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La croissance française cale au 4e trimestre 2019

La croissance française a calé au mois de décembre, victime des grèves et du ralentissement du commerce international. Ainsi, contrairement aux prévisions, au quatrième trimestre 2019, le produit intérieur brut (PIB) en volume a baissé de 0,1 %, contre un gain de +0,3 % au troisième trimestre. En moyenne sur l’année, le taux a été en 2019 de +1,2 % après +1,7 % en 2018.

Source INSEE
source INSEE

Toutes les composantes de la croissance ont pesé sur son cours. Les dépenses de consommation des ménages n’ont progressé que de 0,2 % au quatrième trimestre contre un gain de 0,4 % au troisième.

La consommation bute sur les grèves de fin d’année

La consommation en biens a été de +0,4 % (après +0,5 %) et celle des services de +0,2 % (après +0,4 %). Elle a souffert des grèves du mois de décembre. Les dépenses de consommation des ménages en biens se sont, en effet, contractés durant le dernier mois de l’année, -0,3 % après +0,7 % en novembre.

Pour le quatrième trimestre, la consommation de biens fabriqués ralentit (+1,2 % après +1,6 %) tandis que les dépenses en énergie baissent (-1,2 % après -0,1 %) en raison notamment de températures clémentes. En revanche, les dépenses alimentaires rebondissent (+0,4 % après -0,7 %).

Sur le dernier trimestre, la consommation de services de transport a fortement reculé (-2,0 %) en relation avec les mouvements sociaux d’octobre et décembre.

En moyenne sur l’année, la consommation des ménages a néanmoins progressé de +1,2 % après +0,9 %. Au regard de l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages, la plus forte enregistrée depuis 2007, cette hausse de la consommation est faible. Cette dernière a augmenté deux fois moins vite que le pouvoir d’achat. Les ménages ont, en grande partie, épargné les gains de pouvoir d’achat générés par les mesures prises après la crise des « gilets jaunes ».

source : INSEE

La production industrielle en retrait

La production de biens et services a pâti des grèves. Elle s’est repliée au cours du quatrième trimestre (-0,2 % après +0,3 %). La baisse est forte au niveau des biens             (-1,5 % après -0,6 %). En raison des problèmes d’approvisionnement et d’expédition, les industriels ont ralenti leur production. La production manufacturière diminue nettement (-1,6 % après -0,6 %), notamment dans la cokéfaction-raffinage en raison de la maintenance d’une raffinerie et de grèves. La construction est également en recul (-0,3 % après +0,7 %). L’impact des grèves a au niveau des services touché les services.

Sur l’année, la production totale est moins dynamique qu’en 2018 (+1,6 % après +2,0 %). La production manufacturière est en retrait avec une baisse de 0,2 % en 2019, contre une hausse de 0,6 % en 2018 tandis que la production de services ralentit légèrement (+2,2 % après +2,5 %). Au-delà des grèves, l’industrie française a été pénalisée par le ralentissement marqué du commerce international.

L’investissement accélère sur l’année mas freine en fin d’année

Au quatrième trimestre 2019, la FBCF totale ralentit nettement (+0,3 % après +1,3 %). L’investissement des entreprises décélère par rapport au trimestre précédent (+0,3 % après +1,6 %), notamment dans la construction (-0,2 % après +0,9 %), les biens d’équipement et les matériels de transport. L’investissement des ménages ne progresse que de 0,5 %, contre +0,9 % en 2018. Malgré tout, sur fond de taux d’intérêt historiquement bas, l’investissement s’accroît de 3,6 % en 2019 après une hausse de 2,8 % en 2018.

Le commerce extérieur atone

Au quatrième trimestre 2019, les importations ont diminué de 0,2 % comme les exportations. Le repli des livraisons de produits énergétiques et pharmaceutiques est en partie contrebalancé par un rebond des exportations de matériels de transport, avec notamment la livraison d’un paquebot. La contribution des échanges extérieurs à la croissance du PIB est nulle ce trimestre quand elle était négative de 0,3 point au 3e trimestre. Sur l’ensemble de l’année, la contribution du commerce extérieur a été négative de 0,2 point quand en 2018, il avait joué positivement sur la croissance (+0,7 point).

Les variations de stock en phase avec les grèves

Les entreprises ont déstocké en fin d’année en raison des problèmes de transports et du manque de visibilité sur la suite du conflit social.

Au quatrième trimestre 2019, les variations de stocks ont ainsi contribué négativement à la croissance du PIB (-0,4 point après -0,1 point) en particulier dans les matériels de transport et les biens d’équipement.

La croissance française a ralenti en 2019, certes de manière moins forte que celle de l’Allemagne. Elle a été néanmoins handicapée par les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis. Les grèves ont entraîné une perte de 0,2 point de croissance, ce qui est un peu plus que prévu. Les entreprises ont réduit fortement la voilure au niveau de la production au mois de décembre. De leur côté, les ménages ont privilégié l’épargne. Un phénomène de rattrapage devrait intervenir au cours du premier trimestre 2020. La croissance française semble se caler autour d’un rythme médiocre. Elle devrait être proche en 2020 de son niveau de 2019. Les effets de l’épidémie en cours en Chine sont encore difficilement évaluables. Un ralentissement du tourisme est à craindre, ce qui toucherait la France plus que l’Allemagne.

Réformes des retraites : conférence de financement, à la recherche du cocktail magique

La Conférence de financement qui commence à compter du 30 janvier 2020 a pour objectif de trouver des solutions autres que les mesures d’âge pour assurer l’équilibre du régime des retraites en 2027, le besoin de financement étant évalué à 12 milliards d’euros.

Les partenaires sociaux et le Gouvernement doivent établir les pistes possibles de financement sachant que les points de divergences entre les parties prenantes sont importants. L’équation à résoudre est difficile car plusieurs paramètres sont, dès le départ, bloqués. Ainsi, cette conférence est censée se conclure sur une augmentation des cotisations ou sur une baisse des pensions. La tentation sera grande de jouer au bonneteau et de déporter le problème du financement.

LES PISTES POSSIBLES

Le report de la date du retour à l’équilibre

Les syndicats sont assez hostiles à lier réforme des retraites et retour de l’équilibre. Ils estiment que le déséquilibre diagnostiqué par le Conseil d’Orientation des Retraites est avant tout la conséquence de la politique de recrutement de l’État. La CFDT juge par ailleurs que l’équilibre ne devrait pas être évalué en 2027 mais en 2032, 10 ans après l’entrée en vigueur de la réforme.

L’affectation des ressources de la CADES à l’équilibre du régime

La Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (CADES), afin de financer le remboursement de la dette accumulée des régimes sociaux, bénéficie comme ressources de la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (créée en 1996), d’un pourcentage de la CSG et de versements provenant du Fonds de Réserve des retraite (depuis 2010).

 Logiquement, la CADES devait disparaître, comme la CRDS, en 2009. En 1997, la durée de la CADES a été prorogée jusqu’en 2014. En 2004, le Gouvernement décide que la CADES ne disparaîtra qu’au moment de la disparition de la dette sociale. Le Gouvernement d’Édouard Philippe a estimé que l’extinction de la dette pourrait intervenir en 2024. Néanmoins, une partie de la dette de la Sécurité sociale n’a pas été transférée à la CADES et se trouve dans les comptes de l’ACOSS. Par ailleurs, le retour de la Sécurité Sociale à l’équilibre reste hypothétique. Enfin, la CRDS a déjà été préemptée pour financer la montée en puissance des dépenses de dépendance.

En 2018, les apports de la CRDS et de la CSG à la CADES ont porté sur 15 milliards d’euros et ceux du Fonds de Réserve des Retraite sur 2,1 milliards d’euros.

Le mercato des cotisations, taxes et impôts est ouvert

La France championne des prélèvements obligatoires peut compter sur une longue liste de cotisations, taxes et impôts en tout genre. En jouant sur leur affectation, il est certainement imaginable de dégager 12 milliards d’euros pour le régime vieillesse. La première piste serait de transférer la contribution des entreprises au Fonds national d’aide au logement (FNAL) qui s’élève à 2,6 milliards d’euros en 2020. Le FNAL finance les allocations logement. Il faudrait, certainement via l’impôt ou une nouvelle taxe, trouver de nouvelles recettes.

L’augmentation de la cotisation de solidarité de 2,81 %

Dans le cadre du futur système de retraite, la cotisation de 28,12 % se décompose en une cotisation de 25,31 % contributrice de droits et une cotisation de solidarité de 2,81 %. La première s’applique jusqu’à trois fois le plafond annuel de la Sécurité sociale, la seconde s’applique sans plafond. Certains syndicats souhaitent augmenter cette cotisation pour les actifs gagnant au-delà de trois fois le plafond annuel (120 000 euros par an).

La carte de l’amélioration du marché de l’emploi

L’amélioration de la situation de l’emploi est une bonne nouvelle. L’augmentation du nombre d’emplois est une source de cotisations. Par ailleurs, une baisse du chômage pourrait permettre d’affecter une partie des ressources du régime d’indemnisation chômage (essentiellement de la CSG) au régime de retraite. Cette piste avait déjà été évoquée sous François Hollande mais n’avait pas eu de suite en raison de la progression du chômage. Cette solution qui a l’avantage d’être indolore demeure fragile et soumise à l’aléa de la conjoncture.

Le retour de la durée de cotisation

Pour retarder l’âge de départ à la retraite, sans en revenir à l’âge pivot, les négociateurs pourraient réinstituer une durée de cotisation pour une période transitoire. Cette durée qui est actuellement de 41 ans et trois trimestres (générations 1958 à 1960) est censée passer à 43 ans pour les générations nées après 1972. Une accélération de l’allongement de la durée de cotisation pourrait être imaginée d’ici 2027 avec, par exemple, une application des 43 ans pour les générations nées après 1964.

Le versement d’une soulte par l’État

Pour afficher un équilibre dès 2022, l’État pourrait être contraint de verser une soulte. Le taux de cotisation fictif de l’État (taux reconstitué par le Conseil d’Orientation des Retraites qui permet l’équilibre de la retraite des fonctionnaires) est de 74 %. Dans le nouveau système, le taux sera de 28,12 %. Même, en prenant les cotisations sur les primes et les compensations à certaines catégories, l’État devrait être, à terme, gagnant. Afin d’amortir le coût du transfert des retraités des fonctions publiques dans le système du régime universel, une soulte pourrait être prévue.

La tentation des réserves

Pour aboutir à l’équilibre, le Gouvernement pourrait être tenté de demander aux différentes caisses de retraite d’affecter à un fonds d’équilibre une partie de leurs réserves. Pourraient également y figurer le montant des actifs du Fonds de Réserve des Retraites (FRR) qui s’élevait à 32,7 milliards mi-2019. Ce dernier devrait diminuer du fait du versement annuel de 2,1 milliards d’euros à la CADES, et des 4,9 milliards d’euros à rendre à terme au régime des industries électriques et gazières, moins de 17 milliards d’euros sont mobilisables. Selon le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites du mois de novembre 2019, la situation patrimoniale nette du système de retraite était de 127,4 milliards d’euros. Ce fonds pourrait apporter d’ici 2027 au minimum 5 milliards d’euros de revenus annuels sans toucher au capital. Évidemment, cela supposerait que les caisses acceptent de s’en délester, ce qui est peu probable.

La voie difficile des économies

Les partenaires sociaux et les pouvoirs publics pourraient dégager des économies sur des prestations accessoires aux pensions. La réversion, les majorations pour enfants…, sont des pistes dont certaines sont très sensibles.

L’option du compte notionnel

Cette piste ne devrait pas être abordée. Elle viserait à lier le montant des pensions à un coefficient d’espérance de vie comme cela est le cas en Italie ou en Suède. Il serait possible de lier ce coefficient avec la pénibilité afin de personnaliser en fonction des carrières professionnelles le montant des pensions. Les salariés ayant occupé des emplois pénibles se verraient appliquer un coefficient majorant leur pension. Le principe serait l’application d’un paramètre actuariel dans le système de retraite actuel. Une telle intégration offrirait l’avantage de permettre une réelle retraite à la carte et de s’affranchir des questions d’âge.

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La résolution de l’équation du retour à l’équilibre à paramètres fermés devrait aboutir à l’adoption d’un cocktail associant plusieurs solutions permettant aux parties prenantes de ne pas perdre totalement la face. Le concept d’âge d’équilibre, au cœur du projet de loi du Gouvernement, sera sans doute traduit sous une nouvelle forme pour être présent tout en étant moins visible. Par ailleurs, il est envisageable que le patronat accepte in fine une légère augmentation des cotisations dans le cadre du cocktail précité.

Amélioration du moral des Français

Au mois de janvier 2020, la confiance des ménages dans la situation économique est en nette hausse. L’indicateur de l’INSEE qui le mesure a gagné trois points en un mois et a atteint 104 et reste ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période (100). La baisse du mois de décembre pouvait être mis sur le compte des conflits sociaux dans les transports qui ont pesé sur les achats et les déplacements de fin d’année. Au cours du mois de janvier, les effets des grèves se sont progressivement estompés.

En janvier, le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière future gagne quatre points après en avoir perdu cinq en décembre. Il repasse ainsi au-dessus de sa moyenne de longue période. Le solde relatif à leur situation financière passée gagne quant à lui trois points après en avoir perdu deux le mois dernier. Il se maintient au-dessus de sa moyenne. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente légèrement par rapport au mois précédent. L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle est quant à elle stable pour le quatrième mois consécutif. En janvier, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente de deux points et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période.

Avec l’amélioration du niveau de confiance, la part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner baisse. L’indicateur correspondant perd deux points et demeure inférieur à sa moyenne. Pour autant, le taux d’épargne demeure élevé. Entre l’intention et sa concrétisation, un écart important subsiste.

Malgré l’augmentation du pouvoir d’achat en 2019, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois est stable. Le solde correspondant se situe néanmoins au-dessus de sa moyenne. Les Français restent pessimistes sur l’évolution à venir de leur niveau de vie. L’indicateur qui le mesure perd un point et demeure en dessous de sa moyenne de longue période.

La baisse du nombre de demandeurs d’emploi et du taux de chômage n’entraînent pas un regain de confiance des ménages en la matière. Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage sont stables en janvier, après avoir augmenté en décembre (+6 points). Le solde d’opinion demeure néanmoins en dessous de sa moyenne de longue période.

En janvier, le solde d’opinion des ménages relatif aux prix passés est stable et demeure inférieur à sa moyenne de longue période. Les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont un peu moins nombreux que le mois précédent. Le solde correspondant perd un point mais demeure quant à lui au-dessus de sa moyenne.

Les marchés financiers touchés par le coronavirus

Le CAC 40 a connu sa plus forte baisse depuis début octobre, baisse provoquée par la propagation du coronavirus dans plus d’une dizaine de pays. La décision de la Chine de prolonger de trois jours les congés du nouvel an lunaire (jusqu’au 2 février inclus) a pour conséquences de mettre en arrêt de nombreuses entreprises du pays. La situation ressemble à ce qui c’était passé en 2003 avec le SRAS qui avait provoqué 800 morts. Le

Les valeurs sensibles aux variations de conjoncture sont touchées. Cela concerne en premier lieu le secteur des matières premières sachant que la Chine est l’un des premiers importateurs mondiaux. Les entreprises de l’industrie lourde ont été également impactées. Avec les mises en quarantaine et la suppression des liaisons aériennes, les secteurs du tourisme et du luxe sont sous pression, Pékin a interdisant la vente de voyages organisés. Accor, Air France-KLM, Lufthansa, IAG (maison mère de British Airways), Hermès, Kering, LVMH, l’Oréal sont exposés.

Les entreprises ayant des établissements à Wuhan ou qui avaient l’intention d’investir dans cette région ont vu leur action chuté.

Cette épidémie intervient après une année décevante pour la Chine qui comptait rebondir à l’occasion du Nouvel An et après la signature de l’accord sino-américain. Première puissance commerciale, première puissance industrielle, la Chine dépend des échanges. Wuhan est une agglomération de 12 millions d’habitants spécialisée dans la sidérurgie, la construction automobile avec notamment des usines PSA et Nissan. Des entreprises d’électroménager dont SEB sont présentes à Wuhan qui est la première ville d’accueil des investissements français en Chine.

Poursuite de la baisse du nombre d’inscrits à Pôle Emploi

Le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi , en catégorie A ; a baissé, en France métropolitaine de 3,1 % en 2019 ; sur le dernier trimestre, la diminution a été de 1,7 % (-55 700). La France métropolitaine comptait par ailleurs à fin décembre dernier, 5 442 900 personnes sans emploi et tenues à en chercher un (catégories A, B et C). Sur un an, la baisse pour ces trois catégories a été de 2,9 %. Elle a été de 1,6 % sur le dernier trimestre 2019.

En France (y compris départements-régions d’outre-mer, hors Mayotte), le nombre de demandeurs d’emploi s’élève à 3 553 700 pour la catégorie A. Il a diminué de 3,3 % sur un an et de 1,7 % sur le dernier trimestre 2019. Pour les catégories A, B, C, ce nombre s’établit à 5 740 200. Il diminue de 3,0 % sur un an et de 1,6 % sur le dernier trimestre.

Source DARES

La baisse de nombre de demandeurs d’emploi se poursuit malgré une croissance faible. Cette diminution est la conséquence du maintien d’un bon niveau de créations d’emploi (autour de 260 000 en 2019) et du ralentissement de l’accroissement de la population active.

L’évolution du nombre de demandeurs d’emploi par âge

Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a diminué pour toutes les catégories d’âge en 2019. La baisse a été de 1,4 % pour les moins de 25 ans, de 4,1 % pour les 25/49 ans et de 2,1 % pour les plus de 50 ans. Si les années précédentes, la diminution était plus forte chez les jeunes, 2019 marque un changement avec une diminution centrée sur les actifs confirmés et non séniors. La baisse est identique pour les hommes et les femmes.

Source : DARES

La lente décrue du chômage de longue durée

En France métropolitaine, 2,583 millions de personnes (catégories A, B et C) sont à la recherche d’un emploi depuis plus d’un. Ils représentent 48 % du total des inscrits. Cet enracinement du chômage au sein d’une partie de la population s’est accru avec la crise de 2008. En un an, leur nombre a diminué de 2,5 %.

Source : DARES

L’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi en catégories A, B, C est de 641 jours au quatrième trimestre 2019. La durée moyenne d’inscription en catégories A, B, C des demandeurs d’emploi sortis des catégories A, B, C au quatrième trimestre 2019 est de 323 jours (+2 jours par rapport au trimestre précédent).

Source DARES

Ce processus de diminution lente mais régulière du chômage devrait se poursuivre en 2020 dans un contexte de départs importants à la retraite, environ 800 000 départs par an dans les prochaines années.

Le Coin des Epargnants du 25 janvier 2020

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 24 janvier 2020 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2019
CAC 40 6 024,26 -1,25 % 5 978,06
Dow Jones 28 989,73 -1,22 % 28 538,44
Nasdaq 9 314,91 -0,79 % 8 972,60
Dax Allemand 13 576,68 +0,37 % 13 249,01
Footsie 7 585,98 -1,15 % 7 542,44
Euro Stoxx 50 3 779,16 -0,76 % 3 745,15
Nikkei 225 23 827,18 -0,89 % 23 656,62
Shanghai Composite 2 976,53 -3,22 % 3050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (22 heures) -0,081 % -0,121 pt 0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (22 heures) -0,328 % -0,126 pt -0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (22 heures) 1,691 % -0,0138 pt 1,921 %
Cours de l’euro / dollar (22 heures) 1,1027 -0,57 % 1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (22 heures) 1 571,937 +0,97 % 1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (22 heures) 60,800 -6,55 % 66,300

Les marchés et le coronavirus

Cette semaine, les marchés asiatiques ont pâti du début d’épidémie de coronavirus. Les décisions des autorités chinoises de mettre en quarantaine l’agglomération de Wuhan et d’annuler les fêtes du nouvel an chinois à Pékin pourraient fragiliser la croissance du pays. Si les investisseurs avaient été rassurés par l’annonce de l’Organisation Mondiale de la Santé de ne pas déclarer par l’urgence médicale mondiale, ils ont reconsidéré leur position avec la détection de plusieurs cas en France et aux Etats-Unis a, en fin de journée de vendredi. Les autorités suivent de près l’évolution de l’épidémie tout en indiquant qu’en l’état actuel il n’est pas possible de réduire la circulation humaine et donc du virus. Le Ministère des Solidarités et de la Santé dispose depuis les années 2000 de protocoles détaillés pour faire face à une épidémie, plans qui peuvent aller jusqu’à des mises en quarantaine. Les hôpitaux ont reçu les consignes à suivre face à des patients atteints par le coronavirus. Le Ministère s’attend à la détection de nouveaux cas dans les prochains jours.

Au-delà des polémiques, une bonne année pour l’assurance vie

En 2019, l’assurance vie aurait pu souffrir de la baisse des rendements, des polémiques sur l’avenir du fonds euros, or, tel n’a pas été le cas. Bien au contraire, les résultats témoignent de la force de ce produit qui est le premier support d’épargne en France.

Les versements se sont élevés à 144,6 milliards d’euros contre 139,7 milliards d’euros en 2018. En termes de collecte brute, c’est le meilleur de ses vingt dernières années.

De janvier à décembre, la proportion de la collecte en UC est passée de 23 à 41 %.  En moyenne, elle a été de 27 % soit le même taux qu’en 2018. La collecte en UC avait été faible en début d’année en raison de la baisse des cours des actions à la fin de l’année 2018. A contrario, la forte progression de la collecte en UC de la fin de l’année s’inscrit dans un contexte financier porteur pour les valeurs actions.

Les prestations ont été, sur l’ensemble de l’année, stables par rapport à 2018 (118,7 milliards d’euros contre 118,2 milliards d’euros). Depuis le début des années 2010, elles ont tendance à augmenter du fait de la maturité croissante du produit et du vieillissement de la population. Les sorties des contrats sont à relier avec le dynamisme du marché immobilier.

Cercle de l’Épargne – source : FFA

La collecte nette a atteint 25,9 milliards d’euros, le meilleur résultat enregistré depuis 2010 (51 milliards d’euros). En 2018, elle s’était élevée à 21,5 milliards d’euros. Avec ce résultat, l’assurance vie témoigne de sa résilience. En permettant un arbitrage entre la sécurité, la liquidité et le rendement, ce produit répond aux exigences des épargnants. La hausse de la collecte est à relier à celle du taux d’épargne des ménages qui ont choisi de ne pas consommer l’ensemble de leurs gains de pouvoir d’achat.

Cercle de l’Épargne – données FFA

L’assurance vie, un produit en évolution permanente

L’assurance vie a connu un essor important dans les années 90 et 2000 grâce au succès du fonds euros qui apportait tout à la fois sécurité, liquidité et rendement. Il a bénéficié alors des taux d’intérêt élevés dans un contexte de désinflation. Le retournement intervenu depuis la grande récession de 2008/2009, avec la mise en œuvre de politique monétaire accommodante, change la donne pour les assureurs comme pour les assurés. L’installation des taux bas voire négatifs sur longue période impose une reformulation de l’assurance vie. La garantie du capital qui est un service, a un coût, un prix qui se matérialise par une diminution des taux de rendement des fonds euros. La recherche de gains supérieurs passe désormais, par une prise de risque accrue, ce qui n’est pas illogique en soi.

Les nouvelles équations de l’assurance vie

Depuis cinq ans, les compagnies d’assurances évoluent dans un environnement de très faibles taux qui remet en cause les fondamentaux de leur principal produit, l’assurance vie. La baisse des taux joue sur le rendement proposé aux assurés mais aussi sur les besoins en capitaux des compagnies qui sont la contrepartie de la garantie offerte dans le cadre des fonds euros. Le coût de cette garantie apparaît au grand jour en période de taux négatifs. L’assurance vie ne peut pas se résumer à un simple produit d’épargne, c’est, aussi, voire avant tout, une prestation de services. La compagnie reçoit l’argent de ses assurés en leur promettant à tout moment, dans le cadre des fonds euros classiques, de leur en restituer l’intégralité.

Les sommes collectées à travers les fonds euros sont affectés entre différentes classes d’actifs selon des règles prudentielles précises. En moyenne, en France, l’actif du fonds en euros de l’assurance-vie en France est principalement composé d’obligations à taux fixe (à 67 %). Le reste est constitué à 7,5 % d’obligations à taux variable, à 7,5 % d’actions set de fonds structurés en actions, à 2,6 % d’obligations indexées sur l’inflation, à 5,9 % d’immobilier, à 1 % en liquidités et à 0,5 % en autres types de placements.

La baisse des taux d’intérêt des obligations de l’État pèse fortement sur le rendement des fonds euros. Ainsi, le taux des Obligations Assimilables du Trésor à 10 ans est passé de 4 % en 2003 à 0 % au cours du second semestre 2019. Les prévisions à dix ans des investisseurs ne dépassent guère le 1 % ce qui traduit le fait que le marché ne croît pas, pour le moment à la remontée des taux d’intérêt.

