnes en France hors Mayotte. La baisse de ce solde est imputable à la baisse des naissances mais surtout à la progression des décès en liaison avec le vieillissement de la population. Le solde migratoire a été positif de 58 000 en 2018.

 

Espérance de vie à la naissance : 85,3 ans pour les femmes ; 79,4 ans pour les hommes

L’espérance de vie à la naissance a augmenté en 2018, en France, selon l’INSEE. Elle a atteint  85,3 ans pour les femmes et de 79,4 ans pour les hommes.  Si en 2015, l’espérance de vie avait diminué pour les femmes comme pour les hommes, elle a depuis repris sa progression. Elle dépasse pour les hommes désormais le niveau de 2014 (79,2 ans) : les hommes ont gagné 0,2 an d’espérance de vie depuis 2014. Ce n’est pas le cas, en revanche, pour les femmes, dont l’espérance de vie avait reculé en 2017. En 2018, elles n’ont pas encore retrouvé l’espérance de vie à la naissance qu’elles avaient en 2014 (85,4 ans).

L’espérance de vie des femmes en France demeure  l’une des plus élevées de l’Union européenne. En 2016, seule l’Espagne (86,3 ans) devance la France. A contrario, la France n’arrive qu’en neuvième position pour l’espérance de vie à la naissance des hommes.

En France, l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes est de 5,9 ans en 2018. Il augmente légèrement par rapport à 2017 (5,8 ans) après plusieurs années de convergence (6,7 ans en 2008, 7,7 ans en 1998). Il reste plus important que la moyenne des pays de l’Union européenne, et le plus élevé parmi les pays de l’ouest de l’Europe. En 2016, cet écart s’élevait à 6,0 ans en France, alors qu’il était de 3,2 aux Pays-Bas, de 3,5 en Suède et de 3,6 ans au Royaume-Uni. Il est supérieur à 8 ans dans les pays baltes et en Pologne.

Dans les conditions de mortalité de 2018 en France, un homme de 60 ans vivrait encore 23,2 ans en moyenne, et une femme 27,6 ans.

Un cinquième de la population française a plus de 65 ans.

Au 1er janvier 2019, une personne sur cinq en France a 65 ans ou plus Cette part augmente depuis plus de 30 ans. En 1985, 12,8 % de la population de France métropolitaine avait 65 ans ou plus. Au sein de l’Union européenne, entre 2007 et 2017, les 65 ans ou plus sont passés de 17,0 % à 19,4 % de la population. En Irlande, pays où cette proportion est la plus faible, elle est passée de 10,8 % en 2007, puis 13,5 % en 2017. Plus d’une personne sur cinq a 65 ans ou plus dans six pays de l’Union : l’Italie (22,3 %), la Grèce (21,5 %), l’Allemagne (21,2 %), le Portugal (21,1 %), la Finlande (20,9 %) et la Bulgarie (20,7 %).

Les entreprises françaises continuent à s’endetter

Selon la Banque de France, le taux de croissance annuel de l’endettement de marché était de à 5,7 % au mois de novembre. La progression des crédits bancaires s’accentue en novembre (+6,1 % sur un an, après 5,7 % le mois précédent).

Le coût moyen du financement de marché des entreprises à 5 ans enregistre une hausse de 18 points de base en novembre et s’établit à 1,47 %. Il dépasse légèrement celui des crédits.

 

Financement des sociétés non financières
((Encours et flux non cvs en milliards d’euros, taux de croissance et taux d’intérêt en %, SNCF Réseau a été reclassé en administration publique à partir du 1er janvier 2016)
Encours Flux annuel net Taux de croissance annuel Coût des financements nouveaux
(moyenne mensuelle)
Nov.-18 Nov.-18 Oct.-18 Nov.-18 Oct.-18 Nov.-18
Financement des SNF 1 613 91 5,8 6,0 1,38 1,45
– dont crédits bancaires 1 010 59 5,7 6,1 1,44 1,44
– dont financement de marché 603 32 6,0 5,7 1,29 1,47
en euros 491 33 7,5 7,1
en devises 112 -1 -0,2 -0,4

Les entreprises européennes investissent mais leurs profits baissent

Selon Eurostat, au troisième trimestre 2018, le taux d’investissement des entreprises s’est établi à 23,3% dans la zone euro, contre 23,0% au trimestre précédent.

La part des profits des entreprises s’est quant à elle située à 40,3% au troisième trimestre 2018 dans la zone euro, contre 40,6% au deuxième trimestre 2018.

Les Européens ont accru leur effort d’épargne au 3e trimestre 2018

Au cours du troisième trimestre 2018, les ménages de l’Union européenne ont accru leur effort d’épargne au détriment de la consommation. Leur taux d’investissement reste, en revanche, stable.

