Le tableau financier de la semaine
| Résultats 13 septembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 655,46 | +0,92 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 219,52 | +1,57 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 176,71 | +0,91 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 468,53 | +2,27 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 367,46 | +1,17 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 550,11 | +1,57 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 988,29 | +3,72 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 3 031,24 | +1,05 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) | -0,169 % | +0,172 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) | -0,446 % | +0,192 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) | 1,880 % | +0,328 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (20 heures) | 1,1072 | +0,44 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) | 1 489,616 | -1,12 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) | 60,320 | -2,03 % | 52,973 |
Face au ralentissement économique de la zone euro, et conformément aux prévisions, la Banque Centrale Européenne (BCE) a abaissé le taux de dépôt de 0,1 point. Il est désormais à -0,5 %. Les banques doivent acquitter 0,5 % sur leurs liquidités placées à la BCE. Par ailleurs, à partir du 1er novembre, la banque centrale reprendra ses achats d’obligations à un rythme de 20 milliards d’euros par mois, et ce « aussi longtemps que nécessaire pour renforcer l’effet accommodant de sa politique de taux bas ». Le montant de l’enveloppe mensuelle est un peu inférieur aux attentes mais cela devrait contribuer à maintenir les taux à des niveaux historiquement bas.
Les annonces de la BCE visent à favoriser le redressement de l’inflation et, par ricochet, la croissance. Selon les dernières prévisions économiques de la BCE, le taux de croissance ne devrait pas dépasser 1,1 % pour la zone euro en 2019, contre 1,2 % prévu en juin. Pour l’année prochaine, le taux de croissance a été ramené de 1,4 à 1,2 %. « La probabilité d’une récession reste faible, mais elle a augmenté », a prévenu Mario Draghi. D’après la BCE, les prix ne devraient augmenter respectivement que de 1,2 %, 1,0 % et 1,5 % au cours des trois prochaines années, loin de l’objectif de 2 %. Les mesures prises par la BCE ne font pas l’objet d’un consensus au sein du Conseil des Gouverneurs, un tiers d’entre eux ayant voté contre. Entre les représentants latins et ceux de l’Europe du Nord, le fossé se creuserait, ce qui pourrait rendre difficile le début du mandat de Christine Lagarde. Les Présidents des banques centrales allemande et néerlandaise se sont opposés à la reprise des rachats d’actifs par la BCE au nom de la défense des intérêts des épargnants. Cette opposition publique est une première.
Les décisions de la BCE ont eu pour conséquence une progression du cours des actions. Le CAC 40 a enregistré sa quatrième semaine de hausse avec un gain hebdomadaire de 0,92 %. Depuis le 1er janvier, l’indice parisien a gagné près de 20 %. Il s’est rapproché à quelques points de son sommet de l’année.
Aux États-Unis, les ventes de détail ont progressé plus vite qu’escompté grâce aux achats d’automobiles. Par ailleurs, la confiance des ménages américains est en progrès. Malgré ces bonnes nouvelles, les investisseurs anticipent une baisse des taux directeurs de la FED le 18 septembre 2019. Les indices américains se rapprochent dans ce contexte de leur valeur maximale atteinte au mois de juillet.
C
Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a devant le Conseil Economique, Social et Environnemental, jeudi 12 septembre 2019, présenté la méthode du Gouvernement pour l’élaboration de la future réforme des retraites.
Le calendrier d’élaboration et d’application de la réforme.
Au niveau de l’élaboration, la négociation devrait durer du mois de septembre 2019 jusqu’au printemps 2020. Le projet de loi serait, sans nul doute, présenté après les municipales du mois de mars. Le Premier Ministre a indiqué que son adoption par le Parlement devrait avoir lieu d’ici la fin de la première session du Parlement en 2020, c’est-à-dire au plus tard en juillet.
L’application de la loi, une fois votée, reste fixée à 2025 et concernerait les générations nées après 1963 comme cela avait été annoncé par Jean-Paul Delevoye. Le Premier Ministre a indiqué que la mise en œuvre de la réforme pour certaines professions ou secteurs pourrait être étalée dans le temps. Cet étalement dans le temps pourrait être de 15 ans, voire plus. Il a retenu l’idée de 2040 mais en indiquant qu’il était ouvert à la négociation sur le sujet.
Une loi cadre ouvrant sur des négociations
La réforme s’articulera en deux temps, une loi cadre et des lois ou textes spécifiques par secteur d’activité.
Ce projet cadre devrait comporter trois grands chapitres :
Le Premier Ministre entend donc légiférer pour rétablir les comptes de l’assurance vieillesse. A cet effet, il demandera au Conseil d’Orientation des Retraites (COR)une nouvelle simulation de l’évolution des comptes. Cette demande fait suite à la publication du mois de juin du COR qui avait révélé une dégradation des comptes dès 2020 avec un déficit de 0,4 % du PIB en 2025. Jean-Paul Delevoye, dans ses préconisations, a indiqué que le passage au régime par points devait s’effectuer dans un contexte financier sain. Si le COR confirmait l’existence d’une dérive financière, l’accélération de la réforme de Marie Sole Touraine adoptée en 2014 prévoyant l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans pour les générations nées après 1973 pourrait être proposée.
La loi cadre renverrait les modalités de passage au régime universel à d’autres textes qui pourraient être issus des négociations avec les représentants des régimes concernés.
La seconde étape déterminera pratiquement comment les 42 régimes rejoindront le régime universel. Le Premier Ministre a indiqué que la phase de transition prendra le temps nécessaire, « puisque chaque régime devra dessiner son propre chemin de convergence ». Il a précisé que « tant que ce chemin ne sera pas tracé, le nouveau système ne leur sera pas appliqué ». Ce principe sera inscrit dans le futur projet de loi.
Quatre concertations sont engagées et dureront jusqu’au mois de décembre.
Avec les partenaires sociaux, Jean-Paul Delevoye lancera dès la mi-septembre un nouveau cycle de discussions organisé autour de quatre thèmes :
Des négociations catégorielles
En parallèle, des discussions avec les catégories professionnelles qui sont impactées par la réforme seront engagées. Ces discussions devraient concerner les régimes de la fonction publique et les régimes spéciaux. Un état des lieux précis et chiffrés devrait être réalisés entre les équipes de Jean-Paul Delevoye et les ministères concernés. Ces rencontres « verticales », profession par profession, permettront à celles-ci d’être informées des discussions transversales qui se dérouleront en parallèle. Ces discussions ont pour objectif de déminer les blocages au sein des régimes spéciaux et des caisses de retraite.
Un nouveau grand débat public
Après la consultation citoyenne organisée en 2018 et 2019 par Jean-Paul Delevoye, avant la fin du mois de septembre, le Président de la République lancera un débat public sur les retraites avec l’ouverture d’une plateforme numérique permettant aux citoyens de s’informer et de s’exprimer. Ces consultations citoyennes sur les retraites se termineront à la fin de l’année.
Âge et durée, l’un ou l’autre ou les deux
Sur la question sensible de l’âge de départ à la retraite, le Premier Ministre a indiqué que ce sujet restait ouvert. Il a indiqué que la solution pourrait combiner durée de cotisation et âge pivot. Il a réaffirmé que la pénibilité serait prise en compte et pourrait aboutir pour certains métiers à des départs avancés. Il a également insisté sur le fait que les carrières longues devaient ouvrir droit à des départs également anticipés.
En août 2019, l’indice des prix à la consommation (IPC) a, selon l’INSEE, augmenté de 0,5 % sur un mois, après un repli de 0,2 % en juillet. Ce rebond résulte de celui, saisonnier, des prix des produits manufacturés (+0,9 % après −2,8 % en juillet) dû à la fin des soldes d’été. Les prix de l’énergie sont stables après une baisse accentuée le mois précédent (−1,1 % en juillet). Les prix des services ralentissent (+0,4 % après +1,0 %), notamment ceux des transports aériens et des services d’hébergement. Les prix alimentaires augmentent de 0,5 %, comme le mois précédent. Enfin, les prix du tabac sont stables sur le mois. En revanche, corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation augmentent à peine : +0,1 % sur un mois, comme en juillet.
Sur un an, les prix à la consommation ralentissent faiblement : +1,0 % en août, après +1,1 % en juillet 2019. Cette légère baisse de l’inflation résulte d’un recul plus marqué, sur un an, des prix des produits manufacturés, en partie compensé par une croissance à peine plus forte des prix alimentaires. Enfin, l’inflation énergétique et celle dans les services sont stables.
L’inflation sous-jacente diminue en août : +0,7 % sur un an, après +0,9 % le mois précédent.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) rebondit à +0,5 % sur un mois après −0,2 % en juillet ; sur un an, il augmente de 1,3 %, comme le mois précédent.
Le taux de pauvreté monétaire, c’est-à-dire la part de personnes ayant un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian est quasi stable en 2017. Il s’est élevé, selon l’INSEE, à 14,1 %, soit une hausse de 0,1 point par rapport à 2016 qui n’est pas statistiquement significative.
Au cours des vingt dernières années, le taux de pauvreté a atteint son minimum en 2004, à 12,7 % avant de remonter en 2005 et 2007, puis plus fortement après la crise économique de 2008. Après une baisse en 2012 et 2013, il se stabilise depuis à un niveau supérieur de près d’un point à celui de 2008 (13,2 %).
En 2017, le niveau de vie médian des personnes pauvres évolue à un rythme proche de celui de l’ensemble de la population (+ 0,6 %). La moitié des personnes pauvres ont un niveau de vie inférieur à 837 euros par mois.
Le niveau de vie médian des chômeurs au sens du Bureau international du travail (BIT) est très nettement inférieur à celui des personnes en emploi, mais l’écart se réduit en 2017. Le taux de pauvreté des chômeurs a diminué fortement en 2017 (– 0,7 point) quand celui des salariés augmente dans les mêmes proportions. Ces évolutions interviennent dans un contexte de nette diminution du taux de chômage (– 0,7 point en moyenne annuelle en 2017) et de créations d’emploi plus nombreuses dans l’intérim et la construction, qui emploient plus fréquemment des travailleurs à bas salaires. Le nombre de personnes pauvres augmente ainsi de 181 000 parmi les salariés, et diminue de 139 000 parmi les chômeurs.
En 2017, le taux de pauvreté des indépendants (17,2 %) est nettement supérieur à celui des salariés (7,1 %) du fait de la présence dans leurs rangs des microentrepreneurs. Au sein des inactifs, le taux de pauvreté des retraités est beaucoup moins élevé .7,6 % des retraités sont en situation de pauvreté monétaire en 2017, contre 31,3 % des autres inactifs. 20,1 % des moins de 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté.
3 037 euros de dépense de santé par habitant en 2018
En France, les dépenses de santé, évaluées à travers la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM), ont atteint, selon le Minstère des Solidarité et de la Santé 203,5 milliards d’euros en 2018 (8,6 % du PIB). La consommation par habitant est de 3 037 euros par habitant en moyenne. La consommation de dé soins a augmenté de 1,5 % en 2019 soit moins qu’en 2017 (+1,7 %) et qu’en 2016 (+2,1 %), notamment en raison du ralentissement de la consommation des soins hospitaliers. Les soins de ville ont été le premier contributeur à la croissance des dépenses de santé. Les parts prises en charge par la Sécurité sociale et organismes complémentaires augmentent respectivement, diminuant ainsi la participation des ménages.
La consommation de soins hospitaliers, qui représente 46 % des dépenses de santé. Elles ont augmenté de 0,8 %, après +1,6 % en 2017 tandis que la consommation de soins de ville a progressé de +2,9 %, après +2,6 % en 2017. Cette dernière explique plus de la moitié de la croissance de la CSBM alors qu’elle n’en représente qu’un quart du total. La consommation de médicaments délivrés en ville (16 % de la CSBM) a baissé de 0,2 %) tandis que celle des autres postes de dépenses (transports sanitaires, optique, etc.) a augmenté de 3,9 %.
En 2018, la participation des ménages aux dépenses de santé continue de diminuer. Leur reste à charge a été de 7,0 % de la CSBM en 2018, après 7,5 % en 2017 et 7,7 % en 2016. Cette baisse résulte à la fois de la progression de la part des dépenses prises en charge par la Sécurité sociale (78,1 %) et de celle des organismes complémentaires (13,4 %). L’évolution de la part de la Sécurité sociale qui a progressé de 0,2 point en moyenne par an entre 2009 et 2018 est principalement liée à la forte progression du nombre de patients pris en charge à 100 % au titre des affections de longues durées (ALD). La hausse de la part prise en charge par les organismes complémentaires (+0,3 point en 2018) s’explique notamment par une meilleure prise en charge de l’optique et des soins dentaires à la suite de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise depuis 2016. En définitive, la participation directe des ménages aux dépenses de santé s’élève à 14,3 milliards d’euros en 2018, soit 214 euros par habitant et par an. Ce montant moyen varie selon le profil des personnes (âge, état de santé, etc.).
La France fait partie des pays de l’Union européenne où la dépense courante de santé est la plus élevée (11,3 % du PIB) tandis que la part de reste à charge des ménages est la plus faible des pays de l’OCDE (9 % de la DSCi). Au cours de la période récente, la croissance des dépenses de santé en France est restée stable (+1,4 % en moyenne entre 2009 et 2017) alors qu’au sein des pays de l’UE-15 les dépenses ont accéléré (+2,0 % en moyenne entre 2013 à 2017, après -0,1 % en moyenne entre 2009 et 2013).1Mutuelles, institutions de prévoyance et sociétés d’assurances.
2La dépense courante de santé au sens international (DSCi) recouvre la CSBM majorée notamment des dépenses de soins de longue durée et des subventions au système de soins. Ce concept, harmonisé entre pays de l’OCDE, est utilisé pour établir des comparaisons internationales en matière de dépenses de santé.«
Télécharger l’ouvrage de la DREES:
« Les dépenses de santé en 2018 – Résultats des comptes de la santé – édition 2019 »
L’endettement des sociétés non financières a, selon la Banque de France augmenté de + 6,4 % après + 6,2 % en juin. Le financement de marché a connu une progression de + 4,9 %, après + 4,5 %. De son côté, le financement par crédit bancaire a enregistré une hausse de 7,3 %.
Le coût moyen du financement de marché à 5 ans des entreprises poursuit sa baisse à 0,57 % en juillet, après 0,73 % en juin et 1,54 % en décembre 2018.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 6 septembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 603,99 | +2,25 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 403,28 | +3,02 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 962,88 | +2,72 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 191,73 | +2,11 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 282,34 | +1,04 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 495,19 | +2,00 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 199,57 | +2,39 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 999,60 | +3,93 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) | -0,341 % | +0,057 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) | -0,638 % | +0,070 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) | 1,552 % | +0,047 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (20 heures) | 1,1031 | +0,35 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) | 1 508,578 | -0,78 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) | 61,600 | +4,58 % | 52,973 |
Les mauvais résultats de la production allemande et ceux en demi-teinte de l’emploi américain renforcent l’idée que la fin de l’année est entre les mains des banques centrales.
La production industrielle allemande a de nouveau reculé de 0,6 % en juillet, ce qui représente une baisse de 4,2 % sur un an. Les perspectives pour les mois à venir ne sont pas plus encourageantes et elles alimentent le débat sur la nécessité d’un programme de relance. Ce résultat donne du crédit à un possible recul du PIB au troisième trimestre.
Les derniers chiffres de l’emploi aux Etats-Unis confirment le ralentissement de l’économie américaine même si elle reste solide. Le bureau des statistiques du département du Travail a fait état de 130 000 créations d’emplois en août, contre 160 000 attendues. En juillet, 159 000 créations, révisées de 164.000 avaient été enregistrées. Le chiffre d’août intègre un volant de 25 000 travailleurs temporaires lié aux travaux de préparation du recensement qui se déroulera l’année prochaine. Les moyennes à trois et six mois tournent désormais autour de 150 000 créations de postes, contre 230 000 il y a un an. Le taux de chômage demeure à 3,7% le mois dernier. La hausse du salaire moyen a été de 0,4 % contre +0,3 % attendu. Par ailleurs, Eurostat a confirmé que la croissance de la zone euro n’avait été que de 0,2 % au deuxième trimestre.
Les investisseurs anticipent de plus en plus une baisse des taux des banques centrales. Cela porte les cours. Le CAC 40 n’était vendredi 6 septembre qu’à 1 % de ses plus hauts de l’année. Il est repassé au-dessus des 5600 points. En un mois, l’indice parisien a gagné 6 %. Depuis le début de l’année, la progression atteint 18,46 %. De son côté, le Nasdaq est en hausse de plus de 22 % depuis le 1er janvier et le Dow Jones de 14,88 %. Les investisseurs veulent croire à une sortie positive pour la crise commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ainsi que pour le Brexit. Ils parient avant tout sur une action des banques centrales pour contrecarrer les tendances récessives avec, à la clef, des injections de liquidités.
Pour sa dernière réunion en fonction, le Président de la BCE, Mario Draghi, le 12 septembre, pourrait donc décider la baisse des taux. En revanche, il est peu probable qu’un plan d’achat d’actifs soit annoncé. Un grand nombre de banquiers centraux de la BCE seraient opposés à la présentation dès septembre d’un tel plan. Figurent parmi ces opposants le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, ainsi que les gouverneurs allemand, autrichien et néerlandais. Le programme de rachats pourrait intervenir en fin d’année en cas de confirmation de la dégradation de la conjoncture. Cette annonce pourrait être ainsi réalisée par Christine Lagarde. De son côté, la Fed, la banque centrale américaine, se réunira à la fin du mois et sera une fois de plus sous la pression de Donald Trump pour baisser ses taux.
Dès que les nuages s’amoncellent dans le ciel de l’économie, dès que des bruits de bottes se font entendre, l’or s’apprécie. Depuis le début de l’année 2019, l’once d’or a ainsi gagné 250 euros, soit une valorisation de près de 20 %. Pourtant, l’or ne rapporte rien, ni intérêts, ni dividendes. Malgré sa démonétisation officiellement réalisée en 1976, l’or reste une valeur refuge.
Compte tenu des taux d’intérêt négatifs, certains estiment qu’il est plus intéressant d’avoir de l’or que d’opter pour des placements traditionnels. L’or offre l’avantage d’être plus dense que les billets de banques en termes de valeur. Il est plus facile de stocker des millions d’euros en lingots qu’en billets surtout depuis que la coupure de 500 euros n’est plus produite. Néanmoins, les coûts de stockage et de gardiennage générés sont plus élevés que ceux des taux d’intérêt négatifs. En prenant en compte l’inflation, l’or peut se révéler un mauvais placement quand il est acheté en période de crise. Ainsi, au moment du second choc pétrolier, le cours de l’once d’or, en valeur actualisée, était supérieur à 1 900 dollars l’once. Il a fallu attendre la « crise des subprimes » pour retrouver ce cours. De 1989 à 2009, sa valeur était inférieure à 1 000 dollars l’once. L’once d’or était même tombée en-dessous de 500 dollars au moment du changement de siècle.

