Le tableau financier de la semaine
| Résultats 29 novembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 905,17 | +0,20 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 28 051,41 | +0,62 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 665,47 | +1,71 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 13 236,38 | +0,55 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 346,53 | +0,27 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 703,58 | +0,44 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 23 293,91 | +0,78 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 871,98 | -0,46 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (22 heures) | -0,045 % | +0,004 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (22 heures) | -0,362 % | +0,004 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (22 heures) | 1,774 % | +0,002 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (22 heures) | 1,1018 | -0,02 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (22 heures) | 1 463,600 | +0,21 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (22 heures) | 60,750 | -4,35 % | 52,973 |
Au cours du mois de novembre, les marchés américains ont enregistré de nouveaux records portés par les espoirs d’un accord avec la Chine et par les résultats économiques moins décevants que prévus. La politique monétaire accommodante a maintenu les taux d’intérêt à des niveaux toujours très faibles. Le cours du baril de pétrole Brent s’est stabilisé autour de 60 dollars.
La légère amélioration de l’inflation a pu rassurer certains investisseurs. Ainsi, les prix ont augmenté au sein de la zone euro de 1 % en novembre sur un an, un plus haut de trois mois, après 0,7 % en octobre. Hors alimentation et énergie, les prix ont progressé de 1,3 % par rapport à novembre 2018, soit un pic de sept mois. Dans les services, la hausse atteint 1,9 % après 1,5 % en octobre.
Depuis le 1er janvier, la hausse du CAC atteint près de 25 % et celle de l’indice allemand, Daxx s’élève à près de 22 %. Le Nasdaq a progressé sur les onze premiers mois de l’année de plus de 30 %, le Dow Jones gagnant de son côté plus de 20 %.


Depuis le milieu de l’année 2018, les dépenses de consommation des ménages varient peu. Au fil des mois, des petites variations à la hausse et à la baisse sont enregistrées autour de 47,5 milliards d’euros de dépenses mensuelles. Ainsi, au mois d’octobre 2019, elles ont progressé de +0,2 % en volume, après –0,3 % en septembre. Cette hausse est imputable à l’augmentation des achats alimentaires, +0,8 % et aux achats de biens fabriqués, +0,3 %. En revanche, la consommation d’énergie s’est repliée de 1,5 %.
Les ménages français n’utilisent pas leurs gains de pouvoir d’achat pour accroître leurs dépenses de consommation.

Sur un an, au mois de novembre, les prix à la consommation progresseraient, selon l’INSEE de 1,0 %, après +0,8 % le mois précédent, Cette hausse de l’inflation résulterait d’un dynamisme plus marqué des prix du tabac, des services et de l’alimentation, et d’une moindre baisse de ceux de l’énergie. En revanche, les prix des produits manufacturés baisseraient davantage qu’en octobre.
Sur le seul mois de novembre, les prix à la consommation seraient en hausse de 0,1 %, après une stabilité en octobre.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé accélérerait à +1,2 %, après +0,9 % en octobre.
Avec ce taux, logiquement le taux du Livret A devrait être fixé à 0,5 % le 1er février si le Gouvernement décide d’appliquer la nouvelle formule.
Selon l’INSEE, au 3e trimestre, le taux d’épargne des ménages a été de 14,8 % du revenu disponible brut contre 14,6 % au deuxième. Les ménages ont décidé une partie de leurs gains de pouvoir d’achat qui se sont élevés à 0,6 % au 3e trimestre.
L’augmentation des revenus des ménages est imputable à celle de la masse salariale. Cette dernière augmente de +0,8 %, après le ralentissement du deuxième trimestre (+0,3 %) qui reflétait le contrecoup des primes exceptionnelles versées par certaines entreprises en début d’année. Les prestations sociales ont de leur côté augmenté de +0,7 % après +0,2 %. En négatif pour le pouvoir d’achat, les cotisations sociales à la charge des ménages ont progressé de +0,5 % les impôts sur le revenu et le patrimoine sont quasi stables (+0,1 %). Les prix de la consommation des ménages ont enregistré une faible croissance (+0,2 % après +0,4 %). Mesuré par unité de consommation pour être ramené à un niveau individuel, augmentation du pouvoir d’achat a été de 0,5 % après –0,4 % au deuxième trimestre.
Au troisième trimestre 2019, la consommation des ménages en volume progresse (+0,4 % après +0,2 %), mais de façon moins dynamique que le pouvoir d’achat. Par conséquent, le taux d’épargne des ménages augmente : il s’établit à 14,8 % après 14,6 % au deuxième trimestre
A l’issu du Conseil des Ministres du 27 novembre 2019, le Premier Ministre a dans le cadre d’une conférence de presse souligné sa volonté à mener à bien le projet visant à instituer un régime universel qui doit s’accompagner de la fin des régimes spéciaux. Il s’est déclaré prêt à revoir les dates et les modalités de la mise en oeuvre de cette réforme. Il serait prêt à reculer l’application aux générations encore en activité en 2030 ou en 2035 et non plus en 2025 comme le rapport le préconisait. Cela signifierait que seules les générations nées après 1968 ou 1973 seraient concernées. La clause du grand père prévoyant que seuls les nouveaux entrants dans la vie active seraient concernés par la réforme est pour le moment abandonné.
Le Premier Ministre a également rappelé que la réforme reposait sur trois idées :
Lors de sa conférence de presse, Edouard Philippe a rappelé son intention d’équilibrer les comptes des régimes de retraite avant l’entrée en vigueur de la réforme.
Pour le douzième mois consécutif, l’indice de confiance des ménages dans la situation économique, calculé par l’INSEE, ne baisse pas. Pour le mois de novembre, il augmente à nouveau, après deux mois de stabilité. À 106, l’indicateur qui la synthétise gagne deux points et demeure au-dessus de sa moyenne de longue période (100).
En novembre, les Français sont plus optimistes qu’au mois précédent concernant l’évolution future de leur situation financière future. Leur appréciation sur leur situation financière passée est également positive. Les deux indices mesurant ces sentiments sont au-dessus de leur moyenne de longue période. Par ailleurs, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente légèrement par rapport au mois dernier.
En novembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future reste stable tandis que le solde relatif à leur capacité d’épargne actuelle baisse d’un point. Les deux soldes demeurent néanmoins nettement au-dessus de leur moyenne.
Même si les Français ont tendance depuis un an à épargner davantage, leur appréciation sur ce point est tout autre. Ainsi, en novembre, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse légèrement. Le solde correspondant perd un point et demeure ainsi inférieur à sa moyenne de longue période.
En novembre, la part des ménages qui considèrent que leur niveau de vie passé en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente de nouveau. Le solde correspondant poursuit sa progression en gagnant trois points ; il se situe au-dessus de sa moyenne de longue période. Cet optimisme prévaut également pour l’évolution à venir du niveau de vie. L’indice augmente d’un point après trois mois de stabilité. Les craintes de chômage sont, de leur côté, en baisse.
Cet optimisme ne se reflète qu’imparfaitement dans la consommation à moins que les comportements des ménages en la matière soient en train de se modifier. Lors des dernières décennies, une forte corrélation était constatée entre le moral des ménages et les dépenses de consommation, il apparaît que depuis la crise de 2008, le lien soit plus faible.
Selon une enquête réalisée par COFIDIS, les Français prévoient de dépenser pour les fêtes de fin d’année 549 euros. Ce montant est en retraite par rapport à 2018 (-22 euros).
Le premier poste de dépenses est constitué par les cadeaux, avec un budget en constante augmentation depuis 2 ans (355 euros), devant les repas (131 euros). L’époque serait à la modération. Les Français comptent réduire le nombre de cadeaux qu’ils ont l’attention d’offrir.
Plus d’un tiers du budget (39%), soit 215veuros en moyenne, sera dépensé en ligne, sur des sites web ou des applications mobiles. Ainsi 4 cadeazux sur 7 devraient être réalisés en ligne. Sont en premier lieu concernés les produits culturels (56%), les jouets ou les jeux (55%) et les produits de haute technologie (31 % téléphone, ordinateur, etc.).
Afin de financer leurs cadeaux de Noël, 68 % des Français puisent en priorité dans leur budget dédié aux dépenses courantes. 29 % utilisent des chèques ou bons cadeaux et 21 utilisent leur épargne personnelle (21%). Plus d’un français sur 10 (11%) a recours à une facilité de paiement ou un crédit à la consommation pour financer l’achat de cadeaux.
Près de 2 Français sur 3 (60%) anticipent leurs dépenses de Noël, principalement en se constituant une « Cagnotte Noël » tout au long de l’année. Plus d’un tiers d’entre eux (36%) achètent leurs cadeaux lors de périodes promotionnelles comme le Black Friday.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 22 novembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 893,13 | -0,78 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 875,62 | -0,46 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 519,88 | -0,25 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 13 163,88 | -0,59 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 326,81 | +0,33 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 687,32 | -0,65 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 23 112,88 | -0,82 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 885,29 | -0,21 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (22 heures) | -0,049 % | -0,025 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (22 heures) | -0,366 % | -0,030 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (22 heures) | 1,772 % | -0,072 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (22 heures) | 1,1020 | -0,29 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (22 heures) | 1 462,256 | -0,35 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (22 heures) | 63,540 | +0,27 % | 52,973 |
La semaine n’a pas été marquée par de nouveaux événements sur le front des négociations commerciales sino-américaines ou sur le front monétaire. Ce sont les résultats macro-économiques qui ont donné le la aux marchés. Les indices ont faiblement évolué lors des cinq dernières séances.
La publication des indices PMI, dits préliminaires, pour le mois de novembre, du sentiment des directeurs d’achats dans la zone euro a rassuré, en partie, les investisseurs. Ils sont en effet meilleurs que prévu pour l’industrie mais décevants pour services.
A 43,8 points, la composante manufacturière est en Allemagne au-dessus des 42,1 points d’octobre et même des 42,8 points attendus par le consensus. Pour la France, l’indice reste au-dessus des 50, barre fatidique entre croissance et repli. Il s’est élevé à 51,6 points contre 50,7 en octobre et 50,9 attendu. Etant donné le poids de l’Allemagne et de la France dans l’économie de la zone euro, les chiffres pour l’ensemble de la région sont donc en hausse pour la composante industrielle à 46,6 points, contre 46,4 anticipé et 45,9 le mois précédent.
Les services sont, en revanche, en recul à 51,5 contre 52,2 en octobre et 52,4 espéré. De ce fait, l’indice global d’activité pour novembre est en retrait de 0,3 point d’un mois sur l’autre, à 50,6 points. que le ralentissement économique se propage désormais au secteur des services.
Ces indices ne sauraient pas masquer le basculement d’une grande partie de la zone euro dans la stagnation voire le repli pour la première fois depuis 2013.
Le patrimoine financier des ménages a atteint, à la fin du deuxième semestre 5 176,8 milliards d’euros contre 5 000 milliards d’euros au troisième trimestre 2018. L’augmentation enregistrée lors des derniers trimestres est imputable à la valorisation des actifs financiers sur les marchés avec notamment la très bonne tenue des indices boursiers et aux flux importants d’épargne. Le montant du patrimoine financier s’élevait à 3 622 milliards d’euros au deuxième trimestre 2007. Ce patrimoine a fortement augmenté du fait du maintien d’un fort taux d’épargne et d’une rémunération assez élevée durant les décennies 1990 et 2000 des produits de taux. La crise de 2008 a provoqué une légère baisse du patrimoine financier des ménages, baisse qui a été rapidement compensée.
Les produits de taux représentaient au deuxième trimestre 2019 65 % de l’encours du patrimoine des ménages, contre 69 % au premier trimestre 2012. Corrigé des valorisations de marché, le déséquilibre entre les placements de taux et les autres est encore plus patent. En effet, les premiers représentaient en moyenne au deuxième trimestre 71 % de l’encours du patrimoine des ménages contre 60 % au premier trimestre 2012. En sept ans, il n’y a donc eu guère d’inflexion dans la composition du patrimoine financier des ménages.

Source : Cercle de l’Epargne – Banque de France
Au deuxième trimestre 2019, en rythme annuel, les flux d’épargne des ménages ont atteint un niveau record de 149,4 milliards d’euros. Il faut remonter au 1er trimestre 2007 pour retrouver un montant aussi élevé. Les ménages français ont, au cours du premier semestre de cette année, épargner une grande partie des gains de pouvoir d’achat générés par les mesures post crise des gilets jaunes te par la baisse de l’inflation.

Source : Cercle de l’Epargne – Banque de France
Du premier au deuxième trimestre, les flux d’épargne en rythme annuel ont progressé de plus de 28,4 milliards d’euros. Les produits de taux ont été les grands bénéficiaires de cette augmentation. Plus de 110 milliards d’euros toujours en rythme annuel se sont investis sur ces produits, contre 98,0 milliards au premier trimestre. Les fonds euros de l’assurance vie ont bénéficié d’un apport de 31,3 milliards au deuxième trimestre, contre 25,5 milliards au premier. Les placements en titres de créances acquis via des Organismes de Placement Collectif (SICAV, FCP, etc.) ont connu un fort dynamisme.
Les dépôts à vue enregistrent toujours une forte croissance avec un gain en rythme annuel de 47 milliards d’euros. Ils constituent le premier emploi de l’épargne, suivis des produits de fonds propres (33 milliards), de l’assurance-vie en euros (31 milliards) et de l’épargne réglementée (21 milliards).
Avec l’amélioration des indices des marchés actions et la baisse des taux, les ménages se sont mis à acheter un peu plus d’actions que les trimestres précédents. Les achats d’actions cotées toujours en rythme annuel sont passés de 2,6 à 10,1 milliards d’euros du premier au deuxième trimestre. Ils ont, par ailleurs, cédé moins d’actions détenues via les OPC (-4,1 milliards au deuxième contre -11,6 milliards au premier trimestre).
Selon les premières informations communiquées par la Banque de France pour le troisième trimestre, la tendance constatée au deuxième se confirmerait avec un maintien d’un fort taux d’épargne et un engouement persistant des ménages pour les produits de taux. Ainsi, les dépôts à vue auraient augmenté de 12,4 milliards d’euros au troisième trimestre contre 11,1 milliards d’euros au deuxième. Les dépôts bancaires rémunérés auraient bénéficié d’un apport de 10,2 milliards d’euros et l’épargne réglementaire de 5 milliards d’euros. L’assurance vie aurait enregistré un flux positif, au troisième trimestre, de 12,1 milliards d’euros. Les unités de compte auraient bénéficié d’un flux de 0,8 Milliard d’euros contre 0,9 milliard au deuxième trimestre et 1,1 milliard au premier.
Les épargnants, malgré la baisse des taux d’intérêt, demeurent attachés aux livrets d’épargne réglementés ou non ainsi qu’aux fonds euros des contrats d’assurance vie. Le succès de la privatisation de la Française des Jeux ne saurait masquer la forêt. L’évolution des comportements et la réorientation de l’épargne exige du temps et de la pédagogie.
L’assurance vie est un roc. A la différence du Livret A, elle n’a pas, en octobre, failli. Loin des polémiques sur l’avenir des fonds euros et de leur rendement, les ménages français ont continué à faire confiance au premier produit d’épargne. Ainsi, contre vents et marées, elle reste le phare de l’épargne française. En octobre, l’assurance vie a, en effet, enregistré sa dixième collecte positive consécutive avec un gain, selon la Fédération Française de l’Assurance, de 1,9 milliard d’euros. Cette collecte nette est, certes, en retrait par rapport à celle du mois de septembre (2,9 milliards d’euros). Elle est également légèrement inférieure à la moyenne de ces douze derniers mois (2,2 milliards d’euros).
La collecte nette est sur les dix premiers mois de l’année 2018 de 24,1 milliards d’euros soit près de 5 milliards au-dessus du montant de 2018 (19,7 milliards d’euros). L’assurance vie fait ainsi preuve d’une belle résilience.
Le montant des cotisations (euros et unités de compte) a été en octobre de 12,2 milliards d’euros en phase avec les résultats de ces derniers mois. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance au cours des dix premiers mois de 2019 est de 121,8 milliards d’euros contre 117,5 milliards d’euros sur la même période en 2018 prouvant que les ménages dégagent une plus forte épargne en faveur de l’assurance vie.
Les prestations sont, en revanche, en légère hausse et ont atteint 10,3 milliards d’euros. Elles s’étaient élevées à 9,1 milliards d’euros au mois de septembre. Sur les dix premiers mois, les prestations versées par les sociétés d’assurance ont représenté 97,7 milliards d’euros, un montant équivalent à celui de 2018 (97,8 milliards d’euros).
Au mois d’octobre, les cotisations en unités de compte ont représenté 27 % des cotisations versées en retrait par rapport au résultat de septembre (30 %). Depuis le début de l’année, 25 % des cotisations ont été effectuées en unités de compte. La progression sensible du cours des actions explique la petite augmentation de la part des unités de compte mais le rapport de force reste nettement en faveur des fonds euros. La modification des comportements des ménages risque d’être un exercice difficile et long.
L’encours des contrats d’assurance-vie se rapproche doucement mais surement de la barre des 1800 milliards d’euros (1 779 milliards d’euros à fin octobre 2019, en progression de 5 % sur un an).
Octobre est en règle générale un mois correct pour l’assurance qui n’a connu durant ce mois, lors de ces dix dernières, qu’une seule décollecte. Après la période de vacances et avant les dépenses de fin d’année, les ménages prennent en relation avec leur conseiller en assurance ou bancaire, en octobre et en novembre, des décisions d’arbitrage concernent leur patrimoine. Les ménages français plébiscitent toujours la garantie en capital qu’offre les fonds euros. Il faudra suivre dans les prochains mois l’évolution de la collecte quand les assureurs auront mis en application leur souhait de restreindre plus fortement la collecte en fonds euros. Actuellement, l’objectif était un minima de 30 % d’unités de compte pour les nouveaux versements. Il est en grande partie atteint. Les ménages sont-ils prêts à aller au-delà et sont-ils prêts à modifier la répartition de leur encours ? Un effort important de pédagogie sera sans nul doute nécessaire.
Le Livret A n’a pas réussi la passe de 12 collectes successives positives. En effet, comme en 2018, le Livret A a enregistré, cette année encore, une décollecte importante de 2,13 milliards d’euros en octobre. L’année dernière, elle s’était élevée à 2,52 milliards d’euros. Il faut remonter à 2012 pour retrouver une collecte positive en octobre. L’année 2012 est très atypique car elle a été marquée par la crise des dettes souveraines et par le relèvement du plafond du Livret A. Depuis 2009, il n’y a eu en tout et pour tout que deux années de collectes positives. Avec cette décollecte, l’encours du Livret A revient à 297,4 milliards d’euros. Le LDDS quant à lui enregistre une décollecte de 430 millions d’euros et son encours est désormais de 110,8 milliards d’euros.
La malédiction du Livret A en octobre trouve son explication dans le paiement des impôts locaux. Même si la taxe d’habitation a été allégée pour 80 % des ménages français, elle constitue une dépense de l’automne tout comme la taxe foncière versée par les propriétaires (près de 60 % des ménages).
Depuis le début de l’année, les gains de pouvoir d’achat étaient en grande partie épargnés par crainte d’un retournement de la situation économique et sociale. Ces gains ont été concentrés sur le premier semestre. Il est possible que les ménages aient décidé de puiser dans leur cagnotte afin de financer un certain nombre de dépenses d’automne.
En 2019, aux facteurs traditionnels de décollecte, s’est ajouté le débat sur le taux de rendement du Livret A. Le teasing du Gouvernement sur une éventuelle baisse du taux le 1er février prochain a pu conduire des titulaires du Livret A à ne pas effectuer de versement. Les épargnants sont assez sensibles aux annonces faites sur l’évolution du taux de rendement. Le passage de 0,75 à 0,5 % pourrait entraîner plusieurs mois de décollecte comme cela a été constaté lors des dernières baisses. Le risque est que cette décollecte conduise à un nouveau gonflement des dépôts à vue qui dépassent en France, 400 milliards d’euros.
L’atypique mois d’octobre ne devrait pas trop porter atteinte à la collecte annuelle qui devrait se situer autour de 16 milliards d’euros. Malgré la décollecte d’octobre, les dix premiers mois de l’année se soldent, pour le moment par une collecte nette de xx milliards d’euros pour le Livret A, soit un montant supérieur à celle de 2018 (8,87 milliards d’euros). Les mois de novembre et de décembre étant marqués par les dépenses de fin d’année, le dernier trimestre devrait être atone pour la collecte. L’encours du Livret A devrait rester proche de la barre des 300 milliards d’euros.
Le Président de la République et le Haut-Commissaire aux retraites se sont engagés à ce qu’en 2025 lors de l’éventuelle mise en place du système de retraite, les comptes de l’assurance vieillesse soient à l’équilibre. Or, au mois de juin 2019, le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites avait créé un choc en soulignant que le déficit pourrait alors atteindre 0,7 à 0,9 % du PIB. En outre, afin de maintenir le système à l’équilibre, le Haut-Commissaire a intégré dans ses préconisation au mois de juillet le concept d’âge pivot à 64 ans. Face aux réactions négatives des syndicats, le Président de la République a indiqué que cela n’était qu’une piste et que celle de la durée de cotisation pouvait être également retenue. Par ailleurs, il a demandé au Conseil d’Orientation des Retraites d’affiner ses projections financières. Pour répondre à la commande gouvernementale, le COR ne s’est pas contenté de recalculer les besoins de financement du système de retraite à horizon 2025 ou 2030. Il a également mesuré les efforts nécessaires pour rétablir l’équilibre en 2025. D’ici 5 ans, le déficit devrait se situer entre 8 et 17 milliards d’euros. Sans surprise, le COR a indiqué que l’instauration de l’âge-pivot serait plus efficace que l’allongement de la durée de cotisation.
Si le Gouvernement optait pour un relèvement des cotisations, il faudrait les augmenter de 0,7 point par rapport à la trajectoire prévue, et les porter à 31,4 % en 2025. En jouant sur les pensions, il faudrait abaisser le taux de remplacement de 1,2 point et le ramener à 48,6 %..
En retenant la notion de l’âge de départ effectif qui était prévu initialement de 62,8 ans en 2025, il faudrait le reporter dans le scénario optimiste de 4 mois et demi supplémentaires pour. Dans le scénario sombre, il faudrait le reporter de 8 mois. Ces mois de travail supplémentaires se surajouteraient de toute façon à ceux déjà prévus dans le cadre de la réforme Touraine, qui doit porter à 43 annuités la durée de cotisation requise pour le taux plein, en ajoutant un mois chaque année jusqu’en 2035. Dans un scénario médian, l’âge effectif devrait augmenter de 3 mois et demi par an à partir de 2020 pour atteindre 63,4 ans en 2025. Le Président de la République a indiqué qu’il ne souhaitait pas toucher à l’âge légal de départ à la retraite fixé à 62 ans en 2010. Si l’option de l’allongement de la durée de cotisation était retenue, il faudrait la porter à 44,7 ans cotisés en 2025, au lieu de 42 ans. La loi Touraine avait prévu de la porter à 43 ans pour les générations nées après 1973. Aller jusqu’à 44,7 ans apparaît difficile à réaliser.
Face au défi du financement, la solution de « l’âge minimum du taux plein », qui s’ajouterait aux bornes d’âge qui existent déjà constitue une piste étudiée par le Gouvernement. Cela revient à instituer un âge pivot avec décote et surcote.

