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Endettement à grande vitesse des entreprise mais à coûts réduits

Au mois de juillet, les sociétés non financières est quasi stable ont accru leur endettement de + 12,9 % sur un an, après + 13,1 % en juin. Le taux de croissance annuel de l’endettement de marché est de + 13,5 % (après + 14,7 % en juin) quand celle par crédit bancaire est de + 12,6 % en rythme annuel.
La hausse récente de l’endettement des entreprises s’accompagne d’une progression de leur trésorerie.

 Le coût moyen à 5 ans du financement de marché des entreprises se poursuit. Il s’élève à 1,08 % en juillet.

La reprise française à la recherche d’un second souffle

Après avoir touché un point bas au mois d’avril, l’économie française a connu un rebond rapide en mai et en juin. Depuis, la réduction de l’écart d’activité par rapport à la période d’avant crise se ralentit. Les secteurs du tourisme et des transports sont toujours confrontés à d’importantes difficultés. Les plans de relance français et européens ne devraient pas modifier la donne pour ces secteurs mais sont censés accéléré la reprise avec en ligne de mire une amélioration durable de la croissance potentielle du pays.

Au troisième trimestre, le déficit d’activité en France par rapport au niveau d’avant crise ne serait plus, selon l’INSEE, que de 5 %, contre 19 % au deuxième trimestre. La période estivale n’a pas arrêté le rebond amorcé en mai et juin, néanmoins celui tend à s’affaiblir. Ainsi, la perte d’activité serait de 4 % pour le dernier trimestre. L’institut statistique estime que le niveau élevé d’incertitudes concernant la situation sanitaire devrait peser sur l’évolution de l’activité. Sous l’hypothèse d’une pandémie restant maîtrisée et d’une stabilité des dispositions sanitaires, la prévision de baisse du PIB en 2020 reste fixé à -9 %.

La consommation de biens, un retour à la normale

La consommation des ménages, rapidement remontée dès la mi-mai, se maintient depuis le mois de juin à un niveau normal. Au deuxième trimestre, la consommation des ménages a diminué d’environ 12 %, traduisant une forte chute en avril, au plus fort du confinement, puis un rebond en mai dès l’allègement des mesures de restrictions sanitaires, puis, en juin, une convergence vers le niveau global de consommation d’avant crise. En juillet, la consommation se serait maintenue à un niveau légèrement en deçà de celui d’avant crise (–4 %) et l’aurait quasiment rejoint en août (–2 %). Cette dynamique de la consommation des ménages depuis le début de la crise sanitaire se reflète dans le montant total de transactions par carte bancaire : depuis la fin du confinement, le total des transactions s’est situé globalement à son niveau de 2019 et lui est même devenu supérieur à partir de la mi-juillet. Ce surcroît estival des transactions par carte bancaire, par rapport à 2019, peut s’expliquer en partie par le décalage des soldes d’été, fixées cette année du 15 juillet au 11 août2, mais aussi par le fait que les ménages ont passé leurs congés d’été davantage en France qu’à l’étranger. Il peut également refléter des modifications de comportement quant à l’usage de la carte bancaire, notamment un plus fort recours compte tenu du contexte sanitaire, d’autant que le plafond de paiement sans contact a été relevé au mois de mai. Ce recours plus important à la carte de paiement doit être pris en compte pour apprécier la reprise. L’INSEE mesure notamment par les transactions réalisées en cartes bancaires l’évolution de la consommation. Ce mode de paiement se substitue à d’autres, essentiellement le numéraire, la croissance constatée est donc biaisée.

Après avoir dépassé en juillet son niveau d’avantcrise, la consommation des ménages en biens manufacturés aurait continué de progresser en août, se situant à 3 % au-dessus de son niveau d’avant-crise et contribuant à redresser d’un point la consommation totale. Certaines dépenses auraient poursuivi le rattrapage entamé dès la fin du confinement. En particulier, les achats de matériels de transport auraient nettement dépassé, en juillet et en août, leur niveau d’avant-crise. Cela aurait été également le cas, en août, des dépenses d’habillement ou d’équipement du foyer. Les

dépenses de carburants, encore en deçà du niveau d’avant-crise au mois de juin, l’auraient globalement rejoint en juillet et en août. Les Français ont, cet été, privilégié la France et les déplacements en voitures particulières induisant un surcroît de consommation de carburants. Par ailleurs, les dépenses en produits agricoles et agro-alimentaires seraient revenues en août à leur niveau d’avant-crise, après avoir été légèrement en deçà en juillet. Les fluctuations depuis quatre mois sont liés aux effets du confinement, ayant entraîné un stockage important des ménages et également l’impossibilité de se restaurer en-dehors du domicile. En juin, la moindre consommation en produits alimentaires par les ménages était liée à la réouverture des restaurants et d’un léger déstockage.

Un déficit notable pour le consommation de services

La consommation de services marchands reste pénalisée par l’offre culturelle réduite et par une diminution des dépenses d’hébergement. Les dépenses en services de transport auraient poursuivi leur rattrapage, tout en restant en deçà de leur niveau d’avant crise, tant en juillet qu’en août, du fait notamment de la faible reprise du transport aérien mais également du caractère progressif du redémarrage des transports terrestres de voyageurs. La consommation de services aurait été de 7 % inférieure en juillet au niveau d’avant crise et de 5 % en août.

Dans les services principalement non marchands, la consommation aurait continué à se redresser, à travers la reprise progressive des soins de ville. Elle se situerait néanmoins, en juillet puis en août, encore en dessous du niveau d’avant crise (–9 %

de perte de consommation en août.

Un rebond disparate en fonction des branches

Les premiers retours d’information sur l’activité en juillet et août soulignent la poursuite de la réduction de l’écart d’activité. La perte d’activité économique en juillet se serait réduite d’un tiers par rapport à juin, se situant à –6 % du niveau d’avant-crise, puis à –5 % en août.

Dans la branche de la construction, la reprise des travaux de rénovation se serait poursuivie, conduisant la consommation des ménages à retrouver en août un niveau proche de celui d’avant crise (–5 % de perte de consommation, contribuant à diminuer marginalement la consommation totale

La situation demeure assez contrastée au niveau des branches. Dans celle des matériels de transport, la baisse du deuxième trimestre (–50 % de perte d’activité par rapport au niveau d’avant crise, soit la plus forte baisse dans l’industrie) serait suivie d’un rattrapage moindre que celui des autres branches. La construction enregistre un net rebond avec une perte d’activité réduite à mois de 5 % aux troisième et quatrième trimestres, après –32 % au deuxième. Dans les services marchands, certains secteurs (services de transports, hébergement et restauration, autres activités de services incluant divers services aux ménages et les organisations associatives) sont marqués par une très forte perte d’activité au deuxième trimestre, puis par un rythme de reprise moindre que dans les autres secteurs. Le tourisme, en particulier, continuerait de peser sur ces secteurs malgré une substitution partielle entre touristes internationaux et français pendant la période estivale, et des restrictions s’appliqueraient encore à un grand nombre d’activités culturelles. Les autres secteurs, au contraire, verraient leur perte d’activité par rapport à leur niveau d’avant crise devenir inférieure à 10 % dès le troisième trimestre.

Au troisième trimestre, le rebond serait de +17 % avec un déficit de 5 % par rapport à l’avant crise. Il serait plus faible qu’escompté au début de l’été (+19 %). Cette moindre reprise s’expliquerait par les difficultés rencontrées par le secteur touristique et par la faiblesse de la demande mondiale

La part des entreprises répondantes à l’enquête Acemo ne sachant pas dater leur retour à la normale s’élevant à 30 %, après 21 % en juin.

Un taux de chômage à 9,2 % à la fin de l’année

Entre fin décembre 2019 et fin juin 2020, l’emploi salarié a diminué de 715 000, soit –2,8 %. Cette baisse, d’une ampleur inédite, reste beaucoup plus limitée que celle de l’activité (–13,8 % au deuxième trimestre après –5,9 % au premier).

Cette relative résistance de l’emploi est imputable au chômage partiel. De mars à mai, l’activité partielle a bénéficié à de nombreux salariés dans la plupart des secteurs d’activité. À partir de juin, son usage s’est progressivement restreint aux secteurs les plus affectés par les restrictions sanitaires, à savoir l’hébergement / restauration et les activités culturelles. Par ailleurs, d’autres secteurs, touchés par une importante baisse d’activité, ont retenu une part significative de leur main-d’oeuvre au-delà même du soutien offert par le dispositif d’activité partielle : c’est notamment le cas dans les services de transports et dans l’industrie automobile et aéronautique.

Au second semestre, le rebond de l’activité se traduirait par un rebond modéré de l’emploi dans la plupart des secteurs, notamment sous la forme de contrats intérimaires qui avaient chuté au premier trimestre, et via la reprise d’embauches en contrats à durée déterminée. Ce serait notamment le cas dans l’industrie (hors matériels de transports) et le commerce. Dans la construction, le redressement de l’activité se traduirait surtout par un rebond de la main-d’œuvre intérimaire. L’emploi du secteur public rebondirait également d’ici à la fin de l’année, avec des embauches de contractuels et de vacataires qui avaient été suspendues au printemps. À l’inverse, l’emploi continuerait de se contracter nettement dans les secteurs plus durablement affectés par la crise (matériels et services de transport, hébergement-restauration, services aux ménages dont les services culturels). En effet, face à la réduction de leur activité, les entreprises de ces secteurs ne seraient plus en mesure de retenir toute la main-d’œuvre qu’elles avaient jusqu’à présent préservée de façon spontanée ou à travers le recours aux dispositifs d’activité partielle Pendant la période de confinement, un grand nombre de personnes sans emploi avaient interrompu leurs recherches, conduisant, malgré la baisse de l’emploi, à une baisse du nombre de chômeurs au sens du bureau international du travail (BIT) et à une hausse du halo autour du chômage (personnes sans emploi qui souhaitent travailler mais ne sont pas en recherche active

et/ou ne sont pas disponibles pour travailler).

Le taux de chômage augmenterait alors très nettement dès l’été : il s’établirait ainsi autour de 9,5 % de la population active en fin d’année 2020, soit 2,4 points de plus que mi-2020 et 1,4 point de plus qu’un an plus tôt.

Le Coin de l’Agenda

Lundi 7 septembre

Aux Etats-Unis, fête du travail

En Chine, sera publié le résultat de la balance commerciale du mois d’août.

Les réserves de change chinoise pour le mois d’août seront connues.

Au Japon, plusieurs indicateurs sur la conjoncture économique seront communiqués. La balance commerciale de juillet sera publiée.

En Allemagne, la production industrielle du mois d’août sera connue.

Au Royaume-Uni, il faudra suivre le prix des maisons.

L’indice Sentix relatif à la confiance des investisseurs dans la zone euro sera publié. En août, l’indice avait progressé pour le quatrième mois d’affilée mais demeurait à un niveau faible.

Mardi 8 septembre

L’Insee dévoilera le niveau de l’emploi salarié en France au deuxième trimestre 2020.

Le PIB de l’Union européenne pour le second semestre 2020 sera communiqué (version actualisée).

En Allemagne, la balance commerciale de juillet sera publiée.

La balance des paiements française pour le mois de juillet sera connue.

Mercredi 9 septembre

L’indice des prix à la consommation en Chine pour le mois d’août sera publié.

L’indice Redbook sera publié aux Etats-Unis.

Jeudi 10 septembre

La Banque centrale européenne se réunit avec les taux à l’ordre du jour.

L’indice des prix à la production pour le mois d’août aux Etats-Unis sera connu.

La production industrielle pour le mois de juillet sera dévoilée pour la France et l’Italie.

L’Insee publiera l’indice des prix des logements anciens en France pour le deuxième trimestre 2020.

Aux Etats-Unis, les stocks de pétrole au 4 septembre seront publiés.

Vendredi 11 septembre

Réunion de l’Eurogroupe

La production manufacturière au Royaume-Uni pour le mois de juillet sera communiquée. La balance des paiements courants de juillet le sera également.

L’indice des prix à la consommation pour le mois d’août en Allemagne et en Espagne sera publié. Il le sera également pour les Etats-Unis.

Aux Etats-Unis, le résultat budgétaire de juillet et le nombre de forages exploités seront publiés.

Lundi 14 septembre

En Chine, l’indice de prix d’août sera publié.

Au Japon, il faudra suivre la production industrielle et les capacités de production utilisées en juillet.

La production industrielle en juillet dans l’Union européenne sera connue.

La balance commerciale de l’Italie en juillet sera publiée.

Le taux d’inflation en France sera communiqué.

Mardi 15 septembre

Les réserves nettes de change de l’Etat français à la fin du mois d’août 2020 seront dévoilées par l’Insee.

L’indice des prix à la consommation d’août pour l’Italie sera publié.

Le taux de chômage pour le mois d’août au Royaume-Uni sera donné.

Le coût du travail dans l’Union européenne pour le deuxième trimestre sera publié.

La balance commerciale du Japon de juillet sera publiée.

Jeudi 17 septembre

La Banque du Japon et la Banque d’Angleterre annonceront le niveau de leurs taux.

Les ventes au détail d’août pour le Royaume-Uni seront connues.

L’indice des prix d’août pour l’Union européenne et la zone euro sera publié.

Vendredi 18 septembre

En Italie, la production industrielle du mois de juillet sera publiée.

L’indice Michigan sur le sentiment des consommateurs du mois de septembre sera publié.

Le Coin des Epargnants : coup d’arrêt pour les technologiques

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 4 sept. 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 965,07-0,76 %5 978,06
Dow Jones28 133,31-1,82 %28 538,44
Nasdaq11 313,13-3,27 %8 972,60
Dax Allemand12 842,66-1,46 %13 249,01
Footsie5 799,08-2,76 %7 542,44
Euro Stoxx 503 260,59-1,66 %3 745,15
Nikkei 22523 205,43+1,41 %23 656,62
Shanghai Composite3 355,37-1,42 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,169 %-0,066 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,471 %-0,071 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,690 %-0,046 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1819-0,70 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 920,690-2,70 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)42,820-6,59 %66,300

New York, « too much ! »

Mercredi 2 septembre, le Dow Jones battait un nouveau record historique en franchissant la barre des 29 000 points. Avec la baisse des taux et le succès des « tech », la crise sanitaire fait le bonheur des investisseurs. Depuis plus d’un mois, l’ensemble des valeurs boursières américaines étaient à la hausse à l’exception des pétrolières, effaçant les pertes du mois de mars dernier. Le Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques, a augmenté de plus de 25 % depuis le 1er janvier et cela malgré la baisse de jeudi et de vendredi.

La  hausse des cours s’est accélérée avec les dernières déclarations de Jerome Powel, le Président de la FED. Il a indiqué que la FED pourrait renoncer aux hausses des taux d’intérêt même si l’inflation dépassait la norme des 2 %. Dans son discours, il a rappelé les trois ères de la lutte contre l’inflation, à commencer par celle de Paul Volker, président mythique de la Fed, qui la terrassa à partir de 1979, au prix de taux élevés et de deux récessions, après le double choc pétrolier de 1973 et 1979 et des années d’inflation par les salaires. Puis est venu le temps de la normalité, dans les années 1990, où il a fallu éviter la surchauffe en fin de cycles économiques. Les banquiers centraux ont ensuite adopté une politique de transparence vis-à-vis des marchés en indiquant précisément leur objectif d’inflation de 2 %. Depuis, la crise financière de 2008, l’inflation semble avoir disparu avec la mondialisation et la digitalisation. La FED prend acte que le lien emploi et inflation s’est altéré ces dernières années.

Une correction a débuté jeudi 3 septembre avec une baisse sensible de plusieurs grandes valeurs technologiques comme Apple, Amazon, Google, Microsoft ou Zoom. Les grands indices américains ont connu, jeudi, leur plus mauvais résultat depuis le mois de juin. Cette correction est certainement salutaire, l’augmentation des cours de ces dernières semaines étant sans nul doute déconnectée des fondamentaux économiques. Des prises de gains expliquent également le mouvement de baisse, l’automne se prêtant bien à ce type d’opérations surtout quand les pertes de chiffres d’affaires se matérialisent avec de plus en plus de netteté. Sur la semaine, l’indice Dow Jones abandonne près de 2 % quand le Nasdaq baisse de plus de 3 %.

Des résultats sur l’emploi américain rassurants

Vendredi, les statistiques concernant l’emploi américain ont rasséréné les investisseurs sans pour autant stopper la correction sur les valeurs technologiques. Pour la première fois depuis avril, le taux de chômage aux Etats-Unis est passé sous la barre des 10 % en août (8,4%), diminuant bien plus que prévu par rapport à juillet. Les analystes tablaient en effet sur 9,8%. En juillet, le chômage était de 10,2%. En ligne avec les attentes, l’économie américaine a créé 1,4 million d’emplois en août. Le taux de participation de la population au marché du travail s’est amélioré de 0,3 point à 61,7 % en août, mais demeure inférieur de 1,7 point à son niveau de février. L’économie américaine comptant en août 11,5 millions d’emplois de moins qu’en février. Le taux de chômage s’élevait alors à 3,5 %.