En France, l’euro fort a peu d’adeptes. Il est accusé de pénaliser les exportations françaises qui sont pourtant réalisées à plus de 60 % au sein de l’Union européenne et donc peu touchées par les variations de change. Depuis sa création, en janvier 1999, le cours de l’euro a connu d’amples fluctuations par rapport au dollar.

Par rapport à son taux de change le 4 janvier 1999 (1,17 dollar), l’euro a perdu jusqu’à 27 % de sa valeur par rapport à la devise américaine. Le point bas a été établi le 26 octobre 2000 à 0,8252 dollar. Il a connu son cours le plus élevé le 15 juillet 2008 à 1,6038 dollar. Son cours moyen se situe entre 1,2 et 1,3 dollar. Compte tenu des excédents courants de la zone euro, plus de 3 % de PIB, en hausse depuis 2012, l’euro apparaît sous-apprécié. Au regard des résultats commerciaux, son cours pourrait être de 25 à 30 % supérieur par rapport au dollar. La sous-évaluation de la monnaie européenne est imputable à la politique monétaire de la BCE ainsi qu’aux problèmes économiques et politiques que rencontrent certains États membres.
La Loi PACTE promulguée au mois de juillet 2019 comporte un volet épargne salariale. Le décret du 20 août 2019 prévoit justement l’application de l’ensemble des mesures de la loi Pacte relatives à l’épargne salariale. Le dispositif sera complet quand le gouvernement publiera le décret sur le décompte des effectifs qui impactera notamment le seuil d’assujettissement obligatoire à la participation aux résultats de l’entreprise.
Les dispositions du décret sont entrées en vigueur le 23 août 2019, sauf celles relatives au relevé annuel de situation remis aux bénéficiaires du PEE n’entreront en vigueur que le 1er janvier 2020, afin, selon de permettre aux professionnels de la gestion participative de paramétrer leur système informatique.
La loi Pacte a permet à l’employeur de procéder à un versement « unilatéral » sur le Plan d’Epargne Entreprise même en l’absence de contribution du salarié. Cette possibilité doit être prévue par le règlement du plan et le versement doit être effectué de manière uniforme pour tous les salariés, pour l’acquisition de titres émis par l’entreprise ou par une entreprise qui seront bloqués pendant un délai minimum de 5 ans à compter du versement.
Le texte instaure un plafond de versement égal à 2 % du plafond annuel de la sécurité sociale. ce plafond est pris en compte pour apprécier le respect
Un nouveau régime de partage de la plus-value de cession de titres susceptible de venir alimenter le PEE a été institué. En cas de décision de détenteurs de titres de recourir au dispositif, qui ne peut porter que sur 10 % au plus de la plus-value, les entreprises peuvent même en l’absence de contribution du salarié, effectuer un versement au PEE correspondant à cette fraction. Les sommes réparties ne peuvent excéder 30 % du plafond annuel de la sécurité sociale (Pass).
La répartition de cet « abondement unilatéral », qui doit bénéficier à tous les salariés présents dans l’entreprise et adhérents au PEE peut être uniforme, proportionnelle à la durée de présence dans l’entreprise au cours de la période écoulée entre la signature du contrat et la cession des titres ou proportionnelle aux salaires.
Tout bénéficiaire d’un PEE doit désormais recevoir un relevé annuel de situation établi par la personne chargée de la tenue du registre des comptes administratifs. Ce relevé comporte l’ensemble des versements et des choix d’épargne au sein du plan et le montant des valeurs mobilières au 31 décembre de l’année précédente .
Le relevé annuel de situation de compte doit notamment comporter les frais de tenue de compte-conservation en cas de départ de l’entreprise. Le
relevé annuel de situation de compte est fourni au bénéficiaire dans un délai de 3 mois suivant le 31 décembre de l’année précédente. Sauf si le bénéficiaire manifeste son opposition, la remise de ce relevé annuel peut être effectuée par voie électronique.
Les mesures concernant l’information des adhérents de l’épargne salariale prendront effet au 1er janvier 2020.
Les dispositions concernant le Perco
La Loi PACTE modifie le régime du PERCO qui est appelé à terme laisser la place au PER collectif. Les dispositions concernant le PERCO ci-dessous seront intégrées au PER.
La loi PACTE a prévu le plafonnement des frais de gestion supportés par un ancien salarié continuant d’effectuer des versements sur un Perco. Le décret du 20 août 2019 fixe ce plafond à 20 euros par an. Toutefois, lorsque les sommes et valeurs inscrites aux comptes des bénéficiaires représentent un montant inférieur à 400 euros, les frais afférents à la gestion ne peuvent pas excéder 5 % du total de ces sommes et valeurs.
Négociations pour la création d’un régime de branche d’épargne salariale
Afin de faciliter la diffusion de l’intéressement et de la participation ou de l’épargne salariale, la loi Pacte prévoit une négociation menée au sein de chaque branche, et conclue au plus tard le 31 décembre 2020. Ce régime, auquel les entreprises de la branche peuvent se référer, est adapté aux spécificités des entreprises employant moins de 50 salariés au sein de la branche. Des critères de performance relevant de la responsabilité sociale des entreprises peuvent être intégrés à la négociation.A
Le décret à paraître sur les seuils d’effectif permettra de finaliser la réforme de l’épargne salariale
La loi Pacte simplifie les seuils sociaux en harmonisant les modalités de décompte des seuils d’effectif et en modifiant certains seuils et la durée de prise en compte pour apprécier les franchissements. Cette réforme, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2020, nécessite la publication d’un décret qui est en cours d’élaboration.
Ce décret devrait concerner :
Le nombre de bénéficiaires du minimum vieillesse est stable depuis 2014. En 2017, il s’élevait à 553 000. Ce nombre était de 2 millions en 1976 et de 2,5 millions en 1960. La montée en puissance du régime de retraite par répartition a permis la décrue des prestations tout comme l’augmentation du taux d’activité des femmes. Le passage du minimum vieillesse à 900 euros devrait aboutir à une très légère augmentation des bénéficiaires.

Le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires reste stable à 0,60 % entre juin et juillet 2019. Ce taux est pratiquement inchangé sur une année (0,60 % en juillet, après 0,64 % en juillet 2018). Seuls les comptes à terme supérieurs à deux ans marquent une évolution notable sur les douze derniers mois : leur rémunération a fléchi de 29 points de base pour les ménages et de 22 points de base pour les SNF. Pour les livrets bancaires fiscalisés, le taux est de 0,22 % en baisse de 0,01 point par rapport à juin et en baisse de 0,04 point en un an.


Le tableau financier de la semaine
| Résultats 30 août 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 480,48 | +2,88 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 403,28 | +3,02 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 962,88 | +2,72 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 11 939,28 | +2,82 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 207,18 | +1,58 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 426,76 | +2,77 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 20 704,37 | -0,03 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 886,24 | -0,39 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) | -0,398 % | -0,017 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) | -0,708 % | -0,032 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) | 1,505 % | -0,023 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (20 heures) | 1,0983 | -1,46 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) | 1 523,646 | -0,17 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) | 58,820 | -0,49 % | 52,973 |
Depuis plusieurs années, les « actions » passent un mauvais mois d’août. Sur fond de guerre commerciale et de ralentissement économique, la règle a été respectée au cours des deux premières semaines avec de forts reculs. Le rebond constaté ces derniers jours a permis de limiter les pertes. Dans ce contexte, la dernière semaine du mois d’août a tranché avec les précédentes. En effet, la Bourse de Paris a gagné +2,88 % sur la semaine, l’une de ses meilleures performances hebdomadaires depuis le début de l’année. Le Cac 40 n’a perdu que 0,7% en août. Le Dow Jones s’est arrogé un gain de 3,05 % lors des cinq dernières séances d’août.
Les dernières statistiques concernant l’économie américaine ont été positivement reçues par les investisseurs. La consommation des ménages américains reste dynamique et demeure la principale composante de la croissance. En juillet, selon des chiffres, les dépenses des ménages américains ont enregistré une hausse de 0,6% (+0,5% attendu). Malgré tout, d’après l’indice de l’université du Michigan, le sentiment des consommateurs américains s’est effrité en août (à 89,8, contre 98,4), signant sa plus forte baisse depuis décembre 2012.
Le mois d’août aura été marqué par la nouvelle baisse sensible des taux d’intérêt des titres souverains. Le taux allemand à 10 ans a terminé à -0,7 %, soit 300 points de base en-dessous du taux de dépôt de la Banque centrale européenne. Un tel taux traduit des anticipations d’inflation et de croissance faibles. Par ailleurs, les investisseurs estiment que la BCE devrait prochainement abaisser son taux à -0,5 voire -0,6 %. Des nouvelles procédures de rachats d’actifs devraient être mises en œuvre.
L’euro s’est, au mois d’août, déprécié par rapport au dollar de 1,45 %, entrainant une vive réaction de la part de Donald Trump. Il accuse l’Europe de peser sur le taux de change afin d’augmenter ses exportations au détriment des Etats-Unis. La dépréciation de l’euro est également utilisée par le Président dans son bras de fer avec la FED. Il considère que le dollar est cher en raison du refus de la banque centrale d’abaisser rapidement et fortement ses taux au-delà de la baisse décidée au mois de juillet. L’euro a terminé le mois d’août en-dessous de 1,1 dollar. Il fallait remonter au milieu de 2017 pour connaître un cours aussi faible.
Le pétrole a terminé le mois en-dessous de 60 dollars. Les menaces de récession et les anticipations d’un retour partiel de l’Iran ont pesé sur les cours. La production américaine semble être sur un palier, ce qui devrait contribuer à limiter les excédents d’offre et à empêcher un repli massif des cours.
Entre baisse des taux et faiblesse de l’offre, les cours de l’immobilier dans les grandes agglomérations n’en finissent pas de progresser. L’indice des prix immobiliers (IPI) MeilleursAgents -Les Echos confirme que le prix moyen de l’ancien dans la capitale a finalement franchi la barre des 10000 euros le m² en août (10 115 euros). La pierre « intra-muros » a progressé de 1 % en un mois, tous arrondissements confondus.
Cette progression s’inscrit dans la même veine que celle des mois précédents. Depuis début janvier, la hausse cumulée se chiffre, selon l’IPI, désormais à 7,4 %. Les plus fortes hausses ont été constatées dans les 14e (+9,79 %), 10e (+ 9,76%) et le 1er (+9,37 %). Les 18e, 19e et 20e, plus accessibles continuent également d’enregistrer de fortes hausses (respectivement +6,64 %, +11,20 % et +11,43 % en un an ».
La Banque de France commence à émettre quelques avis de vigilance sur la dynamique d’endettement de plusieurs catégories d’acteurs économiques dont les entreprises. Avec la poursuite de la baisse des taux, le taux de croissance des crédits continue à augmenter. Il s’est établi en juillet 2019 à +7,3 %, après +7,2 % en juin.
Ainsi, en juillet, le taux de croissance des crédits à l’investissement aux sociétés non financières a atteint +7,5 %, après +7,4 % en juin 2019. Les crédits à l’équipement ont connu une croissance de 8,6 %, (inchangée par rapport à juin) quand la hausse des crédits immobiliers a été de 5,8 %, après +5,5 % en juin. De son côté, le taux de croissance annuel des crédits de trésorerie s’est élevé à +7,1 % en juillet, après +6,5 % en juin).

L’encours total des crédits des entreprises était, fin juillet, de 1 061 milliards d’euros dont 456 au titre des équipements et 294 au titre de l’immobilier. L’encours des crédits de trésorerie s’élevait à 250 milliards d’euros.
Selon l’INSEE, le taux d’épargne des ménages a été de 14,9 % du revenu disponible brut au deuxième trimestre contre 15,3 % au premier. Le taux d’épargne financière passe de 5,3 à 4,8 % du revenu disponible brut.
Cette légère baisse est imputable à la moindre progression du pouvoir d’achat des ménages par rapport au premier trimestre. Le revenu disponible brut (RDB) des ménages a augmenté au deuxième trimestre de +0,3 % après +1,0 %. La masse salariale reçue par les ménages a connu une progression de +0,2 % après +1,3 %. Cette moindre augmentation est le contrecoup des primes exceptionnelles versées par certaines entreprises au premier trimestre. Les prestations sociales en espèces ont également ralenti (+0,3 % après +1,0 %) après la mise en place au premier trimestre des mesures sur la prime d’activité. Les cotisations sociales à la charge des ménages ont été orientées à la hausse (+0,4 % après -0,3 %) après l’entrée en vigueur au trimestre précédent de l’exonération de cotisations à la charge des salariés sur les heures supplémentaires. Les impôts sur le revenu et le patrimoine n’ont augmenté que de 0,4 % contre une hausse de 2 % le trimestre précédent. De leur côté, les prix de la consommation des ménages ont légèrement accéléré (+0,4 % après +0,2 %). Dans ces conditions, le pouvoir d’achat du RDB des ménages s’est contracté de 0,2 % après avoir augmenté de 0,8 % au premier trimestre. Mesuré par unité de consommation pour être ramené à un niveau individuel, le pouvoir d’achat diminue de 0,3 %, après une hausse de +0,7 %.
Malgré cette baisse du deuxième trimestre, le taux d’épargne demeure supérieur à sa moyenne de ces dernières années.