Selon Patrick Artus, chef économiste de Natixis, le rendement annuel attendu du fonds euros dans sa structure actuelle, ne peut pas dépasser 1 %. Pour obtenir ce résultat, il a retenu un rendement nul pour les obligations d’État, 2  % pour les obligations d’entreprise, 4 % pour l’immobilier et  8 % pour les actions. Ces dernières évaluations de taux sont certainement un peu optimistes.

Compte tenu des règles prudentielles en vigueur, les marges des assureurs pour améliorer le rendement des fonds euros sont faibles. Les régulateurs afin de garantir la sécurité de l’épargne, imposent un coussin de capital de grande taille. La diversification du portefeuille est la réaction normale mais elle a un coût élevé. Pour obtenir du rendement, les assureurs peuvent être tentés d’accroître leurs placements dans l’immobilier commercial qui rapporte autour de 4 %, dans le private equity et dont le rendement est voisin de 8 % ou dans les fonds d’infrastructures (rendement de 5,6 % en 2018).

Cette diversification qui signifie une ouverture accrue aux risques est très consommatrice de fonds propres pour les assureurs. Ainsi, pour les actions cotées des pays occidentaux, le besoin en capital en fonction de l’année d’acquisition varie de 22 à 39 %. Pour des actions cotées d’entreprises issues de pays non-membres de l’OCDE ou non cotées, ce taux est de 49 %. Si les actions sont détenues en face d’engagement retraite, en revanche, le besoin en capital est de 22 %. Pour l’immobilier, ce besoin est de 25 % quand pour les obligations d’État, il varie de 0 à 20 %. Les fonds propres des compagnies d’assurance, depuis l’entrée en vigueur de la directive Solvency II, sont passés, de 2012 à 2019 de 55 à près de 80 milliards d’euros (source Fédération Française de l’Assurance). Pour ne pas peser sur la rentabilité des assureurs, les rendements des fonds propres doivent être élevés, ce qui ne va pas de soi dans le contexte économique actuel.

L’environnement de taux bas impose une clarification en matière d’assurance vie. La garantie en capital a un prix que l’épargnant doit prendre en compte. Il ne peut plus comme dans le passé transférer la totalité du risque sur l’assureur en étant certain d’avoir un rendement relativement correct. Les fonds euros demeurent un outil incontournable pour sécuriser un capital en vue d’un réemploi ou dans le cadre d’une préparation d’une succession. La possibilité de déroger à l’ordre successoral et le maintien d’avantages fiscaux constituent deux atouts non négligeables. Par ailleurs, au-delà de la succession, les gains issus des contrats d’assurance vie de plus de huit ans bénéficient toujours d’un traitement fiscal avantageux avec notamment l’existence de l’abattement de 4 600 euros pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple.

La bonne année du Livret A

Une très belle année 2019

Malgré la décollecte de 1,6 milliards d’euros de décembre, le Livret A a enregistré un bon niveau de collecte sur l’ensemble de l’année, +12,64 milliards d’euros, la meilleure collecte depuis 2012, année qui avait bénéficié du relèvement du plafond à 22 950 euros. Pour le LDDS la collecte annuelle s’établit à 3,91 milliards d’euros contre 2,62 milliards un an plus tôt.

Cercle de l’Epargne – données : Caisse des Dépôts et Consignation

L’encours de ces deux produits a atteint 410,9 milliards d’euros, fin 2019, un niveau record à (avec respectivement 298,6 milliards d’euros pour le Livret A et 112,4 milliards pour le LDDS). Ce résultat traduit l’attachement des Français à la sécurité et la liquidité. En 2019, ménages ont affecté une part non négligeable de leur gain de pouvoir d’achat sur le Livret A. Comme les années précédentes, la collecte du Livret A est marquée par une certaine saisonnalité, avec un premier semestre très fourmi et un second plutôt cigale.

Cercle de l’Epargne – données : Caisse des Dépôts et Consignation

2020, sur fond de baisse des taux

Pour l’année 2020, avec l’annonce de la baisse du taux à 0,5 % devrait occasionner plusieurs mois difficiles pour le Livret A, comme ce fut le cas en 2015.  Le passage à 0,75 % du taux de Livret A avait alors donné lieu à 11 mois successifs de décollecte. Il est cependant possible que mouvement soit moins fort en raison de la forte propension des ménages à l’épargne. La multiplication des formes atypiques d’emploi oblige un nombre croissant d’actifs à se constituer une épargne de précaution. L’amélioration de la situation sur le front de l’emploi ne se traduit pas pour le moment par une augmentation de la consommation. La crainte d’un retournement conjoncturel, la succession de conflits sociaux incitent les ménages à conserver d’importantes liquidités. L’augmentation du coût de l’immobilier contraint également à un effort d’épargne supplémentaire. Cet effort est enfin nourri par le vieillissement de la population.

L’assurance vie et le droit successoral : un élément de souplesse bien utile

Un rapport technique sur la réserve héréditaire remis au garde des Sceaux, Nicole Belloubet, le 13 décembre 2019 préconise de mettre l’assurance vie dans l’actif successoral des défunts. « Sans préjudice des dispositions fiscales propres à l’assurance […], cette étude propose de […] de soumettre l’assurance vie au droit commun des successions et des libéralités ». Actuellement, l’assurance vie est « hors succession » au patrimoine du défunt. Il échappe ainsi au calcul de la part réservataire même si la jurisprudence a fixé des limites au cessions à des tiers non réservataires du patrimoine du défunt via l’assurance vie. L’étude revient donc sur une des souplesses clef des contrats d’assurance vie. Avec l’allongement de l’espérance de vie, avec la diminution du nombre de mariages avec la multiplication des divorces, il n’est pas inutile de pouvoir échapper aux règles successorales classiques. Les familles recomposées ainsi que les liens pouvant se tisser en-dehors des cadres familiaux stricts doivent pouvoir amener des solutions au cas pas cas que l’assurance vie offre. Par ailleurs, à plusieurs reprises, la justice a tranché de manière claire en cas d’abus visant à déshériter totalement les membres de la famille en ayant recours à l’assurance vie. L’étude mentionne, par ailleurs, qu’il n’est pas prévu de revenir sur les avantages fiscaux attachés aux successions dans le cadre des contrats d’assurance vie. Malgré tout, l’idée de la banalisation pourrait aller à terme jusqu’à remettre en cause le régime fiscal de la succession de l’assurance vie.

La problématique de la suppression des cotisations retraite créatrices de droits au-delà de 120 000 euros

Le projet de réforme des retraites prévoit que les rémunérations au-delà de trois fois le plafond de la sécurité sociale (supérieur à 120 000 euros) ne seront plus assujettis à des cotisations retraite créatrices de droit. Elles ne seront soumises qu’à la cotisation de solidarité de de 2,81 % à compter du 1er janvier 2025 si la réforme est adoptée. Actuellement, les revenus jusqu’à huit fois le plafond donnent lieu à des cotisations créatrices de droit au titre de la retraite complémentaire AGIRC -ARRCO.

La suppression des cotisations entre trois et huit fois le plafond (de 120 000 à 329 000 euros) de la sécurité sociale donnera lieu, selon une étude de lAGIRC / ARRCO, à une dépense de retraite non couverte de 3,7 milliards d’euros durant 15 ans. En effet, les salariés ayant cotisé dans cette tranche de revenus se sont vus accorder des droits à retraite qu’il conviendra d’honorer. .

Ce changement de mode de cotisation concerne 240.000 cadres supérieurs du privé affiliés à l’Agirc-Arrco. La masse salariale correspondante atteindrait 14,7 milliards d’euros en 2018 ; le montant des cotisations perçu serait de 3,6 milliards la même année.

Le système de cotisation à huit plafonds a été introduit en 1989 en grande partie pour augmenter le volume des cotisations. Compte tenu de l’augmentation du nombre de cadres supérieurs se situant au-dessus de trois plafonds, ce système joue positivement sur les comptes de l’AGIRC – ARRCO.

Pour éviter un manque à gagner préjudiciable à l’équilibre du futur régime de retraite, le Gouvernement étudie la possibilité d’instauration d’une réduction progressive du plafond de cotisation. Le passage de 8 fois à 3 fois le plafond de la sécurité sociale serait étalé dans le temps.

L’année des paradoxes pour l’assurance vie

Un mois de décembre très classique pour l’assurance vie

La collecte nette de l’assurance vie a été, selon les résultats de la Fédération Française de l’Assurance publiés le 24 janvier, positive de 800 millions d’euros. Cette collecte avait été négative de 700 millions d’euros en 2018. En règle générale, le mois de décembre est un petit mois pour l’assurance vie. Quatre décollectes lors de ces dix dernières années ont été enregistrées en décembre. Les fêtes de fin d’année, les vacances sont autant d’éléments qui pèsent sur la collecte. Cette année s’ajoutent les grèves des transports qui ont pu entrainer le report de rendez-vous avec les conseillers en charge de la gestion des contrats d’assurance.

Avec 11,8 milliards d’euros, les versements bruts sont en phase avec les résultats de l’année. Ils n’ont pas souffert des annonces de plusieurs compagnies concernant la baisse du rendement des fonds euros et la limitation de leur accès. En lien avec ces deux facteurs, la collecte en unités de compte a continué d’augmenter. Avec 4,8 milliards d’euros en décembre, la collecte en unités de compte représente 41 % de la collecte totale, soit le taux le plus élevé constaté depuis le mois d’août 2000 (45 %).

Les prestations d’assurance vie ont atteint 11 milliards d’euros au mois de décembre. Elles ont été un peu plus élevées que les mois précédents (10,3 milliards d’euros en octobre et 10 milliards d’euros en novembre).

2019, une bonne année avec un retour en force des unités de compte

En 2019, l’assurance vie aurait pu souffrir de la baisse des rendements, des polémiques sur l’avenir du fonds euros, or, tel n’a pas été le cas ; bien au contraire, les résultats témoignent de la force de ce produit qui est le premier support d’épargne en France.

Les versements se sont élevés à 144,6 milliards d’euros contre 139,7 milliards d’euros en 2018. En termes de collecte brute, c’est le meilleur de ses vingt dernières années.

De janvier à décembre, la proportion de la collecte en UC est passée de 23 à 41 %.  En moyenne, elle a été de 27 % soit le même taux qu’en 2018. La collecte en UC avait été faible en début d’année en raison de la baisse des cours des actions à la fin de l’année 2018. A contrario, la forte progression de la collecte en UC de la fin de l’année s’inscrit dans un contexte financier porteur pour les valeurs actions.

Les prestations ont été, sur l’ensemble de l’année, stable par rapport à 2018 (118,7 milliards d’euros contre 118,2 milliards d’euros). Depuis le début des années 2010, elles ont tendance à augmenter du fait de la maturité croissante du produit et du vieillissement de la population. Les sorties des contrats sont à relier avec le dynamisme du marché immobilier.

La collecte nette a atteint 25,9 milliards d’euros, le meilleur résultat enregistré depuis 2010 (51 milliards d’euros). En 2018, elle s’était élevée à 21,5 milliards d’euros. Avec ce résultat, l’assurance vie témoigne de sa résilience. En permettant un arbitrage entre la sécurité, la liquidité et le rendement, ce produit répond aux exigences des épargnants. La hausse de la collecte est à relier à celle du taux d’épargne des ménages qui ont choisi de ne pas consommer l’ensemble de  leurs gains de pouvoir d’achat.

L’assurance vie, un produit en évolution permanente

L’assurance vie a connu un essor important dans les années 90 et 2000 grâce au succès du fonds euros qui apportait tout à la fois sécurité, liquidité et rendement. Il a bénéficié alors des taux d’intérêt élevés dans un contexte de désinflation. Le retournement intervenu depuis la grande récession de 2008/2009 avec la mise en œuvre de politique monétaire accommodante change la donne pour les assureurs comme pour les assurés. L’installation des taux bas voire négatifs sur longue période impose une reformulation de l’assurance vie. La garantie du capital qui est un service a un coût, un prix qui se matérialise par une diminution des taux de rendement des fonds euros. La recherche de gains supérieurs passe désormais, par une prise de risque accrue, ce qui n’est pas illogique en soi.

L’assurance vie conserve des atouts indéniables pour les ménages en permettant des arbitrages au sein d’une même enveloppe entre différents types de placement. Elle réunit en un produit le triptyque sécurité, liberté avec la liquidité et le rendement. Pour reproduire ce triangle magique en dehors de l’assurance vie, il faut associer par exemple, des livrets bancaires ou réglementés, un Plan d’Epargne  en Actions ou un compte titre. En revanche, cette association n’offre pas de solutions pour les successions à la différence de l’assurance vie.

Les Français épargnent pour leur retraite

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié les résultats de son étude annuelle sur les attitudes et opinions des épargnants à l‘égard des placements. Cette enquête a été menée en septembre-octobre 2019 par l’institut Audirep auprès d’un échantillon de 1.200 personnes représentatif de la population française, montre que la préparation de la retraite est une des premières motivations des épargnants.

Selon cette étude,71 % des Français interrogés placent parmi leurs priorités d’épargne l’objectif de « disposer d’un capital en vue de la retraite, pour avoir suffisamment d’argent tout au long de votre retraite » et 38 % la qualifient de « préoccupation forte ». La première préoccupation reste l’épargne de précaution afin de « faire face à d’éventuelles dépenses imprévues ».

La moitié des actifs pensent que leur épargne ne sera pas suffisante pour la retraite, tandis que 23 % considèrent qu’elle sera « suffisante », une proportion en hausse (19% en 2018). Cependant, près d’un actif sur deux (48 %) reconnaît n’avoir « aucune idée du montant d’épargne nécessaire » pour constituer un complément de revenus suffisant pour sa retraite.

53 % des actifs déclarent mettre de l’argent de côté en vue de la retraite. Ils étaient 48 % en 2017. Seulement un actif sur cinq (21 %) le fait régulièrement (dont 86 % tous les mois). 70 % des Français ne mettent jamais ou quasiment jamais d’argent de côté pour la retraite faute de moyens financiers. Seuls 26 % le font par choix personnel.

Le montant moyen épargné par les Français en préparation de leur retraite s’élève à 2.300 euros par an (100 euros de plus que l’année précédente).

Pour préparer financièrement leur retraite les Français placent en premier l’immobilier, puis l’épargne salariale et l’assurance vie en fonds euros. Les placements investis en Bourse (actions, obligations, fonds…) recueillent une bonne note (entre 7 et 10 sur 10) auprès de 29 % des personnes sondées.

La confiance dans les placements en actions a baissé en 2019, à 21 % contre 27 % en 2018. La proportion des Français envisageant un investissement en actions dans les 12 prochains mois reste limitée à une personne sur cinq (19 % en 2019).

lire les résultats de l’enquête

Près de 240 milliards d’euros d’encours pour l’épargne retraite en France

L’encours des produits d’épargne représentait à fin 2018 237 milliards d’euros contre 229 milliards d’euros en 2017. Cette augmentation est la conséquence des cotisations versées d’une année sur l’autre, l’appréciation des valeurs de marché n’a pas contribué réellement à l’augmentation du fait de la baisse des valeurs actions en 2018.

Cercle de l’Epargne – Source DREES

Les cotisations se sont élevées à près de 13 milliards d’euros et les prestations à 7,6 milliards d’euros. Les prestations issues des suppléments d’épargne retraite ont représenté 2,4 % de toutes les pensions touchées par des retraités français. Plus de 13 millions d’actifs sont couverts par un contrat d’épargne retraite individuel ou collectif.

Cercle de l’Epargne – source DREES

Cercle de l’Epargne – source DREES

Près de 2,5 millions de retraités français touchent une rente d’un produit d’épargne retraite.

Cercle de l’Epargne – source DREES

Le Livret A signe une belle année en 2019

Le Livret A a fini l’année sur une mauvaise note avec une décollecte de 1,6 milliard d’euros contre +540 millions en décembre 2018. Il s’agit de la seconde décollecte de l’année pour le Livret A (après -2,13 milliards en octobre). Le résultat de décembre contraste avec les collectes constatées les années précédentes. Si traditionnellement le Livret A affiche une petite collecte en décembre en raison des dépenses engagées par les ménages pour les fêtes (cadeaux, vacances, réveillon), seules deux décollectes avaient été constatées au cours des dix dernières années (en 2017, avec –360 millions d’euros et en 2014, -290 millions d’euros).

Un relâchement en fin d’année

Le résultat de décembre 2019, par son ampleur, surprend. La collecte a pu être influencée par le débat sur la baisse du taux du Livret A, plusieurs annonces en provenance du Ministère de l’Economie et de la Banque de France étant intervenues courant décembre. Par ailleurs, après avoir fortement épargnant durant les neuf premiers mois de l’année, les Français ont relâché leur effort sur la fin de l’année. Il convient de souligner que le Livret de Développement Durable et Solidaire n’a pas connu la même évolution que son grand frère. En effet, la collecte a été positive pour le LDDS de 770 millions d’euros. Largement diffusé au sein des réseaux bancaires, le LDDS est l’antichambre du compte courant. Avec l’utilisation des applications digitales, les ménages gèrent au fil de l’eau leurs liquidités.

Une très belle année 2019

Malgré la décollecte de décembre, l’année 2019 a été une très bonne année pour le Livret A qui a collecté 12,64 milliards d’euros, la meilleure collecte depuis 2012, année qui avait bénéficié du relèvement du plafond à 22 950 euros. Pour le LDDS la collecte annuelle s’établit à 3,91 milliards d’euros contre 2,62 milliards un an plus tôt.

L’encours de ces deux produits a atteint 410,9 milliards d’euros, fin 2019, un niveau record à (avec respectivement 298,6 milliards d’euros pour le Livret A et 112,4 milliards pour le LDDS). Ce résultat traduit l’attachement des Français à la sécurité et la liquidité. En 2019, ménages ont affecté une part non négligeable de leur gain de pouvoir d’achat sur le Livret A. Comme les années précédentes, la collecte du Livret A est marquée par une certaine saisonnalité, avec un premier semestre très fourmi et un second plutôt cigale.

2020, sur fond de baisse des taux

Pour l’année 2020, avec l’annonce de la baisse du taux à 0,5 % devrait occasionner plusieurs mois difficiles pour le Livret A comme en 2015.  Le passage à 0,75 % du taux de Livret A avait donné lieu à 11 mois successifs de décollecte. Il est cependant possible que mouvement soit moins fort en raison de la forte propension des ménages à l’épargne. La multiplication des formes atypiques d’emploi oblige un nombre croissant d’actifs à se constituer une épargne de précaution. L’amélioration de la situation sur le front de l’emploi ne se traduit pas pour le moment par une augmentation de la consommation. La crainte d’un retournement conjoncturel, la succession de conflits sociaux incitent les ménages à conserver d’importantes liquidités. L’augmentation du coût de l’immobilier contraint également à un effort d’épargne supplémentaire. Cet effort est enfin nourri par le vieillissement de la population.

Source CDC et Cercle de l’Epargne
Source : CDC et Cercle de l’Epargne

La baisse du taux du Livret A : un changement d’époque

La baisse du taux du Livret A à 0,5 % : un changement de paradigme

Le Gouvernement a décidé d’abaisser le taux du Livret A de 0,75 à 0,5 % ce qui constitue un nouveau plus bas historique. Cette diminution, intervenant après deux années de gel, est la conséquence de l’application de la nouvelle formule instituée en 2018. Elle s’inscrit dans une volonté de normalisation du Livret A et dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas. En 2019, l’Etat a emprunté à -0,4 %. La Banque Centrale Européenne a abaissé son taux de dépôt à -0,5 % le 12 septembre 2019. Le Gouvernement entend également favoriser la réallocation de l’épargne des ménages vers le long terme et les entreprises.

La première application de la nouvelle formule

Le Gouvernement a décidé de respecter pour sa première application de résultat de la nouvelle formule. En vertu de celle-ci, le taux du Livret A est égal à la moyenne du taux d’inflation (indice des prix hors tabac) et des taux des marchés monétaires de ces six derniers (EONIA) avec un plancher à 0,5 point. Compte tenu de l’inflation 0,85 %) et des taux des marchés monétaires (-0,42 %), le taux moyen est de 0,22 %. C’est donc la valeur plancher qui s’applique.

Une non-application de la formule nouvelle mouture aurait constitué un fâcheux précédent pour le Gouvernement.

Le pouvoir d’achat du Livret A n’est plus garanti

La nouvelle formule ne vise plus à garantir automatiquement le pouvoir d’achat du Livret A comme cela était le cas depuis 2003, année de la mise en œuvre de la première formule du taux du Livret A. Le Gouvernement était déjà confronté à la problématique de la fixation du taux du Livret A et avait alors souhaité s’abriter derrière une formule technique. Depuis dix sept ans, les gouvernements ont eu à chaque fois des difficultés d’application de la formule de fixation au point de la modifier à plus de trois reprises.

Le Gouvernement entend favoriser la consommation et la réallocation de l’épargne des ménages vers des placements longs. Depuis la crise financière, l’encours de l’épargne réglementée a fortement augmenté (764 milliards d’euros au 2e trimestres 2019) ainsi que celui des dépôts à vue et du numéraire (594 milliards d’euros).

Quelles conséquences pour les épargnants

Une baisse de revenus

Rémunéré à 0,75 %, le Livret A rapportait à l’ensemble des épargnants épargnants sur un an 2,235 milliards d’euros. Rémunéré à 0,5 %, le gain ne sera  plus que de 1,49 milliard d’euros, soit une perte de 745 millions d’euros.

Pour un épargnant ayant un Livret A de 10 000 euros, la perte est de 25 euros sur un an (50 euros au lieu de 75 euros). Pour un épargnant, au plafond de 22 950 euros, la perte est de 57,375 euros (114,75 au lieu de 172,125 euros).

Un rendement réel négatif

Depuis 2016, le rendement réel du Livret A est redevenu négatif clôturant une période de 30 ans de rendement positif. Avec une inflation qui sur ces derniers mois était voisine d’un point, le rendement réel est négatif de 0,5 point. L’inflation a tendance à s’accélérer depuis quelques mois. Elle a atteint 1,5 % en décembre mettant le rendement réel à -1 point.

Le rendement du Livret A reste supérieur à celui des livrets bancaires (0,17 % en moyenne en novembre 2019 source Banque de France).

Quelles réactions auront les épargnants ?

Lors des précédentes baisses du taux, les ménages ont, durant plusieurs mois, boudé le Livret A avec des décollectes. En 2015, onze mois consécutifs de décollecte avaient été constatés. Le retour à des collectes positives significatives s’est produit en 2017. La baisse du taux prévue le 1er février 2020 intervient dans un contexte de fort taux d’épargne des ménages. Sur les onze premiers mois de l’année 2019, la collecte du Livret A a dépassé 14 milliards d’euros.

Le pari de relance de la consommation n’est pas gagné d’avancecompte tenu du contexte économique et social rempli d’incertitudes. Les ménages risquent dans un premier temps de laisser plus d’argent sur leurs comptes courants. Une partie pourrait être réorientée vers l’assurance vie même si le rendement des fonds euros s’inscrit également en baisse (1,4 % pour 2019). La réorientation vers l’épargne longue n’est pas automatique car le Livret A est avant tout un outil d’épargne de précaution.

Quelles conséquences pour le logement social

Une partie de la collecte du Livret A sert à financer le logement social en servant de base à des emprunts à long terme aux bailleurs sociaux. En réduisant le coût de la ressource, selon la Caisse des Dépôts et Consignation, les charges financières des bailleurs sociaux seraient réduites de 317 millions ‘euros, la somme correspondrait à la construction de 17.000 logements supplémentaires.

Par ailleurs, pour la Caisse des Dépôts, la rentabilité du Livret A est amélioré. En effet, l’écart entre le rendement des actifs du fonds d’épargne et le rendement du Livret A pesait de plus en plus sur les comptes de la Caisse. des dépôts.

Source : Cercle de l’Epargne
  Taux du Livret A
22 mai 1818 5,00%
1er janvier 1851 4,75%
1er janvier 1881 3,50%
1er janvier 1905 3,00%
1er janvier 1916 3,50%
1er janvier 1929 3,50%
1er janvier 1946 1,50%
1er janvier 1960 3,25%
1er janvier 1966 3,00%
1er janvier 1968 3,50%
1er juin 1969 4,00%
1er janvier 1970 4,25%
1er janvier 1974 6,00%
1er janvier 1975 7,50%
1er janvier 1976 6,50%
16 octobre 1981 8,50%
1er août 1983 7,50%
16 août 1984 6,50%
1er juillet 1985 6,00%
16 mai 1986 4,50%
1er mars 1996 3,50%
16 juin 1998 3,00%
1er août 1999 2,25%
1er juillet 2000 3,00%
1er août 2003 2,25%
1er août 2005 2,00%
1er février 2006 2,25%
1er août 2006 2,75%
1er août 2007 3,00%
1er février 2008 3,50%
1er août 2008 4,00%
1er février 2009 2,50%
1er mai 2009 1,75%
1er août 2009 1,25%
1er août 2010 1,75%
1er février 2011 2,00%
1er août 2011 2,25%
1er février 2013 1,75%
1er août 2013 1,25%
1er août 2014 1,00%
1er août 2015 0,75%
1er août 2020 0,50%
Source : Cercle de l’Epargne

Petit regain d’inflation en décembre, qu’en sera-t-il pour le taux du Livret A

Au mois de décembre, selon l’INSEE, l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de +0,4 % sur un mois, après +0,1 % en novembre 2019. Cette hausse résulte d’un renchérissement des prix de l’énergie (+0,8 % après +0,3 %) et de l’alimentation (+0,6 % après +0,1 %) et d’un rebond des prix des services (+0,5 % après −0,2 %) et des produits manufacturés (+0,2 % après −0,1 %). Les prix du tabac sont stables après une hausse de 6,0 % le mois précédent.