La France innovante n’est pas une illusion

Entre 2019 et 2020, l’économie française est passée de la 16e à la 12e place de l’index mondial de l’innovation établi chaque année par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), l’Institut européen d’administration des affaires (Insead) et l’université américaine de Cornell. Cette progression s’explique par la montée en puissance des établissements supérieurs, la bonne qualité des infrastructures numériques et les mesures de soutien à l’innovation adoptées récemment. Au sein de ce classement qui évalue les moyens à disposition pour innover dans chaque pays – et non les résultats en nombre de brevets –  la Suisse arrive en première position, suivie de la Suède et des États-Unis. La France devance la Chine pour la première fois depuis des nombreuses années.

Les progrès de la France sont constants. Elle se situait, en effet, à la 21e place en 2015. L’effort de financement public des start-ups via la Banque publique d’investissement (BPI) – encore renforcé par les 4 milliards d’euros d’aide fléchés vers les jeunes pousses pour les sauver de la crise post-épidémie de Covid-19 – a dynamisé la création d’entreprises innovantes et multiplié les débouchés possibles en France. Les succès de BlaBlaCar, Veepee ou plus récemment de Voodoo dans le jeu vidéo sont à mettre au crédit de cette stratégie.

De plus en plus de grandes entreprises s’engagent en faveur de l’innovation. Ainsi, AG2R LA MONDIALE dispose d’’un fonds d’investissement de 10 millions d’euros dédié à l’innovation et à la R&D qui s’adresse aux jeunes entreprises innovantes en phase d’accélération dont l’activité est liée à la e-santé, la fintech, l’assurtech ou encore à l’efficacité opérationnelle. Grâce à la qualité de la formation dans le domaine informatique, la France attire les grandes sociétés américaines comme Microsoft, Facebook ou Google qui ont y installé des centres d’innovation.

Pour ne pas rater les talents français, et attirer les étrangers qui ont plutôt une bonne image de la culture française, les géants américains, de Facebook à Google, ont eux aussi installé des centres d’innovation dans l’Hexagone. Françaises et étrangères, les sociétés innovantes profitent aussi du crédit impôt recherche, une mesure fiscale dont la montée en puissance depuis 2013 est saluée par tous leurs patrons.

L’assurance vie et la préférence absolue pour la liquidité

Le mois de juillet réussissait traditionnellement bien à l’assurance vie. Entre 2010 et 2019, aucune décollecte n’avait été enregistrée. En 2019, la collecte nette avait atteint 2,3 milliards d’euros. En 2020, le contexte particulier de la crise sanitaire doublé de la récession a changé la donne. Pour le 5ème mois consécutif, l’assurance vie a ainsi connu une décollecte s’élevant à 500 millions d’euros. Depuis le début de la crise sanitaire, en mars, la décollecte a été de 7,5 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, elle atteint 5,2 milliards d’euros.

En juillet, la collecte brute a presque retrouvé son niveau d’avant crise à 10,4 milliards d’euros, contre 9,9 milliards d’euros en juin et 5,7 en mai. La proportion des unités de compte au sein de la collecte reste constante à 33,6 %. Dans le même temps, les sommes versées par les assureurs à leurs clients demeurent relativement stables, 10,9 milliards d’euros en juillet contre 10,5 en juin et 11,1 en juillet 2019.

L’assurance vie pâtit toujours de la préférence pour la liquidité des ménages. Ces derniers privilégient le Livret A et les dépôts à vue. Ils refusent de s’engager sur le moyen et le long terme tant que le contexte sanitaire et économique ne s’est pas clarifié. Les craintes portant sur l’emploi et l’évolution des revenus dans les prochains mois expliquent le comportement prudent et attentiste des épargnants. La nécessité de placer un tiers de ses versements sur l’assurance vie en unités de compte échaude certains assurés qui ne veulent prendre aucun risque avec leur épargne. Malgré tout, l’assurance vie avec un encours de 1 766 milliards d’euros à fin juillet reste le premier placement des ménages dont le taux d’équipement est de 42 %. Tant que le contexte économique sera marqué par le sceau de l’incertitude, l’assurance vie devrait toujours être pénalisée, les ménages demeurant attachés à la liquidité et la sécurité. Le Livret A et les dépôts à vue devraient rester les principaux réceptacles de l’épargne de précaution constituée depuis le début de l’épidémie. Le Plan d’Épargne Retraite qui offre un avantage fiscal pourrait également profiter de la situation en jouant sur la carte de la préparation

Les ménages continuent à s’endetter pour la pierre

Si la construction est en berne, les ménages continuent de s’endetter pour acquérir des biens immobiliers. Si certaines études réalisées par des professionnels annoncent une baisse des prix des logements durant l’été, celle-ci n’a pas été encre officiellement constatée. En juillet, la croissance annuelle du crédit à l’habitat a été, selon la Banque de France, de +5,4 % contre à +5,9 en juin. Le recours aux renégociations de crédits à l’habitat se modère. Leur part dans la production nouvelle atteint 21 %, contre 25 % en juin et 32 % en mai.

Cercle de l’Epargne – Banque de France

Le taux d’intérêt des crédits nouveaux à l’habitat a été en légère hausse en juillet à 1,29 %, après 1,26 % en juin y compris renégociations, et 1,26%, après 1,22 % en juin, hors renégociations.

De son côté, la croissance annuelle du crédit à la consommation est quasi stable en juillet (+0,7 %, après +0,8 % en juin). Au total, le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers s’établit à +4,8 %, après +5,2 % en juin

Résultats de l’assurance vie en juillet : la liquidité et la sécurité avant tout

Le mois de juillet réussissait traditionnellement bien à l’assurance vie. Entre 2010 et 2019, aucune décollecte n’avait enregistré. En 2019, la collecte nette avait atteint 2,3 milliards d’euros. En 2020, le contexte particulier de la crise sanitaire doublée de la récession a changé la donne. Pour le 5e mois consécutif, l’assurance vie a ainsi connu une décollecte s’élevant à 500 millions d’euros. Depuis le début de la crise sanitaire, en mars, la décollecte a été de 7,5 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, elle atteint 5,2 milliards d’euros.

En juillet, la collecte brute a presque retrouvé son niveau d’avant crise à 10,4 milliards d’euros, contre 9,9 milliards d’euros en juin et 5,7 en mai. La proportion des unités de compte au sein de la collecte reste constante à 34 %. Dans le même temps, les sommes versées par les assureurs à leurs clients demeurent stables à près de 11 milliards d’euros. Ils sont proches de la moyenne des douze derniers mois.  

L’assurance vie pâtit toujours de la préférence pour la liquidité des ménages. Ces derniers privilégient le Livret A et les dépôts à vue. Ils refusent de s’engager sur le moyen et le long terme tant que le contexte sanitaire et économique ne s’est pas clarifié. Les craintes portant sur l’emploi et l’évolution des revenus dans les prochains mois expliquent le comportement prudent et attentiste des épargnants. La nécessité de placer un tiers de ses versements sur l’assurance vie en unités de compte échaude certains assurés qui ne veulent prendre aucun risque avec leur épargne.

Tant que le contexte économique sera marqué par le sceau de l’incertitude, l’assurance vie devrait toujours être pénalisée, les ménages demeurant attachés à la liquidité et la sécurité. Le Livret A et les dépôts à vue devraient rester les principaux réceptacles de l’épargne de précaution constituées depuis le début de l’épidémie. Le Plan d’Epargne Retraite qui offre un avantage fiscal pourrait également profiter de la situation en jouant sur la carte de la préparation financière de la retraite qui est un autre sujet d’anxiété au sein de la population.

La rémunération des livrets bancaires quasi nulle

Selon la Banque de France, la rémunération avant impôt des livrets bancaires, au mois de juillet, est resté stable à 0,12 %. La rémunération moyenne des dépôts des ménages s’est élevé à 0,69 %.


Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires

en % et CVS (a) 

juil-19mai-20juin-20 (e)juil-20 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires0,600,480,470,47
Ménages0,840,710,700,69
dont : – dépôts à vue0,030,020,020,02
– comptes à terme <= 2 ans (g)0,770,590,580,56
– comptes à terme > 2 ans (g)1,391,141,121,10
– livrets à taux réglementés (b)0,780,530,530,53
dont : livret A0,750,500,500,50
– livrets ordinaires0,220,130,120,12
– plan d’épargne-logement2,662,632,632,63
SNF0,240,170,170,16
dont : – dépôts à vue0,110,080,080,08
– comptes à terme <= 2 ans (g)0,220,190,180,17
– comptes à terme > 2 ans (g)1,201,021,000,99
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème0,000,000,000,00
Euribor 3 mois (c)-0,37-0,27-0,38-0,44
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)-0,54-0,41-0,46-0,54

a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés

Marchés, un mois d’août positif

Les indices « actions » des grandes places ont progressé au mois d’août malgré la reprise de l’épidémie dans certains pays. Le Nasdaq a battu de nouveaux records. Sur un an, l’indice des valeurs technologiques a augmenté de près de 50 %. L’euro a continué son mouvement de hausse. Il s’échangeait contre 1,1945 dollar. Le pétrole a réussi à passer la barre des 45 dollars grâce à la reprise de la demande et le maintien de l’accord de régulation OPEP – Russie.

Livret d’épargne populaire, 30 jours pour se mettre en conformité

Les détenteurs de Plan d’Epargne Populaire ont jusqu’au 30 septembre pour transmettre leur avis d’imposition afin de pouvoir le conserver.

Pour pouvoir verser de l’argent sur un LEP, le revenu fiscal de référence ne doit pas dépasser 19 977 euros pour les foyers avec une part fiscale, 30 645 euros avec deux parts, 41 313 euros avec trois parts, etc. L’avis d’imposition est à adresser à la banque une fois fois tous les deux ans. Logiquement, la date butoir est fixé au 31 mars mais avec la crise sanitaire, ce délai a été porté au 30 septembre.

Un projet de loi en cours de discussion devant le Parlement prévoit que les informations fiscales des détenteurs de LEP puissent être automatiquement transmises à la banque, sans démarche de leur part afin de simplifier la vérification de la condition fiscale.

Taux d’épargne des ménages, un deuxième trimestre de tous les records

Sans surprise en raison de la période de confinement, le taux d’épargne des ménages a atteint, selon l’INSEE, plus de 27 % au deuxième trimestre (27,4 %). Ce taux d’épargne était de 15,1 % au dernier trimestre 2019 et s’était élevé à 19,7 % au cours du premier du trimestre. Cette augmentation est imputable non seulement à forte baisse de la consommation et au report des dépenses d’investissement mais aussi à la volonté des ménages de enforcer leur épargne de précaution dans un contexte fortement anxiogène.

Environ 100 milliards d’euros ont été mis de côté depuis le mois de mars. Le mot de « cagnotte » a été prononcé pour désigner cette épargne. Celle-ci a été, avant de se transformer en épargne de précaution.

Au sein de l’OCDE il faut souligner que les Français figurent parmi ceux dont les revenus ont les moins baissés grâce au soutien massif des pouvoirs publics. Certes, le revenu disponible brut des ménages a diminué de 2,3 % au cours du deuxième trimestre, après –0,3 % au premier. Il s’agit de sa plus forte baisse trimestrielle depuis 1949. La masse salariale reçue par les ménages s’est contractée de 10,0 % après –2,4 % au premier trimestre. Par ailleurs, les revenus du patrimoine ont été également affectés, avec une baisse de 2,9 % après –3,7%. En contrepartie, les prestations sociales ont augmenté de +7,9 % après +2,3 % . Cette dernière est notamment due au versement des indemnités d’activité partielle et de l’aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire pour les ménages les plus précaires, mais également aux prestations liées au chômage et aux absences pour garde d’enfants. Les impôts sur le revenu et le patrimoine baissent également (–8,9 % après –2,3 %), en particulier la CSG et l’impôt sur le revenu, tout comme les cotisations sociales à la charge des ménages (–7,3 % après –1,7 %), du fait de la baisse des revenus du travail.

En prenant en compte l’évolution des prix (-0,2 % au deuxième trimestre), le pouvoir d’achat a diminué de –2,1 % après –0,5 %. Mesuré par unité de consommation pour être ramené à un niveau individuel, le pouvoir d’achat enregistre également une diminution de 2,3 % (après –0,6 %). La consommation a chuté bien plus fortement que la baisse du pouvoir d’achat permettant de dégager une épargne élevée. La consommation au cours du deuxième trimestre diminué de –11,5 % après –5,8

Fort logiquement, ce sont les cadres vivant dans les grandes villes qui ont mis le plus d’argent de côté. Pouvant pratiquer le télétravail, ils ont été moins sujets à des pertes de revenus que les travailleurs indépendants ou les ouvriers. Par ailleurs, les urbains consomment plus en loisirs, en restauration et en transports que les ruraux. Avant, pendant et après le confinement, l’effort d’épargne est concentré chez les ménages les plus aisés.

INSEE – Cercle de l’Epargne

Le Coin de l’agenda économique

Dimanche 30 août

Au Japon, il faudra suivre les résultats du commerce en détail et de la production industrielle du mois de juillet.

Lundi 31 août

Au Japon, le taux de chômage, les commandes de construction et les mises en chantier en juillet seront communiquées. Par ailleurs, Les dépenses en capital au deuxième trimestre seront publiées par le Ministère des Finances du Japon. Toujours au Japon, il faudra suivre les résultats de l’Indice de confiance des consommateurs d’août.

L’indice des prix à la consommation d’août sera communiqué en Italie et en Espagne et en Allemagne.

En Italie, le résultat du PIB au deuxième trimestre sera confirmé par l’institut national statistique.

Aux États-Unis, l’indice des Directeurs d’achat (PMI) de Chicago et l’indice manufacturier de la Fed de Dallas d’août seront publiés.

En Chine, le PMI non manufacturier et le NBS-PMI manufacturier d’août seront connus.

Mardi 1er septembre

En zone euro, seront communiqués par Eurostat le taux de chômage dans les pays membres des deux zones en juillet et une estimation rapide inflation zone euro en août.

Au RoyaumeUni, aux États-Unis et pour les pays de la zone euro seront communiqués les résultats définitifs du Markit – PMI manufacturier d’août.

Au Royaume-Uni, sont par ailleurs attendus les résultats de l’évolution des crédits à la consommation et du prêt net aux particuliers en juillet. Sera également attendu la publication du BRC – Indice des Prix des Magasins de juillet.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats des indices ISM Manufacturier, ISM Manufacturing Employment Index, ISM Manufacturing New Orders Index et ISM prix payés d’août.  Seront par ailleurs publiées les dépenses de construction en juillet et les ventes totales de véhicules du mois d’ août.

Mercredi 2 septembre

En France, INSEE publiera les résultats d’août des immatriculations de véhicules neufs.

En Allemagne, les résultats des ventes au détail du mois de juillet seront publiés.

Eurostat communiquera l’indice des prix à la production industrielle de juillet pour les États membres de l’Union européenne.

Aux États-Unis, il faudra suivre les commandes d’usine en juillet, l’indicateur permettant de mesurer les fluctuations d’emploi du mois d’août et l’indice ISM de New York d’août.

Au Royaume-Uni,  est attendue la publication par le Comité du Trésor du Rapport sur l’inflation. Sera par ailleurs publiée ce jour, l’évolution, du mois d’août, du prix des Maisons Nationwide.

Jeudi 3 septembre

L’indice PMI des services de Markit d’août sera connu au Japon.

En Chine sera publié le PMI Manufacturier Caixin d’août.

L’indice PMI des services et l’indice PMI Composite Markit d’août seront publiés pour les pays membres de l’Union Européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Eurostat communiquera les résultats des ventes au détail du mois de juillet pour la zone euro et l’Union Européenne.

Aux États-Unis, les informations relatives au nombre de licenciements annoncés par industrie et par région du mois d’août seront connues.

Vendredi 4 septembre

En France, la direction du budget publiera dans un communiqué la situation mensuelle budgétaire de l’État et la Banque de France communiquera les résultats mensuels des balances de paiements du mois de juillet.

En Allemagne, les résultats des commandes d’usines du mois de juillet seront publiés.

Aux États-Unis, le taux de chômage en août sera connu. Il faudra suivre les données relatives à l’emploi non agricole, au revenu horaire moyen et aux taux de participation au marché du travail du mois d’août.

Au Royaume-Uni, le résultat du PMI Construction d’août sera connu.

Le Coin des Epargnants du 28 août 2020 : la FED fait le bonheur des investisseurs « actions »

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 28 août 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 405 002,94+2,18 %5 978,06
Dow Jones28 653,87+2,59 %28 538,44
Nasdaq11 695,63+3,39 %8 972,60
Dax Allemand13 033,20+2,10 %13 249,01
Footsie5 963,57-0,64 %7 542,44
Euro Stoxx 503 315,54+1,71 %3 745,15
Nikkei 22522 882,65-0,16 %23 656,62
Shanghai Composite3 403,81+0,68 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,103 %+0,102 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,402 %+0,107 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,736 %+0,098 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1887+0,78 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 965,280+1,27 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)45,720+3,35 %66,300

Le Cercle de l’Épargne – données CDC

Des signes manifestes de reprise

Les investisseurs, cette semaine, se sont réjouis de la confirmation de la reprise en Europe et aux Etats-Unis. En France, la consommation de biens a retrouvé son niveau d’avant crise. Aux Etats-Unis, les dépenses des ménages ont augmenté de 1,9 % aux en juillet, contre +1,6% attendu par le consensus. Dans le même temps, leurs revenus ont progressé de 0,4 %, contre une baisse de 0,2 % anticipée. L’indice définitif de la confiance des ménages tel que calculé par l’université du Michigan est ressorti un peu au-delà des attentes pour le même mois, à 74,1 points, contre 72,8 attendus par les analystes. Par ailleurs, dans différents pays, les gouvernements préparent des plans de relance qui devraient commencer à doper la croissance d’ici la fin de l’année.