L’assurance vie tout en restant dans le vert en juillet connaît un petit accès de faiblesse avec une collecte nette de 1,6 milliard d’euros ce qui constitue le plus mauvais mois de l’année 2019. Ce résultat est décevant pour un mois de juillet. Lors de ces dix dernières années, la collecte moyenne de l’assurance vie en juillet est de 3,3 milliards d’euros. En juillet 2018, elle s’était, par ailleurs, établie à 2,5 milliards d’euros.
Les ménages ont été très actifs en juillet avec leurs contrats d’assurance vie tant sur le plan des versements que des rachats. La collecte brute s’est élevée à 13,1 milliards d’euros (près d’un milliard de plus qu’en juin dernier, 11,5 milliards d’euros contre 9,8 milliards en juin dernier et 9,7 milliards d’euros un an plus tôt. Ces rachats ont profité aux biens de consommation durables qui ont progressé de 1,6 % en juillet dernier avec principalement une relance des dépenses en biens d’équipement du logement qui ont progressé de 1,9 % sur le mois. Après avoir différé leurs dépenses de consommation et après avoir épargné fortement au premier trimestre, les ménages ont retrouvé le chemin des magasins.
Dans un contexte économique et financier toujours compliqué, les ménages optent pour la prudence et investissent moins que dans le passé en unités de compte. Leur poids dans la collecte a atteint au mois de juillet 23,6 % contre 28 % en moyenne l’année dernière.
Le second semestre 2019 comme en 2018 devrait être moins porteur pour la collecte de l’assurance vie du fait des dépenses de rentrée scolaire et de fin d’années. Par ailleurs, les dépenses en biens d’équipement et en biens durables devraient s’accroître. L’assurance vie dont l’encours a atteint 1754 milliards d’euros au mois de juillet devrait conforter sa position de premier placement des ménages.
Selon l’INSEE, le taux d’épargne des ménages a été de 14,9 % du revenu disponible brut au 2e trimestre contre 15,3 % au premier. le taux d’épargne financière passe de 5,3 à 4,8 % du revenu disponible brut.
Cette légère baisse est imputable à la moindre progression du pouvoir d’achat des ménages par rapport au premier. Néanmoins, le taux d’épargne reste supérieur à sa moyenne de ces dernières années.
Le revenu disponible brut (RDB) des ménages ralentit au deuxième trimestre (+0,3 % après +1,0 %). La masse salariale reçue par les ménages marque le pas (+0,2 % après +1,3 %) par contrecoup des primes exceptionnelles versées par certaines entreprises au premier trimestre. Les prestations sociales en espèces ralentissent également (+0,3 % après +1,0 %) après la mise en place au premier trimestre des mesures sur la prime d’activité
Au mois d’août, la confiance des ménages dans la situation économique est, selon l’INSEE, stable. À 102, l’indicateur qui la synthétise demeure légèrement supérieur à sa moyenne de longue période (100). La multiplication des signaux négatifs concerne la croissance de l’économie mondiale n impacte pas pour le moment les ménages français. La tenue d’un bon niveau de confiance de la part des ménages français peut s’expliquer par l’évolution favorable du chômage et par la résistance correcte sans être exceptionnelle de l’activité économique du pays.
Les ménages de plus en plus en mode épargne
Le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière passée augmente légèrement en augmentant de deux points. Il se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. Par ailleurs, le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière future est stable et demeure légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants est inchangée par rapport au mois dernier et se maintient donc également au-dessus de sa moyenne. En revanche, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente de trois points tout en demeurant inférieur à sa moyenne de longue période. L’opinion des ménages sur leurs capacités d’épargne actuelle et future est quasi stable. Les soldes correspondants se maintiennent tous deux nettement au-dessus de leur moyenne de longue période.
Pouvoir d’achat, un ressenti un peu négatif
Les Français ne ressentent pas réellement l’augmentation de leur pouvoir d’achat. Ainsi, en août, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie passé s’est amélioré au cours des douze derniers mois diminue légèrement. Le solde correspondant perd deux points et retrouve son niveau de juin, à peine au-dessus de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France est quasi stable. Il se situe légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période
Marché de l’emploi, un réel optimisme
En matière d’emploi, les Français sont de plus en plus optimistes. Ainsi, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage diminuent de nouveau en août ; le solde correspondant perd quatre points après en avoir perdu deux en juillet. Il atteint ainsi son plus bas niveau depuis octobre 2018 et se maintient bien au-dessous de sa moyenne de longue période.
Les ménages craignent le retour de l’inflation
Malgré la baisse continuelle de l’inflation depuis la fin de l’année dernière, les ménages pensent que cette situation n’est pas amenée à perdurer. En août, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont légèrement plus nombreux que le mois dernier. Le solde correspondant gagne deux points et demeure bien au-dessus de sa moyenne de longue période. En revanche, la part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois est quasiment stable.

Le tableau financier de la semaine
| Résultats 23 août 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 326,87 | +0,49 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 25 628,90 | -0,99 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 751,77 | -1,83 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 11 611,51 | +0,42 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 094,98 | -0,31 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 334,25 | -0,16 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 20 640,00 | +1,08 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 897,43 | +2,61 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,381 % | +0,034 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,676 % | +0,008 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 1,528 % | -0,033 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1140 | +0,46 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 526,578 | +0,92 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 58,660 | +0,07 % | 52,973 |
Donald Trump continue d’accroître ses pressions sur la banque centrale américaine. Ainsi, par Tweet, après le discours de Jay Powell à Jackson Hole, le Président de la FED, il a déclaré que « Ma seule question est de savoir qui est notre plus grand ennemi, Jay Powell ou le Président Xi ? » Il a ajouté « comme d’habitude, la Fed n’a rien fait ! C’est incroyable qu’ils puissent parler sans savoir ni demander ce que je fais, ce qui sera annoncé sous peu. Nous avons un dollar très fort et une Fed très faible ».
Le Président de la FED avait dans son discours réaffirmé ses positions maintes fois exprimées. « Nous agirons de manière appropriée pour soutenir la croissance », a-t-il déclaré en soulignant que l’économie américaine est dans une « position favorable » mais qu’elle est confrontée à des « risques importants » car la croissance à l’étranger se ralentit dans un contexte de conflit commercial.
Les relations avec la Chine se sont encore tendues vendredi 23 août. Les autorités chinoises ont annoncé leur intention d’instituer des droits de douane supplémentaires de 5 à 10 % sur 75 milliards de dollars de marchandises américaines en réponse aux dernières surtaxes annoncées par l’administration américaine. Certaines de ces taxes entreront en vigueur dès le 1er septembre, celles de 5% sur le soja et le pétrole brut, d’autres le 15 décembre, en particulier celles sur l’automobile. Le Président Donald Trump a demandé, toujours par Tweet, aux entreprises d’abandonner la Chine et de produire dans leur pays. Ces différentes réactions du Président américain ont amené à un fléchissement du cours des actions. L’indice des valeurs technologiques, le NASDAQ, a perdu 3 % lors de la séance du 23 août. Les firmes du secteur de la haute technologie sont les premières concernées par les mesures prises par les Etats-Unis et la Chine. De son côté, le Dow Jones a reculé de 2,37 %. Sur l’ensemble de la semaine, le statu quo a prévalu avant la reprise des affaires qui devrait s’amorcer à partir de la semaine prochaine.
Selon la Banque de France, les placements financiers des ménages au premier trimestre 2019 s’élevaient à 5153,8 milliards d’euros. Cette augmentation est imputable à la hausse du cours des actions et aux flux d’épargne. En rythme annuel, leur flux d’épargne a atteint 135,4 au premier trimestre 2019 contre 113,7 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Les produits de taux sont les grands gagnants. Leur encours s’élève à 3 322 milliards d’euros au premier trimestre 2019. Les flux correspondants se sont élevés à 35,0 milliards d’euros au premier trimestre 2019 contre 32 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Le numéraire et les dépôts à vue poursuivent leur hausse avec un flux de janvier à mars 2019 de 20,3 milliards contre 9,1 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Pour le deuxième trimestre 2019, la hausse serait plus faible, 8,5 milliards d’euros. L’encours du numéraire et des dépôts à vue atteint un nouveau sommet à 576,2 milliards d’euros. La préférence pour la liquidité demeure forte dans un contexte d’incertitudes économiques et sociales. Avec la crise des « gilets jaunes », de nombreux ménages ont reporté des achats en particulier durables, ce qui a conduit à augmenter la poche d’épargne de précaution.
L’épargne réglementée (Livret A, LDDS, PEL, etc.) continue à enregistrer des flux importants. Ainsi au deuxième trimestre 2019, ils ont atteint 11 milliards d’euros contre 11,9 milliards au premier et 7,5 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. L’encours de l’épargne réglementée s’élevait au deuxième trimestre 2019 à 759,2 milliards d’euros. Les ménages continuent à placer leur argent sur ces produits malgré leur faible taux de rendement. Au regard de la situation du marché monétaire, il faut néanmoins relativiser la faiblesse de ces rendements dans la mesure où, sans leur fixation réglementée, ils devraient être nuls voire négatifs. En effet, le taux des obligations d’État deuxième à 10 ans était, mi-août, inférieur à 0,4 %.
L’assurance vie en euros maintient le cap. Ainsi, les flux ont été de 11,3 milliards d’euros au deuxième trimestre 2019 contre 10,1 milliards d’euros au cours du premier. L’encours des fonds euros au premier trimestre 2019 était de 1 625 milliards d’euros. La garantie en capital constitue toujours le premier atout des fonds euros.
Au premier trimestre, les ménages se sont désengagés du marché actions. Le flux a été négatif d’un milliard d’euros. Cette décollecte s’explique par les mauvais résultats des cours boursiers à la fin de l’année 2018. En revanche, en raison de l’appréciation des cours au premier trimestre 2019, l’encours est en hausse pour les actions cotées à 253 milliards d’euros contre 245,9 milliards d’euros au quatrième trimestre 2018. Les flux des actions détenues indirectement via les Organismes de Placement Collectif (OPC) sont également négatifs, et cela tant au quatrième trimestre 2018 qu’au premier trimestre 2019. Les unités de compte des contrats d’assurance vie ont enregistré une collecte trimestrielle d’un milliard d’euros au premier comme au deuxième trimestre 2019. L’encours est de 362,8 milliards d’euros au 1er trimestre 2019.
Les ménages français restent très averses aux risques en limitant autant que possible leur exposition aux produits ne bénéficiant pas de garantie en capital. Les produits de taux représentent 64 % de l’ensemble des placements financiers. En outre, parmi ces produits, figurent les parts sociales des entrepreneurs indépendants sous forme d’actions non cotées (1 036 milliards d’euros). Les actions cotées, les unités de compte (qui ne sont pas tous investies en actions) et les actions contenues dans les OPC représentent un total de 705,3 milliards d’euros, soit moins de 14 %.
Le mois de juillet 2019 a bien réussi au Livret A avec une collecte de 1,44 milliard d’euros contre 880 millions en juillet 2018. L’encours a ainsi atteint à la fin du mois de juillet 296,8 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. Lors de ces dix dernières années, trois décollectes ont été enregistrées pour le Livret A au mois de juillet, en 2009, 2014 et 2015. La collecte moyenne en juillet sur ces dix dernières années s’établit à 520 millions d’euros. Le cru de 2019 est donc nettement supérieur.
Le mois de juillet est logiquement un mois de bascule pour le Livret A. En effet, si le premier semestre est, en règle générale, porteur pour le produit d’épargne le plus répandu de France, le second l’est moins en raison de l’accumulation des dépenses : vacances, rentrées scolaires et universitaires, fêtes de fin d’année.
Au mois de juillet 2019, 3 millions de contribuables ont bénéficié du versement de 2,5 milliards comme solde de tout compte des réductions d’impôt auxquels ils avaient le droit au titre de l’exercice 2018. Cela a pu les conduire à la fin du mois à effectuer des versements sur leur Livret A.
Au-delà de ce facteur lié à la mise en place de la retenue à la source pour l’impôt sur le revenu, depuis le début de l’année, les ménages ont tendance à accroître leur effort d’épargne et à privilégier les placements liquides et garantis. Le Livret A correspond parfaitement à ce souhait.
Par ailleurs, le contexte économique reste anxiogène avec les annonces répétées d’une probable récession ainsi que les tensions internationales entre la Chine et les Etats-Unis. A contrario, la baisse du chômage conduit les titulaires de Livret A ayant retrouvé un emploi à reconstituer leur épargne de précaution.
Un facteur structurel joue également en faveur de l’augmentation du taux d’épargne, le vieillissement de la population. En effet, l’effort d’épargne est avant tout réalisé par les plus de 45 ans. Or cette partie de la population augmente du fait de l’évolution de la pyramide des âges. En Allemagne, le taux d’épargne est plus élevé qu’en France en raison du poids plus important des seniors au sein de la population totale.
Si les Français s’endettent pour acquérir des biens immobiliers, et si le nombre de transactions devrait dépasser un million en 2019, la construction est toujours en recul. Néanmoins, les autorisations sont en augmentation ce qui est de bon augure pour les prochains moins.
D’avril à juin 2019, les mises en chantier ont diminué de 6,1 % après – 2,0 % au premier trimestre. Le collectif et les logements en résidences connaissent une diminution de 8 % après – 3,9 % et l’individuel se replie de 3,1 % après + 1,0 %.
Sur un an, 409 300 logements ont été mis en chantier, soit une baisse de 22 300 unités (- 5,2 %) par rapport aux douze mois précédents.
Les autorisations de logements à la construction ont augmenté au deuxième trimestre de + 2,5 % par rapport aux trois mois précédents, après une contraction de 0,2 % au premier trimestre. Les autorisations pour les logements individuels sont en hausse de 1 % après une baisse de 3,2 %. Les logements collectifs ou en résidence poursuivent leur progression (+ 3,5 % après + 2,0 %). En un an, de juillet 2018 à juin 2019, 446 900 logements ont été autorisés à la construction en baisse de 31 500 unités (- 6,6 %) par rapport aux douze mois précédents.
Le mois de juillet 2019 a bien réussi au Livret A avec une collecte de 1,44 milliard d’euros contre 880 millions en juillet 2018. L’encours a ainsi atteint à la fin du mois de juillet 296,8 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record. Lors de ces dix dernières années, trois décollectes ont été enregistrées pour le Livret A au mois de juillet, en 2009, 2014 et 2015. La collecte moyenne en juillet sur ces dix dernières années s’établit à 520 millions d’euros. Le cru de 2019 est donc nettement supérieur.
Le mois de juillet est logiquement un mois de bascule pour le Livret A. En effet, si le premier semestre est, en règle générale, porteur pour le produit d’épargne le plus répandu de France, le second l’est moins en raison de l’accumulation des dépenses : vacances, rentrées scolaires et universitaires, fêtes de fin d’année.
Au mois de juillet 2019, 3 millions de contribuables ont bénéficié du versement de 2,5 milliards comme solde de tout compte des réductions d’impôt auxquels ils avaient le droit au titre de l’exercice 2018. Cela a pu les conduire à la fin du mois à effectuer des versements sur leur Livret A.
Au-delà de ce facteur lié à la mise en place de la retenue à la source pour l’impôt sur le revenu, depuis le début de l’année, les ménages ont tendance à accroître leur effort d’épargne et à privilégier les placements liquides et garantis. Le Livret A correspond parfaitement à ce souhait.
Par ailleurs, le contexte économique reste anxiogène avec les annonces répétées d’une probable récession ainsi que les tensions internationales entre la Chine et les Etats-Unis. A contrario, la baisse du chômage conduit les titulaires de Livret A ayant retrouvé un emploi à reconstituer leur épargne de précaution.
Un facteur structurel joue également en faveur de l’augmentation du taux d’épargne, le vieillissement de la population. En effet, l’effort d’épargne est avant tout réalisé par les plus de 45 ans, or cette partie de la population augmente du fait de l’évolution de la pyramide des âges. En Allemagne, le taux d’épargne est plus élevé qu’en France en raison du poids plus important des seniors au sein de la population totale.
Selon la Banque de France, les placements financiers des ménages au 1er trimestre 2019 s’élevaient à 5153,8 milliards d’euros. Cette augmentation est imputable à la hausse du cours des actions et aux flux d’épargne. En rythme annuel, leur flux d’épargne a atteint 135,4 au premier trimestre 2019 contre 113,7 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Les produits de taux sont les grands gagnants. Leur encours s’élève à 3322 milliards d’euros au 1er trimestre 2019 Les flux se sont élevés à 35,0 milliards d’euros au premier trimestre 2019 contre 32 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Le numéraire et les dépôts à vue poursuivent leur hausse avec un flux de janvier à mars 2019 de 20,3 milliards contre 9,1 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. Pour le 2e trimestre 2019, la hausse serait plus faible, 8,5 milliards d’euros. L’encours du numéraire et des dépôts à vue atteint un nouveau sommet à 576,2 milliards d’euros. La préférence pour la liquidité demeure forte dans un contexte d’incertitudes économiques et sociales. Avec la crise des gilets jaunes, de nombreux ménages ont reporté des achats en particulier durables, ce qui a conduit à augmenter la poche d’épargne de précaution.
L’épargne réglementée (Livret A, LDDS, PEL, etc.) continue à enregistrer des flux importants. Ainsi au deuxième trimestre 2019, ils ont atteint 11 milliards d’euros contre 11,9 milliards au premier et 7,5 milliards d’euros au dernier trimestre 2018. L’encours de l’épargne réglementée s’élevait au 2 e trimestre 2019 à 759,2 milliards d’euros. Les ménages continuent à placer leur argent sur ces produits malgré leur faible taux de rendement. Au regard de la situation du marché monétaire, il faut néanmoins relativiser la faiblesse de ces rendements. En effet, sans leur fixation réglementée, ils devraient être nuls voire négatifs. En effet, le taux des obligations d’Etat à 10 ans était mi août inférieur à 0,4 %.
L’assurance vie en euros maintient le cap. Ainsi, les flux ont été de 11,3 milliards d’euros au deuxième trimestre 2019 contre 10,1 milliards d’euros au cours du premier. L’encours des fonds euros au 1er trimestre 2019 était de 1625 milliards d’euros. La garantie en capital constitue toujours le premier atout des fonds euros.
Les ménages se sont désengagés au premier trimestre des actions. Le flux a été négatif d’un milliard d’euros. Cette décollecte s’explique par les mauvais résultats des cours boursiers à la fin de l’année 2018. En revanche, en raison de l’appréciation des cours au 1er trimestre 2019, l’encours est en hausse pour les actions cotées à 253 milliards d’euros contre 245,9 milliards d’euros au 4e trimestre 2018. Les flux des actions détenues indirectement via les Organismes de Placement Collectif sont également négatifs et cela tant au 4e trimestre 2018 qu’au 1er trimestre 2019. Les unités de compte des contrats d’assurance vie ont enregistré une collecte trimestrielle d’un milliard d’euros tant au 1er qu’au 2e trimestre 2019. L’encours est de 362,8 milliards d’euros au 1e trimestre 2019.
Les ménages français restent très averses aux risques en limitant autant que possible leur exposition aux produits ne bénéficiant pas de garantie en capital. Les produits de taux représentent 64 % de l’ensemble des placements financiers. En outre, dans ces derniers figurent les parts sociales des entrepreneurs indépendants sous forme d’actions non cotées (1036 milliards d’euros). Les actions cotées, les unités de compte (qui ne sont pas tous investies en actions) et les actions contenues dans les OPC représentent un total de 705,3 milliards d’euros, soit moins de 14 %.