Corrigés des variations saisonnières, les prix à la consommation augmentent de 0,3 % en décembre, après +0,2 % en novembre.

Sur un an, les prix à la consommation accélèrent pour le deuxième mois consécutif. La hausse atteint désormais +1,5 % après +1,0 % en novembre et +0,8 % en octobre. Cette hausse de l’inflation s’explique par le rebond des prix de l’énergie, d’une légère accélération de ceux des services et d’un moindre recul des prix des produits manufacturés. Les prix de l’alimentation et du tabac augmentent au même rythme que le mois précédent.

L’inflation sous-jacente augmente légèrement en décembre : +1,1 % sur un an, après +1,0 % le mois précédent.

L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmente de 0,5 % sur un mois, après +0,1 % en novembre ; sur un an, il accélère à +1,6 %, après +1,2 % le mois précédent.

Si en retenant la nouvelle formule, le taux du Livret A devrait être abaissé de 0,75 à 0,5 point, le Gouvernement pourrait en différer l’application en arguant que la reprise de l’inflation entraînerait une réelle perte de pouvoir d’achat de l’épargne placée sur le Livret A. Si le taux d’inflation demeurait sur l’année autour de 1,5 %, le rendement réel du Livret A serait négatif de 1 point.

La France vieillit mais reste un des pays les plus jeunes de l’Union européenne

Au 1er janvier 2020, la France, selon les dernières statistiques publiées par l’INSEE comptait 67 064 000 habitants. 64 898 000 vivaient en métropole et 2 166 000 dans les cinq départements d’outre-mer. Comme depuis 2017, la population a augmenté, l’année dernière, de 0,3 %. Ce rythme est inférieur à celui qui était constaté avant 2017. La progression était de + 0,4 % par an entre 2014 et 2016 et de + 0,5 % par an entre 2008 et 2013.

En 2019, le solde naturel, différence entre les nombres de naissances et de décès, s’établit à + 141 000, soit plus bas niveau depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale comme c’est le cas depuis 2016. Cette baisse est la conséquence d’une augmentation des décès et du recul des naissances. Le solde migratoire est estimé à + 46 000 personnes en 2019. Il se situe également dans un étiage bas.

L’augmentation de la population française est donc, comme par le passé, davantage tirée par le solde naturel que par le solde migratoire. Au 1er janvier 2019, la France est le deuxième pays le plus peuplé de l’Union européenne (UE) derrière l’Allemagne (83,0 millions d’habitants).

En 2019, 753 000 naissances ont été enregistrées en France, soit 6 000 naissances de moins qu’en 2018 (– 0,7 %) Le nombre de naissances baisse chaque année depuis cinq ans.

Le nombre de naissances dépend à la fois du nombre de femmes en âge de procréer et de leur fécondité. La population des femmes de 20 à 40 ans, âges où elles sont les plus fécondes, diminue depuis le milieu des années 1990 expliquant en partie la baisse des naissances.

En 2019, l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,87 enfant par femme, après 1,88 en 2018. Ce taux était proche de 2,0 enfants par femme entre 2006 et 2014.

L’âge moyen à la maternité dépasse 30 ans en 2019, (30,7 ans en 2019, contre 29,3 ans vingt ans plus tôt).

Jusqu’en 2015, l’Irlande et la France étaient chaque année les pays les plus féconds de l’UE. Depuis 2016, la Suède devance l’Irlande. Son ICF est de 1,78 en 2017, contre 1,77 pour l’Irlande. Les cinq pays de l’UE les moins féconds sont Malte (ICF de 1,26), l’Espagne (1,31), l’Italie (1,32), Chypre (1,32) et la Grèce (1,35). L’Allemagne, qui faisait partie il y a dix ans des pays les moins féconds de l’Union, figure désormais dans la moyenne (ICF de 1,57 contre 1,59 pour l’ensemble de l’Union).

En 2019, 612 000 personnes sont décédées en France ; c’est 2 000 de plus qu’en 2018, soit une hausse de 0,4 %. Du fait de l’arrivée des générations nombreuses du baby boom à des âges de forte mortalité, le nombre de décès augmente depuis 10 ans. L’épidémie de grippe hivernale 2018-2019, dont le pic a été atteint début février, a été de durée limitée (8 semaines) mais avec une mortalité élevée, inférieure cependant à l’épidémie de l’hiver précédent. Les canicules de l’été 2019 ont eu un impact sur les plus de 75 ans en terme de mortalité.

En 2019, l’espérance de vie à la naissance est de 85,6 ans pour les femmes et de 79,7 ans pour les hommes. Les hommes continuent à rattraper les femmes. En dix ans, les hommes ont gagné 2,0 ans d’espérance de vie et les femmes 1,2 an. Ces cinq dernières années, ils ont gagné 0,5 an d’espérance de vie et les femmes 0,2 an. L

En moyenne dans l’UE en 2017, l’espérance de vie des femmes est de 83,5 ans et celle des hommes de 78,3 ans. L’espérance de vie des femmes en France est l’une des plus élevées de l’Union : seule l’Espagne (86,1 ans) devance la France (85,3 ans). Pour les hommes, la France (79,4 ans) se situe un peu au-dessus de la moyenne de l’UE ; neuf pays, en particulier l’Italie et la Suède (80,8 ans) ont une espérance de vie supérieure à la France pour les hommes.

En France, l’écart d’espérance de vie entre femmes et hommes est de 5,9 ans en 2019. Il était plus élevé en 2009 à 6,7 ans, et est stable autour de 6 ans depuis 2015. En 2017, cet écart est plus élevé en France (5,9 ans) que dans tous les pays de l’ouest de l’Europe, à l’exception du Portugal (6,2 ans). L’écart moyen dans les pays de l’Union est de 5,2 ans. Il varie de 3,2 ans aux Pays-Bas à 9,9 ans en Lettonie.

Même si la natalité est en baisse, la France se classe parmi les pays les plus jeunes de l’Union européenne. Fortes du dynamisme de leur fécondité depuis une quinzaine d’années, l’Irlande et la France ont la proportion de jeunes de moins de 15 ans la plus élevée de l’UE en 2018 (respectivement 20,8 % et 18,1 %), devant le Royaume-Uni et la Suède. Cette part est inférieure à 14 % dans quatre pays (Allemagne, Italie, Malte, Portugal) et elle est de 15,6 % pour l’ensemble de l’UE.

Au 1er janvier 2020, plus d’une personne sur cinq en France a 65 ans ou plus (figure 6). Cette part augmente depuis plus de 30 ans et le vieillissement de la population s’accélère depuis le milieu des années 2010, avec l’arrivée à ces âges des premières générations nombreuses nées après-guerre. Comme en France, la part des personnes âgées de 65 ans ou plus a augmenté dans tous les pays de l’UE ces quinze dernières années. Ainsi, en 2018, elles représentent 19,7 % de la population de l’UE, contre 16,2 % en 2003. Leur part varie désormais de 13,8 % en Irlande à 22,6 % en Italie

Livret A et Livret d’Epargne Populaire, quel taux le 1er février 2020

Avant le 1er février 2020, le Gouvernement devra communiquer le taux du Livret A et du Livret d’Epargne Populaire. Après un gel de deux ans décidé en 2017, c’est le retour des psychodrames autour de la fixation du taux de ces produits d’épargne.

La question de la fixation du taux du Livret A reste une question éminemment politique même si les gouvernements tentent depuis 2003 de s’abriter derrière une formule technique pour le faire fluctuer en fonction des prix et de la situation des taux d’intérêt. Pour des raisons de cohérence de taux avec les autres placements, du coût du financement du logement social et de ceux supportés par les organismes financiers collecteurs, la baisse de son taux d’impose. Néanmoins, il faut prendre en compte des considérations d’ordre politiques et sociales. La proximité des élections municipales, le débat houleux sur la réforme des retraites et l’impact de la crise des gilets jaunes pourraient amener un report de l’application de la nouvelle formule du Livret A. Pour justifier ce report, le Gouvernement pourrait mettre en avant que l’inflation accélère un peu en ce début d’année. Elle devrait s’établir autour de 1,4 % d’ici le mois d’avril. De ce fait, si en vertu de la formule, le Gouvernement pourrait abaisser à 0,5 %, le taux, cela aboutirait à un rendement réel négatif de près d’un point.

Une nouvelle formule a été élaborée en 2018 en vertu de laquelle le taux du Livret A devrait être désormais égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (EURIBOR/EONIA), avec un arrondi au dixième de point le plus proche, au lieu de l’arrondi au quart de point pratiqué actuellement. Un plancher à 0,5 % a été institué.

La composante « inflation » qui entre dans le calcul du taux du Livret A correspond à la moyenne arithmétique, sur 6 mois, des glissements annuels de l’indice des prix à la consommation hors tabac (IPCHT).

Le taux d’inflation hors tabac est de 0,9 %. Le taux d’intérêt du marché monétaire est de -0,417 % aboutissant à une moyenne inférieure à 0,5 %; ce dernier taux est donc retenu.

Source Cercle de l’Epargne
Source : Cercle de l’Epargne

Quelles pertes pour les épargnants ?

Rémunéré à 0,75 %, le Livret A rapporte aux épargnants sur un an 2,235 milliards d’euros.

Rémunéré à 0,5 %, le gain n’est plus que de 1,49 milliard d’euros, soit une perte de 745 millions d’euros.

Pour un épargnant ayant un Livret A de 10 000 euros, la perte est de 25 euros sur un an (50 euros au lieu de 75 euros).

Pour un épargnant, au plafond de 22 950 euros, la perte est de 57,375 euros (114,75 au lieu de 172,125 euros).

Le Livret d’Epargne Populaire, un nouveau taux aussi

Les règles de fixation du taux du Livret d’Epargne Populaire ont été également modifiées.

A partir du 1er février 2020, le taux du LEP est égal au chiffre le plus élevé entre le taux des livrets A majoré de un demi-point et le taux d’ inflation. Le taux du LEP qui est aujoud’hui de LEP de 1,5 %, le taux du Livret + 0,5 point. Il pourrait donc diminuer à 1 point en cas de baisse du taux du Livret A à 0,5 point.   

Le Coin des Epargnants du 11 janvier 2020

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 10 janvier 2020 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2019
CAC 40 6 037,11 -0,12 % 5 978,06
Dow Jones 28 823,77 +0,66 % 28 538,44
Nasdaq 9 178,86 +1,75 % 8 972,60
Dax Allemand 13 483,31 +2,00 % 13 249,01
Footsie 7 587,85 -0,45 % 7 542,44
Euro Stoxx 50 3 789,52 +0,43 % 3 745,15
Nikkei 225 23 850,57 +0,82 % 23 656,62
Shanghai Composite 3 092,29 +0,28 % 3050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) +0,044 % +0,004 pt 0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) -0,238 % -0,045 pt -0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) 1,820 % +0,011 pt 1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures) 1,1122 -0,37 % 1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) 1 560,315 +0,27 % 1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) 65,000 -5,28% 66,300

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Evènements majeurs, conséquences mineures …

Bien que d’une extrême gravité, les derniers évènements internationaux ont eu, pour le moment, peu d’incidences sur les marchés financiers. Le face à face entre les Etats-Unis, première puissance économique et militaire mondiale, et l’Iran, puissance majeure du Moyen Orient, qui était essentiellement verbal, a donné lieu en quelques jours à des actions physiques sans précédent. La réaction du marché a été très modérée ; les cours n’ont pas chuté et l’augmentation du cours du pétrole a été raisonnable. L’or s’est apprécié de manière classique mais dans des proportions mesurées compte tenu de l’escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

Ces réactions limitées sont-elles le résultat d’une sous-appréciation des risques ou d’une conviction partagée d’une menace régulée ? La montée aux extrêmes n’est pas le scénario retenu par les experts et les investisseurs. Les mesures de rétorsion annoncées à l’avance par l’Iran sont apparues symboliques. L’implication a priori accidentelle de la défense antimissile iranienne concernant le Boeing 737 ukrainien ne semble pas pour le moment remettre en cause la volonté des parties de calmer le jeu qui s’inscrit ainsi dans un cadre très byzantin.

En ce début d’année, les investisseurs veulent croire aux signaux positifs que sont l’éventuelle signature de l’accord commerciale sino-américain, le vote du Parlement britannique de l’accord de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le maintien de faibles taux d’intérêt, et l’arrêt de la chute de la production industrielle.

Le pétrole après avoir franchi la barre des 70 dollars a rapidement retrouvé son cours d’équilibre autour de 65 dollars. Les indices « actions » sont restés globalement stables sur la semaine.

L’emploi américain décevant mais pas catastrophique

L’emploi américain au mois de décembre s’est révélé moins dynamique qu’espéré sans être pour autant catastrophique. 145 000 créations d’emplois nettes ont été enregistrées en décembre, soit moins que les 160 000 attendues. Pour les analystes, cette moindre création est imputable à l’effet saisonnier lié à la fête de Thanksgiving. Le taux de chômage s’est maintenu au plus bas depuis 50 ans à 3,5 %. Compte tenu des éléments déjà publiés, les économistes américains s’attendent à une croissance pour 2019 autour de 2,25 %.

La difficile fixation du taux du Livret A

Dans les prochains jours, le Gouvernement annoncera le futur taux du Livret A qui devrait s’appliquer à compter du 1er février. En vertu de la nouvelle formule décidée en 2017, le taux devrait être abaissé à 0,5 %. Le Gouverneur de la Banque de France et le Ministre de l’Economie ont pris fait et cause pour cet ajustement. Le taux du Livret A reste un taux éminemment politique. Un peu plus d’un an après la crise des gilets jaunes, en pleine réforme des retraites et à quelques semaines des élections municipales, le Gouvernement osera-t-il diminuer le taux du produit d’épargne le plus populaire en France ?

Les formules de fixation des taux en permanente reformulation

Avant la banalisation du Livret A en 2008 permettant aux banques de le distribuer, ces dernières se plaignaient que son taux trop élevé pénalisait leurs produits d’épargne. Par ailleurs, les organismes du logement social ont, à maintes reprises, contesté le taux du Livret A. Trop haut, il a pour conséquence de renchérir la ressource à la base des emprunts qu’ils souscrivent ; trop faible, il pèse sur la collecte, ce qui peut également nuire à la production de prêts. De leur côté, les épargnants mettent en avant que le taux du Livret A est bien souvent peu rémunérateur et qu’il peut être inférieur à l’inflation. Ce fut le cas en particulier à la sortie de la Seconde Guerre mondiale et dans les années 80. Le rendement réel du Livret A a alors été négatif durant plusieurs années. Face à cette situation, l’établissement d’une formule garantissant le pouvoir d’achat des épargnants a été au cœur des débats à la fin des années 90 et au début des années 2000. Ces débats ont abouti à l’instauration d’une règle de fixation par le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Le choix d’une formule visait à dépolitiser la fixation du taux du Livret A. La formule est censée protéger tout à la fois les épargnants et le Gouvernement. Or, cette fixation demeure un pouvoir discrétionnaire de l’exécutif. Il en résulte que le résultat de la formule ne fut pas retenu et que cette dernière a été modifiée à plusieurs reprises.

La première formule a été en vigueur de juillet 2004 à janvier 2008. Elle prévoyait que le taux du livret A était révisé deux fois par an, le 1er février et le 1er août. Le taux était égal au meilleur taux choisi entre :

  • le taux Euribor 3 mois mensuel moyen du mois m-1 (respectivement décembre et juin), exprimé avec deux décimales ;
  • le taux d’inflation hors tabac du mois m-1.

Le résultat était majoré de 0,25 % afin de garantir le pouvoir d’achat des épargnants et arrondi aux 0,25 % les plus proches.

Cette formule a été modifiée en 2007. La nouvelle version prévoyait que le taux du Livret A devait être le chiffre le plus élevé entre :

  • la moyenne arithmétique entre, d’une part, la moitié de la somme de la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois et de la moyenne mensuelle de l’Eonia (exprimées avec deux décimales) et, d’autre part, l’indice INSEE des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac (exprimé avec une décimale) ;
  • l’inflation majorée d’un quart de point.

Le taux est arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur

Cette formule s’est appliquée durant huit ans de 2008 à 2016. Avec la baisse des tax d’intérêt, elle a été contestée tant par les banques, par les organismes de logements sociaux que par la BCE qui estiment que le Livret A est trop bien rémunéré au regard de la situation qui prévaut sur les marchés monétaires.

En 2016, une nouvelle révision de la formule est intervenue. L’objectif poursuivi était alors de réduire l’écart entre le taux du Livret A et les taux du marché monétaire. Il y avait également la volonté d’éviter des changements fréquents de taux en retenant non plus le dernier taux d’inflation connu mais en prenant en compte la moyenne des 6 derniers mois. Par ailleurs la majoration de 0,25 point de pourcentage par rapport à l’inflation est suspendue quand l’écart entre l’inflation et les taux monétaires est supérieur ou égal à 0,25 point de pourcentage. Prévue pour entrer en vigueur le 1er août 2017, cette formule n’a jamais été appliquée.

Après son élection, le Président de la République, Emmanuel Macron, a décidé, de différer son application puis de l’annuler avec l’annonce, au mois de septembre, du gel du taux pour deux ans, ce qui est le cas actuellement. Le Gouvernement d’Edouard Philippe a souhaité refondre la formule afin de rapprocher le taux du Livret A des taux des produits d’épargne à court terme. Cette intention s’inscrit dans le cadre de la réorientation de l’épargne des ménages vers les placements longs.

Une nouvelle formule a été élaborée en 2018 en vertu de laquelle le taux du Livret A devrait être désormais égal à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (EURIBOR/EONIA), avec un arrondi au dixième de point le plus proche, au lieu de l’arrondi au quart de point pratiqué actuellement. Un plancher à 0,5 % a été institué.

La composante « inflation » qui entre dans le calcul du taux du Livret A correspond à la moyenne arithmétique, sur 6 mois, des glissements annuels de l’indice des prix à la consommation hors tabac (IPCHT).

Une formule contestée et peu respectée

Depuis 2004 mais surtout depuis la crise financière de 2008, les Gouvernements ont, à plusieurs reprises, décidé de ne pas appliquer les règles de fixation du Livret A. de même, ils n’ont pas toujours suivi les recommandations en la matière du Gouverneur de la Banque de France.

Ainsi, lors de la révision du 1er février 2012, la formule n’a pas été respectée. En effet, le taux d’inflation du mois décembre 2011 était alors de 2,4 % (en base annuelle), ce qui aurait dû conduire à relever le taux du livret A à 2,75 %. Mais le gouvernement de l’époque a décidé de le maintenir à 2,25 %. Pour la révision de février 2013, l’inflation annuelle s’élevait à 1,2 %, ce qui aurait dû conduire à un taux du Livret A de 1,50 %. Le Gouvernement décida de n’abaisser le taux que d’un demi-point, à 1,75 %. Six mois plus tard, alors que l’inflation annuelle aurait dû conduire à un taux de 1 % à partir du 1er août 2013 dans le cas de l’application de la formule, la baisse ne fut, à nouveau, que d’un demi-point, à 1,25 %. De la même façon, au 1er février 2014, le gouverneur de la Banque de France a préconisé d’abaisser le taux à 1 %, mais le ministre opta pour le statu quo à 1,25 %. La stricte application de la formule aurait dû conduire alors à un taux du Livret A à 0,75 %. En 2015 et 2016, le taux du Livret A a été fixé à 0,75 % mais compte tenu d’une inflation nulle, il aurait pu être abaissé au minimum à 0,5 %. A contrario, pour la révision du 1er août 2017, le taux aurait dû être relevé de 0,75 à 1 % étant donné que l’indice des prix sur les 6 derniers mois était de 1 %. Le Gouvernement, pour ne pas respecter le résultat de la formule, a pu s’appuyer sur la recommandation du Gouverneur de la Banque de France.

Au mois de septembre 2017, le Gouvernement d’Edouard Philippe a annoncé la suspension de la formule pour deux ans. Le taux du Livret A est ainsi gelé à 0,75 % jusqu’en 2019. Cette décision est la conséquence de la réduction des Allocations Personnelles de Logement de 5 euros. En effet, le Gouvernement a demandé aux organismes d’HLM de diminuer le montant des loyers de cette somme moyennant en contrepartie la possibilité de souscrire des emprunts à des taux plus faibles auprès de la Caisse des Dépôts grâce au gel du Livret A.

Cercle de l’Epargne

Depuis 2016, le rendement réel du Livret A est redevenu négatif mettant un terme à un période de rendement positif qui avait débuté au moment de la mise en œuvre de la politique de désinflation compétitive en 1983/1984.

Cercle de l’Epargne

Quand le moral des Français est grevé par les grèves

En décembre 2019, la confiance des ménages dans la situation économique baisse pour la première fois depuis décembre 2018. L’indicateur de l’INSEE qui la mesure perd trois points en un mois, ce qui est important au regard des évolutions passées. À 102, il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période (100). Cette baisse est sans nul doute imputable aux mouvements sociaux liés à la réforme des retraites. Le long conflit social en cours a contraint les ménages à revoir leurs déplacements et a pu les gêner pour les achats de fin d’année.

En décembre, selon l’INSEE, le solde d’opinion des ménages quant à leur situation financière future perd quatre points et rejoint sa moyenne de longue période. Le solde relatif à leur situation financière passée perd quant à lui un point et se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue par rapport au mois précédent, le solde correspondant perd deux points, mais il demeure bien au-dessus de sa moyenne.

En décembre, l’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future se dégrade. le solde correspondant baisse de quatre points. En revanche, le solde relatif à leur capacité d’épargne actuelle augmente d’un point. Les deux soldes demeurent au-dessus de leur moyenne de longue période. La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner est stable, le solde correspondant demeure ainsi inférieur à sa moyenne. Malgré tout, les Français continuent à épargner comme en témoignent les derniers résultats du Livret A et de l’assurance vie.

Au mois de décembre, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois baisse fortement. Le solde correspondant a perdu quatre points mais se situe toujours au-dessus de sa moyenne de longue période. Le ressenti des mesures prises par le Gouvernement après la crise des gilets jaunes s’estompe. La baisse de la taxe d’habitation ne semble pas avoir été pris en compte par les ménages au mois de décembre. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France baisse quant à lui de manière un peu plus marquée. Il se contracte de six points et passe en-dessous de sa moyenne.

Une proportion croissante de ménages français anticipe une dégradation de la situation de l’emploi. En revanche, les Français estiment majoritairement que l’inflation est en baisse.

L’enquête du mois de décembre sur l’opinion des ménages est marquée par le conflit social sur la réforme des retraites. Au-delà des problèmes de transport, ce conflit concerne la retraite qui est sujet hautement anxiogène pour les Français. Selon l’enquête « les Français, l’Epargne et la Retraite de 2019 », 70 % d’entre eux considèrent que leurs pensions ne leur permettront pas de vivre correctement à la retraite. Ils sont également majoritairement opposés à tout recul de l’âge de départ à la retraite. De ce fait, les débats actuels sur l’âge d’équilibre et sur le niveau à venir des pensions sont des sources d’inquiétude qui ne peuvent que peser sur leur moral.

Le taux des livrets bancaires continue sa baisse

Selon la Banque de France, le taux des livrets bancaires fiscalisés est passé de 0,19 à 0,17 % d’octobre à novembre 2019. Au mois de novembre 2018, le taux était de 0,26 %. Sinon, de manière plus globale, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires est quasi inchangé en novembre 2019 à 0,58 %. Un effet d’arrondi masque en effet une légère baisse portée par les comptes à terme et les livrets ordinaires. Ce taux moyen enregistre une baisse de 6 points de base en un an (0,64 % en novembre 2018).

Le Coin de l’épargne du 4 janvier 2020 : quand la mort d’un général refroidit les marchés

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 3 janvier 2020 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2018
CAC 40 6 044,16 +0,11 % 4 678,74
Dow Jones 28 634,88 -0,04 % 23 097,67
Nasdaq 9 020,77 +0,16 % 6 583,49
Dax Allemand 13 219,14 -0,88 % 10 558,96
Footsie 7 622,40 -0,29 % 6 733,97
Euro Stoxx 50 3 773,37 -0,24 % 2 986,53
Nikkei 225 23 656,62 -0,76 % 20 014,77
Shanghai Composite 3 083,79 +2,62 % 2493,89
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) +0,04 % -0,024 pt 0,708 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) -0,283 % -0,029 pt 0,238 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) 1,809 % -0,066 pt 2,741 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures) 1,1171 -0,04 % 1,1447
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) 1 548,708 +2,51 % 1 279,100
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) 68,340 +0,31% 52,973

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Les marchés surpris par la mort du général iranien Qassem Soleimani

L’élimination du général iranien Qassem Soleimani ordonnée par Donald Trump lui-même, a provoqué une onde de choc sur les places financières avec la clef une augmentation du prix du pétrole et de l’or. A Paris, le Cac 40 est parvenu à contenir ses pertes grâce à la hausse de Total. L’indice finit la séance à l’équilibre à 6 044,16 points en hausse de 0,11 point sur la semaine.