En effet, selon Eurostat, au troisième trimestre 2018, le taux d’épargne des ménages a été de 12,3% dans la zone euro, contre 12,1% au deuxième trimestre 2018.
Le taux d’investissement des ménages a quant à lui été de 9,1% au troisième trimestre 2018 dans la zone euro, stable par rapport au trimestre précédent.

Quelles garanties pour vos placements ?

Les établissements financiers français figurent parmi les mieux gérés d’Europe. Ils ont réussi avec brio les stress test des autorités de contrôle. Malgré quelles sont les garanties dont bénéficient les épargnants en cas de problèmes graves ?

Pour les dépôts à vue, les livrets bancaires, la garantie est de 100 000 euros par client et par banque. Cette garantie relève du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR). Cet organisme  est chargé de l’indemnisation des déposants dans un délai de 7 jours ouvrables. Il assure également la garantie jusqu’à 70 000 euros  par personne et par établissement, pour les titres (actions, obligations, parts d’OPCVM) et autres instruments financiers que leur prestataire d’investissement ne pourrait pas leur restituer en cas de faillite, ainsi que pour les espèces associées.

Pour l’assurance vie, c’est le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) qui est compétent. La garantie joue jusqu’à hauteur de 70 000 euros quel quels que soient les supports concernés.

 

Pour le Livret A, le LDDS et le Livret d’Epargne Populaire, la garantie est assurée par l’Etat et est de 100 %.

L’argent toujours pas cher !

Selon la Banque de France, le taux d’intérêt moyen des nouveaux crédits à l’habitat (à long terme et à taux fixe) diminue à nouveau (1,50 % en novembre 2018, après 1,51 % en octobre) et retrouve son niveau historique le plus bas, atteint en fin d’année 2016.

Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers se maintient à un niveau élevé à + 6,1 %. Cette dynamique est portée principalement par la croissance soutenue des crédits à l’habitat (+5,9 % en octobre et novembre 2018). L’encours de ces crédits s’élevait, au mois de novembre dernier désormais à 1003 milliards d’euros. Celui des crédits à la consommation est de 178 milliards d’euros en hausse de 6,4 % en novembre.

 

les capacités d’épargne des ménages en recul selon l’INSEE

Au mois de décembre, sans surprise, la confiance des ménages dans la situation économique a poursuivi sa baisse. La proximité des fêtes de fin d’année n’a pas changé la donne. L’indicateur de l’INSEE synthétisant le moral des ménages a perdu 4 points et a atteint 87, son plus bas niveau depuis novembre 2014. Il est au-dessous de sa moyenne de longue période (100). La crise des gilets jaunes explique évidemment ce nouveau recul. La détérioration du climat économique et social influe sur le moral des ménages français. De ce fait, il n’est pas étonnant que la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue de 15 points et atteint son plus bas niveau depuis juin 2013. Les difficultés d’accès aux centre commerciaux et aux centre veilles peuvent expliquer cette baisse tout comme les craintes en l’avenir qui dissuadent de réaliser des achats durables. La baisse des immatriculations de véhicules neufs constatée depuis le mois de septembre en est une manifestation concrète.

 Dégradation attendue de la situation financière des ménages

 Le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière passée diminue de 5 points et reste inférieur à sa moyenne. De même, le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière future de 3 points et demeure inférieur à sa moyenne de longue période.

 Pas d’espoir réel en ce qui concerne le niveau de vie

 Le débat actuel ne pouvait que se traduire par une diminution de la proportion des ménages qui considèrent que leur niveau de vie passé s’est amélioré au cours des douze derniers mois. Le solde correspondant perd 8 points, restant nettement au-dessous de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France reste stable mais se situe toujours au-dessous de sa moyenne.

Inflation, une baisse attendue

 Avec la baisse du prix des pétroles, les ménages anticipent un ralentissement de l’inflation. En décembre, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont bien moins nombreux que le mois précédent.

Le temps n’est plus à l’épargne pour les ménages

 Même si le taux d’épargne reste très élevé, l’enquête de l’INSEE souligne qu’en décembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne diminue fortement. Le solde correspondant à la capacité d’épargne actuelle perd 5 points ; celui correspondant à la capacité d’épargne future perd 7 points. Ces deux soldes sont au-dessous de leur moyenne de longue période. La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner diminue aussi très fortement : le solde correspondant perd 9 points et demeure au-dessous de sa moyenne de longue période. Cette diminution témoigne d’un manque de confiance en l’avenir et le refus de s’engager sur longue période.

Chômage, une montée des craintes

Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent à nouveau en décembre : le solde correspondant gagne 3 points (après 21 points en novembre). Il demeure néanmoins légèrement au-dessous de sa moyenne de longue période.