La Française des Jeux est une entreprise qui est connu par tous les Français et qui par son activité a un capital sympathie. Dégageant des bénéfices de manière récurrente, la Française des Jeux a été constitué par de nombreux Français comme un bon placement. La campagne publicitaire et l’implication de l’Etat ont également joué en faveur de la souscription.
Plus d’un milliard d’euros » d’actions ont été souscrits par les particuliers dans le cadre de l’opération de privatisation. L’entreprise entrera officiellement en bourse le jeudi 21 novembre.
La fourchette du prix de l’action est comprise entre 16,50 et 19,90 euros pour les institutionnels, les particuliers bénéficiant d’une décote de 2 % ramenant cette fourchette entre 16,17 et 19,50 euros. Au vu de la forte demande, le prix devrait se situer dans le haut de la fourchette. Le Ministre de l’Economie a indiqué que les petites demandes seront privilégiées. l’Etat pourrait par ailleurs exercer son option de surallocation en mettant un d’un lot ultime d’actions qui est gardé en réserve en cas de forte demande.
L’opération de privatisation devrait rapporter 1,9 milliard d’euros avec 99,32 millions de titres émis sur le marché. Au total, La Française des jeux serait valorisée entre 3,15 et 3,8 milliards d’euros, selon sa PDG, Stéphane Pallez.
L’opération de privatisation de la Française des Jeux est la plus forte émission de titres depuis celle d’Amundi de 2015 et c’est la première grande privatisation depuis 2005 (EDF).
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 15 novembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 939,27 | +0,84 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 28 004,89 | +1,17 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 540,83 | +0,77 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 13 241,75 | +0,10 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 302,94 | -0,77 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 711,6 | +0,32 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 23 303,32 | -0,38 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 891,34 | -2,46 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,024 % | -0,046 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,336 % | -0,072 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,834 % | -0,076 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1045 | +0,23 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 466,285 | +0,54 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 63,300 | +1,09 % | 52,973 |
Les marchés américains ont battu des nouveaux records cette semaine. Le Dow Jones a franchi la barre des 28 000 points. La hausse de cet indice dépasse 20 % depuis le début de l’année. Rassurés par un probable accord pour le Brexit, ils ont apprécié les annonces de Larry Kudlow, le principal conseiller économique de la Maison-Blanche. Ce dernier a déclaré jeudi soir que Washington et Pékin étaient proches d’un accord commercial. Il a souligné que les deux parties étaient dans « la dernière ligne droite », précisant que les deux États étaient en relation tous les jours en ce moment. Le porte-parole du ministère chinois du Commerce avait auparavant indiqué que les deux pays discutaient « en profondeur » en vue d’un accord commercial de phase 1. L’obtention d’un accord demeure conditionnée par la levée des droits de douane supplémentaires décidés par les États-Unis. Les marchés sont également dopés par la politique monétaire. Même si la FED ne devrait pas baisser une nouvelle fois ces taux d’ici la fin de l’année, son interventionnisme demeure important. La FED a effectué de fortes injections de liquidités, de près de 100 milliards de dollars lors des opérations « repo ». Elle a lancé également un programme d’achats de bons du Trésor de 60 milliards de dollars par mois.
Le CAC 40 est à son plus haut niveau depuis le 23 janvier 2007 et se rapproche de la barre des 6000 points. Il a enregistré sa quatrième semaine consécutive de hausse.
Le Japon renoue avec la stagnation
La croissance du Japon, a été de 0,1 % au troisième trimestre. L’archipel du soleil levant est pénalisé par le ralentissement du commerce international. La croissance est en nette décélération. Elle est passée de 0,5 à 0,1 % du premier au troisième trimestre (0,4 % au deuxième).
Au troisième trimestre, les exportations nippones se sont contractées de 0,7 %. De son côté, la consommation a progressé de 0,3 % stimulée par l’approche d’un relèvement de la TVA dans le pays. Cette hausse a notamment permis d’éviter un repli du PIB. En septembre, avant le passage du taux de TVA de 8 à 10 % intervenue le 1er octobre dernier, les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 9,5 % par rapport à leur montant du mois de septembre 2018. Par ricochet, les dépenses devraient baisser au cours du quatrième trimestre qui devrait se solder par une contraction du PIB mettant un terme à quatre trimestres consécutifs de hausse. Au mois d’octobre, les seules ventes de véhicules neufs au Japon ont diminué de 26,4 % sur un an en volume après avoir augmenté de 13 % en septembre.
Le Gouvernement japonais compte sur une reprise du commerce mondial et sur les Jeux Olympiques de 2020 pour endiguer l’effet récessionniste de l’augmentation de la TVA. Par ailleurs, l’exécutif prépare un plan de soutien à l’économie pour l’an prochain, visant notamment à reconstruire ou moderniser des infrastructures touchées par le violent typhon Hagibis en octobre.
La croissance devrait rester faible dans les prochains mois. Ainsi, fin octobre, la Banque du Japon a abaissé sa prévision de croissance pour l’exercice 2019/20 (courant du 1er avril 2019 au 31 mars 2020), soit 0,6 % contre 0,7 % précédemment. Elle a aussi revu négativement ses prévisions de progression du PIB pour 2020/21 et 2021/22.
Le Fonds monétaire international (FMI) qui établit quant à lui ses prévisions sur une année civile, table actuellement sur une augmentation du PIB japonais de 0,9 % en 2019 (contre 0,8 % en 2018), et de 0,5 % en 2020.
L’Allemagne sauvée sur le fil de la récession
De nombreux experts avaient prédit l’entrée de l’Allemagne en récession lors du troisième trimestre. Or, le PIB Outre-Rhin a cru de 0,1 %, évitant ainsi au pays d’enregistrer deux trimestres de recul.
Cette progression du PIB, qui intervient après une contraction de 0,2 % au deuxième trimestre, s’explique en partie par une évolution favorable du commerce extérieur, les exportations de l’Allemagne ayant augmenté alors que ses importations ont stagné. Du côté de la demande intérieure, la consommation des ménages et des administrations a aussi contribué positivement à la croissance du PIB, de même que la FBCF en construction. L’investissement en machines et en équipements s’est, en revanche, contracté.
Depuis cinq ans, l’Europe est confrontée à des taux très faibles voire négatifs qui remettent en cause les fondamentaux économiques et financiers. Ce processus jugé anormal l’est-il réellement en prenant en compte les évolutions sur longue période des taux ? Les taux évoluent en fonction de facteurs de court et moyen terme : la politique monétaire des banques centrales, l’inflation, les gains de productivité. Des cycles de hausses et de baisses peuvent se succéder mais au-delà de ces facteurs, les taux pourraient s’inscrire dans une tendance de fond les amenant à devenir nuls.
L’étude des taux d’intérêt sur longue période a donné lieu à peu de travaux à l’exception de ceux conduits par Thomas Piketty, Gregory Clark en 2005 ou Paul Schmelzing. Thomas Piketty s’est avant tout concentré sur l’évolution des taux du capital privé et peu sur ceux des titres souverains. Paul Schmelzing a porté son analyse sur l’évolution des taux de rendement réels des titres publics depuis 1311. Il en conclut que sur sept cents ans, les taux ont tendance à diminuer en connaissant des cycles de baisse et de hausse. En moyenne, depuis 1311, ils se sont élevés à 4,78 % et, sur les deux cents dernières années, le taux moyen s’affaisse à 2,55 %. Pour Paul Schmelzing, les taux ne devaient tangenter le zéro qu’autour de 2030. Ils sont donc en avance sur le cycle de très longue période, à moins que cela soit la conséquence temporaire d’un cycle court.
L’emboitement de cycles courts dans les cycles longs accentue ou réduit la tendance de longue période. Les cycles courts sont en phase avec les cycles économiques. Leurs durées ne sont pas néanmoins identiques. Les cycles financiers sont plus longs que les cycles de production.
La phase actuelle de dépression des taux a commencé en 1989 et s’est amplifiée après la crise de 2008. Cette phase de très faibles taux n’est pas unique. Cependant, sa longue durée la différencie des six précédentes. L’économie n’évolue au même rythme qu’auparavant.

Le cycle baissier en cours date de plus de trente ans. Pour retrouver une aussi longue période de diminution, il faut remonter aux années 1325/1353. En moyenne, les phases de baisse des taux sont de 26 ans. Ce cycle fait suite à une période également atypique de forts taux. La période 1955/1989 a été marquée par une vive remontée des taux réels. La sortie de la Seconde Guerre mondiale, avec la nécessité d’opérer d’importantes reconstructions et d’accompagner la forte croissance de la population, peuvent expliquer ce mouvement haussier.
Au-delà des fluctuations de moyen terme, la baisse de long terme s’expliquerait par la diminution de la prise des risques. Dans des économies rudimentaires avec peu de transparence, les taux incorporent une forte prime de risques. Le développement des techniques financières et la sécurisation des processus de financement conduisent à cette diminution. Au cours des siècles, la hausse des profits anticipés limite le risque de défaut et permet donc de prêter à moindres coûts.
La longueur inhabituelle du cycle en cours est à mettre en relief avec celle de la phase de croissance américaine. Elle s’inscrit également dans un processus de contraction de la croissance potentielle de l’ensemble des économies. Les tenants de la stagnation séculaire mettent l’accent sur des facteurs de très long terme, le rendement décroissant de la recherche et des facteurs plus conjoncturels comme le changement des règles de répartition des fruits de la croissance entre salariés et actionnaires.
Le cycle enclenché depuis les années 80 s’inscrit dans un processus sans précédent de vieillissement de la population. Dans le passé, un taux d’intérêt élevé était la contrepartie d’une vie brève. L’allongement de l’espérance de vie permettrait une moindre rémunération. Par ailleurs, le vieillissement de la population conduit à une moindre prise de risque surtout dans la deuxième partie de vie. Sur des générations plus longues, la rémanence des crises passées est plus prégnante d’autant plus que l’information est plus présente. La succession des crises, 1987, 1997, 2000 et 2008, n’est pas, en soi, une première mais leur souvenir est plus vivace que dans le passé.
Le capitalisme s’est financiarisé à grande vitesse à partir des années 80. La capitalisation des entreprises a fortement augmenté concomitamment au renforcement du rôle des actionnaires. Ce processus a conduit à une forte concentration du capital avec la multiplication des opérations de fusion acquisition et les rachats d’actions. Cette concentration a eu comme conséquence une meilleure rémunération des actionnaires. Elle s’accompagne d’une diminution des entreprises cotées. Celle-ci est non seulement due à une diminution du nombre de grandes entreprises mais aussi à une moindre appétence pour la cotation des actions de la part des dirigeants d’entreprise. L’exigence de transparence comptable et financière et les coûts de la cotation sont dissuasifs. Par ailleurs, les dirigeants d’entreprise jugent que les cours boursiers ne sont pas un bon indicateur pour évaluer la valeur réelle de celle-ci. En 10 ans, leur nombre d’entreprises cotées en Europe a baissé de près de 25 %, soit d’un peu plus de 10 000 à environ 8 000. Aux États-Unis, il est passé de 8 000 à 4 500 de 1998 à 2018.
Le marché des actions cotées s’atrophie du fait de la diminution du nombre des émissions et par les rachats effectués par les entreprises. En 2018, les entreprises du S&P 500 ont racheté pour plus de 1000 milliards de dollars de leurs propres actions. Cette année, en 10 mois, Apple a racheté 75 milliards de dollars de ses propres actions, Microsoft, 40 milliards, Bank of America 30,9 milliards et JPMorgan Chase 29,4 milliards, selon TrimTabs. En Europe, la société Iliad a lancé un projet d’offre public de rachat portant sur 20 % de son capital. Les entreprises se tournent beaucoup plus volontiers vers le private equity et vers le crédit d’autant plus que les taux sont faibles.
Cette attrition du marché « actions » a comme conséquence que ce dernier est de moins en moins représentatif de l’économie réelle. Il en résulte une plus forte volatilité des cours, entretenue par les rachats d’obligations des banques centrales. Les investisseurs évincés du marché de la dette de bonne qualité par la BCE se reportent en nombre sur des titres plus risqués, non éligibles au programme de rachat (high yield, emprunts subordonnés, dette hybride…).
Du fait de l’absence de titres, les investisseurs se tournent de plus en plus vers les obligations d’entreprises, ce qui amène également à une baisse des taux sur ce type de placements. Les entreprises ont bien compris l’attraction de leurs obligations. Ainsi, depuis début 2014, le marché de la dette en euro dédié aux entreprises notées en catégorie dite d’investissement (au moins triple B) a augmenté de 75 %. Pour les dix premiers mois de l’année 2019, il a crû de 10 %, de 2 100 milliards à 2 400 milliards d’euros. L’écart entre le coût des actions et celui de la dette est au plus haut depuis 100 ans.
En octobre, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation en France est resté stable sur un mois, après un repli de 0,3 % en septembre. Cette stabilité résulte d’une légère hausse des prix des produits manufacturés (+0,3 % après +1,5 %), compensée par un recul des prix des services (-0,1 % après -1,3 %) et de l’alimentation (-0,4 % après -0,5 %). Les prix de l’énergie demeurent inchangés d’un mois sur l’autre. Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont stables, comme en septembre.
Sur un an, les prix à la consommation ralentissent pour le quatrième mois consécutif. Ils ne progressent plus que de 0,8 % en octobre, contre +0,9 % en septembre. Cette légère baisse de l’inflation résulte d’un repli des prix de l’énergie et d’un ralentissement des prix de l’alimentation, en partie compensés par une moindre baisse de ceux des produits manufacturés.
L’inflation sous-jacente augmente en octobre à 1,0 % sur un an, contre +0,9 % le mois précédent. Cet indice est calculé en excluant du panier les biens et les services soumis à l’intervention de l’État (électricité, gaz, tabac…) et les produits à prix volatils (produits pétroliers, produits frais, produits laitiers, viandes, fleurs et plantes, etc.). Ces biens et services subissent des mouvements très variables dus à des facteurs climatiques ou à des tensions sur les marchés mondiaux qui peuvent affecter de manière conjoncturelle l’indice des prix.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) diminue de nouveau sur un mois (-0,1 % après -0,4 % en septembre) ; sur un an, il augmente de 0,9 %, après +1,1 % le mois précédent.
La persistance d’une faible inflation devrait conduire au
mois de janvier le Gouvernement à annoncer une diminution du taux de l’épargne
réglementée à moins que la proximité des élections municipales l’en dissuade.
A la fin du 3e trimestre 2019, le secteur privé comptait 19,650 millions d’emplois soit un million de plus qu’il y a cinq ans à la fin du 3e trimestre 2014.
Malgré le ralentissement de la croissance, l’économie française continue à créer des emplois. Ainsi, le nombre d’emploi dans le secteur privé s’est accru de 54 300 au cours du 3e trimestre, soit une hausse de 0,3 %, après +0,2 % le trimestre précédent.
Sur un an, la progression du nombre d’emplois atteint 1,4 %, soit un gain de 263 200. Hors intérim, la dynamique est similaire avec une augmentation de 0,3 % sur le trimestre (soit +57 900) et de 1,5 % sur un an (+273 200).
L’emploi salarié privé accélère légèrement dans la construction, +0,7 % au troisième trimestre (soit +9 900), après +0,5 %. L’emploi industriel augmente à nouveau légèrement : +0,2 % (soit +6 200), après 0,0 %. Sur un an, l’emploi salarié privé s’accroît de 43 400 dans la construction et de 23 200 dans l’industrie.
Dans les services marchands, l’emploi privé continue sa progression, +0,3 %, soit +36 300, comme au deuxième trimestre, portant à +1,5 % sa hausse sur un an, soit +182 600. Hors intérim, sa progression est comparable : +0,3 %, comme au trimestre précédent, et +1,7 % sur un an. L’emploi privé dans les services non marchands est stable sur le trimestre, mais supérieur de 0,4 % à son niveau un an auparavant. L’emploi intérimaire diminue de nouveau modérément : –0,5 % après –0,3 % le trimestre précédent (soit –3 600 après –2 200). Sur un an, il baisse de 1,2 % (soit –10 000).