Les investisseurs ont très bien reçu le message de la FED concernant l’inflation. La garantie du maintien sur longue période des taux bas a favorisé le cours des actions en particulier américaines.

L’inflation n’est plus une priorité pour la FED

Le jeudi 27 août 2020, la banque centrale américaine a annoncé que l’objectif numéro 1 n’était plus la maîtrise de l’inflation mais l’emploi. Cette décision en pleine crise sanitaire marque une rupture. Depuis la fin des années 1970, avec l’arrivée de Paul Volcker à la tête de la banque centrale américaine, la Fed, la lutte contre l’inflation constituait la clef de voute de la politique monétaire. A l’époque, celle-ci dépassait aisément les 10 % par an. L’inflation aux États-Unis peut désormais rester au-dessus de l’objectif de 2% « pendant un certain temps », explique le Président de la FED, Jerome Powell, sans que cela n’entraîne une augmentation des taux directeurs. Toujours selon la FED, « l’objectif principal est de faire en sorte que les classes populaires et les classes moyennes puissent se rapprocher du marché du travail ». Cette décision a pour le moment peu d’incidence compte tenu de la faiblesse structurelle de l’inflation. Simplement, elle confirme que les banques centrales compte tenu du niveau de l’endettement des agents économiques ne pourront pas relever les taux dans les prochains mois voire années.

La Banque centrale européenne pourrait suivre la FED tant pour des raisons politiques, économiques et sociales. Par ailleurs, un décalage d’analyse entre les deux grandes banques centrales pourrait conduire à une appréciation de l’euro, ce qui serait contreproductif pour les échanges et la croissance européenne.

Le Plan d’Epargne Retraite traverse la crise avec succès

Lancée officiellement le 1er octobre 2019, la commercialisation du nouveau Plan d’Epargne Retraite aurait pu pâtir de la crise sanitaire. Si les souscriptions ont été plus rares durant le confinement, elles sont en hausse depuis. Selon la Fédération Française de l’Assurance, citée par le Figaro, près de 210 000 contrats individuels (PERin) ont été souscrits entre le mois d’octobre et la fin juin. L’encours du PER a atteint plus de 1,5 milliard d’euros. 84.000 Perin avaient été ouverts entre le 1er octobre et le 31 décembre. Ces bons résultats démontrent l’appétence des ménages pour un produit retraite qui permet par ailleurs de réorienter l’épargne vers des placements « actions ». Cet essor du PER intervient au moment où l’assurance vie connaît une phase de légère décollecte.

Les ménages en mode épargne même pendant les vacances

Selon la dernière enquête de l’INSEE sur le moral des ménages, celui est stable en août. En revanche, même si les Français commencent à avoir des doutes sur leurs moyens financiers dans les prochains mois, ils estiment qu’il est nécessaire de maintenir un fort effort d’épargne.

Moral stable en août

En août 2020, la confiance des ménages dans la situation économique est stable : l’indicateur qui la synthétise se maintient à 94, en dessous de sa moyenne de longue période (100). Les incertitudes liées à la pandémie et à la situation économique expliquent, sans nul doute, ce résultat mitigé.

INSEE – Cercle de l’Epargne

Modération dans les achats

Selon l’INSEE, en août, la proportion de ménages considérant qu’il est opportun de faire des achats importants diminue. Le solde correspondant perd 4 points par rapport au mois précédent, et demeure inférieur à sa moyenne de longue période. L’effet rattrapage a été modeste et temporaire. La crainte d’une chute des revenus à la rentrée et du chômage pèse sur la consommation.

L’épargne toujours et toujours

En août, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future diminue. Il perd 4 points mais se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points mais reste bien au-dessus de sa moyenne de long terme. Ces deux indices avaient fortement augmenté durant le confinement. Ils n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant crise.

La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente de nouveau. Le solde correspondant gagne 1 point et se situe nettement au-dessus de sa moyenne de longue période. Cette volonté manifeste d’épargner se traduit par les fortes collectes du Livret A et la hausse de l’encours des dépôts à vue.

INSEE – CDE

En août, la part des ménages considérant que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois augmente légèrement. Le solde correspondant gagne 2 points mais reste largement en dessous de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France est stable et demeure très en dessous de sa moyenne de longue période. Les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont plus nombreux que le mois précédent : le solde correspondant gagne 11 points et rejoint sa moyenne de longue période.

Les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont en revanche moins nombreux que le mois précédent : le solde correspondant perd 3 points. Il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période.

Les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage baissent en août mais demeurent à un niveau élevé.

Les Parisiens ont épargné durant le confinement

Faute de pouvoir aller dans les restaurants, de fréquenter les salles de spectacle, les Parisiens ont durant le confinement de l’argent de côté. Sur le premier semestre 2020, chaque ménage à Paris a mis de côté en moyenne 5346 euros contre 1265 euros pour l’ensemble de la France. .

Le patrimoine financier placé par les habitants de la capitale sur les divers produits d’épargne proposés par les banques (Livret A, LDD, PEL, PEA, comptes à terme…) est passée de 206,3 à 212,4 milliards d’euros durant les six premiers mois de l’année. Cette hausse de 3%, qui ne prend pas en compte l’épargne placée en assurance–vie. Les habitants des Hauts-de-Seine arrivent juste derrière, avec une hausse moyenne par ménage de 5175 euros. En revanche, en Creuse, le patrimoine des ménages est resté stable (2,1 milliards d’euros). Dans de nombreux autres départements (Ardennes, Aisne, Aude, Ariège, Pyrénées-Orientales…) la hausse est très modérée.

La proportion de cadres et professions libérales est plus importante à Paris que dans le reste de la France. Par ailleurs, la population parisienne a été peu concernée par le chômage partiel du fait avec le développement du télétravail assez facile à réaliser pour les emplois de services.

La population parisienne dotée d’un niveau de vie élevé dépense plus que la moyenne en loisirs. Les restrictions de transports et la fermeture des établissements culturels ont généré une épargne contrainte importante.

L’agenda économique et financier

Lundi 24 août

En Allemagne, l’indice des prix à l’importation de juillet et le rapport mensuel de la Bundesbank seront publiés.

Aux États-Unis, l’indice de l’activité nationale de la Fed de Chicago de juillet sera communiqué.

Mardi 25 août

En Allemagne, seront publiés les résultats du PIB au deuxième trimestre ainsi que les indices IFO climat des affaires, estimation courante et perspectives d’août.

Au Royaume-Uni, il faudra suivre les résultats de l’enquête CBI sur le Commerce de Distribution – réalisé du mois d’août.

Aux États-Unis, l’indice des prix des maisons et l’indice des prix des maisons S&P-Case-Shiller de juin seront connus, de même que l’indice manufacturier de la Fed de Richmond d’août. Seront par ailleurs communiqués les résultats des ventes de maisons neuves en juillet, la confiance des consommateurs ainsi que le stock de pétrole brut hebdomadaire API et l’indice Redbook au 21 août.

Au Japon, l’indice des prix des services intégrés (CSPI) de juillet sera publié par la Banque du Japon. Il mesure les prix des services échangés entre entreprises

Mercredi 26 août

En France, l’INSEE publiera, les données relatives aux créations d’entreprises en juillet,  les résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages d’août 2020.

Aux États-Unis, seront communiqués les résultats des nouveaux contrats hypothécaires au 21 août, les commandes de biens durables du mois de  juillet.

Au Japon, l’indice coïncident et l’indice économique avancé de juin seront publiés.

Jeudi 27 août

En France, les enquêtes mensuelles de conjoncture d’août 2020 dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobiles, dans l’industrie, dans l’industrie du bâtiment et dans les services seront publiées par l’INSEE.  Par ailleurs l’INSEE communiquera les résultats de l’indicateur de climat des affaires et de retournement conjoncturel et les résultats de l’enquête sur les investissements dans l’industrie d’août 2020.

En Italie, il faudra suivre les résultats des ventes et des commandes industrielles en juin publiées par l’Institut national de la statistique.

Au Japon, seront publiés l’indice de la Production Tous Secteurs Industriels de juin et l’indice des Prix à la Consommation de Tokyo d’août.

Vendredi 28 août

En France, les résultats détaillés des comptes nationaux au deuxième trimestre avec la confirmation du PIB constaté sur la période considérée seront publiés par l’INSEE. Seront par ailleurs communiqués les dépenses de consommation des ménages en biens et les constructions de logements en juillet 2020. L’INSEE publiera également l’indice de prix de production et d’importation de l’industrie et les résultats provisoires de l’Indice des prix à la consommation de juillet.

La Commission européenne publiera pour l’Union européenne et la zone euro les indicateurs avancés qui mesurent la confiance des consommateurs et la confiance dans l’industrie du mois d’ août.

En Allemagne, l’enquête GfK sur la confiance des consommateurs en septembre sera publiée. Seront par ailleurs connus l’indice des prix à la consommation et l’indice harmonisé des prix à la consommation d’août.

En Italie, il faudra suivre l’indice de prix à la production de juillet et les résultats de la confiance dans les entreprises en août.

Aux Royaume-Unis, la valeur des prix des Maisons Nationwide du mois d’août sera publiée.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats, en juillet, des stocks de gros, des dépenses et des revenus personnelsL’indice de confiance des consommateurs Reuters/Michigan d’août et le décompte des forages pétrolier US Baker Hughes seront par ailleurs communiqués.

Dimanche 30 août

En Chine, le PMI non manufacturier et le NBS-PMI manufacturier d’août seront connus.

Au Japon, il faudra suivre les résultats du commerce en détail et de la production industrielle du mois de juillet.

Lundi 31 août

Au Japon, les commandes de construction et les mises en chantier en juillet seront communiquées. Par ailleurs, Les dépenses en capital au deuxième trimestre seront publiées par le Ministère des Finances du Japon.

La Commission européenne communiquera l’indicateur du climat des affaires, l’indicateur du sentiment des service et l’indicateur du climat économique d’aoûtpour la zone euro.

L’indice des prix à la consommation d’août sera communiqué en Italie et en Espagne.

En Italie, le résultat du PIB au deuxième trimestre sera confirmé par l’institut national statistique.

Aux États-Unis, l’indice des Directeurs d’achat (PMI) de Chicago et l’indice manufacturier de la Fed de Dallas d’août seront publiés.

Mardi 1er septembre

En zone euro, seront communiqués par Eurostat le taux de chômage dans les pays membres des deux zones en juillet et indice des prix à la consommation d’août.

Au RoyaumeUni, aux États-Unis et pour les pays de la zone euro seront communiqués les résultats définitifs du Markit – PMI manufacturier d’août.

Au Royaume-Uni, sont par ailleurs attendus les résultats de l’évolution des crédits à la consommation et du prêt net aux particuliers en juillet. Sera également attendu la publication du BRC – Indice des Prix des Magasins de juillet.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats des indices ISM Manufacturier, ISM Manufacturing Employment Index, ISM Manufacturing New Orders Index et ISM prix payés d’août.  Seront par ailleurs publiées les dépenses de construction en juillet et les ventes totales de véhicules du mois d’ août.

Mercredi 2 septembre

En France, INSEE publiera les résultats en août des immatriculations de véhicules neufs.

En Allemagne, les résultats des ventes au détail du mois de juillet seront publiés.

Eurostat communiquera l’indice des prix à la production de juillet pour les États membres de l’Union européenne.

Aux États-Unis, il faudra suivre les commandes d’usine en juillet, l’indicateur permettant de mesurer les fluctuations d’emploi en août et l’indice ISM de New York d’août.

Au Royaume-Uni, le résultat du PMI Construction d’août sera connu.

Jeudi 3 septembre

Le PMI Manufacturier Nikkei d’août sera connu au Japon.

En Chine sera publié le PMI Manufacturier Caixin d’août.

En Allemagne, il faudra suivre les résultats de la production industrielle en juillet.

Eurostat communiquera les résultats des ventes au détail du mois de juillet pour la zone euro et l’Union Européenne.

L’indice PMI des services et l’indice PMI Composite Markit d’août seront publiés pour les pays membres de l’Union Européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Aux États-Unis, les informations relatives au nombre de licenciements annoncés par industrie et par région du mois d’août seront connues.

Vendredi 4 septembre

En France, la direction du budget publiera dans un communiqué la situation mensuelle budgétaire de l’État et la Banque de France communiquera les résultats mensuels des balances de paiements du mois de juillet.

En Allemagne, les résultats des commandes d’usines du mois de  juillet seront publiés.

Aux États-Unis, le taux de chômage en août sera connu. Il faudra suivre les données relatives à l’emploi non agricole, au revenu horaire moyen et aux taux de participation au marché du travail du mois  d’août.

Le Coin des Epargnants du 21 août 2020 : quand les GAFAM mènent la danse

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 21 août 20Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 896,33-1,34 %5 978,06
Dow Jones27 930,33+0,00 %28 538,44
Nasdaq11 311,80+2,65 %8 972,60
Dax Allemand12 764,80-1,06 %13 249,01
Footsie6 001,89-1,45 %7 542,44
Euro Stoxx 503 259,75-1,37 %3 745,15
Nikkei 22522 920,30-1,58 %23 656,62
Shanghai Composite3 380,68+0,61 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,205 %-0,073 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,509 %-0,086 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,638 %-0,057 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1778-0,51 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 940,598-0,18 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)44,040-1,98 %66,300

Doutes en Europe, records aux Etats-Unis

Les indices PMI du mois d’août élaborés à partir des réponses des directeurs d’achat sont mauvais en Europe. En France, la composante manufacturière de cet indice PMI est repassée en-dessous de 50, signal d’un retour de la contraction de l’économie. Il était de 52,4 points en juillet et était attendu à 53 points pour août. La composante des services baisse également de 57,3 à 51,9 points. L’indice composite, qui agrège les deux composantes, revient de 57,3 à 51,7 points. L’Allemagne enregistre également une dégradation mais celle-ci est moins évère qu’en France. L’indice pour l’industrie est à 53 points, au-delà des anticipations (52,3 points) et en augmentation par rapport à juillet (51). En revanche,  l’indice des services a fléchi à 50,8 points contre 55,2 espéré par les analystes et 55,6 le mois précédent. L’indice composite revient de 55,3 à 53,7 points d’un mois sur l’autre. Pour l’ensemble de la zone euro, l’indice PMI passe de 54,9 à 51,6 points. La composante manufacturière résiste à 51,7, contre 51,8 en juillet mais celle des services plonge de 54,7 à 50,1 points. Les mauvais résultats européens et la résurgence de l’épidémie ont pesé, cette semaine » sur les indices « actions ». Aux Etats-Unis, la publication des PMI « flash » montre que la croissance de l’activité du secteur privé est remontée à son plus haut niveau depuis début 2019. Dans ce contexte, plusieurs indices boursiers américains ont battu, cette semaine des records. L’indice S&P élargi des 500 premières capitalisations a ainsi dépassé son précédent record du 19 février, en venant se rapprochant des 3 400 points en séance. Cet indice a gagné 55% par rapport au point-bas du 21 mars. Les valeurs technologiques sont responsables de ce rebond qui fait fi de la situation sanitaire. Les Gafam sont considérés comme des valeurs de « confinement », à l’heure où la distanciation sociale et les mesures de restrictions de circulation sont de mise. Mercredi 19 août, Apple est devenue la première entreprise américaine à dépasser les 2 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, deux ans seulement après avoir franchi le cap des 1 000 milliards. Cette progression des valeurs technologiques commence à inquiéter certains experts. La progression de la capitalisation d’Apple est, en grande partie, due au succès des applications qui offrent une position de rente à cette entreprise. Apple perçoit 30 % des revenus collectés par leur vente.

Les investisseurs restent, par ailleurs, optimistes sur l’élaboration pour le premier trimestre 2021 d’un futur vaccin ce qui provoque une augmentation du cours des actions des laboratoires pharmaceutiques.

Dans un contexte économique morose, les taux d’intérêt ont reculé à nouveau cette semaine. Le taux de l’obligation assimilable du Trésor français est passé en-dessous de -0,2 %.

Le Livret A ne prend pas de vacances cet été

Le Livret A poursuit sur sa lancée avec une collecte, au mois de juillet, de 1,85 milliard d’euros qui est n néanmoins en retrait par rapport aux derniers mois (2,96 milliards d’euros en juin, 3,98 en mai et 5,46 en avril). Cette collecte n’en demeure pas moins supérieure à la moyenne des mois de juillet de ces dix dernières années (0,4 milliard d’euros en moyenne). Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte cumulée atteint 22,25 milliards d’euros, ce qui constitue le meilleur résultat jamais enregistré par le Livret A.