 

Les livrets bancaires fiscalisés toujours au point mort en matière de rémunération

Selon la Banque de France, au mois de novembre, la rémunération des livrets bancaires est restée stable à 0,26 % soit un niveau historiquement bas. Par rapport à novembre 2017, ce taux est inférieur de 0,3 point.
En novembre, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est inchangé à 0,64 %. Sur un an, la rémunération moyenne des dépôts diminue de 4 points de base pour les ménages (0,89%, après 0,93% en novembre 2017), et de 5 points de base pour les SNF (0,28%, après 0,33% en novembre 2017).
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
nov- 2017 sept- 2018 oct- 2018 (e) nov- 2018 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires 0,68 0,65 0,64 0,64
Ménages 0,93 0,89 0,89 0,89
dont : – dépôts à vue 0,03 0,03 0,03 0,03
– comptes à terme <= 2 ans (g) 0,92 0,77 0,76 0,77
– comptes à terme > 2 ans (g) 1,80 1,67 1,65 1,64
– livrets à taux réglementés (b) 0,79 0,79 0,79 0,79
dont : livret A 0,75 0,75 0,75 0,75
– livrets ordinaires 0,29 0,26 0,26 0,26
– plan d’épargne-logement 2,70 2,68 2,68 2,67
SNF 0,33 0,29 0,28 0,28
dont : – dépôts à vue 0,11 0,11 0,10 0,10
– comptes à terme <= 2 ans (g) 0,31 0,28 0,25 0,25
– comptes à terme > 2 ans (g) 1,57 1,41 1,40 1,38
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème 0,00 0,00 0,00 0,00
Euribor 3 mois (c) -0,33 -0,32 -0,32 -0,32
Rendement du TEC 5 ans (c), (d) -0,21 -0,03 0,03 -0,04
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés.

Source : BANQUE DE FRANCE – DIRECTION GÉNÉRALE DES STATISTIQUES

Les prix de l’immobilier toujours plus haut !

Au troisième trimestre 2018, selon l’INSEE, les prix des logements anciens en France (hors Mayotte) ont augmenté de 1 % par rapport au trimestre précédent (données provisoires corrigées des variations saisonnières), après +0,5 %. Sur un an, la hausse des prix est stable à +2,9 %. Comme observé depuis fin 2016, la hausse est principalement tirée par les prix des appartements : +3,3 % en un an, contre +2,6 % pour les maisons.

Au troisième trimestre 2018, les prix des logements anciens en Île-de-France augmentent de nouveau : +1,0 % par rapport au trimestre précédent, après +1,1 %. Sur un an, les prix augmentent à un rythme un peu moins soutenu que précédemment : +3,5 %, après +4,1 %. La hausse des prix des appartements se poursuit, avec un léger ralentissement : +4,2 % sur un an (+6,2 % pour les appartements parisiens), après +4,9 %. Les prix des maisons franciliennes, dont la hausse est de moins forte ampleur, ralentissent également un peu : +2,0 % sur un an contre +2,5 % le trimestre précédent.

Au troisième trimestre 2018, les prix des logements anciens en province augmentent de 1,0 % par rapport au deuxième trimestre 2018, après +0,3 %.

Sur un an, les prix s’accroissent de +2,7 %, après +2,3 % et 2,4 %. La hausse annuelle est similaire pour les maisons (+2,7 %) et pour les appartements (+2,6 %). La hausse des prix en province est moins soutenue que celle observée pour l’ensemble de l’Île-de-France (+3,5 %), mais dépasse ce trimestre celle observée en Île-de-France hors Paris (+2,2 %).

L’immobilier bénéficie toujours d’un contexte porteur lié aux faibles taux d’intérêt. par ailleurs, la demande excède l’offre surtout au sein des grades agglomérations ce qui favorise la hausse.

Résultat du mois de novembre 2018 : L’assurance vie toujours en pleine forme

L’assurance vie confirme et signe sa bonne vitalité. Ainsi, au mois de novembre 2018, elle a enregistré une collecte nette positive d’un montant de 2,7 milliards d’euros. Il s’agit du onzième mois consécutif de collecte positive et le meilleur résultat de l’année en cours. Depuis janvier, la collecte nette a atteint 23,1 milliards d’euros contre 7,8 milliards d’euros sur la même période en 2017.

Au mois de novembre, les cotisations ont été en léger repli en novembre, 11,8 milliards d’euros contre 13,1 milliards d’euros en octobre tout comme les prestations et les rachats (respectivement 9,2 et 10,5 milliards d’euros). Le mois de novembre sourit, en règle générale, à l’assurance-vie qui n’a connu que deux décollectes ce mois-là, en 2011 et en 2012. En 2018, l’assurance vie bénéficie de l’augmentation du taux d’épargne des ménages qui atteindrait 15,6 % (Au 4e trimestre) du revenu disponible brut et de la moindre attractivité du Plan d’Epargne Logement qui a cessé d’être un concurrent depuis la baisse de son rendement et sa fiscalisation. La baisse du nombre des transactions immobilières joue également un rôle positif dans la bonne tenue de la collecte. Les ménages puisent moins dans leur assurance vie pour financer leurs projets immobiliers et y affectent une partie de leurs liquidités. L’assurance vie n’est pas affectée par la remontée de l’inflation qui érode le rendement réel des fonds euros. Les évènements liés aux gilets jaunes ont pu dissuadé les épargnants d’aller dans les agences et les succursales pour réaliser des arbitrages au sein de leur patrimoine, ce qui peut expliquer la légère diminution de la collecte et des rachats.