Le tableau financier de la semaine
| Résultats 8 novembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 889,70 | +2,22 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 681,24 | +1,22 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 475,31 | +1,06 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 13 228,56 | +2,06 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 359,38 | +0,78 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 699,65 | +2,09 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 23 391,87 | +2,37 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 964,18 | +0,20 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | +0,022 % | +0,091 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,264 % | +0,119 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,910 % | +0,177 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1017 | -1,31 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 464,245 | -3,29 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 62,320 | +1,09 % | 52,973 |
La hausse des marchés a été mise à mal vendredi avec les tergiversations de Washington sur l’acceptation de la proposition chinoise d’un retrait progressif et mutuel des droits de douane supplémentaires mis en place ces derniers mois. Malgré tout, les réactions des investisseurs ont été modérées car ils estiment que les relations entre les deux premières économies mondiales sont entrées dans une phase de désescalade. Au-delà de ces doutes sur la suite donnée au dossier commercial, cette semaine aura été marquée par des records de clôture signés pour le Dow Jones et le S&P 500. Les gains sont importants également pour les indices européens. Le CAC 40 a gagné plus de 2 % en 5 jours tout comme le Daxx allemand et l’Eurostoxx 50. Depuis le 31 décembre dernier, le CAC 40 s’est apprécié de près de 25 % et le Daxx allemand de 25,2 %, et cela malgré le ralentissement de l’économie européen.
Sur le plan macroéconomique, la confiance du consommateur américain s’est améliorée en ce début de mois. L’indice établi par l’Université du Michigan progressant de 0,2 point à 95,7, son meilleur niveau depuis juillet, contre une stabilisation à 95,5 attendue. La composante des attentes progresse quant à elle de 1,7 point à 85,9, marquant également un plus haut de quatre mois.
Le taux sur les Obligations Assimilables du Trésor français à 10 ans sont repassés en territoire positif en ce début novembre, une première depuis le mois de juillet dernier. Cette remontée n’est pas spécifique à la France ; elle affecte toutes les dettes souveraines. Elle s’explique par le retour des investisseurs sur les marchés actions avec l’atténuation des tensions commerciales, la possible sortie négociée du Royaume-Uni et la publication de plusieurs indicateurs économiques rassurants. En zone euro, les derniers résultats des enquêtes PMI auprès des directeurs d’achat révèlent une amélioration de l’activité dans le secteur privé en octobre. Ce retour vers les actions provoque, par ricochet, une hausse des taux d’intérêt. Le taux de l’OAT s’élevait à 0,02 % bien loin du 0,7 % de la fin décembre 2018. Cette remontée des taux sur le marché des dettes souveraines n’a pas empêché l’Etat français de placer pour plusieurs d’euros des OAT à 10 ans à -0,2 %.
Au mois de septembre, la croissance des crédits à l’habitat aux particuliers a été de 6,6 % (contre 6,5 % en août), tandis que celle des prêts à la consommation s’est élevée à 6,2 %, après 5,6 %.
À 21,7 milliards d’euros, la production mensuelle de crédits à l’habitat est au-dessus de sa moyenne des 12 derniers mois (19,0 Mds). La part des renégociations dans les crédits nouveaux se maintient à 23,6 % en septembre (après 24,6 % en août et 17,5 % en septembre 2018). Fin septembre, l’encours des crédits à l’habitat a atteint 1 060 milliards d’euros sur un total de 1 280 milliards d’euros.
Les taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux ont encore baissé pour atteindre 1,27 % en ce qui concerne les prêts à l’habitat à long terme à taux fixe en septembre, après 1,31 % en août et pour les crédits à la consommation (3,55 %, après 3,83 %).
Les pouvoirs publics réfléchissent sur l’adoption de mesures afin d’éviter un surendettement des emprunteurs et protéger la rentabilité des banques.
Parmi les pistes à l’étude, figure celle consistant à limiter le taux d’effort qui correspondant à la part des revenus consacrés au remboursement de l’emprunt et aux charges qui y sont liées. « Une pratique habituelle de marché consiste à le limiter à 33 %, mais ce n’est pas juridiquement contraignant », indique le Haut Comité de la Stabilité Financière (HCSF). Si ce taux se situe à 30 % en moyenne, il atteint 35 % pour 25 % des nouveaux crédits, Sa limitation pèserait sur les primo-accédants et sur les jeunes ménages.
Le HCSF réfléchit également à la limitation des renégociations de crédits qui favorise la baisse des taux. Pour cela, il pourrait agir sur le montant du rachat de crédit qui est aujourd’hui limité à 3 % du capital restant dû, plafonné à 6 mois d’intérêt.
Le taux d’usure pourrait être relevé pour permettre aux banques de proposer des taux plus élevés. Jusqu’au 31 décembre, il est fixé à 2,77 % pour un emprunt à taux fixe d’une durée d’au moins 20 ans (2,67 % en dessous de 20 ans).
Une autre solution consisterait à instituer un taux plancher. Les banques ne pourraient pas descendre trop bas. Le risque serait que ce taux devienne celui du marché et supprime toute concurrence.
Au mois de septembre, selon la Banque de France, le taux de croissance de l’endettement des sociétés non financières a été de 6,1 % sur un an. Le taux de croissance du financement bancaire s’est élevé à 6,4 % en rythme annuel, après 7,2 % le mois précédent. Le taux de croissance annuel du financement de marché s’établit à 5,7 %, après 5,8 % en août.
Après plusieurs mois consécutifs de baisse, le coût moyen à 5 ans du financement de marché croît de 16 points de base en septembre et atteint 0,62 %.

Au mois de septembre, selon la Banque de France, le taux de croissance de l’endettement des sociétés non financières a été de 6,1 % sur un an. Le taux de croissance du financement bancaire s’est élevé à 6,4 % en rythme annuel, après 7,2 % le mois précédent. Le taux de croissance annuel du financement de marché s’établit à 5,7 %, après 5,8 % en août.
Après plusieurs mois consécutifs de baisse, le coût moyen à 5 ans du financement de marché croît de 16 points de base en septembre et atteint 0,62 %.