Le tableau financier de la semaine
| Résultats 16 août 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 300,79 | -0,51 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 25 886,01 | -1,53 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 895,99 | -0,79 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 11 562,74 | -1,12 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 117,15 | -1,88 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 329,08 | -0,14 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 20 418,81 | -1,29 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 823,82 | +1,77 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,415 % | -0,148 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,688 % | -0,121 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 1,561 % | -0,175 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1092 | -0,97 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 511,660 | +0,98 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 58,620 | +0,62 % | 52,973 |
Après deux semaines difficiles, les investisseurs ont décidé de faire la trêve de l’assomption. En fin de semaine, certains ont même estimé qu’il était temps de revenir sur les marchés. Les principaux indices ont gagné plus de 1 % vendredi 16 août. Ils ont considéré que ni le Président américain, ni la FED ne veulent une chute des cours. Le premier est conscient que sa réélection passe par le maintien du niveau de vie des Américains, or ce dernier est en partie conditionné par le cours des actions. La seconde n’a aucun intérêt à être à l’origine d’une crise économique de grande ampleur. Dans ces conditions, même si les menaces de récession se renforcent, l’idée que le cours des actions pourrait augmenter est de plus en plus partagée.
La situation concernant la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine reste complexe. Les informations et déclarations sont nombreuses et contradictoires. Pékin a évoqué, jeudi, la possibilité de « mesures de représailles » contre Washington en cas de mise en œuvre de surtaxes sur les biens d’importations chinoises au 1er septembre. S’exprimant devant des journalistes depuis le New Jersey, où il est en déplacement, le Président américain Donald Trump a prédit une issue rapide au conflit commercial. Logiquement, les négociations doivent reprendre en septembre mais aucune rencontre à haut niveau n’a été programmée pour le moment.
Dans un tel contexte, les investisseurs suivront de près le symposium économique de Jackson Hole, qui se tiendra du jeudi 22 au samedi 24 août. Le discours du Président de la Fed, Jerome Powell qui est surveillé de près par Donald Trump est attendu.
Par ailleurs, à Hong Kong, aucun signe d’apaisement n’est perceptible. Les troupes chinoises se sont concentrées à la frontière, les manifestants prodémocratie semblent, de leur côté, déterminés à ne pas arrêter leur mouvement. Ils appellent désormais à créer une panique bancaire, en retirant massivement leur argent aux distributeurs ou à le convertir en dollars américains. L’option d’une intervention militaire est de plus en plus envisagée. Cela pourrait durcir les relations avec l’Occident dont le G7 se réunit à Biarritz du 24 au 26 août. La sécurité et les inégalités seront les deux principaux thèmes de ce sommet des chefs d’État et de Gouvernement.
Au niveau des taux d’intérêt, de nouveaux records ont été atteints. Ainsi, pour la première fois, le taux des obligations d’État en France à 10 ans est inférieur au taux de dépôt de la BCE (-0,4 %). Les investisseurs anticipent de nouvelles baisses de taux.
Après les États, les entreprises et les ménages accèdent aux emprunts à taux négatifs. Ainsi, les dettes d’entreprise traitant à taux négatifs représentent, selon les données de Bloomberg, plus de 1 000 milliards de dollars dans le monde, dont une majorité en Europe (plus de 825 milliards). Ce montant est en forte progression depuis le mois de juin. D’après des informations provenant de Bank of America Merrill Lynch (BofAML), sept obligations d’entreprise ont été échangées avec un rendement inférieur au taux de dépôt de la Banque centrale européenne (-0,40 %). Ces titres, dans leur grande majorité, n’ont pas été émis à taux négatifs. C’est la demande croissante des investisseurs pour les obligations d’entreprise sûres qui a tiré les prix à la hausse sur les marchés secondaires, rognant peu à peu les rendements affichés jusqu’à les faire basculer en territoire négatif. Malgré tout, des entreprises comme Schneider Electric au début du mois de juillet, peuvent émettre des emprunts à taux négatif et donc se retrouver dans une situation très inhabituelle, être rémunérées pour s’endetter.
Cet accès à un endettement gratuit devrait conduire à une forte augmentation de l’investissement. Or, la progression de ce dernier reste assez limitée. Les entreprises s’endettent en partie pour racheter leurs actions. Elles profitent également de la situation des taux bas pour restructurer leurs dettes passées.
L’argent pas cher pourrait amener à des opérations de rachats d’entreprises. En effet, dans certains secteurs d’activité, les entreprises sont sous cotées, (automobile, banque, assurances, transports, énergie), pouvant inciter à des raids boursiers financés par emprunts. Pour le moment, les opérations de rachats d’entreprises sont assez limitées en raison de la forte aversion aux risques des investisseurs. Mais, cela pourrait changer dans les prochains mois si les taux continuaient à baisser.
En Europe du Nord, les particuliers peuvent accéder à des prêts à taux zéro pour acheter des biens immobiliers. Au Danemark, la « Juske Bank », troisième banque du pays propose un taux négatif de -0,5 % pour un crédit, à dix ans, destiné à financer une rénovation de logement.
En juillet, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation (IPC) recule de 0,2 % sur un mois, après une hausse de 0,2 % en juin. Ce repli provient d’un recul saisonnier des prix des produits manufacturés (−2,8 % après une stabilité en juin) dû aux soldes d’été et d’une baisse accentuée des prix de l’énergie (−1,1 % après −0,1 %). En revanche, les prix des services progressent de +1,0 % après +0,5 %, notamment ceux des transports aériens avec le début des vacances scolaires. Les prix alimentaires sont également plus dynamiques que le mois précédent (+0,5 % après +0,1 %). Enfin, les prix du tabac augmentent légèrement sur le mois (+0,2 % après une stabilité en juin).
Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation décélèrent à +0,1 % sur un mois, après +0,3 % en juin.
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de +1,1 % en juillet, après +1,2 % en juin 2019. Cette légère baisse de l’inflation résulte d’un ralentissement, sur un an, des prix de l’énergie, des services et du tabac. En revanche, l’accélération des prix des produits alimentaires et le moindre recul de ceux des produits manufacturés limitent la baisse de l’inflation.
L’inflation sous-jacente est stable à +0,9 % sur un an, comme le mois précédent. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se replie à −0,2 % en juillet après +0,3 % en juin ; sur un an, il ralentit à +1,3 % après +1,4 % le mois précédent.
Le taux de chômage au sens du Bureau International du Travail s’élevait au deuxième trimestre à 8,5 % de la population active. Il a diminué de 0,2 point après une baisse de 0,1 point le trimestre précédent. il est inférieur de 0,6 point à son niveau du deuxième trimestre 2018. Il s’agit de son plus bas niveau depuis début 2009.
Pour la seule France métropolitaine, le taux de chômage est de 8,2 % au deuxième trimestre en recul de 0,2 point par rapport au premier. 2,4 millions de personnes sont au chômage. Le taux de chômage diminue pour toutes les tranches d’âge. La baisse est plus prononcée pour les jeunes (−0,6 point) que pour les personnes de 25 à 49 ans (−0,2 point) et les 50 ans ou plus (−0,2 point). Sur un an, le taux de chômage en France métropolitaine diminue de 0,6 point, avec une baisse plus marquée pour les jeunes (–1,5 point), en particulier les jeunes femmes (−1,8 point).
Parmi les chômeurs, 900 000 déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée s’établit à 3,2 % de la population active au deuxième trimestre 2019. Il est en baisse légère par rapport au trimestre précédent (−0,1 point) et est inférieur de 0,4 point à son niveau un an auparavant.

En France métropolitaine, parmi les personnes inactives au sens du BIT, 1,5 million souhaitent un emploi sans être considérées au chômage. Elles sont dans le halo autour du chômage. Leur nombre augmente de 63 000 entre les premier et deuxième trimestres 2019, après une forte baisse au trimestre précédent, et retrouve son niveau atteint un an auparavant.
Le Ministère de l’Economie a publié l’arrêté portant application de la réforme de l’épargne retraite au Journal Officiel du 11 août 2019.
Cet arrêté précise notamment les règles pour la gestion profilée de l’épargne retraite.
Avec la publication de cet arrêté, le cadre réglementaire est désormais au complet pour le Plan d’Epargne Retraite dont le début de commercialisation a été fixé au 1er octobre 2019.
Durant les deux premières années de la présidence de Donald Trump, les marchés « actions » américains ont battu record sur record. Avec l’intensification de la guerre commerciale et avec l’inquiétude croissante de l’arrivée du retournement conjoncturel américain après plus de 10 ans de croissance, les marchés commencent à s’inquiéter d’autant plus que les mois d’août sont, depuis quelques années, annonciateurs de mauvaises nouvelles
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 9 août 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 327,92 | -0,58 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26.287,44 | -0,75 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 959,14 | -0,56 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 11 693,80 | -1,50 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 253,85 | -2,07 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 333,74 | -1,26 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 20 684,82 | -1,91 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 774,75 | -3,25 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,267 % | -0,034 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,567 % | -0,088 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 1,736% | -0,111 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1201 | +0,87 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 498,210 | +4,07 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 58,280 | -4,86 % | 52,973 |
La guerre commerciale s’étend après l’annonce du début du mois d’août de Donald Trump de taxer tous les produits chinois et avec la décision de Washington de ne plus avoir de ne plus avoir de liens commerciaux avec Huawei sauf si un accord commercial avec Pékin était conclu.
En réaction, les Chinois ont répliqué en laissant se déprécier leur devise qui est passée sous la barre symbolique de 7 yuans pour un 1 dollar, au plus bas depuis 2008. Ils ont également d’arrêter les importations de produits alimentaires américains. Par ailleurs, la Chine pourrait également décider de limiter ses exportations de terres rares vers les Etats-Unis. Ces minerais sont indispensables aux industries de la « tech » (téléphones portables, ordinateurs, écrans de télé, etc.) et de la défense (armes de précision avancées). La Chine assure 90 % de la production de terres rares. La perspective d’une contraction de l’offre a entraîné l’augmentation des actions des entreprises qui vendent les terres rares.
Face au risque de ralentissement, la banque centrale chinoise a annoncé qu’elle entendait assouplir ses conditions monétaires. Les marchés ont vivement réagi à la dépréciation de la monnaie chinoise, répétant ainsi ce qui s’était produit déjà en 2015. La dévaluation surprise de la devise chinoise avait alors alimenté la panique boursière. Donald Trump a vivement réagi à la décision de la banque centrale chinois déclarant que « cela s’appelle une manipulation des changes ». Certains analystes dont ceux de Morgan Stanley affirment que, si elle se poursuivait durant quatre à six mois, cette aggravation des relations entre la Chine et les Etats-Unis pourrait plonger l’économie mondiale dans une grave récession d’ici neuf mois.
Les marchés « actions » européens ont fait du yo-yo au gré des annonces. Les taux d’intérêt ont battu de nouveaux records à la baisse. Compte tenu des menaces de ralentissement de la croissance, le cours du pétrole s’est contracté et est repassé en-dessous des 60 dollars le baril.
Face aux turbulences des marchés actions provoquées par l’accroissement des tensions commerciales et monétaires, les investisseurs se sont rués sur les titres obligataires entraînant une nouvelle décrue des taux. Le Bund allemand à 10 ans, considéré comme la valeur de référence pour les taux longs en Europe, a battu un nouveau plancher historique à – 0,53 % en séance. Les titres souverains allemands sont négatifs jusqu’à 30 ans. C’est également le cas pour la dette néerlandaise. Pour la dette suisse, les taux sont négatifs jusqu’à 50 ans. En France, le taux de l’OAT de référence à 10 ans est négatif depuis le mois de juillet. Il a battu cette semaine un nouveau record historique à – 0,27 % en séance. Les taux à 10 ans sont négatifs pour une quinzaine de pays en Europe. La fuite vers la qualité est rendue d’autant plus difficile que les banques centrales ont acheté des stocks importants de titres, ce qui conduit à accélérer la baisse des taux. La Banque centrale européenne détient ainsi plus de 500 milliards d’euros de dette allemande, un montant considérable comparé à l’encours total d’environ 1 800 milliards d’euros (chiffres BRI). Au Japon, la banque centrale détient plus de 40 % du stock de dette souveraine.
Sur les marchés « actions », les grands investisseurs américains réduisent toujours leur exposition à l’Europe pour se replier sur leur propre marché en période de tension, ce qui accentue la pression à la baisse.
L’Europe est confrontée à une série de défis : crise italienne, ralentissement de la première puissance de la Zone euro et Brexit. Avec des élections anticipées en Italie et un hard Brexit qui se profile à la fin du mois d’octobre, la situation s’assombrit. La Banque centrale européenne devrait, dans ces conditions, abaisser ses taux directeurs au mois de septembre.
Les tensions commerciales internationales et la baisse des achats automobile pèsent sur la production industrielle française même si elle est moins exposée que celle de l’Allemagne. Ainsi, au cours du deuxième trimestre, la production a diminué, selon l’INSEE, dans l’industrie manufacturière de 0,3 %. Elle a malgré tout augmenté dans l’ensemble de l’industrie (+0,3 %).
Par rapport au premier trimestre, la production augmente fermement dans les industries extractives, énergie, eau (+3,8 %) et est quasi stable dans les « autres industries » (+0,1 %). À l’inverse, elle diminue dans les matériels de transport (−2,1 %) et dans la cokéfaction et raffinage (−6,4 %). Elle est quasi stable dans les industries agroalimentaires (−0,1 %) et stable dans les biens d’équipement.
Sur un an, l’industrie française est toujours en progression. Dans l’industrie manufacturière, la production du deuxième trimestre de 2019 est supérieure à celle du même trimestre de 2018 (+1,0 %), de même que dans l’ensemble de l’industrie (+1,6 %).
Sur cette période, la production augmente dans les industries extractives, énergie, eau (+5,0 %), dans les « autres industries » (+1,1 %), dans les biens d’équipement (+3,8 %) et dans la cokéfaction et raffinage (+4,4 %). Cependant elle baisse dans les matériels de transport (−0,5 %) et dans les industries agroalimentaires (−0,2 %).