Les années précédentes, le mois de juillet était un mois charnière ouvrant sur un semestre plus dépensier et moins épargne. Durant les six derniers mois de l’année, les ménages ont tendance à réduire leur effort d’épargne en raison des multiples dépenses à financer, vacances, rentrée scolaire et fêtes de fin d’année. Lors de ces dix dernières années, trois décollectes ont été enregistrées en juillet, en 2010, 2014 et en 2015. En 2010, la décollecte fait suite à un fort mouvement de collecte durant la crise financière. En 2014 et 2015, les décollectes interviennent avec les annonces de la baisse du taux du Livret A (passage de 1,25 à 1% le 1er août 2014 et à 0,75 % le 1er août 2015). En 2020, il n’y a pas d’effet taux sur les mois d’été, les pouvoirs publics ayant décidé de la maintenir à 0,5 point le 1er août, il avait été abaissé à 0,5 % le 1er février dernier avant le confinement.

En juillet 2020, les ménages ont continué à mettre de l’argent sur le Livret A et ne se sont pas engagés dans le dégonflement de leur poche d’épargne de précaution constituée durant le confinement. Le poids des incertitudes avec en perspective une rentrée difficile sur le terrain de l’économie les a conduits à renforcer leur épargne de court terme. Les ménages continuent ainsi à privilégier la sécurité et la liquidité en faisant l’impasse sur le rendement.

Les résultats du Livret A témoignent d’un haut niveau d’anxiété au sein de l’opinion publique et également un refus de s’engager sur le terrain de l’épargne de long terme. Ce comportement se traduit également par la hausse continue depuis le début de l’année des dépôts à vue (452 milliards d’euros à fin juin contre 411 milliards d’euros à fin février).

L’encours du Livret A atteint, de ce fait, un nouveau sommet historique à 320,8 milliards d’euros. Le Livret de développement durable et solidaire a, de son côté, également enregistré une collecte positive de 640 millions d’euros lui permettant également de battre un record d’encours à 118,7 milliards d’euros.

Les craintes de deuxième vague et les menaces sur l’emploi devraient conduire à maintenir un fort volant d’épargne de précaution, favorisé pour le moment par le maintien du pouvoir d’achat des ménages comme l’a souligné récemment une étude de l’OCDE.

Cercle de l’Epargne – CDC
Cercle de l’Epargne – CDC

Le Coin de l’agenda

Dimanche 16 août

Au Royaume-Uni, il faudra suivre l’indice Rightmove du prix des maisons d’août.

Au Japon seront présentés, pour le deuxième trimestre, les résultats du PIB et du déflateur PIB qui mesure la variation des prix des biens et services finaux.

Lundi 17 août

Réunion de l’Eurogroupe.

En zone euro sera par ailleurs publié l’indice des prix à la consommation de juillet.

Aux États-Unis, la FED de New York présentera l’indice Manufacturier d’août. L’Indice NAHB du Marché Immobilier du mois d’août sera également publié.

Au Japon, les résultats, du mois de juin, de la production industrielle et du taux d’utilisation des capacités de production seront connus.

Mardi 18 août

Une réunion du Conseil des Affaires économiques et financières rassemblant les ministres des Finances des 27 Etats membres de l’Union européenne est programmée.

L’INSEE publiera pour la France, les chiffres de la commercialisation de logements neufs sur le deuxième trimestre.

Aux États-Unis, seront publiés les résultats des mises en chantier et des permis de construire accordés du mois de juillet.

Au Japon, les statistiques des commandes de Biens d’équipement du mois de juin seront communiquées.

Mercredi 19 août

Eurostat communiquera pour la zone euro les résultats de l’inflation (IPCH) en juillet.

En Italie, l’Institut national de la statistique publiera les résultats de l’enquête sur la confiance des entreprises du mois d’août.

Au Royaume-Uni, l’indice des prix à la consommation, l’indice des prix à la production, l’indice des prix de détail de juillet seront publiés ainsi que l’indice DCLG du Prix des Maisons de juin.

Jeudi 20 août

Pour la zone euro, Eurostat présentera les résultats de la production dans le secteur de la construction du mois de juin.

En Allemagne, sera présenté l’indice des prix à la production de juillet et  l’enquête sur la confiance des consommateurs du mois de septembre seront publiée.

Au Royaume-Uni, publication des chiffres des ventes au détail en juillet et de l’Enquête CBI sur les Tendances Industrielles – Commandes du mois d’août.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats de l’enquête de la Fed de Philadelphie pour le Secteur Manufacturier du mois d’août.

Au Japon, seront publiés l’IPC National Hors Alimentation et Energie et l’IPC National Hors Produits Frais du mois de juillet.

Vendredi 21 août

La commission européenne communiquera pour l’Union européenne sur la confiance des consommateurs en août.

En France, en Allemagne, pour l’ensemble des pays membres de la zone euro et aux États-Unis, il faudra suivre les résultats du Markit-PMI manufacturier, du PMI des services de Markit et du PMI composite de Markit du mois d’août.

Aux États-Unis, seront par ailleurs publiés les données sur les ventes de maisons existantes en juillet et le décompte des forages pétrolier US Baker Hughes

et au Royaume-Uni, sont attendus la publication du Markit-PMI manufacturier et du PMI des services de Markit du mois d’août.

Au Japon, le PMI manufacturier Nikkei du mois d’août sera publié ainsi que l’indice des prix à la consommation nationale du mois de juillet.

Le Coin des Epargnants du 15 août 2020 :à la recherche du bon cap !

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 14 août 20Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 962,93+1,50 %5 978,06
Dow Jones27 931,02+1,81 %28 538,44
Nasdaq11 019,30+0,08 %8 972,60
Dax Allemand12 901,34+1,79 %13 249,01
Footsie6 090,04+0,96 %7 542,44
Euro Stoxx 503 305,05+1,61 %3 745,15
Nikkei 22523 289,36+4,30 %23 656,62
Shanghai Composite3 360,10+0,18 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,132%+0,117 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,423 %+0,087 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,695 %+0,137 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1834+0,42 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 936,314-4,77 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)44,680+0,02 %66,300

Marchés, une semaine en dents de scie

Après un début de semaine euphorique, les indices boursiers se sont retournés jeudi avec la publication de plusieurs mauvais résultats économiques et la recrudescence de l’épidémie, notamment en France et en Espagne.

En Chine, les achats des ménages du mois de juillet ont déçu. Les ventes au détail sont en recul de -1,1% sur un an, le mois dernier, après une baisse de -1,8% en juin quand le consensus espérait une hausse de +0,1 %. Depuis le début de l’année, le recul atteint -9,9 %. Du côté de la production industrielle, la progression a été inférieure aux attentes, +4,8 %, contre +5,2 % escomptée.

Aux Etats-Unis, les ventes au détail n’ont progressé que de +1,2 % en juillet, soit moins qu’attendu (+2%), mais la « contre-performance » est imputable avant tout au secteur automobile. En l’excluant, les ventes au détail augmentent de +1,9 %, dépassant les prévisions (1,2 %). Également au-dessus des attentes, l’indice préliminaire de l’Université du Michigan mesurant la confiance du consommateur est ressorti à 72,8 en août (consensus : 72), mais il reste proche des 72,5 points du mois précédent. Les investisseurs attendent toujours un accord entre Républicains et Démocrates sur le plan de relance. La présidente de la Chambre des représentants, la Démocrate Nancy Pelosi, a déclaré qu’elle ne reprendrait pas les discussions tant que les Républicains n’auraient pas augmenté leur offre d’aide de 1 000 milliards de dollars.

La résurgence de la crise sanitaire a porté atteinte au moral des investisseurs. L’instauration d’une quarantaine pour les personnes en provenance de France a été durement ressentie. Il n’y a pas que les Français dans le collimateur de Londres, Espagnols, Belges et Néerlandais se voient également imposer une quatorzaine. En rétorsion, la France applique la mise en quarantaine des personnes en provenance du Royaume-Uni. A cela s’ajoute l’absence de progrès concernant l’élaboration d’un accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Par ailleurs, les tensions entre la Turquie et la Grèce, qui a reçu l’appui de la France, ont également pesé sur le cours des actions.

Dans ce climat assez lourd, les taux d’intérêt se sont légèrement tendus cette semaine. L’or qui avait atteint des sommets la semaine dernière a perdu 5 % ces cinq derniers jours. Les investisseurs qui avaient diminué leur encours en dollars y sont revenus aidés en cela par la remontée des taux.

Pétrole, un début de normalisation ?

Après des mois de recul, la production de pétrole des pays membres de l’OPEP est à nouveau en hausse, selon le rapport mensuel de l’organisation publié le 12 août dernier. Cette dernière a néanmoins révisé à la baisse ses projections de production sur l’année.

En juillet, les 13 pays de l’OPEP ont produit 23,17 millions de barils par jour (mbj), soit une hausse de 980 000 barils par jour par rapport au mois précédent. La majeure partie de cette progression vient de l’Arabie saoudite, qui a produit 8,4 mbj (+866 000 mbj). Les Émirats, le Koweït et l’Irak ont également augmenté leur production.

Les membres de l’OPEP et leurs alliés, dont la Russie, avaient reconduit en juillet leur engagement de baisse de la production entamée début mai pour soutenir des cours du brut déprimés par la chute de la demande liée à la pandémie de Covid-19. La production OPEP avait effectivement baissé en mai et juin.

L’OPEP a corrigé à la baisse ses prévisions afin de tenir compte de la baisse d’activité. En 2020, la consommation de pétrole ne devrait être que de 90,6 millions de barils jour contre plus de 100 millions en 2019. Pour 2021, l’organisation estime que la consommation pourrait atteindre 97,6 millions de barils jour. L’OPEP reste très prudente sur l’évolution des prix à court et moyen terme en raison des incertitudes économiques et sanitaires.

Les cours de pétrole sont en légère hausse du fait des dernières statistiques sur les stocks de pétrole aux États-Unis qui baissent plus rapidement que prévu. Ils ont reculé de 4,512 millions de barils lors de la semaine s’achevant le 7 août, quand les experts avaient prévu une baisse de 2,875 millions. Les stocks de distillé ont, eux, diminué de 2,322 millions de baril, là où le consensus avait considéré qu’ils augmentaient.  

Un monde fourmis avec la Covid-19

À la fin du premier trimestre 2020, le patrimoine financier des ménages s’élevait, selon la Banque de France, à 5 186,7 milliards d’euros. Soit une baisse par rapport au dernier trimestre 2019 (5 437,2 milliards d’euros) en lien avec la chute des cours des actions intervenue avec l’essor de l’épidémie de coronavirus au mois de mars.

Cercle de l’Épargne – Banque de France

Sans surprise, les dépôts à vue et le numéraire sont en forte hausse. Leur encours est passé du dernier trimestre 2019 au premier trimestre 2020 de 609,7 à 632 milliards d’euros. Celui des dépôts bancaires réglementaires a atteint au 1er trimestre 2020 1 051,8 milliards d’euros, contre 1 039 milliards d’euros au quatrième trimestre 2019. L’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) a progressé passant de 771,4 à 780,7 milliards d’euros.

Les flux financiers des ménages qui ont amorcé un processus de hausse en 2018 sont au plus haut. Au cours du premier trimestre, le flux de placement s’est établi à 48,3 Mds, soit un renforcement de l’effort d’épargne, aussi bien relativement au trimestre précédent, qu’en glissement annuel avec un flux à 156,1 milliards, en augmentation de 13,1 milliards par rapport au glissement annuel observé au 4e trimestre 2019. Sur ces 48,3 milliards d’euros de flux, 26,7 se sont orientés vers les produits de taux et 18,6 vers les produits de fonds propres. Les actions cotées et les unités de compte ont recueilli plus de 10 milliards d’euros.

Cercle de l’Épargne – Banque de France

Les premiers résultats du deuxième trimestre confirment ceux du premier avec une augmentation du taux d’épargne en raison du confinement qui a réduit les possibilités de consommation des ménages. Les flux vers les produits bancaires rémunérés se sont élevés à 37,3 milliards d’euros dont 25,7 milliards d’euros pour l’épargne réglementée. L’assurance vie et l’épargne retraite en fonds euros ont enregistré une décollecte d’un milliard d’euros selon la Banque de France. En revanche, les unités de compte continuent à bénéficier de flux positif, +3,1 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre.

Au premier trimestre, le taux d’épargne des ménages français a atteint 15,7 % du revenu disponible brut, contre 14,6 % au dernier trimestre 2019. Ce taux devrait progresser plus fortement au deuxième trimestre. Dans tous les pays de la zone euro, le taux d’épargne est en forte hausse du fait des mesures restrictives qui ont été prises à la fin du premier trimestre. Le taux d’épargne financière progresse significativement en zone euro, de 4,1 % à 5,2 %, et notamment en France (de 5,1 % à 6,5 %). Il augmente également au Royaume-Uni et de façon plus modérée aux États-Unis.

Cercle de l’Epargne – OCDE

L’épargne des ménages en pleine épidémie

A la fin du premier trimestre 2020, le patrimoine financier des ménages s’élevait, selon la Banque de France, à 5186,7 milliards d’euros en baisse par rapport au dernier trimestre 2019 (5 437,2 milliards d’euros) en lien avec la chute des cours des actions intervenue avec l’essor de l’épidémie de coronavirus au mois de mars.

Cercle de l’Epargne – Banque de France

Sans surprise, les dépôts à vue et le numéraire sont en forte hausse. Leur encours est passé du dernier trimestre 2019 au premier trimestre 2020 de 609,7 à 632 milliards d’euros. Celui des dépôts bancaires réglementaires a atteint au 1er trimestre 2020 1051,8 milliards d’euros, contre 1039 milliards d’euros au quatrième trimestre 2019. L’épargne réglementée (Livret A, LDDS, LEP, Livret Jeune) a progressé passant de 771,4 à 780,7 milliards d’euros.

Les flux financiers des ménages qui ont amorcé un processus de hausse en 2018 sont au plus haut. Au cours du premier trimestre, le flux de placement s’est établi à 48,3 Mds, soit un renforcement de l’effort d’épargne, aussi bien relativement au trimestre précédent, qu’en glissement annuel avec un flux à 156,1 milliards, en augmentation de 13,1 milliards par rapport au glissement annuel observé au 4e trimestre 2019. Sur ces 48,3 milliards d’euros de flux, 26,7 se sont orientés vers les produits de taux et 18,6 vers les produits de fonds propres. Les actions cotées et les unités de compte ont recueilli plus de 10 milliards d’euros.

Cercle de l’Epargne – Banque de France

Les premiers résultats du deuxième trimestre confirment ceux du premier avec une augmentation du taux d’épargne en raison du confinement qui a réduit les possibilités de consommation des ménages. Les flux vers les produits bancaires rémunérés se sont élevés à 37,3 milliards d’euros dont 25,7 milliards d’euros pour l’épargne réglementée. L’assurance vie et l’épargne retraite en fonds euros ont enregistré une décollecte d’un milliard d’euros selon la Banque de France. En revanche, les unités de compte continue à bénéficier de flux positif, +3,1 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre.

Au premier trimestre, le taux d’épargne des ménages français a atteint 15,7 % du revenu disponible brut, contre 14,6 % au dernier trimestre 2019. Ce taux devrait progresser plus fortement au deuxième trimestre. Dans tous les pays de la zone euro, le taux d’épargne est en forte hausse du fait des mesures restrictives qui ont été prise à la fin du premier trimestre. Le taux d’épargne financière progresse significativement en zone euro, de 4,1 % à 5,2 %, et notamment en France (de 5,1 % à 6,5 %). Il augmente également au Royaume-Uni et de façon plus modérée aux États-Unis.

Le Coin de l’Agenda

Lundi 10 août

En zone euro, il faudra suivre les résultats de l’enquête Sentix – Confiance des Investisseurs du mois d’août.

Au Royaume-Uni, sera communiqué l’indice des Ventes au détail de juillet.

Aux États-Unis, seront communiqués les nouveaux emplois JOLTS en juin qui permettent de mesurer les ouvertures de postes aux États-Unis sur la période considérée.

En Chine, seront publiés l’indice de prix à la production et l’indice de prix à la consommation de juillet ainsi que les nouveaux prêts accordés sur le mois de juillet.

Mardi 11 août

En zone euro, seront présentés les résultats de l’Enquête ZEW – Sentiment Économique d’août.

En Allemagne, seront également publiés l’Enquête ZEW – sentiment économiques ainsi que l’Enquête ZEW – situation courante d’août.

Au Royaume-Uni, le taux de chômage du mois de juillet et le taux de chômage en juin au sens du BIT seront connus

Aux États-Unis, sont attendus les résultats de l’indice NFIB de l’optimisme des affaire, l’indice de prix à la production de juillet.

Au Japon seront publiés les résultats des Enquêtes Economy Watchers « prévisions » et « conditions actuelles » de juillet.

Mercredi 12 août

Au Royaume-Uni, le résultat du PIB en juin sera publié. Il faudra être par ailleurs attentif à la publication de l’indice des services de juin, aux résultats de la production industrielle et de la production manufacturière de juin ainsi qu’à ceux de l’investissement total des entreprises au deuxième trimestre.  Sera également communiqué l’indice RICS du Prix des Maisons de juillet.

Eurostat publiera les chiffres de la production industrielle en zone euro et pour chaque pays membres.

En Italie, l’Institut national de la statistique communiquera l’indice des prix à la consommation de juillet.

Aux États-Unis, l’indice des prix à la consommation de juillet. La publication du Rapport USDA WASDE par le Département de l’agriculture des États-Unis, sur les estimations de l’offre et de la demande agricoles dans le monde est par ailleurs attendue.