Le Gouvernement a décidé de privatiser la Française des Jeux qui est le deuxième opérateur de jeux en Europe et le quatrième au niveau mondial. La Française des Jeux peut compter sur 25 millions de joueurs. Les mises de jeu ont atteint 15,8 milliards d’euros en 2018. 10,7 milliards d’euros ont été redistribués aux joueurs. L’entreprise a contribué sous formes de taxes à hauteur de 3,3 milliards d’euros au budget de l’État. Ses bénéfices ont atteint en 2018 170 millions d’euros. 138 millions ont été versés sous forme de dividendes dont 100 millions à l’État. La Française bénéficie d’un champ d’activité à priori protégé et réglementé. Elle a reçu une licence pour exercer sa mission.
La privatisation de la Française des Jeux est un symbole. Société de services aux bénéfices récurrents, cette dernière a la possibilité d’attirer un grand nombre d’actionnaires. Elle intervient au moment où les taux bas obèrent le rendement des fonds euros et des livrets d’épargne.
Une entreprise atypique
La Française des Jeux est dans la série de privatisation qu’a connue la France depuis 1986 très atypique. Son activité est très réglementée et bénéficie d’un monopole.
La Française des Jeux partage avec le PMU le monopole des jeux d’argent en France. Sa première activité est constituée par les jeux de loterie, la seconde étant les paris sportifs dont les mises ont atteint en 2018 3,04 milliards d’euros, en hausse de 21 % par rapport à 2017 grâce à la Coupe du Monde. Les jeux de loterie ont engendré 12,8 milliards d’euros de mise. Les jeux n’échappent pas au processus de digitalisation. Les mises collectées en ligne ont représenté, en 2018, 2,4 milliards d’euros, soit 15 % des mises. Les paris sportifs connaissent la plus forte progression en particulier pour les mises en ligne avec une augmentation de 60 % en 2018. L’effet « coupe du monde » explique ce bond. La Française des jeux peut s’appuyer sur un réseau de 30 000 détaillants qui sont présents sur l’ensemble du territoire.
Une longue histoire
La Française des Jeux a succédé, en 1976, à la Loterie nationale française, créée par décret de l’article 136 de la loi de finances du 22 juillet 1933 afin de venir en aide aux invalides de guerre, aux anciens combattants et aux victimes de calamités agricoles. Cette dernière est l’héritière de la Loterie royale de France gérée par l’Administration générale des loteries.
Lors d’une campagne en Italie, François 1er découvre la loterie comme moyen de financement de l’État. Il décide d’instituer cette pratique en France. La première loterie autorisée par le Roi date de 1539. La loterie se nomme alors « blanque », de l’italien « blanca » (blanche) d’après la couleur des billets où seuls ceux en noir, parmi les billets blancs distribués, sont gagnants. La blanque connaît peu de succès. Elle est interdite durant deux siècles ou simplement tolérées dans le meilleur des cas. Son retour intervient à la fin du XVIIe siècle avec la Loterie de l’Hôtel de Ville à Paris, qui permettait de payer les rentes des emprunts contractés par la ville, lorsqu’elle était à court d’argent. Le régime royal autorise dans certaines limites les loteries religieuses pour permettre à certaines congrégations en difficulté de trouver des revenus complémentaires. À Paris, l’église Saint-Sulpice, l’église Sainte-Geneviève, et le futur Panthéon de Paris ont été financés en ayant recours aux loteries. Les loteries de l’Hôtel de ville à Paris servent également à financer la restauration des monuments. La Loterie du Patrimoine de Stéphane Bern s’inscrit dans ce lointain lignage.
Face au développement des loteries et des sommes de plus en plus importantes qu’elles mobilisent, au cours du XVIIe siècle le pouvoir royal décide d’en prendre le contrôle. Il renforce également son arsenal juridique contre les tricheurs et les faussaires. La gradation des peines est révélatrice des relations difficiles que l’État a avec l’ordre religieux et avec les collectivités locales. Ainsi, les sanctions sont modérées dans le cas d’une tricherie à une loterie religieuse, sévère dans le cas d’une loterie semi-publique comme celle de l’Hôtel de ville, allant jusqu’aux galères dans le cas des loteries d’État.
La prédominance de l’État central intervient au milieu du XVIIIe siècle, avec la création en 1757 de la loterie de l’École Militaire. Cette loterie a vocation à faciliter la construction de l’École militaire, à la gloire de Louis XV sans peser sur les caisses de l’État. En 1776, cette loterie est transformée en Loterie Royale de France qui peut s’appuyer sur Administration générale des loteries. L’État s’attribue de la sorte un monopole qui, à la veille de la Révolution française, lui procure entre 5 et 7 % de ses revenus.
Les philosophes des lumières sont plutôt opposés aux jeux de hasard et à la loterie. Ces derniers sont accusés de favoriser le vice, la cupidité, le crime et la pauvreté. Talleyrand est à l’origine d’un pamphlet (Des loteries, 1789) d’une virulence extrême contre les loteries. La loterie est supprimée en 1792 par les députés révolutionnaires, mais réapparaît dès 1799, à l’initiative de Bonaparte pour financer ses campagnes militaires.
Les loteries connaissent un nouvel essor après la crise de 1929. Les problèmes de financement des États incitent à y recourir. C’est ainsi qu’intervient le premier tirage de la Loterie Nationale au Trocadéro à Paris le 7 novembre 1933. Le premier gagnant, Paul Bonhoure, reçoit la somme de 5 000 000 de francs (correspondant à 3,5 millions d’euros d’aujourd’hui). Les associations d’anciens combattants et les Gueules cassées sont associés dès 1935 en tant qu’émetteurs des jeux. Lors de la création de la Française des Jeux, ils en deviendront actionnaires.
La Loterie est une activité qui demeure à autorisation annuelle. Elle est ainsi reconduite chaque année par les lois de finances. En 1938, une tentative de suppression est sur le point d’aboutir mais les associations d’anciens combattants parviennent à sauver la loterie nationale. Malgré les pénuries de papier, l’irrégularité des trains, les défaillances postales ou les tracasseries des autorités allemandes pendant la seconde Guerre mondiale, les tirages de la loterie nationale se poursuivent salle Pleyel à Paris.
Avec le lancement du tiercé, en 1954, par le PMU, les jeux de loterie périclitent obligeant les émetteurs à se regrouper en 1974 au sein d’un Groupement d’intérêt économique pour lancer deux ans plus tard un nouveau jeu, le Loto. La Loterie Nationale prend alors la forme d’une société d’économie mixte, la Française des Jeux. Sous le contrôle du Ministre chargé du budget, elle dispose du monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur les territoires de la France métropolitaine, de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de la Réunion, de Saint-Barthélemy, de Saint Martin, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de la Polynésie française et de la Principauté de Monaco.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi n°2010-476 du 12 mai 2010, relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne, ses activités de pari en ligne sont ouvertes à la concurrence.
Un groupe présent dans plusieurs secteurs et à l’international
La Française des Jeux est en fait un groupe qui comprend une dizaine de filiales spécialisées dans la gestion des jeux.
Le groupe est à l’origine de plusieurs entreprises à vocation technologique. En novembre 2016, avait été créée la marque commerciale B2B FDJ Gaming Solutions, qui rassemble les offres de services et de technologie en matière de Loterie, de Paris Sportifs et de contenus digitaux de ses deux filiales LotSys et LVS.
LotSys a pour objet le développement, la fabrication, la commercialisation et la fourniture de matériels, de logiciels et de services, en relation avec les jeux de hasard et notamment les terminaux de prises de jeux. À ce titre, elle commercialise des terminaux de jeux et des services liés aux jeux de loterie en partenariat avec Idemia (anciennement dénommée Safran Identity & Security et Morpho).
Basée à Londres, LVS (Laverock Von Schoultz) est une filiale spécialisée dans la création et la distribution de logiciels pour les jeux et paris sportifs en ligne, acquise en 2010 par FDJ. La société fournit notamment les loteries française, israélienne et portugaise.
FDJ est actionnaire en Chine, au travers de la filiales Internationale des Jeux, la Beijing Zhongcaï Printing Co (BZP) spécialisée dans l’impression de tickets de loterie.
Afin de développer le réseau de distribution en métropole et dans les DOM TOM, des filiales spécifiques ont été créées FDP, FDJD et « La Pacifique des Jeux ».
FDP est la filiale de distribution de jeux de loterie et de paris en métropole. Créée en 2013 de la fusion de 14 sociétés de distribution, elle a repris plus de 60 secteurs anciennement exploités par les courtiers-mandataires
FDJ Développement et La Pacifique des Jeux sont en charge de la commercialisation Outre-Mer. FDJ Développement assure l’animation et le pilotage commercial du réseau dans les départements des Antilles/Guyane (Martinique, Guadeloupe et Guyane). La Pacifique des Jeux assure l’exploitation des jeux de hasard en Polynésie française,
Le Groupe comprend plusieurs filiales en charge de la communication. FDJ STUDIOS, est en charge de la gestion des émissions TV. Les décors, les supports utilisés par le réseau, les opérations marketing et le suivi des gagnants relèvent de FDJ ÉVÈNEMENTS.
La Française des Jeux est présente à l’international avec la création avec la loterie d’État portugaise, de la National Lotteries Common Services (NLCS) dont la mission est de rassembler les loteries qui mettent en commun leurs compétences et leurs moyens en matière de paris sportifs. La Française des Jeux a pris une participation dans la société Services aux Loteries en Europe qui prend en charge les opérations communes du jeu Euro millions
Le passage au privé de l’entreprise
Avant la procédure de privatisation, le capital de la Française des Jeux se répartit de la manière suivante :
Pour pouvoir justifier de son monopole dans les jeux de loterie, la Française des Jeux doit acquitter une licence de 380 millions d’euros. Le coût de cette licence ne devrait pas obérer le résultat de l’entreprise et le versement des dividendes.
La Française des Jeux constitue une bonne valeur de fond de performance. Elle devrait être déconnectée des mouvements erratiques en raison de la solidité de son chiffre d’affaires. Ses bénéfices ne sont pas prolifiques mais récurrents ce qui constitue un gage de sécurité pour les actionnaires. La remise en cause du monopole sur les jeux de loteries nationales (le loto) est un des rares risques auquel pourrait être confrontée la Française des Jeux. En l’état actuel, l’action de cette entreprise ne devrait pas connaître le même sort que celle d’EDF. C’est pour cette raison que le Gouvernement entend utiliser cette privatisation pour relancer l’idée de l’actionnariat populaire au sein du pays.
La valorisation de l’entreprise devrait se situer entre 2 et 3 milliards d’euros. Les actions seront émises entre 16,5 et 19,90. Une décote de 2 % est prévu pour les particuliers et une action gratuite pour 10 actions achetées sous réserve de les conserver 18 mois. L’opération de privatisation est censée durer jusu’au 20 novembre.
Au mois de septembre, la croissance des crédits à l’habitat aux particuliers a été de à 6,6 % (contre 6,5 % en août), tandis que celle des prêts à la consommation s’est élevé à 6,2 %, après 5,6 %.
A 21,7 milliards d’euros, la production mensuelle de crédits à l’habitat est au-dessus de sa moyenne des 12 derniers mois (19,0 Mds). La part des renégociations dans les crédits nouveaux se maintient à 23,6 % en septembre (après 24,6 % en août et 17,5 % en septembre 2018). L’encours des crédits à l’habitat a atteint à fin septembre 1060 milliards d’euros sur un total de 1280 milliards d’euros.
Les taux d’intérêt moyen des crédits nouveaux a encore baissé pour atteindre en ce qui concerne les prêts à l’habitat à long terme à taux fixe 1,27 % en septembre, après 1,31 % en août et pour les crédits à la consommation (3,55 %, après 3,83 %).
Les pouvoirs publics réfléchissent sur l’adoption de mesures afin d’éviter un surendettement des emprunteurs et protéger la rentabilité des banques.
Parmi les pistes à l’étude, figure de limiter le taux d’effort qui correspond à la part des revenus consacrés au remboursement de l’emprunt et aux charges qui y sont liées. « Une pratique habituelle de marché consiste à le limiter à 33 %, mais ce n’est pas juridiquement contraignant », indique le Haut Comité de la Stabilité Financière (HCSF). Si en moyenne, il se situe à 30 %; pour 25 % des nouveaux crédits, il est de 35 %. Sa limitation pèserait sur les primo-accédants et sur les jeunes ménages.«
Le HCSF réfléchit également à la limitation des renégociations de crédits qui favorise la baisse des taux. Pour cela, il pourrait agir sur le montant du rachat de crédit qui est aujourd’hui limité à 3 % du capital restant dû plafonné à 6 mois d’intérêt.
Le taux d’usure pourrait être remonté pour permettre aux banques de proposer des taux plus élevés. Jusqu’au 31 décembre, il est fixé à 2,77 % pour un emprunt à taux fixe d’une durée d’au moins 20 ans (2,67% en dessous de 20 ans)«
Une autre solution consisterait à instituer un taux plancher. Les banques ne pourraient pas descendre trop bas. le risque serait que ce taux devienne celui du marché et supprime toute concurrence.
Avec les bons résultats de l’emploi aux Etats-Unis publiés vendredi 1er novembre, la baisse des taux décidés par la FED le 30 octobre , les indices « actions » restent bien orientés à l’exception du Footsie londonien.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 1er novembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 761,89 | +0,69 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 27 347,36 | +1,44 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 386,40 | +1,74 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 961,05 | +0,52 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 302,42 | -0,30 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 623,74 | -0,03 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 22 850,77 | +0,22 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 958,20 | +0,11 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (19 heures) | -0,069 % | +0,003 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (19 heures) | -0,383 % | -0,013 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (19 heures) | 1,733 % | -0,072 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (19 heures) | 1,1164 | +0,76 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (19 heures) | 1 508,148 | +0,26 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (19 heures) | 61,740 | -0,36 % | 52,973 |
Pas d’octobre noir pour les marchés en 2019. À l’exception de Londres, les principaux indices « actions » ont progressé durant le mois dernier mois leur permettant d’atteindre des niveaux record sur l’année. La détente constatée sur plusieurs fronts de tension au mois d’octobre a fait le bonheur des actionnaires. Les craintes d’une récession généralisée et, en particulier, aux États-Unis se sont estompées tout comme la menace d’un hard-Brexit. En revanche, il reste difficile de se faire une idée précise sur l’évolution des relations commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les autorités chinoises ont durci le ton en fin de semaine en n’entendant pas céder aux exigences de Washington en matière de réformes structurelles (subventions aux entreprises exportatrices, transferts forcés de technologies). Elles jugent la personnalité de Donald Trump « trop impulsive » ce qui constitue à leurs yeux un frein à la signature d’un accord complet. Elles pourraient attendre l’évolution de la procédure d’impeachment ou les élections. Elles estiment que le Président américain aura besoin d’un accord avant de se présenter devant les électeurs. Par ailleurs, le Gouvernement chinois a une notion du temps différente de celle des occidentaux. La temporisation fait partie des règles du jeu. Du côté américain, mercredi 30 octobre, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a déclaré que les États-Unis devaient s’opposer au Parti communiste chinois en raison de sa volonté de dominer le monde. Le dossier est donc loin d’être clos.
Consulter les résultats des indices
boursiers du mois d’octobre
sur le site du Cercle de l’Epargne
Les 27 pays de l’Union européenne ont donné leur feu vert lundi 28 octobre pour accorder un report de la date de sortie du Royaume-Uni jusqu’au 31 janvier 2020. Les représentants français ont endossé la position des faucons quand ceux d’Europe du Nord se montraient plus conciliants. Une position médiane a été retenue. « Les 27 se sont accordés pour accepter la demande du Royaume-Uni pour un report flexible du Brexit jusqu’au 31 janvier 2020 », a indiqué le Président de la Commission de Bruxelles. Le Royaume-Uni a la possibilité de quitter l’Union au 30 novembre ou au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances. Cependant, la décision de procéder à des élections législatives anticipées le 12 décembre prochain rend improbable une sortie avant la fin de l’année.
Mercredi 30 octobre, la FED, la banque centrale américaine a abaissé une troisième fois ses taux depuis le mois de juillet 2019. Son principal taux directeur évoluera désormais dans une fourchette de 1,50 à 1,75 %. Cette baisse avait été anticipée par les investisseurs des marchés financiers. Selon les déclarations du Président de la FED, Jerome Powell, la politique monétaire est « au bon niveau ». Compte tenu des taux d’inflation et de croissance ou de celui de l’emploi, la situation de l’économie américaine ne semble pas justifier une décrue massive des taux. Le taux d’inflation sous-jacent (hors prix des produits énergétiques et alimentaires) a été de 2,4 % en septembre. Le taux d’inflation globale est de 1,7 point. Le taux annuel de la croissance américaine est certes au troisième trimestre en retrait mais ne témoigne pas de l’arrivée prochaine d’une récession. Il s’est élevé à 1,9 %. Au sein du Conseil de politique monétaire, plusieurs membres étaient hostiles à une nouvelle baisse des taux. Parmi ceux-ci, le Président de la Réserve fédérale de Boston, Eric Rosengren qui craint que des taux bas incitent les ménages et les entreprises à s’endetter davantage.
La baisse des taux par la FED est un peu un solde de tout compte avant l’ouverture de la période électorale en 2020. Son Président qui depuis des mois doit faire face aux propos peu amènes de Donald Trump a certainement voulu adresser un message conciliant. Le Président américain estime de son côté que la FED doit réduire ses taux afin de s’aligner sur le comportement des autres grandes banques centrales, celles de la zone euro, du Canada, d’Australie, du Japon ou de Chine. Actuellement empêtré par la procédure d’impeachment, Donald Trump pourrait moins s’immiscer dans les dossiers de politique monétaire qu’auparavant ce qui ne l’empêchera pas néanmoins de faire pression à l’occasion de la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la FED prévue les 10 et 11 décembre 2019.
Sur l’ensemble de l’année, le taux d’inflation devrait être proche de 1 % conduisant en cas de respect de la nouvelle formule, à abaisser le taux du Livret A à 0,5 % à compter du 1er février 2020, contre 0,75 % actuellement. Le 1er février 2020 marque la fin de la période de gel décidé en 2017 par le Gouvernement après sa décision de réduire de 5 euros les Allocations personnalisées au logement (APL) et l’application pour la première fois de la nouvelle formule de calcul du taux du Livret A. En vertu de celle-ci, le taux est désormais égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à trois mois, avec un arrondi calculé au dixième de point le plus proche, sans pouvoir être inférieur à 0,5 %.
La rémunération du Livret A est, dans un contexte de taux négatifs, anormale même si les épargnants ne l’estiment pas ainsi. En effet, l’écart avec le rendement des livrets ordinaires atteint 0,5 point sachant que ces derniers sont tirés vers le haut par les taux des livrets réglementés. Le Livret A est un produit coûteux pour les établissements financiers qui le gèrent. Son coût est égal au taux de rendement 0,75 % auquel il faut ajouter les frais de collecte et de gestion qui atteignent 0,3 point, soit au total plus d’un point. Les ressources permettant de rémunérer le Livret A sont de leur côté en baisse. Elles proviennent de deux canaux. Le premier est constitué des intérêts des prêts accordés aux organismes gérant le logement social et de ceux réalisés au profit des collectivités ainsi qu’au profit de l’économie sociale et solidaire. Le deuxième canal de financement correspond aux intérêts des placements financiers, essentiellement constitués de titres du Trésor (bons du Trésor et obligations). Or, les intérêts des prêts immobiliers sont orientés à la baisse quand ceux des titres financiers sont en-dessous de zéro. La Caisse des Dépôts et Consignation qui gère la partie centralisée du Livret, 60 % de l’encours, bénéficie certes des placements du passé qui étaient mieux rémunérés que ceux d’aujourd’hui, mais au fil des années, cette situation s’altère irrémédiablement. Si la raison conduit donc à la baisse des taux de rendement de l’épargne réglementée, la logique politique pourrait amener au statu quo. En effet, l’éventuelle diminution du taux pourrait buter sur l’obstacle des élections municipales prévues au mois de mars 2020.
Si la fixation des taux de l’épargne réglementée est une question éminemment politique, elle est moins sujette à polémique pour les livrets règlementés. Il y a encore quelques années, les banques et en particulier celles en ligne faisaient montre de surenchère en proposant des livrets à taux dopés. Aujourd’hui, la raison est à la décrue. Selon la Banque de France, le taux de rémunération moyen des livrets ordinaires était, en septembre, de 0,22 %. Dans les prochains mois, ce taux devrait fortement diminuer. Plusieurs banques se sont lancées dans des révisions en forte baisse. Depuis le 1er novembre 2019, le Livret d’Epargne Orange de ING est de 0,03 %. Néanmoins, un taux de 1 % est appliqué sur les deux premiers mois dans la limite de 50 000 euros dépôt pour toute ouverture d’un compte courant. Le Livret Orange Bank est désormais rémunéré à 0,3 % contre 0,5 % auparavant. Le taux était de 1 % au début de l’année 2019. À compter du 1er novembre 2019, le taux de rémunération annuel du Livret d’épargne Hello+ est de 0,10 % pour la tranche de 0 à 49 999 euros, de 0,15 % pour la tranche de 50 000 à 99 999 euros et de 0,20 % pour la tranche supérieure ou égale à 100 000 euros. Seul le livret Distingo de PSA banque offre encore un taux élevé sous certaines conditions. Ainsi un taux de 3 % pour deux mois était proposé jusqu’au 15 novembre sous réserve d’un solde minimum de 20 000 euros maintenu entre le 1er décembre 2019 et le 31 janvier 2020 sur le livret. Au-delà de deux mois, le taux est abaissé à 0,8 %. Le Livret Zesto de RCI Bank (Renault) est, de son côté, rémunéré à 0,9 % contre 1 % en début d’année. Les filiales financières des constructeurs automobiles continuent à proposer des rémunérations au-dessus de la moyenne du marché afin de disposer de ressources pour réaliser des prêts aux acheteurs de voitures. En qui concerne les rémunérations des livrets ordinaires, les taux indiqués au-dessus sont brut de fiscalité. Après application du prélèvement forfaitaire unique, le rendement est inférieur à celui de l’épargne réglementée.
Octobre a toujours une résonance particulière pour les investisseurs « actions » qui ont en mémoire la crise de 1929 ou celle de 1987. Le dixième mois de l’année est souvent propice à des corrections. Tel ne fut pas le cas en 2019. A l’exception de l’indice londonien, tous les grands indices sont en hausse. La bourse britannique est évidemment soumise aux incertitudes entourant le Brexit qui était censé prendre forme le 31 octobre. La situation s’est n »anmoins éclaircie avec la possible ratification de l’accord modifié avec au mois de décembre des élections législatives. Les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis demeurent mais le fil de la négociation n’est pas rompue. Sur le plan de la conjoncture, le ralentissement économique est confirmé mais le scénario catastrophe avec une récession à la clef est pour le moment abandonné.

Le taux d’inflation est, selon les premières données d’octobre de l’INSEE, désormais nettement inférieur à 1 % en France. En effet, sur un an, les prix à la consommation n’auraient augmenté que +0,7 % en octobre, après +0,9 % le mois précédent. Cette baisse de l’inflation résulterait d’un repli des prix de l’énergie et d’un ralentissement de ceux de l’alimentation. Les prix des produits manufacturés baisseraient moins qu’en septembre et l’inflation dans les services serait inchangée.
Sur un mois, les prix à la consommation reculeraient de 0,1 %, après une baisse de 0,3 % en septembre. Les prix de l’énergie seraient stables, la hausse des prix des produits pétroliers étant compensée par une baisse accentuée du prix du gaz. Ceux des services baisseraient à peine, après une nette contraction en septembre. Enfin, les prix de l’alimentation reculeraient au même rythme que le mois précédent et ceux des produits manufacturés ralentiraient.
Sur un an, l’indice des prix à la consommation harmonisé ralentirait à +0,9 %, après +1,1 % en septembre. Sur un mois, il baisserait de 0,1 %, après −0,4 % le mois précédent.
Avec un tel d’inflation, le taux d’inflation devrait être proche de 1 % sur l’ensemble de l’année ce qui devrait provoquer le passage à 0,5 % du taux du Livret A au 1er février 2020, en application de la nouvelle formule après la période de deux ans de gel du taux qui avait été décidé par le Gouvernement en 2017.
Selon la Banque de France, le taux de rémunération des livrets ordinaires était de 0,22 % en septembre. En ce qui concerne le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires, il est resté inchangé en septembre 2019 à 0,59 %, en baisse de 6 points de base sur un an (après 0,65 % en septembre 2018). C’est principalement l’évolution de la rémunération des comptes à terme à plus de deux ans qui détermine, jusqu’à présent, l’érosion modérée de la rémunération globale des dépôts depuis un an: – 5 points de base pour les ménages, -6 points pour les sociétés non financières.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a)
| sept- 2019 | juil- 2019 | août-2019 (e) | sept- 2019 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,59 | 0,60 | 0,59 | 0,59 |
| Ménages | 0,84 | 0,85 | 0,84 | 0,84 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,03 | 0,02 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,74 | 0,76 | 0,74 | 0,74 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,35 | 1,40 | 1,38 | 1,35 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,78 | 0,78 | 0,78 | 0,78 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,22 | 0,22 | 0,22 | 0,22 |
| – plan d’épargne-logement | 2,66 | 2,66 | 2,65 | 2,66 |
| SNF | 0,23 | 0,24 | 0,23 | 0,23 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,11 | 0,10 | 0,10 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,22 | 0,22 | 0,23 | 0,22 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,18 | 1,21 | 1,19 | 1,18 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,42 | -0,37 | -0,41 | -0,42 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,31 | -0,54 | -0,70 | -0,63 |
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés.
Le taux de croissance a été de 0,3 % au 3e trimestre en France comme lors des deux trimestres précédents. La croissance du mois de juillet à septembre a bénéficié d’une légère reprise de la consommation qui a compensé la moindre progression de l’investissement. Le commerce extérieur du fait d’une forte augmentation des importations a contribué de manière négative à la croissance du PIB.
Le taux de croissance annuel devrait se situer entre 1,2 et 1,4 % en 2019. Elle sera inférieure à celle de l’année 2017. Dans un contexte compliqué, la France s’en sort mieux que nombre de ses partenaires. Elle est moins touchée que l’Allemagne par le ralentissement du commerce international et la fin du cycle industriel du fait du caractère plus tertiaire de son économie. La résilience de cette dernière repose également sur le niveau élevé des dépenses publiques.