Les entreprises françaises continuent à s’endetter en profitant des taux d’intérêt extrêmement bas. Ainsi, les crédits bancaires progressent, selon la Banque de France, en juin de 7,1 % sur un an. De leur côté, le financement de marché augmente de 4,5 % toujours sur un an. Le coût moyen du financement à 5 ans des entreprises enregistre une baisse de 21 points de base, passant de 1,26 % en mai à 1,05 % en juin. Le financement des sociétés non financières atteint à fin juin 1670 milliards d’euros contre 1088 milliards d’euros en juin 2018.

La croissance de l’emploi salarié privé a ralenti, selon l’INSEE, au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, +0,3 % après +0,5 %. 62 100 créations nettes d’emploi ont été enregistrées après 95 600. Sur un an, l’emploi s’accroît de 1,3 % (soit +259 400). Hors intérim, la dynamique est identique avec un taux de croissance de 0,3 % sur le trimestre (soit +61 100) et +1,4 % sur un an (+266 300).
La construction, toujours en pointe
L’emploi salarié privé augmente de nouveau solidement dans la construction : +0,7 % au deuxième trimestre (soit +9 800), après +1,2 %. Sur un an, l’emploi salarié privé s’accroît de 41 400 dans la construction. Le secteur est porté par le niveau élevé des transactions immobilières et par la fin des chantiers des collectivités avant le début du cycle électoral (municipales, départementales et régionales).
L’industrie crée des emplois
Après avoir perdu des emplois durant de nombreuses années, l’industrie française réussit à se stabiliser avec même une création nette d’emplois. Au deuxième trimestre, l’emploi industriel a cru de 0,1 % (soit +3 000), après +0,2 % au premier. Sur un an, le scréations d’emploi s’élèvent à 20 000.
Les services restent dynamiques
L’emploi privé continue d’augmenter dans les services marchands,: +0,4 % soit +47 500, après +0,6 % au premier trimestre, portant à +1,5 % la hausse sur un an (soit +186 300). Hors intérim, le nombre d’emplois dans les services a progressé de +0,4 % (soit +46 500), après +0,5 % le trimestre précédent, et +1,7 % sur un an. L’emploi privé dans les services non marchands demeure stable sur le trimestre, à un niveau légèrement plus élevé qu’un an auparavant (+0,3 %).
L’emploi intérimaire diminue légèrement sur un an
Après un rebond au premier trimestre (+1,3 %), l’emploi intérimaire ralentit nettement : +0,1 % (soit +1 000 après +10 600). Il reste inférieur à son niveau atteint un an auparavant (−0,9 %, soit −6 900).

Le tableau financier de la semaine
| Résultats 2 août 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 359,00 | -4,48 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 485,01 | -2,60 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 004,07 | -3,92 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 11 872,44 | -4,41 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 407,06 | -1,88 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 376,12 | -4,21 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 087,16 | -2,64 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 867,84 | -2,60 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,233 % | -0,111 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,488 % | -0,112 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 1,847% | -0,230 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1106 | -0,18 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 440,490 | +1,57 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 61,260 | -3,22 % | 52,973 |
Depuis plusieurs années, le mois d’août ne porte pas chance aux marchés « actions ». Le cru 2019 commence sous de mauvais hospices. Le CAC 40 a reculé vendredi 2 août de 3,57 % du fait des annonces de sanctions commerciales du Président Donald Trump. Il s’agit de la plus forte baisse enregistrée depuis le mois de juin 2016 qui avait été marqué par le Brexit. En cinq jours, le CAC 40 abandonne près de 4,5 % quand l’indice allemand DAXX perd plus de 4,4 %. Les indices américains reculent mais dans une moindre proportion que ceux du vieux continent. Le Dow Jones cède 2,6 % sur la semaine et le Nasdaq 3,92 %.
Cette chute des cours est donc intervenue essentiellement après l’annonce du Président Donald Trump concernant l’application d’une majoration, à compter du 1er septembre, des droits de douanes de 10 % sur les 300 milliards de dollars d’importations chinoises jusque-là épargnées. Le ministère chinois du commerce a menacé Washington de représailles en cas d’application des droits de douane alourdis. Le Président américain a dans le cadre d’une réunion publique justifié cette surtaxe par le fait que la Chine ne respectait pas ses engagements d’achat de produits américains. Il a accusé ses prédécesseurs de faiblesses vis-à-vis des autorités chinoises. Malgré et à cause de ses majorations, la balance commerciale américaine continue à se dégrader notamment avec la Chine, les importateurs multipliant les achats de précaution. Le déficit commercial s’est élevé à -55,2 milliards de dollars en juin, contre -54,6 espéré, tandis que le solde avec la Chine a été négatif de 30,2 milliards de dollars.
La crainte du durcissement du conflit commercial durable entre Washington et Pékin a provoqué une forte demande de titres obligataires sur les marchés des dettes d’Etat provoquant ainsi une nouvelle baisse des taux. Celui de l’obligation de l’Etat américain à 10 ans est tombé en dessous de 1,84 %, son plus bas niveau depuis octobre 2016. Celui du Bund allemand de même échéance, qui fait référence en Europe, a inscrit un nouveau plancher absolu à -0,4976%, tandis que celui de l’échéance à 30 ans est passé en territoire négatif pour la première fois de son histoire.
La menace de Donald Trump a de fortes consonances intérieures. Le Président a, en effet, décidé de lancer sa campagne électorale pour sa réélection. Par ailleurs, elle est également destinée à Jerome Powell afin d’obtenir une nouvelle baisse des taux d’intérêt américains au mois de septembre.
Les marchés échaudés tant par les récentes annonces des banques centrales que celles du Président des Etats-Unis ont fortement reculé durant la semaine. Les résultats en demi-teinte de l’emploi ont eu peu d’impact. Le Bureau of Labor Statistics (BLS) a annoncé que l’économie américaine a créé 164 000 emplois non-agricoles en juillet, contre 165 000 anticipées par le marché. Le solde des deux mois précédents a été révisé en baisse de 41 000. Le taux de chômage est resté stable à 3,7 %, contre un repli de 0,1 point attendu, tandis que le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3 % sur un mois et de 3,2 % sur un an, là où les analystes tablaient sur respectivement +0,2 % et +3,1 %.
La croissance des crédits aux particuliers a augmenté de 6,2 % au mois de juin. Cette franche progression est toujours portée par les crédits à l’habitat (6,3 %, stable par rapport à mai).
La croissance des prêts à la consommation est en décélération (+5,5 %, après +6,0 % en mai et 6,1% en avril) tout en restant soutenue.
Le taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux diminue en juin, à la fois pour les prêts à l’habitat à long terme et à taux fixe (1,39 %, après 1,44 % en mai), pour ceux à court terme et à taux variable (1,41 %, après 1,48 % en mai) et pour les crédits à la consommation (3,81 %, après 3,99 % en mai).
Après l‘ordonnance du 24 juillet 2019, le Gouvernement a publié au Journal Officiel du 1er août le premier décret d’application sur l’épargne retraite. ce décret précise les mécanismes de transfert des plans, le fonctionnement des associations souscriptrices de contrats de groupe et les dates d’application du nouveau régime. Ainsi, il est précisé que les Plans d’Epargne Retraite pourront être commercialisés à partir du 1er octobre 2019 et que les produits antérieurs cesseront de l’être à compter du 1er octobre 2020.
Le mois de juillet aura été chafouin pour les marchés européens avec un léger recul des indices actions. Les prévisions de croissance revues à la baisse, les tergiversations sur les taux, la poursuite des tensions commerciales, la proximité croissante d’un hard Brexit n’ont pas joué en faveur des marchés. L’attentisme a été de mise. Même si New York aurait espéré une baisse des taux directeurs de la FED plus importante, les indices actions ont battu de nouveaux records. Au niveau monétaire, l’euro est en forte baisse par rapport le dollar. Les taux d’intérêt des dettes publiques sont également en fort recul.


Avec la baisse des taux d’intérêt constatés depuis plusieurs semaines, selon la Banque de France, en juin le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires a diminué (0,60 %, après 0,61 % en mai). Ce taux a baissé de 5 points de base sur un an (0,60 % en juin, après 0,65 % en juin 2018). La diminution observée sur ces 12 derniers mois est principalement portée par les comptes à terme supérieurs à 2 ans, dont la rémunération a fléchi de 29 points de base pour les ménages et de 21 points de base pour les SNF. Le taux de rémunération des livrets bancaires est passé en un mois de 0,25 à 0,24 %.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)

L’économie française continue de croître mais à un rythme d’escargot. Après avoir enregistré un gain de 0,3 % au premier trimestre, le PIB ne s’est accru que de 0,2 % au deuxième. Ce résultat en demi-teinte est imputable à la faiblesse de la consommation qui n’a augmenté que de 0,2 % contre +0,4 % au premier trimestre. Avec ce résultat, l’objectif de croissance de 1,4 % sur l’ensemble de l’année semble de plus en plus hors d’atteinte. Une révision à la baisse à 1,2 % est probable avec à la clef un risque de dérapage du déficit public.

L’épargne avant la consommation
Les Français restent toujours très prudents en matière de dépenses de consommation. Le rebond après la crise des gilets jaunes ne s’est pas réalisée. En effet, au premier trimestre, la progression de la consommation avait été jugée faible, +0,4 %. Malgré les gains de pouvoir d’achat, primes défiscalisées, versement anticipé des réductions d’impôt, amélioration de certains minimas sociaux, etc., les ménages n’ont pas accru leurs dépenses. Ils ont préféré épargner comme l’indique le montant élevé des collectes du Livret A (+11,57 milliards d’euros) et de l’assurance vie (+15,1 milliards d’euros).
L’épargne avant la consommation
Les Français restent toujours très prudents en matière de dépenses de consommation. Le rebond après la crise des gilets jaunes ne s’est pas réalisé. En effet, au premier trimestre, la progression de la consommation avait été jugée faible, +0,4 %. Malgré les gains de pouvoir d’achat, primes défiscalisées, versement anticipé des réductions d’impôt, amélioration de certains minimas sociaux, etc., les ménages n’ont pas accru leurs dépenses. Ils ont préféré épargner comme l’indique le montant élevé des collectes nettes du Livret A (+11,57 milliards d’euros) et de l’assurance vie (+15,1 milliards d’euros). Le montant des dépôts à vie a été multiplié par deux en douze ans. Les Français, face à la multiplication des incertitudes économiques, tensions commerciales sino-américaines ou le Brexit demeurent très prudents et reportent leurs achats de biens durables. L’achat de véhicules neufs est ainsi en retrait au cours du premier trimestre. Dans ces conditions, il est assez logique que la production manufacturière soit orientée à la baisse (-0,4 % au deuxième trimestre contre +0,5 % au premier). La production a été, de ce fait, portée par les services qui ont connu une progression de 0,5 %.
L’investissement des entreprises en hausse
La bonne nouvelle des résultats de la croissance du deuxième trimestre provient de l’investissement qui augmente de 0,9 % contre +0,5 % au premier trimestre. Cette progression est imputable aux entreprises dont les investissements sont en hausse de 1,2 % après +0,7 %. Elles se sont équipées en matériel informatique et de télécommunication afin de compenser le retard accumulé en la matière ces dernières années. L’investissement des ménages a enregistré une petite croissance de 0,1 % stable par rapport à celle du premier trimestre.
La hause de l’investissement traduit la confiance maintenue des chefs d’entreprise dans la croissance de l’économie française. Par ailleurs, cela est un gage d’amélioration de la compétitivité de notre économie.
Le commerce extérieur neutre pour la croissance
Dans un contexte de ralentissement du commerce international, le commerce extérieur de la France n’a pas pesé sur le cours de l’économie française. La croissance des importations s’est ralentie passant de 1,1 % à 0,1 % du premier au deuxième trimestre. Les exportations ont de leur côté cru au même rythme, +0,2 %. La contribution à la croissance du PIB a été neutre quand elle avait été négative de 0,3 point au premier trimestre. La France est moins touchée que certains de ses partenaires dont l’Allemagne par le ralentissement des échanges extérieurs du fait du poids plus faible de son industrie.
Les variations de stocks ont joué négativement
Au deuxième trimestre, les entreprises ont réduit leurs stocks faisant que ces derniers ont pesé sur la croissance, -0,2 % contre +0,3 % au premier trimestre.
Un deuxième semestre plus porteur ?
Les ménages, avec l’amélioration de leur pouvoir d’achat, +2,5 % attendu en 2019, soit la plus forte hausse enregistrée depuis 2007, devraient reprendre le chemin de la consommation au cours du deuxième semestre. En effet, depuis plusieurs années, les comportements des ménages diffèrent d’un semestre à un autre. Au cours du premier, les Français épargnent quand au cours du second, du fait des vacances, de la rentrée scolaire ou des fêtes de fin d’année, ils dépensent davantage.
Pour expliquer l’atonie des dépenses, il faut prendre en compte le fait que les ménages sont toujours dubitatifs en cas d’augmentation soudaine de leur pouvoir d’achat considérant que cette situation ne soit pas amenée à perdurer. Ils craignent que les pouvoirs publics leur reprennent d’une main ce qu’ils ont donné de l’autre. Il en est de même en matière d’inflation. Après plusieurs mois de hausse des prix durant l’année 2018, ils intègrent lentement la désinflation. Il est à noter également que l’indice de confiance des ménages qui avait fortement baissé entre la fin de l’année 2018 et le printemps 2019 est à nouveau en hausse.
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La poursuite de l’amélioration de la situation de l’emploi pourrait jouer positivement en faveur de la croissance d’ici le mois de décembre. Si dans les années 80/90, il fallait un taux de croissance de 2 % pour créer des emplois, désormais, une faible croissance suffit. Cette situation est liée à la tertiarisation de l’économie et à la plus grande flexibilité de notre marché du travail. La décrue du chômage est également facilitée par les nombreux départs à la retraite.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 26 juillet 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 610,05 | +1,04 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 192,45 | +0,14 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 330,21 | +2,26 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 419,90 | +1,30 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 549,06 | +0,54 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 524,47 | +1,27 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 658,15 | +0,89 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 944,54 | +0,70 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,122 % | -0,051 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,376 % | -0,053 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 2,077% | +0,020 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1121 | -0,88 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 418,480 | -0,43 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 63,380 | +0,86 % | 52,973 |
Depuis la mi-juillet, la bourse de Paris jouait avec la ligne des 5600 points sans réellement pouvoir la franchir sur la durée. Entre les prises de bénéfices, le contexte économique toujours instable, cette ligne constitue une barre symbolique. Atteinte au mois de mai 2018, elle ne fut franchie à nouveau de manière fugace qu’au mois d’avril 2019. Le CAC 40 a gagné 18,59 % depuis le début de l’année. Sur un an, la hausse est plus modeste (+3,38 %).
Cette semaine a été marquée par la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) et la publication des résultats de la croissance américaine.
La BCE a, comme prévu, laissé inchangés ses taux directeurs lors de sa réunion du mois de juillet, aux plus bas depuis mars 2016. Le principal taux de refinancement a été maintenu à zéro tandis que les banques vont continuer à payer auprès de la BCE un intérêt négatif de 0,40 % pour les liquidités dont elles n’ont pas l’utilité immédiate.
La BCE a confirmé que le contexte mondial (ralentissement de la croissance en zone euro, perspective d’un hard Brexit, guerres commerciales, inflation inférieure aux objectifs) imposait le maintien d’une politique très accommodante pour « une période prolongée ». Lors de la conférence de presse de la BCE, il a été indiqué qu’une baisse des taux est donc désormais « envisagée ». « Les taux resteront à leurs niveaux actuels ou plus bas au moins jusqu’au premier semestre 2020 ». Le calendrier est ainsi modifié car, auparavant, la date butoir pour la politique monétaire accommodante était le premier trimestre 2020. La BCE estime par ailleurs qu’un « haut degré » de soutien à l’économie restera requis « pendant longtemps », intégrant une possible reprise du programme de rachat d’obligations arrêté fin 2018. Dans ces conditions, un assouplissement de la politique monétaire est attendu lors la réunion de septembre. Le taux de dépôt pourrait, en un ou deux mouvements à l’automne, être porté de -0,40 % à -0,60% d’ici la fin de l’année. Les annonces de la BCE ont eu comme conséquence de peser sur le cours de l’euro qui est passé en dessous de 1,12 euros.
La croissance américaine surprend encore
La croissance américaine ralentit, mais porte encore beau. Selon les chiffres du Département du Commerce publiés vendredi 26 juillet, elle s’est établie à 2,1 % au deuxième trimestre. Elle est certes en retrait d’un point par rapport à celle du premier trimestre mais supérieure aux prévisions qui se situaient entre 1,8 % et 2 %. La baisse du rythme de croissance est imputable aux reports d’investissement de la part des entreprises qui sont attentistes compte tenu de l’évolution des relations commerciales avec la Chine. Le commerce extérieur a joué contre la croissance. Les exportations ont chuté de 5,2% sur la période, quand les importations n’ont augmenté que de 0,1 %. En revanche, les dépenses des ménages ont augmenté de 4,3 % sur le trimestre, portées par un fort rebond de la consommation de biens durables (+12,9 %). Les dépenses publiques ont augmenté de 5 %, soit la plus forte hausse depuis dix ans, ce qui devrait conduire à une progression du déficit public.
L’inflation est en légère hausse tout en restant en-deçà de l’objectif des 2% fixé par la Fed. Hors prix de l’alimentation et de l’énergie, les prix à la consommation ont augmenté de 1,8 %, contre 1,1 % au premier trimestre. Avec ce ralentissement, la Réserve fédérale pourrait bien annoncer une réduction de ses taux à la fin du mois, une première en dix ans.
La décrue du rendement des Plans d’Épargne Logement (PEL)
Le rendement moyen des PEL baisse régulièrement depuis 2012, passant de 3,14 à 2,66 % de 2017 à 2019. À la différence du Livret A, le taux de rendement du PEL pour les adhérents est celui en vigueur au moment de la souscription, ce qui explique que le taux moyen reste assez élevé.