Au Japon, l’indice des prix des marchandises de juillet sera publié.

Jeudi 13 août

En France, l’INSEE publiera les résultats du chômage au sens du BIT et indicateurs sur le marché du travail pour le deuxième trimestre 2020.

En Allemagne et en Espagne, l’IPC et l’HPC de juillet seront connus.

Vendredi 14 août

En France, seront communiqués les résultats définitifs de l’Indice des prix à la consommation de juillet.

Eurostat présentera pour l’Union européenne et la zone euro, une estimation rapide PIB et emploi pour le deuxième trimestre. Seront par ailleurs publiées les statistiques du commerce international de biens en juin permettant de fournir un éclairage sur part de l’UE sur les marchés d’importation et d’exportation mondiaux, le commerce intra-UE, les principaux partenaires commerciaux de l’UE et les catégories de produits à l’origine des échanges les plus importants pour l’UE.

Aux États-Unis seront communiquées les données relatives aux ventes au détail, à la production industrielle ainsi que le taux d’utilisation des Capacités de Production en juillet. Seront également publié les résultats de la productivité non agricole et aux coûts salariaux au deuxième trimestre, l’inventaires des affaires en juin et l’indice de confiance des consommateurs Reuters / Michigan d’août.

En Chine, les données relatives aux ventes au détail, à la production industrielle et à l’investissement urbain en juillet seront publiées.

Dimanche 16 août

Au Royaume-Uni, il faudra suivre l’indice Rightmove du prix des maisons d’août.

Au Japon seront présentés, pour le deuxième trimestre, les résultats du PIB et du déflateur PIB qui mesure la variation des prix des biens et services finaux.

Lundi 17 août

Réunion de l’Eurogroupe.

En zone euro sera par ailleurs publié l’indice des prix à la consommation de juillet.

En Allemagne sera présenté l’indice des prix à la production en juillet.

Aux États-Unis, la FED de New York présentera l’indice Manufacturier d’août. L’ Indice NAHB du Marché Immobilier du mois d’août sera également publié.

Au Japon, les résultats, en juin, de la production industrielle et du taux d’utilisation des capacités de production seront connus.

Mardi 18 août

L’INSEE publiera pour la France, les chiffres de la commercialisation de logements neufs sur le deuxième trimestre.

En Italie, les résultats mensuels des commandes industrielles seront connus pour le mois de juin.

Aux États-Unis, seront publiés les résultats des mises en chantier et des permis de construire accordés en juillet.

Au Japon, les statistiques des commandes de Biens d’équipement en juin seront communiquées.

Mercredi 19 août

Eurostat communiquera pour la zone euro les résultats de l’inflation (IPCH) en juillet.

En Allemagne seront publiés l’indice des prix de gros de juillet.

En Italie, l’Institut national de la statistique publiera les résultats de l’enquête sur la confiance des entreprises en août.

Au Royaume-Uni, l’indice des prix à la consommation, l’indice des prix à la production, l’indice des prix de détail de juillet seront publiés ainsi que l’indice DCLG du Prix des Maisons de juin.

Jeudi 20 août

Pour la zone euro, Eurostat présentera les résultats de la production dans le secteur de la construction en juin.

En Allemagne l’enquête sur la confiance des consommateurs en septembre sera publiée.

Au Royaume-Uni, les chiffres des ventes au détail en juillet.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats de l’enquête de la Fed de Philadelphie pour le Secteur Manufacturier du mois d’août.

Au Japon, seront publiés l’IPC National Hors Alimentation et Energie et l’IPC National Hors Produits Frais de juillet.

Vendredi 21 août

La commission européenne communiquera pour l’Union européenne sur la confiance des consommateurs en août.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats du Markit-PMI manufacturier, du PMI des services de Markit et du PMI composite de Markit du mois d’août. Seront par ailleurs publiés les données sur les ventes de maisons existantes en juillet.

Au Royaume-Uni, sont attendus la publication du Markit-PMI manufacturier et du PMI des services de Markit du mois d’août. Les résultats de l’enquête CBI sur les tenances industrielles seront par ailleurs connus.

Au Japon, le PMI manufacturier Nikkei du mois d’août sera publié ainsi que l’indice des prix à la consommation nationale de juillet.

Le Coin des Epargnants du 8 août 2020 : l’or au-dessus de 2000 dollars l’once

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 7 août 20Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 889,52+2,21 %5 978,06
Dow Jones27 433,48+3,80 %28 538,44
Nasdaq11 010,98+2,47 %8 972,60
Dax Allemand12 674,88+2,94 %13 249,01
Footsie6 032,18+2,28 %7 542,44
Euro Stoxx 503 252,65+2,47 %3 745,15
Nikkei 22522 329,94+2,86 %23 656,62
Shanghai Composite3 354,04+1,33 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,219 %-0,022 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,510 %+0,017 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,558 %+0,012 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1780+0,08 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)2033,240+2,75 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)44,440+1,86 %66,300

La décrue en demi-teinte du chômage aux Etats-Unis

Au mois de juillet, le taux de chômage aux Etats-Unis a baissé de 0,9 point par rapport à juin, pour s’établir à 10,2 % de la population active, selon les chiffres publiés par le Bureau of Labor Statistics (BLS). Ce taux qui était de 3,5 % au mois de février avait atteint 14,7 % en avril. 1,8 million d’emplois ont été créés le mois dernier malgré une épidémie qui n’est toujours pas maîtrisée. Les secteurs de l’hôtellerie et des loisirs ont le plus contribué aux créations d’emplois, ces derniers avaient été ceux qui en avaient le plus détruits au printemps.

Les créations d’emploi se sont néanmoins ralenties en juillet. En effet, en juin, 4,8 millions de créations de postes et 2,7 millions en mai avaient été enregistrées. Le ralentissement des créations d’emplois en juillet nourrira les craintes de ceux qui anticipent désormais un rebond moins marqué de l’économie américaine au troisième trimestre, après la baisse de 9,5 % du PIB au deuxième trimestre.

Le taux de chômage pourrait se résorber plus lentement désormais, comme l’anticipe le président de la Réserve fédérale. Cette situation devrait inciter les démocrates et les républicains au Congrès à s’entendre pour allonger l’indemnité exceptionnelle aux chômeurs. Une allocation de 600 dollars hebdomadaire s’ajoutant aux indemnités chômage habituelles, introduite en avril, s’est éteinte fin juillet. Cette mesure concerne potentiellement 16,3 millions de personnes officiellement au chômage aux Etats-Unis, soit 10,6 millions de plus qu’au mois de février. Par ailleurs, 4,1 millions de personnes de plus qu’en février travaillent à temps partiel tout en souhaitant travailler davantage.

Des marchés sous de multiples feux

Cette semaine, dans un marché assez calme, les investisseurs ont opté pour l’optimisme. Les principaux indices boursiers ont gagné plus de 2 %. Ils ont retenu les indicateurs économiques encourageants et ont ignoré, en partie, la persistance des tensions entre les Etats-Unis et la Chine et la recrudescence du nombre de cas de covid-19 au sein des pays avancés.

Parmi les bonnes nouvelles figure l’indice ISM manufacturier américain qui est ressorti cette semaine à 54,2, son plus haut niveau depuis près d’un an et demi, après 52,6 en juin. Cette bonne surprise a contribué à la hausse des actions américaines et européennes qui ont également tiré avantage de la publication des résultats définitifs des enquêtes mensuelles d’IHS Markit soulignant un retour de la croissance pour l’activité manufacturière en juillet pour la première fois depuis début 2019. En Chine, l’activité du secteur manufacturier a également progressé le mois dernier, avec un taux de croissance inconnu depuis près de dix ans.

L’or au-dessus des 2000 dollars l’once

Mardi 4 août, l’or a franchi la barre symbolique des deux mille dollars l’once avec un gain de 2,75 % sur la semaine. Depuis le 31 décembre 2019, le métal précieux s’est apprécié de 33 %.

La crise du covid-19 associée aux tensions des Etats-Unis avec la Chine ont entraîné une progression du cours du métal précieux. Les précédentes grandes progressions avaient été enregistrées lors du deuxième choc pétrolier en 1980, lors de la crise des subprimes et lors de la crise des dettes souveraines en 2011. Le 21 janvier 1980, l’once d’or avait atteint 850 dollars, contre moins de 200 dollars cinq ans plus tôt. En 2009, le cap des 1000 dollars avait été franchi pour la première fois. Il a battu un nouveau record le 6 décembre 2011 à 1895 dollars. En prenant en compte l’inflation, le niveau de 1980 n’avait été dépassé qu’en 2009, soit près de 30 ans plus tard. Avec l’augmentation en coûts, au cours des vingt dernières années, le cours de l’or été multiplié par dix, de 200 dollars en 2000 à plus de 2000 dollars en 2020. L’or joue son rôle traditionnel de valeur refuge dans une période où l’économie américaine tangue en raison de la difficile maîtrise de l’épidémie et des incertitudes qui pèsent sur la future élection présidentielle.

Plus de 600 000 emplois détruits en six mois

Entre fin mars et fin juin 2020, l’emploi salarié du secteur privé a reculé de 0,6 %, soit 119 400 destructions nettes d’emploi, après déjà une perte de 497 500 le trimestre précédent. Sur un an, l’emploi salarié privé a diminué  de 2,5 %, soit −480 800 emplois. La crise sanitaire a effacé deux ans de créations d’emploi.

Cercle de l’Epargne – INSEE

La baisse de l’emploi sur le premier semestre 2020 a été de  –3,4 %, ce qui constitue la plus forte contraction depuis le début de cette série statistique (1970). À titre de comparaison, lors de la crise des subprimes, l’emploi salarié marchand non agricole avait baissé de 1,7 % entre septembre 2008 et mars 2009. La France comptait à fin juin 2020 19,1 millions d’emplois dans le secteur privé, contre 19,7 millions à la fin de l’année 2019.

Cercle de l’Epargne – INSEE

Dans la construction, l’emploi salarié privé (hors intérim) est en hausse de 0,3 % au deuxième trimestre après –0,4 % au trimestre précédent (soit +3 700 après –5 600). Il retrouve donc pratiquement son niveau d’avant-crise. L’emploi industriel (hors intérim) continue à perdre des emplois avec une contraction de –0,8 % (soit –24 300 emplois) après –0,4 % (–12 100 emplois) au premier trimestre. Sur un an, la baisse dans l’industrie atteint –1,1 %, soit –35 200 emplois.

Dans les services marchands hors intérim, l’emploi salarié privé se contracte de nouveau fortement, −1,6 % après –1,3 % le trimestre précédent. La baisse de ce premier semestre 2020 annule les hausses des deux dernières années et l’emploi tertiaire marchand hors intérim retrouve ainsi son niveau de fin 2017.

L’emploi privé dans les services non marchands recule également sur le trimestre, −0,9 % (soit −22 800) après −0,5 % (soit −13 500). Sur un an il baisse de 1,2 % (soit −30 200 emplois).

Après une baisse de 40,4 % au premier trimestre, l’intérim connait un rebond au second trimestre, +23,1% soit +108 500 emplois. L’emploi intérimaire a commencé à se redresser dès mai, et augmente encore nettement en juin, après de fortes baisses en mars et avril. A la fin du mois de juin, il reste toutefois inférieur de 27,1 % (soit −214 800 emplois) à son niveau un an auparavant.

Pour le moment, le chômage partiel et les prêts garantis par l’Etat ont joué leur rôle d’amortisseurs. A la rentrée, plusieurs experts voire même le gouvernement craignent une forte détérioration de la situation. Pour le moment, la reprise ne s’enraye pas avec un niveau correct de consommation et encore un petit déficit au niveau de la production.

Le Coin des Epargnants du 31 juillet 2020 : le retour des fondamentaux économiques

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 31 juillet 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 783,69-3,49 %5 978,06
Dow Jones26 428,32-0,16 %28 538,44
Nasdaq10 745,27+3,69 %8 972,60
Dax Allemand12 313,36-4,09 %13 249,01
Footsie5 897,76-3,69 %7 542,44
Euro Stoxx 503 174,32-4,12 %3 745,15
Nikkei 22521 710,00-4,58 %23 656,62
Shanghai Composite3 310,01+2,82 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,197 %-0,046 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,527 %-0,075 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,546 %-0,041 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1787+1,15 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 971,566+3,68 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)43,020-0,67 %66,300

Retour aux fondamentaux économiques

Les indices « actions » ont connu une fin de mois de juillet plus difficile semblant signifier le terme au processus de correction amorcé en avril. La multiplication des plans de relance et de soutien ainsi que le maintien d’une politique de taux bas avaient conduit de nombreux investisseurs à placer une partie de leurs liquidités sur les actions, les tensions entre la Chine et l’Occident, les difficultés politiques et économiques de la première puissance mondiale, les Etats-Unis, la publication des mauvais résultats du deuxième trimestre et la permanence de l’épidémie ont eu raison de leur optimisme. Le CAC 40 a perdu plus de 3 % en juillet et le Footsie britannique plus de 5 %. L’indice allemand, le Daxx a, en revanche, bien résisté avec un gain de 0,66 %. Le Dow Jones a gagné 3,25 % et le Nasdaq, près de 9 % en un mois. Les valeurs technologiques sont, sans surprise, les gagnantes de la crise sanitaire.

Si la chute des PIB au deuxième trimestre appartient au passé, les perspectives pour le troisième demeurent confuses. Certes, par effet de base, la croissance devrait être de retour mais certains estiment que celle-ci commence déjà à s’essouffler. Sur ce sujet, Jerome Powell, président de la Fed, a déclaré, lors de sa dernière conférence, « ces dernières semaines, nous avons observé certains signes indiquant que l’augmentation des cas d’infection, ajoutée aux nouvelles mesures visant à enrayer l’épidémie, commence à peser sur l’activité économique. Par exemple, certaines mesures des dépenses de consommation, fondées sur l’utilisation des cartes de débit et de crédit, sont en baisse depuis la fin du mois de juin, tandis que les indicateurs récents du marché du travail vont dans le sens d’un ralentissement de la croissance de l’emploi, en particulier, dans les petites entreprises ». En revanche, pour la zone euro, les enquêtes de conjoncture traduisent la persistance de l’amélioration. L’indicateur du sentiment économique de la Commission européenne (ESI) a enregistré une forte hausse, en juillet, grâce à l’essor de l’activité dans l’industrie, les services et le commerce de détail. Le secteur du bâtiment a certes enregistré un léger tassement mais la confiance des consommateurs est restée globalement stable. Les enquêtes témoignent d’un haut degré d’incertitudes illustré par des jugements divergents de la part des chefs d’entreprise qui tentent d’être confiants et les ménages qui sont plus réservés.

L’or profite du recul du dollar

Si au cœur des confinements mis en œuvre au printemps, l’or n’avait pas battu son record de 2011, il l’a fait à la fin du mois de juillet sur fond de dégradation des relations sino-américaines et de publication des résultats économiques du deuxième trimestre. Le métal précieux profite de la désaffection des investisseurs vis-à-vis du dollar. La progression de l’épidémie aux États-Unis, doublée du recul historique du PIB au deuxième trimestre, a entraîné une dépréciation du dollar qui a bénéficié à l’euro. Les investisseurs doutent de la capacité des États-Unis à sortir rapidement de la crise sanitaire. Le climat politique délétère ne les conduit pas à l’optimisme. La demande en or est avant tout réalisée par les investisseurs institutionnels, peu de particuliers figurent, pour le moment, parmi les acheteurs.

L’once d’or a, ainsi dépassé, lundi 27 juillet, le précédent record datant de septembre 2011 en pleine crise des dettes souveraines, en atteignant 1 930 dollars. Depuis le début de l’année, le prix de l’or a progressé de 25 %, affichant la plus forte hausse annuelle de la décennie. L’or est ainsi l’investissement le plus rentable cette année, devant le Nasdaq qui a gagné un peu plus de 15 %.

Prix de l’once d’or en dollar

source : Investir

L’euro est le grand gagnant du mois de juillet avec une appréciation de près de 5 % par rapport au dollar qui souffre du climat politique américain et de l’ampleur des déficits publics.

Cercle de l’Epargne – juillet 2020

Croissance, un trimestre en enfer

Avec les mesures de confinement qui se sont appliquées dans un grand nombre d’Etats de la mi-mars à la mi-mai, de fortes contractions du PIB des grandes puissances économiques étaient attendues. Les reculs par leur ampleur n’en sont pas moins impressionnants. Le PIB américain a reculé de 32,9 % au deuxième trimestre en rythme annualisé, selon la première estimation publiée jeudi matin par le BEA, l’office statistique américain. Par rapport au premier trimestre, le recul est de de 9,5 %, premier trimestre, qui avait déjà enregistré un premier recul de son activité. Le PIB a également diminué au deuxième trimestre en Allemagne de 10,1 %, de 13,8 % en France et de 12,1 % pour la zone euro. Ces résultats témoignent de l’effet des confinements sur l’activité économique. Ils sont une photographie de la situation économique qui a prévalu du mois d’avril au mois de juin. D’avril à la mi-mai, l’arrêt a été de mis auquel a succédé une reprise progressive. Tous les moteurs de l’économie ont été atteints, la consommation, l’investissement et les exportations. Le redémarrage à partir de la mi-mai a été rapide dans la plupart des pays augurant d’un rebond au troisième trimestre. Celui-ci pourrait être néanmoins entravé par la reprise de l’épidémie en Europe et par son difficile endiguement aux Etats-Unis.