Avec l’instauration du prélèvement à la source depuis le 1er janvier 2019, un dispositif spécifique de déduction s’applique cette année pour versements sur les produits d’épargne retraite individuels comme le PERP, le Prefon ou le COREM. Pour les épargnants ayant versé moins en 2018 qu’en 2017 sur leurs produits d’épargne retraite, la déduction sera calculée sur la moyenne des versements de 2018 et 2019. Si un titulaire de PERP a versé 10 000 euros en 2017 puis 5000 euros en 2018 et enfin 10 000 euros en 2019. La déduction fiscale sera calculée sur la base d’un versement de 7500 euros pour cette année. En revanche, ceux qui n’auront rien versé en 2017 ne seront pas pénalisés. Il en est de même pour les épargnants qui ont décidé de souscrire un produit d’épargne retraite cette année. Dans ces deux cas toutes les sommes versées, d’ici le 31 décembre, seront déductibles en totalité de leurs revenus imposables, dans la limite de leur enveloppe de déduction de 2019 mais également de celle de 2017, voire de celle de 2018, s’ils ne l’ont pas utilisée ou seulement en partie. Les titulaires de produits d’épargne retraite individuels qui ont maintenus constants leurs versements durant ces deux dernières années ne seront pas touchées.
Pour ceux ont diminué leurs versements en 2018, si seul le critère fiscal compte, ils pourraient avoir intérêt à ne pas effectuer des versements cette année et à ne reprendre leurs versements qu’en 2020. Ils pourront alors utiliser leurs enveloppes de déduction de 2018 et de 2019 puisqu’ils ne les ont pas utilisés ainsi que celle de 2020. Si dans un couple, seul un membre a un plan d’épargne retraite, l’autre peut en souscrire afin d’échapper à la règle instituée dans le cadre de l’année blanche. L’autre option est d’ouvrir un nouveau PER Individuel avant la fin de l’année. La mesure anti-optimisation ne s’applique pas aux versements effectués sur ce nouveau support, commercialisé depuis le 1er octobre dernier.
Au mois d’octobre, selon l’INSEE, la confiance des ménages dans la situation économique est stable, après neuf mois de hausse. À 104, l’indicateur qui la synthétise demeure au-dessus de sa moyenne de longue période (100). La confiance des ménages au regard de son évolution lors de ces dix dernières années se situe à un niveau relativement élevé. Les gains de pouvoir d’achat jouent sans nul doute favorablement tout comme la baisse du chômage.

Le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière passée est stable, mais celui relatif à leur situation financière future perd deux points. Ces deux soldes restent au-dessus de leur moyenne de longue période.
Les ménages semblent selon l’enquête de l’INSEE plus enclin à réaliser des achats importants. L’indicateur augmente légèrement par rapport au mois dernier. Le solde correspondant augmente d’un point et reste nettement au-dessus de sa moyenne. De l’intention au passage à l’acte, un écart s’est créé car les dépenses de consommation n’augmentent que faiblement sur moyenne période.
En octobre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future se détériore nettement. Le solde correspondant baisse de cinq points. Il demeure néanmoins au-dessus de sa moyenne de long terme. Depuis de nombreux mois, les ménages français augmentent leur effort d’épargne. En considérant que leur capacité d’épargne devrait baisser, les ménages peuvent tout à la fois exprimer une angoisse sur l’évolution de la conjoncture ou une volonté de dépenser plus, en particulier à l’occasion des fêtes de fin d’année. La première appréciation semble l’emporter sur la seconde car la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente légèrement. Assez étrangement, ce solde tout en gagnant un point demeure inférieur à sa moyenne de longue période.
Les ménages ont bien conscience que leur pouvoir d’achat s’est amélioré depuis le début de l’année. Ainsi, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie passé en France s’est accru au cours des douze derniers mois augmente de nouveau. Le solde correspondant gagne deux points et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. Cette situation n’est pas amenée à perdurer car ils sont, au mois d’octobre, plus nombreux à considérer que leur niveau de vie futur baissera. Ce jugement explique leur pessimisme sur leurs capacités d’épargne pour l’avenir. Les Français pensent que l’inflation pourrait augmenter dans les prochains mois ce qui nuira à leur pouvoir d’achat.
Ce pessimisme se traduit par un regain d’inquiétude en matière d’emploi. Ainsi, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage augmentent légèrement en octobre. Le solde correspondant regagne un point, après en avoir perdu cinq en septembre comme en août. Il demeure cependant bien au-dessous de sa moyenne de longue période.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 25 octobre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 722,15 | +1,52 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 958,06 | +0,70 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 243,12 | +1,90 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 894,51 | +2,07 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 324,47 | +2,43 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 624,68 | +1,26 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 22 799,81 | +1,37 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 955,86 | +0,09 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,072 % | +0,015 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,370 % | +0,018 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,805 % | +0,076 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1074 | -0,86 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 503,300 | +0,89 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 61,500 | +3,78 % | 52,973 |
Le Brexit est reporté à une date à déterminer. Après l’adoption de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sous réserve d’examen par les députés britanniques, la possible convocation prochaine des électeurs et la décision des 27 Etats membres de reporter le Brexit, la question du calendrier du départ du Royaume-Uni reste en suspens. Néanmoins, les probabilités d’un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne a augmenté, ce qui ne peut que satisfaire les investisseurs.
En cette fin de mois d’octobre, la Bourse de Paris a dépassé la barre des 5700 points pour atteindre un de ses plus hauts de l’année, qui sont aussi ses meilleurs niveaux enregistrés depuis décembre 2007, juste avant la grande crise financière. Le Cac 40 a fini la semaine à 5.722,15 points, dans de faibles volumes. L’indice a été notamment porté par les bons résultats du secteur du luxe et par Michelin qui dans un marché difficile, réussit à compenser les baisses des ventes en volume par des hausses de prix. Tous les indices actions ont terminé la semaine en hausse, la palme revenant sans surprise au Footsie londonien.
Aux Etats-Unis, le ralentissement économique se manifeste à travers d’une contraction des bénéfices ce qui est une première depuis plus de trois ans se confirme. Cette baisse est constatée dans les données agrégées des entreprises qui ont publié leurs résultats trimestriels. En prenant en compte les programmes de rachats d’actions, les bénéfices par action ressortent en légère hausse (+3% environ).
Etats-Unis ou la tentation de la facilité budgétaire
Le déficit public au sein de la zone euro est nettement inférieur à 1 % du PIB et tend à se réduire d’année en année quand dans le même temps, le Président Donald Trump met en œuvre une politique de laxisme budgétaire. Ainsi, pour l’exercice qui s’est terminé fin septembre, le déficit a atteint 984 milliards de dollars, selon les données publiées par le département du Trésor. Ce déficit équivaut à 4,6 % du PIB. En un an, il a augmenté de 26 %. Il reste néanmoins inférieur à son record de 2012 (1 100 milliards de dollars). Il y a sept ans, le gouvernement américain gérait encore la sortie de crise à travers des mesures de soutien à l’économie sans précédent. La situation est tout autre en 2019 après dix ans de croissance et avec un taux de chômage historiquement bas.
Si les recettes ont progressé de 4 % grâce notamment aux majorations des droits de douane, les dépenses ont connu une hausse encore plus vive de 8 %. Les pensions de retraites et les frais d’assurance santé pour les plus pauvres (Medicaid) et les plus âgés (Medicare) ont fortement progressé, notamment pour des raisons démographiques. Le déficit budgétaire s’est également accru par une augmentation du service de la dette, à hauteur de 51 milliards de dollars (+10 %) ainsi que par une hausse des dépenses militaires (+9 %) et de l’aide aux agriculteurs qui souffraient de l’escalade des tarifs douaniers entre la Chine et les Etats-Unis.
Septembre 2019 a dérogé à la règle selon laquelle le neuvième mois de l’année est peu porteur pour l’épargne financière. Traditionnellement, les dépenses de rentrée scolaire, l’impôt sur le revenu et les impôts locaux à acquitter pèsent sur le niveau de la collecte. Cette année, avec la retenue à la source, la suppression pour 80 % de la population de la taxe d’habitation et les gains de pouvoir d’achat non consommés, le Livret A comme l’assurance vie ont connu un début d’automne florissant.
L’assurance vie maintient toujours le cap
Au mois de septembre 2019, l’assurance vie a poursuivi sur sa lancée avec une collecte nette positive de 2,9 milliards d’euros. Elle est supérieure à celle du mois d’août dernier (2,1 milliards d’euros) et à celle de septembre 2018 (700 millions d’euros). Ce bon résultat de septembre a été porté par la collecte brute (12 milliards d’euros) et par la relative modération des prestations (9,1 milliards d’euros), prouvant ainsi que les Français sont toujours en mode « épargne ». Sur les neuf premiers mois de l’année 2019, la collecte nette atteint 22,3 milliards d’euros contre 17,2 milliards d’euros sur la même période en 2018. L’encours de l’assurance vie atteint un niveau record à 1776 milliards d’euros.
Le Livret A près de la barre des 300 milliards d’euros d’encours
Le Livret A, après six années consécutives de décollecte en septembre, a renoué, cette année, avec une collecte positive à hauteur de 1,06 milliard d’euros. Elle avait été négative de 410 millions en septembre 2018. Il faut remonter à 2012, année de relèvement du plafond et en pleine crise des dette souveraines, pour retrouver en septembre, une collecte positive (+190 millions euros en 2012).
Depuis le mois de janvier 2019, la collecte nette atteint, pour le Livret A, 15,77 milliards d’euros contre 10,93 milliards d’euros sur la même période de 2018. Cette collecte permet au Livret A d’espérer enregistrer son meilleur résultat depuis 2012, année qui avait été marquée par le relèvement du plafond. L’encours à fin septembre frôle la barre historique des 300 milliards d’euros au mois de septembre (299,6 milliards d’euros).
Le Livret de Développement Durable et Solidaire a, de son côté, enregistré une décollecte de 40 millions d’euros au mois de septembre. Ce livret qui est depuis son origine, en 1983, distribué par tous les réseaux quand le Livret A ne le fut qu’à partir de 2009. De ce fait, le LDDS est associé aux comptes courants des ménages. Il fluctue de manière plus fine que le Livret A en fonction de l’évolution des dépenses de ces derniers. Le Livret A est considéré comme un produit d’épargne quand le LDDS est utilisé comme une annexe des comptes courants. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte du LDDS reste positive de 3,57 milliards d’euros. L’encours de ce produit est de 111,2 milliards d’euros.
Les produits de taux, inoxydables malgré leur faible rendement
Les livrets réglementés et les fonds euros de l’assurance vie représentent plus de 60 % du patrimoine financier des ménages. Les collectes de septembre confirment la préférence des ménages pour la liquidité et la sécurité. Certes, la part des unités de compte dans la collecte de l’assurance vie a été de 30 % en septembre mais depuis le 1er janvier, elle n’atteint que 24 %.
Progression de l’épargne sur fond de méfiance voire de défiance
Depuis le milieu de l’année dernière, les Français augmentent leur effort d’épargne. Ce phénomène est également constaté à l’étranger. Les signes positifs comme l’amélioration du marché de l’emploi et les gains de pouvoir d’achat n’amènent pas un surcroît de consommation. Cette dernière demeure étale. L’accumulation des menaces (croissance en berne, tensions commerciales sino-américaines, Brexit, dérèglement climatique) semble conduire les ménages à opter pour un comportement de fourmis que de cigales.
Entre effet de précaution et effet d’encaisse
Avec l’augmentation des prix de l’immobilier, les ménages voulant acquérir un logement sont contraints de disposer d’apports personnels plus importants et donc d’épargner en amont davantage. Les taux bas provoquent de manière contre-intuitive une augmentation du taux d’épargne.
L’effet vieillissement
Du fait du vieillissement de la population, une part croissante des ménages est amenée à préparer financièrement sa retraite. Cette motivation est d’autant plus prégnante que le débat sur la future réforme des retraites s’est engagé. 75 % des non-retraités estiment selon l’enquête 2019 du Cercle de l’Épargne/Amphitéa que leurs futures pensions ne leur permettront pas de vivre correctement quand ils seront à la retraite.
Quand trop d’assurance vie en fonds euros devient un problème
Même si la proportion des unités de compte a augmenté en septembre, elle reste très largement minoritaire (24 % sur les 9 premiers mois de l’année). Avec des taux négatifs devenus la règle, la garantie en fonds euros devient un supplice pour les assureurs. Du fait des règles prudentielles en vigueur, cette garantie coûte de plus en plus chère en fonds propres. Elle expose à terme les assureurs à un risque de solvabilité.
Les annonces de plusieurs compagnies d’assurance vie de restreindre l’accès aux fonds euros et d’en limiter le rendement sont intervenues au mois d’octobre. Il conviendra d’analyser les effets de ces déclarations sur les résultats des prochains mois. Naturellement, les épargnants demeurent averses à la prise de risque. Ils sont toujours très sensibles aux variations des marchés financiers.
La réorientation de l’épargne, un chantier toujours en cours
Lors de son intervention au cours de la 11e édition de la Conférence Internationale de la Fédération Française de l’Assurance, vendredi 25 octobre, le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire, a insisté sur la solidité du secteur de l’assurance français qui gère près de 2 800 milliards d’euros d’actifs financiers. Il a tenu à rappeler la pertinence des fonds euros et cela malgré la baisse des taux. Il a simplement souligné que ces fonds ne pourront plus être rémunérés à l’avenir aussi bien qu’ils l’ont été dans le passé. Il a demandé aux assureurs d’être clairs sur le sujet et de « faire preuve de pédagogie envers les épargnants pour les orienter sur des placements correspondant à leurs besoins et leur mentionner que l’époque où l’on pouvait cumuler garantie, liquidité et rendement, s’éloigne progressivement ».
Le Ministre de l’Économie a mis en avant lors de son discours la loi PACTE qui a réformé de fond en comble la législation sur les suppléments d’épargne par capitalisation et qui entend donner un nouveau souffle au fonds eurocroissance. Il a jugé que « le nouvel Eurocroissance prévu par la loi PACTE sera plus simple, flexible, plus lisible pour les assurés ».
Afin de réorienter l’épargne vers les entreprises et notamment vers les entreprises de taille intermédiaire, le Ministre souhaite instamment le développement de l’Union des marchés de capitaux au niveau européen. Il se donne trois ans pour bâtir cette union. À cette fin, la directive Solvency II devra être révisée avec à la clef le renforcement de la supervision des activités transfrontalières et l’allègement de la charge prudentielle liée à la détention des actions par les assureurs.
Depuis René Monory et ses SICAV, en 1978, tous les Ministres de l’Économie ou presque ont tenté de favoriser les placements à long terme sans pour autant remettre en cause les avantages dont bénéficient les produits d’épargne de court terme. En 1983, le Ministre de l’Économie et des Finances, Jacques Delors créa le Compte d’Épargne en Actions (CEA). Durant la première cohabitation de 1986, le CEA laisse la place au Plan d’Épargne Retraite, première mouture avant celui prévu par la loi PACTE de 2019. Ce produit PER est supprimé le 31 décembre 1989 au profit du Plan d’Épargne Populaire qui n’a pas vocation à être investi obligatoirement en actions. Il fut supprimé en 2003 par la loi Fillon sur les retraites qui a institué le PERP et le PERCO. En 1992, le Gouvernement de Pierre Bérégovoy décide la création du Plan d’Épargne en Actions (PEA) qui est un compte titre bénéficiant d’avantages fiscaux. Initialement réservé aux actions françaises, il a été élargi, en 2003, aux actions européennes. En 2014, le PEA-PME fut créé. Toujours dans le rayon des produits visant à inciter les Français à placer leur argent sur les marchés financiers, il faut citer le Contrat d’assurance vie DSK, du nom du Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque. Il s’agit d’un contrat de capitalisation ou un contrat d’assurance vie dans lequel l’épargne est investie à au moins 50 % dans des actions françaises ou européennes dont une part d’au moins 5 % est affectée à des actifs dits risqués. La commercialisation fut arrêtée le 1er janvier 2005 du fait du remplacement de ces contrats par les contrats dits NSK. Les contrats NSK obéissent aux mêmes règles que les DSK néanmoins les seuils d’actions à détenir sont différents. Pour bénéficier de l’exonération totale d’impôt sur le revenu après 8 ans, les sommes investies doivent être placées à au moins 10 % dans des actions d’entreprises dites à risque (actions directes, parts d’OPC à risques, de FCPI ou FIP) et au moins 5 % d’actions non cotées. Ce type de contrat n’est plus ouvert à la souscription depuis le 1er janvier 2014. Pourraient être ajoutés à cette longue liste les Fonds de Commun Placement dans l’Innovation et les Fonds de Placement de Proximité. En 2019, la France compte 4 millions de PEA et trois millions d’
Le Brexit est reporté à une date à déterminer. Après l’adoption de l’accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sous réserve d’examen par les députés britanniques, la possible convocation prochaine des électeurs et la décision des 27 Etats membres de reporter le Brexit, la question du calendrier du départ du Royaume-Uni reste en suspens. Néanmoins, les probabilités d’un accord entre le Royaume-Uni et l’Union européenne a augmenté, ce qui ne peut que satisfaire les investisseurs.
En cette fin de mois d’octobre, la Bourse de Paris a dépassé la barre des 5700 points pour atteindre un de ses plus hauts de l’année, qui sont aussi ses meilleurs niveaux enregistrés depuis décembre 2007, juste avant la grande crise financière. Le Cac 40 a fini la semaine à 5.722,15 points, dans de faibles volumes. L’indice a été notamment porté par les bons résultats du secteur du luxe et par Michelin qui, dans un marché difficile, réussit à compenser les baisses des ventes en volume par des hausses de prix. Tous les indices actions ont terminé la semaine en hausse, la palme revenant sans surprise au Footsie londonien.
Aux Etats-Unis, le ralentissement économique se confirme à travers une contraction des bénéfices, ce qui est une première depuis plus de trois ans. Cette baisse est constatée dans les données agrégées des entreprises qui ont publié leurs résultats trimestriels. En prenant en compte les programmes de rachats d’actions, les bénéfices par action ressortent en légère hausse (+3% environ).
Etats-Unis ou la tentation de la facilité budgétaire
Le déficit public au sein de la zone euro est nettement inférieur à 1 % du PIB et tend à se réduire d’année en année quand, dans le même temps, le Président Donald Trump met en œuvre une politique de laxisme budgétaire. Ainsi, pour l’exercice qui s’est terminé fin septembre, le déficit a atteint 984 milliards de dollars, selon les données publiées par le département du Trésor. Ce déficit équivaut à 4,6 % du PIB. En un an, il a augmenté de 26 %. Il reste néanmoins inférieur à son record de 2012 (1 100 milliards de dollars). Il y a sept ans, le gouvernement américain gérait encore la sortie de crise à travers des mesures de soutien à l’économie sans précédent. La situation est tout autre en 2019 après dix ans de croissance et avec un taux de chômage historiquement bas.
Si les recettes ont progressé de 4 % grâce notamment aux majorations des droits de douane, les dépenses ont connu une hausse encore plus vive de 8 %. Les pensions de retraites et les frais d’assurance santé pour les plus pauvres (Medicaid) et les plus âgés (Medicare) ont fortement progressé, notamment pour des raisons démographiques. Le déficit budgétaire s’est également accru par une augmentation du service de la dette, à hauteur de 51 milliards de dollars (+10 %) ainsi que par une hausse des dépenses militaires (+9 %) et de l’aide aux agriculteurs qui souffraient de l’escalade des tarifs douaniers entre la Chine et les Etats-Unis.
Septembre 2019 a dérogé à la règle selon laquelle le neuvième mois de l’année est peu porteur pour l’épargne financière. Traditionnellement, les dépenses de rentrée scolaire, l’impôt sur le revenu et les impôts locaux à acquitter pèsent sur le niveau de la collecte. Cette année, avec la retenue à la source, la suppression pour 80 % de la population de la taxe d’habitation et les gains de pouvoir d’achat non consommés, le Livret A comme l’assurance vie ont connu un début d’automne florissant.
L’assurance vie maintient toujours le cap
Au mois de septembre 2019, l’assurance vie a poursuivi sur sa lancée avec une collecte nette positive de 2,9 milliards d’euros. Elle est supérieure à celle du mois d’août dernier (2,1 milliards d’euros) et à celle de septembre 2018 (700 millions d’euros). Ce bon résultat de septembre a été porté par la collecte brute (12 milliards d’euros) et par la relative modération des prestations (9,1 milliards d’euros), prouvant ainsi que les Français sont toujours en mode « épargne ». Sur les neuf premiers mois de l’année 2019, la collecte nette atteint 22,3 milliards d’euros contre 17,2 milliards d’euros sur la même période en 2018. L’encours de l’assurance vie atteint un niveau record à 1776 milliards d’euros.
Le Livret A près de la barre des 300 milliards d’euros d’encours
Après six années consécutives de décollecte en septembre, le Livret A a renoué avec une collecte positive à hauteur de 1,06 milliard d’euros en 2019. Elle avait été négative de 410 millions en septembre 2018. Il faut remonter à 2012, année de relèvement du plafond et en pleine crise des dette souveraines, pour retrouver, une collecte positive à pareille époque (+190 millions euros en 2012).
Depuis le mois de janvier 2019, la collecte nette pour le Livret A atteint 15,77 milliards d’euros contre 10,93 milliards d’euros sur la même période de 2018. Cette collecte permet au Livret A d’espérer enregistrer son meilleur résultat depuis 2012, année qui avait été marquée par le relèvement du plafond. L’encours à fin septembre frôle la barre historique des 300 milliards d’euros au mois de septembre (299,6 milliards d’euros).
De son côté, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LLDS) a enregistré une décollecte de 40 millions d’euros au mois de septembre. Depuis son origine en 1983, ce livret est distribué par tous les réseaux quand le Livret A ne le fut qu’à partir de 2009. De ce fait, le LDDS est associé aux comptes courants des ménages. Il fluctue de manière plus fine que le Livret A en fonction de l’évolution des dépenses de ces derniers. Le Livret A est considéré comme un produit d’épargne quand le LDDS est utilisé comme une annexe des comptes courants. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte du LDDS reste positive de 3,57 milliards d’euros. L’encours de ce produit est de 111,2 milliards d’euros.
Les produits de taux, inoxydables malgré leur faible rendement
Les livrets réglementés et les fonds euros de l’assurance vie représentent plus de 60 % du patrimoine financier des ménages. Les collectes de septembre confirment la préférence des ménages pour la liquidité et la sécurité. Certes, la part des unités de compte dans la collecte de l’assurance vie a été de 30 % en septembre mais depuis le 1er janvier, elle n’atteint que 24 %.
Progression de l’épargne sur fond de méfiance voire de défiance
Depuis le milieu de l’année dernière, les Français augmentent leur effort d’épargne. Ce phénomène est également constaté à l’étranger. Les signes positifs comme l’amélioration du marché de l’emploi et les gains de pouvoir d’achat n’amènent pas un surcroît de consommation. Cette dernière demeure étale. L’accumulation des menaces (croissance en berne, tensions commerciales sino-américaines, Brexit, dérèglement climatique) semble conduire les ménages à opter pour un comportement de fourmis plutôt que de cigales.
Entre effet de précaution et effet d’encaisse
Avec l’augmentation des prix de l’immobilier, les ménages voulant acquérir un logement sont contraints de disposer d’apports personnels plus importants et donc d’épargner davantage en amont. Les taux bas provoquent de manière contre-intuitive une augmentation du taux d’épargne.
L’effet vieillissement
Du fait du vieillissement de la population, une part croissante des ménages est amenée à préparer financièrement sa retraite. Cette motivation est d’autant plus prégnante que le débat sur la future réforme des retraites s’est engagé. Selon l’enquête 2019 du Cercle de l’Épargne/Amphitéa, 75 % des non-retraités estiment que leurs futures pensions ne leur permettront pas de vivre correctement quand ils seront à la retraite.
Quand trop d’assurance vie en fonds euros devient un problème
Même si la proportion des unités de compte a augmenté en septembre, elle reste très largement minoritaire (24 % sur les 9 premiers mois de l’année). Avec des taux négatifs devenus la règle, la garantie en fonds euros devient un supplice pour les assureurs. Du fait des règles prudentielles en vigueur, cette garantie coûte de plus en plus chère en fonds propres. Elle expose à terme les assureurs à un risque de solvabilité.
Les annonces de plusieurs compagnies d’assurance vie de restreindre l’accès aux fonds euros et d’en limiter le rendement sont intervenues au mois d’octobre. Il conviendra d’analyser les effets de ces déclarations sur les résultats des prochains mois. Naturellement, les épargnants demeurent averses à la prise de risque. Ils sont toujours très sensibles aux variations des marchés financiers.
La réorientation de l’épargne, un chantier toujours en cours
Lors de son intervention au cours de la 11e édition de la Conférence Internationale de la Fédération Française de l’Assurance, vendredi 25 octobre, le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire a insisté sur la solidité du secteur de l’assurance français qui gère près de 2 800 milliards d’euros d’actifs financiers. Il a tenu à rappeler la pertinence des fonds euros et cela malgré la baisse des taux. Il a simplement souligné que ces fonds ne pourront plus être rémunérés à l’avenir aussi bien qu’ils l’ont été dans le passé. Il a demandé aux assureurs d’être clairs sur le sujet et de « faire preuve de pédagogie envers les épargnants pour les orienter sur des placements correspondant à leurs besoins et leur mentionner que l’époque où l’on pouvait cumuler garantie, liquidité et rendement, s’éloigne progressivement ».
Lors de son discours, le Ministre de l’Économie a mis en avant la loi PACTE qui a réformé de fond en comble la législation sur les suppléments d’épargne par capitalisation et qui entend donner un nouveau souffle au fonds eurocroissance. Il a jugé que « le nouvel Eurocroissance prévu par la loi PACTE sera plus simple, flexible, plus lisible pour les assurés ».
Afin de réorienter l’épargne vers les entreprises et notamment vers les entreprises de taille intermédiaire, le Ministre souhaite instamment le développement de l’Union des marchés de capitaux au niveau européen. Il se donne trois ans pour bâtir cette union. À cette fin, la directive Solvency II devra être révisée avec à la clef le renforcement de la supervision des activités transfrontalières et l’allègement de la charge prudentielle liée à la détention des actions par les assureurs.
Depuis René Monory et ses SICAV, en 1978, tous les Ministres de l’Économie ou presque ont tenté de favoriser les placements à long terme sans pour autant remettre en cause les avantages dont bénéficient les produits d’épargne de court terme. En 1983, le Ministre de l’Économie et des Finances, Jacques Delors, créa le Compte d’Épargne en Actions (CEA). Durant la première cohabitation de 1986, le CEA laissa la place au Plan d’Épargne Retraite, première mouture avant celui prévu par la loi PACTE de 2019. Ce produit PER fut supprimé le 31 décembre 1989 au profit du Plan d’Épargne Populaire qui n’avait pas vocation à être investi obligatoirement en actions. Il fut supprimé en 2003 par la loi Fillon sur les retraites qui institua le PERP et le PERCO. En 1992, le Gouvernement de Pierre Bérégovoy décida la création du Plan d’Épargne en Actions (PEA) qui est un compte titre bénéficiant d’avantages fiscaux. Initialement réservé aux actions françaises, il fut élargi aux actions européennes en 2003. En 2014, le PEA-PME fut créé. Toujours dans le rayon des produits visant à inciter les Français à placer leur argent sur les marchés financiers, il faut citer le Contrat d’assurance vie DSK, du nom du Ministre de l’Économie et des Finances de l’époque. Il s’agit d’un contrat de capitalisation ou un contrat d’assurance vie dans lequel l’épargne est investie à au moins 50 % dans des actions françaises ou européennes dont une part d’au moins 5 % est affectée à des actifs dits risqués. La commercialisation fut arrêtée le 1er janvier 2005 du fait du remplacement de ces contrats par les contrats dits NSK. Les contrats NSK obéissent aux mêmes règles que les DSK néanmoins les seuils d’actions à détenir sont différents. Pour bénéficier de l’exonération totale d’impôt sur le revenu après 8 ans, les sommes investies doivent être placées à au moins 10 % dans des actions d’entreprises dites à risque (actions directes, parts d’OPC à risques, de FCPI ou FIP) et au moins 5 % d’actions non cotées. Ce type de contrat n’est plus ouvert à la souscription depuis le 1er janvier 2014. Pourraient être ajoutés à cette longue liste les Fonds de Commun Placement dans l’Innovation et les Fonds de Placement de Proximité. En 2019, la France compte 4 millions de PEA et trois millions d’actionnaires directs. Le recours aux unités de compte et de parts d’OPC est dominant.
Malgré le ralentissement de la croissance, le nombre de demandeurs poursuit sa lente baisse. En France (y compris départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 616 700 pour la catégorie A. Il diminue de 0,4 % sur le trimestre (-2,4 % sur un an). Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 835 800 en diminution de 0,9 % ce trimestre et de 2,0 % sur un an.
Pour la seule France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle en catégorie A s’élève à 3 364 500. Ce nombre a baissé de 0,4 % au cours du troisième trimestre et de 2,4 % sur un an. Pour l’ensemble des catégories, le nombre de demandeurs d’emploi est de 6 196 800.