Évolution du rendement du PEL
100 % de hausse en douze ans pour les dépôts à vue des ménages
En juin 2007, les dépôts à vue des ménages s’élevaient à 194 milliards d’euros. En mai 2019, ils atteignent 388 milliards d’euros, soit une hausse 100 %. Les Français maintiennent une poche de liquidités de plus en plus importante, se rapprochant ainsi du comportement des Allemands. Cette tendance n’empêche pas les livrets d’épargne réglementée comme le Livret A ou le LDDS de battre record sur record.

Le Livret A et l’Assurance vie en pleine forme
La collecte du mois de juin est en net retrait par rapport à celle des mois précédents. Elle s’est élevée à 510 millions d’euros contre 1,22 milliard au mois de mai. Il s’agit de la plus faible collecte depuis le début de l’année. Il faut remonter au mois d’octobre dernier pour enregistrer un plus faible résultat. Depuis le début de l’année, la moyenne mensuelle est de 1,9 milliard d’euros. De ce fait, la collecte nette du premier semestre pour le Livret A est de 11,57 milliards d’euros contre 9,11 milliards d’euros pour la même période en 2018. À fin juin, l’encours du Livret A est à son plus haut historique avec 295,4 milliards d’euros.
Pour le sixième mois consécutif, l’assurance vie a enregistré en juin une collecte nette positive, +2,4 milliards d’euros contre +1,8 milliard d’euros en mai et un an auparavant. Ainsi, sur l’ensemble du premier semestre, la collecte nette a été de 15,1 milliards d’euros, soit 3,5 milliards d’euros de plus qu’en 2018.
Au mois de juin, la collecte brute à 12,1 milliards d’euros s’est bien tenue quand, dans le même temps, les prestations sont restées stables à 9,8 milliards d’euros. Au cours des six premiers mois, le montant total des cotisations a atteint 74,0 milliards d’euros et les prestations 58,9 milliards d’euros. Au mois de juin, la souscription des unités de compte a représenté 25,6 % de la collecte totale en progression par rapport aux mois précédents en liaison avec l’amélioration des cours des actions. Pour les six premiers mois, la part des unités de compte (UC) est de 24 % en retrait par rapport à l’année 2018 (28 %). L’encours des contrats d’assurance vie s’élève à 1 750 milliards d’euros à fin juin 2019, en progression de 3 % sur un an.
Le mois de juin a conforté la tendance constatée depuis le début de l’année. Les ménages français ont accru leur effort d’épargne, ce qui a profité à l’assurance vie et au Livret A. Ces deux produits d’épargne ont bénéficié de l’augmentation du pouvoir d’achat et de l’aversion des ménages aux risques, d’où le poids important de la collecte des fonds euros. La crise des « gilets jaunes » et les incertitudes économiques ont amené les Français à mettre de l’argent de côté sous une forme assez liquide et sûre. Il semble néanmoins qu’une inflexion soit en cours. L’évolution de l’indice de confiance des ménages dans la situation économique pourrait amener une progression plus soutenue des dépenses de consommation. Au mois de juin, l’indicateur de l’INSEE qui la synthétise est, en effet, en hausse pour le sixième mois consécutif et est repassé au-dessus de sa moyenne de longue période pour la première fois depuis avril 2018. Depuis plusieurs années, les comportements des ménages diffèrent d’un semestre à un autre. Après avoir épargné durant les premiers mois de l’année, les ménages entrent au cours du second semestre dans un cycle de dépenses vacances-rentrée scolaire-fêtes de fin d’année. Cette année, en revanche, la disparition du paiement du dernier tiers d’impôt sur le revenu avec l’instauration du prélèvement à la source devrait limiter les décollectes sur le Livret A.
Après son adoption par le Parlement européen et le conseil le 20 juin dernier, la Commission européenne a publié un règlement concernant le produit paneuropéen-retraite individuelle (PEPP) le 25 juillet 2019 au JO de l’Union européenne.
Les institutions européennes ont souhaité que les actifs européens puissent accéder à un produit d’épargne retraite portable au sein de l’Union. Ce produit s’adresse en premier lieu aux expatriés. En 2015, 11,3 millions de citoyens en âge de travailler résidaient dans un État membre autre que celui dont ils étaient ressortissants, et 1,3 million travaillaient dans un État membre autre que celui où ils résidaient. Un des autres objectifs de ce produit est de favoriser la réorientation de l’épargne européenne sur des placements longs.
Un PEPP est donc selon le règlement un produit de retraite individuelle non professionnelle que souscrit volontairement un épargnant PEPP en vue de sa retraite. Il est indiqué que le PEPP devrait privilégier la sortie en rente. Les possibilités de retrait de capital anticipé devraient être limitées et pourraient être pénalisées.
Les fournisseurs de PEPP devraient pouvoir accéder à l’ensemble du marché de l’Union avec un seul enregistrement de produit à accorder sur la base d’un ensemble unique de règles.
Afin de ne pas mettre en péril la stabilité financière et de tenir compte des différences en matière de structure organisationnelle et de surveillance, la fourniture des PEPP sera assurée par des Institutions de Retraite Professionnelle (IRP) agréées et font qui l’objet d’une surveillance. Un cantonnement a été prévu afin de mieux garantir la stabilité financière.
Les caractéristiques du PEPP seront les suivantes :
Malgré le ralentissement de la croissance constatée depuis le milieu de l’année 2018, le nombre de demandeurs d’emploi a continué de baisser au cours du deuxième trimestre 2019.
En moyenne au deuxième trimestre en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s’établit à 5 579 500. Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a baissé de 0,4 % (-14 600) au deuxième trimestre et de 1,9 % sur un an. 3 377 300 personnes sont inscrites dans cette catégorie. Pour l’ensemble de la France (y compris départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie 1 s’élève à 3 632 500 pour la catégorie A. Toutes catégories, le nombre atteint 5 887 900 en baisse de 0,5 % au deuxième trimestre et de 0,9 % sur un an.
En France métropolitaine, au deuxième trimestre le nombre moyen de demandeurs d’emploi en catégorie A diminue de 0,1 % pour les hommes (–2,0 % sur un an) et de 0,8 % pour les femmes (–1,8 % sur un an). Ce nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A augmente de 0,2 % pour les moins de 25 ans (–1,4 % sur un an), recule de 0,6 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans (–2,6 % sur un an) et de 0,4 % pour ceux âgés de 50 ans ou plus (–0,6 % sur un an).

La durée moyenne au chômage augmente
L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 631 jours au deuxième trimestre 2019 (+6 jours par rapport au trimestre précédent). La durée moyenne d’inscription en catégories A, B, C des demandeurs d’emploi sortis des catégories A, B, C au deuxième trimestre 2019 est de 318 jours (+5 jours par rapport au trimestre précédent).
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an est en progression. Ils représentent, au deuxième trimestre, 47,5 % de l’ensemble des demandeurs. Ce taux était inférieur à 38 % avant la crise de 2008.

Pour le septième mois consécutif, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique s’accroît. L’indicateur qui la synthétise gagne 1 point. À 102, il est légèrement supérieur à sa moyenne de longue période (100) et retrouve son niveau de début 2018.
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants continue à augmenter et cela également pour le septième mois consécutif. Le solde d’opinion correspondant gagne 3 points et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. Cela est lié à une meilleure appréciation des ménages sur leur situation financière future
En juillet, l’opinion des ménages sur leurs capacités d’épargne actuelle et future est quasi stable. Les soldes correspondants gagnent un point et se maintiennent nettement au-dessus de leur moyenne de longue période mais la proportion des ménages estimant qu’il convient d’épargner est en baisse.
En juillet, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie passé en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente pour le septième mois consécutif. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France reste stable. Il se situe légèrement au-dessus de sa moyenne de longue période.
En juillet, la part des ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois diminue de 6 points. Le solde correspondant demeure bien au-dessous de sa moyenne de longue période. En revanche, la part des ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois reste quasiment stable : le solde correspondant perd un point mais se maintient nettement au-dessus de sa moyenne de long terme.

L’ordonnance relative au Plan d’Epargne Retraite a été publiée au Journal Officiel du 25 juillet 2019.
L’ordonnance fixe les règles de fonctionnement ainsi que le régime fiscal et social des futurs PER qui pourront être souscrits avant la fin de l’année (certainement à partir du 1er octobre 2019).
L’ordonnance prévoit que les anciens produits d’épargne retraite (PERP, Madelin, PERCO, article 83, etc.) ne pourront plus être souscrits au plus tard après le 1er décembre 2020 (date qui sera précisée par arrêté)
Le PER se décompose en deux sous-ensemble : le Plan d’Epargne Retraite Individuel et le Plan d’Epargne Retraite Entreprise. Le premier sous ensemble regroupe les versements aujourd’hui effectués sur les PERP et les Contrats Madelin. Le second reprend les PERCO et les contrats article 83. Le PER entreprise se subdivise ainsi en deux bloc, le PER collectif et le PER obligatoire.
Le PER pourra prendre la forme d’un contrat d’assurance ou d’un compte titres.
Le Plan d’Épargne Retraite Entreprise
Pour le plan des produits d’entreprise dits collectifs, l’ordonnance définit deux produits :
Les plans investis uniquement en Fonds Communs de Placement en Entreprise (FCPE) bénéficieront toujours d’une gouvernance paritaire. Pour les autres produits, un comité de surveillance paritaire devra être institué. En ce qui concerne les produits catégoriels qui ne sont pas alimentés par l’épargne salariale, cette création sera facultative. De ce fait, cela signifie que les produits catégoriels au nom de la portabilité pourront recevoir des sommes issues de l’épargne salariale.
L’intéressement et la participation pourront donc être versés sur un PERCO, ou sur un plan catégoriel sous réserve que celui-ci dispose d’une gouvernance paritaire (et que tous les salariés soient couverts par un Plan d’Épargne Retraite.
L’intéressement et la participation ne pourront pas en revanche être versés sur les produits individuels retraite, sauf en cas de transfert.
Les entreprises disposant à la fois d’un produit collectif et d’un produit catégoriel auront la faculté de les regrouper en un produit unique cumulant toutes les possibilités des différents produits. Les salariés pourront effectuer des versements provenant de l’épargne salariale, effectuer des versements volontaires, recevoir les abondements de l’employeur et les cotisations des produits dits catégoriels.
Le Plan d’Épargne Retraite Individuel
Le PERP et le contrat Madelin sont fusionnés mais les avantages fiscaux à l’entrée restent distincts. Le Plan d’Épargne Individuel pourra être proposé par les assureurs et par les gestionnaires d’actifs.
Pour les produits proposés par les gestionnaires d’actifs, un compte titre et un compte espèce seront ouverts. Comme actuellement, pour les PERP et les Contrats Madelin, les PER assurantiels seront souscrits par l’intermédiaire d’une association souscriptrice de contrats de groupe. Un comité de surveillance qui intègrera des représentants des épargnants disposera de pouvoirs de contrôle. Les décisions importantes concernant les PER assurantiels seront soumises aux votes des assemblées générales des adhérents.
Les produits ouverts auprès d’un assureur pourront inclure des garanties optionnelles, par exemple en cas de perte d’autonomie, d’invalidité de perte d’emploi subie ou de décès. La liste des garanties optionnelles, inspirée des produits actuels.
Au niveau fiscal, les versements volontaires et les versements obligatoires sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu (IR) à l’entrée dans la limite de plafonds de déductibilité. A la sortie, les versements obligatoires et les versements volontaires déduits de l’IR sont soumis à l’IR, en rente comme en capital (dispositif du report d’imposition). A l’inverse, pour les versements volontaires non déduits de l’assiette de l’IR à l’entrée, seules les plus-values sont fiscalisées en sortie. Les sommes issues de l’épargne salariale (intéressement, participation, abondement de l’employeur et jours de compte-épargne temps) conservent leur régime d’exonération fiscale à l’entrée et à la sortie.
Pour les prélèvements sociaux, à l’entrée le dispositif d’exonération de cotisation sociale et d’assujettissement au forfait social est maintenu pour les versements de l’employeur, par parallélisme avec les produits actuels. En sortie, l’ordonnance prévoit d’appliquer les prélèvements sociaux des revenus de placement aux plus-values des sommes issues des versements volontaires.
La transférabilité
L’ordonnance mentionne que tous les produits seront transférables. Pour les produits obligatoires, cela s’entend en cas de changement d’entreprise. Par ailleurs, les règles fiscales prévoient qu’en cas d’avantage à l’entrée, il ne saurait y avoir avantage à la sortie ce qui obligera à réaliser une traçabilité des versements.


Pour le sixième mois consécutif, l’assurance vie a enregistré en juin une collecte nette positive, +2,4 milliards d’euros contre +1,8 milliard d’euros en mai et un an auparavant. Ainsi, sur l’ensemble du premier semestre, la collecte nette a été de 15,1 milliards d’euros soit 3,5 milliards d’euros de plus.
Au mois de juin, la collecte brute, à 12,1 milliards d’euros, s’est bien tenue quand dans le même temps les prestations sont restées stables à 9,8 milliards d’euros. Au cours des six premiers mois, le montant total des cotisations a atteint 74,0 milliards d’euros et les prestations 58,9 milliards d’euros.
Au mois de juin, la souscription des unités de compte a représenté 25,6 % de la collecte totale en progression par rapport aux mois précédents en liaison avec l’amélioration des cours des actions. Pour les six premiers mois, la part des UC est de 24 % en retrait par rapport à l’année 2018 (28 %).
L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 750 milliards d’euros à fin juin 2019, en progression de 3 % sur un an.
Le mois de juin a conforté la tendance constatée depuis le début de l’année. Les ménages français ont accru leur effort d’épargne ce qui a profité au premier placement financier des ménages. Juin est en règle générale un mois correct pour l’assurance, deux décollectes ont été enregistrés lors de ces dix dernières années (2012 et 2013). Il y a dix ans, la collecte nette était de plus de 4,6 milliards d’euros. La proportion d’unités de compte dans la collecte était de 11 %. Pour mémoire, l’encours était de 1 188 milliards d’euros.
L’assurance vie bénéficie de l’augmentation du pouvoir d’achat et de l’aversion des ménages aux risques d’où le poids important de la collecte des fonds euros. L’assurance vie ne souffre pas de la vitalité de l’immobilier voire même il en profite. Les ménages pour acquérir un logement sont contraints de disposer d’apports personnels plus importants ce qui les conduit à épargner davantage. Par ailleurs, le vieillissement de la population conduit à une hausse naturelle du taux d’épargne et à la progression de l’assurance vie qui est le produit d’épargne de référence des plus de 45 ans.
Au mois de juillet, selon l’INSEE, le climat des affaires s’est légèrement dégradé. L’indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, a perdu un point et retrouve son niveau d’avril à 105. Il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Par rapport à l’enquête précédente, l’indicateur de climat des affaires gagne un point dans le commerce de détail, mais il en perd deux dans le commerce de gros et un dans l’industrie manufacturière et dans les services. Il est stable dans le bâtiment. Dans tous ces secteurs, il se situe au-dessus de sa moyenne de longue période.
Pour l’emploi, en revanche, le climat s’améliore de nouveau légèrement. L’indicateur qui le synthétise gagne un point et se situe à 107, au-dessus de sa moyenne de longue période. Cette amélioration est le fait de la hausse du solde d’opinion relatif à l’emploi prévu dans les services hors agences d’intérim, et, dans une moindre mesure, de celui relatif à l’emploi passé dans les agences d’intérim.
L’indicateur de retournement qui mesure l’évolution ressentie de l’économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.