Les investisseurs devraient opter pour la prudence dans l’attente des éventuelles réactions de l’Iran. La situation entre ce pays et les Etats-Unis s’est tendue après l’attaque de leur ambassade à Bagdad par des forces pro-iraniennes. La décision de Donald Trump intervient au début d’une année qui se conclura par l’élection présidentielle. L’Iran, depuis 1979 et la prise d’otage de l’ambassade américaine à Téhéran est un sujet de tension et cela d’autant que ce pays a accru sa sphère d’influence au sein du Moyen Orient. Présent au Liban, en Irak, en Cisjordanie, au Yémen, l’Iran menace deux alliés des Etats-Unis, Israël et l’Arabie Saoudite. Même si les Etats-Unis sont redevenus auto-suffisants pour le pétrole, les liens avec l’Arabie Saoudite sont importants. Ce dernier pays joue un rôle majeur dans la régulation du prix du pétrole. Le Président américain a besoin que les producteurs américains soient suffisamment bien rémunérés. Par ailleurs, l’Arabie Saoudite joue un rôle croissant dans le financement des Etats-Unis qui en contrepartie assure sa sécurité. L’Iran a peut-être interprété que le départ des Etats-Unis de Syrie annonçait leur départ général du Moyen Orient et qu’il pouvait étendre leur influence. A priori, le Président Donald Trump a tenu à rappeler que son pays restait le maître du jeu au Moyen Orient.

Les marchés « actions » terminent la décennie en beauté

En 2019, le CAC 40 a enregistré sa plus forte progression de ces vingt dernières années (après un recul de 10,95 % en 2018). Le gain a été de 26,37 %. L’indice parisien a néanmoins terminé en-dessous des 6000 points qui avaient été atteints au cours du mois de décembre. Les valeurs du luxe et celles la haute technologie ont contribué à ce bon résultat.

Paris n’est pas la seule place à avoir connu une forte croissance. Ainsi, le Footsie londonien a signé sa meilleure performance annuelle depuis le référendum de 2016 sur le Brexit avec un gain de 12,10 %. Le Dax de la Bourse de Francfort s’est adjugé 25,48 % sur l’année, le FTSE MIB milanais 28,28 % L’indice espagnole (le Madrid, l’IBEX 35) a gagné 12 %, son meilleur résultat depuis 2013. De son côté, l’indice européen Stoxx 600 progresse de 23,09 %, sa plus forte hausse depuis 2009.

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Cette forte progression peut surprendre au regard des prévisions pessimistes qui avaient cours en début d’année. La crainte d’un violent ralentissement voire la survenue d’une récession étaient avancées. Les tensions commerciales donnaient crédits aux sombres projections réalisées par les différents instituts économiques. La politique des banques centrales a plus que compensé les effets négatifs de ces prévisions sur les cours boursiers. L’arrêt du programme de hausse des taux directeurs de la part de la banque centrale américaine puis leur baisse à trois reprises ainsi que la décision de la BCE de diminuer son taux de dépôt à -0,5 % le 18 septembre 2019, ont contribué à doper le marché « actions », les investisseurs ayant décidé de réorienter une partie de leurs actifs vers ce type de placements. En fin d’année, les prémices d’un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ainsi que la victoire de Boris Johnson ont également porté le cours des actions.

Assurance vie : renforcement des fonds propres tout en préservant les intérêts des assurés

Le Gouvernement a publié au Journal officiel du 28 décembre l’arrêté du 24 décembre 2019 relatif aux fonds excédentaires en assurance vie permettant aux compagnies d’assurances de reprendre, sous condition, la provision pour participation aux bénéfices (PPB). L’arrêté précise que « dans des situations exceptionnelles, la provision pour participation aux bénéfices peut être reprise après autorisation » du régulateur, l’ACPR. Cette reprise ne pourra concerner que les assureurs ayant engrangé une perte annuelle. Elle est par ailleurs limitée dans le temps. L’affectation de la PPB aux fonds propres est temporaire. Elle est soumise à autorisation de l’ACPR qui supervisera en outre le retour à la normale. Les assureurs devront ainsi remettre au régulateur un plan prévoyant notamment la restitution à partir de résultats ultérieurs et sous un délai maximal de huit ans des montants repris sur la provision pour participation aux bénéfices. L’organisme d’assurance ne pourra pas verser de dividendes tant que ces montants repris n’ont pas été restitués.

L’arrêté permet une dérogation au droit existant. Logiquement, les compagnies d’assurance ont l’obligation de reverser à leurs clients au moins 85 % des bénéfices qu’elles réalisent en plaçant leur épargne. Toutefois, elles ont le droit de mettre de côté une partie minoritaire de ces bénéfices pendant plusieurs années, afin de lisser le rendement des fonds euros. Le reversement doit s’effectuer sur huit ans.

Le montant du minimum vieillesse franchit la barre des 900 euros

Depuis le 1er janvier 2020, les montants de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), encore appelée minimum vieillesse, sont les suivants :

  • Personne seule sans ressources : 903,20 € par mois, soit 10 838,40 € par an ;
  • Deux personnes sans ressources : 1402,22 € par mois, soit 16 826,64 € par an.

Cette revalorisation est la conséquence de l’engagement pris par le Président de la République lors de la campagne électorale en 2017.

En France, 568 000 personnes étaient, à la fin de l’année 2018, attributaires de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), l’ex-minimum vieillesse dont le coût est évalué à 2,7 milliards d’euros, soit moins de 1 % du total des pensions distribuées. En moyenne, les bénéficiaires du minimum vieillesse touchent 401 euros par mois.

Une année record pour les actions

Le CAC 40, après un recul de 10,95 % en 2018, a enregistré, en 2019, sa plus forte progression de ces vingt dernières années. Le gain a été, en effet de 26,37 %. L’indice parisien a néanmoins terminé en-dessous des 6000 points qui avaient été atteints au cours du mois de décembre. Les valeurs du luxe et celles la haute technologie ont contribué à ce bon résultat.

source Cercle de l’Epargne

Paris n’est pas la seule place à avoir connu une forte croissance. Ainsi, le Footsie londonien a signé sa meilleure performance annuelle depuis le référendum de 2016 sur le Brexit avec un gain de 12,10%. Le Dax de la Bourse de Francfort s’est adjugé 25,48 % sur l’année, le FTSE MIB milanais 28,28 % L’indice espagnole (le Madrid, l’IBEX 35) a gagné 12 %, son meilleur résultat depuis 2013. De son côté, l’indice européen Stoxx 600 progresse de 23,09 %, sa plus forte hausse depuis 2009. New York a battu une série de records. historiques. Le Nasdaq a progressé de 35,23 % et le Dow Jones de 22,34 %.

Source : Cercle de l’Epargne

Cette forte progression peut surprendre au regard des prévisions pessimistes qui avaient cours en début d’année. La crainte d’un violent ralentissement voire la survenue d’une récession étaient avancées. Les tensions commerciales donnaient crédits aux sombres projections réalisées par les différents instituts économiques. La politique des banques centrales a plus que compensé les effets négatifs de ces prévisions sur les cours boursiers. L’arrêt du programme de hausse des taux directeurs de la part de la banque centrale américaine puis leur baisse à trois reprises ainsi que la décision de la BCE de diminuer son taux de dépôt à -0,5 % le 18 septembre 2019 ont contribué à doper le marché « actions », les investisseurs ayant décidé de réorienter vers ce type de placements une partie de leurs actifs. En fin d’année, les prémices d’un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis ainsi que la victoire de Boris Johnson ont également porté le cours des actions.

Place Indice % 2019
 EUROPE
Paris Cac 40 +26,37%
Londres FTSE 100 +12,1%
Francfort Dax +25,48%
Zurich SMI +25,95%
Milan MIB +28,28%
Madrid Ibex 35 +11,98%
Lisbonne PSI 20 +10,2%
 ETATS-UNIS
New York Dow Jones 30 +22,34%
  S&P 500 +28,88%
  Nasdaq Composite +35,23%
 ASIE
Tokyo Nikkei 225 +18,2%
Chine CSI 300 +36,07

Baisse de l’impôt sur le revenu et application de la retenue à la source aux employés à domicile

En 2020, l’impôt sur le revenu diminue de 5 milliards d’euros. Cette diminution concernera 12,2 millions de contribuables actuellement situés dans la tranche à 14 % (soit des revenus de 9.965 euros à 27.519 euros par part). Ils bénéficieront d’un gain moyen de 350 euros par an. Les 4,7 millions de foyers situés dans la tranche à 30 % (soit des revenus de 27.520 euros à 73.779 euros par part) auront également le droit à une baisse de leur impôt diminuer de 125 euros par an en moyenne. Pour les autres contribuables, l’impôt restera identique. Pour la première fois, la baisse d’impôt sera appliquée dès janvier, via l’actualisation des taux de prélèvement à la source.

Simplification fiscale

Les ménages ne bénéficiant de revenus déclarés que par des tiers, ne seront plus contraints de remplir la déclaration annuelle sur les revenus. Les contribuables concernés en seront informés par l’administration fiscale. Ils seraient près de 12 millions, d’après l’évaluation du projet de loi de finances.

L’impôt à la source s’applique aux particuliers employeurs

Décalé d’un an à cause de retards informatiques, le prélèvement à la source entre en vigueur à partir du 1er janvier 2020 aux particuliers employeurs. Les employeurs devront effectuer une déclaration « tout en un » auprès des Urssaf ou déduire eux-mêmes l’impôt de la rémunération versée à leur salarié.

Baisse de la taxe d’habitation

La dernière étape de baisse de la taxe d’habitation pour les classes moyennes, votée dans la loi de finances 2018, intervient en 2020. Après avoir baissé de 30 % en 2018, puis de 65 % en 2019, la taxe d’habitation disparaîtra pour 4 ménages sur 5. Sont concernés les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 27.000 euros pour un célibataire ou 43.000 euros pour un couple. Pour les 20 % de ménages restants, il faudra attendre 2021 pour voir la taxe d’habitation commencer à baisser. Pour compenser la suppression progressive de la taxe d’habitation, les communes récupèrent la part de taxe foncière actuellement perçue par les départements qui se voient attribuer une fraction de TVA aujourd’hui affectée à l’Etat.

La revalorisation différentielle des pensions validée

Le Conseil constitutionnel a validé le dispositif d’indexation des pensions de base prévu par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2020. Les pensions supérieures à 2000 euros seront revalorisées à hauteur de 0,3 % quand celles inférieures le seront à 1,0 %. Par ailleurs, un mécanisme de lissage a été institué pour éviter un effet de seuil. à

Les membres du Conseil ont néanmoins le critiqué le dispositif. Ainsi, ils ont écrit que « cette revalorisation différentielle, dont l’effet se répercute d’années en années, modifie durablement les niveaux relatifs des prestations versées à chaque assuré, au profit des trois quarts des retraités et bénéficiaires de pensions d’invalidité et au détriment du quart restant cequi affecte, selon eux, « le caractère contributif des régimes d’assurance-vieillesse et invalidité ».Le Conseil a accepté le mécanisme d’indexation en raison de son « caractère exceptionnel et limité » .

Les plafonds de l’épargne retraite pour 2020

Les plafonds de déductibilité des cotisations en vigueur pour l’épargne retraite dépendent du Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) ne retraite. Ces plafonds concernent le nouveau Plan d’Epargne Retraite (PER), les PERP ou les Contrats Madelin.

De 2019 à 2020, le PASS augmente de 1,5 % et passe ainsi de 40 524 à 41 136 euros. Il en résulte une actualisation pour les différents produits d’épargne retraite

  • Contrats Madelin
    • Premier plafond (10 %) : les versements effectués en 2020 par des travailleurs non-salariés (TNS) sont déductibles dans la limite de 10 % de la fraction du bénéfice imposable. Cette limite de 10 % est plafonnée à un montant de 32 908,80 euros (10 % de huit fois le PASS 2020 ou 80 % du PASS 2020) ;
    • Second plafond (15 %) : au-delà du premier plafond, les versements sur un Madelin peuvent être déduits dans la limite de 15 % de la fraction du bénéfice imposable comprise entre un et huit PASS. Cette limite aboutit à un montant d’un maximum de 43 192,80 euros en 2020
    • Les versements sur un Contrat Madelin sont donc déductibles dans la limite d’un montant maximum de 76 101,60 euros.
    • Le plafond global minimum est pour 2020 égal à 10 % du PASS 2020, soit 4 114 euros.
  • PERP
    • Les plafonds du PERP varient sur la base du PASS de l’année antérieure aux versements. Ainsi pour les versements 2020, c’est le PASS 2019 qui est utilisé.
    • Plafond maximum : les détenteurs d’un PERP peuvent déduire leurs versements dans la limite de 10 % des revenus professionnels de l’année précédente. Ces derniers sont plafonnés à un maximum de huit fois le PASS de l’année précédente. En 2020, le plafond maximum est fixé à 32 419,20 euros.
    • Plafond minimum : le minimum de versements déductibles correspond à 10 % du PASS de l’année n-1. Soit 4 052 euros en 2020
  • PER
    • Les plafonds du PER sont les mêmes que ceux retenus pour les contrats Madelin (pour les TNS) et le PERP (pour les salariés) ;
    • Plafonds du PER en 2020 pour un salarié : 32 419,20 euros maximum et 4 052 euros minimum ;
    • Plafonds du PER en 2020 pour un TNS : 76 101,60 euros maximum et 41 136 euros minimum.

Le plafond annuel d’épargne retraite peut être augmenté en prenant en compte le disponible non utilisé des trois dernières années. Il est doublé pour les couples mariés ou PACSES.

Assurance vie : encadrement strict de l’affectation de la provision pour participation aux bénéfices aux fonds propres

Le Gouvernement a publié au Journal officiel du 28 décembre l’arrêté permettant aux compagnies d’assurances de reprendre sous condition la provision pour participation aux bénéfices (PPB) applicable à l’assurance vie. L’arrêté précise que « dans des situations exceptionnelles, la provision pour participation aux bénéfices peut être reprise après autorisation » du régulateur, l’ACPR. Cette reprise ne pourra concerner que les assureurs ayant engrangé une perte annuelle. Elle est limitée dans le temps. L’affectation de la PPB aux fonds propres est temporaire. Elle est soumise à autorisation de l’ACPR qui supervisera en outre le retour à la normale. Les assureurs devront ainsi remettre au régulateur un plan prévoyant notamment la restitution à partir de résultats ultérieurs et sous un délai maximal de huit ans des montants repris sur la provision pour participation aux bénéfices. L’organisme d’assurance ne pourra pas verser de dividendes tant que ces montants repris n’ont pas été restitués.

L’arrêté permet une dérogation au droit existant. Logiquement, les compagnies d’assurance doivent reverser à leurs clients au moins 85 %des bénéfices qu’elles réalisent en plaçant leur épargne. Toutefois, elles ont le droit de mettre de côté une partie minoritaire de ces bénéfices pendant plusieurs années, afin de lisser le rendement des fonds euros. Le reversement doit s’effectuer sur huit ans.

Arrêté du 24 décembre 2019 relatif aux fonds excédentaires en assurance vie

Le Coin de l’Epargne du 27 décembre 2019 – les marchés sur leur 31 tout comme le Livret A et l’assurance vie

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 27 décembre 2019 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2018
CAC 40 6 037,39 +0,26 % 4 678,74
Dow Jones 28 645,26 +0,67 % 23 097,67
Nasdaq 9 006,62 +0,91 % 6 583,49
Dax Allemand 13 337,11 +0,14 % 10 558,96
Footsie 7 644,90 +0,82 % 6 733,97
Euro Stoxx 50 3,782.27 +0,15 % 2 986,53
Nikkei 225 23 837,72 +0,09 % 20 014,77
Shanghai Composite 3 005,04 -0,40 % 2493,89
Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) +0,048 % -0,003 pt 0,708 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) -0,254 % -0,002 pt 0,238 %
Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) 1,875 % -0,042 pt 2,741 %
Cours de l’euro / dollar (20 heures) 1,1182 +0,96 % 1,1447
Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) 1 513,217 +2,40 % 1 279,100
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) 68,040 +3,09 % 52,973

Les marchés toujours dans le beau fixe (pas achevé en l’attente de NY°

Le pétrole s’est rapproché de la barre des 70 dollars pour le baril de Brent en gagnant sur la semaine plus de 3 %. Cette hausse s’explique la forte baisse des stocks hebdomadaires de brut aux Etats-Unis et par la perspective d’un accord entre la Chine et les Etats-Unis, synonyme de reprise économique et donc de la demande de pétrole.

Dans cette période de trêve, les marchés ont conforté les positions acquises avant Noël. L’année 2019 devrait être pour le CAC 40 un des meilleurs crus depuis 1999. A quelques jours de la clôture annuelle, l’indice s’est apprécié de près de 28 %, soit davantage que les progressions de 22,3 % et de 23,4 % respectivement enregistrées en 2009 et 2005. Cela reste inférieur néanmoins à la progression de 51 % constatée en 1999.

* : au 27 décembre

Source : Cercle de l’Epargne

A New York, le Nasdaq Composite a dépassé pour la première fois les 9 000 points. Depuis le début de l’année, il a augmenté de 36 %, bien aidé par quelques Gafam (+83% pour Apple, +58% pour Facebook et +56% pour Microsoft).

La bonne tenue des marchés en décembre est toujours liée aux avancées sur le terrain des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Vendredi 27 décembre, le ministère chinois du Commerce a confirmé, à l’occasion d’un point presse hebdomadaire, que la Chine était en contact étroit avec les États-Unis pour la signature d’un accord de « phase 1 ». Donald Trump avait déclaré mardi que l’accord est en train de se réaliser, ajoutant qu’une cérémonie serait organisée avec le président chinois Xi Jinping pour sa signature de cet accord qui serait en voie de traduction.

L’assurance vie, les unités de compte en plein boom

En pleine polémique sur le devenir des fonds euros, la collecte nette de l’assurance vie a fléchi au mois de novembre tout en restant positive. Elle a été ainsi de 1,2 milliard d’euros contre 1,7 milliard en octobre et 2,9 milliards d’euros en septembre. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à 25,2 milliards d’euros contre 22,2 milliards d’euros sur la même période en 2018.

Le mois de novembre est traditionnellement positif pour l’assurance vie sans être exceptionnel. Si le cru de 2019 n’échappe pas à la règle, il est néanmoins inférieur à celui de 2018 (+2,5 milliards d’euros). Sur ces dix dernières années, trois décollectes ont été enregistrées en novembre.



Plus du tiers de la collecte en unités de compte en novembre

Le montant des cotisations brutes d’assurance vie a baissé au mois de novembre à 11,1 milliards d’euros contre 12,1 milliards en octobre. La baisse de la collecte brute s’explique par le refus de certains assurés de prendre des unités de compte. Ils préfèrent alors renoncer à leurs versements ce qui pèse sur la collecte. Néanmoins, sur les onze premiers mois, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance est de 132,8 milliards d’euros contre 129,2 milliards d’euros sur la même période en 2018.

Les unités de compte ont, en revanche, fortement progressé et ont ainsi représenté 37 % de la collecte contre 32 % en octobre. Sur les onze premiers mois de l’année, la part des unités de compte dans la collecte est de 26 %. Cette augmentation est non seulement imputable aux bons résultats de la bourse mais aussi aux recommandations des compagnies d’assurance vie.

Des prestations en baisse

Les prestations se sont élevées à 9,9 milliards d’euros en novembre contre 10,3 milliards d’euros. Elles se situent dans la moyenne de ces derniers mois. De janvier à novembre, elles ont atteint 107,6 milliards d’euros contre 107,1 milliards d’euros sur la même période en 2018. Les épargnants n’ont pas effectué de retraits massifs après les annonces sur les fonds euros.

L’assurance vie conforte sa place de numéro 1

L’encours des contrats d’assurance-vie était de 1 785 milliards d’euros à fin novembre 2019, en progression de 5 % sur un an, ce qui constitue un record.

L’assurance vie à la croisée des chemins

En 2019, les ménages français ont accru leur effort d’épargne malgré la baisse des rendements des produits de taux. Ils ont souhaité renforcer la poche d’épargne de précaution dans un contexte d’incertitude élevée. Par ailleurs, compte tenu des faibles rendements, pour obtenir le niveau souhaité d’épargne, il faut mettre davantage d’argent de côté. En outre, l’augmentation des prix de l’immobilier entraîne celle des apports personnels. Par ailleurs, comme les Français s’endettent fortement pour acquérir leur logement, cela se traduit par une progression du taux d’épargne.

L’assurance vie a connu, des années 90 à maintenant, une ascension provoquée par l’engouement envers les fonds euros. Les annonces des compagnies d’assurance de baisser fortement, pour 2019, les taux de leurs fonds euros et d’en restreindre éventuellement l’accès constituent un changement de cap qui devrait se matérialiser l’année prochaine. Avec des marchés financiers en forte hausse, plus de 25 % pour le CAC 40 depuis le mois de janvier, cette réorientation est plus facile à faire passer auprès des assurés. Ce contexte porteur encourage à une prise accrue de risques. Cependant, compte tenu du poids des fonds euros (environ 80 % de l’encours), le rééquilibrage en faveur des unités de compte mettra du temps et nécessite un effort de pédagogie évident.

Le Livret A, un placement inoxydable ou presque ?

Après la décollecte de 2,13 milliards d’euros du mois d’octobre dernier, le Livret A a renoué, en novembre, avec des résultats positifs, +610 millions d’euros, soit une collecte équivalente à celle de 2018 (670 millions d’euros).

Pour le Livret A, novembre ressemble, en règle générale, à octobre en n’étant pas très porteur. Les impôts locaux à acquitter, la proximité des dépenses de fin d’année et l’absence de versement de primes freinent logiquement les ardeurs des épargnants. Lors de ces dix dernières années, le Livret A a, ainsi, enregistré cinq décollectes au mois de novembre.

L’année 2019 se démarque avec un résultat positif. Le contexte incertain sur le plan économique et social pousse les ménages à épargner. Les gains de pouvoir d’achat engrangés en 2019, les plus importants constatés depuis 2007, ont été, en grande partie, mis de côté amenant le taux d’épargne à 15 % du revenu disponible brut. Ce constat est confirmé par la faible progression, depuis un an, de la consommation. Les Français estiment que l’amélioration économique qui se traduit notamment par une baisse du chômage demeure fragile. Le caractère plus précaire des emplois avec l’essor des CDD, du temps partiel ou de l’intérim, peut expliquer l’excès actuel de prudence. Le rendement faible du Livret A et sa baisse possible le 1er février prochain n’influent en rien sur le comportement des ménages. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette du produit a atteint 14,24 milliards d’euros contre 9,54 milliards d’euros l’année dernière sur la même période. Le Livret A est en voie de réaliser sa meilleure année depuis 2012 (28,16 milliards d’euros), année qui avait été marquée par le relèvement de plafond et par la crise des dettes souveraines (le taux du Livret A était alors de 2,25 %).

Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a enregistré de son côté une collecte nette nulle après deux mois de décollecte. Antichambre des comptes courants des ménages, le LDDS suit plus finement que le Livret A les évolutions de leurs dépenses d’où des résultats différents de ceux du Livret A qui est davantage un outil d’épargne.

Le 1er février prochain, baisse ou pas baisse du taux, les paris sont ouverts ?

Compte tenu du taux d’inflation constaté depuis un an et des taux d’intérêt à trois mois des marchés interbancaires, le rendement du Livet A pourrait, en application de la nouvelle formule, passer au taux plancher de 0,5 % au 1er février prochain (le taux est logiquement égal à la moyenne des taux monétaires à trois mois et du taux de l’inflation sur 12 mois avec un plancher fixé à 0,5 point). Le Gouverneur de la Banque de France a plaidé en ce sens. Le taux actuel de 0,75 % est nettement supérieur aux taux pratiqués pour des produits de même nature. Le taux de rémunération des livrets bancaires avoisine 0,20 %. Le Livret A coûte cher à la Caisse des dépôts et aux réseaux bancaires au regard du rendement des placements et des prêts issus du Livret A. Le taux de 0,75 % rend peu attractif les emprunts financés à partir des ressources collectées. Cette situation pénalise les bailleurs sociaux, les collectivités locales, les PME, les structures de l’économie sociale et solidaire qui peuvent se financer via le Livret A. S’il décidait de ne pas baisser le taux, le Gouvernement porterait un coup à la nouvelle formule.

La proximité des élections municipales ainsi que les débats complexes sur la réforme des retraites pourraient dissuader le Gouvernement de baisser le taux du Livret A. le taux de 0,5 % serait le plus faible jamais appliqué aux épargnants. Symbole de l’épargne populaire, le Livret A rapporterait 0,5 à 0,7 point de moins que l’inflation. Au début des années 2000, les gouvernements avaient instauré une formule de fixation du taux visant à garantir le pouvoir d’achat des épargnants, mais ce principe ne tient plus avec les taux d’intérêt négatifs.