Au mois de novembre, la collecte des unités de compte a représenté 28,8 % de la collecte totale. Au cours des onze premiers mois de 2018, 36,6 milliards d’euros ont été collectés en unités de compte sur un total de 129,7 milliards d’euros, soit 28 %. Il y a dix ans, lors de la crise, seulement 10 % de la collecte étaient en unités de compte (novembre 2008). Il conviendra de suivre les résultats du mois de décembre pour apprécier l’effet de la chute du cours des actions. Lors des évènements passés similaires, en cas de chute prolongée des cours, avec un décalage de deux à trois mois, la souscription des unités de compte diminue.

En 2018, la collecte nette pourrait atteindre 25 milliards d’euros, ce qui constituerait un très bon millésime pour l’assurance vie qui n’a pas connu un aussi bon résultat depuis 2010. En cas de mauvaise surprise en décembre, l’assurance vie fera alors aussi bien qu’en 2015.

A compter du mois de janvier, la publication des rendements 2018 des fonds euros rythmera l’actualité de l’assurance vie. La légère baisse attendue (moyenne évaluée à 1,6/1,7 contre 1,8 % en 2017), ne devrait pas modifier la donne surtout si le marché de l’immobilier continue à s’assagir. Certes, la volatilité accrue des marchés financiers pourrait inciter certains épargnants à accroître un peu plus leur poche de liquidités.

L’assurance avec un encours de 1 704 milliards d’euros à fin novembre 2018 reste de très loin le premier produit d’épargne des ménages français.

L’inflation en voie de modération

Avec la forte décrue du prix du pétrole, sur un an, l’augmentation des prix à la consommation se modère, en décembre, selon l’INSEE pour le deuxième mois consécutif. le taux est de +1,6 % en décembre 2018 après +1,9 % en novembre et +2,2 % en octobre, selon l’estimation provisoire réalisée début janvier 2019. Il est à souligner que la décélération est également du au repli des produits manufacturés.

Pour le seul mois de décembre, les prix à la consommation seraient stables, après un repli de 0,2 % en novembre. Les prix de l’énergie baisseraient nettement, dans le sillage des cours du pétrole. Ceux des produits manufacturés se replieraient après une faible hausse le mois précédent. À l’inverse, les prix des services sont en augmentation t du fait d’un rebond saisonnier des prix des transports aériens. Les prix alimentaires seraient en hausse après une baisse le mois précédent.

Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé se contracte de 0,3 point à +1,9 %, après +2,2 % en novembre. Sur un mois, il augmenterait de 0,1 %, après un repli de 0,2 % le mois précédent.

Ce recul de l’inflation devrait se poursuivre du fait de l’évolution du prix du baril.

Le crédit aux entreprises reste dynamique !

Le crédit aux sociétés non financières ont, selon la Banque de France, augmenté de + 6,1% en novembre, après + 5,7% en octobre et + 5,9% en septembre. Cette accélération reflète principalement celle des crédits de trésorerie (+ 6,5 %, après + 4,9 % en octobre).

La croissance des crédits à l’équipement (+ 7,3 %, après +7,4 % en octobre) et des prêts immobiliers (+ 5,3 %, après +5,1 % en octobre) demeure dynamique.

la fin du billet de 500 euros est programmée

Au mois de mai 2016, la Banque centrale européenne avait décidé l’arrêt de la production de billets de 500 euros. La fin de l’émission a été fixée quant à elle pour le 27 janvier 2019. Ces deux décisions avaient pour objectif de lutter contre le financement d’activités illicites comme le terrorisme ou la drogue.

Les coupures de 500 euros actuellement en circulation, environ 521 millions, resteront « légales et pourront par conséquent continuer à être utilisées comme moyens de paiement », a souligné la BCE. En outre, elles garderont de manière permanente leur valeur et pourront être échangées auprès des banques centrales de la zone euro sans limite de temps. Il n’y a donc pas de retrait et d’échange des billets.  Certains pays comme l’Allemagne et l’Autriche sont attachés à cette coupure. Ce sont des pays où les habitants aiment disposer d’importantes liquidités. Ces deux pays pourront déroger à la règle de non émission jusqu’au mois d’avril 2019.

Les billets de 500 euros seront retirés progressivement de la circulation du fait de leur vétusté.

 

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