La collecte du mois de juin est en net retrait par rapport à celle des mois précédents. Elle s’est élevée à 510 millions contre 1,22 milliard d’euros au mois de mai. Il s’agit de la plus faible collecte depuis le début de l’année. Il faut remonter au mois d’octobre dernier pour enregistrer une plus faible. Depuis le début de l’année, la moyenne mensuelle est de 1,9 milliard d’euros. De ce fait, la collecte nette du premier semestre pour le Livret A est de 11,57 milliards d’euros contre 9,11 milliards d’euros pour la même période en 2018. A fin juin, l’encours du Livret A avec plus de milliards est à son plus haut historique avec 295,4 milliards d’euros.
Malgré un rendement réel négatif, après prise en compte de l’inflation, le Livret A a donc été plébiscité au cours du premier semestre. Les ménages ont décidé d’y affecter une grande partie des gains de pouvoir d’achat engrangés depuis la fin de l’année dernière (prime défiscalisée, versement anticipé des réductions d’impôt, etc.). Le climat économique anxiogène a contribué au report de dépenses en biens durables nécessitant de puiser dans l’épargne. Par ailleurs, du fait de l’introduction de la retenue à la source, certains ménages ont pu modifier leurs comportements en augmentant leur épargne de court terme de peur de ne pouvoir pas faire face à leurs dépenses courantes.
Après avoir accentué leur effort d’épargne, les ménages commencent néanmoins à relâcher leur effort. La proximité des vacances qui s’accompagnent de dépenses importantes ainsi que la nécessité d’effectuer des achats reportés depuis plusieurs mois expliquent ce changement de rythme. Après s’être restreints depuis la fin de l’année dernière, les ménages semblent reprendre goût à la consommation. La fin de la crise des gilets jaunes et l’amélioration du pouvoir d’achat expliquent également ce petit regain d’optimisme rendant moins nécessaire le renforcement de l’épargne de précaution. L’évolution de l’indice de confiance des ménages dans la situation économique symbolise ce changement de climat. Au mois de juin, l’indicateur de l’INSEE qui la synthétise est, en effet, en hausse pour le sixième mois consécutif et est repassé au-dessus de sa moyenne de longue période pour la première fois depuis avril 2018.-
Juin est toujours un mois charnière pour le Livret A. Ainsi, sur ces dix dernières années, quatre décollectes ont été enregistrées. Les ménages, après avoir épargné durant les premiers mois de l’année, entrent dans un cycle de dépenses, vacances, rentrées scolaire, puis fêtes de fin d’année. Cette année, en revanche, la disparition du paiement du dernier tiers d’impôt sur le revenu avec l’instauration du prélèvement à la source, devrait limiter les décollectes sur le Livret A.
Comme l’année dernière, les six derniers mois de l’année devraient donc être moins favorables au Livret A. Malgré tout, sur l’ensemble de l’année, la collecte devrait rester positive et dépasser les 10 milliards d’euros.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 19 juillet 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 552,34 | -0,37 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 154,41 | -0,65 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 146,49 | -1,18 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 260,07 | -0,51 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 508,70 | +0,04 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 480,18 | -0,50 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 466,99 | -1,01 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 924,20 | -0,22 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (21 heures) | -0,071 % | -0,126 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (21 heures) | -0,323 % | -0,070 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (21 heures) | 2,057% | -0,057 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (21 heures) | 1,1212 | -0,52 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (21 heures) | 1 422,501 | +0,51 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (21 heures) | 62,530 | -6,48 % | 52,973 |
En marge de la réunion du G7, Steven Mnuchin, le secrétaire du Trésor américain, a sous-entendu assez clairement que les Etats-Unis pourraient entrer dans « une guerre des changes ». Il a indiqué « que s’il n’y a pas de changement de la politique de changes des Etats-Unis pour le moment, c’est quelque chose que nous pourrions envisager à l’avenir ». Ces propos interviennent après ceux du Président Donald Trump selon qui les Etats-Unis seraient victimes des politiques de dépréciation monétaire organisées par les banques centrales européenne, nippone et chinoise.
Selon Bloomberg, à titre personnel, le secrétaire du Trésor ne serait pas partisan de cette solution radicale qui romprait avec 25 ans de non-interventionnisme. Il s’opposerait sur ce sujet au Président Donald Trump
Compte tenu des résultats de la balance des paiements courants, le dollar est surévalué de 10 à 15 % par rapport aux principales monnaies. Cette surévaluation n’est pas exclusivement la conséquence des politiques monétaires accommodantes des banques centrales européennes et asiatiques. Elle s’explique par le l’écart de croissance des Etats-Unis avec le reste du monde. En soulignant l’excès de valorisation du dollar par rapport aux monnaies concurrentes, Donald Trump entend faire pression sur la banque centrale américaine afin qu’elle baisse ses taux. Les marchés d’options commencent à intégrer un risque d’intervention des autorités américaines sur l’euro-dollar qui ferait grimper la devise européenne vers 1,20 dollar.
Si les Etats-Unis devaient s’engager dans une guerre de change, les ventes de dollars devraient être réalisées sur une durée assez longue afin de peser réellement sur les cours. Les sommes à mobiliser pourraient atteindre entre 200 et 500 milliards de dollars. Dans ce cas, la baisse est évaluée à 2 % du taux de change. Actuellement, les réserves de change des Etats-Unis sont de 127 milliards de dollars et les actifs du fonds de stabilisation des changes, l’Exchange Stabilization Fund (ESF), de 95 milliards de dollars. Pour augmenter leur force de frappe sur le marché et intimider les spéculateurs, les Etats-Unis pourraient accroître les capitaux de l’ESF. Une telle intervention aurait des conséquences diplomatiques et économiques importantes. Elle relancerait la guerre commerciale en donnant une dimension mondiale à ce conflit. Des réactions en chaine pourraient se produire avec une augmentation des monnaies refuge comme le franc suisse et l’or. Les banques centrales européennes et asiatiques pourraient contrattaquer, ce qui ne ferait qu’accroître la volatilité sur le marché des changes. Cela pourrait également conduire de nombreux Etats à se délester de leurs réserves en dollars et qui pourrait créer un effet boule de neige sur le taux de change de cette monnaie.
Si la menace de guerre des changes est dans les esprits, les marchés, pour le moment, espèrent simplement la baisse des taux même si le bienfondé de cette dernière se pose toujours. La Bourse de Paris a réagi favorablement aux déclarations du président de la Fed de New York qui ont ravivé l’espoir d’une détente de 50 points de base du taux des Fed funds à l’issue de la réunion des 30 et 31 juillet.
Pour la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) rendra sa décision de politique monétaire jeudi 25 juillet. Une majorité d’experts estiment qu’une baisse de 0,10 point du taux de dépôt est possible.
En décidant de réformer les régimes de retraites, le Gouvernement touche au premier poste de dépenses sociales du pays, plus de 320 milliards d’euros. Pour les Français, le système social est un des éléments clefs du pacte social.
La réforme systémique voulue par le Président de la République repose sur un principe simple « un euro cotisé donne les mêmes droits pour tous ». Ce slogan plébiscité durant la campagne présidentielle de 2017 ne sera pas, malgré tout, aisé à traduire en actes car un système de retraite est par nature complexe et intègre de nombreux éléments de solidarité. Le passage de notre système actuel comportant 42 régimes de base et une centaine de régimes complémentaires vers un régime universel à points
Un régime universel par points
Le système actuel de retraite est constitué de 42 régime de base et d’une centaine de régimes complémentaires obéissant à des règles différentes rendant les comparaisons difficiles, ce qui laisse place à une forte suspicion d’inégalités entre les assurés.
Seront intégrés les régimes des salariés, les régimes spéciaux, les différents régimes de la fonction publique et les régimes des indépendants ainsi que celui des agriculteurs.
Le nouveau système sera par points. Il remplacera les régimes « en annuités » tel que le régime général des salariés ou celui à prestations définies de la fonction publique (75 % des salaires des six derniers mois). Comme pour les régimes complémentaires AGIRC/ARRCO, les points seront accumulés durant toute la carrière professionnelle. Le dispositif du calcul de la pension de base en prenant en compte les 25 meilleures années est ainsi abandonné.
Chaque salarié sera doté d’un compte personnel retraite qui retracera le nombre de points accumulés au fil de sa carrière. Des points seront accordés au cours d’une période de maladie ou de maternité ou de chômage.
L’entrée en vigueur progressive du régime universel
L’entrée en vigueur est prévue à partir de 2025 et concernerait les générations 1963 et postérieures. Sur ce point, le Haut Commissaire laisse le débat ouvert.
Les retraités et les actifs à moins de cinq ans de la retraite en 2025 ne sont donc pas concernés.
Il y aura par ailleurs une trajectoire de convergence variable des régimes spéciaux, à négocier avec chacun des régimes concernés, dans les prochains mois. La phase de transition devrait durer 15 ans.
Les droits dans l’ancien système garantis
Le système universel garantira 100 % des droits acquis au 1er janvier 2025. Ses droits seront comptabilisés selon les règles de l’ancien système et « transformés en points à l’euro près », selon des modalités à fixer. Les mécanismes de transition seront par ailleurs « adaptées » à chaque régime et achevées « environ quinze ans » après l’entrée en vigueur du nouveau système.
L’âge légal de départ à la retraite reste fixé à 62 ans mais un âge d’équilibre à 64 ans est institué
L’âge l’égal de départ restera fixé à 62 ans, mais cela deviendra un âge minimum de départ. Un âge « d’équilibre » à 64 ans sera instauré. Les assurés partant avant 64 ans pourraient subir une décote. Pour les départs, au-delà, une surcote pourra être appliquée.
les départs anticipés des régimes spéciaux et de la fonction publique, notamment ceux des emplois classés en « catégorie active », seront progressivement fermés. Le système universel garantira toutefois les départs anticipés à 60 ans pour les assurés ayant effectué une carrière longue, comme aujourd’hui.
La pénibilité sera également prise en compte avec la possibilité de partir avant 62 ans à la retraite. En outre, des départs anticipés seront conservés pour les militaires et les fonctionnaires ayant des fonctions dangereuses dans le cadre de missions régaliennes (policiers, douaniers, pompiers, surveillants pénitentiaires).
Pour certains métiers, des départs anticipés seraient maintenus. Ils ne seraient plus liés à l’existence de régimes spéciaux mais à la pénibilité de certaines professions.
Un taux de cotisation à 28,12 % sauf pour les indépendants
Pour les indépendants, le taux de cotisation sera de 12,94 % à partir 40 000 euros de revenus par an, et ce jusqu’à 120 000 euros, par exception au taux de 28,12 % pour les salariés et les fonctionnaires. ce taux sera partagé entre l’employeur (60 %) et le salarié (40 %). L’ensemble des primes des fonctionnaires seront désormais prises en compte pour le calcul de la retraite tandis qu’aujourd’hui, seule une petite part l’est. e.
Le taux de cotisation sera par ailleurs identique pour les salariés: 28,12%, partagé entre l’employeur (60%) et le salarié (40%). Ce taux s’appliquera jusqu’à 120.000 euros de revenus. Au-delà, une cotisation de 2,81% s’appliquera. Elle ne sera pas créatrice de droits et participera au financement de la solidarité.
Le taux de cotisation sera cependant différent pour les indépendants, qui cotiseront à hauteur de 28,12% sur les 40.000 premiers euros gagnés puis à hauteur de 12,94% sur 80.000 euros suivants. Dans les faits, cela représente une hausse par rapport à leur régime actuel. Celle-ci sera compensée par une baisse de la CSG.
La valeur des points et le montant de la pension
10 euros de cotisation permettront d’acquérir un point, qui sera revalorisé tout au long de la carrière en fonction de l’évolution des salaires. Pour 100 euros cotisés pendant sa carrière, un retraité percevra 5,5 euros par an pendant toute sa retraite, s’il a travaillé jusqu’à 64 ans, ce qui représente le taux de rendement du régime à taux plein.
L’indexation des points et des pensions
La valeur du point « ne pourra pas baisser dans le temps » et sa revalorisation prendra en considération l’évolution des « revenus moyens en France ». Le niveau des pensions sera fonction de l’inflation « pour [préserver] le maintien du pouvoir d’achat des retraités, comme c’est le cas aujourd’hui »
L’équilibre du régime, l’adoption d’une règle d’or
Le Haut Commissaire à la Réforme des retraites a indiqué qu’au moment du grand basculement, en 2025, le régime devrait être à l’équilibre ce qui suppose que d’ici là des mesures d’ordre paramétrique soit adoptées. Le Gouvernement, afin de ne pas polluer la négociation sur le régime universel, de ne pas en introduire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 mais cela ne serait que partie remise.
Un régime unique de réversion
Les règles de réversion diffèrent en fonction des régimes. Plus de 13 cas cohabitent en la matière. Les pensions de réversion peuvent être attribuées sous condition ou pas de ressources ainsi qu’à à des âges et des taux différents. De même, en fonction de l’évolution maritale, elles peuvent ou pas suspendues ou supprimées.
L’idée retenue par Jean-Paul Delevoye serait de garantir à 70 % des pensions constatées du couple avant le décès du conjoint. La réversion sera financée par l »impôt et sera identifiée dans un Fonds de solidarité vieillesse universel.
Les majorations pour enfant
Une majoration des points de 5 % sera attribuée dès le premier enfant et pour chaque enfant. Ces points pourront être partagés entre les parents et seront par défaut attribués à la mère.
Des mesures de solidarité pour les petites pensions
Les assurés bénéficient dans le système actuel de dispositifs garantissant des minimas de pension : minimum contributif pour le régime général et garantie de pension pour la fonction publique. Dans le nouveau système, des filets de sécurité seront également institués pour les assurés à faibles revenus mais ayant un nombre suffisant d’années de cotisation. Conformément aux engagements pris, ce minimum sera fixé à 1 000 euros, soit 85 %. Par ailleurs, la réforme ne remet pas en cause le minimum vieillesse.
Des points de solidarité seront par ailleurs accordés pour les périodes de chômage indemnisé, maternité, invalidité et maladie,
L’équilibre du régime
Le Haut Commissaire à la Réforme des retraites a indiqué qu’au moment du grand basculement, en 2025, le régime devrait être à l’équilibre ce qui suppose que d’ici là des mesures d’ordre paramétrique soit adoptées. Le Gouvernement, afin de ne pas polluer la négociation sur le régime universel, a décidé de ne pas en introduire dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020 mais cela ne serait que partie remise.
Une règle d’or d’équilibre sera instituée en pour garantir la pérennité de la trajectoire financière du système. Cette règle prévoira que le solde cumulé soit positif ou nul par période de cinq années avec un horizon de long terme.
Un établissement public paritaire pour gérer le nouveau système
Le gouvernement devrait créer une caisse nationale de retraite universelle sous la forme d’un établissement public. Son conseil d’administration, sera paritaire et pourrait comporter treize représentants des assurés et treize représentants des employeurs et des indépendants. Il aura à se prononcer sur le pilotage du système dans le cadre de la trajectoire définie par le Parlement et l’exécutif. Une assemblée générale rassemblera l’ensemble des assurés et des employeurs afin de donner « un avis », notamment sur le pilotage du système, tandis qu’un « conseil citoyen » fera, chaque année, des propositions au conseil d’administration et au gouvernement.
L’adoption de la réforme après les municipales
Le calendrier d’adoption de la réforme apparaît complexe. En effet, Jean-Paul Delevoye a prévu un nouveau cycle de négociation avec les partenaires sociaux. Un texte devrait être présenté au mois de novembre en Conseil des Ministres avec une discussion au Parlement avant, ou plus probablement, après les municipales.