Le Coin de l’agenda du 30 décembre au 19 janvier

Lundi 30 décembre

En Allemagne, il faudra regarder les ventes au détail de novembre.

Aux États-Unis, les promesses de vente immobilières de novembre seront rendues publiques.

Mardi 31 décembre

Marchés fermés au Japon, en Allemagne.

Clôture anticipée à la bourse de Londres et pour Euronext

En Chine, seront publiés les indices PMI officiels de décembre.

Mercredi 1er janvier

Marchés fermés au Japon, en Europe et aux Etats-Unis.

En France, seront connues les immatriculations automobiles de décembre et de l’année 2019.

Jeudi 2 janvier

Marchés fermés au Japon et en Suisse

Il faudra suivre l’indice PMI manufacturier du mois de décembre pour la Chine, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la zone euro.

Vendredi 3 janvier

Marchés fermés au Japon

En France, il faudra regarder l’indice des prix à la consommation de décembre (estimation provisoire).

En Allemagne, il faudra regarder le nombre de demandeurs d’emploi et le taux de chômage de décembre.

Pour la zone euro, la première estimation de l’inflation de décembre sera connue. Les résultats de la masse monétaire M3, du crédit au secteur privé de novembre seront publiés.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice ISM manufacturier de décembre, les dépenses de construction de novembre et le compte rendu de la réunion de la Réserve fédérale des 10/11 décembre.

Lundi 6 janvier

L’indice PMI IHS Markit manufacturier de décembre sera connu pour l’Allemagne, la France, la zone euro et le Royaume-Uni.

Pour l’Allemagne, seront publiées les ventes au détail de novembre.

Pour la zone euro, l’indice « Sentix » de janvier sera publié.

Mardi 7 janvier

L’indice PMI IHS Markit des services de décembre seront publiés pour le Japon, le Royaume-Uni, la France et la zone euro.

Le taux d’inflation de la zone euro (1e estimation) de décembre sera publié. Seront rendues publiques les ventes au détail et la balance commerciale de novembre.

Mercredi 8 janvier

Les résultats des commandes à l’industrie de novembre pour la zone euro seront publiés. Seront également connus les indices du climat des affaires et du sentiment économique du mois de décembre.

L’enquête ADP sur l’emploi privé aux Etats-Unis pour le mois de décembre sera publiée.

En France, il faudra regarder les résultats du commerce extérieur de novembre, l’enquête de conjoncture auprès des ménages de décembre.

Jeudi 9 janvier

En France, sera attendu l’indicateur conjoncture de la Banque de France (3e projection du taux de croissance du PIB pour le 4e trimestre).

Pour l’Allemagne, la production industrielle de novembre sera publiée.

Pour la zone euro, seront communiqués la balance commerciale et le taux de chômage.

Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage de la semaine au 4 janvier.

Vendredi 10 janvier

Au Japon, la consommation des ménages de novembre sera publiée.

Aux Etats-Unis, les créations d’emploi, le taux de chômage et les salaires de décembre seront publiés.

En France, l’indice de la production industrielle de novembre sera publié.

Lundi 13 janvier

Marchés fermés au Japon

Mardi 14 janvier

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les prix à la consommation de décembre.

Mercredi 15 janvier

Pour la zone euro, il faut regarder la balance commerciale et la production industrielle de novembre.

Aux Etats-Unis, sera connu l’indice manufacturier « Empire State » de janvier.

En France, l’indice des prix à la consommation de décembre (définitif) sera connu.

Jeudi 16 janvier

En Allemagne, le taux d’inflation de décembre sera publié.

Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage de la semaine au 11 janvier seront communiquées tout comme l’indice d’activité « Philly Fed » de janvier. Les ventes au détail de décembre seront connues ainsi que l’indice NAHB du marché immobilier de janvier.

Vendredi 17 janvier

Pour la zone euro, le taux d’inflation de décembre sera publié.

Aux Etats-Unis, les mises en chantier, le permis de construire de décembre seront publiés tout comme la production industrielle et l’indice de confiance du Michigan (1e estimation).

Vendredi 5 janvier

Pour la zone euro, seront connus le taux d’inflation de décembre et les prix de production de novembre.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les créations d’emploi et le taux de chômage de décembre, la balance commerciale de novembre et l’indice ISM des services de décembre. Seront également publiées les commandes à l’industrie de novembre.

Dimanche 7 janvier

En Chine, seront rendues publiques les réserves de changes de décembre.

Le salon de l’électronique grand public, CES, se tiendra à Las Vegas, jusqu’au 8 janvier.

Lundi 8 janvier

Marchés fermés au Japon

En Allemagne, seront rendues publiques les commandes à l’industrie de novembre.

Pour la zone euro, seront publiées les ventes au détail de novembre.

Mardi 9 janvier

En Allemagne, le résultat de la balance commerciale et celui de la production industrielle de novembre seront connus.

Pour la zone euro, le taux de chômage de novembre sera publié.

Mercredi 10 janvier

Au Royaume-Uni, il faudra suivre les résultats de la production industrielle et de la balance commerciale de novembre.

Aux Etats-Unis, seront connus les stocks et ventes des grossistes de novembre.

Jeudi 11 janvier

Sera connue, pour la zone euro, la production industrielle de novembre.

Pour les Etats-Unis, il faudra regarder l’indice « Philly Fed » de janvier, les inscriptions au chômage de semaine au 6 janvier, le résultat du budget fédéral de décembre.

Vendredi 12 janvier

Aux Etats-Unis, seront connus le taux d’inflation et les ventes au détail de décembre ainsi que les stocks des entreprises de novembre.

Lundi 15 janvier

Marchés fermés aux Etats-Unis (Martin Luther King, Jr. Day)

Pour la zone euro, il faudra suivre le résultat de la balance commerciale de novembre.

Mardi 16 janvier

En Allemagne, le taux d’inflation de décembre sera publié.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder le taux d’inflation de décembre.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice manufacturier « Empire State » de janvier et les stocks des entreprises de novembre.

Mercredi 17 janvier

Pour l’ensemble de l’Union européenne seront publiées les immatriculations automobiles de décembre et pour l’année 2019. Le taux d’inflation de la zone euro sera connue.

Aux Etats-Unis, la production industrielle de décembre et l’indice immobilier NAHB de janvier.

Jeudi 18 janvier

Aux Etats-Unis, il faudra regarder les mises en chantier, les permis de construire de décembre, les inscriptions au chômage de la semaine au 13 janvier et l’indice d’activité « Philly Fed » de janvier.

Vendredi 19 janvier

En Allemagne, les prix à la production de décembre seront rendus publics.

Au Royaume-Uni, il faudra suivre les ventes au détail de décembre.

Aux Etats-Unis, l’indice de confiance du Michigan (1e estimation) de janvier sera connu.

Fixation du taux d’intérêt légal applicable au 1er janvier 2020

Pour le premier semestre 2020, le taux de l’intérêt légal a été fixé à :
1° Pour les créances des personnes physiques n’agissant pas pour des besoins professionnels : à 3,15 % ;
2° Pour tous les autres cas : à 0,87 %.

Ces taux ont fait l’objet d’une publication au Journal Officiel du 26 décembre 2019.

Eurocroissance – publication d’un décret organisant les modalités de son fonctionnement

Le Gouvernement a publié au Journal Officiel du 26 décembre 2019 un décret du 23 décembre 2019 en application de l’article 72 de la loi PACTE concernant notamment les fonds eurocroissance et les Plans d’Epargne Retraite. Ce décret vise à préciser les règles applicables
aux engagements d’assurance donnant lieu à constitution d’une provision de diversification. Les dispositions du décret entrent en vigueur le 1er janvier 2020.

Consulter le décret

L’assurance vie en novembre, les unités de compte en plein boom

N

En pleine polémique sur le devenir des fonds euros, la collecte nette de l’assurance vie a fléchi au mois de novembre tout en restant positive. Elle a été ainsi de 1,2 milliard d’euros contre 1,7 milliard en octobre et 2,9 milliards d’euros en septembre. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à 25,2 milliards d’euros contre 22,2 milliards d’euros sur la même période en 2018.

Le mois de novembre est traditionnellement positif pour l’assurance vie sans être exceptionnel. Le cru de 2019 n’échappe pas à la règle. Il est néanmoins inférieur à celui de 2018 (+2,5 milliards d’euros). Sur ces dix dernières années, trois décollectes ont été enregistrées en novembre.

Plus du tiers de la collecte en unités de compte en novembre

Le montant des cotisations d’assurance vie a baissé au mois de novembre. Il s’est élevé à 11,1 contre 12,1 milliards d’euros en octobre. Les unités de compte ont représenté 37 % de la collecte en novembre contre 32 % en octobre. Sur les onze premiers mois de l’année, le taux est de 26 %. Cette augmentation est imputable non seulement aux bons résultats de la bourse mais aussi aux recommandations des compagnies d’assurance vie. La baisse de la collecte brute s’explique certainement par le refus de certains assurés de prendre des unités de compte. Ils préfèrent alors renoncer à leurs versements ce qui pèse sur la collecte. Néanmoins, sur les onze premiers mois, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance est de 132,8 milliards d’euros contre 129,2 milliards d’euros sur la même période en 2018).

Les prestations se sont élevées à 9,9 milliards d’euros en novembre contre 10,3 milliards d’euros. Elles se situent dans la moyenne de ces derniers mois. De janvier à novembre, elles ont atteint 107,6 milliards d’euros contre 107,1 milliards d’euros sur la même période en 2018. Les épargnants n’ont pas effectué de retraits massifs après les annonces sur les fonds euros.

L’assurance conforte sa place de numéro 1

L’encours des contrats d’assurance-vie était, à fin novembre, de 1 785 milliards d’euros à fin novembre 2019, en progression de 5 % sur un an, ce qui constitue un record.

L’assurance vie à la croisée des chemins

En 2019, les ménages français ont accru leur effort d’épargne malgré la baisse des rendements des produits de taux. Ils ont souhaité renforcer la poche d’épargne de précaution dans un contexte d’incertitudes élevées. Par ailleurs, compte tenu des faibles rendements, pour obtenir le niveau souhaité d’épargne, il faut davantage d’argent de côté. En outre, l’augmentation des prix de l’immobilier entraine celle des apports personnels. Par ailleurs, comme les Français s’endettent fortement pour acquérir leur logement, cela se traduit par une progression du taux d’épargne.

L’assurance vie a connu des années 90 à maintenant une ascension provoquée par l’engouement envers les fonds euros. Les annonces des compagnies d’assurance de baisser fortement, pour 2019, les taux de leurs fonds euros et d’en restreindre éventuellement l’accès constituent un changement de cap qui devrait se matérialiser l’année prochaine. Avec des marchés financiers en forte hausse, plus de 25 % pour le CAC 40 depuis le mois de janvier, cette réorientation est plus facile à faire passer auprès des assurés. Ce contexte porteur encourage à une prise accrue de risques. Compte tenu du poids des fonds euros (environ 80 % de l’encours), le rééquilibrage en faveur des unités de compte mettra du temps et nécessite un effort de pédagogie évident.

Le Livret A ne faiblit pas en novembre

Quand novembre sourit au Livret A

Après la décollecte de 2,13 milliards d’euros du mois d’octobre dernier, le Livret A a renoué, en novembre, avec des résultats positifs, + 610 millions d’euros, soit une collecte équivalente à celle de 2018 (670 millions d’euros).

Pour le Livret A, novembre ressemble, en règle générale, à octobre en n’étant pas très porteur. Les impôts locaux à acquitter, la proximité des dépenses de fin d’année et l’absence de versement de primes freinent logiquement les ardeurs des épargnants. Lors de ces dix dernières années, le Livret A a, ainsi, enregistré cinq décollectes au mois de novembre.

L’année 2019 se démarque avec un résultat positif. Le contexte incertain sur le plan économique et social pousse les ménages à épargner. Les gains de pouvoir d’achat engrangés en 2019, les plus importants constatés depuis 2007, ont été, en grande partie, mis de côté amenant le taux d’épargne à 15 % du revenu disponible brut. Ce constat est confirmé par la faible progression, depuis un an, de la consommation. Les Français estiment que l’amélioration économique qui se traduit notamment par une baisse du chômage demeure fragile. Le caractère plus précaire des emplois avec l’essor des CDD, du temps partiel ou de l’intérim, peut expliquer l’accès actuel de prudence. Le rendement faible du Livret et sa baisse possible le 1er février prochain n’influent en rien sur le comportement des ménages. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette a atteint 14,24 milliards d’euros contre 9,54 milliards d’euros, l’année dernière, sur la même période. Le Livret A est en voie de réaliser sa meilleure année depuis 2012 (28,16 milliards d’euros), année qui avait été marquée par le relèvement de plafond et par la crise des dettes souveraines (le taux du Livret A était alors de 2,25 %).

Le Livret de développement durable et solidaire a enregistré de son côté une collecte nette nulle après deux mois de décollecte. Ce livret qui est l’antichambre des comptes courants des ménages suit plus finement que le Livret les évolutions de leurs dépenses d’où des résultats différents de ceux du  Livret A qui est davantage un outil d’épargne.

Le 1er février prochain, baisse ou pas du taux, les paris sont ouverts ?

Compte tenu du taux d’inflation constaté depuis un an et des taux d’intérêt à trois des marchés interbancaires, le rendement du Livet A pourrait, en application de la nouvelle formule, passer au taux plancher de 0,5 % au 1er février prochain (le taux est logiquement égal à la moyenne des taux monétaires à trois et du taux de l’inflation sur 12 mois avec un plancher fixé à 0,5 point). Le Gouverneur de la Banque de France a plaidé en ce sens. Le taux actuel de 0,75 % est nettement supérieur aux taux pratiqués pour des produits de même nature. Le taux de rémunération des livrets bancaires avoisine 0,20 %. Le Livret A coûte cher à la Caisse des dépôts et aux réseaux bancaires au regard du rendement des placements et des prêts issus du Livret A. Le taux de 0,75 % rend peu attractif les emprunts financés à partir des ressources collectées. Cette situation pénalise les bailleurs sociaux, les collectivités locales, les PME, les structures de l’économie sociale et solidaire qui peuvent se financer via le Livret A. S’il décidait de ne pas baisser le taux, le Gouvernement portrait un coup à la nouvelle formule.

La proximité des élections municipales ainsi que les débats complexes sur la réforme des retraites pourraient dissuader le Gouvernement de baisser le taux du Livret A. le taux de 0,5 % serait le plus faible jamais appliqué aux épargnants. Symbole de l’épargne populaire, le Livret A rapporterait 0,5 à 0,7 point de moins que l’inflation. Au début des années 2000, les gouvernements avaient instauré une formule de fixation du taux visant à garantir le pouvoir d’achat des épargnants, mais cela, c’était avant les taux d’intérêt négatifs.

Le Coin des Epargnants du 20 décembre 2019 : le CAC 40 et l’endettement public toujours plus haut

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 20 décembre 2019 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2018
CAC 40 6 021,53 +1,73 % 4 678,74
Dow Jones 28 454,89 +1,14 % 23 097,67
Nasdaq 8 925,55 +2,18 % 6 583,49
Dax Allemand 13 318,90 +0,27 % 10 558,96
Footsie 7 582,48 +3,11 % 6 733,97
Euro Stoxx 50 3 776,56 +1,22 % 2 986,53
Nikkei 225 23 816,63 -0,86 % 20 014,77
Shanghai Composite 3 004,94 +1,26 % 2493,89
Taux de l’OAT France à 10 ans (20 heures) +0,051 % +0,052 pt 0,708 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (20 heures) -0,252 % -0,044 pt 0,238 %
Taux du Trésor US à 10 ans (20 heures) 1,917 % +0,091 pt 2,741 %
Cours de l’euro / dollar (20 heures) 1,1070 -0,43 % 1,1447
Cours de l’once d’or en dollars (20 heures) 1 477,764 +0,15 % 1 279,100
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (20 heures) 65,960 +1,66 % 52,973

Le CAC 40 termine la semaine au-dessus de 6000 points

La barre des 6000 points avait été franchie, pour le CAC 40, le 16 décembre dernier en cours de séance mais elle ne l’avait pas en clôture. Vendredi 20 décembre, la Bourse de Paris a réussi enfin à clôturer au-delà de 6000 points, portée par les records de Wall Street et par un effet technique qui se produit chaque trimestre, appelé les « quatre sorcières ». Chaque troisième vendredi des mois de mars, juin, septembre et décembre intervient le débouclement simultané de plusieurs types de contrats à terme et options sur les indices et actions. Ce débouclement s’accompagne, en règle générale, d’une forte poussée des volumes et de volatilité. Ce trimestre, le mouvement a été nettement haussier et les volumes échangés (plus de 7 milliards d’euros) en ont profité.

Vendredi 20 décembre, le CAC 40 a donc terminé la séance à 6 021,53 points, après avoir inscrit un nouveau pic annuel à 6.024,17 points en séance. L’indice parisien est en hausse de plus de 27% depuis le début de l’année. La bourse de Londres a gagné plus de 3 % en une semaine dans le prolongement de la victoire de Boris Johnson.

Aux Etats-Unis, le S&P 500, a franchi, jeudi 19 décembre, le seuil des 3 200 points pour la première fois de son histoire et a aligné une quatrième semaine de progression consécutive. La bourse de New York anticipe toujours un accord commercial entre la Chine et les Etats-Unis. Cette semaine, le Secrétaire d’Etat au Trésor, Steven Mnuchin, a déclaré dans une interview à la chaîne d’informations financières CNBC que l’accord commercial partiel avec la Chine serait signé début janvier. Les dépenses des ménages américains ont enregistré une hausse de 0,4 % en novembre, comme anticipé par le consensus, les revenus ayant augmenté de 0,6 %, au-delà de la hausse du 0,4 % visée par les économistes. L’indice de confiance du consommateur selon l’université du Michigan, s’élève à 99,3 points, contre 99,2 points attendus. La croissance du PIB au troisième trimestre a été, par ailleurs, confirmée à +2,1 %.

276 000 euros, le patrimoine moyen des ménages en France

Début 2018, le patrimoine brut (sans prendre en compte les remboursements des emprunts) moyen des ménages français s’élève à 276 000 euros, en augmentation de 2,6 % par rapport à début 2015. Le patrimoine net moyen des ménages s’élève, quant à lui, à 239 900 euros. Le patrimoine médian brut (patrimoine brut partageant en deux parts égales les ménages) est de 163 100 euros, le patrimoine net médian étant de 117 000 euros. Cela signifie que 50 % des ménages disposent d’un patrimoine inférieur à 117 000 euros.

Début 2018, le patrimoine brut des ménages est majoritairement constitué de biens immobiliers (61 %). Cette part du patrimoine immobilier est stable depuis 2004. 58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale en France (qu’ils aient ou non terminé d’en rembourser l’achat). 84 % de la valeur du patrimoine immobilier des ménages est constituée par la résidence principale. Les propriétaires et les accédants à la propriété de leur résidence principale disposent ainsi d’un patrimoine brut moyen 7 fois plus élevé que celui des locataires et des personnes logées gratuitement.

Le patrimoine financier représente 20 % du patrimoine brut. Quasiment tous les ménages en possèdent, mais les actifs financiers et les montants associés sont très différents selon le niveau de patrimoine. Le patrimoine résiduel (voiture, équipement de la maison, bijoux, œuvres d’art, etc.) constitue 8 % du patrimoine. Cette composante est majeure dans le patrimoine des ménages les plus modestes. Elle représente 71 % du patrimoine total des 10 % des ménages les moins dotés. Ceux-ci ne détiennent en effet quasiment pas de patrimoine immobilier. Le patrimoine professionnel représente 11 % du patrimoine brut. Il est surtout détenu par les ménages les mieux dotés.

Les sexagénaires sont les mieux dotés

Sans surprise, le patrimoine varie en fonction de l’âge. Le patrimoine net moyen passe de 38 500 euros pour les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans à 315 200 euros pour les ménages de sexagénaires. Pour les ménages avec une période de référence de plus de 70 ans, le montant moyen de patrimoine est de 305 500 euros. Avant 2010, une diminution du patrimoine était constatée dès la soixantaine ; désormais, elle intervient après 70 ans. Cette baisse de patrimoine était aussi observée pour les sexagénaires alors qu’elle ne concerne plus que les ménages de plus de 70 ans depuis le début de la décennie.

Le patrimoine brut médian qui partage en deux parties égales les ménages s’élève pour les 60/69 ans à 200 300 euros. Il est très légèrement inférieur à celui des 50/59 ans (204 200 euros et 11 fois supérieur au patrimoine net médian des moins de 30 ans. 

Les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans du fait des emprunts qu’ils ont contractés pour l’achat de leur résidence détiennent un patrimoine brut près de deux fois supérieur à leur patrimoine net (69 900 euros contre 38 500 euros). Dans cette tranche d’âge, 91 % des ménages propriétaires de leur résidence principale sont accédants à la propriété et ont un emprunt. Pour les ménages les plus âgés, le patrimoine brut est quasiment à hauteur du patrimoine net, seuls 2 % des ménages propriétaires étant accédants à la propriété de leur résidence principale.

De manière générale, jusqu’à 60 ans, le montant du patrimoine immobilier détenu croît avec l’âge de la personne de référence, puis décroît légèrement ensuite. En revanche, le patrimoine financier progresse continûment au cours du cycle de vie. Ainsi, le patrimoine financier brut des plus de 70 ans est de 82 600 euros contre 14 300 pour les moins de 30 ans.

Le montant médian des patrimoines bruts immobilier atteint un maximum entre 50 et 59 ans à 149 500 euros pour légèrement baisser après. Le patrimoine financier médian est au plus haut après 70 ans.

Des écarts de patrimoine plus importants qu’en matière de revenus

La moitié des ménages déclarent un patrimoine brut supérieur à 163 100 euros. Les 10 % de ménages les mieux dotés en patrimoine brut disposent d’au moins 607 700 euros d’actifs alors que les 10 % les plus modestes possèdent au maximum 3 800 euros chacun, soit 160 fois moins. Les 1 % de ménages les plus dotés possèdent au moins 1 941 600 euros de patrimoine brut.

Les inégalités de patrimoine sont plus marquées que celles des revenus. En 2017, le rapport interdécile est de 4,6, c’est-à-dire que le revenu maximal des 10 % de ménages les plus modestes est 4,6 fois moins élevé que le revenu minimum des 10 % les plus aisés. Les inégalités de patrimoine brut sont stables entre 2015 et 2018. Après avoir fortement augmenté entre 2004 et 2010, puis légèrement diminué entre 2010 et 2015, l’indice de Gini est stable entre 2015 et 2018 et s’établit, début 2018, à 0,637, contre 0,635 début 2015. L’évolution des dernières années est fonction des valorisations des actifs et des revenus qu’ils génèrent. La crise de 2008/2009 ainsi que la baisse des taux qui s’en est suivie pèsent sur le rendement des produits de taux. Si les prix de l’immobilier, après une petite baisse entre 2008 et 2012, sont, depuis, orientés à la hausse, la valeur des actions connait d’amples fluctuations.

Début 2018, la moitié la mieux dotée des ménages vivant en France possédait 92 % du patrimoine total des ménages. Les 5 % les mieux dotés en détenaient un tiers et les 1 % les mieux dotés, 16 %. Cette répartition du patrimoine brut est stable depuis 2015.

Les 1 % des ménages les mieux dotés ont leur patrimoine réparti de façon particulière. Ils en détiennent une partie importante dans les actifs financiers (34 % contre 18 % pour les autres ménages) ainsi que dans le patrimoine professionnel (28 % contre 7 % pour les autres ménages). La part de l’immobilier est donc relativement plus faible que pour les autres ménages (30 % contre 67 %).

La concentration du patrimoine est encore plus nette pour la composante financière. Les 5 % des ménages les mieux dotés en patrimoine financier en détiennent plus de la moitié et 1 % des ménages en possèdent 31 %. Par comparaison, les 5 % des ménages les mieux dotés en patrimoine immobilier détiennent 28 % du patrimoine immobilier total.

Les 1 % des ménages les mieux dotés ont leur patrimoine réparti de façon particulière. Une part importante est détenue dans des actifs financiers (34 % contre 18 % pour les autres ménages) ainsi que dans du patrimoine professionnel (28 % contre 7 % pour les autres ménages). La part de l’immobilier est donc relativement plus faible que pour les autres ménages (30 % contre 67 %).

L’évolution des patrimoines est relativement stable depuis la crise des dettes souveraines. Le renchérissement de l’immobilier renforce le poids de ce dernier au sein du patrimoine des ménages. Les retraités sont ceux dont le patrimoine est le plus élevé. Les générations du baby-boom qui ont bénéficié des Trente Glorieuses, de l’inflation pour acquérir un patrimoine et dont la valorisation a augmenté à partir des années 90 sont propriétaires d’une part non négligeable du patrimoine des ménages.

La dette publique française dépasse 100 % du PIB

La dette publique française a atteint au troisième trimestre 2019 100,4 % du PIB. Elle avait déjà dépassé la barre symbolique des 100 % aux premier et deuxième trimestres 2017. En fonction des opérations d’émissions, de tombées de titres et de rachats, elle pourrait revenir en-dessous des 100 % au cours du quatrième trimestre. Au premier trimestre 1995, la dette publique représentait 56 % du PIB.