En France métropolitaine, le chômage des moins de 25 ans a augmenté au cours du troisième trimestre de 0,7 % quand il a baissé de 0,6 % pour les 25 / 49 ans et de 0,3 % pour les plus de 50 ans. La diminution des emplois aidés et l’arrivée ou le retour sur le marché du travail après la période estivale peuvent expliquer ce surcroît de chômage chez les jeunes. Sur un an, ces trois catégories d’âge enregistrent une décrue du nombre de demandeurs d’emploi (–0,9 % sur un an pour les moins de 25 ans, -3,2 % pour ceux âgés de 25 à 49 ans et -1,3 % pour ceux de plus de 50 ans.
Si la décrue du chômage semble s’inscrire dans la durée, en revanche, l’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi est toujours orientée à la hausse. Elle a atteint e 635 jours au troisième trimestre 2019 (+4 jours par rapport au trimestre précédent). L’obtention d’un emploi est difficile en particulier pour les seniors. 48 % des demandeurs d’emploi sont inscrits à Pôle Emploi depuis plus d’un an. Cette proportion atteint 65 % chez les plus de 50 ans.

L’économie française croît à une petite vitesse mais de manière stable ce qui est plutôt favorable aux créations d’emploi. Par ailleurs, le nombre de départs à la retraite tend à s’amplifier, environ 800 000 pour l’année. Ces deux facteurs combinés ne peuvent que favoriser la décrue du chômage. La demande d’emploi reste forte dans plusieurs secteurs, services de proximité, tourisme, informatique, digital.
Au mois de septembre 2019, l’assurance vie a poursuivi sur sa lancée avec une collecte nette positive de 2,9 milliards d’euros. Elle est supérieure à celle du mois d’août dernier (2,1 milliards d’euros et à celle de septembre 2018 (700 millions d’euros).
Ce bon résultat de septembre a été porté par la collecte brute (12 milliards d’euros) et par la relative modération des prestations (9,1 milliards d’euros), prouvant ainsi que les Français sont toujours en mode « épargne ».
Progrès des unités de compte
Le poids des unités de compte au sein de la collecte du mois de septembre atteint 30 % en nette progression par rapport au mois d’août (21,5 %). Les consignes des compagnies d’assurance pour réduire le poids des fonds euros semble commencer à se faire sentir même si depuis le début de l’année, les unités de compte ne représentent que 24 % de la collecte.
Comme pour le Livret A, l’assurance vie connaît un début d’automne radieux
En septembre, la collecte nette de l’assurance vie est en règle générale faible voire négative. Ce fut le cas à trois reprises lors de ces dix dernières années (2011, 2012 et 2016). Les dépenses liées à la rentrée scolaire, celles liées à l’achat de biens d’équipement pour le logement et les impôts à acquitter expliquaient dans le passé les mauvais résultats de l’assurance vie.
L’instauration de la retenue à la source et la suppression pour 80 % de la population de la taxe d’habitation ont modifié la donne sur le plan fiscal. Les rachats d’automne sont moins importants que les années précédentes.
L’assurance vie en hausse depuis le début d’année
Sur les neuf premiers mois de l’année 2019, la collecte nette atteint 22,3 milliards d’euros contre 17,2 milliards d’euros sur la même période en 2018. L’encours de l’assurance vie atteint un niveau record à 1776 milliards d’euros.
L’épargne comme paratonnerre des multiples angoisses
Depuis le milieu de l’année dernière, les Français augmentent leur effort d’épargne. Ce phénomène est également constaté à l’étranger. Les signes positifs comme l’amélioration du marché de l’emploi et les gains de pouvoir d’achat n’amènent pas un surcroit de consommation. Cette dernière demeure étale. L’accumulation des menaces, croissance en berne, tensions commerciales sino-américaines, Brexit, dérèglement climatique, semblent conduire les ménages à opter pour un comportement de fourmis que de cigales.
Entre effet de précaution et effet d’encaisse
L’assurance vie constitue le placement dédié à la préparation d’achats importants et à celle de la retraite. Avec l’augmentation des prix de l’immobilier, les ménages voulant acquérir un logement sont contraints de disposer d’apports personnels plus importants et donc d’épargner en amont davantage. Les taux bas provoquent de manière contre-intuitive à une augmentation du taux d’épargne.
L’effet vieillissement
Du fait du vieillissement de la population, une part croissante des ménages est amenée à préparer financièrement sa retraite. Cette motivation est d’autant plus prégnante que le débat sur la future réforme des retraites s’est engagé. 75 % des non-retraités estiment selon l’enquête 2019 du Cercle de l’Epargne / Amphitéa que leurs futures pensions ne leur permettront pas de vivre correctement quand ils seront à la retraite.
Quand trop d’assurance vie en fonds euros devient un problème
Même si la proportion des unités de compte a augmenté en septembre, elle reste très largement minoritaire (24 % sur les 9 premiers mois de l’année). Avec des taux négatifs devenus la règle, la garantie en fonds euros devient un supplice pour les assureurs. Du fait des règles prudentielles en vigueur, cette garantie coûte de plus en plus cher en fonds propres. Elle expose à terme les assureurs à un risque de solvabilité.
Les annonces de plusieurs compagnies d’assurance vie de restreindre l’accès aux fonds euros et d’en limiter le rendement sont intervenues au mois d’octobre. Il conviendra d’analyser les effets de ces déclarations sur les résultats des prochains mois. Naturellement, les épargnants demeurent averses à la prise de risque. Ils sont toujours très sensibles aux variations des marchés financiers.
Selon l’institut statistique européen, Eurostat, à la fin du deuxième trimestre 2019, le ratio de la dette publique par rapport au PIB s’est établi à 86,4 % dans la zone euro contre 86,5% à la fin du premier trimestre 2019. Pour l’ensemble de l’Union européenne,, le ratio a diminué, passant de 81,1% à 80,5%. Par rapport au deuxième trimestre 2018, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a baissé tant dans la zone euro (de 87,3% à 86,4%) que dans l’UE (de 81,5% à 80,5%). La dette publique française s’élevait à 99,6 % du PIB à la fin du deuxième trimestre contre 99,7 % au premier. A fin juin 2018, elle atteignait 99 % du PIB. la France aura du mal à éviter le franchissement de la barre des 100 % dans les prochains mois.
Le climat des affaires fléchit légèrement, tout en restant au-dessus de sa moyenne de longue période
Au mois d’octobre, le climat des affaires connait, selon l’INSEE, se dégrade légèrement. L’indicateur, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité marchands, perd un point. A 105, il se situe néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100).
C’est dans l’industrie qui subit de plein fouet le ralentissement du commerce international où le recul est le plus marqué. L’indicateur perd pour ce secteur d’activité trois points. Il est, en revanche, stable dans le bâtiment, les services et le commerce de détail. Dans tous ces secteurs, l’indicateur se situe au-dessus de sa moyenne de longue.
Le climat de l’emploi est stable. L’indicateur qui le synthétise demeure, toujours selon l’INSEE, à 106, au-dessus de sa moyenne de longue période.
L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie qui mesure l’évolution possible de l’économie dans les prochains mois reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable.