Dans un récent rapport du mois de juin 2019, la Cour des Comptes s’immisce dans le débat de la réforme des retraites. La Cour, saisie par la Présidente de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale d’une demande d’enquête sur les régimes spéciaux de retraite, a étudié les trois régimes les plus importants, ceux de la SNCF, de la RATP et des industries électriques et gazières (IEG). Les conclusions sont sans appel. Les réformes pour harmoniser ces régimes ont été adoptées tardivement et n’ont pas éliminé toutes les différences. Par ailleurs, leur bilan sur un point de vue comptable est négatif. La Cour attire l’attention du Gouvernement sur le fait que dans le cadre de la fusion des régimes prévue par la réforme systémique les assurés du privé n’aient pas à financer les spécificités des actuels régimes spéciaux. Elle réclame à ce titre une comptabilité précise des droits spécifiques et un financement idoine avec comme possibilité la création d’un régime dédié par capitalisation.
Des réformes tardives et incomplètes
La réforme des régimes spéciaux a été engagée en 2007 et 2008 quand celle du régime général à débuté en 1993 et celle de la fonction publique en 2003. Compte tenu des entrées en vigueur progressive des réformes, le report de l’âge légal de départ à la retraite sera effectif pour les régimes spéciaux en 2024 contre 2017 pour le régime général. Un décalage existe également pour l’allongement de la durée de cotisation à 43 ans. Selon les calculs de la Cour des Comptes, en raison des mesures d’accompagnement pris lors de l’adoption des réformes, le coût de ces dernières dépasse celui des gains escomptés.
Le maintien de nombreuses spécificités
Le mécanisme de la décote est plus avantageux au sein des régimes spéciaux que dans le régime général de la fonction publique. Les primes entrent dans l’assiette de calcul des pensions à la différence de ce qui est de mise dans la fonction publique. Le minima de pension est plus élevé à la SNCF. Les retraités des régimes spéciaux continuent à bénéficier d’avantages (transports, électricité à tarif réduit).
Un départ plus précoce à la retraite
Si l’âge conjoncturel de départ à la retraite est de 63 ans dans le régime général et de 61 ans dans la fonction publique d’Etat, il est de 57,7 ans pour le régime des industries électriques et gazières, de 56,9 ans pour la SNCF et de 55,7 ans pour la RATP.
Des montants moyens de pensions supérieurs mais à relativiser
Les montants de pension sont supérieurs au sein des régimes spéciaux par rapport à ceux des autres régimes mais il faut prendre en compte la structure des emplois et les niveaux de rémunération. Il n’en demeure pas moins que la retraite moyenne est de 3592 euros pour le régime des industries électriques et gazières, de 3705 euros pour la RATP et de 2 636 euros pour la SNCF contre 2 206 euros pour la fonction publique d’Etat. Les agents de conduite de la SNCF touchent en moyenne 3156 euros de retraite à la retraite. Le taux de remplacement des pensions par rapport au dernier salaire est de 88 %.
Un coût élevé pour les finances publiques
Les régimes spéciaux sont financés par des contributions publiques à hauteur de 5,5 milliards d’euros (pour les trois régimes). Les cotisations ne couvrent que 36 % des dépenses pour la SNCF, 41 % à la RATP et 68 % pour les IEG. La dotation d’Etat est de 681 millions d’euros pour la RATP et de 3,280 milliards d’euros pour la SNCF. La contribution tarifaire d’acheminement payée par les consommateurs d’électricité et de gaz s’élève à 1,509 milliard d’euros. 1,8 milliard d’euros de contribution publique couvrirait des droits spécifiques des régimes, droit à départ précoce, avantages aux retraités, etc ; le solde pouvant être assimilé à une compensation démographique.
La Cour des Comptes souhaite que dans le cadre de la réforme une transparence soit garantie en matière de prise en charge des droits spécifiques avec le cas échéant le versement d’une contribution de la part des entreprises concernées. Elle n’interdit pas l’idée de la mise en place d’un régime supplémentaire par capitalisation pour financer les droits spécifiques. D’autre part, elle réclame un effort dans la gestion des caisses des régimes spéciaux.
En décidant de réformer les régimes de retraites, le Gouvernement touche au premier poste de dépenses sociales du pays, plus de 320 milliards d’euros. Pour les Français, le système social est un des éléments clefs du pacte social.
La réforme systémique voulue par le Président de la République repose sur un principe simple « un euro cotisé donne les mêmes droits pour tous ». Ce slogan plébiscité durant la campagne présidentielle de 2017 ne sera pas, malgré tout, aisé à traduire en actes car un système de retraite est par nature complexe et intègre de nombreux éléments de solidarité. Le passage de notre système actuel comportant 42 régimes de base et une centaine de régimes complémentaires vers un régime universel à points est une véritable révolution nécessitant la résolution de nombreuses équations. Les questions de l’âge de départ, de la réversion, des droits familiaux devront être tranchées. Il faudra également déterminer les modalités de la convergence des régimes actuels vers le nouveau régime. À ce titre, des règles de transfert des cotisants des anciens régimes vers le nouveau devront être fixées. Cette réforme aura des conséquences pour les personnels qui sont en charge de la gestion des régimes existants.
Une réforme d’une telle ampleur occasionnera des gagnants mais aussi des perdants ; les premiers resteront assez silencieux quand les seconds exprimeront leur mécontentement.
Un soutien ambigu à la réforme
Les Français demandent plus d’équité en matière de retraite mais ils craignent que cette réforme serve avant tout à reculer l’âge de départ ou à diminuer les pensions.
Toute l’ambiguïté provient du fait que si le souhait d’une égalité de traitement est fort, il n’interdit pas le maintien de spécificités. Ainsi, selon la dernière enquête du Cercle de l’Épargne, 48 % des Français se prononcent en faveur d’un régime universel intégrant certaines spécificités (pénibilité, missions de nuit ou dangereuses, etc.). 34 % des Français sont pour l’application d’un régime universel total visant à traiter tous les assurés de manière identique. En revanche, seuls 18 % des sondés sont pour le statu quo.
Les retraités, les fonctionnaires et les salariés des entreprises publiques, craignant de figurer parmi les perdants de la réforme en cas d’unification totale, sont les plus enclins au statu quo en matière de retraite.
Seuls 34 % des Français considèrent que le futur système de retraite respectera l’engagement présidentiel, « un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous ». En revanche, ils sont 37 % à penser que les pouvoirs publics veulent profiter de cette réforme pour reculer l’âge effectif de départ à la retraite. Ce jugement est partagé par 52 % des fonctionnaires. Par ailleurs, 29 % des Français estiment que l’objectif de la réforme est de réduire les pensions.
Le calendrier, le périmètre de la réforme, les spécificités
Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites souhaite que le projet de loi soit adopté en 2020 avec une entrée en vigueur progressive à compter de 2025, après l’élection présidentielle de 2022. Cette réforme pourrait concerner les générations nées après 1963 ou 1964. Pour les générations antérieures, les règles de liquidation ne seraient pas changées. Par ailleurs, pour les retraités, il n’y aurait pas de modification.
Une période transitoire sera sans nul doute instituée pour passer d’un système à un autre. Les pays européens qui ont, ces dernières années, mené des réformes systémiques ont prévu des dispositifs de transition. En 1998, la Suède, pour la mise en place des « comptes notionnels », a prévu une période transitoire qui a duré 17 années. L’Italie avait, en 1995, décidé de réaliser sa grande réforme des retraités sur 40 ans. Sur la pression de Bruxelles, ce délai a été légèrement réduit. En Allemagne, le passage d’un régime par annuités à un régime par points en 1992 a en revanche été instantané, les droits anciens ayant été convertis d’emblée.
La réforme française devra prévoir un mécanisme particulier pour ceux qui ont cotisé dans l’ancien système et qui liquideront leurs droits à retraite dans le nouveau.
La réforme est censée concerner 42 régimes de base et les régimes complémentaires qui y sont associés. Les régimes spéciaux et le système de la fonction publique devront converger et se fondre dans le futur régime universel.
Le Gouvernement a déjà prévu le maintien de règles de cotisations spécifiques pour les indépendants. La question des départs anticipés à la retraite a été en partie réglée. Ils seront admis au regard de la pénibilité subie durant la période d’activité. Ils ne seront plus liés à un statut mais à un emploi.
Un régime à points
Le nouveau régime unique devrait prendre la forme, a priori, d’un
système par points qui offre de nombreux avantages en matière de pilotage.
Aujourd’hui, les deux principaux régimes par points sont l’ARRCO et l’AGIRC.
Les cotisations versées par les actifs servent à acquérir des points à un prix
déterminé. Au moment de la liquidation, les points accumulés sont convertis en
rente en prenant en compte la valeur de rachat du point.
Le taux de cotisations
Jean-Paul Delevoye a indiqué que le taux de cotisation dans le nouveau régime sera proche de 28 % pour les assurés et les employeurs qu’ils soient publics ou privés. En 2017, les taux de cotisation salarial et employeur sont de 27,5 % (sous plafond de la Sécurité sociale) pour un salarié non cadre et de 84,57 % pour un fonctionnaire civil de l’État (taux virtuel car les sommes sont prélevées sur le budget de l’État). Ce taux est de 10 % pour un professionnel libéral. Il dépasse 120 % pour les militaires.
Ce taux unique prévu pour le futur régime accompagnera de fait la suppression des mécanismes de compensation démographique qui existent à l’heure actuelle.
En matière de cotisation, il a été admis que les actifs ayant des revenus mensuels supérieurs à 10 000 euros bruts continueraient à cotiser au-delà de ce montant sans se constituer de nouveaux droits. Cela aboutit à introduire un mécanisme de redistribution fiscale dans le système par points. Cette mesure pénalisera les cadres supérieurs.
La gouvernance
Jean-Paul Delevoye a indiqué que le futur régime donnerait lieu à la création d’un établissement public à gestion paritaire. Cet établissement pourrait être adossé à la Caisse des dépôts et consignations.
La question sensible de l’âge de départ à la retraite
Initialement, le Président de la République souhaitait la suppression des durées de cotisations et permettre à tout à chacun de prendre librement sa retraite. Compte tenu de l’inclinaison naturelle des Français, le risque d’un grand nombre de départs précoces est à craindre. Il en résulterait un déséquilibre financier avec en outre un problème de niveau de vie pour les retraités qui auraient accumulé peu de points.
Pour contrarier ce risque, plusieurs propositions ont été émises mais aucune n’a reçu l’assentiment des partenaires sociaux. L’opinion publique reste pour le moment opposée à un report de l’âge de départ à la retraite.
79 % des Français considèrent qu’il faut maintenir la retraite à 62 ans
voire revenir à 60 ans. 41 % des Français pensent qu’il est possible de revenir
à la retraite à 60 ans. Ce sentiment est partagé par 59 % des employés et 57 %
des ouvriers. 59 % des actifs âgés de 35 à 49 ans pensent de même. Seuls 21 %
des sondés estiment qu’il est nécessaire de faire progressivement évoluer l’âge
légal de départ à la retraite vers 65 ans. Ce report n’est accepté que par les
actifs qui traditionnellement partent déjà au-delà de 62 ans à la retraite (les
cadres, les indépendants, les professions libérales).
La problématique du passage d’un système à l’autre
Le Gouvernement devra fixer les règles de transition d’un système à un autre. Si pour les actuels retraités, le basculement ne devrait pas avoir d’incidences, tel ne serait pas le cas pour les actifs.
Pour les actuels actifs concernés par la réforme, un dispositif de transfert devra être adopté permettant de convertir leurs droits à retraite et donc garantir un certain montant de pension compte tenu de la carrière professionnelle passée. Plusieurs options sont possibles. Les pouvoirs publics pourraient réaliser une photographie des droits accumulés au moment du transfert et faire une conversion en points. Il y aurait aussi la possibilité au moment de la liquidation de calculer deux pensions, une en vertu des règles passées et l’autre constituée à partir des points accumulés. Moins probable, il serait possible de faire une attribution de points au regard des rémunérations perçues avant l’entrée en vigueur de la réforme. Quelle que soit la méthode choisie, il y aura obligatoirement des gagnants et des perdants qu’il faudra le cas échéant indemniser.
Les questions de solidarité à résoudre
L’article 4 de la loi de 2003 prévoit que « la Nation se fixe pour objectif d’assurer en 2008 à un salarié ayant travaillé à temps complet et disposant de la durée d’assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du salaire minimum de croissance net lorsqu’il a cotisé pendant cette durée sur la base du salaire minimum de croissance ». En 2018, ce taux est de 78 % pour les salariés au SMIC. Il est en moyenne de 61 % (chiffres OCDE – 2016). Dans un système par points, la pension ne sera plus proportionnelle aux revenus d’activité. De ce fait, pour garantir un taux de remplacement supérieur aux actifs à faibles revenus, des mécanismes de solidarité seront nécessaires. Ils devront être financés certainement par l’impôt.
La question de la réversion devra être également abordée. Aujourd’hui, les pensions de réversion essentiellement touchées par les veuves représentent 34 milliards d’euros. Les règles d’attribution diffèrent d’un régime à l’autre. Le choix des nouvelles règles ne sera pas sans incidence sur le niveau de vie des veufs et des veuves.
Le Gouvernement a prévu de changer les modalités d’octroi des majorations pour enfants. Elles seraient accordées dès le premier enfant. La question de leur financement sera à trancher. Il en est de même avec celles liées à la prise en compte des périodes de chômage, de congés maternité, etc. Il faudra également fixer les règles applicables pour les retraites des handicapés.
Le devenir des réserves des caisses de retraite
Les régimes de retraite par répartition disposent de 137 milliards
d’euros de réserves qui font l’objet d’un débat concernant leur éventuelle
dévolution avec la mise en œuvre du futur régime universel de retraite. À ces
réserves, il faut ajouter celles du Fonds de réserve des retraites
(36,4 milliards d’euros) et celles des régimes par capitalisation
obligatoires (RAFP : 22,4 milliards d’euros, CAVP :
5,8 milliards d’euros). La dévolution de ces réserves sera un des enjeux
de la réforme. Serviront-elles à indemniser les perdants ou pourront-elles être
conservées par les caisses quand bien même ces dernières auront perdu leur
mission de délivrer des pensions. Pourront-elles alors être affectés à de
futurs produits d’épargne retraite ?
En guise de conclusion, la question de l’équilibre et l’essor des suppléments de retraite
L’instauration d’un régime dit universel ne résout pas les problèmes de financement soulignés récemment par le Conseil d’Orientation des Retraites et le Comité de Suivi des Retraites. L’augmentation du nombre de retraités et la stagnation de la population active dans un contexte de faible croissance posent le problème de l’évolution du pouvoir d’achat des retraités. Certes, le système par points sera par nature plus facile à gérer que celui actuellement en vigueur en jouant sur le montant d’achat et de rachat, mais, ce système pourrait aboutir, pour certaines catégories de la population, à des pensions plus faibles comme cela a été constaté en Allemagne ou en Suède.
Pour les cadres et en particulier les cadres supérieurs, le maintien d’un niveau de vie correct à la retraite passera sans nul doute par l’adhésion à des suppléments d’épargne retraite qu’ils soient collectifs ou individuels. Cette réforme pourrait relancer l’idée d’accord de branche sur l’épargne retraite.
Au second trimestre, la croissance chinoise n’a été que de +6,2 %, signant sa plus faible performance depuis au moins 27 ans, en dépit des efforts de soutien engagés par Pékin. Il fallait remonter à 1992 pour trouver une croissance plus faible selon l’agence Bloomberg.
La Chine est touchée par les mesures commerciales des Etats-Unis. Au mois de mai, Washington a décidé de porter ces surtaxes douanières de 10 à 25 % sur 200 milliards de biens chinois exportés annuellement vers les Etats-Unis.
Pour soutenir l’économie réelle, le gouvernement chinois s’est engagé en mars à baisser de près de 2000 milliards de yuans (265 milliards d’euros) la pression fiscale et sociale sur les entreprises. P
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