À la fin du troisième trimestre, la dette publique de Maastricht s’élève à 2 415,1 milliards d’euros en hausse de 39,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette augmente plus modérément (+15,0 milliards d’euros) et s’établit à 90,3 % du PIB.

La dette publique français dépasse le montant du PIB

La dette publique française a atteint au 3e trimestre 2019 100,4 % du PIB. Elle avait déjà dépassé la barre symbolique des 100 % au 1er et 2e trimestres 2017. En fonction des opérations d’émissions, de tombées de titres et de rachats, elle pourrait revenir en-dessous des 100 % au cours du 4e trimestre. Au 1er trimestre 1995, la dette publique représentait 56 % du PIB.

À la fin du troisième trimestre, la dette publique de Maastricht s’élève à 2 415,1 milliards d’euros en hausse de 39,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. La dette publique nette augmente plus modérément (+15,0 milliards d’euros) et s’établit à 90,3 % du PIB.

source : INSEE – Cercle de l’Epargne

Réforme des retraites, poursuite des négociations, ouvertures, avancées et blocages

Après les rencontres avec les partenaires sociaux des 18 et 19 décembre, le Premier Ministre a fait une déclaration à la presse dans laquelle il récapitule les avancées, les blocages et les discussions à venir. Sur plusieurs chantiers, il a précisé et amendé les propositions énoncées devant le Conseil Economique, Social et Environnemental le 11 décembre dernier.

Le Premier Ministre a tenu à rappeler son engagement de mettre à l’équilibre le système de retraite d’ici 2027, soit un peu plus tard que ce qui était initialement prévu. Il a, à ce sujet, mentionné qu’il faudrait accepter de travailler un peu plus pour atteindre cet équilibre. Il a rappelé que « ni le président de la République ni moi-même, ni aucun des ministres du gouvernement ne voulons annoncer les bonnes nouvelles en renvoyant les additions à plus tard. Sur l’âge d’équilibre, il laisse laissait le soin aux partenaires sociaux de faire des propositions . A défaut de solution alternative, le Gouvernement appliquerait le concept d’âge d’équilibre. A ce titre, il a rappelé que si ce dispositif entraînerait un départ plus tardif pour certains, cela aurait pour d’autre comme conséquence de pouvoir partir plus tôt. Dans le système actuel, certains actifs doivent attendre 67 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Il a souligné que son système de bonus malus se rapprochait de celui de l’AGIRC/ARRCCO mis en oeuvre depuis le 1er janvier 2019 par les partenaires sociaux. Au sujet de l’augmentation des cotisations, il n’a pas fermé complètement la porte tout en reconnaissant que les marges de manœuvre étaient très étroites.

Le Premier Ministre a indiqué qu’il était prêt à des aménagements sur l’âge d’équilibre afin de tenir compte de la pénibilité, des carrières longues ou du handicap. Une individualisation de l’âge de départ à la retraite à taux plein serait ainsi envisagé. Dans le dispositif de l’AGIRC/ARRCO, 40 % des personnes partant à la retraite ne sont pas concernés par le dispositif de bonus/malus temporaire.

Le Premier Ministre a indiqué que le compte de pénibilité pourrait être amélioré avec une meilleure reconnaissance des activités donnant lieu à attribution de points. Le dispositif serait accessible aux fonctions publiques. Des aménagements seraient pris pour les aides soignants et les infirmiers.

Des discussions seront engagées pour une meilleure gestion des fins de carrières, pour l’amélioration des transitions des anciens vers les nouveau système et pour le minimum contributif. Ce dernier pourrait être supérieur à 85 % du SMIC. Au niveau du basculement, des négociations sont prévues en particulier pour les modalités de prise en compte des rémunérations servant au calcul des pensions. Quelle rémunération sera adoptée pour évaluer la règle 75 %. Edouard Philippe a rappelé son intention de revaloriser les traitements du personnel enseignant.

Le Premier Ministre a indiqué sa volonté de supprimer les régimes spéciaux. Pour le régime spécial de la SNCF, la négociation avec les partenaires sociaux et avec la direction aurait débouché sur des avancées notamment sur la question de la transition. L’Unsa-Cheminots a, en contrepartie, promis une pause. Pour la RATP, des « avancées » sont « sur la table » mais n’auraient pas été actées. Il a indiqué que les négociations devaient se poursuivre dans l’industrie électrique et gazière.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a souligné qu’Edouard Philippe a « montré une volonté de dialogue ». Il a aussi reconnu des ouvertures, tout en redisant que « la recherche de l’équilibre à court terme est un point dur ». « La réforme paramétrique est pour 2022. Nous, on veut inverser la tendance », a-t-il ajouté. La CFDT participera à tous les chantiers de discussions, sans s’interdire de mobiliser à nouveau en janvier.

La CGT et FO maintiennent leur hostilité au régime par points et ont appelé à une journée interprofessionnelle d’action le 9 janvier prochain.

276 000 euros, le patrimoine moyen des ménages en France

Début 2018, le patrimoine brut (sans prendre en compte les remboursements des emprunts) moyen des ménages français s’élève à 276 000 euros, en augmentation de 2,6 % par rapport à début 2015. Le patrimoine net moyen des ménages s’élève quant à lui à 239 900 euros. Le patrimoine médian brut (patrimoine brut partageant en deux parts égale les ménages) est de 163 100 euros, le patrimoine net médian étant de 117 000 euros. Cela signifie que 50 %des ménages disposent d’un patrimoine inférieur à 117 000 euros.

Début 2018, le patrimoine brut des ménages est majoritairement constitué de biens immobiliers (61 %). Cette part du patrimoine immobilier est stable depuis 2004. 58 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale en France (qu’ils aient ou non terminé d’en rembourser l’achat). 84 % de la valeur du patrimoine immobilier des ménages est constituée par la résidence principale. Les propriétaires et les accédants à la propriété de leur résidence principale disposent ainsi d’un patrimoine brut moyen 7 fois plus élevé que celui des locataires et des personnes logées gratuitement.

Le patrimoine financier représente 20 % du patrimoine brut. Quasiment tous les ménages en possèdent, mais les actifs financiers et les montants associés sont très différents selon le niveau de patrimoine.

Le patrimoine résiduel (voiture, équipement de la maison, bijoux, œuvres d’art, etc.) constitue 8 % du patrimoine. Cette composante est majeure dans le patrimoine des ménages les plus modestes. Elle représente 71 % du patrimoine total des 10 % des ménages les moins dotés. Ceux-ci ne détiennent en effet quasiment pas de patrimoine immobilier. Le patrimoine professionnel représente 11 % du patrimoine brut. Il est surtout détenu par les ménages les mieux dotés.

Les sexagénaires sont les mieux dotés

Sans surprise, le patrimoine varie en fonction de l’âge. Le patrimoine net moyen passe de 38 500 euros pour les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans à 315 200 euros pour les ménages de sexagénaires. Pour les ménages avec une période de référence de plus de 70 ans, le montant moyen de patrimoine est de 305 500 euros. Avant 2010, une diminution du patrimoine était constatée dès la soixantaine ; désormais, elle intervient après 70 ans. Cette baisse de patrimoine était aussi observée pour les sexagénaires alors qu’elle ne concerne plus que les ménages de plus de 70 ans depuis le début de la décennie.

Les ménages dont la personne de référence a moins de 30 ans du fait des emprunts qu’ils ont contractés pour l’achat de leur résidence détiennent un patrimoine brut près de deux fois supérieur à leur patrimoine net (69 900 euros contre 38 500 euros). Dans cette tranche d’âge, 91 % des ménages propriétaires de leur résidence principale sont accédants à la propriété et ont un emprunt. Pour les ménages les plus âgés, le patrimoine brut est quasiment à hauteur du patrimoine net, seuls 2 % des ménages propriétaires étant accédants à la propriété de leur résidence principale.

De manière générale, jusqu’à 60 ans, le montant du patrimoine immobilier détenu croît avec l’âge de la personne de référence, puis décroît légèrement ensuite. En revanche, le patrimoine financier progresse continûment au cours du cycle de vie.

Des écarts de patrimoine plus importants qu’en matière de revenus

La moitié des ménages déclarent un patrimoine brut supérieur à 163 100 euros. Les 10 % de ménages les mieux dotés en patrimoine brut disposent d’au moins 607 700 euros d’actifs alors que les 10 % les plus modestes possèdent au maximum 3 800 euros chacun, soit 160 fois moins ; les 1 % de ménages les plus dotés possèdent au moins 1 941 600 euros de patrimoine brut.

Les inégalités de patrimoine sont plus marquées que celles des revenus. En 2017, le rapport interdécile est de 4,6, c’est-à-dire que le revenu maximal des 10 % de ménages les plus modestes est 4,6 fois moins élevé que le revenu minimum des 10 % les plus aisés. Les inégalités de patrimoine brut sont stables entre 2015 et 2018. Après avoir fortement augmenté entre 2004 et 2010, puis légèrement diminué entre 2010 et 2015, l’indice de Gini est stable entre 2015 et 2018 et s’établit, début 2018, à 0,637, contre 0,635 début 2015. L’évolution des dernières années est fonction des valorisations des actifs et des revenus qu’ils génèrent. La crise de 2008/2009 ainsi que la baisse des taux qui s’en est suivi pèsent sur le rendement des produits de taux. Si les prix de l’immobilier, après une petite baisse entre 2008 et 2012, sont, depuis, orientés à la hausse, la valeur des actions connait d’amples fluctuations.

Début 2018, la moitié la mieux dotée des ménages vivant en France possédait 92 % de du patrimoine total des ménages. Les 5 % les mieux dotés en détenaient un tiers et les 1 % les mieux dotés, 16 %. Cette répartition du patrimoine brut est stable depuis 2015.

Les 1 % des ménages les mieux dotés ont leur patrimoine réparti de façon particulière. Ils en détiennent une partie importante dans les actifs financiers (34 % contre 18 % pour les autres ménages) ainsi que dans le patrimoine professionnel (28 % contre 7 % pour les autres ménages). La part de l’immobilier est donc relativement plus faible que pour les autres ménages (30 % contre 67 %).

La concentration du patrimoine est encore plus nette pour la composante financière.. Les 5 % des ménages les mieux dotés en patrimoine financier en détiennent plus de la moitié et 1 % des ménages en possèdent 31 %. Par comparaison, les 5 % des ménages les mieux dotés en patrimoine immobilier détiennent 28 % du patrimoine immobilier total.

Les 1 % des ménages les mieux dotés ont leur patrimoine réparti de façon particulière. Ils en détiennent une partie importante dans les actifs financiers (34 % contre 18 % pour les autres ménages) ainsi que dans le patrimoine professionnel (28 % contre 7 % pour les autres ménages). La part de l’immobilier est donc relativement plus faible que pour les autres ménages (30 % contre 67 %).

Le taux du Livret A pourrait baisser à 0,5 % le 1er février 2020


Le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a indiqué mercredi 18 décembre à BFM que le taux du Livret pourrait baisser l’année française. Il a ainsi déclaré qu' »il y a une formule qui est fixée, maintenant, en fonction du taux d’inflation et des taux d’intérêt, cette formule, début février, pourrait donner un taux de 0,5%. Donc il reste positif, sauf s’il y a des circonstances exceptionnelles. (…) Aujourd’hui, il ne me semble pas qu’il y ait de raison d’invoquer des circonstances exceptionnelles ». Selon la formule, le taux du Livret A est égal à la moyenne de l’inflation des douze derniers mois et des taux constatés sur les titres du marché interbancaire à 3 mois. Actuellement, le taux d »inflation est de 1,1 % et ceux des titres à 3 mois de -0,395. la moyenne est donc de 0,35 % mais comme un plancher a été fixé à 0,5 %, c’est ce dernier taux qui pourrait être retenu.

Dans le passé, à plusieurs reprises, la formule de fixation des taux n’a pas été appliquée. La proximité des élections municipales pourrait inciter à différer cette baisse.

taux de rémunération du Livret A

Réforme des retraites

Le député Laurent Pietraszewski nommé secrétaire d’Etat chargé des retraites pour remplacer Jean-Paul Delevoye

Le député Laurent Pietraszewsk aété nommé secrétaire d’Etat chargé des retraites en remplacement du Haut Commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye. Laurent Pietraszewski, 53 ans, était destiné, en tant que député, à être le rapporteur du projet de réforme des retraites lors de son examen au Parlement prévu en février.

Le Coin de l’Agenda

Lundi 16 décembre

En Chine, il faudra regarder la production industrielle, les ventes au détail et l’investissement et les prix immobiliers de novembre.

Aux États-Unis, il faudra suivre l’indice manufacturier « Empire state » et l’indice NABB du marché immobilier de décembre.

Mardi 17 décembre

En France, sera rendue publique la note de conjoncture de l’INSEE.

Pour l’Union européenne, seront publiées les immatriculations automobiles de novembre. Sera également rendue publique le résultat de la balance commerciale en zone euro d’octobre.

Pour le Royaume-Uni, il faudra suivre le nombre de demandeurs d’emploi, le taux de chômage, et les salaires de novembre.

Pour les États-Unis, seront communiquées les mises en chantier, le permis de construire et la production industrielle de novembre.

Mercredi 18 décembre

Au Japon, il faudra suivre le résultat de la balance commerciale de novembre et la réunion de politique monétaire de la banque centrale.

Pour l’Allemagne, il faudra regarder l’indice Ifo du climat des affaires de décembre.

Pour le Royaume-Uni, sera connu le taux d’inflation de novembre.

Pour la zone euro, sera attendu le taux d’inflation (définitif) de novembre.

Jeudi 19 décembre

En France, les enquêtes de conjoncture de l’INSEE de décembre seront communiquées.

Pour le Japon, il faudra suivre les décisions de politique monétaire de la banque centrale.

Pour le Royaume-Uni, seront publiés les ventes au détail de novembre et le communiqué de politique monétaire de la Banque d’Angleterre.

Aux États-Unis, seront connus les inscriptions au chômage de semaine au 14 décembre, l’indice d’activité « Philly Fed » de décembre et les reventes de logements de novembre.

Vendredi 20 décembre

En France, les dépenses de consommation des ménages en biens de novembre seront publiées.

Au Japon, sera connu le taux d’inflation de novembre.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder le taux de croissance du PIB du troisième trimestre (valeur révisée).

Aux États-Unis, le taux de croissance définitif du troisième trimestre sera connu. Seront communiqués les revenus et les dépenses des ménages de novembre, l’indice de confiance du consommateur de l’université du Michigan (définitif) de décembre.

Lundi 23 décembre

Les indices PMI Markit flash de décembre seront publiés pour l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, et la zone euro.

Aux États-Unis, il faudra suivre les ventes de logements neufs de novembre.

Mardi 24 décembre

Clôture anticipée des marchés financiers pour raison de fête de Noël.

Aux États-Unis, seront publiées les commandes de biens durables de novembre.

Mercredi 25 décembre

Marchés fermés en Europe et aux États-Unis (noël)

Jeudi 26 décembre

Marchés fermés pour Euronext, en Allemagne et au Royaume-Uni.

Aux États-Unis, seront publiées les inscriptions au chômage de la semaine au 21 Décembre.

Vendredi 27 décembre

En Chine, seront connus les bénéfices dans l’industrie de novembre.

En France, il faudra suivre la construction de logements de novembre.

Lundi 30 décembre

En Allemagne, il faudra regarder les ventes au détail de novembre.

Aux États-Unis, les promesses de vente immobilières de novembre seront rendues publiques.

Mardi 31 décembre

Marchés fermés au Japon, en Allemagne.

Clôture anticipée à la bourse de Londres et pour Euronext

En Chine, seront publiés les indices PMI officiels de décembre.

Un vendredi 13 qui réussit aux marchés

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 13 décembre 2019 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2018
CAC 40 5 919,02 +0,80 % 4 678,74
Dow Jones 28 135,38 +0,43 % 23 097,67
Nasdaq 8 734,88 +0,91 % 6 583,49
Dax Allemand 13 282,72 +0,88 % 10 558,96
Footsie 7 353,44 +1,37 % 6 733,97
Euro Stoxx 50 3 692,34 -0,30 % 2 986,53
Nikkei 225 24 023,10 +2,86 % 20 014,77
Shanghai Composite 2 967,68 +1,91 % 2493,89
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures) -0,001 % -0,030 pt 0,708 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures) -0,296% -0,007 pt 0,238 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures) 1,826 % -0,017 pt 2,741 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures) 1,1120 +0,55 % 1,1447
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures) 1 474,978 +1,03 % 1 279,100
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures) 65,010 +1,04 % 52,973

En avant pour le Brexit et l’accord sino-américain

La large victoire des Conservateurs aux élections législatives ouvre la voie pour une sortie négociée du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les investisseurs redoutant une Chambre des Communes se sont félicités de cette victoire sans appel. Au-delà des considérations d’ordre politique et des craintes qu’inspirait le programme travailliste, les marchés jugent désormais de tourner la page. La fin supposée de l’hypothèque britannique s’est accompagnée de l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et la Chine.

Vendredi 13 décembre, la Chine a indiqué avoir conclu un accord commercial de phase 1 avec les Etats-Unis. Les surtaxes douanières prévues pour le 15 décembre ne rentreront pas en vigueur et celles déjà en application seront, de manière graduelle, supprimées. Dans le détail, les taxes imposées en septembre seront réduites de moitié (elles passeront de 15 à 7,5 % sur 110 milliards de dollars d’importations). En revanche, les taxes de 25 % sur une tranche de 250 milliards de dollars d’importations seront maintenues. Les autorités chinoises ont promis d’augmenter les importations de produits américains, notamment agricoles. Pour le moment, le montant n’a pas été précisé pour l’instant. Donald Trump a confirmé l’accord sur Twitter en indiquant les négociations pour la phase 2 seront prochainement engagées. Aucune date de rencontre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping n’a été annoncée.

Ces bonnes nouvelles ont porté les indices à la hausse. Ainsi le CAC 40 a dépassé la barre de 5 900 points. Le gain depuis le début de l’année dépasse désormais 25 %.

Les élections britanniques sont riches d’enseignements. Premièrement Boris Johnson dispose d’une large majorité, 365 sièges sur 650 (leur plus large victoire depuis 1987) pour conduire à rythme soutenu le Brexit. Deuxièmement, le revers sans précédent des Travaillistes sonne l’échec personnel de leur responsable Jeremy Corbyn et son programme très à gauche. Le Parti travailliste a enregistré avec ces élections son plus mauvais résultat depuis 1935 (203 sièges). Troisièmement, les Libéraux-Démocrates ont connu également un échec, ils n’obtiendraient que 11 sièges, soit un de moins qu’actuellement, leur ligne pro-européenne n’a pas séduit. Quatrièmement, le Parti National Ecossais (SNP) de Nicolas Sturgeon remporte au moins 55 des 59 sièges en Ecosse, relançant les spéculations sur un nouveau référendum d’indépendance.

Le mandat clair reçu par Boris Johnson permet la mise en œuvre rapide du processus de sortie. La période d’attentisme et de tergiversation a de fortes chances de prendre fin. La levée de l’hypothèque a été saluée sur les marchés avec un redressement de la livre sterling.

Le Royaume-Uni quittera sans doute l’Union européenne d’ici le 31 janvier 2020. Après ce départ, la Commission de Bruxelles sera amenée à négocier un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni d’ici à la fin de l’année prochaine. Cette période de transition sera peut-être prolongée jusqu’en décembre 2022 afin de fixer les règles précises des échanges entre les deux entités. Fidèle à sa méthode, Boris Johnson souhaite que ces négociations s’achèvent avant le mois de décembre 2020.

Quand la croissance des crédits à l’habitat ne porte pas l’immobilier

Le taux de croissance des crédits des ménages, en France, a, en 2019, atteint 6 % en rythme annuel. Fort logiquement, cette progression est liée aux taux d’intérêt bas en vigueur depuis 2010. Les taux des crédits à taux fixe des ménages sont passés en dix ans de 4 à 1 %.

Les autorités s’inquiètent des effets de l’augmentation de l’encours des crédits à l’habitat des ménages. Il s’élevait à 1066 milliards d’euros au mois d’octobre 2019 contre 650 milliards d’euros en octobre 2009. La progression du crédit s’accompagne d’une forte hausse des prix de l’immobilier et d’une baisse des mises en chantier. Cette situation génère un déséquilibre croissant sur le marché pouvant amener à la constitution d’une bulle. Pour le moment, à la différence des années 84/87 et 1990/1993, l’envolée des prix n’est pas purement spéculative. La demande en biens immobiliers est portée par le métropolisation du territoire. Les prix de l’immobilier augmentent essentiellement dans les grandes agglomérations. La demande est également vive sur le littoral atlantique et en Corse du fait de l’installation sur ces territoires de nombreux retraités. ;

Face à cette hausse rapide du crédit, les autorités ont décidé de renforcer le coussin contracyclique de fonds propres afin de la limiter. Jeudi 12 décembre, le Haut Conseil a recommandé aux banques de respecter un taux d’effort pour l’octroi de crédit d’au maximum 33 % du revenu net de l’emprunteur. Les banques conditionnent traditionnellement l’octroi d’un prêt au fait que le poids du remboursement ne dépasse pas un tiers des revenus de l’emprunteur, mais dans 28 % des prêts accordés, cette règle tacite ne serait pas respectée. Le Haut Conseil préconise de limiter la durée de crédit à 25 ans. Depuis des mois, en raison de l’augmentation des prix de l’immobilier de la baisse des taux, la durée moyenne des prêts a augmenté de 31 mois. Jusqu’à 15 % de la production pourrait s’écarter du strict respect de ces critères dont les trois quarts réservés exclusivement aux primo-accédants et aux acquéreurs de leur résidence principale, dans la limite d’un endettement inférieur à sept années de revenus,

La France n’est pas la seule à connaître une forte hausse des crédits des ménages avec hausse des prix et baisse des mises en chantier. Sur le plan des prix, leur augmentation est, entre 2010 et 2019, plus importante aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada ou en Belgique. Elle est plus faible en Italie, en Grèce ou en Espagne. Pour les mises en chantier, la France est dans la moyenne basse de l’OCDE avec la Belgique, la Suède ou l’Allemagne. En revanche, en Italie, en Espagne, au Portugal ou en Grèce, la baisse y est plus bien marquée. A la différence des autres pays latins, la France n’a pas été confrontée directement à la crise des dette souveraines entre 2011 et 2015. Par ailleurs, sa croissance démographique devrait conduire à une augmentation des mises en chantier. Le coût élevé du foncier, les règles d’urbanisme, les règles locatives, la fiscalité expliquent en partie cette anomalie française.

L’essor du crédit-bail en France

En 2018, les investissements nouveaux financés par crédit-bail et location avec option d’achat (LOA) ont atteint, selon l’INSEE, 33,6 milliards d’euros. Les particuliers ont porté cette activité avec une croissance des crédits de 26 % (9,5 milliards d’euros). Les investissements nouveaux auprès des entreprises ont été également en hausse en 2018 avec un gain de 7,5 % après +0,9 %. Le volume de crédit-bail s’est pour les entreprises élevé à 24,1 milliards d’euros. Cet essor repose sur la baisse des taux et sur l’amélioration de la conjoncture économique constatée depuis 2017. Le marché automobile a été assez porteur jusqu’au mois d’août 2018 amenant de nombreuses opérations de financement par crédit-bail.

La hausse du crédit-bail mobilier s’explique essentiellement par son recours croissant pour l’acquisition d’automobiles (+18,2 % après +12,9 %). Elle est également assez nette pour les machines et les équipements (+10,8 % après +7,3 %). Ces produits représentent près de 80 % des investissements en crédit-bail mobilier effectués en France. Le crédit-bail immobilier a atteint, en 2018, 4,4 milliards d’euros contre 3,9 en 2017. La progression a concerné le financement des bâtiments (+19,2 %), suivis de celui des terrains (+10,6 %) et de celui des nouveaux contrats de construction et génie civil (+3,9 %). Le crédit-bail immobilier a été très dynamique pour les usines (+22,1 %) ainsi que pour les magasins et commerces (+12,5 %).

La large victoire des Conservateurs aux élections législatives ouvre la voie pour une sortie négociée du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les investisseurs redoutant une Chambre des Communes se sont félicités de cette victoire sans appel. Au-delà des considérations d’ordre politique et des craintes qu’inspirait le programme travailliste, les marchés jugent désormais de tourner la page. La fin supposée de l’hypothèque britannique s’est accompagnée de l’annonce d’un accord entre les Etats-Unis et la Chine.

Vendredi 13 décembre, la Chine a indiqué avoir conclu un accord commercial de phase 1 avec les Etats-Unis. Les surtaxes douanières prévues pour le 15 décembre ne rentreront pas en vigueur et celles déjà en application seront, de manière graduelle, supprimées. Dans le détail, les taxes imposées en septembre seront réduites de moitié (elles passeront de 15 à 7,5 % sur 110 milliards de dollars d’importations). En revanche, les taxes de 25 % sur une tranche de 250 milliards de dollars d’importations seront maintenues. Les autorités chinoises ont promis d’augmenter les importations de produits américains, notamment agricoles. Pour le moment, le montant n’a pas été précisé pour l’instant. Donald Trump a confirmé l’accord sur Twitter en indiquant les négociations pour la phase 2 seront prochainement engagées. Aucune date de rencontre entre le président américain et son homologue chinois Xi Jinping n’a été annoncée.