Après six années consécutives de décollecte en septembre, le Livret A a renoué, cette année, avec une collecte positive à hauteur de 1,06 milliard d’euros. Elle avait été négative de 410 millions en septembre 2018. Il faut remonter à 2012, année de relèvement du plafond et en pleine crise des dette souveraines, pour retrouver en septembre, une collecte positive (+190 millions euros en 2012).
Depuis le mois de janvier 2019, la collecte nette atteint, pour le Livret A, 15,77 milliards d’euros contre 10,93 milliards d’euros sur la même période de 2018. Cette collecte permet au Livret A d’espérer enregistrer son meilleur résultat depuis 2012, année qui avait été marquée par le relèvement du plafond.
L’encours à fin septembre frôle la barre historique des 300 milliards d’euros au mois de septembre (299,6 milliards d’euros).
Le Livret de Développement Durable et Solidaire a, de son côté, enregistré une décollecte de 40 millions d’euros au mois de septembre de. Ce livret qui est depuis son origine en 1983 distribué par tous les réseaux quand le Livret A ne le fut qu’à partir de 2009. De ce fait, le LDDS est associé aux comptes courants des ménages. Il fluctue de manière plus fine que le Livret A en fonction de l’évolution des dépenses de ces derniers. Le Livret A est considéré comme un produit d’épargne quand le LDDS est utilisé comme une annexe des comptes courants. Sur les neuf premiers mois de l’année, la collecte du LDDS reste positive de 3,57 milliards d’euros. L’encours de ce produit est de 111,2 milliards d’euros.
2019, une collecte positive paradoxale ?
L’année 2019 marque donc une véritable rupture. Jusqu’à maintenant, le neuvième mois de l’année, tout comme octobre, était un mois défavorable au Livret A du fait des contraintes liées à la rentrée. Les dépenses scolaires et les obligations fiscales conduisaient les Français à retirer de l’argent de leur Livret A.
La rupture de 2019 s’explique par la disparition du paiement par tiers de l’impôt sur le revenu avec l’instauration, depuis le 1er janvier 2019, de la retenue à la source. Le dernier tiers constituait pour les ménages qui n’étaient pas mensualisés le versement bien souvent le plus important. La suppression progressive de la taxe d’habitation réduit également les besoins de liquidités.
Ce bon résultat traduit surtout le maintien d’une forte appétence pour l’épargne. Depuis le début de l’année, le taux d’épargne reste à des niveaux élevés, (15 % du revenu disponible brut). Les gains de pouvoir d’achat générés par les mesures prises dans le cadre de la sortie de crise des gilets jaunes tout comme ceux provoqués par la baisse d’inflation ont été, en grande partie, épargnés et non consommés comme en témoignent les résultats de la consommation, étale depuis le milieu de l’année 2018. Les Français s’avèrent prudents voire inquiets vis-à-vis de l’évolution de la situation économique et cela malgré l’amélioration du marché de l’emploi. Les messages anxiogènes sur la conjoncture avec la multiplication des menaces (Brexit, tensions commerciales sino-américaines, tensions avec l’Iran, problèmes en Syrie, etc.) ainsi que ceux concernant le climat incitent les Français à mettre de l’argent de côté.
Quand la baisse des taux fait l’affaire du Livret A
Le résultat de septembre peut apparaître d’autant plus surprenant que le rendement du Livret A est à un niveau historiquement bas, 0,75 % contre 2,25 % en septembre 2012. Les ménages semblent être insensibles à ce faible taux.
Les ménages entendent renforcer leur épargne de précaution. La garantie en capital du Livret A et sa grande liquidité sont plébiscités. La recherche du rendement passe après.
Les taux bas alimentent l’épargne. Les ménages estiment qu’il faut épargner davantage pour arriver à se constituer un montant déterminé de patrimoine (effet d’encaisse). L’argent ne rapportant plus beaucoup, tout repose sur l’effort d’épargne. Par ailleurs, pour les ménages, les taux sont la preuve que le système économique est déréglé et qu’il convient de se protéger.
Avec une collecte positive au mois de septembre, la division de l’année en deux pour le Livret A est remise en cause. Jusqu’à cette année, le premier semestre se caractérisait par une collecte positive quand le second était marqué par des décollectes. Le prochain rendez-vous clef pour le Livret A sera le 1er février avec une éventuelle baisse du taux de rendement. Compte tenu de l’évolution de l’inflation et de la nouvelle formule, le taux devrait passer à 0,5 %. Cette baisse pourrait un mouvement de décollecte comme cela a été constaté lors de ces précédentes baisses. Les ménages mettent, en règle générale de 3 à 6 mois pour s’habituer au nouveau taux.
Selon le compte provisoire de la protection sociale 2018 publié par le Ministère des Solidarités et de la Santé, le poste vieillesse est de loin le premier en matière de dépenses avec 339 milliards d’euros en 2018. Il correspond à 45,8 % du total, les prestations. La progression des dépenses est vive, + 2,4 % en 2018, après +1,7 % par an depuis 2015. Elles contribuent à hauteur de 1,1 point à la croissance globale des prestations de protection sociale. Cette croissance des prestations sociales liées au risque vieillesse est tirée par la hausse des pensions de vieillesse de 2,6 % (après +1,8 % en 2017). Cette évolution est la conséquence de la revalorisation des pensions supérieur en 2018 à 2017. L’augmentation de la population retraitée et celle de l’espérance de vie amplifient ce phénomène. joute un effet volume induit par la hausse du nombre de départs à la retraite.
| Résultats 18 octobre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 636,25 | -0,52 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 770,20 | -0,17 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 089,54 | +0,40 % | 6 583,49 |
| Dow Jones | 26 816,59 | +0,91 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 057,04 | +0,93 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 633,60 | +0,97 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 150,47 | -1,33 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 579,41 | +0,27 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 22 492,68 | +3,18 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 938,14 | -1,19 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,087 % | +0,078 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,388 % | +0,054 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,729 % | -0,024 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,1149 | +1,04 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 491,718 | +0,25 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 59,380 | -2,08 % | 52,973 |
Chine et Royaume-Uni au menu des marchés
La Bourse de Paris a connu une semaine agitée avec une perte de plus de 1% sur les trois dernières séances. Des prévisions de vente décevantes ont contribué aux reculs de certaines valeurs phares comme Renault et Danone.
Sur l’ensemble des places, les investisseurs se sont montrés prudents en attendant l’éventuel dénouement du psychodrame britannique. Les mauvais résultats de la croissance chinoise ont par ailleurs, pesé sur les cours.
Brexit, le pari de Boris Johnson
Le projet d’accord sur le Brexit conclu entre Boris Johnson et la Commission de Bruxelles comporte quelques concessions sur l’Irlande tout en évitant une partition commerciale de l’île. Le mécanisme retenu est assez complexe. L’Irlande du Nord restera alignée sur les normes européennes fixées dans le cadre du marché intérieur communautaire. En revanche, elle fera partie de l’union douanière britannique. Une distinction sera faite en fonction des produits en fonction de leur destination, consommation intérieure à l’Irlande du Nord ou biens entrant dans le cadre de productions susceptibles d’être exportées. Les contrôles, douaniers comme réglementaires, se feront entre l’Irlande du Nord et la Grande Bretagne. Il n’y aura donc pas de retour de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, membre de l’Union.
Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, a indiqué qu’il n’était pas favorable à un nouveau report rejoignant sur ce sujet la position du Premier Ministre britannique. Le vote sur cet accord apparaît incertain. Boris Johnson a besoin de rallier des membres qui figurent dans l’opposition car il ne dispose plus de majorité aux Communes et que le parti unioniste irlandais a annoncé son intention de voter contre le texte.
Boris Johnson en extrémisant les négociations et en indiquant de maintenir la date de sortie au 31 octobre a gagné la moitié de son pari, celui d’obtenir un accord de la part de la Commission. Il lui revient désormais de trouver une majorité faute de quoi les élections législatives pourraient être la prochaine étape de ce psychodrame.
La Chine en phase de décélération
La faible croissance chinoise a confirmé les craintes de ralentissement de l’économie mondiale. La Chine a enregistré une croissance de 6 % de son PIB sur un an au troisième trimestre, la plus faible depuis 1992. La croissance décélère lentement. Elle était de 6,4 % au premier trimestre et de 6,2 % au deuxième. Le pays est confronté au ralentissement de la demande, tant interne qu’externe. Sur le plan intérieur, la Chine après avoir multiplié son PIB par 40 en 30 ans doit faire face à une évolution de son économie qui est de plus en plus tertiaire. Plusieurs déséquilibres liés notamment à l’endettement des collectivités locales pèsent sur l’investissement. Les tensions commerciales avec la Chine ont également miné la composante extérieure. Les exportations ont reculé de 3,2 % au troisième trimestre quand les importations chutaient de 8,5 % par rapport à même période de l’année 2018. Du fait de revalorisation plus faible des salaires et d’un contexte anxiogène, entre septembre 2017 et 2019, les ventes de voitures ont diminué de 17 %. Le pouvoir d’achat des Chinois est par ailleurs amputé par l’augmentation du prix des produits agro-alimentaires et notamment celui du porc provoqué par la peste porcine africaine. Les autorités chinoises ont décidé la mise en œuvre de plusieurs mesures de soutien. La Banque centrale chinoise a ainsi injecté pour 25 milliards d’euros de liquidités. Des programmes d’investissement ont été également lancés. Par ailleurs, la taxe sur les salaires a été abaissée. L’évolution de la conjoncture chinoise dépendra en partie de l’éventuel accord commercial avec les États-Unis qui pourrait intervenir le 11 novembre prochain à l’occasion du sommet de l’Association Asie – Pacifique qui se tient au Chili.
En septembre 2019, l’indice des prix à la consommation s’est contracté de 0,3 % sur un mois contre +0,5 % en août. Ce repli résulte de celui, saisonnier, des prix des services (−1,3 % après +0,4 % en août), et dans une moindre mesure de celui des prix alimentaires (−0,5 % après +0,5 %). En revanche, les prix des produits manufacturés accélèrent (+1,5 % après +0,9 % en août) et ceux de l’énergie augmentent de 0,3 % après une stabilité le mois précédent. Enfin, les prix du tabac sont stables sur le mois. Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation sont stables sur un mois, après +0,1 % en août et en juillet.
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de +0,9 % contre 1 % en août et 1,1 % en juillet. Cette légère baisse de l’inflation résulte d’un ralentissement des prix de l’alimentation et de l’énergie, en partie compensé par une accélération des prix des services.
L’inflation sous-jacente (hors prix alimentaires et énergie) passe, en septembre, de 0,7 à 0,9 % sur un an.
L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) servant de référence marque un repli de 0,4 % ; sur un an, il augmente de 1,1 %, après +1,3 % le mois précédent.
Si cette tendance se confirmait dans les prochains mois, le taux du Livret A, selon la nouvelle formule, devrait passer au 1er février 2020 à 0,5 %.
Dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances pour 2020, des députés du MODEM avait proposé de réserver pour les contrats de plus de 8 ans l’abattement applicable aux gains de 4600 euros pour un célibataire et de 9200 euros pour un couple aux seules unités de compte. Cet amendement a été rejeté en commission des finances. Actuellement, 80 % de l’encours de l’assurance vie est en fonds euros. Cet amendement n’aurait pas pu logiquement avoir d’effet rétroactif ce qui en limitait sa portée. Par ailleurs, le Gouvernement a pris en 2017 l’engagement de ne pas modifier le régime fiscal de l’assurance vie durant 5 ans. La problématique de la réorientation de l’épargne des ménages vers des placements « actions » reste néanmoins entière.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 11 octobre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 665,48 | +3,23 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 816,59 | +0,91 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 8 057,04 | +0,93 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 511,65 | +4,15 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 247,08 | +1,28 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 569,92 | +3,57 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 798,87 | +1,82 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 973,66 | +2,36 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) | -0,165 % | +0,116 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) | -0,442 % | +0,146 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) | 1,753 % | +0,229 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (20 heures) | 1,1041 | +0,59 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) | 1 484,660 | -1,32 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) | 60,560 | +3,56 % | 52,973 |
Nous sommes entrés dans le money time des négociations concernant le Brexit et les relations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.
Quelques signes encourageants sur ces deux dossiers auront suffi à améliorer le moral des investisseurs et à les porter à prendre quelques risques sur les marchés « actions ». Le CAC 40 a progressé de plus de 3 % sur la semaine et le DAX allemand de plus de 4 %. La bourse de Londres a mis un terme au processus de baisse qui se prolongeait depuis plusieurs semaines. La livre sterling s’est également appréciée de plus de 2 % lors de ces cinq derniers jours face à l’euro.
La Chine et les Etats-Unis seraient prêts à signer un accord entretenant l’espoir d’une trêve dans la guerre commerciale. L’accord porterait sur les changes et l’agriculture et le relèvement des droits de douane qui était prévu la semaine prochaine. D’autres discussions permettraient de jeter les bases d’un accord plus global qui serait soumis à la signature de Donald Trump et de Xi Jinping. Dans le cadre de l’accord partiel, Pékin accepterait certaines concessions agricoles et les États-Unis consentiraient à alléger les droits de douane et leur déploiement dans les prochaines semaines. Selon l’agence Reuters, les autorités chinoises auraient transmises une invitation officielle aux négociateurs américains pour de nouvelles discussions commerciales en Chine, avant le sommet de l’Apec le mois prochain.
Le marché a également salué l’évolution favorable des discussions en cours entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sur le Brexit. Donald Tusk, le Président du Conseil européen, a déclaré avoir reçu des « signaux prometteurs » laissant entendre qu’un accord n’était plus impossible. Par ailleurs, les « 27 » ont donné leur feu vert à Michel Barnier pour qu’il entame des discussions avec les représentants britanniques pour sortir de l’impasse sur le Brexit. Les investisseurs se prennent à croire à l’obtention d’un accord avant le Conseil européen prévu les 17 et 18 octobre prochain. Boris Johnson et son homologue irlandais Leo Varadkar se sont entretenus et ont assuré que les deux pays travaillent sur un compromis concernant la question clé de la frontière irlandaise. Le compte à rebours est désormais enclenché. D’ici vingt jours, le Brexit pourrait être effectif. Certes, logiquement, faute d’accord le 19 octobre, une loi adoptée par le Parlement britannique impose au Premier ministre de demander un report de trois mois. De son côté, Boris Johnson a annoncé un Brexit « coûte que coûte » le 31 octobre. Dans ce contexte un peu moins anxiogène, l’euro s’est légèrement apprécié par rapport au dollar et le taux de change est repassé au-dessus de 1,10.
Le pétrole a terminé la semaine en forte hausse du fait de l’attaque d’un pétrolier iranien qui a pris feu vendredi 11 octobre, à une centaine de kilomètres des côtes saoudiennes, près du port de Djeddah. Le pétrolier aurait été victime d’un tir de missile. Cette attaque n’avait pas été revendiquée vendredi soir.
Autres fait marquant cette semaine : la Grèce a réussi à emprunter à taux négatif à trois mois. Par ailleurs, l’Italie a émis, avec succès, des emprunts en dollars.
Avec la baisse des taux d’intérêt, le prix de l’immobilier est en hausse dans de nombreux pays de la zone euro. Selon Eurostat, le prix des logements a ainsi augmenté de 4,2 % tant dans la zone euro que dans l’Union européenne au deuxième trimestre 2019 par rapport au même trimestre de l’année précédente.
Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements au deuxième trimestre 2019 ont été enregistrées en Hongrie (+14,0 %), au Luxembourg (+11,4 %) et en Croatie (+10,4 %). Du fait des difficultés économiques que rencontrent l’Italie et de taux d’intérêt plus élevés, les prix de l’immobilier ont baissé dans ce pays de 0,2 % en un an. La France se situe en-dessous de la moyenne européenne avec une augmentation de 3,2 %.