Un troisième trimestre consécutif de recul du PIB pour la France

Le recul du deuxième trimestre 2020 est historique. Le PIB s’est contracté de –13,8 %, après –5,9 % au premier trimestre 2020. Il est ainsi 19,0 % plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. La baisse constatée au deuxième trimestre est un moins forte que prévue. Après un arrêt net de l’activité entre la mi-mars et la première semaine d’avril, une lente remontée s’est amorcée, remontée qui s’est amplifiée après le déconfinement.

Cercle de l’Epargne – INSEE

Cette contraction du PIB est la conséquence logique de l’arrêt des activités « non essentielles » durant le confinement mis en place entre mi-mars et début mai. La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle après un point bas atteint en avril.

Les dépenses de consommation des ménages se sont repliées de 11,0 % après –5,8 % au premier trimestre. La baisse a été plus marquée pour les services (–15,3% après –5,8 %) que pour les biens (–7,1 % après –6,8 %). La consommation de biens fabriqués a diminué de 12,0 % après –16,0 % quand les dépenses en énergie se sont contractées de 11,1 % après –3,7 % en raison notamment de la forte baisse des achats de carburants liée au confinement. Les dépenses alimentaires se sont en revanche faiblement repliées (–0,5 % après +2,8 %). S’agissant des services, les dépenses de services de transports ont enregistré du fait des limitations de circulation imposées durant le confinement une baisse sans précédent (−45,8 % après −13,1 %). Le même constat vaut pour l’hébergement et la restauration (–56,9 % après –16,5 %). Les dépenses de consommation des administrations publiques sont également en baisse (–8,0 % après –3,5 %).

L’investissement a connu une diminution sans précédent, –17,8 % après –10,3 %. Dans la construction, la chute est encore plus nette (−26,2 % après –14,5 %), en lien avec la suspension de chantiers pendant le confinement. La baisse est également très marquée sur le trimestre dans les biens manufacturés (–23,1 % après –13,2%).

Au deuxième trimestre 2020, total, le commerce extérieur contribue négativement à la croissance du PIB : –2,3 points, après –0,1 point au trimestre précédent. Les importations ont diminué de 17,3 % après –10,3 % mais les exportations ont connu une chute encore plus violente (−25,5 % après –6,1 %). Les exportations de matériels de transports se sont arrêtées nettes.

Au deuxième trimestre 2020, les variations de stocks contribuent positivement à la croissance du PIB (+0,6 point, autant qu’au premier trimestre) en particulier dans les biens manufacturés

La production totale de biens et services a baissé de −14,2 % après –5,5 %. La contraction est particulièrement forte dans la construction (−24,1 % après –12,8 %). La  production de biens a diminué de −16,8 % après –5,6 %) et la production de services marchands baisse aussi nettement (−13,4 % après –5,0 %).

En rythme annuel, le PIB américain amputé d’un tiers

Au deuxième trimestre, le PIB des Etats-Unis s’est contracté en rythme annuel de 32,8 %. Cette contraction historique témoigne de l’ampleur de la récession en cours avec à la clef une forte dégradation du marché de l’emploi. Le taux de chômage s’élevait fin juin à 11,1 % contre 3,5 % en début d’année. Comme dans de nombreux pays occidentaux, le taux d’épargne des ménages américains a connu une progression sans précédent aux Etats-Unis atteignant 32 % du revenu disponible brut en avril. Il est redescendu à 23 % en mai tout en restant trois fois plus élevé qu’avant la crise.

Le contexte politique est de plus en plus complexe. Si au début de l’épidémie, les démocrates et les républicains s’étaient entendus sur un plan de sauvetage de l’économie de plus de 2 000 milliards de dollars, soit 10 % du PIB des Etats-Unis, l’élaboration d’un deuxième plan est plus délicate en raison de la proximité croissante de l’élection présidentielle. Le souhait de Donald Trump de reporter l’élection présidentielle prévue au mois de novembre accroit les tensions politiques.

Allemagne, un PIB amputé de 10 %

En Allemagne, le PIB s’est contracté de 10,1 % au deuxième trimestre, après un recul de 2 % au premier trimestre. La chute de deuxième trimestre est la plus importante jamais enregistrée en Allemagne depuis l’existence de statistiques sur la croissance. Sur un an, le PIB est en diminution de près de 12 %. Pour le troisième trimestre, les autorités comptent sur une croissance d’au moins trois points de PIB. L’Allemagne devrait être moins touchée que la France, l’Espagne et l’Italie par la crise. Même s’il a doublé depuis le début de l’année, le taux de chômage reste encore modéré à 6,3 % de la population active.

-12 % pour la zone euro

Selon Eurostat, au cours du deuxième trimestre, le PIB corrigé des variations saisonnières a diminué de 12,1 % dans la zone euro et de 11,9 % dans l’Union européenne, par rapport au trimestre précédent. Il s’agit de loin des reculs les plus importants depuis le début des séries temporelles en 1995. Au cours du premier trimestre 2020, le PIB avait déjà diminué de 3,6 % dans la zone euro et de 3,2 % dans l’Union. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 15,0 % dans la zone euro et de 14,4 % dans l’Union mors du deuxième trimestre, après avoir diminué de -3,1% et de -2,5% respectivement au trimestre précédent.

Parmi les États membres pour lesquels les données pour le deuxième trimestre  sont disponibles, l’Espagne (-18,5 %) a enregistré la baisse la plus importante par rapport au trimestre précédent, suivie par le Portugal (14,1 %) et la France (-13,8 %). La Lituanie (-5,1 %) a enregistré la baisse la plus faible.

Cercle de l’Epargne – Eurostat

Pas de changement pour le taux du Livret A

Sans surprise, le taux du Livret A restera fixé le 1er août à 0,5 %. Ce taux est logiquement révisé deux fois par an, le 1er février et le 1er août en prenant en compte l’inflation et les taux des marchés monétaires. En raison de la baisse de l’inflation ces six derniers mois et du maintien à des niveau historiquement bas des taux des marchés monétaires, le mécanisme du taux plancher à 0,5 % continue à jouer amenant les pouvoirs publics à ne pas modifier le taux du Livret A.

Statu quo pour le rendement des dépôts bancaires

Au mois de juin, selon la Banque de France, le taux moyen de rémunération des dépôts bancaires s’est établi à 0,47 %, soit un niveau proche de celui du mois de mai (0,48%). Les taux d’intérêt servis par les banques sur les comptes à terme de durée supérieure à 2 ans baissent de 3 points de base pour les ménages et 2 points de base pour les SNF. Le taux des livrets d’épargne non réglementés s’élevait à 0,13 %.

Taux moyens de rémunération des encours de dépôts bancaires, en % et CVS (a) 

juin-2019avr- 2020mai-2020 (e)juin-2020 (f)
Taux moyen de rémunération des encours de dépôts bancaires0,600,490,480,47
Ménages0,860,720,710,70
dont : – dépôts à vue0,030,020,020,02
– comptes à terme <= 2 ans (g)0,770,590,590,59
– comptes à terme > 2 ans (g)1,421,151,141,11
– livrets à taux réglementés (b)0,780,530,530,53
dont : livret A0,750,500,500,50
– livrets ordinaires0,230,140,130,13
– plan d’épargne-logement2,662,642,632,63
SNF0,240,180,170,17
dont : – dépôts à vue0,100,090,080,08
– comptes à terme <= 2 ans (g)0,210,190,190,18
– comptes à terme > 2 ans (g)1,220,941,021,00
Pour mémoire :
Taux de soumission minimal aux appels d’offres Eurosystème0,000,000,000,00
Euribor 3 mois (c)-0,33-0,25-0,27-0,38
Rendement du TEC 5 ans (c), (d)-0,45-0,30-0,41-0,46

a. Les taux d’intérêt présentés ici sont des taux apparents calculés en rapportant les flux d’intérêts courus des mois sous revue à la moyenne mensuelle des encours correspondants. Pour les différents types de dépôts, y compris ceux dont la rémunération est progressive, ils correspondent à la moyenne des conditions pratiquées lors du mois sous revue par les établissements de crédit français sur les dépôts des sociétés et des ménages (y compris institutions sans but lucratif au service des ménages) résidents.
b. Les livrets à taux réglementés comprennent les livrets A, livrets bleu, livrets de développement durable, comptes épargne-logement, livrets jeunes et livrets d’épargne populaire.
c. Moyenne mensuelle.
d. Taux de l’Échéance Constante 5 ans. Source : Comité de Normalisation Obligataire.
e. Données révisées.
f. Données provisoires.
g. Y compris les bons de caisse, autres comptes d’épargne à régime spécial, plans d’épargne populaire et emprunts subordonnés


Moral en baisse, épargne en hausse

Après le léger rebond du mois de juin, la confiance des ménages dans la situation économique s’inscrit à nouveau en baisse en juillet. L’indicateur de l’INSEE qui la synthétise perd 2 points. À 94, il reste en dessous de sa moyenne de longue période (100). Il reste néanmoins supérieur à son niveau atteint durant la crise des gilets jaunes ou lors des crises de 2008 et de 2012.

Cercle de l’Epargne – INSEE

La dégradation du moral des ménages peut s’expliquer par les craintes relayées par les médias d’une détérioration de la situation de l’emploi à la rentrée ainsi que par la résurgence de l’épidémie.

Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière passée perd 3 points. Il demeure néanmoins supérieur à sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages relatif à leur situation financière future est stable et se maintient légèrement en dessous de sa moyenne de longue période. Après une progression après le confinement, la proportion de ménages estimant, en juillet qu’il est opportun de faire des achats importants baisse légèrement.

Face à la multiplication des menaces, les ménages estiment qu’il convient de mettre de l’argent de côté. Ainsi, en juillet, pour le troisième mois consécutif, la part des ménages considérant qu’il est opportun d’épargner augmente ; le solde correspondant gagne 9 points et dépasse ainsi sa moyenne de longue période.

En juillet, la part des ménages qui considèrent que le niveau de vie en France s’est amélioré au cours des douze derniers mois baisse fortement pour le troisième mois consécutif. Le solde correspondant perd 9 points et reste largement en dessous de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur le niveau de vie futur en France augmente un peu. Il gagne un point mais demeure très en dessous de sa moyenne de longue période.

Malgré les craintes de baisse des revenus, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente de 2 points et se maintient bien au-dessus de sa moyenne de longue période. Le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle baisse de 2 points mais reste bien au-dessus de sa moyenne de long terme.

Cercle de l’Epargne – INSEE

Tout en restant très élevées, les craintes des ménages concernant l’évolution du chômage baissent très légèrement en juillet. Le solde correspondant perd 2 points, mais il reste très au-dessus de sa moyenne de long terme.

En juillet, les ménages estimant que les prix vont augmenter au cours des douze prochains mois sont nettement moins nombreux que le mois précédent : le solde correspondant perd 9 points. Il reste néanmoins au-dessus de sa moyenne de longue période. Les ménages estimant que les prix ont augmenté au cours des douze derniers mois sont un peu plus nombreux que le mois précédent : le solde correspondant gagne 3 points mais se maintient nettement en dessous de sa moyenne de longue période.

Le Coin des Epargnants : le retour des tensions commerciales

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 24 juillet 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 956,43-2,23 %5 978,06
Dow Jones26 469,89-0,76 %28 538,44
Nasdaq10 363,18-1,33 %8 972,60
Dax Allemand12 838,06-0,63 %13 249,01
Footsie6 123,82-2,65 %7 542,44
Euro Stoxx 503 310,89-1,63 %3 745,15
Nikkei 22522 696,42+1,82 %23 656,62
Shanghai Composite3 214,13-5,03 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,151 %-0,007 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,452 %+0,001 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,587 %-0,031 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1653+2,00 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 901,604+5,06 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)43,310+0,049 %66,300

Les marchés prennent peur

Les relations diplomatiques entre les États-Unis et la Chine se sont envenimées à nouveau cette semaine. En réplique à la fermeture du consulat chinois de Houston au Texas, ordonnée par Washington mercredi, le ministère chinois des Affaires étrangères a exigé, vendredi 24 juillet, que le consulat américain à Chengdu ferme également. Le Chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a appelé « le monde libre triompher de la nouvelle tyrannie » incarnée par la Chine communiste. Plusieurs Etats ont décidé d’interdire le déploiement des émetteurs Huawei, notamment le Royaume-Uni et la France. Les sources de friction entre l’Occident et la Chine sont ainsi à leur comble. Les investisseurs craignent que l’escalade actuelle se transforme en dégradation économique. Tous les grands indices boursiers ont diminué cette semaine. Le CAC 40 a perdu 2,23 % et le Dow Jones 0,76 %.

Dans ce contexte mouvementé, l’or en profite pour se rapprocher de son niveau historique de 2011 en se dépassant la barre des 1900 dollars l’once. Avec l’accord sur le plan de relance européen, l’euro s’affermit face au dollar et les écarts de taux entre les Etats membres se réduisent.  

Les tensions sino-américaines et les annonces d’Intel qui a reporté le lancement de son prochain microprocesseur ont relégué au second plan les indicateurs économiques qui pourtant témoignent d’une réelle reprise. Ainsi  l’activité du secteur privé s’est stabilisée aux Etats-Unis en juillet – l’indice « flash » composite PMI Markit (synthèse entre l’industrie et les services) est ressorti à 50 points. En zone euro, ce même indice a atteint son plus haut niveau en deux ans à 54,8. L’enquête laisse espérer un début de troisième trimestre encourageant sur le Vieux Continent, même si les données concernant l’emploi restent préoccupantes.

Le règne des taux négatifs n’est pas fini

Le volume de dette à taux négatif dans le monde, qui avait diminué du mois de mars à avril, sous l’effet de la crise de coronavirus, a de nouveau dépassé 14 000 milliards de dollars. Il a presque retrouvé son niveau du mois de mars. Les investisseurs privilégient toujours les placements obligataires des États les mieux notés. Avec les programmes de rachats des banques centrales, le bon papier se fait rare, faisant diminuer d’autant leur taux d’intérêt. La Banque centrale européenne a ainsi mis en place, en mars, un programme d’achats exceptionnel de 750 milliards d’euros, porté trois mois plus tard à 1 350 milliards d’euros. La Réserve fédérale américaine a également lancé un programme qui porte sur 2 000 milliards de dollars.

Grâce aux politiques monétaires accommodantes, l’Italie réussit à se financer à taux négatifs jusqu’à deux ans, la France jusqu’à 10 ans. L’Allemagne comme la Suisse enregistrent des taux négatifs pour des maturités de plus de 30 ans. La République tchèque a levé 300 millions d’euros à 7 ans avec un rendement négatif de -0,015 %. Si la République tchèque n’est pas membre de la zone euro, Prague s’est engagée à mener les démarches nécessaires pour que ces nouveaux titres en euros puissent être mobilisés comme collatéral par les banques pour obtenir des liquidités auprès de de la BCE. Les investisseurs institutionnels ont répondu à l’appel d’autant plus que ce pays figure parmi ceux dont l’économie est la plus dynamique au sein de l’Union. Aux États-Unis, l’argent continue d’être rémunéré positivement même si la barre du zéro se rapproche. Les T-Bills à un mois offrent une rémunération de 0,11 %, contre 2,11 % il y a un an. La FED n’est plus très loin de basculer en territoire négatif.

Au niveau des entreprises, le rendement des obligations est également orienté à la baisse. Le stock d’obligations d’entreprises européennes affichant un rendement négatif qui était quasiment tombé à zéro fin février, atteint désormais plus de 160 milliards d’euros. Selon Bank of America la dette d’entreprises européennes à taux négatif devrait tripler dans les prochains mois.

Le Coin de l’Agenda

Dimanche 26 juillet

Au Japon, les projections d’inflation et de croissance seront publiées par la Banque centrale japonaise.

Lundi 27 juillet

En France, l’INSEE publiera les données relatives aux demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi au deuxième trimestre 2020.

En Allemagne, il faudra suivre l’indice IFO du climat des affaires de juillet, et le Rapport mensuel de la Bundesbank allemande.

Aux États-Unis, seront communiqués les chiffres des commandes de biens durables du mois de juin et l’indice manufacturier de la Fed de Dallas de juillet.

Au Japon, seront publiés l’indice « coïncident » et l’indice économique de mai ainsi que résultats des prix des services aux entreprises du mois de juin.

Mardi 28 juillet

En Espagne, seront présentés les résultats de l’enquête sur le chômage du deuxième trimestre.

Au Royaume-Uni, l’enquête CBI sur le commerce de distribution de juillet sera publiée.

Aux États-Unis, l’indice Redbook du 24 juillet, l’indice des prix des maisons S&P-Case Shiller de mai, Indice BRC des Prix des Magasins de juin et l’indice Manufacturier de juillet de la Fed de Richmond seront publiés. Sera par ailleurs présentée l’évolution de la confiance des consommateurs.

Mercredi 29 juillet

En France, l’INSEE présentera les résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages et communiquera l’indice de confiance des consommateurs de juillet. L’INSEE publiera par ailleurs les statistiques relatives aux constructions de logements du mois de juin

En Espagne, les résultats des ventes au détail du mois de juin seront présentés par l’institut national statistique.