Ces bonnes nouvelles ont porté les indices à la hausse. Ainsi le CAC 40 a dépassé la barre de 5 900 points. Le gain depuis le début de l’année dépasse désormais 25 %.

Les élections britanniques sont riches d’enseignements. Premièrement Boris Johnson dispose d’une large majorité, au moins 362 sièges sur 650 (leur plus large victoire depuis 1987) pour conduire à rythme soutenu le Brexit. Deuxièmement, le revers sans précédent des Travaillistes sonne l’échec personnel de leur responsable Jeremy Corbyn et son programme très à gauche. Le Parti travailliste a enregistré avec ces élections son plus mauvais résultat depuis 1935 (203 sièges). Troisièmement, les Libéraux-Démocrates ont connu également un échec, ils n’obtiendraient que 11 sièges, soit un de moins qu’actuellement, leur ligne pro-européenne n’a pas séduit. Quatrièmement, le Parti National Ecossais (SNP) de Nicolas Sturgeon remporte au moins 55 des 59 sièges en Ecosse, relançant les spéculations sur un nouveau référendum d’indépendance.

Le mandat clair reçu par Boris Johnson permet la mise en œuvre rapide du processus de sortie. La période d’attentisme et de tergiversation a de fortes chances de prendre fin. La levée de l’hypothèque a été saluée sur les marchés avec un redressement de la livre sterling.

Le Royaume-Uni quittera sans doute l’Union européenne d’ici le 31 janvier 2020. Après ce départ, la Commission de Bruxelles sera amenée à négocier un traité de libre-échange avec le Royaume-Uni d’ici à la fin de l’année prochaine. Cette période de transition sera peut-être prolongée jusqu’en décembre 2022 afin de fixer les règles précises des échanges entre les deux entités. Fidèle à sa méthode, Boris Johnson souhaite que ces négociations s’achèvent avant le mois de décembre 2020.

Quand la croissance des crédits à l’habitat ne porte pas l’immobilier

Le taux de croissance des crédits des ménages, en France, a, en 2019, atteint 6 % en rythme annuel. Fort logiquement, cette progression est liée aux taux d’intérêt bas en vigueur depuis 2010. Les taux des crédits à taux fixe des ménages sont passés en dix ans de 4 à 1 %.

Les autorités s’inquiètent des effets de l’augmentation de l’encours des crédits à l’habitat des ménages. Il s’élevait à 1066 milliards d’euros au mois d’octobre 2019 contre 650 milliards d’euros en octobre 2009. La progression du crédit s’accompagne d’une forte des prix de l’immobilier et d’une baisse des mises en chantier. Cette situation génère un déséquilibre croissant sur le marché pouvant amener à la constitution d’une bulle. Pour le moment, à la différence des années 84/87 et 1990/1993, l’envolée des prix n’est pas purement spéculative. La demande en biens immobiliers est portée par le métropolisation du territoire. Les prix de l’immobilier augmentent essentiellement dans les grandes agglomérations. La demande est également vive sur le littoral atlantique et en Corse du fait de l’installation sur ces territoires de nombreux retraités. ;

Face à cette hausse rapide du crédit, les autorités ont décidé de renforcer le coussin contracyclique de fonds propres afin de la limiter. Jeudi 12 décembre, le Haut Conseil a recommandé aux banques de respecter un taux d’effort pour l’octroi de crédit d’au maximum 33 % du revenu net de l’emprunteur. Les banques conditionnent traditionnellement l’octroi d’un prêt au fait que le poids du remboursement ne dépasse pas un tiers des revenus de l’emprunteur, mais dans 28 % des prêts accordés, cette règle tacite ne serait pas respectée. Le Haut Conseil préconise de limiter la durée de crédit à 25 ans. Depuis des mois, en raison de l’augmentation des prix de l’immobilier de la baisse des taux, la durée moyenne des prêts a augmenté de 31 mois. Jusqu’à 15 % de la production pourrait s’écarter du strict respect de ces critères dont les trois quarts réservés exclusivement aux primo-accédants et aux acquéreurs de leur résidence principale, dans la limite d’un endettement inférieur à sept années de revenus,

La France n’est pas la seule à connaître une forte hausse des crédits des ménages avec hausse des prix et baisse des mises en chantier. Sur le plan des prix, leur augmentation est, entre 2010 et 2019, plus importante aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada ou en Belgique. Elle est plus faible en Italie, en Grèce ou en Espagne. Pour les mises en chantier, la France est dans la moyenne basse de l’OCDE avec la Belgique, la Suède ou l’Allemagne. En revanche, en Italie, en Espagne, au Portugal ou en Grèce, la baisse y est plus bien marquée. A la différence des autres pays latins, la France n’a pas été confrontée directement à la crise des dette souveraines entre 2011 et 2015. Par ailleurs, sa croissance démographique devrait conduire à une augmentation des mises en chantier. Des facteurs liés à l’immobilier explique les déséquilibres constatés en France. Le coût élevé du foncier, les règles d’urbanisme, les règles locatives, la fiscalité expliquent en partie cette anomalie française.

L’essor du crédit-bail en France

En 2018, les investissements nouveaux financés par crédit-bail et location avec option d’achat (LOA) ont atteint, selon l’INSEE, 33,6 milliards d’euros. Les particuliers ont porté cette activité avec une croissance des crédits de 26 % (9,5 milliards d’euros). Les investissements nouveaux auprès des entreprises ont été également en hausse en 2018 avec un gain de 7,5 % après +0,9 %. Le volume de crédit-bail s’est pour les entreprises élevé à 24,1 milliards d’euros. Cet essor repose sur la baisse des taux et sur l’amélioration de la conjoncture économique constatée depuis 2017. Le marché automobile a été assez porteur jusqu’au mois d’août 2018 amenant de nombreuses opérations de financement par crédit-bail.

La hausse du crédit-bail mobilier s’explique essentiellement par son recours croissant pour l’acquisition d’automobiles (+18,2 % après +12,9 %). Elle est également assez nette pour les machines et les équipements (+10,8 % après +7,3 %). Ces produits représentent près de 80 % des investissements en crédit-bail mobilier effectués en France. Le crédit-bail immobilier a atteint, en 2018, 4,4 milliards d’euros contre 3,9 en 2017. La progression a concerné le financement des bâtiments (+19,2 %), suivis de celui des terrains (+10,6 %) et de celui des nouveaux contrats de construction et génie civil (+3,9 %). Le crédit-bail immobilier a été très dynamique pour les usines (+22,1 %) ainsi que pour les magasins et commerces (+12,5 %).

Réformes des retraites, les grandes lignes du futur projet de loi présentées par le Premier Ministre le 10 décembre 2019

La réforme des retraites

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a dévoilé mercredi 11 décembre les grandes lignes du futur de projet de loi de réforme des retraites. Ce dernier devrait être présenté le 22 janvier prochain en vue d’une discussion, à partir de la fin du mois de février, au Parlement. Cela signifie que celle-ci commencera avant les élections municipales, l’adoption définitive du texte n’intervenant qu’après. Compte tenu de l’examen obligatoire du Conseil d’Etat avant la présentation du projet de loi en Conseil des Ministres, le texte devrait être finalisé dans les prochains jours.

Avec son intervention au Conseil Economique, Social et Environnemental ainsi qu’avec celle aux 20 heures deTF1, le Premier Ministre a, souhaité, après une semaine de grève dans les transports publics, reprendre la main en s’attelant en priorité à préciser les dates d’entrée de la réforme et à proposer des voies de discussion au sein de la fonction publique. Il a été, plus elliptique au sujet des régimes spéciaux. Ce choix est certainement dicté par la volonté d’éviter une cristallisation des oppositions. En-dehors des dates d’entrée de la réforme, il a retenu les propositions de Jean-Paul Delevoye. Il a ainsi réaffirmé son souhait d’imposer un âge d’équilibre pour le système universel à 64 ans.

Sans surprise et comme lors des précédentes réformes, le Premier Ministre a commencé son intervention en répétant l’attachement indéfectible de la nation au régime par répartition. Il a inscrit sa démarche dans le prolongement de celle des pères fondateurs de la Sécurité sociale. Il a précisé que la refondation de la couverture retraite est devenue indispensable afin, à ses yeux, de « corriger les injustices » et d’adapter le système « aux nouvelles trajectoires de carrière ».

Les générations concernées

Le Premier Ministre a décalé de 1963 à 1975 l’année de la première génération qui serait concernée par la réforme. De ce fait, ce n’est qu’à partir de 2037 que partiront les premiers retraités ayant une partie de leur pension issue du régime universel. La génération 2004 sera la première à être intégralement concernée par le régime universel par points. Les générations se situant entre 1975 et 2004 disposeront de pensions calculées selon les anciennes et les nouvelles bases. La génération 75, qui prendra sa retraite vers 2037, aura 70 % de sa retraite calculée selon l’ancien système et 30 % dans le nouveau.

Ce lissage a pour objectif de sortir du débat de la clause du grand père. Les actifs âgés de plus de 44 ans sont de fait exclus de la réforme, soit plus 15 millions d’actifs sur un total de 30 millions. Conséquence de ce report, le Premier Ministre (né en 1970) échappe à la réforme mais pas Emmanuel Macron (né en 1977).

Les fonctions publiques, revalorisation des rémunération et prise en compte de la pénibilité

Le Premier Ministre s’est engagé à maintenir le niveau des pensions des enseignants. Cette garantie sera fixée par la loi. Avant la fin du quinquennat, des revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions seront prévues avec un début d’application dès 2021.

Au niveau de la fonction publique hospitalière, le Gouvernement adaptera les seuils sur la reconnaissance de la pénibilité liée au travail de nuit, en lien avec la réalité de leur rythme de travail effectif. Cela permettra à près d’un quart des aides-soignantes à l’hôpital de partir plus tôt à la retraite. Un nouveau dispositif permettant le financement d’un temps partiel sans perte de revenu en fin de carrière pour les aides-soignantes qui le solliciteraient sera institué.

Les régimes spéciaux, du temps au temps

S’agissant des régimes spéciaux ou de ceux qui ont des âges dérogatoires, le Premier Ministre a indiqué que des dispositions spécifiques seront prises pour adapter les âges de départ à la retraite et le chemin de convergence des dits régimes. Il a admis à demi-mot le principe de la clause du grand père pour la SNCF en faisant référence à la réforme précédente. En 2018, le gouvernement a fait adopter un nouveau cadre pour la SNCF qui prévoit que tous les cheminots embauchés avant le 1er janvier 2020 conservaient leur statut. Or, celui-ci intègre par nature la couverture retraite. Le représentant de la CFDT a demandé l’application de la clause du grand père comme condition sine qua non du retrait de son organisation du mouvement de grève actuel.

Dans tous les cas, la transition sera longue. Avant une éventuelle adoption de la clause du grand père, seuls les salariés nés à partir de 1980 (pour ceux qui liquident leurs droits à 57 ans) et 1985 (pour ceux qui partent à 52 ans) seraient concernés.

Le débat passionnel sur l’âge d’équilibre

Le Premier Ministre a repris à son compte l’introduction d’un âge d’équilibre à 64 ans. Il a privilégié la notion d’âge d’équilibre à celle d’âge pivot. Pour inciter les Français à travailler plus longtemps, un mécanisme de décote et de surcote serait ainsi prévu. L’âge d’équilibre de 64 entrerait en vigueur en 2027. La solution s’apparente à celle mise en œuvre depuis le 1er janvier 2019 au sein de l’AGIRC/ARRCO. L’âge d’équilibre est le pendant de l’abandon de la durée de cotisation qui est au cœur des régimes par annuité actuellement en vigueur. En cas de durée inférieure, une décote est appliquée et inversement, en cas de dépassent du nombre de trimestres exigé, l’assuré bénéficie d’une surcote. La durée de cotisation est aujourd’hui de 42 ans et devrait atteindre 43 ans pour la génération 1973. L’âge d’entrée sur le marché du travail est, en 2019, en moyenne, de 22 ans, ce qui conduit à un âge de retraite à taux plein de 65 ans. L’âge de 64 ans est un an au-dessus de l’âge effectif de départ au sein du régime général. Selon le Conseil d’Orientation des Retraite, l’atteinte d’un âge de départ à 64 ans est un élément clef pour le bouclage financier du ou des régimes de retraite. Dans un système par points, la tentation des assurés pourrait être de partir dès 62 ans ce qui pourrait générer tout à la fois un surcroît de dépenses et le versement de petites pensions. En Suède, les autorités confrontées à la grogne des retraités ayant de faibles pensions pensent relever l’âge à partir duquel il est possible de liquider ses droits. Pour compenser cet âge d’équilibre, le Premier Ministre a affirmé que la pénibilité au travail serait mieux prise en compte, en particulier pour les personnes qui sont en service la nuit. Le dispositif de carrière longue qui permet à ceux qui ont commencé tôt de partir avant l’âge légal serait adapté au régime par points. Ainsi, les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans, pourront continuer de partir deux ans avant les autres tout comme les personnes qui exercent des métiers usants. Le compte pénibilité sera ouvert à la fonction publique et en particulier à l’hôpital. Le seuil du travail de nuit, afin que davantage d’agents puissent bénéficier d’un départ anticipé.

La valeur du point

Edouard Philippe a indiqué que « la loi donnera des garanties incontestables sur la valeur du point ». Il a précisé que les partenaires sociaux seront appelés à fixer la valeur du point et son évolution, sous le contrôle du Parlement. Il a retenu le principe d’une indexation du point en fonction du salaire et non des prix, ce qui est un gage de maintien du niveau de vie.

Un minimum de pension fixé à 85 % du SMIC

Comme cela avait été mentionné dans le rapport de Jean-Paul Delevoye, la pension minimale est fixée pour les assurés à 85 % du SMIC, soit 1000 euros en 2019.

Mesures en faveur des femmes et des familles

Le Premier Ministre a prévu que les ménages ayant au moins trois enfants bénéficient d’un dispositif spécifique de revalorisation de pension. Au-delà des 5% par enfant prévu par le rapport Delevoye, les parents de plus de trois enfants auraient le droit à une majoration de 2 % supplémentaires. Le rapport de Jean-Paul Delevoye prévoyait, en effet, qu’une majoration de pension de 5 % soit accordée dès le premier enfant à la mère sauf choix contraire des parents. Les familles de 3 enfants perdaient, en contrepartie, la majoration de 10 % applicable à toutes les pensions. Le nouveau système se révélait ainsi moins généreux pour cette catégorie de la population.

Le Premier Ministre a annoncé que les femmes qui choisiraient d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants jusqu’à l’âge de 6 ans à partir du 3e bénéficieraient de de l’assurance vieillesse.

Edouard Philippe a également confirmé que le système de réversion garantira au conjoint survivant 70 % des ressources du couple.

Les professions libérales, une convergence sur 15 ans des taux de cotisation

Pour les professions libérales, le Premier Ministre a indiqué que la convergence des cotisations serait progressive avec un horizon fixé à 15 ans. Pour les réserves, il a rappelé les préconisations de Jean-Paul Delevoye. Ce dernier avait mentionné que les caisses des professionnels concernés pourraient les conserver (en partie ou pas, le Premier Ministre n’a rien dit sur le sujet) pour accompagner la transition vers le système universel. Cela concernerait les auxiliaires médicaux, avocats, et les médecins concernés. Le Premier Ministre a annoncé qu’il n’y aurait « pas d’hold-up, pas de siphonnage pour combler tel ou tel trou, tel ou tel déficit ».

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a dévoilé mercredi 11 décembre les grandes lignes du futur de projet de loi de réforme des retraites. Ce dernier devrait être présenté le 22 janvier prochain en vue d’une discussion au Parlement prévue pour la fin du mois de février. Cela signifie que celle-ci commencera avant les élections municipales, l’adoption définitive du texte n’intervenant qu’après. Compte tenu de l’examen obligatoire du Conseil d’Etat avant présentation du projet de loi en Conseil des Ministres, le texte devrait être finalisé dans les prochains jours. Compte tenu des éléments encore ouverts à la négociation, l’option d’un projet de loi cadre avec des renvois à des textes ultérieurs est fort probable.

Avec son intervention au Conseil Economique, Social et Environnemental ainsi qu’à TF1 le mercredi 10 décembre, le Premier Ministre a devant la situation de blocage matérialisée par la grève des transports publics, souhaité reprendre la main en s’attelant en priorité à préciser les modalités concernant la fonction publique. Il a été, plus elliptique au sujet des régimes spéciaux. Ce choix est dicté par la voté de distinguer les problèmes et d’éviter une cristallisation des oppositions. L’absence de sortie de crise rapide avec les syndicats des transports publics peut également expliquer ce choix. Sur le terrain de l’âge de départ à la retraite, le Premier Ministre a réaffirmé sa volonté d’imposer un âge pivot de 64 ans.

Sans surprise et comme lors des précédentes réformes, le Premier Ministre a réaffirmé l’attachement indéfectible de la nation au régime par répartition. Il a rattaché sont projet dans le prolongement des travaux du Conseil national de la résistance. La refondation de la couverture retraite est devenue indispensable afin, à ses yeux, de « corriger les injustices » et d’adapter le système « aux nouvelles trajectoires de carrière ».

Les générations concernées

Le Premier Ministre a décalé de 1963 à 1975 l’année de la première génération qui serait concernée. De ce fait, ce n’est qu’à partir de 2037 que partiront les premiers retraités ayant une partie de leur pension issue du régime universel. La génération 2004 sera la première à être intégralement concernés par le régime universel par points. Les générations se situant entre 1975 et 2004 disposeront de pensions calculées selon les anciennes bases et de pension issue du nouveau système. Pour les anciennes règles, cela concerne toute la partie de la carrière effectuée avant 2025. La génération 75, qui prendra sa retraite vers 2037, aura  70 % de sa retraite calculée selon l’ancien système et 30 % dans le nouveau.

Ce lissage a pour objectif de sortir du débat de la clause du grand père. Les actifs âgés de plus de 44 ans sont de fait exclus de la réforme, soit plus 15 millions d’actifs sur un total de 30 millions. Conséquence de ce report, le Premier Ministre (né en 1970) échappe à la réforme mais pas Emmanuel Macron (né en 1977).

Les fonctions publiques, revalorisation des rémunération et prise en compte de la pénibilité

Le Premier Ministre s’est engagé à maintenir le niveau des pensions des enseignants. Cette garantie sera fixée par la loi. A cette fin, avant la fin du quinquennat des revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions seront prévues. Avec un début d’application dès 2021.

Au niveau de la fonction publique hospitalière, il a annoncé que le Gouvernement adaptera les seuils sur la reconnaissance de la pénibilité liée au travail de nuit, en lien avec la réalité de leur rythme de travail effectif. Cela permettra à près d’un quart des aides-soignantes à l’hôpital de partir plus tôt à la retraite. Un nouveau dispositif permettant le financement d’un temps partiel sans perte de revenu en fin de carrière pour les aides-soignantes qui le solliciteraient sera institué.

Les régimes spéciaux, du temps au temps

S’agissant des régimes spéciaux ou de ceux qui ont des âges dérogatoires, le Premier Ministre a indiqué que des dispositions spécifiques seront prises pour adapter les âges de départ à la retraite et le chemin de convergence. Il a admis à demi-mot le principe de la clause du grand père pour la SNCF en faisant référence à la réforme précédente.

Dans tous les cas, la transition sera longue. Seuls les salariés nés à partir de 1980 (pour ceux qui liquident leurs droits à 57 ans) et 1985 (pour ceux qui partent à 52 ans) seraient concernés. Dans le cadre de la négociation, il est fort probable que la clause du grand père s’impose pour les régimes spéciaux. En 2018, le gouvernement a fait adopter un nouveau cadre pour la SNCF qui prévoit que tous les cheminots embauchés avant le 1er janvier 2020 conservaient leur statut. Or, celui-ci intègre par nature la couverture retraite. Le représentant de la CFDT a demandé l’application de la clause du grand père comme condition sine qua non du retrait de son organisation du mouvement de grève actuel.

Le débat passionnel sur l’âge d’équilibre

Le Premier Ministre a repris à son compte que l’âge souhaitable pour le départ à la retraite était d’au moins 64 ans. Il n’a pas évoqué le concept d’âge pivot mais celui d’âge d’équilibre. Pour inciter les Français à travailler plus longtemps, un mécanisme de décote et de surcote. L’âge d’équilibre de 64 entrerait en vigueur en 2027. La solution s’apparente à celle mise en œuvre depuis le 1er janvier 2019 au sein de l’AGIRC/ARRCO. L’âge d’équilibre est le pendant de l’abandon de la durée de cotisation qui est au cœur des régimes par annuité actuellement en vigueur. En cas de durée inférieure, une décote est appliquée et inversement, en cas de dépassent du nombre de trimestres exigé, l’assuré bénéficie d’une surcote. La durée est aujourd’hui de 42 ans et devrait atteindre 43 ans pour la génération 1973. L’âge d’entrée sur le marché du travail est, en moyenne, de 22 ans, ce qui conduit à terme à un âge de retraite à taux plein de 65 ans. L’âge de 64 ans est un an au-dessus de l’âge effectif de départ au sein du régime général. Selon le Conseil d’Orientation des Retraite, l’atteinte d’un âge de départ à 64 ans est un élément clef pour le bouclage financier du ou des régimes de retraite. Dans un système par points, la tentation des assurés pourrait être de partir dès 62 ans ce qui pourrait générer tout à la fois un surcroît de dépenses et le versement de petites pensions. En Suède, les autorités confrontées à la grogne des retraités à faibles pensions pensent relever l’âge à partir duquel il est possible de liquider ses droits. La CFDT a répété son hostilité à cet âge pivot à 64 ans. Pour adresser un geste de bonne volonté à ce syndicat, le Premier Ministre a affirmé que la pénibilité au travail serait mieux prise en compte, en particulier pour les personnes qui sont en service la nuit. Le dispositif de carrière longue qui permet à ceux qui ont commencé tôt de partir avant l’âge légal serait adapté au régime par points. Ainsi, les personnes qui ont commencé à travailler tôt, avant 20 ans, pourront continuer de partir deux ans avant les autres. Les personnes qui exercent des métiers usants pourront également partir deux années plus tôt que les autres. Le compte pénibilité sera ouvert à la fonction publique et en particulier à l’hôpital. Le seuil du travail de nuit, afin que davantage d’agents puissent bénéficier d’un départ anticipé.

La valeur du point

Edouard Philippe a indiqué que « la loi donnera des garanties incontestables sur la valeur du point ». Il a précisé que les partenaires sociaux seront appelés à fixer la valeur du point et son évolution, sous le contrôle du Parlement. Il a retenu le principe d’une indexation en fonction du salaire et non des prix, ce qui est un gage de maintien du niveau de vie.

Un minimum de pension fixé à 85 % du SMIC

Comme cela avait été mentionné dans le rapport de Jean-Paul Delevoye, la pension minimale est fixée pour les assurés à 85 % du SMIC, soit 1000 euros en 2019.

Mesures en faveur des femmes et des familles

Le Premier Ministre a prévu que les ménages ayant au moins trois enfants bénéficient d’un dispositif spécifique de revalorisation de pension. Le rapport de Jean-Paul Delevoye prévoit qu’une majoration de pension de 5 % soit accordée dès le premier enfant à la mère sauf choix contraire des parents. Les familles de 3 enfants perdaient la majoration de 10 % applicable à toutes les pensions. Le nouveau système se révélait ainsi moins généreux pour les parents ayant au moins trois enfants. Le Premier Ministre a annoncé que les femmes qui choisiraient d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants jusqu’à l’âge de 6 ans à partir du 3e bénéficieraient de de l’assurance vieillesse. Au-delà des 5% par enfant prévu, les parents de plus de trois enfants auraient le droit à une majoration de 2 % supplémentaires.

Edouard Philippe a confirmé que le système de réversion garantira au conjoint survivant 70 % des ressources du couple.

Les professions libérales, une convergence sur 15 ans des taux de cotisation

Pour les professions libérales, il a indiqué que la convergence des cotisations serait progressive avec un horizon fixé à 15 ans. Pour les réserv

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a dévoilé mercredi 11 décembre les grandes lignes du futur de projet de loi de réforme des retraites. Ce dernier devrait être présenté le 22 janvier prochain en vue d’une discussion, à partir de la fin du mois de février, au Parlement. Cela signifie que celle-ci commencera avant les élections municipales, l’adoption définitive du texte n’intervenant qu’après. Compte tenu de l’examen obligatoire du Conseil d’État avant la présentation du projet de loi en Conseil des Ministres, le texte devrait être finalisé d’ici la fin du mois de décembre.  