Source : Eurostat

La Cour des Comptes
La Cour des Comptes a dans le cadre de son rapport sur la Sécurité sociale étudié les départs précoces à la retraite. Un Français sur deux partirait avant 62 ans tout en bénéficiant d’une retraite complète. En 2017, sur les 800 000 départs à la retraite, il y a 130 000 personnes qui partent avant l’âge légal au titre d’une invalidité. 250 000 personnes ont eu accès au dispositif de carrière longue. Dans la fonction publique, 31 000 départs dans le cadre de la carrière active ont eu lieu avant 62 ans en 2017. le dispositif de carrière progressive na concerné que 10 000 personnes.
La part des départs anticipés à la retraite entrant dans le champ de l’enquête de la Cour est passée de 24,4 % des départs en 2011 à 46,1 % en 2017. Dans les régimes de fonctionnaires, la part des départs anticipés est même devenue majoritaire au cours de la même période : elle a atteint 56,2 % des départs en 2017, contre 37,7 % en 2011.
Selon la Banque de France, le taux de croissance pour le 3e trimestre devrait être de 0,3%, soit le même taux qu’au premier et deuxième trimestres.
En septembre, la production industrielle se contracte, particulièrement dans la fabrication de machines, d’équipements électriques et dans la métallurgie.Les effectifs sont stables. Les carnets de commandes se regarnissent légèrement. Selon les chefs d’entreprise, la production repartirait à la hausse en octobre.
L’activité des services ralentit en septembre. L’édition, les services de conseil et d’ingénierie demeurent cependant très dynamiques. La croissance des effectifs reprend de la vigueur. Les chefs d’entreprise prévoient une accélération de l’activité en octobre.
L’activité du bâtiment progresse nettement en septembre, particulièrement dans le second oeuvre. Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise.
Réunies lundi, les partenaires sociaux e charge du régime complémentaire Agirc-Arrco ont décidé de réévaluer les pensions de 1 %, ce qui correspond à la dernière prévision d’inflation publiée en juin par l’Insee, hors tabac, pour l’année 2019. La valeur de service du point Agirc-Arrco au 1er novembre 2019 s’établira donc à 1,2714 €.
12,6 millions de retraités bénéficieront de cette hausse dont le coût pour le régime est évaluée à 800 millions d’euros. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’accord du 10 mai 2019, qui a traduit la volonté des partenaires sociaux de maintenir le pouvoir d’achat des retraités pour la période 2019-2022. Elle est rendue possible par le retour à l’équilibre financier de l’Agirc-Arrco en 2019. Elle fait suite à quatre année de progression des pensions inférieure à l’inflation, mesure prise afin de rétablir les comptes de l’Agirc-Arrco.
La valeur d’achat du point, qui permet de calculer le nombre de points acquis grâce aux cotisations versées pour l’année, évoluera par ailleurs au 1er janvier 2020. Elle s’établira à 17,3982€, en hausse de 2% par rapport à l’année précédente. Son augmentation correspond à l’évolution du salaire annuel moyen des ressortissants du régime.
Lors de son débat à Rodez sur la réforme des retraites, le Président de la République a tenté de dédramatiser et d’ouvrir des portes pour les négociations en cours. Il a repris les grandes lignes du rapport de Jean-Paul Delevoye en insistant sur les points conflictuels. Dans les faits, le Président a fait peu de nouvelles annonces mais s’est voulu rassurant sur les modalités de mise en oeuvre.
Dans son propos préliminaire, il a confirmé son attachement à la mise en place du régime universel par points. Il a ainsi déclaré que les 42 régimes sont « le fruit de notre histoire. Il y a eu à chaque fois des bonnes justifications pour en créer, mais on a créé des régimes particuliers pour les fonctionnaires qui ne sont pas les mêmes que pour les salariés, pour le monde agricole, puis pour des catégories spéciales parce qu’il y avait des conditions de difficulté du travail », Il a ajouté « on se retrouve dans une situation où le système n’est plus universel puisque vous avez 42 régimes, c’est 42 catégories. Et ces 42 catégories, elles ont créé leur propre déséquilibre ce qui fait que ça marche bien tant que l’équilibre démographique existe au sein de la catégorie. Puis quand le déséquilibre se fait, à chaque fois on appelle quoi ? La solidarité nationale. Donc le système n’est plus transparent pour personne ».
Lé Président de la République a admis que pour équilibrer le régime de retraite, il est fort probable, qu’il faille travailler plus longtemps. Il attend les résultats de la mission confiée sur ce sujet confiée au Conseil d’orientation des retraites. Logiquement, cette mission devrait confirmer l’existence d’un déficit potentiel de 8 à 10 milliards d’euros à l’horizon 2023. Le Gouvernement devrait prendre la décision d’accélérer la réforme Touraine adoptée en 2014 qui prévoit le passage de la durée de cotisation de 42 à 43 ans. La durée de 43 ans devait initialement s’appliquer pour les générations nées après 1973. Elle pourrait s’appliquer dès la génération 1964.
La gouvernance de l’établissement public en charge du futur régime universel sera confiée aux partenaires sociaux comme cela a été mentionné dans le rapport de Jean-Paul Delevoye.
Emmanuel s’est engagé à ce que la pension minimale du système obligatoire de retraite soit de 1000 euros contre 970 euros actuellement.
Sur l’âge de départ à la retraite, le Président de la République a répété qu’il n’avait pas l’intention de toucher à l’âge légal fixé à 62 ans. Il a évoqué la notion d’âge pivot qui reste proposé dans le cadre de la négociation.
S’il a réaffirmé son intention de mettre en place un régime universel, il a admis que la convergence pourrait mettre du temps. La réforme est prévue pour s’appliquer dès 2025 mais elle pourrait être étalée jusqu’en 2040. Il a précisé que certaines professions devront être, au préalable, réformées comme celles concernant les infirmiers, les aides-soignants et les policiers. Ainsi, les salariés relevant des actuels des régimes spéciaux pourraient ne pas être concernés. Seuls le seraient les nouveaux entrants.
Le Président de la république a indiqué le projet de loi comportera des règles d’or concernant notamment la valeur du point et l’âge de départ à la retraite. Un ou des comités indépendants veilleront au respect de ces règles d’or. Ces comités compteront en leur sein des représentants des partenaires sociaux.
Le tableau financier de la semaine
| Résultats 27 septembre 2019 | Évolution hebdomadaire | Résultats 31 déc. 2018 | |
| CAC 40 | 5 488,32 | -2,70 % | 4 678,74 |
| Dow Jones | 26 573,72 | -0,92 % | 23 097,67 |
| Nasdaq | 7 982,47 | +0,54 % | 6 583,49 |
| Dax Allemand | 12 012,81 | -2,97 % | 10 558,96 |
| Footsie | 7 155,38 | -3,65 % | 6 733,97 |
| Euro Stoxx 50 | 3 446,71 | -2,80 % | 2 986,53 |
| Nikkei 225 | 21 410,20 | -2,14 % | 20 014,77 |
| Shanghai Composite | 2 905,19 | -0,92 % | 2493,89 |
| Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) | -0,281 % | +0,003 pt | 0,708 % |
| Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) | -0,588 % | -0,007 pt | 0,238 % |
| Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) | 1,524 % | -0,168 pt | 2,741 % |
| Cours de l’euro / dollar (18 heures) | 1,0980 | +0,36 % | 1,1447 |
| Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) | 1 505,340 | +0,54 % | 1 279,100 |
| Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) | 57,920 | -6,34 % | 52,973 |
Les marchés avaient bien passé l’été démentant les pythies de mauvais augure. Avec août, octobre est un mois qui dans l’histoire a marqué par quelques krachs, 1929 et 1987 en particulier. Octobre, c’est le début de la fin de l’année, le temps des premiers bilans et celui des prévisions. Il amène à des arbitrages, à des prises de plus-values et à des redéploiements.
Le mois d’octobre 2019 a mal commencé avec la publication des indices des directeurs d’achat PMI. Comme depuis plusieurs mois, ils sont en baisse. Ainsi pour la zone euro, l’indice PMI final pour l’industrie manufacturière s’est établi 50,4 contre 51,9 en août. Pour l’Allemagne, il est nettement en-dessous de 50, signe de récession. Le PMI IHS Markit de l’industrie manufacturière française s’est, de son côté, replié de 51,1 en août à 50,1 en septembre, signalant une croissance quasi-nulle. Il en est de même aux États-Unis. L’activité manufacturière s’est, en effet, contractée en septembre à son niveau le plus faible depuis plus de dix ans dans un contexte de détérioration de la conjoncture économique et de tensions commerciales avec la Chine.
Dans un contexte de ralentissement de la croissance, le prix du pétrole est en forte baisse d’autant plus que la spéculation après les attentats en Arabie Saoudite cesse. Le baril Brent s’échangeait à moins de 58 dollars vendredi 4 octobre à 18 heures.
Compte tenu des anticipations de croissance, les marchés « actions » ont, en Europe, donc fortement baissé cette semaine. Le CAC 40 a perdu 2,70 %, le DAXX allemand 2,97 %. La place de Londres, avec le rapprochement de la date du Brexit, est de plus nerveuse. L’indice Footsie a abandonné plus de 3,5 % sur la semaine.
L’emploi américain sauve la mise
Aux Etats-Unis, les investisseurs ont bien réagi aux résultats de l’emploi. Selon le Bureau of Labor Statistics (BLS), l’économie américaine a créé 136 000 emplois dans le secteur non-agricole en septembre, contre 145 000 attendus par les économistes du consensus Bloomberg, mais le solde des deux mois précédents a été réévalué en hausse de 45.000 (168.000 en août, 166.000 en juillet, 178.000 en juin). Le taux de chômage a diminué de 0,2 point à 3,5 %, son plus bas niveau depuis décembre 1969. De son côté, le salaire horaire moyen a stagné après une hausse de 0,4% en août. Sur un an, sa progression a ralenti à 2,9%, contre une stabilisation à 3,2% attendue. Ces statistiques indiquent que le ralentissement de l’économie n’est pas violent. Par ailleurs, l’accalmie sur le front des salaires peut justifier la poursuite des baisses de la FED.
Le Ministre de l’Économie a confirmé à l’occasion d’un colloque à la Caisse des Dépôts, l’application de la nouvelle formule du taux du Livret A au 1er février prochain qui pourrait se traduire par son passage de 0,75 à 0,6 voire 0,5 %.
Initialement, l’instauration d’une formule de calcul du Livret A visait à garantir le pouvoir d’achat des épargnants. Le taux était censé être supérieur au taux d’inflation. Avec la nouvelle formule, cette garantie n’existera plus.
Le taux du Livret A sera désormais égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (EONIA), avec un arrondi au dixième de point le plus proche, au lieu de l’arrondi au quart de point pratiqué actuellement. Un taux plancher a été par ailleurs fixé à 0,5 %. Désormais quatre révisions au lieu de deux sont possibles chaque année. Un arrêté du 27 janvier 2009 a, en effet, porté les dates de révision du taux du livret A de deux à quatre, en ajoutant aux échéances traditionnelles du 1er février et du 1er août celles du le 1er mai et du 1er novembre.
Une formule fréquemment révisée
La formule du taux a fait l’objet depuis une dizaine d’années de plusieurs modifications. La dernière formule appliquée datait de 2007. Une nouvelle formule décidée en 2016 devait entrer en vigueur après l’élection présidentielle de 2017. Son application a été suspendue en raison du gel du taux, intervenu après la décision du Gouvernement de réduire de 5 euros l’aide personnalisée au logement (APL).
De 2007 à 2017, la formule du taux du Livret A était la suivante :
Le taux d’intérêt du Livret A est l’indice, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre :
Le taux EONIA est le taux de rémunération des dépôts interbancaires du jour dans la zone euro. L’EURIBOR (Euro InterBank Offered Rate) est le taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Ici c’est donc le taux à 3 mois qui est pris en compte.
La fixation du taux du Livret A, une décision éminemment politique
Depuis 10 ans, les pouvoirs publics n’ont pas toujours respecté la formule du taux du Livret A. Il en a été ainsi, lors de la révision du 1er février 2012. En effet, le taux d’inflation du mois décembre 2011 était alors, en base annuelle, de 2,4 % ce qui aurait dû conduire à relever le taux du livret A à 2,75 %. Mais le Gouvernement de l’époque a décidé de le maintenir à 2,25 %. Pour la révision de février 2013, l’inflation annuelle s’élevait à 1,2 % ce qui aurait dû conduire à un taux du Livret A de 1,50 %. Le Gouvernement décida alors de n’abaisser le taux que d’un demi-point, à 1,75 %. Six mois plus tard, alors que l’inflation annuelle aurait dû conduire à un taux de 1 % à partir du 1er août 2013, la baisse ne fut, à nouveau, que d’un demi-point, à 1,25 %. De la même façon, au 1er février 2014, le gouverneur de la Banque de France a préconisé d’abaisser le taux à 1 %, mais le ministre opta pour le statu quo à 1,25 %. La stricte application de la formule aurait dû conduire alors à un taux du Livret A à 0,75 %. En 2015 et 2016, le taux du Livret A a été fixé à 0,75 % mais compte tenu d’une inflation nulle, il aurait pu être abaissé au minimum à 0,5 %. A contrario, pour la révision du 1er août 2017, le taux aurait dû être relevé de 0,75 à 1 % étant donné que l’indice des prix sur les 6 derniers mois était de 1 %.

L’application de la nouvelle formule le 1er février 2020 ne sera pas aisée. Elle interviendra à quelques semaines des élections municipales. Retenir un taux de 0,5 ou de 0,6 point aboutira à fixer un nouveau plus bas historique.
Au deuxième trimestre 2019, le taux d’épargne des ménages au sein de la zone euros a été, selon Eurostat, de 13,3 % dans la zone euro, contre 13,0 % au premier trimestre 2019. Le taux d’épargne retrouver un niveau proche de celui enregistré au moment de la grande récession de 2008. Malgré le plein emploi dans de nombreux pays de la zone euro, les ménages européens par crainte d’une dégradation de la situation et pour le financement de leur retraite mettent de l’argent de côté. La question environnementale peut également dissuader les ménages de consommer. Malgré les taux bas, le taux d’investissement des ménages a diminué en passant de 9,2 à 9,0 % du premier au deuxième trimestre.

Au deuxième trimestre 2019, le taux d’épargne des ménages au sein de la zone euros a été, selon Eurostat, de 13,3 % dans la zone euro, contre 13,0 % au premier trimestre 2019. Le taux d’épargne retrouver un niveau proche de celui enregistré au moment de la grande récession de 2008. Malgré le plein emploi dans de nombreux pays de la zone euro, les ménages européens par crainte d’une dégradation de la situation et pour le financement de leur retraite mettent de l’argent de côté. La question environnementale peut également dissuader les ménages de consommer. Malgré les taux bas, le taux d’investissement des ménages a diminué en passant de 9,2 à 9,0 % du premier au deuxième trimestre.

Le Ministre de l’Economie a confirmé à l’occasion de d’un colloque à la Caisse des Dépôts, l’application de la nouvelle formule du taux du Livret A au 1er févier prochain qui pourrait se traduire par son passage de 0,75 à 0,6 voire 0,5 %. a
Initialement, l’instauration d’une formule de calcul du Livret A visait à garantir le pouvoir d’achat des épargnants. Le taux était censé être supérieur au taux d’inflation. Avec la nouvelle formule, cette garantie n’existera plus.
Le taux du Livret A sera désormais égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (EONIA), avec un arrondi au dixième de point le plus proche, au lieu de l’arrondi au quart de point pratiqué actuellement. Un taux plancher a été par ailleurs fixé à 0,5 %. Désormais quatre révisions au lieu de deux sont possibles chaque année. Un arrêté du 27 janvier 2009 a, en effet, porté les dates de révision du taux du livret A de deux à quatre, en ajoutant aux échéances traditionnelles du 1er février et du 1er août celles du le 1er mai et du 1er novembre.
Une formule fréquemment révisée
La formule du taux a fait l’objet depuis une dizaine d’années de plusieurs modifications. La dernière formule appliquée datait de 2007. Une nouvelle formule décidée en 2016 devait entrer en vigueur après l’élection présidentielle de 2017. Son application a été suspendue en raison de l’application du gel du taux, intervenu après la décision du Gouvernement de réduire de 5 euros l’APL.
De 2007 à 2017, la formule du taux du Livret A était la suivante :
Le taux d’intérêt du Livret A est l’indice, arrondi au quart de point le plus proche, le plus élevé, entre
Le taux EONIA est le taux de rémunération des dépôts interbancaires du jour dans la zone euro. L’EURIBOR (EURo InterBank Offered Rate) est le taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone Euro. Ici c’est donc le taux à 3 mois qui est pris en compte.
La fixation du taux du Livret A : une décision éminemment politique
Depuis 10 ans, les pouvoirs publics n’ont pas toujours respecté la formule du taux du Livret A. prises, la formule. Il en a été ainsi, lors de la révision du 1er février 2012. En effet, le taux d’inflation du mois décembre 2011 était alors, en base annuelle de 2,4 % ce qui aurait dû conduire à relever le taux du livret A à 2,75 %. Mais le gouvernement de l’époque a décidé de le maintenir à 2,25 %. Pour la révision de février 2013, l’inflation annuelle s’élevait à 1,2 % ce qui aurait dû conduire à un taux du Livret A de 1,50 %. Le Gouvernement décida de n’abaisser le taux que d’un demi-point, à 1,75 %. Six mois plus tard, alors que l’inflation annuelle aurait dû conduire à un taux de 1 % à partir du 1er août 2013 dans le cas de l’application de la formule, la baisse ne fut, à nouveau, que d’un demi-point, à 1,25 %. De la même façon, au 1er février 2014, le gouverneur de la Banque de France a préconisé d’abaisser le taux à 1 %, mais le ministre opta pour le statu quo à 1,25 %. La stricte application de la formule aurait dû conduire alors à un taux du Livret A à 0,75 %. En 2015 et 2016, le taux du Livret A a été fixé à 0,75 % mais compte tenu d’une inflation nulle, il aurait pu être abaissé au minimum à 0,5 %. A contrario, pour la révision du 1er août 2017, le taux aurait dû être relevé de 0,75 à 1 % étant donné que l’indice des prix sur les 6 derniers mois était de 1 %.

Le télescopage électoral en 2020
Le Gouvernement ‘application de la nouvelle formule le 1er février 2020 ne sera pas aisée. Elle interviendra à quelques semaines des élections municipales. Retenir un taux de 0,5 ou de 0,6 point aboutira à fixer un nouveau plus bas historique.
Par ailleurs, il convient de souligner que le taux du Livret d’Epargne Populaire change de formule de calcul. Son taux sera égal au chiffre le plus élevé entre le taux des livrets A majoré de un demi-point et l’inflation quand aujourd’hui il est égal au taux du Livret A majoré d’un demi point.
Conformément aux annonces du Président de la République après le Grand Débat, 12 millions de retraités bénéficieront, en 2020, d’une revalorisation de leurs pensions de base à hauteur de l’inflation, sous réserve que leurs
retraites brutes globales n’excèdent pas 2 000 € par mois. Les titulaires de petites pensions d’invalidité et aux mécanismes de soutien aux petites retraites (minima de pension notamment) profiteront de cette mesure. Compte tenu de l’inflation actuelle, la revalorisation devrait être de 1 %. Les pensions des retraités se situant au-dessus de ce seuil es ne seront réévaluées que de 0,3 %.
Pour éviter un effet de seuil autour du seuil des 2000 euros, un dispositif de lissage a été prévu.
| Montant de la pension totale brute | Niveau de revalorisation |
|---|---|
| Inférieur ou égal à 2.000 euros | 1 % |
| Supérieur à 2.000 euros et inférieur ou égal à 2.008 euros | 0,8 % |
| Supérieur à 2.008 et inférieur ou égal à 2.012 euros | 0,6 % |
| Supérieur à 2.012 euros et inférieur ou égal à 2.014 euros | 0,4 % |
| Supérieur à 2.014 euros | 0,3 % |
S
Le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires a, selon la Banque de France poursuivi sa baisse entre juillet et août 2019. Il est de 0,59% après 0,60 % en juillet. Ce taux a baissé de 5 points de base sur une année (0,59 % en août, après 0,64 % en août 2018). La rémunération des comptes à terme supérieurs à deux ans diminue, sur les douze derniers mois, de 29 points de base pour les ménages et de 22 points de base pour les sociétés non financières. Le fléchissement de la rémunération des plans d’épargne logement correspond à la liquidation de plans anciens. Cette baisse s’explique par l’évolution des taux d’intérêt.
Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires,
| mai-2019 | juin-2019 | juil- 2019 (e) | août-2019 (f) | |
| Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires | 0,61 | 0,60 | 0,60 | 0,59 |
| Ménages | 0,86 | 0,86 | 0,85 | 0,84 |
| dont : – dépôts à vue | 0,02 | 0,03 | 0,03 | 0,02 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,76 | 0,76 | 0,76 | 0,74 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,44 | 1,43 | 1,40 | 1,38 |
| – livrets à taux réglementés (b) | 0,79 | 0,78 | 0,78 | 0,78 |
| dont : livret A | 0,75 | 0,75 | 0,75 | 0,75 |
| – livrets ordinaires | 0,25 | 0,24 | 0,22 | 0,23 |
| – plan d’épargne-logement | 2,66 | 2,66 | 2,66 | 2,65 |
| SNF | 0,25 | 0,24 | 0,24 | 0,23 |
| dont : – dépôts à vue | 0,10 | 0,10 | 0,11 | 0,10 |
| – comptes à terme <= 2 ans (g) | 0,24 | 0,21 | 0,22 | 0,23 |
| – comptes à terme > 2 ans (g) | 1,25 | 1,23 | 1,21 | 1,19 |
| Pour mémoire : | ||||
| Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème | 0,00 | 0,00 | 0,00 | 0,00 |
| Euribor 3 mois (c) | -0,31 | -0,33 | -0,37 | -0,41 |
| Rendement du TEC 5 ans (c), (d) | -0,31 | -0,45 | -0,54 | -0,70 |
a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés.Rémunération des placements auprès des institutions financières monétaire
contact@cercledelepargne.com