En Italie, l’indice de prix à la production de juin sera publié.

Réunion de la BCE, sans lien avec la politique monétaire.

Au Royaume-Uni, il faudra suivre l’évolution du crédit à la consommation, et du prêt net aux entreprises du mois de juin ainsi que l’évolution du nombre d’accords d’emprunts Hypothécaires sur ce même mois de juin.

Aux États-Unis, Réunion de la FED avec une décision attendue sur les taux. Seront par ailleurs communiqués les promesses de ventes de maisons du mois de juin, les nouveaux contrats hypothécaires recensés au 24 juillet et les données sur les stocks de gros du mois de juin.

Au Japon, les résultats du commerce en détail de juin seront communiqués.

Jeudi 30 juillet

En France, l’INSEE publiera l’indice des prix à la production et d’importation de l’industrie de juin sera publié.

L’Allemagne communiquera le résultat du PIB au deuxième trimestre. Seront par ailleurs publiés, l’indice des prix à la consommation et l’indice harmonisé des prix à la consommation de juillet.

La Commission européenne publiera pour la zone euro, les indicateurs de confiance des consommateurs, de confiance de l’industrie, du climat des affaires et du climat économique de juillet.

Eurostat présentera par ailleurs l’évolution du taux chômage en juin pour la zone euro et l’Union Européenne.

En Espagne, seront présentés l’IPCH et l’indice des prix à la consommation de juillet.

Aux États-Unis, sont attendus la présentation du PIB annualisé au deuxième trimestre, l’indice des prix au titre des dépenses de consommation personnelle et l’indice Brut des Prix d’achats du deuxième trimestre. Sera par ailleurs publiée la moyenne sur 4 semaines des inscriptions au chômage au 24 juillet.

Au Japon, l’Institut japonais du travail publiera, pour le mois de juin, le ratio emplois/demandes. Seront également communiqués le taux de chômage et le taux de production industrielle enregistrés du mois de juin.

Vendredi 31 juillet

En France, l’INSEE publiera une première estimation des comptes nationaux trimestriels pour le deuxième trimestre 2020. Sera présenté à cette occasion, le taux de croissance du PIB au deuxième trimestre. Seront par ailleurs publiés l’indice des prix à la consommation de juillet et des dépenses de consommation du mois de juin.

Eurostat publiera pour la zone euro, l’Union européenne et chaque État membre, le PIB au deuxième trimestre, l’indice des prix à la consommation du mois de juillet.

En Italie, l’institut national de la statistique publiera les données relatives à l’évolution des ventes du commerce de détail du mois de juin.

En Chine, le PMI non manufacturier et le NBS-PMI manufacturier de juillet seront publiés.

Au Japon, il faudra suivre les résultats des commandes de construction et les mises en chantier en juin. L’indice de confiance des consommateurs de juillet sera également publié.

Aux États-Unis, l’indice des prix – dépenses personnelles de consommation de juin et l’indice coût de l’emploi du deuxième trimestre seront connus. L’indice de confiance des consommateurs Reuters / Michigan et l’indice des Directeurs d’achat (PMI) de Chicago de juillet seront par ailleurs publiés.

Lundi 3 août

En France, seront publiés les résultats des importations, des exportations et de la balance commerciale du mois de juin.

En Allemagne les résultats de la production industrielle du mois de juin seront publiés.

En zone euro, seront publiés l’indice Markit PMI Manufacturier de juillet et l’indice Sentix – confiance des investisseurs du mois d’août.

Le RoyaumeUni communiquera également les données de l’indice Markit – PMI manufacturier de juin.

Aux États-Unis sont attendues les publications des indices Markit – PMI manufacturier, ISM Manufacturing Employment Index, Indice ISM Manufacturier, ISM prix payés et l’indice ISM Manufacturing New Orders Index de juillet. Seront également communiqués les dépenses de constructions constatées pour le mois juin, les ventes totales de véhicules enregistrées pour le mois juillet et les résultats de l’enquête des prêts au deuxième trimestre.

Au Japon, seront publiés les indices PMI Manufacturier Nikkei et Caixin ainsi que l’indice des prix à la consommation de juillet.

Mardi 4 août

En France, l’INSEE publiera les statistiques relatives aux immatriculations de véhicules neufs pour le mois de juillet.

En Allemagne, seront publiés les résultats des importations, des exportations et de la balance commerciale pour le mois de juin.

Au Royaume-Uni, l’indice PMI Construction de juillet sera publié.

Eurostat publiera pour les pays de la zone euro, l’indice de prix à la production de juin.

Aux États-Unis seront communiqués l’indice Redbook du 31 juillet, lIndice ISM de New York de juillet, et l’indice d’optimisme Économique IBD/TIPP d’août. Les résultats des commandes d’usines du mois de juin seront par ailleurs connus.

Mercredi 5 août

En zone euro, seront publiés pour l’ensemble de la zone et pour les pays-membres les indices Markit – PMI service et PMI composite Markit de juillet. Eurostat publiera par ailleurs les résultats des ventes au détail du mois de juin.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats de la balance commerciale en juin et des nouveaux contrats hypothécaires enregistrés au 31 juillet. Les indices PMI des services de Markit, PMI composite de Markit, ISM Non-Manufacturing New Orders Index, Indice ISM Non Manufacturier et ISM Non-Manufacturing Prices de juillet seront également publiés.

Au Japon, le taux de croissance du PIB au deuxième trimestre sera publié.

Jeudi 6 août

Au Royaume-Uni, La Banque centrale britannique se réunira. Une décision sur les taux est attendue. La Banque d’Angleterre publiera par ailleurs à cette date son rapport trimestriel sur l’inflation. La publication de l’indice Halifax du Prix des Maisons de juillet est également attendue.

En Allemagne, la Bundesbank publiera les résultats des commandes d’usines du mois de juin.

En Italie, seront communiqués les résultats de la production industrielle pour le mois juin.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats des inscriptions au chômage sur 4 semaines au 31 juillet et l’indice EIA variation des stocks de gaz naturel au 31 juillet.

Au Japon, le résultat des dépenses totales des ménages du mois de juin sera publié.

Vendredi 7 août

En France, l’INSEE communiquera l’Indice de la production industrielle de juin. Seront également communiqués, les résultats du commerce extérieur en valeur et la balance des paiements pour le mois de juin.

En Espagne, seront communiqués les résultats de la production industrielle pour le mois de  juin.

Au Japon, l’indice coïncident et l’indice économique avancé de juin seront publiés.

Aux États-Unis, sont attendus, les résultats de la production industrielle pour le mois de juin, du taux de chômage et de l’emploi non-agricole en juillet. Seront par ailleurs publiés, Les stocks de gros réalisés et la variation crédit à la consommation pour  le mois de juin.

L’assurance vie, un retour à la normale tout progressif

L’assurance vie a connu, au mois de juin, selon la Fédération Française de l’Assurance, un quatrième mois consécutif de décollecte avec -700 millions d’euros. Depuis le début de la crise sanitaire au mois de mars, le premier placement des ménages aura enregistré une décollecte de 6,9 milliards d’euros. Son encours est désormais de 1766 milliards d’euros.

Le mois de juin est le premier mois complet de déconfinement qui a commencé le 11 mai. Il marque le retour à la normale en matière de collecte brute qui atteint 9,9 milliards quand aux mois d’avril et de mai, elle s’élevait respectivement à 6,4 et 5,7 milliards d’euros. Cette progression des cotisations a été rendue possible par la réouverture des agences d’assurance et des banques et par la levée des restrictions de circulation. Par rapport à 2019, le manque à gagner pour l’assurance vie en matière de collecte brute atteint près de 20 milliards d’euros (54,3 contre 74 milliards d’euros).

Les unités de compte maintiennent le cap

Les unités de compte ont représenté 35 % de la collecte en juin tout comme sur le premier semestre. Cette collecte n’a pas chuté comme en 2008 ou en 2012. Les épargnants acceptent la prise de risque liée aux unités de compte malgré le contexte incertain. Les consignes des assureurs et des autorités sont ainsi respectées.

Cercle de l’Epargne – données FFA

Des prestations à la normale

Le montant des prestations versées a atteint 10,5 milliards d’euros au mois de juin. Ce montant a retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire. En avril et en mai, il était respectivement de 7,9 et 8,5 milliards d’euros.  Sur le premier semestre, elles sont élevées à 59 milliards d’euros soit le même montant qu’en 2019 (59,1). Ces prestations peuvent être portées par la bonne tenue du marché immobilier. Après le confinement, de nombreuses transactions ont été réalisées nécessitant un apport de liquidités de la part des acheteurs.

Un premier semestre historique

Ce premier semestre restera atypique pour l’assurance vie avec d’un côté une chute durant trois mois de la collecte brute et le maintien des prestations conduisant à une décollecte nette de 4,7 milliards d’euros. L’assurance vie n’avait plus depuis 2012, en pleine crise des dettes souveraines, connu quatre mois consécutifs de décollecte. Cette décollecte n’est pas la traduction d’une défiance financière comme en 2012 ; elle s’explique par la nécessité de certains de assurés d’effectuer des rachats pour maintenir leur niveau de vie. Les professions libérales et les indépendants, traditionnellement bien couverts en contrats d’assurance vie, ont du faire face durant le confinement à une baisse sensible de leurs revenus professionnels. En sortie de confinement, les ménages sont restés prudents tant sur le plan de leurs dépenses de consommation que sur celui de leurs placements. Ils ont privilégié la liquidité et la sécurité comme en témoigne le bon résultat du Livret A (+2,96 milliards d’euros de collecte en juin). Le dégonflement de la poche d’épargne de précaution attendra. Celui-ci ne pourra intervenir qu’avec la levée de certaines hypothèques liées à la situation sanitaire et économique.

Avec le mois de juin, le retour à la normale semble être néanmoins bien engagée avec une montée en puissance des versements qui devrait se poursuivre dans les prochains mois.

Cercle de l’Epargne – données FFA

Le 1er août, le taux du Livret A ne bougera pas

Avec la crise sanitaire, nous avions presque oublié que le taux du Livret A est censé être révisé le 1er février et le 1er août. Cette année, aucune surprise n’est à attendre. En effet, dans un contexte de faible inflation et de taux d’intérêt négatif, il restera fixé à 0,5 %, valeur qui est la sienne depuis le 1er février 2020.

Le taux du Livret A est égale à la moyenne semestrielle du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme, avec un arrondi calculé au dixième de point le plus proche, sans pouvoir être inférieur à 0,5 %.

La moyenne semestrielle (de janvier à juin 2020) de l’inflation hors tabac sur 12 mois est de 0,5%. Quant à celle de l’Eonia, elle devrait rester en territoire négatif, à environ -0,45% sur les 6 premiers mois de 2020. De ce fait, la moyenne est à 0,05 %. La règle du plancher joue et aboutit à maintenir le taux du Livret A à 0,5 %. Depuis quelques mois, le taux du Livret a est repassé au-dessus de l’inflation permettant un rendement réel positif.

Livret A , toujours plus haut

Le Livret A signe un sixième mois consécutif de collecte nette positive. Au mois de juin, premier mois complet sans confinement, la collecte a été de 2,96 milliards d’euros. Pour le Livret de Développement Durable, Sociale et Solidaire, elle s’est élevée à 0,73 milliard d’euros. Depuis le début de l’année, la collecte a atteint pour le Livret A 20,41 milliards d’euros soit près de deux fois plus qu’en juin 2019 (11,57 milliards d’euros). Depuis le confinement, le Livret A a engrangé plus de 15 milliards d’euros. A l’exception de 2012, marquée par le relèvement du plafond du Livret A et du LDDS, une telle collecte est historique. Elle est le produit d’une période atypique marquée par une sous-consommation sans précédent et par une forte anxiété.

En juin, les ménages n’ont donc pas puisé dans leurs livrets après le déconfinement. Au contraire, ils ont maintenu leur effort d’épargne. Ceci s’explique par un niveau de consommation demeurant inférieur à la normale. En juin, certaines activités faisaient encore l’objet de restrictions (cinéma, restaurants, activités sportives, etc.). Les menaces planant sur l’emploi, sur les entreprises, l’évolution des revenus incitent à l’essor de l’épargne de précaution. Les craintes d’une rentrée de septembre difficiles ne favorisent pas un laisser-aller au niveau des dépenses.

Le dégonflement de cette épargne de précaution n’est donc pas encore d’actualité. Elle suppose une banalisation de la situation sanitaire et économique, ce qui n’est pas d’actualité. Par ailleurs, il est probable que comme lors des précédentes crises, l’épargne de précaution ne retrouve pas son niveau initial. La succession de crises incite les ménages à conserver toujours un peu plus d’épargne liquide. Ce phénomène est accentué par le vieillissement de la population. La réorientation de l’épargne sur des placements longs est également conditionnée à un retour de la confiance et d’une meilleure visibilité individuelle et collective.

Dans ce contexte particulier, l’encours du Livret A bat un nouveau record à 319 milliards d’euros. Il en est de même pour le LDDS à 118,1 milliards d’euros. Le faible de taux du Livret A comme du LDDS, 0,5 % depuis le 1er février, ne dissuade pas les épargnants qui privilégient sécurité et liquidité.


Cercle de l’Epargne – données Caisse des dépôts

Cercle de l’Epargne – données Caisse des Dépôts

Epargner tout en bronzant, quelques conseils à méditer

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne était l’invité de BFM Business, mardi 21 juillet 2020. Il a été interrogé par Cédric Decoeur sur les bonnes résolutions à prendre durant l’étét pour bien gérer son épargne.

Epargne salariale, un nouveau cas de déblocage adopté en faveur de la transition énergétique

Dans le cadre de la discussion du troisième projet de loi de finances rectificative, le Sénat a prévu un nouveau cas cas dé déblocage anticipé de l’épargne salariale. Il a, en effet, adopté, ans la nuit de vendredi 16 à samedi 17 juillet un amendement autorisant un déblocage anticipé de l’épargne salariale afin d’encourager l’achat d’un véhicule neuf électrique ou hybride rechargeable et la rénovation énergétique. Le montant du déblocage est limité à 8000 euros et devra intervenir avant le 31 décembre 2020.

Dix cas de déblocage anticipé existait :

  • Mariage ou conclusion d’un PACS
  • Naissance ou adoption du 3ème enfant
  • violence conjugale
  • Acquisition ou agrandissement de la résidence principale
  • Cessation du contrat de travail
  • Divorce, dissolution du PACS avec résidence d’au moins un enfant au domicile du bénéficiaire
  • Surendettement du bénéficiaire
  • Création ou reprise d’une entreprise par le bénéficiaire, ses enfants, son conjoint ou la personne liée à un PACS, l’exercice d’une profession non salariée ou l’acquisition de parts d’une SCOP
  • Invalidité de 2ème ou de 3ème catégorie du bénéficiaire, de ses enfants, du conjoint ou de la personne liée par un PACS
  • Décès du bénéficiaire ou de son conjoint ou de la personne liée par un PACS

Cette disposition complète celle qui permet aux indépendants de retirer avant même la liquidation de leurs droits à la retraite jusqu’à 8000 euros de leurs contrats Madelin ou PER en cours de constitution afin de faire face aux conséquences de la crise sanitaire.

Le Coin des Epargnants du 18 juillet 2020 : croire toujours en l’avenir

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 17 juillet 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 405 069,42+1,99 %5 978,06
Dow Jones26 671,95+2,29 %28 538,44
Nasdaq10 503,19-1,08 %8 972,60
Dax Allemand12 919,61+2,26 %13 249,01
Footsie6 290,30+3,20 %7 542,44
Euro Stoxx 503,365.60+2,10 %3 745,15
Nikkei 22522 696,42+1,82 %23 656,62
Shanghai Composite3 214,13-5,03 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,144 %-0,005 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,453 %+0,016 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,618 %+0,003 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1434+1,23 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 809,200+0,67 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)43,160-0,05 %66,300

Les marchés toujours optimistes

La crainte d’une deuxième vague ou d’un réamorçage de la première vague de covid-19 n’a pas trop touché les marchés. Les indices « actions » ont repris le chemin de la hausse à l’exception du Nasdaq qui avait battu des records la semaine dernière..

Même si le nombre de cas graves semble être en baisse en Europe, les nouveaux contaminés étant plutôt des jeunes, la pandémie risque de peser, un peu plus, sur l’activité touristique. Elle pourrait surtout entraver la reprise qui est bien réelle depuis plusieurs semaines. Les Etats devront donc s’adapter au virus tant que celui n’aura pas fait l’objet d’un vaccin. En 1832, l’épidémie de choléra qui avait frappé l’Europe avait connu un cycle semblable à celui de l’actuel coronavirus. Après un effet de stupeur et de paralysie, les Etats s’étaient accommodés en multipliant les mesures sanitaires de la présence du virus qui ne disparut réellement qu’après 1870. Les économies modernes sont certes plus vulnérables du fait de leur interdépendance et du poids pris par le tourisme.

Les investisseurs suivent de près les mesures de reconfinement pour le moment local en Europe. En Allemagne, en Espagne, au Portugal, en Angleterre, les populations de plusieurs territoires ont été contraints de restreindre leurs déplacements. Des mesures de reconfinement ont été également prises aux Etats-Unis ou en Inde. Le port du masque semble se confirmer à l’échelle planétaire.