Avec son intervention au Conseil Économique, Social et Environnemental ainsi qu’avec celle aux 20 heures deTF1, le Premier Ministre a, souhaité reprendre la main, après une semaine de grève dans les transports publics, en s’attelant en priorité à préciser les dates d’entrée en vigueur de la réforme et à proposer des voies de discussion au sein de la fonction publique. Il a été, plus elliptique au sujet des régimes spéciaux. Ce choix est certainement dicté par la volonté d’éviter une cristallisation des oppositions. En-dehors des dates d’entrée de la réforme, il a retenu les propositions de Jean-Paul Delevoye. Il a ainsi réaffirmé son souhait d’imposer un âge d’équilibre pour le système universel à 64 ans.

Sans surprise et comme lors des précédentes réformes, le Premier Ministre a commencé son intervention en répétant l’attachement indéfectible de la nation au régime par répartition. Il a inscrit sa démarche dans le prolongement de celle des pères fondateurs de la Sécurité sociale. Il a précisé que la refondation de la couverture retraite est devenue indispensable afin, à ses yeux, de « corriger les injustices » et d’adapter le système « aux nouvelles trajectoires de carrière ».

Les générations concernées

Le Premier Ministre a décalé de 1963 à 1975 l’année de la première génération qui serait concernée par la réforme. De ce fait, ce n’est qu’à partir de 2037 que partiront les premiers retraités ayant une partie de leur pension issue du régime universel. La génération 2004 sera la première à être intégralement concernée par le régime universel par points. Les générations se situant entre 1975 et 2004 disposeront de pensions calculées selon les anciennes et les nouvelles bases. La génération 75, qui prendra sa retraite vers 2037, aura 70 % de sa retraite calculée selon l’ancien système et 30 % dans le nouveau.

Ce lissage a pour objectif de sortir du débat de la clause du grand père. Les actifs âgés de plus de 44 ans sont de fait exclus de la réforme, soit plus 15 millions d’actifs sur un total de 30 millions. Conséquence de ce report, le Premier Ministre (né en 1970) échappe à la réforme mais pas Emmanuel Macron (né en 1977).

Est-ce que celles et ceux qui sont nés après le 1er janvier 1975 seront pénalisés par rapport à ceux nés avant ? Sur le sujet, la réponse est loin d’être unique. Tout dépend des règles de basculements et des situations individuelles.

Fonctions publiques : revalorisation des rémunération et prise en compte de la pénibilité

Le Premier Ministre s’est engagé à maintenir le niveau des pensions des enseignants. Cette garantie sera fixée par la loi. Avant la fin du quinquennat, des revalorisations nécessaires pour maintenir le niveau des pensions seront prévues avec un début d’application dès 2021.

Au niveau de la fonction publique hospitalière, le Gouvernement adaptera les seuils sur la reconnaissance de la pénibilité liée au travail de nuit, en lien avec la réalité de leur rythme de travail effectif. Cela permettra à près d’un quart des aides-soignantes à l’hôpital de partir plus tôt à la retraite. Un nouveau dispositif permettant le financement d’un temps partiel sans perte de revenu en fin de carrière pour les aides-soignantes qui le solliciteraient sera institué.

Régimes spéciaux, laisser du temps au temps

S’agissant des régimes spéciaux ou de ceux qui ont des âges dérogatoires, le Premier Ministre a indiqué que des dispositions spécifiques seront prises pour adapter les âges de départ à la retraite et le chemin de convergence des dits régimes. Il a admis à demi-mot le principe de la clause du grand père pour la SNCF en faisant référence à la réforme précédente. En 2018, le gouvernement a fait adopter un nouveau cadre pour la SNCF qui prévoit que tous les cheminots embauchés avant le 1er janvier 2020 conservaient leur statut. Or, celui-ci intègre par nature la couverture retraite. Le représentant de la CFDT a demandé l’application de la clause du grand père comme condition sine qua non du retrait de son organisation du mouvement de grève actuel.

Dans tous les cas, la transition sera longue. Avant une éventuelle adoption de la clause du grand père, seuls les salariés nés à partir de 1980 (pour ceux qui liquident leurs droits à 57 ans) et 1985 (pour ceux qui partent à 52 ans) seraient concernés.

Le débat passionnel sur l’âge d’équilibre

Le Premier Ministre a repris à son compte l’introduction d’un âge d’équilibre à 64 ans. Il a privilégié la notion d’ « âge d’équilibre » à celle d’« âge pivot ». Pour inciter les Français à travailler plus longtemps, un mécanisme de décote et de surcote serait ainsi prévu. L’âge d’équilibre de 64 ans entrerait en vigueur en 2027. L’introduction serait progressive à partir de 2022. Tous les actifs partant à la retraite au-delà de 2022 sont susceptibles d’être concernés par ce relèvement. Cela concernera les générations nées après 1960. Il est fort à parier que le dispositif d’âge d’équilibre donnera lieu à négociation et à modification et qu’il ne sera pas conservé en l’état. Un report de plusieurs années avec une meilleure prise en compte de la pénibilité est envisageable.

Le concept d’âge d’équilibre s’apparente à celui mis en œuvre depuis le 1er janvier 2019 au sein de l’AGIRC/ARRCO. L’âge d’équilibre est le pendant de l’abandon de la durée de cotisation qui est au cœur des régimes par annuité actuellement en vigueur. En cas de durée inférieure, une décote est appliquée et inversement, en cas de dépassement du nombre de trimestres exigé, l’assuré bénéficie d’une surcote. La durée de cotisation est aujourd’hui de 42 ans et devrait atteindre 43 ans pour la génération 1973. L’âge d’entrée sur le marché du travail est, en 2019, en moyenne, de 22 ans, ce qui conduit à un âge de retraite à taux plein de 65 ans. L’âge de 64 ans est un an au-dessus de l’âge effectif de départ au sein du régime général. Selon le Conseil d’Orientation des Retraite, l’atteinte d’un âge de départ à 64 ans est un élément clef pour le bouclage financier du ou des régimes de retraite. Dans un système par points, la tentation des assurés pourrait être de partir dès 62 ans ce qui pourrait générer tout à la fois un surcroît de dépenses et le versement de petites pensions. En Suède, les autorités confrontées à la grogne des retraités ayant de faibles pensions pensent relever l’âge à partir duquel il est possible de liquider ses droits. Pour compenser cet âge d’équilibre, le Premier Ministre a affirmé que la pénibilité au travail serait mieux prise en compte, en particulier pour les personnes qui sont en service la nuit. Le dispositif de carrière longue qui permet à ceux qui ont commencé tôt de partir avant l’âge légal serait adapté au régime par points. Ainsi, les personnes qui ont commencé à travailler avant 20 ans, pourront continuer de partir deux ans avant les autres tout comme les personnes qui exercent des métiers usants. Le compte pénibilité sera ouvert à la fonction publique et en particulier à l’hôpital. Le seuil du travail de nuit sera abaissé , afin que davantage d’agents puissent bénéficier d’un départ anticipé.

La valeur du point

Édouard Philippe a indiqué que « la loi donnera des garanties incontestables sur la valeur du point ». Il a précisé que les partenaires sociaux seront appelés à fixer la valeur du point et son évolution, sous le contrôle du Parlement. Il a retenu le principe d’une indexation du point en fonction du salaire et non des prix, ce qui est un gage de maintien du niveau de vie des retraités.

Un minimum de pension fixé à 85 % du SMIC

Comme cela avait été mentionné dans le rapport de Jean-Paul Delevoye, la pension minimale est fixée pour les assurés à 85 % du SMIC, soit 1 000 euros en 2019.

Mesures en faveur des femmes et des familles

Le Premier Ministre a prévu que les ménages ayant au moins trois enfants bénéficient d’un dispositif spécifique de revalorisation de pension. Au-delà des 5 % par enfant prévu par le rapport Delevoye, les parents de plus de trois enfants auraient le droit à une majoration de 2 % supplémentaires. De ce fait, un enfant donnerait donc droit à une majoration de 5 %, deux de 10 %, trois de 17 % et quatre de 22 %.

Le rapport de Jean-Paul Delevoye prévoyait, en effet, qu’une majoration de pension de 5 % soit accordée dès le premier enfant à la mère sauf choix contraire des parents. Les familles de 3 enfants perdaient, en contrepartie, la majoration de 10 % applicable à toutes les pensions.

Le Premier Ministre a annoncé que les femmes qui choisiraient d’arrêter de travailler pour élever leurs enfants jusqu’à l’âge de 6 ans à partir du troisième bénéficieraient de l’assurance vieillesse.

Édouard Philippe a également confirmé que le système de réversion garantira au conjoint survivant 70 % des ressources du couple.

Les professions libérales, une convergence sur 15 ans des taux de cotisation

Pour les professions libérales, le Premier Ministre a indiqué que la convergence des cotisations serait progressive avec un horizon fixé à 15 ans. Pour les réserves, il a rappelé les préconisations de Jean-Paul Delevoye. Ce dernier avait mentionné que les caisses des professionnels concernés pourraient les conserver (en partie ou pas, le Premier Ministre n’a rien dit sur le sujet) pour accompagner la transition vers le système universel. Cela concernerait les auxiliaires médicaux, les avocats, et les médecins. Le Premier Ministre a annoncé qu’il n’y aurait « pas d’hold-up, pas de siphonnage pour combler tel ou tel trou, tel ou tel déficit ».

La carte des perdants et les gagnants, un jeu complexe

La carte des perdants et des gagnants donne lieu à une polémique sur la fiabilité des simulateurs. Compte tenu du nombre de données à intégrer liées à l’âge, la carrière professionnelle, les charges de famille, l’âge de départ, la réalisation de modèle de calculs des pensions est d’une rare complexité. Il faut intégrer d’importants éléments individuels pour avoir une vision juste du montant potentiel de la retraite. En l’état actuel des informations fournies par l’exécutif, il est difficile de prédire des montants évaluatifs de pension.

Est-ce que les générations nées avant 1975 sont-elles gagnantes et celles nées après les perdantes ? Dans les faits, la barrière de la génération n’est pas aussi nette car les anciennes règles resteront en vigueur pour toutes les années professionnelles accomplies avant 2022. La génération 2004 sera la première à être à 100 % dans le nouveau système.

Le régime par points est favorable aux personnes qui dans l’ancien système avait des emplois dont les rémunérations ne permettaient pas d’acquérir des trimestres. En revanche, il peut pénaliser ceux qui connaissent des ascensions en fin de carrière. Le minimum garanti avantagera ceux qui ont des carrières incomplètes. L’âge d’équilibre favorisera ceux qui étaient contraints d’aller au-delà de cet âge pour avoir une retraite à taux plein. Au-delà de ces considérations, le système dépend évidemment de la valeur donnée au point. Dans le système actuel, le montant de la pension du régime de base et des régimes alignés est conditionné par l’évolution du plafond de la Sécurité sociale fixé chaque année, par les règles d’indexation des salaires de référence et par le nombre de trimestres validés. Le changement des règles d’indexation, à partir de 1993, a érodé de manière non négligeable le montant des pensions, de manière assez indolore. En s’engageant à indexer le point sur le salaire moyen, le Premier Ministre mettrait ainsi un terme à un processus engagé il y a 27 ans.

es, il a rappelé les préconisations de Jean-Paul Delevoye. Ce dernier avait mentionné que les caisses des professionnels concernés pourraient les conserver (en partie) pour accompagner la transition vers le système universel. Cela concernerait les auxiliaires médicaux, avocats, et les médecins concernés. Le Premier Ministre a annoncé qu’il n’y aurait « pas d’holdup up, pas de siphonage pour combler tel ou tel trou, tel ou tel déficit ».

Le Coin des Epargnants du 7 décembre 2019

Le tableau financier de la semaine

  Résultats 6 décembre 2019 Évolution hebdomadaire Résultats 31 déc. 2018
CAC 40 5 871,9 -0,56 % 4 678,74
Dow Jones 28 015,06 -0,13 % 23 097,67
Nasdaq 8 656,53 -0,10 % 6 583,49
Dax Allemand 13 166,58 -0,53 % 10 558,96
Footsie 7 239,66 -1,45 % 6 733,97
Euro Stoxx 50 3 692,34 -0,30 % 2 986,53
Nikkei 225 23 354,40 +0,26 % 20 014,77
Shanghai Composite 2 912,01 +1,39 % 2493,89
Taux de l’OAT France à 10 ans (22 heures) +0,029 % +0,074 pt 0,708 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (22 heures) -0,289 % +0,073 pt 0,238 %
Taux du Trésor US à 10 ans (22 heures) 1,843 % +0,069 pt 2,741 %
Cours de l’euro / dollar (22 heures) 1,1051 +0,28 % 1,1447
Cours de l’once d’or en dollars (22 heures) 1 460,380 -0,22 % 1 279,100
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (22 heures) 64,280 +5,79 % 52,973

L’emploi américain, un allié indéfectible des marchés

L’emploi américain résiste à tout ou presque, du moins jusqu’à présent. Les créations du mois de novembre attendues par les experts à 180 000 se sont élevées à 266 000 selon le rapport du Bureau of Labor Statistics (BLS). Ce bon résultat est, en partie, dû à la réintégration des grévistes de General Motors. Il convient également de souligner que le solde des deux mois précédents a été révisé en hausse de 41 000. Le taux de chômage a diminué le mois précédent de 0,1 point à 3,5% de la population active. Par ailleurs, l’indice préliminaire de la confiance du consommateur (calculé par l’Université du Michigan) est à nouveau en hausse à 99,2, contre 97 attendu et 96,8 en octobre. Il s’agit de son plus haut niveau depuis mai.

L’optimisme est également de mise pour les négociations commerciales sino-américaines. A moins de dix jours de l’entrée en vigueur de nouvelles surtaxes douanières américaines, selon des informations des deux parties, un accord serait sur le point d’être annoncé. Sur ce sujet, la prudence reste toutefois de rigueur.

La réunion de l’OPEP à Vienne a débouché sur une réduction plus forte de la production afin de faire remonter le cours au-delà de 60 dollars le baril. La diminution supplémentaire portera sur 500.000 barils par jour jusqu’à la fin du premier trimestre 2020, soit une réduction totale de 1,7 million de barils par jour. Dans la foulée, le cours du baril de Brent s’est rapproché de 65 dollars.

Malgré quelques signes encourageants, les indices boursiers se sont érodés très légèrement cette semaine. Les prochains jours seront encore très politiques avec les élections législatives au Royaume-Uni et le Congrès du SPD en Allemagne où pourrait être débattu une sortie anticipée de la Grande Coalition.

Les monnaies en proie aux tensions politiques et sociales

Jusqu’à maintenant, la grève qui bloque les transports ferroviaires en France n’a pas eu d’effets réels sur la valeur de l’euro. Cependant, les facteurs sociaux et politiques sont de plus en plus pris en compte par les investisseurs. Du fait de l’augmentation des tensions sociales, de la montée du populisme, dans plusieurs pays, la tentation du relâchement budgétaire gagne du terrain.

Les incertitudes politiques sont alimentées par les dernières décisions du Président américain. Après avoir taxé certains produits français en réaction de l’instauration de la taxe GAFA par le gouvernement d’Edouard Philippe, Donald Trump a annoncé le rétablissement immédiat des taxes douanières sur l’acier et l’aluminium en provenance du Brésil et d’Argentine en raison de la dépréciation de la monnaie de ces deux pays qui, dans les faits, ne possèdent plus de réserves monétaires pour les soutenir.  Au Brésil, la montée de la contestation sociale menace la poursuite des réformes et inquiète les investisseurs étrangers. Le Chili est également confronté à une forte dépréciation de sa monnaie en raison de la paralysie de l’économie par des grèves. La crise en Amérique latine contribue à l’appréciation du dollar au grand dam du Président américain qui a demandé à maintes reprises à la banque centrale de le faire baisser. Depuis l’été 2011, le billet vert a gagné près de 65 % par rapport aux devises émergentes.

Les devises européennes sont pour le moment plutôt épargnées par ce regain de volatilité sur le marché des changes. La Roumanie est intervenue pour soutenir sa monnaie, le leu, et mais elle a dépensé un peu moins d’un milliard d’euros pour stopper sa chute. Elle est parvenue à restaurer le calme. Et le Danemark a défendu l’arrimage historique de la couronne à l’euro en mobilisant des sommes modestes.

Malgré la proximité des élections britanniques et les problèmes sociaux dans plusieurs pays européens, l’euro reste stable autour de 1,11 dollar. En 2018, le mouvement gilets jaunes n’avait pas eu d’impact sur l’euro. Entre le début des manifestations le 17 novembre et la fin de l’année, l’euro avait évolué entre 1,1250 et 1,1450 dollar.

Pourquoi les actions ne valent-elles pas plus cher ?

Malgré la forte augmentation des indices boursiers depuis le début de l’année (plus de 20 % pour le CAC 40), la valorisation des actions peut apparaître faible en fin de cycle d’expansion. Malgré la bonne tenue des profits et les très faibles taux d’intérêt, les investisseurs demeurent méfiants vis-à-vis des actions des entreprises cotées.

L’évolution des prix des actifs subit des influences contradictoires : d’un côté la baisse des taux ; de l’autre des perspectives moyennes de croissance. L’effet « taux » et l’effet « conjoncture » ne jouent pas de manière identique selon les classes d’actifs. La valorisation des actions de la zone euro reste faible aujourd’hui malgré les taux d’intérêt bas. Le ratio valeur des actions sur les dividendes futurs en 2019 est de 16, à un niveau relativement stable depuis 2014 quand, sur cette période, les taux d’intérêts des obligations à 10 ans sont passés de 3 à 0 %. Les perspectives de croissance semblent l’emporter pour les actions même si la profitabilité des entreprises reste forte. Au sein de la zone euro, le poids des profits après taxes, intérêts et dividendes est de 12 % du PIB en 2019 contre 10 % dix ans auparavant. Le bénéfice par action est en progression sur moyenne période. Dans ces conditions, la valorisation devrait être plus forte. Les investisseurs se montrent frileux vis-à-vis de cette classe d’actifs au nom de l’aversion aux risques. Si les actions cotées peinent à conquérir de nouveaux épargnants, en revanche, les valorisations des entreprises dans le cadre des opérations de private equity ou de LBO sont en hausse du fait de l’effet de levier procuré par les emprunts à faible taux d’intérêt.

L’immobilier bénéficie des taux bas avec une forte appréciation de son prix. En contrepartie, le ratio loyers/prix de l’immobilier diminue. Au sein de la zone euro, de 2002 à 2019, les prix des maisons et de l’immobilier commercial ont, pour l’ensemble de la zone euro, augmenté de 60 %. Sur la même période, le ratio loyers/prix des maisons s’est contracté de 20 %.

Une autre thèse peut expliquer la situation paradoxale des actions. Les investisseurs doutent de la pérennité de la croissance ; les dividendes importants seraient la conséquence de leur méfiance et non l’expression d’une bonne santé des entreprises. Cette nécessité de conserver les actionnaires passe par la multiplication des plans de rachats d’actions qui génèrent une valorisation artificielle. En raison de la transition énergétique et de la digitalisation, les investisseurs craignent des disruptions dans de nombreux secteurs et une obsolescence d’investissements non encore amortis. L’absence de visibilité provoquée par ces mutations incite les acteurs financiers à opter pour l’attentisme.

Les ménages s’endettent toujours plus pour la pierre

Les ménages français sont endettés à hauteur de 1 254 milliards d’euros dont 1 066 au titre des emprunts immobiliers et 188 au titre de la consommation. Le taux de croissance de l’endettement est de 6,5 %. En octobre, la croissance des crédits à l’habitat aux particuliers a été de +6,7 %, après +6,6 % en septembre, tandis que celle des crédits à la consommation se tasse quelque peu (+5,6 %, après +6,5 % en septembre).

La production de crédits à l’habitat qui s’établit en octobre à 24 milliards d’euros, un plus haut depuis mai 2017, est très largement soutenue par les renégociations. Leur part dans les crédits nouveaux augmente à nouveau en octobre pour atteindre 26 % (après 23,6 % en septembre et 16,4 % en octobre 2018).

Au mois d’octobre, selon la Banque de France, les particuliers ont emprunté pour l’achat de leurs biens immobilier avec un taux moyen de 1,23 % contre 1,27 % en septembre. Le taux des crédits à la consommation est de 3,68 %.

Source : Cercle et Banque de France

Des crédits toujours moins chers pour les particuliers

Au mois d’octobre, les particuliers ont emprunté, selon la Banque de France, pour l’achat de leurs biens immobilier avec un taux moyen de 1,23 % contre 1,27 % en septembre. Le taux des crédits à la consommation est de 3,68 %.

En octobre, la croissance des crédits à l’habitat aux particuliers a été de +6,7 %, après +6,6 % en septembre, tandis que celle des crédits à la consommation se tasse quelque peu (+5,6%, après +6,5% en septembre).
La production de crédits à l’habitat qui s’établit en octobre à 24 Mds €, un plus haut depuis mai 2017, est très largement soutenue par les renégociations. Leur part dans les crédits nouveaux augmente à nouveau en octobre pour atteindre 26 % (après 23,6 % en septembre et 16,4 % en octobre 2018).

La rémunération des livrets bancaires en baisse à 0,20 %

Selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires a diminué, en octobre (0,58 %, après 0,59 % en septembre). Ce taux a baissé de 6 points de base sur un an. La diminution observée sur ces 12 derniers mois est principalement portée par les comptes à terme supérieurs à 2 ans, dont la rémunération a fléchi de 32 points de base pour les ménages et de 25 points de base pour les sociétés non financières. Le taux de rémunération des livrets bancaires est passé de 0,22 à 0,20 % de septembre à octobre

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en %


Le Coin de l’Agenda du 1er au 15 décembre 2019

Samedi 30 novembre

En Chine, il faudra suivre la publication des indices PMI officiels de novembre.

Dimanche 1er décembre

Les résultats des immatriculations du mois de novembre en France seront connus.

Lundi 2 décembre

Pour la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la zone euro, les indices PMI manufacturier de novembre seront publiés.

Aux États-Unis, seront connues les dépenses de construction d’octobre.

Mardi 3 décembre

Pour la zone euro, seront publiés les prix à la production d’octobre.

 Mercredi 4 décembre

Les indices PMI des services et composite de novembre seront rendus publics pour la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la zone euro, la Chine et les États-Unis.

Aux États-Unis, il faudra regarder l’Enquête ADP sur l’emploi privé de novembre.

Jeudi 5 décembre

Pour l’Allemagne, seront communiquées les commandes à l’industrie d’octobre.

Pour la zone euro, le résultat définitif du PIB du troisième trimestre 2019 sera connu. Seront publiées les ventes au détail d’octobre.

À Vienne, une réunion ministérielle de l’OPEP est prévue.

Aux États-Unis, les inscriptions au chômage de la semaine au 30 novembre seront publiées. Les résultats de la balance commerciale et les commandes à l’industrie d’octobre seront connus.

Vendredi 6 décembre

Pour la France sera connu le résultat des échanges extérieurs d’octobre

Au Japon, il faudra suivre la consommation des ménages d’octobre.

En Allemagne, il faudra regarder la production industrielle d’octobre.

Aux États-Unis, seront attendus les créations d’emploi, le taux de chômage et les salaires de novembre. Sera également connu l’indice de confiance du consommateur de l’université du Michigan (première estimation) pour le mois de décembre.

Dimanche 8 décembre

En Chine, la balance commerciale de novembre sera publiée.

Lundi 9 décembre 

Pour la France, la banque centrale publiera son indicateur de conjoncture avec une projection de la croissance au dernier trimestre 2019.

Au Japon, le taux de croissance révisé pour le troisième trimestre sera connu.

Pour la zone euro, il faudra regarder l’indice Sentix du climat des affaires de décembre.

En Allemagne, la balance commerciale d’octobre sera rendue public.

 Mardi 10 décembre

En France, seront connus les résultats de l’emploi salarié du troisième trimestre et l’indice de la production industrielle d’octobre.

En Chine, il faudra regarder le taux d’inflation de novembre.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder la production industrielle, la balance commerciale, et l’estimation du PIB d’octobre.

En Allemagne, il faudra suivre la publication de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de décembre.

Aux États-Unis, sera publiée la productivité (révisée) du troisième trimestre. Le FOMC de la Réserve fédérale (première journée) se réunit.

Mercredi 11 décembre

 À Vienne, sera publié le rapport mensuel de l’OPEP.

Aux États-Unis il faudra suivre les prix à la consommation de novembre et la fin du FOMC de la Réserve fédérale ainsi que le communiqué de politique monétaire.

Jeudi 12 décembre

En France sera publié l’indice des prix à la consommation de novembre (définitif).

En Allemagne, le taux d’inflation (définitif) de novembre sera rendu public.

Pour la zone euro, il faudra suivre le résultat de la production industrielle d’octobre.

Le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunit avec des décisions sur les taux.

Aux États-Unis, les inscriptions au chômage de la semaine du 7 décembre seront connues. Il en sera de même pour les prix à la production de novembre.

Vendredi 13 décembre 

Au Japon, il faudra suivre l’enquête Tankan sur le climat des affaires du quatrième trimestre.

Aux États-Unis, seront publiés les ventes au détail de novembre et les stocks des entreprises d’octobre.

En Espagne, il faudra regarder la revue de la note souveraine par Fitch.

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