Les investisseurs demeurent globalement optimistes sur les résultats de du Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du vendredi 17 juillet. Le CAC 40 a réussi à rester toute la semaine au-dessus des 5000 points, ce qui n’était plus arrivé depuis début juin.

Les indices demeurent bien orientés grâce à l’engagement des banques centrales à limiter l’impact économique de la crise sanitaire, ainsi que par l’espoir suscité par les candidats vaccins de Moderna et Astra Zeneca contre la Covid-19.

Aux Etats-Unis, les investisseurs espèrent que la Fed adoptera des mesures de soutien supplémentaires compte tenu des menaces qui pèsent sur la reprise avec la regain de l’épidémie. Certains des programmes destinés à soutenir les entreprises et les ménages arrivent en outre à échéance à la fin du mois de juillet. Le versement des chèques hebdomadaires de 600 dollars accordé aux chômeurs en supplément de l’allocation chômage ordinaire arrive à son terme. Le Congrès américain devrait entamer la semaine prochaine les débats sur de nouvelles mesures.

Statu quo monétaire pour la BCE

Lors de sa réunion du 16 juillet, la Banque centrale européenne a opté pour le statu quo. Après avoir mis en place un programme de rachats d’obligation sans précédent pour endiguer les effets de la crise du coronavirus, elle a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés. Le taux de refinancement reste donc à 0 % et le taux de dépôt à  -0,50 %.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a confirmé que le programme d’achat d’urgence pandémie engagé en mars et portant sur 1 350 milliards d’euros se poursuivrait au moins jusqu’à la fin du mois de juin 2021. Elle a déclaré que, sauf surprise, la totalité de cette enveloppe serait utilisée, allant ainsi à l’encontre de certains des membres du conseil des gouverneurs.

Forte baisse des taux d’intérêt pour les PME et les TPE du fait des PGE

Au 2ème trimestre 2020, le taux moyen des crédits de trésorerie a, selon la Banque de France, fortement baissé par rapport au trimestre précédent (0,67 % après 1,50 %) et plus de 70 % d’entre eux ont un taux d’intérêt égal à 0,25 %. Cette évolution reflète, d’une part, la forte hausse de la proportion des crédits de trésorerie dans les nouveaux crédits (hors découverts) qui passe de 35% à 72% du 1er au 2e trimestre. c’est la conséquence du développement des Prêts Garantis par l’État accordés aux entreprises. qui sont octroyés à très faible taux.

De leur côté, le taux moyen des crédits à l’équipement est en légère baisse (1,05 % après 1,15 % au trimestre précédent), de même que celui des crédits immobiliers (1,11 % après 1,32 % au trimestre précédent). Le taux moyen des découverts utilisés diminue également (2,42 % après 2,72 % au 1er trimestre 2020) tout en restant supérieur à son niveau de la fin 2019.

Réforme des retraites maintenue mais décalée dans le temps

A l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux le 17 juillet 2020, le Premier Ministre a précisé l’agenda social. La priorité des prochains mois sera l’emploi. A cette fin, Jean Castex a décidé de reporter l’application du second volet de la réforme de l’assurance chômage qui devait intervenir le 1er septembre prochain à 2021. Concernant le dossier de la réforme des retraites, si le Premier ministre a réaffirmé qu’elle serait « maintenue », il a promis « une nouvelle méthode », en distinguant notamment le « caractère structurel » de la réforme « qui vise à plus de justice » et son volet financier, et « en reprenant la concertation dans les mois à venir ».

Réforme des retraites, le Premier Ministre confirme

Dans le prolongement des propos du Président de la république tenus mardi 14 juillet, Jean Castex a jugé lors de sa déclaration de politique générale du 15 juillet devant l’Assemblée nationale « nécessaire » de mettre en œuvre la réforme des retraites universelle par points. « En matière de retraites, la crise nous invite plus que jamais à poursuivre nos objectifs vers un système plus juste et plus équitable […] passant par la création d’un régime universel ». Il a suggéré que les régimes spéciaux pourraient à terme disparaître.

Il a proposé aux parlementaires et aux partenaires sociaux la réouverture d’une concertation afin d’améliorer le contenu comme la lisibilité de cette réforme nécessaire, en la distinguant très clairement de toute mesure financière ».

Ces déclarations concernant la réforme des retraites interviennent malgré le refus pour le moment des partenaires sociaux d’en débattre. Elles semblent être ainsi un message adressé au pays d’Europe du Nord pour leur montrer le sérieux du Gouvernement au moment où s’engage la dernière ligne droite pour la négociation du plan européen de relance, plan qui est contesté par ces pays.

Réforme des retraites, le retour des discussions

Lors de son intervention du 14 juillet, le Président de la République a indiqué qu’il estimait nécessaire de poursuivre la réforme des retraites tout en admettant qu’au vu du contexte, le texte initial pouvait évoluer. Il a ainis déclaré que « je ne m’obstine pas à faire tout de suite la réforme des retraites. Elle ne peut pas se faire comme elle était emmanchée. Est-ce une bonne idée de l’abandonner totalement ? Je ne crois pas. Il faut la remettre en discussion. Il y a deux choses : la réforme du système universel par points, dont les premiers de corvée sont les grands gagnants. Avec une avancée inédite, le minimum contributif à 1.000 euros. Ce sont des avancées sociales pour ces personnes et on revenait sur des avantages, ceux des régimes spéciaux. Elle est juste. »

Le Président a indiqué que la question financière se pose avec plus d’acuité. « Il y avait la réforme financière. J’avais dit pas de mesures d’âge car on m’avait dit que le régime n’était pas en faiblesse. Mais le problème financier s’est aggravé six mois après et il est plus grave encore aujourd’hui. Le sujet c’est de pouvoir payer les retraites » a-t-il déclaré.

Il a précisé que « la réforme universelle est juste et bonne et nous n’échapperons pas à un assainissement de notre système. Le Premier ministre va réunir vendredi tous les partenaires sociaux et va tout mettre sur la table et devoir définir un calendrier pertinent. Mais que les choses soient claires, la priorité de cet été et de la rentrée prochaine, c’est l’emploi. Il est évident, dans les années qui viennent, qu’il faudra faire une réforme des retraites ». Sur les moyens de revenir à l’équilibre, il ne s’est pas engagé sur les mesures à prendre. Il laisse au Premier Ministre et aux partenaires sociaux le soin de trouver les solutions.

Le Coin de l’agenda économique et financier

Samedi 12 juillet

Au Royaume-Uni, le prix des maisons du mois de juin sera connu.

Lundi 13 juillet

En Chine, il faudra suivre le montant des investissements d’origine étrangère du mois de juin.

Mardi 14 juillet

En Chine, seront publiés les résultats de la balance commerciale de juin.

Au Japon, sera connue la production industrielle de mai.

Au Royaume-Uni, il faudra regarder les résultats de la balance commerciale et de la production industrielle de mai.

En Allemagne, sera connu l’indice des prix du mois de juin tout comme en Espagne. En Allemagne, les indicateurs économiques ZEW seront rendus publics.

Pour la zone euro, seront plusieurs indicateurs avancés ainsi que le résultat de la production industrielle de mai.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice NFIB sur la confiance des affaires de juin. L’indice des prix de juin sera publié.

Mercredi 15 juillet

La Banque centrale du Japon se réunit avec la fixation des taux à l’ordre du jour.

Au Royaume-Uni, l’indice des prix de juin sera publié.

En Italie, le taux d’inflation de juin sera connu.

Aux Etats-Unis, la production industrielle de juin sera connue.

Jeudi 16 juillet

Les résultats du 2e trimestre pour PIB de la Chine seront examinés avec attention. L’indice des prix du mois de juin sera publié.

Le taux d’inflation de juin sera connu pour la France.

La balance commerciale de mai de l’Italie sera rendue publique tout comme pour l’Union européenne.

La Banque centrale européenne se réunit avec à l’ordre du jour la politique monétaire.

Aux Etats-Unis, seront publiés les ventes de voitures de juin et l’indice manufacturier de la FED de Philadelphie de juillet.

Vendredi 17 juillet

Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne est prévu avec le plan de relance à l’ordre du jour.

Pour l’Union européenne, l’indice des prix de juin sera publié.

En Italie, le résultat des ventes de produits industriels sera connu pour le mois de mai.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les demandes de permis de construire et les mises de chantier de juin. L’indice de confiance des consommateurs du Michigan sera connu pour le mois de juillet.

Dimanche 19 juillet

Au Japon, seront publiés les résultats de la balance totale du commerce de marchandises, ainsi que ceux des importations et des exportations en juin.

Lundi 20 juin

En France, l’INSEE publiera son étude mensuelle sur le climat des affaires.

En Chine, une réunion de la Banque populaire est attendue avec une décision sur les taux.

En Allemagne, il faudra suivre l’indice des prix à la production et l’indice des prix de gros de juin. Sera par ailleurs publié le rapport mensuel de la Bundesbank.

En Italie, il faudra suivre le résultat de l’étude sur la confiance des entreprises en juillet.

Mardi 21 juillet

Au Royaume-Uni, seront présentés les résultats de l’enquête CBI sur les tendances industrielles (commandes) en juillet et les chiffres des emprunts nets du secteur public en juin.

Aux États-Unis, il faudra suivre le résultat de l’indice de l’activité nationale de la FED de Chicago de juin.

Mercredi 22 juillet

Au Japon, l’indice PMI manufacturier Nikkei de juillet sera publié.

Au Royaume-Uni, le résultat de l’enquête CBI sur le commerce de distribution (réalisé) pour le mois de juillet sera connu.

Aux États-Unis, il faudra suivre les résultats des ventes de maisons existantes en juin et l’indice de mai des prix des maisons.

Jeudi 23 juillet

En zone, euro et pour les pays membres, seront communiqués les résultats des indices PMI manufacturier, services et composite de juillet.

La Commission européenne publiera par ailleurs l’indice de confiance des consommateurs de juillet.

Au Royaume-Uni, seront connues les données relatives aux ventes de détail en juin.

Aux États-Unis, le résultat de l’enquête trimestrielle sur l’activité manufacturière de la FED de Kansas sera connu.

Vendredi 24 juillet

Une Réunion Ecofin qui rassemblera l’ensemble des ministres des Finances des 27 États membres de l’Union européenne est programmée.

En Allemagne, seront communiqués l’indice des prix à l’importation de juin.

En Italie, l’indice de confiance des consommateurs de juillet sera publié.

Aux États-Unis, les indices Markit PMI manufacturier, services et composite de juillet seront publiés. Seront également communiqués les résultats des ventes de maisons neuves réalisées en juin.

L’immobilier, une valeur refuge

L’immobilier, valeur refuge du post confinement

Avec le déconfinement, les Français se sont précipités pour conclure des achats immobiliers. Une frénésie semble être de mise. La pierre joue toujours le rôle de valeur refuge. La preuve en est fournie par la hausse des prix des prêts pour l’habitat qui ont connu un plus haut en mai 2020 depuis mai 2011. Les flux se sont élevés à 7,2 milliards d’euros après -0,2 milliard en avril. La production de nouveaux crédits à l’habitat s’établit à 21,1 milliards d’euros en mai quand le taux moyen des crédits nouveaux à l’habitat baisse de 6 points de base en mai (1,25 %, après 1,31 % en avril et 1,19 % en mars). Hors renégociation, le taux d’intérêt s’établit à 1,17 %, en hausse de 1 point de base sur un mois. Cet engouement peut s’expliquer par la crainte d’un resserrement du crédit à l’automne. Par ailleurs, durant le confinement, les ménages ont pu estimer que leur logement n’était plus adapté à leurs besoins. Pour l’ensemble des crédits au particulier, une stabilité a été, selon la Banque de France, constatée en mai. Le taux de croissance annuel des crédits aux particuliers était de +5,2 %, identique au mois d’avril. La croissance annuelle du crédit à la consommation s’est contractée en mai (-0,6 %, après +0,4 % en avril), ce qui signifie qu’en cumul sur un an les remboursements ont excédé les nouveaux crédits.

Cercle de l’Épargne – données Banque de France

En raison de la forte demande de biens immobiliers en sortie de confinement, les prix restent orientés à la hausse en ce début de troisième trimestre. Tant que le marché du crédit sera en augmentation, la baisse attendue et annoncée attendra. La hausse des prix de l’immobilier ne concerne pas que la France. Le prix des logements a augmenté de 5,0 % dans la zone euro au premier trimestre 2020 par rapport au même trimestre de l’année précédente. Il s’agit de la plus forte hausse depuis le deuxième trimestre 2007. Le prix des logements dans l’ensemble de l’Union européenne a quant à lui augmenté de 5,5 % par rapport au même trimestre de l’année précédente. Parmi les États membres pour lesquels les données sont disponibles, les plus fortes augmentations annuelles du prix des logements au premier trimestre 2020 ont été observées au Luxembourg (+14,0 %), en Slovaquie (+13,1 %), en Estonie (+11,5 %), en Pologne (+11, 3 %) et au Portugal (+10,3 %). La hausse a été de 4,9 % en France. Une seule baisse a été enregistrée au sein de l’Union, en Hongrie (-1,2 %).

Le Coin des Epargnants du 11 juillet 2020 : les marchés suspendus à l’évolution de la situation sanitaire

Le tableau financier de la semaine

 Résultats 10 juillet 2020Évolution Sur 5 joursRésultats 31 déc. 2019
CAC 404 970,48-0,73 %5 978,06
Dow Jones26 075,30+0,96 %28 538,44
Nasdaq10 617,44+4,01 %8 972,60
Dax Allemand12 633,71+0,84 %13 249,01
Footsie6 095,41-1,01 %7 542,44
Euro Stoxx 503 294,00+1,01 %3 745,15
Nikkei 22522 290,81-0,07 %23 656,62
Shanghai Composite3 383,32+7,31 %3 050,12
Taux de l’OAT France à 10 ans (18 heures)-0,139 %-0,023 pt0,121 %
Taux du Bund allemand à 10 ans (18 heures)-0,469 %-0,034 pt-0,188 %
Taux du Trésor US à 10 ans (18 heures)0,615 %-0,054 pt1,921 %
Cours de l’euro / dollar (18 heures)1,1311+0,57 %1,1224
Cours de l’once d’or en dollars (18 heures)1 797,680+1,32 %1 520,662
Cours du baril de pétrole Brent en dollars (18 heures)42,940+0,42 %66,300

Les marchés, victimes des futurs résultats trimestriels et de la reprise de la pandémie 

Les investisseurs ont opté pour la prudence dans l’attente des résultats trimestriels qui devraient être prochainement publiées pour de nombreuses entreprises américaines. Compte tenu de la chute de la demande enregistrée ces derniers mois, les résultats sont attendus logiquement en forte baisse. Il convient néanmoins de souligner que le Nasdaq n’en finit pas de battre des records, soulignant que les entreprises du digital sont bien les grandes gagnantes de la crise actuelle.

Aux Etats-Unis, la reprise a montré ces derniers jours des signes de faiblesse. Le président de la Fed d’Atlanta a déclaré au Financial Times que les données à haute fréquence (mobilités, haute fréquence) semblaient prouver qu’un ralentissement était en cours pour les Etats-Unis. L’accélération de la pandémie avec, à la clef, des reconfinements pèsent sur les cours.

En Chine, malgré la baisse de vendredi, l’indice Shanghai Composite poursuit sa marche en avant à près de 3 400 points. Cet indice a effacé les conséquences de la crise de la covid-19.

Rebond encourageant de la production industrielle

Au mois de mai, selon l’INSEE, la production manufacturière a enregistré une hausse de 22,0 %, faisant suite à une contraction de 22,3 % en avril. Pour l’ensemble de l’industrie, les taux respectifs sont +19,6 % et  −20,6 %. Par rapport à février (dernier mois avant le début du confinement), la production reste néanmoins en net retrait dans l’industrie manufacturière (−23,4 %), comme dans l’ensemble de l’industrie (−21,2 %)

Sur trois moins, la production baisse très fortement dans l’industrie manufacturière (−25,9 %), comme dans l’ensemble de l’industrie (−23,4 %). Le secteur des matériels de transport a été fortement touché avec une baisse de 50,7 %. Les biens d’équipement, de leur côté, ont connu une diminution de leur production de 27,7 %.

La production des trois derniers mois est nettement inférieure à celle des mêmes mois de 2019 (−27,7 %), comme dans l’ensemble de l’industrie (−25,4 %).

Sur cette période, la production chute dans les matériels de transport (−53,3 %), la cokéfaction-raffinage (−47,8 %), les « autres industries » (−25,9 %) et les biens d’équipement (−31,5 %). La baisse est moins marquée dans les industries extractives, énergie, eau (−12,3 %) et dans les industries agro-alimentaires (−7,1 %).

Cercle de l’Epargne – INSEE

Le rebond de la production industrielle du mois de mai est assez logique. Les entreprises ont dès le mois d’avril mis en œuvre des procédures de redémarrage qui se sont concrétisés au mois de mai. Le déconfinement intervenu à partir du 11 mai a facilité la montée en puissance. Il n’en demeure pas moins que l’arrêt a été brutal et que l’écart avec le niveau normal reste conséquent. Les mesures de distanciation sociales, les ruptures d’approvisionnement et l’importance des stocks pèsent sur la production.

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